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A Hunter among the Stars - Orion, son of Poseidon.

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Lun 7 Jan - 19:08

ORION

Age : 18 ans (en apparence)
Nationalité : Grecque
Organisation : Sainte-Église (en tant que Servant de l'exécuteur, Joël)
Fonction : Servant




Link, The Legend of Zelda

CARACTÉRISTIQUES

Type : Servant
Classe : Archer
Alignement : Chaotic Good

Statistiques :
STR : B
END : B
AGI : A
MAG : C
LCK : D



CAPACITÉ(S) DE CLASSE

Independent Action [Rank C] :
Contrairement à de nombreux autres héros grecs, Orion n'est pas connu pour s'être mis au service de rois. La seule fois où il a travaillé pour un monarque, à vrai dire, cela a très mal fini ; en raison de cela, Orion a un rejet naturel de l'autorité, ce qui augmente sérieusement sa tendance à prendre ses propres décisions si celles de son Master ne lui conviennent pas.
Effets :
-> permet à un Servant de se maintenir sous forme non-spirituelle malgré la perte de son master pour une durée de 72h00.
-> En cas de résurrection par le Graal de son Master, Orion est capable de rompre le contrat de son propre chef.

EQUIPEMENT

Objet : Arc d'Orion.
Cet arc n'a de légendaire que son porteur ; il s'agit d'un simple arc en bois de chêne de Crête (la terre natale du chasseur), renforcé autour de la poignée par des pièces de métal argenté. Si c'est une arme très efficace, les flèches d'Orion doivent toute leur puissance à sa propre renommée plus qu'à une légende propre. Cet arc s'accompagne de flèches à la pointe argentée qui brille légèrement d'une lumière semblable à celle des étoiles. C'est l'arme principale d'Orion, dont la puissance destructrice est redoutable même pour les Servants les plus résistants.

Objet : Épée d'Orion.
Il est particulier, pour un Archer, de porter une épée. Sans être un expert du corps à corps comme d'autres classes, Orion porte néanmoins une longue épée d'étain, qui lui a été offerte alors qu'il faisait un court arrêt dans les forges d'Héphaïstos. Profitant de l'habileté légendaire de son forgeron, cette épée est donc particulièrement solide et tranchante, et offre à Orion une option de défense si jamais il devait se retrouver au corps à corps.

Objet : Vêtements Renforcés.
C'est la tenue d'Orion ; sans forcément mériter le titre "d'armure", cette tenue bénéficie néanmoins de pièces légèrement protectrices, notamment au niveau des avants-bras, et le tissu légèrement matelassé peut amortir certains coups. Globalement, c'est surtout une tenue efficace pour le déplacement rapide, et donc ne protège pas grand chose.


POUVOIRS

Affection of the Goddess [Rank A - passif] :
Ce pouvoir est le reflet de l'amour inconditionnel qu'Artémis porte à Orion. En temps normal, le rang serait EX et Artémis elle-même se matérialiserait aux côtés du chasseur, se battant à sa place ; le Graal de Kyoto a cependant limité le rang de ce pouvoir, si bien qu'Orion est "juste" le bénéficiaire de capacités physiques renforcées par la bénédiction d'Artémis. Cette bénédiction a une aura particulière ; si elle devait être mise en mots, c'est comme si Artémis disait "Quitte à te battre sans moi, autant que tu gagnes".
Effets :
-> renforcement C dans STR, END et AGI

Clairvoyance Archer [Rank A - passif] :
Pour Orion, qui a entièrement réappris l'art de la chasse alors qu'il était aveugle, la vue a légèrement perdu de son importance. En conséquence, il a obtenu la capacité de "ressentir" ce qui l'entoure plus que de le voir, ce qui lui permet d'avoir plus efficacement conscience de son environnement, au point d'être parfois capable de ressentir - et de viser - des ennemis invisibles.
Effets :
-> Accorde les effets de Clairvoyance mais accroît de plus la réussite des tirs de l’Archer, par anticipation des mouvements de la cible ce qui permet de réaliser des exploits comme dévier un projectile ou réaliser un tir exceptionnel. Permet également au moment de la visée de cibler ce qui ne l’est pas normalement, comme un personnage invisible (à condition que le rang de Clairvoyance Archer soit supérieur). Réservé aux Archers d’exception. Obligatoirement rang A.

Divinity [Rank B - passif] :
Orion est par deux fois d'ascendance divine ; tout d'abord, il est bien évidemment le fils de Poséidon, dieu grec des Océans. En outre, sa mère est Euryale, fille de Minos, et donc petite-fille de Zeus. Orion est cependant majoritairement lié à son père ; de lui, il tient la capacité de marcher sur l'eau comme sur la terre et, globalement, n'est que peu affecté par les dangers de la mer, ce qui lui octroie une résistance conséquente à toutes les attaques aquatiques.
Effets :
-> Permet d'ignorer toutes protections basées sur la foi de rang inférieur ou égal à B.
-> Diminue d'un rang les protections basées sur la foi de rang supérieur ou égal à B.
-> Accorde une protection de rang B contre l'élément [Eau].
-> Octroie un bonus de rang C en AGI.

NOBLE PHANTASMS

"Rising Star of the Relentless Hunter : Alpha Orionis" [Anti-Forteresse - Rank E to A - Actif] :
Lorsqu'il est invoqué en tant qu'Archer, le Noble Phantasm d'Orion illustre sa capacité à traquer des proies pendant des périodes de temps extrêmement longues sans jamais abandonner ou perdre en intensité. C'est pourquoi Alpha Orionis est alors une unique flèche qui brille de la même lumière que Bételgeuse, dont la puissance augmente progressivement en fonction de la distance parcourue par le tir.
Au corps à corps, ce Noble Phantasm est de rang E.
S'il parcourt une distance équivalente à la longueur d'une maison ordinaire, il est de rang D.
S'il parcourt une centaine de mètres (longueur d'un stade), il est de rang C.
S'il parcourt un quartier entier, il est de rang B.
Enfin, Orion peut tirer le meilleur de son Noble Phantasm quand il le lance depuis l'autre bout de la ville de Kyoto, puisqu'il est alors de rang A.




"Faithful Hunting Companions : Sirius and Procyon" [Anti-Unit - Rank B - Passif] :
Lorsque le jeune Orion vivait encore en Béotie avec sa femme Sidé, il a recueilli deux chiots esseulés. Bien que de races - et donc de parenté - différentes, les deux semblaient déjà inséparables. Les entraînant comme ses chiens de chasse, il les nomma Sirius et Procyon, et ils furent ses fidèles compagnons pendant l'essentiel de sa vie. Après sa mort, Artémis les plaça à ses pieds dans les étoiles.
Les deux chiens sont radicalement différents. Sirius, un chien-loup, est plus grand et fort que Procyon, et est le plus apte à se battre. Il accompagnait Orion, de son vivant, en enfonçant ses crocs dans les jarrets de ses proies et les retenait par sa force brute. Procyon, lui, est nettement plus petit que Sirius, mais beaucoup plus rapide ; il était donc capable de dépasser les proies du chasseur pour limiter leurs options, et pouvait parfois poursuivre le gibier jusqu'à ce qu'il s'épuise, quand celui-ci était trop rapide pour Orion et Sirius.
Individuellement, ils sont similaires à des Phantasmal Beasts de rang C. Ils peuvent se battre, mais leur talent principal se trouve dans leur habileté à traquer une proie pour leur maître. Lorsqu'Orion décide d'une cible à suivre, les chiens peuvent ressentir jusqu'à l'odeur du Mana de cette cible dans l'air. Quand ils sont en "mode traque", Orion partage une part de leur sens ; plus précisément, son pouvoir "Clairvoyance Archer" s'applique également autour des chiens et pas seulement autour de lui, peu importe la distance.


Procyon :


Sirius :


PHYSIQUE


Pour être parfaitement franc, l’apparence d’Orion est à bien des égards très proche de celle d’une statue grecque. De ses mollets à sa nuque, chacun de ses muscles est finement dessiné, visible sous sa peau, se révélant à chacun de ses mouvements comme ceux d’un fauve en déplacement. Son corps, bien que sculpté, est fin, élancé, s’accordant d’autant mieux à ce jeune homme qui est habitué à courir contre le vent. Sa peau, quoi que naturellement claire, a visiblement été tannée par de nombreuses années passées au soleil, forgées comme le reste de son corps par l’exercice de la chasse et les différentes épreuves physiques qu’Orion a volontairement enduré tout au long de sa vie.
Son visage aux traits fins, élégants, marque surtout par les deux grands iris d’azur qui s’y trouvent, perçant tout ce qu’Orion regarde comme si ses yeux n’étaient faits que pour voir l’horizon. Sa tête est encadrée par des cheveux blonds et rebelles qui lui descendent jusqu’aux épaules, qu’il dompte en attachant derrière sa tête, de sorte que seules quelques mèches revêches ne retombent sur son front et n’encadrent son visage.

Orion ne donne ainsi que très rarement l’air de quelqu’un de sérieux ; quiconque étudie son visage y verra facilement que c’est un bon vivant qui rit souvent, avec un visage ouvert et assez simple à lire : toutes ses émotions y apparaissent en évidence. Orion est de ces hommes qui rient aux éclats et montrent les dents quand ils sont en colère ; il ouvre grand les yeux et la bouche quand il s’étonne et la tristesse fait s’effondrer ses traits comme un mur d’argile sur lequel on verserait de l’eau. On pourrait le qualifier de livre ouvert, mais Orion s’en moque grandement.
Son langage corporel est tout autant un livre ouvert que son visage ; il a tendance à se crisper, se redresser, se détendre de façon très visible en fonction de la situation. Il serre les poings quand il est en colère, et la tristesse ou le choc peuvent lui faucher les jambes, le forçant à s’asseoir. Il rit parfois à se plier en deux pour se tenir le ventre et a une fâcheuse tendance à improviser quelques pas de danse quand il est heureux. Sur tous les plans, Orion est quelqu’un de profondément expressif, qui fait un bien mauvais travail s’il cherche à cacher la moindre de ses émotions – la concentration intense de la chasse est la seule chose qui peut le pousser à rester impassible, et même là il ne parvient pas à retenir le sourire triomphant de celui-ci qui sait qu’il tient sa proie.

En termes de vêtements, il porte généralement une tunique bleue ornée d’un capuchon plus sombre, sur un sous-vêtement blanc cassé en deux pièces, l’une pour ses jambes et l’autre pour son torse, le tout retenu à la taille par une double ceinture de cuir. Autour de son torse, une bandoulière de cuir passe pour retenir, dans son dos, son arc, son carquois et son épée, lorsqu’il les manifeste sur lui. Il est ainsi souvent appelé « Blue Archer », en raison de l’importance prédominante de cette couleur dans sa tenue ; en ce qui concerne Orion, ce n’est rien de plus qu’un hommage à son père Poséidon, dieu des Océans. Il apprécie grandement l’idée que son pourpoint, comme ses yeux, ait des reflets similaires à ceux du royaume de son père.
Il porte également des bandages enroulés autour de ses avant-bras et de ses mains, dissimulant les multiples callosités creusées dans ses paumes par le tir à l’arc et le maniement de l’épée ; il les recouvre de minces protections de cuir bouilli sur ses avant-bras et de mitaines souples pour ses mains. Sa tenue de chasseur est complète avec de hautes bottes de cuir qui montent jusqu’en haut de ses mollets.


CARACTÈRE


Il est inutile de passer par quatre chemins pour le dire franchement : Orion est une grande gueule. Il est profondément arrogant, aimant beaucoup trop se vanter de ses hauts faits et de ses capacités, et le faire taire est une épreuve d’une rare complexité que seuls certains héros oseraient affronter. Et le pire dans tout cela, c’est qu’à bien des égards, il peut se permettre de se la ramener autant.

Il a beau ne pas hésiter une seule seconde à se décrire comme « le plus brave des chasseurs » ou à insister sur son courage sans faille, il vit assez haut pour justifier ses grandes paroles. S’il lui arrive de fuir un combat, ce n’est jamais par peur, et ce n’est jamais pour lui la fin de la guerre – juste de la bataille. Il n’est pas le moins du monde effrayé à l’idée d’affronter des monstres et des héros plus forts encore que lui, et le ferait sans même rater un battement de cœur – à vrai dire, il est persuadé que même un héros plus fort que lui n’a pas la garantie de le vaincre, ce qui aide grandement à le motiver à foncer tête baissée dans la confrontation. Lorsqu’il constate qu’il est surpassé, il est capable de simplement se retirer, se dissimulant dans les ombres jusqu’à semer son ennemi, mais c’est toujours avec l’intention formelle de revenir après avoir préparé une situation plus avantageuse pour lui, ce afin d’abattre son ennemi. Après tout, il est le chasseur qui, après avoir été mortellement piqué par le Scorpion, a quand même tiré son arc et ses flèches pour en faire sa dernière proie, plutôt que de se rendre face à l’étreinte de la Mort.

Il est capable de parler pendant des heures de sa détermination lorsqu’il traque une proie, mais là encore, c’est parce qu’il dispose d’une patience rare lorsqu’il cela concerne l’art de la traque : de son vivant, il était capable de suivre patiemment une proie pendant des années entières, sans jamais perdre sa trace ou se laisser aller à sa frustration. Cette capacité est encore plus grande quand ses précieux chiens, Sirius et Procyon, sont à ses côtés pour lui porter assistance. Dans cet état-là, il peut passer des journées sans prononcer le moindre mot, presque sans faire le moindre bruit, uniquement concentré sur le fait de suivre sa proie jusqu’à la débusquer dans son antre et mettre fin à ses jours d’une unique flèche bien ajustée.

Orion parlera aussi avec joie, à qui veut ou non bien l’entendre, de sa force au-delà du commun des mortels, de son habileté unique au tir à l’arc, de sa course infatigable ou encore du talent dont il a fait preuve pour dresser ses chiens – assurément les deux plus fins limiers de l’histoire entière – et sur tous ces points, il ne se vante que de talents dont il dispose véritablement. Quant à ce qu’il dit sur sa capacité à satisfaire chaque femme qui partage sa couche… Eh bien, il en parle moins et à des publics plus ciblés, mais il n’est pas bien difficile de découvrir ce qu’il en est réellement.

Parler ne suffit cependant pas à exprimer tout ce qu’il souhaite faire comprendre. C’est pourquoi Orion fait également montre de son arrogance dans ses actes, et ce avec une certaine régularité, il faut le reconnaître. Ainsi, lorsqu’il se pense – ou se sait – supérieur à un adversaire, il est capable de volontairement se limiter pour bien souligner l’écart de force, souvent en se battant à l’épée plutôt qu’à l’arc, voire en se battant les yeux fermés dans certains cas extrêmes. Il trouve particulièrement glorieux d’être capable de prendre un défi à la légère et de quand même rencontrer le succès.

En revanche, une fois qu’il est lancé dans un combat, Orion est un homme qui
ne connaît pas la pitié. Il a, vis-à-vis de la guerre du Graal, le raisonnement d’un chasseur et non d’un simple guerrier. Il ne vient pas combattre des égaux, des rivaux, mais chasser des proies ; ce qui est radicalement différent. La seule issue d’une chasse, c’est la mort de la proie, pas sa reddition, notamment. Le sens de l’honneur des chevaliers lui est également complètement étranger : sans forcément apprécier les coups en traître, il lui paraît parfaitement normal de traquer un ennemi depuis l’ombre et de l’abattre d’une flèche unique, ou de le handicaper par de rapides attaques surprises pour mieux l’achever d’un coup final bien ajusté.

Au-delà de sa vantardise et de son arrogance, Orion reste avant tout un bon vivant et un homme bon ; il aime à parler de lui, et c’est pourquoi il surprend souvent par sa capacité d’écoute. Il a beau agir comme s’il ne prêtait pas la moindre attention à ceux qui l’entourent, il met toujours un point d’honneur silencieux à retenir chaque information personnelle qui lui est révélée – une date d’anniversaire, un plat préféré… - et ne réutilise celle-ci qu’au moment le plus inattendu, souvent au grand plaisir de la personne qui s’est ouverte à lui. Il affectionne particulièrement partager des discussions grivoises avec d’autres hommes ayant des goûts similaires aux siens en termes de femmes – même si, bien sûr, il ne reculera devant rien pour gagner si cette discussion se change en compétition. C’est par ce domaine qu’il montre souvent une certaine misogynie – ou, plus précisément, un gras machisme.

Ce bon fond, caché derrière son arrogance, se traduit souvent par un besoin de protéger la « justice ». Tout fort qu’il est, il déteste voir quelqu’un abuser de sa force pour s’en prendre aux plus faibles ; ce trait est également lié au fait qu’il n’ait jamais eu de bonne expérience avec un roi de son vivant, et n’a connu à ce titre que de petits hommes faibles et imbus de leur propre pouvoir. Tout Servant qu’il est, il lui paraît donc absolument hors de question que les simples mortels puissent souffrir de la guerre du Graal tant qu’il y participe et n’hésiterait pas à désobéir un Master qui lui donnerait des ordres opposés à ce principe.

Les aspects les plus cachés d’Orion, ceux dont il parle le moins, sont également les plus conflictuels. Le meilleur exemple de paradoxe qui habite le fils de Poséidon est simplement son souhait pour le Graal. Si son Master devait lui demander ce que le chasseur compte demander au Graal, celui-ci lui répondrait avec légèreté qu’il veut obtenir une vie de luxe et d’abondance entouré de magnifiques jeunes femmes dont toutes les attentions sont portées vers lui. Pourtant, dans chacun des rêves du Master, la seule vision paradisiaque habitant l’esprit d’Orion apparaîtrait : celle d’une course effrénée, les embruns de la Méditerranée s’écrasant sur son visage tandis qu’il poursuit une énième proie, la belle Artémis à ses côtés.

C’est là la malédiction d’Orion ; il a beau le refuser éternellement, la déesse Artémis est la seule et unique femme qu’il pourrait aimer au sens le plus pur du terme. Toutes ses autres conquêtes, toutes sources de joie soient-elles, ne sont jamais que des aventures éphémères qui lui apportent plaisir et fierté. Pourtant, ces aventures, il n’envisage pas une seconde de les abandonner pour s’offrir enfin à Artémis ; ce qui est, sans qu’il ne l’accepte, son seul véritable souhait. C’est pourquoi cet homme étrange peut-être à la fois qualifié de « playboy » et d’ « époux dévoué ». Il se veut être l’un, et malgré lui pense aussi comme l’autre. Il ne ratera jamais aucune occasion de se plaindre de la façon dont Artémis le poursuit éternellement, et pourtant n’a pas la moindre intention de laisser un autre être vivant dire quoi que ce soit de négatif sur elle en sa présence.


HISTOIRE


Orion est né et a vécu ses premières années à Knossos, en Crête. Sa mère, Euryale, était la fille du roi Minos, ce qui en faisait techniquement un prince de Knossos ; pas une fois dans sa vie il ne s’était considéré comme tel, et personne au palais ne l’avait envisagé comme héritier non plus. En effet, Orion tenait surtout de son père – le grand dieu des océans, Poséidon au trident de bronze – qui était alors vu comme celui qui avait maudit la Crête. Orion était né peu après la création du Labyrinthe destiné à enfermer Astérios, le monstre connu sous le nom de Minotaure. Pour ainsi dire, son ascendance n’avait pas une très grande popularité à la cour de Minos.

Outre sa mère, il y avait cependant un prince de Knossos qui aimait Orion – l’aîné des enfants de Minos, Deucalion. De ses frères, il était le meilleur chasseur, sinon le meilleur guerrier ; alors qu’Orion n’était encore qu’un tout jeune enfant, il lui apprit à tirer à l’arc et l’emmena avec lui pour ses courses quotidiennes à travers les forêts et les montagnes crétoises. Bien que le demi-dieu bénéficiât d’un corps naturellement plus robuste que celui des mortels normaux, c’était avant tout à la rigueur de Deucalion qu’il devait l’essentiel de sa force, de sa vitesse et de sa résistance à la fatigue. Chaque matin, le prince venait trouver Orion dans sa chambre et l’emmenait avec lui courir avant l’aube, leurs arcs attachés dans le dos, traversant à toute vitesse l’île pour arriver à l’extrême Est de celle-ci, se reposant sous les yeux de l’Aurore aux doigts de rose, avant de revenir jusqu’au palais de Minos, chassant sur le chemin du retour. C’était sur ce bord de mer, les yeux fixés sur le Soleil luttant pour surpasser l’horizon maritime, que l’homme et son neveu discutaient, loin des oreilles indiscrètes du palais.

« Orion, sais-tu pourquoi tu es capable de courir sur les eaux comme sur la terre ? » lui avait un jour demandé Deucalion.
« Mère dit que c’est un don de mon père, Poséidon. Une bénédiction.
- C’est sans doute vrai. T’a-t-elle dit autre chose ?
- Elle m’a dit de ne jamais m’en vanter au palais. » Encore enfant, Orion récitait consciencieusement les consignes de sa mère. « Que Grand-Père se mettrait en colère si j’en parlais, parce que Poséidon nous a maudits en nous imposant Asteri… Le Minotaure. »

Deucalion nota avec un petit sourire la façon dont Orion s’était corrigé. Son neveu, incapable de comprendre pourquoi Minos voulait déshumaniser ce « fils », avait une fâcheuse tendance à l’appeler par son nom, ce qui était formellement interdit par le roi de Knossos.

« Et pourtant tu es là, parmi nous, et tu portes la bénédiction de Poséidon. Qui est maudit, hm ? »

Orion ne sut quoi répondre à cette troisième question. Intrigué, il se tourna vers Deucalion, attendant de celui-ci une explication. L’oncle s’accroupit devant le neveu, tendant son index comme s’il voulait pointer du doigt l’intérieur du torse d’Orion.

« L’amour d’un père n’est pas toujours simple à comprendre ou même à voir. Mais n’en doute jamais, et ne t’en cache jamais – peu importe ce que pourraient ressentir ceux qui t’entendent. »

Au jour de ses 14 ans, Orion était déjà renommé comme l’un des plus grands chasseurs que la Crête ait jamais connus, et Deucalion avait déjà accepté l’évidence que son neveu le dépasserait de très loin avant qu’une barbe ne lui pousse. Loin d’être heurté par cette idée, il poussa plutôt le jeune Orion à quitter son île natale pour perfectionner encore plus ses talents de chasseur.

« Un jour, Orion, je pense qu’Artémis elle-même reconnaîtra tes talents à la chasse. Alors, point de paresse ! La gloire t’attend ! »


À l’âge de 19 ans, Orion s’était déjà fait un nom à travers toute la Grèce. Allant là où ses traques le guidaient, il s’était installé pour un temps en Béotie, où il avait épousé une femme du nom de Sidé, avec qui il eut deux filles, Ménippé et Métioché. Bien trop nerveux pour une vie de foyer, il n’était pas resté sédentaire bien longtemps – son épouse non plus, à vrai dire ; Sidé, plus fière encore qu’elle n’était belle, fit l’erreur de se comparer à la divine reine de l’Olympe Héra, qui la jeta dans le Tartare peu après le départ d’Orion.

Le fils de Poséidon était sans cesse poussé à voyager un peu plus loin par deux motivations précises – la chasse et les femmes. Que la proie soit un redoutable monstre ou une splendide beauté qui se refusait à lui, il les poursuivait avec la même énergie inlassable, et consommait son « prix » avec la même avidité. Ainsi, s’il avait quitté la Béotie, abandonnant derrière lui sa petite famille, c’était pour la simple raison qu’il avait aperçu les désirables Pléiades au cours de ses balades. Ayant entendu parler de ces compagnes virginales de la déesse Artémis, il ne put résister à l’idée d’être celui qui les déflorerait et, plusieurs années durant, sa traque se mesura à leur fuite. Alors qu’il allait enfin rattraper les sept sœurs et les faire siennes, le grand Zeus au foudre trisulque intervint pour les sauver, les plaçant hors de sa portée, très haut dans le ciel, sous forme d’étoiles.

Frustré par cet échec, Orion vagabonda sur les vagues jusqu’à l’île de Chios, non loin de sa Crête natale. C’est là qu’il eut un autre coup de foudre – alors qu’il s’arrêtait à la cour du roi Oenopion, il aperçut sa fille, Mérope, qu’il jura être la plus belle femme sur laquelle il ait jamais posé les yeux. En la voyant, ce soir-là, jouer de la harpe et chanter pour l’assemblée, il ressentit le besoin urgent de faire d’elle sa seconde femme et de la ramener avec lui en Béotie. Dès que le numéro musical de Mérope se fut achevé, il se dressa au milieu des convives d’Oenopion. Depuis la fin de sa puberté, Orion avait fait montre d’une capacité unique à se démarquer au milieu d’une foule, en raison à la fois de sa grande beauté et de sa force apparente. Il n’eut donc aucun mal à se faire remarquer du roi, qu’il héla d’un seul cri.

« Roi Oenopion ! Je jure, devant Poséidon mon père, que ta fille est la plus belle créature qu’il m’ait été donné de voir. Que puis-je faire pour gagner sa main ? »

Le roi de Chios, pour être parfaitement honnête, n’avait aucune intention de marier sa fille à ce prétendant bruyant, mais même lui avait entendu la réputation d’Orion. Dissimulant un rictus, il répondit au chasseur sur le même ton.

« Orion ! On me dit de toi que tu es le plus grand des chasseurs de la Grèce ; si tu débarrasses l’île de Chios des bêtes sauvages qui détruisent nos récoltes et dévorent nos enfants, Mérope sera tienne ! »

Pas une seconde Oenopion ne pensait Orion capable d’un tel exploit ; il pensait envoyer le chasseur à la mort, tout en espérant que le jeune homme le débarrasserait d’une partie de cette calamité dont souffrait ses fermiers. Le prince crétois, pourtant, ne se démonta pas une seconde. Se saisissant de son arc, de son carquois et de son épée, il quitta immédiatement le palais et s’aventura dans la nuit, cherchant à étudier l’habitat de ses nouvelles proies.

Pendant six jours et six nuits, Orion parcourut la terre de Chios sans rentrer au palais d’Oenopion, fichant ses flèches entre les yeux d’ours, de lions et de bien d’autres bêtes qui proliféraient à l’abri des arbres de Chios. C’était un travail plus simple qu’il ne s’y attendait, se dit-il en chemin ; comme aucun habitant de l’île n’était parvenu à les empêcher d’accéder aux fermes et de s’y gaver, ces prédateurs étaient gras et paresseux, bien trop lents pour échapper à Orion et bien trop faibles pour le menacer. Ils restaient des menaces pour des mortels ordinaires, mais le fils de Poséidon n’avait aucun mal à s’en débarrasser l’épée en main ou à traverser leur œil d’une flèche. À l’aube du septième jour, il avait déjà terminé la tâche que lui avait confiée Oenopion. Il dormit à l’ombre d’un arbre, se rappelant la beauté de Mérope, et se réveilla quelques heures plus tard avec un désir brûlant pour elle, entrant triomphant dans le palais du roi de Chios, demandant qu’on lui apporte son épousée.
Le roi, effrayé par l’idée de devoir donner sa fille unique à cette brute, somma à Mérope se rester dans sa chambre et vint à la rencontre d’Orion devant le reste de la cour.

« Qu’est-ce que cela signifie, ô Chasseur ?
- Roi Oenopion, je rentre de votre défi avec mille trophées à déposer à vos pieds. Les bêtes sauvages de Chios gisent dans ces bois, et vos fermes sont sauves ; je suis donc venu jouir de la compagnie de ma promise, la belle Mérope.
- Tu dis avoir chassé les bêtes sauvages, Orion, et je ne souhaiterais que te croire ; mais l’on me dit qu’il en reste encore, terrifiées par ta force, qui se cachent dans les montagnes de Chios. Dès l’instant où tu partirais, elles nous terroriseraient à nouveau ; ta tâche n’est donc pas finie, ô Chasseur ! »

Orion resta silencieux un instant, stupéfait et honteux d’avoir laissé des bêtes échapper à sa vigilance. Pas une fois, il ne lui vint à l’esprit qu’Oenopion mentait pour repousser sans cesse les noces promises. Par trois fois, Orion quitta à nouveau le palais, cherchant désespérément les bêtes sauvages qui hantaient encore Chios, et revint à la cour d’Oenopion, plaidant qu’il n’en trouvait plus aucune et certain qu’il les avait toutes tuées. Trois fois, Oenopion le tourna en ridicule devant sa cour et refusa de l’écouter. Découragé, Orion se saisit un soir du vin d’Oenopion, et commença à boire bien plus que la raison ne le recommandait. L’esprit embrumé par l’alcool, il se fraya un chemin jusqu’à la chambre de Mérope, ne portant plus la moindre attention à qui le voyait ou non.

Forçant la porte, il s’approcha de la belle endormie, sa frustration et son découragement atteignant leurs sommets respectifs. Mérope se réveilla pile à temps pour voir le pitoyable spectacle d’un Orion ivre qui la saisissait par les épaules, prononçant des bouts de phrases à peine cohérents dans lesquels il accusait Oenopion de mentir et de les empêcher de se réunir. La princesse de Chios crut un instant qu’il lui ferait violence, mais Orion se contenta de s’endormir contre elle, toute son énergie sapée par le vin, tendant maladroitement de placer les bras de la jeune femme autour de lui – comme s’il cherchait du réconfort.

Orion ne devait reprendre connaissance que de longues heures plus tard, réveillé par une sensation de chaleur sur sa peau et un bruit de vagues dans les oreilles. Il tenta d’ouvrir les yeux – et c’est là que la douleur frappa. À genoux dans le sable chaud d’une plage de Chios, Orion hurla à s’en briser les cordes vocales, sans pour autant être capable d’exprimer la moitié de la souffrance qu’il ressentait. Il tenta de se relever, tituba et tomba tête la première dans le sable. La lumière refusait de se révéler à lui, ses yeux n’étaient plus qu’une source de douleur agonisante et le sang coulait à flots sur ses joues. Il hurla jusqu’à ce que sa voix se brise, lutta contre la douleur jusqu’à ce que sa volonté fasse de même.

Vaincu par le désespoir que lui infligeait cette blessure, plus douloureuse et lourde de conséquences que toutes les autres, il tenta désespérément de se repérer. Entendant le son des vagues, il tituba, rampa vers la mer, implorant avec sa voix brisée son père de le sauver, de lui porter secours. Son pied gauche atteint enfin l’eau, mais il passa au travers du flot, et Orion chuta à cause des vagues, s’affalant dans l’eau.

« P… Père, non ! Père, aidez-moi, Père ! »

Il se débattit contre les flots, réalisant que le reflux des vagues l’éloignait de plus en plus de la plage, comprenant avec horreur qu’il ne parvenait pas à marcher à la surface comme d’habitude. Ses mains claquaient contre la mer, en vain, sans qu’il ne puisse bouger à sa convenance. La douleur faisait un peu de place à la panique et, pendant un instant, il crut que même Poséidon l’avait abandonné.

« Père ! P… Papa… »

Sous l’eau, quelque chose toucha la main d’Orion.

Alors qu’Orion implorait son père de lui porter secours, un hippocampe s’était glissé sous lui, remontant juste assez près de la surface pour qu’Orion repose sur son dos. Le chasseur, au bord de l’inconscience, sentit soudainement l’eau se déplacer autour de lui tandis que le cheval des mers le transportait à travers les vagues.

« P… Père… » murmura-t-il avant de complètement se laisser aller, s’en remettant à la créature marine.

Après plusieurs heures de trajet, l’hippocampe laissa Orion sur le rivage de l’île de Lemnos, d’où il fut attiré par les bruits venus des forges d’Héphaïstos. À tâtons, il parvint jusqu’à l’entrée des forges, quémandant l’aide des apprentis du dieu de la forge. Ceux-ci, touchés par la douleur d’Orion, pansèrent ses plaies et lui offrirent une épée en étain pour remplacer celle qu’il avait perdue sur Chios. Héphaïstos lui-même dit à Orion que la déesse de l’Aurore, Eos, pourrait lui rendre la vue s’il allait droit vers l’Est, jusqu’à l’endroit où le soleil se lève. Afin de le guider, il lui confia un jeune apprenti, nommé Cédalion, et une barque pour le transporter. Se saisissant d’une corde, Orion l’attacha au bout de la barque et la traîna derrière lui tandis qu’il traversait l’océan à pied, Cédalion assis le guidant toujours vers l’Est.

Sans doute en raison de sa cécité, ce voyage semblait, pour Orion, être le plus long qu’il ait jamais vécu. Avant de pouvoir recouvrer la vue, il dut apprendre à marcher sans voir, à se fier à la voix de Cédalion pour avancer dans ce noir éternel ; tout ce qu’il pensait savoir de la chasse et du combat, il le réapprit tandis qu’il défendait la barque de pirates et monstres marins, ou traquait le gibier sur des îles situées sur le chemin. L’Orion qui atteint l’horizon par la marche était un homme radicalement différent de celui qui avait été traîné par un hippocampe loin de l’île de Chios. Il était plus calme, plus posé et surtout bien moins arrogant ; l’expérience de la faiblesse avait remis en question tout ce qu’il pensait savoir sur lui-même. Ses compétences martiales s’étaient également grandement améliorées ; même sans la vue, il s’était montré capable de défier et de vaincre les pirates et les bêtes sauvages auxquelles Cédalion et lui avaient été confrontés : Orion avait développé une forme d’instinct lui permettant de « voir » ses proies, de les sentir, de les entendre, et l’avait immédiatement mis au service de son art de la chasse.

Orion ne saurait jamais si Eos, la déesse de l’Aurore qui l’attendait aux confins d’Oceanos, était tombée amoureuse de cet homme changé, ou si elle l’avait aimée depuis qu’enfant, il la contemplait depuis les côtes de la Crête. Il ne le lui avait pas demandé, et peu lui importait réellement. Il n’avait besoin que de voir les mains qui, glissant sur ses yeux meurtris, lui avaient rendu la vue ; que de contempler le doux visage de l’Aurore aux doigts de rose et d’embrasser ses lèvres roses. Il décelait dans le monde une splendeur différente, comme si la Terre avait gagné en valeur depuis que sa lumière s’était éteinte. Il était un plus grand chasseur que jamais, bien sûr, mais la satisfaction de chaque proie atteinte était décuplée, ce qui le motivait encore plus. Le sens nouveau qu’il avait acquis pendant son temps de cécité ne l’avait pas quitté, et il rendait sa vision du monde tellement meilleure qu’il en venait à remercier cette période d’obscurité.

Mais pas Oenopion – oh que non. Ce roi fourbe de Chios qui l’avait piégé, lui avait menti, l’avait humilié et mutilé, lui, Orion ne l’oubliait pas. Comme en arrière-plan du temps heureux qu’il passait avec Eos son amante, cette rage bouillonnante continuait de mijoter en son sein, prête à déborder dès lors qu’il y laisserait libre cours. Aussi, un jour, n’y tenant plus, il embrassa Eos une dernière fois et la laissa à Délos, le petit paradis où ils avaient passé leurs mois d’union, et il reprit la route vers l’Ouest, pour revenir à Chios et exercer sa vengeance.

Lorsqu’Orion parvint sur l’île de Chios, il n’y trouva pas Oenopion. Il y apprit que le roi, à la nouvelle de l’arrivée d’Orion, s’était enfui en Crête pour trouver refuge chez Minos, leur grand père commun. En revanche, le fils de Poséidon retrouva ses deux chiens, Sirius et Procyon, qu’Oenopion avait enfermés dans son chenil avant d’attaquer Orion la nuit où il l’aveugla. Après s’être assuré que ses deux compagnons étaient en bonne santé et les avoir nourris dûment, le chasseur prit un mesquin plaisir à saccager entièrement le palais d’Oenopion, s’assurant que ce couard ne puisse même pas reconnaître sa demeure lorsqu’il rentrerait chez lui. Armé d’un simple arc et de flèches ordinaires, il tua sans peine tous les gardes qui tentèrent de l’arrêter, ayant cette fois-ci l’avantage de la surprise – et n’étant pas ivre comme la première fois, lorsqu’ils s’étaient saisis d’un Orion endormi.

Après en avoir fini avec cette destruction méthodique, il appela ses chiens d’un sifflement et prit la mer en direction de la Crête, bien décidé à exercer sa vengeance. Lorsqu’il débarqua sur les rivages avec lesquels il était si familier, il décida de commencer par chasser un repas qui rassasierait Sirius, Procyon et lui-même, et entreprit de suivre les premières traces d’un sanglier qu’il vit sur le sol. La proie s’avéra bien plus coriace qu’il ne l’avait cru, cependant ; ou plutôt bien plus difficile à attraper. Deux jours durant, Orion et ses chiens suivirent les traces, sans jamais apercevoir le sanglier ; elles semblaient avoir été effacées par endroits, et à d’autres elles s’emmêlaient. Frustré, le chasseur s’endormit un soir dans une clairière, ses chiens blottis contre lui, certain qu’il attraperait le sanglier le lendemain.

Il fut réveillé au petit matin par les grondements inquiets de Sirius et Procyon ; se redressant immédiatement, ses yeux se posèrent sur une troupe de magnifiques jeunes femmes. La plus avancée d’entre elles le frappa particulièrement ; de longs cheveux blancs entouraient sa silhouette à la fois gracieuse et fascinante, et ses iris d’argent donnèrent à Orion l’impression que son regard la transperçait. Lorsque cette splendide femme se présenta, il ressentit un étrange mélange de surprise et de satisfaction ; comme s’il s’était dit « Cela ne peut être qu’elle » avant même qu’elle n’ouvre la bouche.

« Je te salue, Orion, fils de Poséidon ! Je suis Artémis, déesse de la chasse et reine des bêtes sauvages. »

La déesse qu’il avait rêvé de rencontrer depuis sa toute petite enfance, celle à laquelle il avait toujours eu la sensation qu’il se mesurerait un jour, elle s’était présentée devant lui, entourée de son étincelante troupe de chasseresses. Sa beauté était bien plus simple que ce qu’il avait imaginé ; on lui avait conté les histoires d’une vierge éternelle, à l’arc d’or et aux flèches d’argent. Pourtant, devant lui, il n’y avait qu’une femme – une femme magnifique – portant un arc à la main et dont la poitrine était séparée par la bandoulière d’un carquois. Quelque chose qu’il pouvait voir, qu’il pouvait toucher, qu’il pouvait imaginer. D’une certaine façon, cette Artémis réelle lui était infiniment plus agréable que tous les fantasmes de déesse qu’on lui avait servis.

Dès l’instant où elle lui proposa de départager enfin leurs talents respectifs, il en oublia jusqu’au nom d’Oenopion. Au clair de la Lune, ce soir-là, les deux chasseurs s’armèrent d’un arc et entamèrent un concours de précision, au cours duquel aucun des deux ne parvint à surpasser l’autre. Alors ils tâchèrent de voir lequel des deux pouvait courir le plus vite à travers les bois en poursuivant une biche effrayée, et là encore aucun des deux ne put surpasser l’autre. En traque, en pièges, en lutte au corps à corps, ils ne cessèrent de trouver leur égal en l’autre. Orion vivait un moment béni ; à la fois immensément fier d’avoir égalé une déesse, et ravi d’avoir trouvé son égale. Pourtant, son sixième sens, celui-là même qu’il avait développé pendant sa cécité, lui hurlait que cette femme ne devait pas devenir son amante.

Le destin voulait qu’Orion finisse sa vie avant de comprendre pourquoi cette Artémis, qu’il aurait pu aimer plus que tout au monde, lui paraissait si effrayante ; il aurait tout son temps parmi les étoiles pour comprendre que, contrairement à lui, Artémis ne voyait pas la beauté d’une amour éphémère. Orion n’avait jamais passé plus de quelques années avec la même femme et n’envisageait certainement pas de se consacrer à une seule, fusse-t-elle une déesse. Eos, qui l’observait depuis longtemps, le savait, et n’avait pas cherché à retenir Orion quand il avait quitté Délos. Mais Artémis, qui ne comprenait que l’engagement et l’éternité, qui était prête à abandonner son serment de virginité éternelle pour Orion, l’aurait voulu pour elle seule, à jamais.

Leur temps ensemble n’était cependant pas fait pour être long, quand bien même les deux rencontraient un bonheur inégalé dans les chasses qui les menèrent aux quatre coins de la Grèce. Pendant les mois qui suivirent, Orion courut et chassa aux côtés d’Artémis ; chacun essayait chaque jour d’enfin surpasser l’autre, tant et si bien que les deux chasseurs s’amélioraient jour après jour, devenant de plus en plus efficaces, de plus en plus précis, de plus en plus puissants. Continuant ainsi leur évolution constante, ils ne tardèrent pas à briser l’équilibre de la faune, menaçant de frapper le règne animal d’une extinction massive s’ils continuaient à chasser ainsi sans se poser de limites.

La Terre Mère, Gaïa, s’en inquiéta ; si Artémis était hors de sa portée, Orion ne l’était pas. Un jour qu’il chassait loin de sa compagne, le fils de Poséidon fut frappé dans le dos par un scorpion géant, sorti de terre juste derrière lui. Le poison du monstre avait déjà condamné le chasseur, qui savait qu’il ne lui restait plus longtemps à vivre. Il aurait pu chercher un médecin, mais il était bien trop fier pour fuir sa chasse alors que cette proie toute désignée se tenait encore devant lui. Armé de son arc et de son épée, accompagné par ses deux chiens, il se battit contre le scorpion jusqu’au trépas, détruisant ses pinces, sa queue, et plusieurs de ses pattes. La carapace de la créature monstrueuse était suffisante pour arrêter toute arme humaine, mais la force d’Orion avait fait transcender cette limite à son équipement. Dans ce combat contre la montre, aucun vainqueur ne fut véritablement désigné, et les deux formidables adversaires disparurent de concert.

Lorsqu’Artémis trouva les cadavres, elle implora son père, Zeus, d’intervenir et de lui ramener son amant. Celui-ci refusa de briser l’équilibre fragile entre la vie et la mort mais, ému par la lutte acharnée d’Orion, il fit monter les combattants au ciel. Sous forme de constellations, Orion leva à nouveau le bras contre le Scorpion, dont le dard pointait son cœur ; à ses pieds, Artémis plaça Sirius et Procyon, en faisant les constellations du Grand et du Petit Chien.

C’est ainsi que s’éteignit le héros Orion, comme un chasseur si grand que la Terre elle-même dut mettre fin à sa chasse pour protéger les bêtes sauvages. Même après la mort, il continue son combat éternel contre le Scorpion dans les étoiles ; sa légende et ses hauts faits ont été inscrits dans le Trône des Héros, si bien qu’il peut et sera invoqué dans les guerres du Graal.


A PROPOS DE VOUS


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Expérience RP : Longue
Les animes/jeux Fate que vous connaissez : Fate/Stay Night (le Visual Novel), Fate/Stay Night : Unlimited Blade Works, Fate/Zero, Fate/Apocrypha (les animes), Heaven's Feel (le film sorti pour l'instant), Fate/Extella.
Comment avez-vous connu le forum ? Jesépu.
Quelque chose à ajouter ? : CAROTTES
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Mer 9 Jan - 1:01
Coucou,

Passons sur ta fiche.

Je n'ai rien à dire pour les statistiques, elles sont dans ce que j'attends du personnage.

Pour les capacités, ça me va à l'exception de ta Clairvoyance, je l'aurais soit mis en actif, soit peut être baissé un peu. Ca me semble un peu trop puissant.

Pour les NPs, je les trouve bien, même si mon côté amie des animaux me pousse à en savoir plus sur les deux chiens ainsi que leur différence.

Pour l'histoire, relis toi, tu as fait quelques fautes d'accord et d'inattention. Cela arrive à tout le monde mais tu peux te corriger facilement.

Pour le caractère, il gagnerait à être un peu étoffé mais en tout cas on retrouve le personnage. Pense à aérer.

Pour le physique, il faut faire plus long.

Courage, tu vois le bon bout et je suis contente du travail faite sur cette fiche.

Si petit Bonus, si tu en as envie, tu pourrais parler des Enfers et d'Ulysse, après tout, c'est là où on fait ta connaissance.

Cordialement,
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Jeu 10 Jan - 5:41
Hey !

J'ai rajouté quelques points à mon physique et mon caractère, comme demandé, et ai relu mon histoire - donc une grande partie des fautes, au moins, devrait avoir disparu.

Quant à Sirius et Procyon, malheureusement, je ne leur ai trouvé aucune "origin story" au cours de mes recherches. J'ai un peu allongé leur description en tant que Noble Phantasm pour donner plus de détails et leur trouver une origine - j'avais la sensation qu'incorporer ces détails à l'histoire aurait donné un résultat fort peu naturel.

Cela devrait donc être bon, merci beaucoup du temps consacré à ma fiche !
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Mer 16 Jan - 0:00
Bonsoir, Index

Après relecture de ton cas. Je vais te nerfer au niveau de ta Divinity qui a mon goût fait trop de choses. Je recommande d'enlever les deux derniers effets. Pfff


Cependant, le rang est bon Hihi

Je laisserais alors à notre rouge le soin de réguler notamment ton NP pour savoir comment représenter ta puissance en fonction de la distance. Les mesures que je peux avoir dans la tête sont soit trop généreuses, soit beaucoup trop contraignantes pour que tu puisse bénéficier d'un éventuel bonus. Hein


J'ai bien vu tes efforts notamment pour corriger tes fautes et je te donne ma validation. Sleep

A la prochaine fois Orion, que la force soit avec toi... A tout jamais. Bye
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Hier à 1:02
A mon tour de passer donc sur cette fiche Fight

Independent Action > rien à redire sur le rang par contre l'effet rp en soit n'est pas propre à cette capacité. Tous les Archer ne sont pas comme Gilgamesh ou Emiya. En soit avoir la capacité de ne pas être autant soumis au lien avec son Master ne veut pas dire que l'on est forcément désobéissant avec lui. Dans le cas présent il s'agit plus d'un trait de caractère de ton personnage et donc du coup à placer dans son caractère.

Habit du Chasseur > tu peux le signaler comme vêtement renforcé en type de protection Smile

Divinity > rien à toucher, je pense que Jabami a oublié que la capacité avait été reworked et que les effets que tu as mis sont donc bien les siens.

Rising Star of the Relentless Hunter > je pense qu'étant sur un système rp et notre carte de Kyoto ainsi que le positionnement des personnages ne se faisant pas au mètre près qu'il sera peut-être mieux de le calibrer en terme rp. Ce qui pourrait donner ceci :

- corps-à-corps (donc celle en duel même avec de l'écart) : rang E
- maison moyenne : rang D
- stade : rang C
- quartier : B
- ville : A

Physique et caractère > rien à redire, le personnage est bien décrit, juste le point sur l'obéissance à ajouter éventuellement.

Histoire > je n'ai rien à redire non plus, c'est agréable à lire, elle est complète, on suit bien le parcours du personnage et sa légende.

Il ne reste donc que les petites modifs à voir/faire et ça sera bon Best
Valkyrie hjärta
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Hier à 1:19
Eeeeeeet done !

Encore merci du temps passé sur ma fiche, cette fois tout devrait être bon o/
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Hier à 3:56
Mais de rien Smile

Sur ce tout est bon, tu peux aller pwe pwe avec tes flèches. Amuse-toi bien Yay
Valkyrie hjärta
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