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The Legend of the Mad Knight - Meleagant

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Sam 4 Aoû - 0:35

Meleagant

Age : D'apparence, entre 20 et 30 ans.
Nationalité : Britannique
Organisation : /
Fonction : Chevalier Déchu / Epine dans les fesses de Lancelot / Grand Maître du Rapt






Crédit avatar

CARACTÉRISTIQUES

Type : Servant
Classe : Saber
Alignement : Neutre Mauvais

Statistiques :
STR : B
END :A
AGI : B
MAG : C
LCK : C



CAPACITÉ(S) DE CLASSE

Magic Resistance [Rang B]
Cette capacité offre une protection à son possesseur face à la magie, annulant tout simplement les sorts qui devrait le toucher si le sort est d'un rang inférieur ou égal à la capacité et diminue l'efficacité des sorts assez puissants pour passer l'annulation.

EQUIPEMENT



Le pont de l'épée :
Véritable arme du chevalier Meleagant. Elle symbolise le pont qui séparait son pays des autres, et était une épreuve terrible pour tout étranger tentant d'entrer dans le Royaume de l'Eté. Cette arme symbolise de nombreuses choses.... Elle est d'apparence banale, une lame large et courte de prime abord, forgée dans un acier sombre, le pommeau serti d'une grande Onyx ovale ressemblant à un oeuf. Elle prend toute son envergure lorsque son pouvoir est invoqué.

Armure Sombre :

Une armure d’un noir absolu, anti thèse de celle que portait autrefois le grand chevalier Lancelot. D’un noir immaculé, elle se fond complètement dans les ténèbres les plus noires et malsains. Une lueur d’un rouge incandescent semble surgir du casque, seul élément à trahir la présence du chevalier noir. Armure lourde de chevalier. Le casque reste différent, adoptant des proportions bestiales.


Armure Lourde de chevalier.


Bouclier Crépusculaire :
Un grand bouclier d'un noir profond. La tête massive d'un dragon noir est gravée sur la surface du bouclier, deux rubis enfoncés dans les orbites de la bête mythique, donnant la nette impression, lorsque le chevalier félon se défend avec, que le dragon s'y trouvant vous fixe avec une fureur insoupçonnée.


POUVOIRS


At The Boundary [Rang A - Passif] :
Méléagant régnait sur le royaume de l'Eté, que beaucoup de légendes décrivent comme le pays des morts. Ainsi, Le chevalier fou était considéré comme le maître de ce domaine malsain.
Méléagant était capable de voyager entre son royaume et les autres, entre le monde des morts et des vivants. Ainsi, définir sa mort dans un destin n'avait lieu d'être.

Ce pouvoir offre une immunité aux aléas du destin, permettant ainsi de continuer à se battre et de ne pas succomber lorsqu'un sort / pouvoir / NP capable de causer la mort direct vous frappe.
N'immunise pas aux dégâts infligés toutefois par ces capacités, quand dégâts il y a.


Guardian of the Holy Well [Rang A - Actif] :
Ce pouvoir est la représentation même d'une bataille qui forgea la haine de Meleagant envers la table ronde. En quête de gloire, Yvain parvint à franchir les frontières du pays de l'été, par les plus dangereuses routes possible, en quête de la fontaine de Jouvence. Meleagant se dressa face à lui dans la cour de son château, prêt à tout pour défendre ce trésor. Bien que vaincu, ce fait d'arme reste ancré en lui, et en tant que gardien de celle-ci, le chevalier félon peut en invoquer le pouvoir protecteur.
A l'appel de ce pouvoir, une légère gorgée de l'eau sacrée pénètre la gorge du lanceur afin de lui apporter son pouvoir.

Soin de rang A



Everything to the Win [Rang A - Actif et Passif] :

Tout est bon pour remporter la victoire, peu importe les moyens, l’arme ou la façon de combattre. Ce pouvoir est l’anti thèse absolue sur sa forme du pouvoir connu sous le nom de Knight of the Owner, bien que les effets soient les mêmes. Ici toutefois, ce pouvoir est issu du fait que le légendaire chevalier de l'été ne reculait devant rien pour s’assurer la victoire, quitte à utiliser tout et n’importe quoi comme armes. Il peut ainsi transformer de simples objets en armes spirituels capable de blesser les servants, comme les armes qu'ils possèdent eux même.

Note : Cela permet de transformer des objets et armes simples, en armes capable de blesser des servant en gros

Effets :

- Transformation d'objets simple en armes spirituels (poteau, branche, sextoy,...)
- Transformation d'armes simples ou avancées en armes spirituels (épée, Gatling gun,...)


NOBLE PHANTASMS


The Bridge Sword - L'épreuve du fil de l'épée [Rang A - Actif - Anti Unité] :

Le légendaire pont de l'épée qui séparait les autres pays du Royaume de l'Eté. Ce pont était une immense épée, le tranchant pointé vers le haut. C'est ce pont qui rendait toute tentative de pénétrer dans le royaume de Meleagant impossible. De nombreuses têtes furent perdues sur ce pont dont nul ne pu en réchapper jusqu'à ce qu'un certain Lancelot, refusant de passer par la seule voie terrestre bien trop dangereuse et longue, réussi l'épreuve et traverse le pont au prix de lourdes et nombreuses blessures.
Ce Noble Phantasm illustre cette légende. Lorsque celui-ci est activé, il jette son épée au sol qui s'allonge, le tranchant reste vers le haut, une crevasse apparaît sous l'épée, et l'ennemi ciblé par le Noble Phantasm se voit alors imposé l'épreuve de l'épée. Le malheureux doit alors traverser comme le fit autrefois Lancelot, sur le tranchant de l'épée.
Si l'épreuve est échouée, alors la sentence s'abattra comme toutes les victimes de cette épreuve autrefois.
Puis, si l'ennemi réussit l'épreuve, l'épée revient dans la main de son maître, gardant des proportions énormes, pour un combat en duel.
Ce Noble phantasm est l'incarnation d'une épreuve légendaire, et bien sot est celui qui ne saurait l'affronter. Comme autrefois, le félon attendra son adversaire au bout du chemin. Le défi est donc à relever.
Mais le pont est-il la seule épreuve ? Ce sera au félon d'en prendre la décision.

Effets :

1ère phase : Après avoir jeté l'épée au sol, l'ennemi ciblé subit l'épreuve du Pont de l'épée et subit un malus d'agilité d'un rang. Il doit alors traverser le pont de l'épée (une centaine de mètres) et rejoindre Meleagant de l'autre côté pour l'affronter.
L'épée a ici une longueur proche de la centaine de mètres.

Si l'épreuve est échouée (aux arbitres de décider selon le rp ou les actions), l'adversaire subira des dégâts équivalents à un NP de rang B.
Si l'épreuve est réussie, ce sera des dégâts équivalent à un NP de rang D.
Si l'adversaire refuse l'épreuve, ou triche, le destin viendra affliger l'adversaire qui subira un malus 3 rangs en chance.

2ème phase : L'épée revient dans les mains de Meleagant, faisant alors une dizaine de mètres. Meleagant a un bonus de force de rang C tant qu'il tient son épée géante, qui restera ainsi pendant 4 tours.
Meleagant subit aussi un malus d'un rang en agilité de part le poids de l'épée.



Realm of the Dead - The Knight of Abduction [Rang B - Actif - Anti Armée] :
Le Royaume de l'Eté... De nombreuses légendes décrivent ces terres comme le royaume des Morts. Avec ce Noble Phantasm, Meleagant invoque l'essence même de ce royaume et de la plus grande légende qui l'ait caractérisé.
Bien qu'il ne s'agisse pas d'un Reality Marble, l'activation de ce Noble phantasm modifie la vision de la réalité. Un voile d'ombre recouvre alors la zone de combat, des murs de cristal semble alors apparaître, émettant une lueur pâle et encadrant l'arène. Une brume sombre s'élève, et il semblerait presqu'entendre le gémissement d'âme en perdition, voir même d'apercevoir des ombres d'êtres depuis longtemps décédés. Une vision d'horreur, et de douleur, le monde des Morts.
Au centre de l'arène, apparaît alors une lueur aveuglante, et une fontaine majestueuse, plus grand monument de Royaume de l'été. Des chaînes surgissent du ciel, et attrapent alors une ombre qui rapidement prend la forme d'un être important pour l'adversaire (ou les adversaires) de Meleagant, suppliant, gémissant de douleur.
Pour sauver l'être aimé, l'ennemi doit affronter et vaincre Meleagant en duel. Mais à chaque coup porté, les blessures que subis Meleagant sont reportées aussi sur l'être aimé. Vaincre le chevalier fou ne reviendrait-il alors pas à tuer l'être aimé ? A savoir ici, que le Noble Phantasm choisit de prendre en otage un être important pour l'adversaire, et que si le servant ennemi possède une relation très étroite avec son master, le master ennemi peut se retrouver automatiquement enchaîné au Noble Phantasm.
Le chevalier fou, affronter alors de façon loyale et noble son adversaire, tout comme autrefois il affronta Lancelot et Yvain, acceptant le potentiel prix de la défaite. Les êtres noble, loyal, se verront ainsi récompenser. Meleagant lui même respecte ici les règles du combat loyal, et ne pourra blesser l'otage de lui même.
Ce Noble Phantasm ainsi se repose sur un duel à la loyal. Mais qu'en est-il de ceux qui malgré tout, restent fourbe et déloyal ? Cet artefact possède une contre mesure plutôt radicale. Ainsi, un adversaire ne respectant pas les règles du duel verrait l'effet du Noble Phantasm s'inverser, et il subirait à la place de l'image ou de son master, les dégats qu'il inflige à Meleagant.
Les âmes corrompues murmurent alors des paroles absurdes et ignobles à l'adversaire du sombre chevalier, semblant tenter de l'entraver, et surtout de le faire moralement souffrir.
Mais au bout du chemin et du duel, peut-être quelques moments de bonheur seront peut être là pour le vainqueur ?

Dans ce décor absurde, se trouve aussi le Pont de l'Epée, partie intégrante du royaume de Meleagant. Celle-ci rejoindra son maître dans sa forme libérée.


Effets : Invocation d'un Noble phantasm invoque en apparence le royaume de Meleagant, ayant prit l'apparence du domaine de la mort. Il ne s'agit pas d'un RM toutefois, vue de l'extérieur, le NP apparaît comme un imposant nuage de brume noire à travers lequel il est impossible de voir, la véritable apparence du NP n'apparaissant qu'à ceux présents dans le combat, et étant en somme invités dans le royaume de l'été pour le grand duel.
Entraîne un Malus de chance d'un rang contre l'ennemi.
Ici, effet purement RP, en voyant son être cher ou important subir des dégats en même temps qu'il blesse Meleagant, l'adversaire peut être amené à subir une profonde détresse, pouvant rendre le combat de plus en plus pénible et difficile pour lui.
Combat Loyal : Le NP prend en otage une image de l'être aimé, lui faisant subir les mêmes dégâts que Meleagant. Si le master est prit en otage, les dégâts que le master subit sont largement réduits.
Combat déloyal : Si l'adversaire est déloyal, les dégats qu'il infligera à Meleagant lui seront infligés aussi, dans leur intégralité.

Le pont de l'épée ici est dans sa forme libérée, longueur de 10M, accompagné de son bonus de dégats de rang C, et du malus d'agilité d'un rang






PHYSIQUE



Allons allons mes amis, ou détracteurs plutôt, voila bien une question indécente à poser à un chevalier déchu, notre anonymat physique était parfois la clé même de la terreur que nous distillons dans le cœur de nos adversaires ou des manants qui détaillaient avec révérence et crainte nos « faits d’armes ». Que disait-on sur moi ? Ah oui, cela me revenait. Si autrefois on me disait humain lorsque j’étais encore assez niais et crétin pour me laisser embobiner par les contes et histoires de chevaleries, autrement dit quand j’étais encore un mouflet qui laissait sa crotte pendre aux fesses, un humain à la fois beau et délicat qui le restât en grandissant, ce ne fut guère plus le cas lorsque je décidais de révéler au grand jour mes intentions à la face du monde. Dès lors pour ces bouseux je n’étais plus qu’un enfant née d’une union contre nature, probablement avec le démon même, allant ainsi jusqu’à me dépeindre comme étant un monstre à la peau sombre, proche de celle des rochers, doté de longues cornes spiralées, et d’une grande queue fourchue. Ma foi, ce portait grotesque me faisait bien rire, et je m’amusais à courser les donzelles en clamant haut et fort que j’allais leur faire tâter ma queue fourchue.

Mais où était donc la vérité je vous la pose messieurs dames, bien que la réponse soit facile allons. Si bien évidemment j’en possédais une de queue, bien que pas fourchue malheureusement pour vous bande de fumiers humains, je restais humain comme tout les autres, j’avais juste des mœurs que l’on jugeait quelques peu décalées selon ce brave dadais de Gauvain, qui ne trouverait probablement plus cela décalé quand je parviendrais à lui foutre mon épée en travers de la gorge, et que je le saignerais comme un porc. Bon, je n’étais guère là pour vous compter mon amour passionnel et fusionnel pour ce débile profond, mais pour vous parler évidemment de la vérité sur le grand et magnifique Méléagant, le vrai chevalier noir (à ne pas confondre avec ces abrutis qui tenteront de me voler la vedette). Contrairement aux racontars populaires, je n’ai point la peau sombre mais pâle, tellement pâle que là encore, certains trouvaient le moyen de me coller encore au dos une légende de démon. Mais cette fois là, je comprenais facilement ce rapprochement, car j’étais si pâle que l’on aurait pu me confondre avec un cadavre ambulant. Autrement dit, j’étais d’une pâleur cadavérique qui tranchait étonnement avec la noirceur malfaisante qui se dégageait de moi, et des teintes de mon armure.

Les rares personnes qui me voyaient à l’époque sans mon armure se demandaient parfois si une telle pâleur ne dissimulaient pas une forme de maladie, mais cela provenait seulement de fait que je ne quittais que rarement cette carapace aussi sombre que l’ébène qui me collait à la peau. En parlant d’ébène, lorsque je retirais mon casque, un des éléments de ma physionomie qui frappait aussi, c’était la longue chevelure d’un noir aussi sombre que la robe de satin dont se parait la reine morte qui dominait au monde nocturne, de longs et étranges cheveux, ayant des reflets de diamants selon la façon dont la lumière se reflétait dessus. Leur couleur sombre tranchait évidemment étonnement avec ma peau d’une extrême blancheur… La délicatesse des traits de mon visage en étonnait là aussi plus d’un, car il semblait être celui d’un homme doux et raffiné, mais qui se couvrait des marques de la rage et de la folie la plus funeste lorsque les sentiments sombres et puissants qui m’habitaient s’affichaient au grand jour. Pour certains, cette haine ruinait ma beauté naturelle pour créer un masque grotesquement humain, mais pour d’autre, cela donnait plutôt une nature bestiale à cette beauté glaciale. Un élément de mon visage qui toutefois choquait beaucoup, surtout lorsque la lueur maléfique et sanglante qui en émanait s’échappait de la fente du casque, c’était mes yeux, d’un rouge pur et puissant, comme deux rubis, deux rubis de sang et folie.

Le reste du corps était rarement dévoilé aux yeux des autres, sauf dans certains cas, me cachant complètement derrière l’épaisse cuirasse ténébreuse qui est mienne, une armure d’un noir absolu qui semblait se marier à la perfection avec les ténèbres les plus denses. Elle était la réplique parfaite de celle de ce sale et répugnant chevalier de Lancelot, mais contrairement à la sienne, d’un blanc brillant et argenté, la mienne était donc aussi noire que la nuit elle-même. J’en étais fier, car en portant cette armure, j’avais l’impression de souiller ce maudit chevalier en commettant des crimes sous son apparence. Bien bâti, je n’avais jamais cherché à atteindre la musculature digne de gorilles qu’arborait certains chevaliers et mercenaires derrières leurs immenses cuirasses, car la force même ne venait pas seulement du muscles, évidemment.

Certains disaient qu'autrefois je ressemblais au roi Arthur, en plus mature, dégageant la véritable aura d'un roi, mais ceci fait partie d'une époque révolue, mon apparence ayant bien changee, plus sauvage, plus.... animale.



CARACTÈRE



Le sang appelle le sang, il en a toujours été ainsi. Grandeur et décadence d’une espèce toute entière, notre nom et notre intégrité sont les plus grands fondements de ce qui caractérise l’humain, que ce soit la piété de son âme, ou sa folie des grandeurs. Les hommes de mon époque appelaient de tout leurs vœux à ce que la blancheur et l’immaculée grandeur de notre espèce se manifeste dans l’art de la chevalerie, afin de guider un bas peuple qui se révélait être plus de l’ordre de la nuisance que de l’utilité réelle. Les hommes de tout temps ont fait preuve d’une hypocrisie grossière, presqu’insultante, cachant derrière leurs beaux discours et idéaux la véritable noirceur qui souillait leurs âmes de bons chrétiens et chevaliers grotesques. Ils rampent dans leurs faux semblant, réfutant le fondement même de leur être et se vautrant sans retenue dans la mare de leurs pêchés et folies, un néant sans fin seulement remplit par la boue puante qui caractérise ces êtres insipides incapables d’accepter la nature profonde de leur être, condamnant ceux qui contrairement à eux, se laissent porter par la volonté de leur raison, et non celle d’une étiquette insultante et hideuse.

Un homme, un vrai, se devait de laisser conduire par ce qui faisait de lui un être humain, ses impulsions, ses désirs, sa volonté, sa bestialité profonde, car ce n’était que de cette façon qu’il serait à même de donner à son propre être le respect qui lui était dû. J’étais moi-même ce genre d’homme, à quoi bon cacher sa véritable nature derrière un rideau de faux semblants, alors qu’il était bien plus simple de n’être que tout simplement sois même ? La bête qui était en moins, contrairement à bons nombre de mes compères nobles, et peut être bien avant que je ne les haïsse, chevaliers, je ne l’avais point enchaîné, camouflée derrière ma raison, mais je l’avais laissée errer dans mon cœur, permettant ainsi à celle-ci d’exprimer toutes ses volontés à travers moi. Il était plus simple de laisser libre le démon qui vit en sois, plutôt que de chercher à tout prix à le noyer sous de fausses intentions. Il n’y avait rien de meilleur que de laisser exploser ses pulsions lorsque que celles-ci, ne pouvant plus être contenues au fin fond de sois, débordait avec violence. J’étais un homme qui agissait selon ses pulsions, je fonçais et laissais ma nature profonde me dicter ma conduite, bien que, avant de sombrer dans cette haine létale et doucereuse qui était désormais mienne, je les réfrénais bien plus volontiers, afin de tenter un tant sois peu de me conformer à ce code grotesque que l’on nommait la chevalerie.

Ouais… La chevalerie, que de souvenirs quand je repensais à ce mot, ou du moins, à cette tâche de merde qui s’était incrustée dans le grand dictionnaire, volant la place à un autre mot qui aurait bien mieux décrit les actes et paroles de ces foutus pédants qui n’avaient de preux que les deux doigts qu’ils gardaient dans la raie de leur fiacre. Le vrai mot qui définissait pour moi ces pseudos chevaliers empreints d’une niaiseuse bonne volonté qui n’allait vraiment pas du tout avec la puante hypocrisie qui suintait de leurs gueules crasseuses, ne vomissant que mensonges et promesses illusoires ? J’aurais simplement dit que c’était des couilles molles, tout dans la gueule, rien dans le calebar. Ce n’était que de preux couards qui pour la plupart, s’inventaient des titres et renommées qui n’avaient de réels que le bonhomme qui les contaient, un couteau sous la gorge, et avec un faux sourire sur le visage pour faire un bel effet. Il ne fallait guère croire toutes les légendes qu’on racontait sur eux, leurs faits d’armes ou autre, ce n’était que des racontars qu’ils créaient de toutes pièces afin d’embellir leurs actions, clamant volontiers avoir tué un dragon, mais filant ventre à terre devant trois bandits.

Je haïssais ces foutus chevaliers et leurs mœurs crétines et hypocrite, bien que je faisais moi-même partie de leurs castes autrefois, quel con j’étais, vivre de pillages, de libertinage et de truandage se révélait être une bien meilleure vie, bien plus gratifiante même si on vous crachait à la tronche. Mais parmi eux, il y en avait bien trois que je ne pouvais pas encadrer et qui représentait à mes yeux des êtres aussi peu valables que la bouse d’une vache puante sur un parterre de boue gluante et putride. Gauvain, le chevalier du soleil, primate sans cervelle qui était aussi intelligent que mon cul, un benêt au pays des intrigues et coups de poignards. Il m’arrivait de me demander comment un dadais pareil avait pu survivre autant de temps dans la cours des idiots que ce roi incapable d’Arthur avait rassemblé autour de lui. D’ailleurs en parlant du roi des débiles, je comprenais pourquoi le neveu faisait aussi tâche, quand on voyait l’état de la cervelle de son oncle. Arthur ! Quel roi ma parole, le vieil Uther devait se retourner dans sa tombe devant l’inaptitude de son rejeton à tenir correctement les rennes de son pays, déjà qu’il n’était même pas capable de garder sa femme dans sa couche… Un idiot qui s’est sacrifié sur une idéologie crétine, se faisant l’étendard du martyr, pour mourir d’une fin aussi pitoyable que lui. Mais le pompon, le bingo revenait à cette chose… Rien que d’y pensait, j’avais envie de cracher toutes mes tripes… Si je venais à le rencontrer de nouveau, il regretterait le jour où il m’avait autrefois humilié, vaincu, déposséder. Pourceau insupportable avec ses grands discours de pseudo chevalier, sauveur de la dame et de l’orphelin, juste un imbu salop qui devait n’attendre qu’une chose, séduire la femme de son roi en la sauvant et la culbuter comme un sauvage dans son dos. Rien qui n’ait à faire avec l’honneur chevaleresque j’en étais sur, juste une histoire de boules. Lancelot du lac, tel était son nom, ignoble chevalier dont le nom seul suffisait à attiser en moi un torrent de flamme, des flammes noires qui étaient celles de ma haine. Il était mon plus grand rival, et celui que je désirais plus que tout éliminer. Jamais je n’avais vu son visage entièrement, seuls ses yeux et sa voix restant à jamais gravés dans mon esprit.

Mais assez parlé de ces erreurs humaines qui ne devraient point exister. Grand chevalier autrefois, je me suis laissé consumer par mon désir, ma bestialité, et ce fut pour moi le début d’une nouvelle existence. Coincé par les barrières invisibles de la noblesse, je pus à mon grand plaisir laisser libre cours à mes extravagances, car ce n’était qu’ainsi que je pouvais réellement vivre. On parlait d’honneur, je parlais d’existence, car ce n’était guère par l’honneur que l’on pouvait subvenir à tout. J’écrasais impitoyablement le faible qui n’avait de place que sous la botte d’acier de mon armure, arrachant la boue la souillant avec sa langue infecte. Les femmes ? Des trous sur patte voila tout, elles ne sont là que pour assouvir nos besoins, notre pêché de chair. On me rétorquait amour, mais après toutes mes aventures et mésaventures, je ne pouvais guère oser croire qu’une telle chose existait vraiment dans ce monde, peut être la cause de ma vision peu flatteuse de la gente féminine. Ah mais attention, jamais je n’oserais dire que je n’aime pas les femmes pour autant, surtout quand je leur écartais les cuisses, ce qui était normal après tout.

Haineux j’étais oui, mais il fallait aussi préciser que je n’étais pas un enfant de guerre, bien que c’était déjà une chose évidente. Mais plus que tout, un penchant de ma personne que j’avouais volontiers, plaidant ma faute sans aucun soucis manifeste, c’était cette tendance que j’avais à aimer voir se peindre sur le visage de mes ennemis la souffrance, la terreur, quoi de plus jouissif que de voir se dessiner la preuve irréfutable et absolue de votre supériorité sur ceux que vous massacriez ? Ainsi, je faisais preuve d’un sadisme qui pouvait atteindre une apogée rarement atteinte lorsque je décidais d’étaler toute ma cruauté.

En résumé, j’étais un homme préférant l’action au blabla, aimant les plaisirs de la chaire et de la vie de démon humain, et se jetant corps et âme dans sa haine et ses pulsions instinctives.



Narrateur : Triste et sauvage portrait n'est-ce pas ? Pourtant bien des choses sont à dires sur cet homme au coeur ravagé et brisé. Il n'y a rien de plus navrant que de voir un homme sombrer, au point d'en oublier tout ce qui le caractérise. Rien du plus terrible qu'un homme qui renier tout ce qu'il était lorsque la douleur, insoutenable, lui fait perdre toute raison.
Ce cher Meleagant était autrefois un chevalier, un vrai, suivant les règles et moeurs de cette noble caste. Il était toutefois un homme arrogant, suffisant et empreint d'une grande aisance lorsqu'il s'agissait d'agir sous l'impulsivité de ses sentiments. Comme il le dit lui même, il aimait les femmes, oh oui, mais ne les avaient pas toujours considérées comme des objets. Tout cela remonte à ce moment fatidique, où un des chevaliers de la table ronde osa pénétrer en son royaume, et qu'il fut vaincu par celui-ci. Sa rage lui fit commettre l'irréparable, abandonnant le code de chevalerie qu'il suivait afin de sauver son honneur, de se venger de ces étrangers. Il osa enlever l'épouse du roi Arthur, Guenièvre afin de faire pression sur son ennemi auto désigné. Mais aurait-il pu prédire, que tel un éclair, la poigne délicate d'un sentiment qu'il n'avait jamais connu allait s'emparer de son coeur sauvage et furibond ? Oui, contre toute attente, il tomba amoureux de cette reine, et tenta par tout les moyens de la courtiser. Mais essuyant rejets sur rejets, pour finalement se la faire ravir par Lancelot, quelque chose en lui fut détruit à jamais. Il ne l'avouera jamais, mais à jamais il continuera de dresser cette femme sur un piédestal.
Cette souffrance causera sa perte, chevalier amoureux, il deviendra chevalier fou et malfaisant, trempant dans une haine implacable, maudissant Lancelot, la table ronde, Camelot, et par dessus tout, les chevaliers.



HISTOIRE



Méléagant, est né dans un monde qui était gouverné par les mythes, les contes et les légendes, plus grandioses les unes que les autres, et où nombre d’hommes, plus que courageux, s’aventuraient sur les chemins de la gloire, défendant la veuve et l’orphelin avec la seule pointe de leur épée et la force de leur bras, la résistance de leur écu et la beauté de leur amure. Bénis par le ciel, cet homme naquit dans une famille aisée, et pas n’importe quelle famille, celle d’un roi, il était le fils du roi de Gorre, Braudemagus. Petit homme étrange, nombreux furent ceux qui crurent l’enfant atteint d’une certaine maladie aux premiers abords, car sa peau était d’une pâleur incroyable, et ses yeux d’un rouge incandescent, presque surnaturel. Confiant dans son enfant, le roi accueilli cette frêle créature avec tout l’amour d’un père, tout le respect d’un homme. Cet homme, son père, était toutefois un homme d’orgueil, et aussi d’honneur, mais plaçant de façon forte ses intérêts personnels devant tout ceux des autres, abdiquant que lorsque son code d’honneur le forçait à admettre la force et le courage d’autrui. En digne roi chevalier, l’homme éleva son fils comme un père aimant, déversant en lui toute ses connaissances, ses rêves et désirs de roi et d’homme. Mais pas seulement, il apprit au jeune enfant le respect des codes de conduites et des mœurs de l’époque, mais surtout, inculqua en lui le respect de la chevalerie, car il serait un jour amené à régner sur son royaume, et à agir en tant que chevalier. Enfant innocent, il gobait autrefois tout ce que son père lui disait, l’infini désir d’un enfant d’apprendre et de canaliser en lui tout ce qui vient de ses parents étant dès lors sa ligne de conduite première. Mais, lorsque vint la fin de l’innocence, l’enfant qui autrefois avait écouté et admiré les récits des héros chevaliers avec tant de joie, ne put que se rendre compte que tout n’était qu’exagération et mensonges, comment un chevalier pouvait-il avoir vaincu par exemple un dragon, alors que l’homme avait fuit ventre à terre sous les yeux de son père et de lui-même, lors d’une simple chasse au brigand alors qu’il n’était encore qu’un adolescent fougueux et plein d’entrain ? Cette seule expérience suffit dès lors à ruiner des années d’admiration et de ferveur, la chevalerie n’était qu’un simple mensonge, un conte pour les enfants. Cependant, par respect pour son père, l’homme continua à vivre pour son royaume, son peuple, son père. Il était encore chevalier, bien que dans son cœur, le fil d’or qui brodait autrefois toutes ces histoires de chevaliers venait de se briser. Dès lors, il finit par devenir un homme impulsif, bestial, un « chevalier » redouté autant pour sa force que pour son tempérament, et l’arrogance qui le caractérisait. Son bon père ne savait d’ailleurs plus où donner de la tête.

Beau jeune homme, les femmes et les richesses croulaient à ses pieds, il était respecté par son peuple qu’il servait, mais tout autant craint par la justice expéditive et les crises de brutalité qui pouvaient conduire à de biens nombreux incidents. A l’époque, les plus anciens arrivaient à pardonner leur jeune prince, prétextant la fougue de la jeunesse, et que tôt ou tard, la sagesse viendra tempérer son ardent caractère afin d’en faire un homme noble et digne de son père. Pour ainsi dire, l’amour du peuple envers le roi rendait le pardon plus aisé envers Meleagant et ses actions disproportionnées. Après tout le sang de son père est celui d’un homme bon, le temps ferait son œuvre. Il était chevalier, à sa manière, et avait le mérite d’être proche de beaucoup de ses hommes dont l’amour de la ripaille et du rentre dedans avec ces dames des petits villages, se révélait être une passion commune. De nombreuses rumeurs forçaient aussi le respect envers le jeune prince, car son nom était sacré. Pour beaucoup, il s’agissait peut être du dieu Melwas qui était le maître du pays de l’Eté, autre nom de ce royaume dont il était le prince.

D’ailleurs, parlons-en de ce statut de divinité, mais pas en tant que divin, mais en tant que mortel. Notre cher prince pouvait se targuer avec aisance d’avoir tout, de ne manquer de rien. Tel une icône, un vrai dieu, son père était bien incapable de lui refuser quoi que ce soit. Son fils était son trésor, et il était incapable de voir l’être cupide, vénale et bassement terrien que son chevalier de fil était. Le prince braillait, tout de suite il obtenait. Si par malheur une donzelle passant par là refusait d’écarter les cuisses (mariée ou non) alors que l’attirail sacré lui démangeait, il avait tôt fait de lui en donner l’envie avec des méthodes des plus discutables. Or, femmes, que ce soit par les intrigues ou le pouvoir de son père et de son amour aveugle, il avait tout ce qu’il désirait. Et c’est d’ailleurs bien ironique de penser que la seule chose qu’il ne pourra avoir signera sa perte.

Meleagant aimait toutefois son royaume, étrange certes, mais unique. De nombreuses décrivent ces terres comme un paysage fantasmagorique. Rare furent les visiteurs étrangers à pouvoir prétendre avoir vu cet étrange territoire. Un certaine Sone décrira ce lieu singulier comme étant proche de l’illusion, une île cristalline. Fait étrange, l’ile avait une forme parfaitement carrée, et le roi Braudemagus avait fait construire une forteresse à chaque coin de l’ile, des forteresses de cristal, tandis qu’au centre de ces terres, siégeait une immense corne d’or dont une fontaine miraculeuse s’écoulait. Le son de cette eau semblait être le chant d’un mythe, et nul homme ne put jamais décrire ce qu’il ressentait en l’écoutant. Meleagant aimait son domaine singulier, et le considérait comme la plus grande merveille du monde. Il n’attendait que le jour où il serait roi de ces terres de légende. Sa plus grande fierté, était le fait qu’accéder à son royaume était proche de l’impossible, et que le plus simple des accès, le Pont de l’Epée, était une telle épreuve que jamais nul envahisseur ne viendrait troubler sa quiétude et son petit monde à lui. Le prince avait ses plans, son idée de l’avenir, et il refusait d’imaginer que quelque chose puisse un jour contrecarrer ses plans. Mais le destin est parfois ironique, et le jour vint où un chevalier, provenant des terres de Camelot finit par faire irruption dans son domaine, en quête d’une fontaine légendaire, la fontaine de Jouvence. Bien qu’il fût désarçonné à l’idée qu’un chevalier étranger ait pu pénétrer ainsi dans son royaume, et malgré un agacement certain, Meleagant vit là l’opportunité de s’illustrer en terrassant un des légendaires chevaliers de la table ronde, et de protéger les intérêts de son pays et de son père. Ainsi, sans attendre, le prince fou, vêtu d’une armure d’un noir de jais, allait à l’encontre de cet adversaire qui aurait du faire sa renommée. Arrogant, lorsque son adversaire se présenta comme étant le chevalier Yvain, il refusa de décliner son identité. Mais quelle ne fût pas sa surprise, lorsqu’au bout d’un terrible duel, il fut vaincu et laissé pour mort. Froissé dans son orgueil, une nouvelle partie de lui se brisa. Les rouages de la folie s’étaient mis en branle. Le mot vengeance était devenu, son nouveau credo.

Ce fut lorsque le futur chevalier fou eut atteint l’âge de 24 ans, bel homme puissant et enthousiaste, qu’il rencontra alors qu’il voyageait avec son père, la belle reine Guenièvre, et le roi Arthur. Bien que déjà quelques d’années séparaient l’homme et cette femme qui semblait sortir tout droit d’un monde imaginaire tant sa beauté semblait irréel, il sut que son cœur ne pourrait se contenir que difficilement devant cette femme dont il était immédiatement tombé amoureux. Sachant pertinemment qu’elle était l’épouse d’Arthur, l’homme acharné mit alors tout en œuvre pour réaliser son vœu, par tout les moyens, amener cette magnifique créature dans sa couche, et la faire sienne. Par le même moyen, il voyait aussi là un moyen de réaliser sa vengeance. Bien qu’il ne fût pas encore connu des chevaliers de la table Ronde, lui n’avait pas oublié la cuisante défaite et humiliation qu’il avait subit.

Peu lui importait le temps que cela prendrait, mais l’homme était bien décidé à planter ses crocs dans la table ronde afin de l’ébrécher, puis la détruire. Grace à l’aide de son père, dont il dissimulait son véritable dessein, il parvint à s’illustrer au royaume d’Uther, bravant nombres de chevaliers dans des joutes et tournois, afin de se faire une réputation grandissante, jusqu’à finalement attirer sur lui le regard de Camelot. Afin de ne pas être reconnu par certain envahisseur de son royaume à qui il devait ses premières colères, le prince fou s’était forgé une nouvelle armure carmin et noire, dont le heaume était à l’effigie d’un dragon. Son nom à l’époque sera vite oublié au profit du chevalier félon, mais certaines rumeurs disent encore qu’il aurait eu le titre du chevalier dragon. Après moult tournois, il parvint à séduire le roi Arthur qui fut impressionné par les capacités au combat de ce chevalier étranger, c’est ainsi qu’après un entretien auprès d’une grande cuve d’Hydromel, le roi lui-même proposa à Meleagant de rejoindre la table ronde. Il fut nommé vassal du roi Arthur. C’est grâce à cette position difficilement acquise, que le félon put espionner les faits et gestes des chevaliers de la table ronde, et ourdir un plan afin de pouvoir dévorer la vengeance qu’il attendait tant.

Ainsi, lorsque le soir fatidique vint, réunissant quelques soldats qui partageaient son point de vue, il parvint alors à piéger un convoi de gens de Camelot, ainsi que des soldats de l’armée régulière d’Arthur, et en fit ses prisonniers, qu’il enferma avec l’assentiment de son propre père (qui encore une fois était bien incapable de lui refuser quoique ce soit, même la pire des vilenie), dans le fief de son royaume. Se rendant alors à Camelot en grande pompe, accompagnée d’un large bataillon de soldats, il fit parvenir à la table ronde un message qui ordonnait au roi de lui livrer son épouse. Toutefois, le prince malfaisant donna une chance à Camelot de sauver la face. Il demandait en effet un duel contre un des meilleurs soldats de la table ronde, si le chevalier l’emportait, il libérerait tout les prisonniers faits, mais si l’inverse se produisait, il gagnerait tout droit sur la reine Guenièvre. Le seigneur Keu fut envoyé avec la reine, et affronta le terrible Méléagant, pensant pouvoir facilement vaincre le jeune prince, fort de ses longues années d’expériences du combat, mais l’homme déjanta bien vite, lorsque les prouesses du jeune homme le mire rapidement à terre. Exacerbé par sa rage, l’homme avait passé deux longues années à aiguiser ses compétences et sa force. Vainqueur, Méléagant fit prisonnier la reine et le chevalier, mais au moment de fuir avec eux, fut attaqué par un autre chevalier qui venait délivrer la reine. Bien que le combat fut terrible et les deux opposants de force égale, le prince dut dès lors se replier après avoir blessé sauvagement la monture de son adversaire, l’empêchant ainsi de le poursuivre. A ce moment là, le futur chevalier fou ne savait pas encore qu’il venait d’affronter son futur rival, Lancelot, le chevalier du Lac.

Après avoir rejoint sa demeure, et avoir fait enfermé la reine et son chevalier, et cherchant comment unir sa vie à celle de belle femme de ses rêves, Méléagant ne se doutait pas que le chevalier Lancelot, accompagné de Gauvain, sous le couvert d’une charrette, s’était rapproché de sa forteresse et allait bientôt affronté l’épreuve du pont de l’épée.
L'épreuve, bien que simple, consistait à tenter de rejoindre le royaume de l'Eté par la seule issue rapide et directe, mais elle était forte dangereuse. Nul homme sur terre n'avait encore réussi à survivre. Lancelot allait devoir traverser un immense ravin qui était surplombé par une épée gigantesque, le tranchant de la lame étant la seule partie accessible. Il décida alors de ramper le long de la lame. Quelle traversée ce fut... Dans la souffrance, la torpeur, l'homme ne put tenir que grâce à l'ardent désir qui l'animait, celui de sauver Guenièvre. Plus tard, à la grande stupéfaction des habitants du royaume, mais surtout de Meleagant, Lancelot allait devenir le premier homme sur terre à avoir vaincu le pont de l'épée, bien que son corps était meurtri de blessures abominables.
Lorsque le chevalier réussit à atteindre sa demeure, et à arriver devant son propre père qui après avoir assisté à un nouveau et rapide duel entre son fils et le guerrier de Camelot qui s’était alors présenté, le roi accepta de délivrer la reine et tout les prisonniers afin d’honorer le courage et la force de ce brave chevalier. Vert de rage et de haine, autant envers son père qu’envers ce maudit chevalier Lancelot, le fou lança un ultime défi au chevalier Lancelot dans un duel de tournoi. Meleagant refusait de se voir priver de cette femme envers laquelle il vouait un amour infini, bien qu’à sens unique, celle-ci ayant passé une année entière à repousser ses avances. Il n’avait jamais perdu la foi de réussir à la courtiser, et s’était montrer assez vertueux pour ne jamais forcer la reine. Il ne voulait pas la forcer, il ne voulait pas qu’elle ne soit qu’un simple objet. Elle était plus qu’une femme, qu’une reine, elle était pour lui sa déesse et voulait posséder réellement son cœur, sans force, sans artifice, il voulait avoir les sentiments de Guenièvre. Malgré tout, le fourbe savait que son adversaire allait être redoutable, et savoir faire preuve d'esprit et de stratégie était aussi en soit une force qui n'était point négligeable en ces temps reculés. Ce cher Meleagant s'était mit en tête que, si Lancelot ne se présentait pas de lui même au duel, son père réviserait son jugement et maintiendrait la reine captive. Ainsi, après une courte discussion avec le chevalier du lac, il lui proposa de lui faire visiter l'immense demeure du royaume de l'Eté. Malgré sa méfiance, Lancelot ne put refuser, car aucun étranger à ce jour n'avait encore eu la chance de se voir offrir cette opportunité. Mais c'était sans compter, après quelques heures, après avoir endormit la méfiance de son adversaire, que le félon mena son ennemi au sommet d'un donjon, et fit choir son rival dans une trappe dissimulée qui le fit tomber jusque dans les tréfonds du domaine, dans une cellule sombre et humide où il n'aurait aucune chance de s'en sortir. Mais la malchance du chevalier félon allait lui jouer un tour, car curieuse et au courant des manigances de son frère, la soeur de Meleagant descendit rencontrer Lancelot, et tombant sous les charmes de celui-ci, accepta en échange d'un baiser, de libérer le captif. Bien décidé à faire payer Meleagant, à la loyal afin de l'humilier devant ses propres sujets, Lancelot étouffa l'affaire, et se présenta le soir même dans sa propre chambre, au grand étonnement du félon.

Profitant des quelques jours de répit avant le duel, Meleagant fit forger une armure identique à celle de Lancelot, mais d’un noir absolu. Quelques rares différences étaient toutefois à noter, le casque du prince fou ayant une apparence bestiale, c’était là pour lui un moyen comme un autre d’insulter son adversaire. Le noir absolu d’un côté, monté sur un puissant destrier tout aussi sombre, et de l’autre, le chevalier Lancelot dans une armure d’un blanc éclatant, sa propre monture resplendissante avec son pelage nacré. Chargeant comme des furies, le choc des lances fut redoutable, tel le tonnerre, les boucliers se brisèrent sur le choc, et les cavaliers chutèrent de leurs montures, se redressant rapidement, tandis que les chevaux fuyaient, tout en continuant à faire voler leurs épées. Les deux adversaires s’affrontèrent dans un duel titanesque, le choc des épées déchirant le silence pesant, le souffle retenu des spectateurs assistant au grand combat. Mais si les deux hommes s’équivalaient, il était indéniable que Lancelot possédait plus d'expérience. Le combat de mémoire d'homme, fut impressionnant. Le félon et le chevalier du lac se battaient avec la même ardeur, paraient chaque coup avec la même dextérité, et répondait l'un à l'autre avec autant de rage et de puissance. Lancelot se battait toutefois de façon claire, et raffinée, faisant étalage de technique d'épée complexe et puissante, mais Meleagant affichait une capacité d'adaptation et une capacité à user tout ce qui l'entourait de façon spectaculaire, ainsi les deux homme s'affrontèrent fort longtemps, jusqu'à que l'expérience du chevalier du Lac finisse par jouer définitivement. L'avantage finit alors par revenir au chevalier Lancelot, qui, après avoir acculé son adversaire, le frappa au bras assez fort pour lui faire lâcher son épée, mais sans pour autant entailler assez le bras pour l’amputer, puis après l’avoir frappé assez fort, il réussit à décapiter le prince fou. Durant ces derniers instants, le chevalier repassa dans sa tête bien des choses, et ses dernières pensées furent une malédiction, envers Camelot, envers Lancelot, Arthur, Gauvain… Envers son père, envers la chevalerie même qui le privait de l’amour qu’il avait désiré. La haine pure défigurait le visage du prince alors que l’étincelle de vie finit par s’éteindre en lui.




A PROPOS DE VOUS



Âge : 29
Expérience RP : une dizaine d'années, mais plus rp depuis deux ou trois ans environ
Les animes/jeux Fate que vous connaissez : Fate Stay Night, Unlimited Blade Works, Fate Zero
Comment avez-vous connu le forum Ancien Membre ^^
Quelque chose à ajouter ? :
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Dim 19 Aoû - 12:10
Terminé x)
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Lun 20 Aoû - 13:46
Bonjour,

C’est donc à moi de m’occuper de ta fiche… Let’s go !

Physique :
Très bien, un peu de faute à gauche ou à droite mais il n’y a rien d’handicapant dans la lecture. J’ai dans ma mémoire un Méléagant homme à femme qui possède beaucoup de choses. Fortune, richesse et femmes …. Cependant, le parti pris que tu as, est très attachant.

Mental :
Très bien aussi, peu de faute, je n’ai pas grand-chose à redire dessus. On peut ressentir le désintérêt profond que tu peux avoir pour tes … pseudo semblables humains. Je te rassure, des fois, je ressens exactement la même chose.



Histoire :
Cette dernière est intéressante et plaisante bien que un peu courte sur le fond et la forme. J’aurais préféré qu’elle soit un peu plus longue. Dans certaines légendes ou récit, le chevalier Noir a été à la table Ronde, c’est d’ailleurs ce fait là et d’être le vassal d’Arthur. Tu pourrais développer ce côté-là ou bien alors renfoncer le fait que le chevalier Noir est vraiment le dieu de son domaine. Dans son château, il a vraiment tout ce qu’il veut et sans véritable contrainte à vrai dire. Je rajouterai aussi que tu devrais peut-être plus parler de la première tentative de Lancelot pour récupérer sa dulcinée qui s'est terminée par une capture et toi accusant la reine de s'être faite violentée par un de tes soldats. D'ailleurs, dans cette partie de la légende Lancelot arrive s'échapper grâce à un baiser voler à ta soeur



Equipement :
J’aurais peut être un peu plus détaillé les équipements que tu as. Mais des fois les descriptions sont courtes. Il y aurait peut être moyen de faire mieux.



Statistiques et Alignement.
En me basant sur ta némésis, j’aurais baissé d’un rang ta force et j’aurais augmenté ta chance d’un rang. Il faut être sacrément doué pour ravir Gwen. Ce n’est pas une princesse de plombier. Pour ton alignement, tu es plus proche pour moi du chaotique mauvais que du neutre mauvais. Mais cela reste un détail.


Les compétences.
MR rang B : Ok


Divinity : Je l’aurais mis rang D car il y a beaucoup de légendes qui ne placent pas Méléagant comme le fils de Melwas mais plutôt comme Melwas lui-même. La confusion peut être grande et dans l’imaginatif courant, je ne me souviens pas que Méléagant se vante de sa généalogie comme Iskandar (qui est de rang C)


Knight of Dishonor :Après discussion avec l’orange qui devait faire ta fiche, ta fiche a été fait il y a fort longtemps. Entre temps, le Prana Burst est devenu du Mana Burst et le Knight of Honor est devenu un Knight of Owner. Ce n’est qu’un simple changement de nom mais prend le en compte. Par contre, j’aimerais que tu précise ton pouvoir. Car il y a une différence entre affecter des objets simples pour affecter les servants et prendre des armes de GoB avec la maitrise parfaite. Une petite précision serait alors la bienvenue parce que sinon, tu risque d’être affecté par des malus et restreint à des armes et des objets simples. Alors que, Méléagant serait bien avec un pistolet



At the Boundary : Un bel effet mais n’oublie pas que cela ne te protège pas des effets de poison ou de brûlure ou d’autre chose qui pourrait être associée à une attaque qui aurait du te OS. En attendant les correctifs des autres points je vais pouvoir discuter et réflechir à un effet à te proposer.

Noble Phantasme.


The Bridge Sword :
Fait attention au fait que si  ton adversaire possède une capacité spéciale lui permettant de ne pas marcher sur ce pont, alors la première phase ne sert strictement à rien. Pour la deuxième phase, je pense mettre un malus en agilité. D'un rang assez faible, car malgré tout l'épée est tout de même particulièrement grande. De plus, je ne pense pas que tu es la capacité de la manier correctement. Concernant, la capacité de mourir. j'ai eu la confirmation avec un rouge et cela ne se fera pas au jet de dés mais bien comme un Gae Bolg. Je t'expliquerai ça en détail dès que l'on aura fait les premiers correctifs, une chose à a fois.



The Knight of Abduction :
Pour le moment, pas grand chose à dire. Si ce n'est qu'il va falloir remanier ton noble fantasme pour le faire ressembler beaucoup plus à celui de Nero en termes de système. Ce n'est pas une exacte copie bien entendue. Mais il est important de s'inspirer dans ces cas-là de quelque chose qui est déjà fait. Je vais en discuter de mon côté mais je ne pense pas laisser le côté visible de l'extérieur. Après tout ta forteresse a toujours été quelque chose de cacher


Remarques générales :


J'espère ne pas avoir été trop dure avec toi car tu restes malgré tout ma première fiche. N'oublie pas, cependant de mettre un avatar et de parcourir un peu la fiche pour corriger les différentes fautes que tu peux voir. Elles ne sont pas gênantes pour une compréhension globale mais elles peuvent provoquer quelques petites mésententes notamment au niveau des pouvoirs. Une suggestion personnelle, j'aurais plutôt tendance à abandonner Divinty pour m'orienter vers de l'Information Erasure ou bien alors du Present Concelmant, bien plus répresentatif de ton personnage à mon sens.Je le répète, ce ne sont que des suggestions et il y a d'autres compétences pertinantes pour toi. A toi de voir.
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Sam 1 Sep - 18:03
Up, correctif réalisé ^^
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Dim 16 Sep - 15:19
Petit up ^^
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Lun 17 Sep - 1:31
Bonjour,

Je tenais tout d’abord à m’excuser du retard, je devais faire des déménagements et aider à certaines démarches de mon côté. :P

J’ai bien vu les modifications que tu as fait de ton côté et après plusieurs lectures je te donne ma validation. :P

Bonne chance avec le rouge qui va s’occuper de toi…

Jabami.

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Mer 19 Sep - 0:54
Hello

A mon tour de passer donc, c'est parti Fight

Stats : Méléagant étant considéré comme le rival de Lancelot il va de soit que ses stats se tiennent par rapport aux siennes dans sa version Saber. C'est donc bon.

Armure Sombre > juste préciser qu'il s'agit d'une armure lourde Best

At The Boundary > alors il ne pourra pas offrir d'immunité contre les OS car c'est qu'un pouvoir. Il pourra cependant agir comme des capacités exceptionnelles comme Pionneer of the star ou de réactions comme Eyes of the Mind True, Instinct, etc.
Toutefois, un pouvoir ne peut avoir qu'un seul effet (ou deux s'ils ne se cumulent pas). Mais celui de protection contre les charmes, ne correspond pas à ta descriptions qui ne concerne que le monde des morts et donc plus le premier effet. De plus on peut imaginer le cas d'un effet de charme très puissant pouvant OS et donc entraînant un cumul des effets. Il te faudra donc le retirer.

Guardian of the Holy Well > A préciser s'il s'agit d'une régénération ou d'un soin. Je le vois pour ma part plus pour un pouvoir actif de soin car il boit de l'eau de la fontaine pour se soigner. C'est donc une action et non une régénération.

Everything to the Win > chez Lancelot c'est un NP et donc quelque chose qui dévoile son identité. Quelque chose d'assez unique donc en soit. Avoir l'équivalent en Pouvoir n'aurait donc pas de sens. Désolé mais il te faudra donc trouver un autre pouvoir.

The Bridge Sword >
Rang A
1ère phase > on va préciser ceci : "mise à l'épreuve de l'AGI de l'adversaire qui subit un malus de -1 rang sur son AGI. Son état de santé, fatigue et donc paramètres liés au rp sont pris en compte. Le résultat est donné par l'arbitre. S'il échoue l'adversaire subit des dégâts de rang B."
2ème phase > les dégâts de l'épée sous cette forme comptent comme un pouvoir de renforcement de rang C. L'effet durera donc 4 actions. C'est plus ou moins équivalent au bonus de STR mais plus logique. Le malus d'AGI reste.

Méléagant a écrit:
Note : Il est possible d'activer le NP sans utiliser la phase 1 pour utiliser directement la phase 2. Le coût en mana est alors grandement réduit. (au staff de juger ici de combien)

A supprimer car utilisé comme cela le NP ne dévoile plus l'identité.

Pour la note : si un personnage ne relève pas le défi, comme tu décris cela comme un malus sur le destin alors il verra sa LCK subir un malus de rang C.

Realm of the Dead - The Knight of Abduction > on va considérer ça comme un anti-armée de rang B.
Malus de LCK de -1 rang.
Les autres effets c'est bon

Caractère et Physique > bien écrit et très complet, il n'y a rien à redire Best

Histoire > rare et de voir une histoire aussi longue que les descriptions réunies. Néanmoins ce n'est pas un souci car toute l'histoire du personnage est bien là. Juste un petit bémol, j'aurai attendu plus pour le passage de Lancelot sur le pont de l'épée et leur duel après. C'est un passage important et lié à ton NP et cela tient sur trois lignes. Si tu peux le décrire un peu plus cela serait chouette Best

Voilà pour ce premier passage, bon courage, tu as fais déjà les 3/4 du chemin Yay
Valkyrie hjärta
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Mer 19 Sep - 2:47
Edition faite ^^

J'espère ne pas m'être trompé ^^
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Jeu 20 Sep - 1:08
Et bien je crois qu'on y est Fight

Personnage validé. Enjoy Yay
Valkyrie hjärta
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