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Ven 6 Juil - 12:27

Arjuna

Age : 24 ans en apparence
Nationalité : Inde
Organisation : /
Fonction : Majordome



Arjuna

CARACTÉRISTIQUES

Type : Servant
Classe : Archer
Alignement : Loyal Neutre

Statistiques :
STR : A
END : B
AGI : B
MAG : B
LCK : A



CAPACITÉ(S) DE CLASSE

Independant Action[Rang A] :
Ayant vécu longtemps en pélerinage, Arjuna a été très souvent seul, que ce soit par mission ou par ascétisme, malgré le lien qu'il avait avec sa famille. Son indépendance à toujours été remarqué et remarquable.

EQUIPEMENT

Agni Gandiva :
L'arc d'Arjuna est un arc blanc avec un trou au niveau du bois pour faire rentrer la flèche. En protégeant la flèche des interférences, Gandiva confère à celle-ci une visée optimale. De plus, les cordes sont un  ensemble condensé de mille fils d'énergies brut. La force appliquée sur la flèche est donc conséquente.

Carquois d'Indra, Aghni et Rhudra :
les carquois offerts par Indra confèrent un nombre de flèche infinie. Bien que, en tant que servant, Arjuna pourrait générer des flèches par son énergie brut, le carquoi génère des flèches d'énergies  à sa place.
Il y a rangé, en tant que servant , ses deux lames, Aghni et Rhudra, deux lames jumelles qu'il a reçu des dieux concernés. En tant que Saber, ces deux lames seraient sans nul doute des Noble Phantasm, bien que il détienne aussi l'épée de la Mort elle-même sous la classe approppriée. Même pris au corps à corps, il n'est toutefois pas sur de s'en servir, trouvant ses flèches bien plus efficaces à bout portant.

Spoiler:
 

Spoiler:
 


Devadatta :
bien qu'il ne s'en serve rarement, la Conque d'Arjuna , offert par les dieux, est un outil d'exception en lui-même, qui dans d'autres circonstances aurait bien pu devenir un Noble Phantasm. Toutefois, son statut actuelle ne peut utiliser cet outil clamant la dévastation future des mains du Béni de Shiva.
Il peut toujours s'en servir comme une conque normale néanmoins.



SORTS

Bien que naturellement rompu à la magie par les Mantras et les Sutras sacrés, il ne dispose pas de sorts, étant invoqué sous une classe non-magique.


POUVOIRS

Awarded Hero[Rang A - passif] :
Il est le Héro Béni à la naissance, celui qui recevra tout.
La skill de l'enfant béni, à sa naissance, pour recevoir les bienfaits. Cette skill fournie à Arjuna tout ce dont il pourrait avoir besoin. Que ce soit en forme de biens ou d'amitiés, le héro ne manquera jamais de rien tant qu'une malédiction ne s'oppose pas à cette skill.
- confère la faculté de sentir la direction nécessaire pour que Arjuna trouve ce qu'il lui faut, ainsi qu'une idée de la distance exact. Les non-magi ou personnes  non liés au surnaturel ressentiront l'envie de lui offrir tout ce qu'il demande.

Divinity[Rang B - passif] :
Demi-dieux et réincarnation de Nara, ami de Vishnu.
Fils d'Indra et de Kunti, Arjun est un Demi-dieu dans sa forme la plus pure, enfant du Roi des Dieux. Il est également la réincarnation de l'ancien dieu Nara, en parallèle avec son ami Krishna réincarnation de Vishnu.
  - Permet d'ignorer toutes protections basées sur la foi de rang inférieur ou égal à Divinity.
  - Diminue d'un rang les protections basées sur la foi de rang supérieur ou égal à Divinity.
  - Accorde une protection du rang de Divinity contre l’élément principal du personnage: Elément Air (sous-catégorie Electricité)
  - Renforcement passif de rang C sur la caractéristique principale du personnage. => LUCK

Clairvoyance [Rang B - passif] :
La faculté de percevoir l'invisible est chose aisée.
Les capacités de perceptions d'Arjuna sont tellement étendu qu'il est non seulement capable de viser sur plusieurs kilomètres, mais également voir tout ce qui est invisible à l'oeil nu.
En ce concentrant au moment de tirer, un effet comparable à une dilatation du temps à alors lieu du point de vue de l'utilisateur .

- permet l’extension de vision sur plusieurs kilomètres de portée.
- Voit à travers la majorité des obstacles visuels, y compris les murs les moins épais.
- Voit à travers l'invisibilité

NOBLE PHANTASM


Agni Gandiva, Flame God's Yell [Type Anti-Unit - Rang A - Actif] :
”Ô, Seigneur Agni. Embrasez cette terre.

L'arc offert par Agni est une arme divine d'exception, composé de milles fils d'énergies se tendant en même temps pour propulser tout projectile avec une puissance inimaginable. Il s'agit d'un set complet, avec les carquois qu'il porte, et qui génèrent infiniment des flèches. Si les flèches des carquois sont, en règle générale, puissantes, elles deviennent imprégner par un renforcement de Mana Burst qui enflamme la pointe et embrase la hampe.
Incapable d'être ne serait-ce que soulevé par un humain normal, chaque flèche tirée par Gandiva devient l'équivalent de puissance d'un missile. Bien que ledit missile ne soit pas, à l'origine, tête chercheuse, le talent à l'archerie d'Arjuna et sa skill de Clairvoyance en font des missiles à têtes chercheuses malgré tout.

- Une fois activé, dure le temps d'un Noble Phantasm de rang D (soit cinq actions)
- Pendant ce temps susnommé, toutes les attaques normales d'Archer se retrouvent imprégné de flammes bleutés accroissant la dangerosité de ses flèches (Mana Burst Flame rang A)
- Toutes les flèches se retrouvent renforcés et frappent encore plus puissamment durant le temps de son activation, doublant le bonus accordé à la puissance du choc et la puissance des flammes associés.



Pashupata, The Raised Hand of the Destruction God [Type Anti-World - Rang A- Actif] :
”Expansion de la terre sacré, Fixation de l'Espace, Etablissement de la période d'application de la Punition Divine... Résolution complétée. Par la colère de Shiva, vos vies prennent fin dès à présent.”

Une arme divine offerte par l'un des Trois Grand Dieux de l'hindouisme. Shiva, qui gouverne la création et la destruction.
Pashupatastra se manifeste sous la forme d'une Vague d'énergie invoquée par Arjuna, qui affecte non pas le corps, mais l'âme d'un individu. Plus un individu est proche du statut de héro et du divin, plus grande est la chance de délivrer le jugement de Shiva et, par conséquent, de délivrer le Moksha. La libération du cycle de réincarnation, du monde matériel et de la liaison entre la vie et la mort. Par tout ses aspects, il s'agit d'un Noble Phantasm de Mort Instantané.

Les anti-héros et les humains “normaux”ne se voient pas délivrer le Moksha, mais la main de Shiva détruit absolument tout ce qui reste sur son passage dans tout les cas. Une arme de destruction divine qui détruit la matière et libère l'âme.

- Malgré sa nature d'anti-unit, Pashupata vise autant de personne en même temps que décidé par Arjuna lors de son activation. Bien que ce choix puisse définir ce Noble Phantasm comme un anti-unit, sa puissance intrinsèque le rapproche davantage d'un anti-monde capable de faire la distinction.
- Inflige des dégats de Noble Phantasm de rang A
- Tout les concernés doivent faire un jet de LCK pour voir s'ils ne sont pas tout simplement mort par Moksha. La skill divinity inflige un malus à la luck, mais les héros considérés comme des anti-héros reçoivent un bonus à la luck.

Du fait de la puissance considérable de l'arme, Arjuna s'est imposé des conditions morales extrêmement strict quand au fait de son utilisation. Aussi, à moins que l'ennemi ne soit Karna, un Dieu ou un Ennemi de l'Humanité, il est plus que probable que le héro se contente de Gandiva.

Il existe une règle, toutefois, que Arjuna doit appliquer: Pashupata ne peut être déployer face à un adversaire qu'il juge plus faible que lui. C'est une des raisons qui a fait que , durant toute la guerre, il ne l'a jamais utilisé.




PHYSIQUE


Formé dès son plus jeune âge au maniement des armes, le Pandava dégage une musculatre fine , approppriée à tout les types de combats. Ses abdominaux sont dessinés et se voient facilement, et le seul défaut soulevable à son harmonie corporelle pourrait être, selon les goûts de chacuns, le manque singulier de corpulence.
Toutefois, il ne faut pas sous-estimé la densité propre de son corps, qui l'a amené à la lutte contre son propre frère et à gagner. Il est mince, certe, mais c'est avant toute chose un manieur d'arme, et il a la puissance appropriée pour le faire.

Mesurant la septentaine de kilos pour le mètre soixante-dix, il a un équilibre corporel qui ne dément point son physique, et inconsciemment, de par sa nature et sa naissance, correspond parfaitement -trop peut-être- à l'Homme de Vitruve et aux principes de perfections corporels humaines en terme d'harmonie. Ses cheveux chatains sont coupés généralement court, bien qu'il ai déja porté pendant de longs moments les cheveux longs, trahissant, malgré des boucles dans ses cheveux en tant normalement, une certaine raideur capillaire selon sa taille de cheveux. Quand à ses yeux, d'un marrons des plus communs, ils regardent le monde dénué de tout véritable lueur. Ses yeux deviennent toutefois d'un noir absolu quand Krishna ressort, seul manifestation physique de son... hôte.

Au combat, son arme principale, bien sur, est son arc, Agni Gandiva, un gigantesque arc blanc à la corde energétique générée par du prana. Bien que plutôt sobre malgré sa nature d'arme divine, des ornements dorés sont situés au centre, et se réunissent en une spirale ambrée. Cette spirale, par la ou passe les flèches énergétiques de l'Archer, aident à stabiliser sa visée, et fait vicieux, la science martiale du détenteur de l'arc est suffisant pour utiliser les pointes comme poignard. Un poignard avec un long manche pas du tout évident à manier, mais quand on a toucher au domaine des dieux, c'est loin d'être le plus difficile à réaliser (bien que le style de combat soit plus adapté a une sorte de faucille sans lame, juste avec pointe)

Bien que naturellement orienté vers les tenus de qualité texturale supérieur, tenant à une présentation digne du héro qu'il est et jugeant que “un sauveur ne s'habille pas comme un clochard”, il est toutefois assez varié en terme de choix. Ses couleurs favorites, toutefois, sont le bleu, le blanc, le rouge et l'or, et il a fortement tendance à chercher ce style. Inconsciemment, peut-etre pour cacher “Krishna”, il refuse de porter du noir seul.

En tant que servant, la tenue de d'Arjuna est cependant plutot traditionnel: vétu d'un pantalon blanc et de chaussures de la même couleur, il porte un juste-haut-corps violet , orné d'un collier d'ors et de brassières dorés, preuves richesses de son haut rang. Toutefois, le haut de son corps est en général recouvert d'un manteau blanc fendu par les côtés, alors qu'a sa taille résident ses carquois (dont il n'a ironiquement nul besoin en tant que servant, générant ses flèches par son prana).  A cause de cela, il y a rangé des lames normales, deux épées longues dissimulés.


CARACTÈRE


“Je ne suis pas comme Karna, qui, en étant calme, a été le coeur qui a cru en tous. Non, je suis celui qui, serein, est tellement résigné qu'il en devient désespéré...”

Les standards de la perfection héroïque. Généreux, droit, fidèle à la justice, à ce qui est appelé le Dharma, le cours naturel des choses, Arjuna est un Héro qui a son propre sens des valeurs. L'honneur, la philosophie, l'intérêt, tout cela représente un tout qui déterminera ses actes en tant que Kshatriya -guerrier-.
Humble pour les preuves de reconnaissance, honnête de nature et franc dans ses paroles, toutes les personnes l'ayant cotoyé , même Karna, ne pouvaient s'empêcher de dénoter sa perfection. C'était le Sacerdoce de sa création , de son développement, et il l'est devenu à tel point que c'est à en devenir malade.
Couvert de dons, il est le Héro Béni, celui qui reçoit dons des autres et qui ne peut être haï, de quelque manière que ce soit. Il est cet homme qui va vous sauver d'un désastre , avec le sourire, avant de partir d'un air désintéressé, comme si son acte lui était aussi naturel que de respirer. Que ce soit un monstre, la fin du monde ou même une crise de nerf, il y aura ce même sourire, ce même regard, et pire encore, cette même acceptation. Il est la pour vous, pour tout le monde, simplement parce que il est dans les parages. Et malgré sa royauté, il ne déploie pas cet égo insupportable. Il est juste le meilleur, il le sait, et si quelqu'un est meilleur que lui, alors il n'en sera que plus heureux, car cela lui offre un inconnu apprécié.

C'est ainsi qu'il est né, qu'il a grandit, qu'il a vécu. Comme un parangon du Dharma, un champion de la Justice. Mais...
Mais il n'y a nul véritable coeur à l'ouvrage. Ces actes sont machinales, naturels, sans arrière-penséen mais sans volonté non plus. Les autres attendaient de lui qu'il soit leur héro, alors il a été ce héro répondant à leurs souhaits. Sa vie entière est faire de “devoir”, de Dharma, et fort malheureusement pour lui, d'un ennui mortel.
Tout lui est facile. Tout lui réussi. Cet homme est parfait. Mais justement, nul ne voyait en lui le problème. Il était TROP parfait. Il DEVAIT l'être pour les autres.

Ses amours, s'il l'exprimait, rendait ses actes faillibles, donc il ne les manifesta jamais réellement, ce n'était que des simulacres.
Ses amitiés, c'étaient ses garde-fou, ceux qui définissaient ce qui était bien, ou mal, ou juste.
Ses colères? S'il n'avait pas été en colère, alors les gens auraient été effrayé et il aurait été jugé sans coeur.

En revanche, il y a une chose que , malgré tout, Arjuna ne pouvait se détacher. Un fait. Un détail. Un point dont même le plus grand héro ne pouvait se démunir. Le désir.
Il avait désiré affronter Karna. Le tuer. Mais cela était contre le Dharma, car c'était son frère malgré son ignorance.
Il avait désiré tuer Krishna, son meilleur ami, car c'était le seul contre lequel il n'avait pas à se retenir réellement.

Il avait désiré des choses que les gens auraient vu comme un défaut. Une faiblesse. Mais à force de grandir, il avait du garder tout cela en lui.
Mais, Krishna lui a dit qu'il l'aimait, donc qu'il était dans son droit.
Son “meilleur ami” réside toujours en lui, lui prodiguant conseils et complotant contre son entourage. Il sait que c'est mal, alors il a honte de lui, car cette facette n'a que le modèle de pensée de son ami , recopiée pour recevoir ses tares. Différent du vrai.

En lui réside Krishna. Mais ce n'est pas le héro, non. Krishna incarne le noir dans l'hindouisme, le sombre, le caché.
Le honteux.
Tout ses désirs de meutres, ses amours, ses amitiés, ses sentiments mêmes sont dans Krishna. Et cela le hante, comme une personnalité distinct fragmentée et construite de toute pièce.
Krishna et Arjuna.
Krishna EST Arjuna.

Les yeux du pandava ne déploient d'émotion que quand cette facette ressort. Même les Suprêmes, Shiva et Visnu, furent icapable de voir au fond de lui ce qui se tramait. Nul ne purent le voir. Personne ne put comprendre Arjuna, qui ne s'est jamais senti compris de toute façon.
C'était peut-être la seule chose qui lui ait jamais manqué et qu'il ai jamais désiré. La confiance malgré ses défauts indignes.

Mais personne ne pourra le lui accordé. Une tristesse qui l'amène à rechercher une seule chose, capable de lui apporter la paix. La raison véritable de tout ses pélerinages.
La Solitude.


HISTOIRE



Une situation familiale... compliquée?

La naissance d'un Héro est toujours annoncé comme un évènement exceptionnel. Dans le cas d'Arjuna, ce dernier connaissant fort bien l'histoire, cela prêt plus à rire qu'autre chose. Revenons un peu en arrière...

Un jour, alors qu'il chassait, le Roi Pandû croisa la route de deux antilopes. Un mâle et une femelle, qui s'exerçait à la pratique des Arts de l'Amour animalier. L'espace d'un instant, le traqueur hésita. Devait-il tirer sa flèche malgré la reproduction inopinée, au risque de souiller les Lois sacrés de la Chasse? Quelques temps de réflexion, avant que le Seigneur ne se convainc à tirer. En effet, dans la situation actuelle, les lois de la Chasse était de prédominance par rapport aux Dharma des hommes. La flèche empennée de plumes d'or, la pointe acérée, le trait fatale parti de son arc tendu pour se plonger dans la chaire des deux animaux en même temps, les liant pour l'éternité par le bois de l'arme.
Cependant, il s'avérait que les deux antilopes étaient en réalité humain, et l'un des deux était un ascète à la puissante magie, qui avait décidé de prendre forme animale pour convoler avec son épouse dans les bois, puis dans ses bras.

En premier lieu, l'ascète se plaignit de son destin, mais le Roi Pandû, sage parmi les hommes, ne comprit pas. Certes, il avait tué un ascète, et cela était difficile à accepter, mais de part leurs situations mutuels, c'était un destin prévisible. De fait, aux yeux du Dharma , il s'était comporté impeccablement, malgré une méprise dont le Sage antilope ne pouvait que se blâmer. Toutefois, pour le punir de cet acte, l'homme plaça sur son assassin une puissante malédiction:

“je ne te blâme pas, Ô Roi, du meurtre d'animaux ni de ton acte. Mais tu fus cruel de ne pas avoir attendu l'accomplissement de l'acte d'amour. Moi qui me suis uni à cette femelle  avec volupté pour accomplir l'un des buts de l'Homme, cet acte ne portera point ces fruits par ta faute. Et cela, Ô Roi sage, est contraire au Dharma.
Tu dois châtier les innocents, et non briser la vie d'un couple se nourrissant de fruits et de racines dans la Paix et la Félicité.
Mais puisque tu as été aussi cruel envers un couple, fut-il dans le plus pur respect des règles de la chasse animale, je te frappe de cette malédiction, Ô Roi Impétueux. Aussi, lorsque tu seras malgré toi en proie avec tes désirs amoureux, cette situation, tout comme moi, mettra fin à ta vie comme tu as volée la mienne.
Ta punition pour ton crime, Ô Roi Insensé, sera de partir avant la félicité comme tu me l'as infligé...”


L'esprit abattu par cet acte -autant le sien que le résultat-, Pandû rentra à son palais, où attendait ses deux femmes.,Kunti et Madri.
Pendant des jours, des semaines, il fut tourmenté, les repoussant alors qu'elles essayaient d'accomplir leurs devoirs d'épouse, et son humeur s'aggravait au fil du temps. N'y tenant plus, Kunti lui implora de lui révéler ce qui le tracassait autant, ce que le Roi, fatigué, finit par faire.
Après une journée de reflexion, sa femme revint vers lui, et s'agenouillant pour prendre ses pieds en un geste de supplique, lui présenta sa requête.

“Ô Divin époux. Fut un temps, j'ai accueilli dans notre demeure un Brahmane du nom de Durvasas, qui connaissait les secrets des hommes et des dieux. Alors encore chez mon père, je me devais de servir mon hôte avec autant de respect dû à un prince, et ainsi fut-il. Cet homme fut tellement satisfait qu'il me fit dont d'une formule magique capable d'invoquer à moi les Dieux Suzerains de l'Univers, et de les placer sous mon charme , afin d'avoir des fils d'eux si nécessaire.
Un Brahmane, par principe, ne ment jamais, j'ose donc croire que ces paroles sont véridiques, et si cela vous sied, mon époux, alors j'accomplirais cet acte de foi pour vous...”


Bienheureux était le Roi Pandû, qui voyait la le moyen d'avoir un héritage digne de ce nom.
Il cita alors le nom du Dieu Dharma lui-même, celui qui Gouvernait les Lois de l'Univers, et Kunti agissa en conséquence.

Nacquit alors Yudhishistra, l'ainé.

“Cet enfant sera éminément vertueux. Il sera excellent en toutes choses, vaillant et à la parole vrai: un Roi sur cette terre, plein de bonne conduite. ”

Ainsi fut-il. Mais Pandû voulait un homme capable de se battre. Un guerrier né dont la force prédominerait sur tout les autres. Il cita alors le nom du Dieu Vayû, celui qui Gouverne l'air et le vent et tout ce qui est dans les atmosphères, et Kunti agissa en conséquence.

Naquit alors Bhima, le cadet.  On raconte que lorsqu'il naquit, il brisa involontairement un rocher en cents morceaux en tombant dessus.

“Cet enfant aura une force inégalable. Le meilleur de tous les hommes doués de Force.”

Ainsi fut-il... a une nuance prêt. De quel enfant parlait le Dieu? En effet, le même jour, un autre enfant poussa son premier cri. Un certains Duryodhana.
Mais Pandû n'était pas satisfait. Il avait un fils droit et un fils fort. Mais il n'avait pas le meilleur. Alors, il fit part à Kuntî de son troisième souhait...

Le Roi et la Reine entamèrent une année entière d'ascétisme au service du Roi des Dieux, Indra. Dans les respects de ses règles exclusifs, couvrant d'hommages le Seigneur du Cosmos et ses serviteurs, et passant huit heures par jour à le prier. Puis, une fois l'année passée, Kunti agissa en conséquence.

Nacquit alors Arjuna, le cadet. A sa naissance, l'espace retentit du son des tambours alors que, partout dans le monde, une pluie de fleurs nommé “neige”  tomba. Un grondement énorme résonna à sa naissance, la voix d'Indra lui-même.

“tes efforts seront récompensé par cet enfant. Un fils aux actions surhumaines, glorieux, dompteur d'ennemis, versé dans la conduite royale, magnanime, éclatant et invincible. Il sera attentif en toutes choses et admirable à voir. Ton fils aura l'énergie de tout les Kshatriyas de ce monde, tellement qu'il en rassassiera même le Seigneur du Feu.
Ce fils causera le tourment de ceux qui ne l'aiment pas et la joie de ceux qui l'aiment. Tu le nommeras... Arjuna.”


Ainsi fut-il, Pandû et Kuntî furentt satisfait. Mais il restait quelque chose. En effet, Mâdri, quoiqu'aimant les frêres comme leurs mères, n'avait pas d'enfants à elle. Alors, elle demanda à Kunti de partager avec elle sa formule magique, afin de satisfaire son propre désir. La reine s'exécuta, mais en limitant cet usage à une seule utilisation. Elle invoqua des dieux jumeaux inséparables, les Dieux médecins , les Ashvins.

Nacquirent Nakula et Sahadeva, et ils rayonnèrent à leurs naissances.

“Doués d'un caractère ferme et d'une beauté surpassant la perfection même, vertueux, ces deux enfants surpasseront leurs pères.”

Nés tous avec un an d'intervalle, on appella ses frères les Pandavas.

L'ironie veut que leur père Pandû, incapable de soutenir plus longtemps la vision de Mâdri sans être prit de désir, mourrut peu de temps après dans ses bras. Bhisma, leur oncle, Kshatriya ayant fait voeux de ne pas avoir de descendance, reprit le Trône en attendant qu'ils soient en âge de régner...


Kauravas et Pandavas.


Si les Pandavas avaient eu une naissance des plus difficiles, leurs Kauravas, eux, étaient bien plus compliqué. Un résumé est toutefois réalisable:

Enfants d'un roi aveugle, sa femme, par dévouement pour son mari, s'était voilé les yeux pour souffrir de la même infirmité pour l'éternité, et avait un jour accueillit Shiva avec tout les hommages qui aurait pu plaire au Dieu. Comme bénédiction, le Seigneur de la Création lui assura qu'elle donnerait naissance à cents enfants.
Cette prophétie se réalisa en la personnification d'un tas de chair gigantesque qui sortit des entrailles de leur mère. Ce tas de chair, sous la supervision d'un Brahmane, fut  découpé en 100 morceaux distincts placés dans des seaux d'eaux. Quelques mois seulement plus tart, des bébés furent pleinement formés, dotés de toute la vie, de la force et de la vigueur d'un  homme, et ils furent nommé les Kaurava. Le jour ou le premier d'entre eux sortit de son seau en le brisant, Duryodhana, son cri poussé fut tel que les nuages s'écartèrent de la cité pendant des jours.

Mais, pourtant, les deux familles avaient un immense point commun: le royaume des Kauravas avaient autrefois été conquis par Pandû. Quand à leurs éducations, les deux héritiers avaient deux grands maîtres:
Bhisma, un kshatriya vieux de plus de cents ans. Ayant fait voeu de célibat, il reçu en échange le don de choisir l'heure de sa mort. Maître des Astras, il était aussi de lignée royale, et ce fut lui qui enseigna aux jeunes enfants les Lois et Règles Fondamentales qui régissent le monde, des décisions divines au maniement du Royaume dont ils allaient hérités.
Drona, Brahmane versé dans tout les arts du combats, devint leurs professeur martial. Il fut également le détenteur de la majorité des Astras (armes) divines, et enseigna leurs fonctionnement à ses disciples.

Cependant, dès leurs plus jeune âge, des dissenssions apparurent.
Bhima et Duryodhana , rivalisant en force, se montrèrent aussi jaloux l'un de l'autre, et plus d'une fois l'un se permettait de donner des châtiments corporels à la fratrie presque intégrale de l'autre. Leurs forces démentiels et leurs énergie combative semblaient à tous deux sans commune mesure, et ce fut leurs familles qui en pâtirent dans leurs disputes.
Yudhishistra, sage, n'était guère écouté, bien qu'il semblait le disciple favori de Bhishma. Il apprit très vite les fonctionnement du monde, et bien discret à son jeune âge, se contentait de paroles sages et de s'éloigner quand cela s'envenimait. C'est lui qui, le premier, rappelait les gens à la raison, et se révéla très vite comme la seule personne apte à réguler les ardeurs de son frère à la force colossale.
Nakula et Sahadeva, seconds en tout mais premier nuls parts, semblaient chacun combler les défauts de l'autres et amplifier leurs qualités. Ils subirent grandement de la jalousie des Kauravas de par leur beauté supérieure, même s'ils répondaient sans se retenir, rejoignant souvent leur ainé.
Et puis, il y avait Arjuna...

Disciple favori de Drona, le petit prince se démarqua très vite des autres par sa perfection irréelle. C'était presque insultant, presque … ennuyant. Meilleur combattant entre les deux familles, il était soigneusement évité, couvert de louange à chaque fois qu'il réalisait une épreuve difficile, et très vite, Drona se prit d'affection pour le jeune homme tellement... tellement parfait que les Kauravas en avaient à la fois envie de vomir, mais... sans parvenir à le haïr.
Jamais de mots de travers, jamais de manque de considération, toujours humble et respectueux, connaissant le Dharma et droit au niveau des règles, il était, pour le maître Brahmane et le maître Kshatriya, en tout point irréprochable. Mais la réalité...
La réalité, c'est que le jeune prince s'ennuyait mortellement.

Pour lui, tout semblait facile. Tout semblait comme préparé, conçu pour sa personne, et sans aucun défi. Les armes? Le maniement était simple une fois prise en main, et seul l'arc devenait différent car il prenait des facteurs que les autres armes ne mettaient pas en oeuvre Et encore. Le Dharma? Des règles simples. L'honneur? Des faits et des mots simples. Les puissantes armes divines? L'invocations était si aisé à mémoriser que le jeune homme pouvait presque toutes les citer par coeur dans la seconde si on le lui demandait. Le comportement? C'est une vision des autres.
Les gens le voyaient déjà comme un être à l'ombre gigantesque. Arjuna ne comprenait juste pas pourquoi donc les autres n'y parvenaient pas. Pourquoi Duryodhana et Bhima passaient plus de temps à se tabasser mutuellement qu'à écouter et à apprendre. Pourquoi tant de disputes, alors que ils n'avaient pas encore commencé à vivre comme des adultes. Pourquoi donc, au maniement des armes, les gens observaient les alentours, regardaient la nature et leurs maîtres, leurs armes, reflechissaient à comment frapper pour tel résultat?
Un jour, Drona fit passer un test à ses élèves. Un oiseau au loin, et chacun à leurs tours, ils devaient le viser.  Quand Drona demandait ce qu'ils voyaient, chacun de ses élèves lui répondaient “tout”. Chacun citaient son environnement.
Arjuna ne comprenait pas pourquoi ils regardaient tout. Ils avaient juste à viser leurs cibles, pourtant. Simple. Basique. Le bon moyen, la bonne méthode. Viser. La. Cible.

C'était toujours ainsi. A chaque apprentissage, il gagnait, finissait premier, était le meilleur... Et en était félicité.
Toujours, inlassablement. Pourtant, malgré sa réussite, ce que ses partenaires et frères ignoraient, c'était qu'il les enviait.
Oui, il les enviait. D'avoir quelqu'un à dépasser. D'avoir du challenge. D'avoir quelque chose contre lequelle se battre. D'avoir des défis, entre eux. De se battre, de se mesurer l'un à l'autre, en rendant chaque acte incertains. De connaitre le goût amer de la défaite et le goût sucré de la victoire, la satisfaction d'etre meilleur et la frustration d'être plus faible.
De pouvoir jouer ensemble.

De loin, alors que lui tirait souvent à l'arc, le jeune prince se surprenait souvent à contempler, dans le lointain, ses frères et les Kauravas ensemble. Jusqu'a ce que le soleil se couche et se place devant lui, comme pour se placer en égal avant de se coucher... Arjuna, s'arrêtant, le fixait alors, et se répétait constamment.

“... N'aurais-je donc jamais que le soleil à contempler en face?”
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Ven 6 Juil - 12:29

HISTOIRE (SUITE)





Les vengeances de Drona.

Drona... était un excellent maître. Un maître martial dont seul Parashurama , celui qui avait enseigné à Drona lui-même, pouvait égaler. Et il avait un fils , Ashwatthaman. Réincarnation de Shiva lui-même, le jeune garçon était un guerrier émérite de par son maître, ayant apprit en parallèle des Kauravas et des Pandavas avec son père. Et les colères du jeune garçon étaient tels qu'il faisait trembler la terre en étant un simple enfant, ce qui présageait de son avenir. Mais Drona se surprit à vouloir lui offrir plus. Une vie de prince.
Hors, il s'avérait que le Brahmane avait un ancien ami devenu Roi, qui avait apprit les arts du combat à ses cotés, Drupada. Et son ancien ami, avec qui ils avaient jurés une fraternité éternelle, vivait dans l'opulence. Il décida donc de s'y rendre pour éventuellement lui confier sa progéniture.

Quel ne fut pas sa surprise quand, une fois arrrivé au palais de Drupada, ce dernier le rabroua comme un rabroue un inconnue. De par son statut de Brahmane, Drona, vêtu pauvrement, faisait honte au Roi qui avait, depuis leurs séparation, vécu dans la richesse et des festivités. Cela l'avait rendu avare, aigre et surtout, imbu de lui-même. Ce fut humilié, dévasté, et très accessoirement enragé que Drona fut jeté du palais.

Alors, Drona décida que cela servirait de test à ses élèves. S'adressant à Duryodhana, il l'envoya en mission pour récupérer le roi, sain, sauf et enchainé.
Mais il échoua, parvenant à peine à se sauver lui-même.

Le maître réitéra alors son ordre à son élève préféré. En rajoutant un “si”, réalisant le danger que Drupada pouvait représenter.
Arjuna obéit. Plus encore, il s'empara de la capitale seul, et fait exceptionnel, sans même se servir des puissants astras. Il captura Drupada, l'enchaina comme le voulait son maître, et le ramena. Mais à une nuance prêt.
Au fond de lui, de par les règles du Dharma, bien que son maître ai été victime d'une injuste, le prince ne ressentait non seulement aucune animosité envers son captif, mais en réalité, il avait presque pitié de lui. Pour une faute qu'il avait commis, des hommes étaient morts, et la vengeance était assidûe. Pourtant, il n'avait rien contre lui, et même, se dit un instant que son maître avait du exagéré.
L'accuser d'avoir eu tort aurait été une entorse au Dharma. Il n'avait pas le droit de critiquer. Mais au fond de lui, c'était... trop.
Bien qu'enchainé, il traita le roi avec tout les égards qui lui était du, lui permettant de voyager en char, de se nourrir des mêmes victuailles que lui, de partager son repas et de converser. Tout acte de maltraitance éventuel était étouffé à la racine, et le jeune roi fut, comme Arjuna l'avait promis, offert sain, sauf et et enchainé à son ancien camarade...

Drona , pour renouer, le convainc de lui laisser la moitié de son royaume pour que son fils le dirige sous sa juridiction.  Ainsi, Drupada devrait le former et Drona devenait par extention le père d'un roi égal à lui. Ainsi, les deux partis trouvaient leur affaire, dans le cadre le plus permissif des conditions d'un vainqueur à un vaincu.

Un acte plus sage que la seconde manoeuvre de son maître...

Il était une fois, dans les bois proches de la ou se formait les kauravas et les pandavas, un homme nommé Ekalavya. Ce dernier était un serviteur, un paysan incapable d'apprendre le maniement des armes de par son statut. Pire encore, il était le fils du chef d'une meute tribale qui oeuvrait pour les familles royales. Une misérable condition de statut.
Mais, Ekalavya souhaitait devenir Kshatrya. Dans ce but, il fit le chemin vers la capital de Pandû, Hastinapura, ou travaillait les familles royales et Drona lui-même, pour lui présenter sa requête. Pour requérir son enseignement.

Le refus fut vif et sans équivoque. Rabroué par les pandavas et les kauravas, ce fut sous le regard circonspect d'Arjuna qu'il partit, tête basse.
Mais le fils de Pandû était persuadé qu'ils allaient le revoir.
Et effectivement, ce fut le cas, un an plus tart quand le chien du barbare fut aperçu prêt du campement. Le chien en question les mena vers son maître, qui s'entrainait alors.
Au départ, Drona, fut fasciné. Le talent de ce jeune homme dépassait l'entendement! Et lorsque il demanda qui fut son maître, la réponse cloua tout le monde de stupeur.
Une statut de Drona. Il avait imaginé sa formation et cela avait porté ses fruits.

L'espace d'un instant, le regard d'Arjuna brilla de curiosité. Un jeune homme qui était parti de rien et qui, par ses efforts uniquement, avait atteint un niveau impressionnant son maître d'arme était fabuleux!  Avide, il prit la parole.

“Maître Drona. Voyons de qui la statue ou l'homme est le meilleur enseignant. Mesurons-nous à ce paysan.”

Surpris de voir une telle lueur dans ses yeux de son discipe, il accepta.
Le résultat dépassa toutes ses espérances. Elakyava surpassa a l'arc tout ses élèves.
Y compris Arjuna.

Le fils d'Indra eu une poussée de joie immense. Enfin, un individu capable de se confronter à lui. Enfin, un être apte à le forcer à y aller sérieusement, capable de lui montrer qu'il pouvait devenir meilleur. Quelqu'un qui, avec la formation de Drona , il pourrait juger comme un ami. La stupéfaction se mélangeait au plaisir sur son visage, et ce fut la premiere fois de sa vie qu'il avait l'impression de VOIR réellement quelqu'un. Quelqu'un de son niveau. Il était la lune, lui serait le soleil qu'il contemplerait à la fin de la journée!

Mais, Drona, jaloux que Arjuna soit surpassé, demanda son pouce au jeune guerrier. Elakyava, trop heureux d'obéir pour avoir sa formation, obéit.
Il reçut la formation tant désiré, mais de par son pouce en moins, ne pourrait plus jamais utiliser d'arc.

Voyant que l'homme était bien moins à l'aise avec les autres armes et que Duryodhana devenait un proche ami pour lui, Arjuna s'éclipsa pour retourner dans sa formation , seul. Déçu.
Finalement, on lui avait nié l'existence même un ami marchant à ses côtés.

Et une fois leurs formations finis, chacun des disciples devraient rentrer dans leurs royaumes respectifs...

A la fin de leurs formations, toutefois, Drona offrit un dernier cadeau à Arjuna. Un mot magique, un Sutra secret.
Brahmastra. L'invocation de l'arme du plus puissant des dieux, Brahma lui-même. Il apprit par défait ses évolutions.
Si le Brahmastra pouvait anéantir un continent...
le Brahmashira Astra pouvait détruire le monde
et le Brahmanda Astra l'univers tout entier.

Voyage vers le Lointain.

La ville d'Hastinapura, capitale de l'Inde. Le joyau du royaume, et la ou était né Duryodhana, que les gens prévoyaient comme le prochain prince régnant. Mais ledit prince était consumé par un grand défaut.
Une incommensurable jalousie.
Ils étaient cent, ses frères et lui. Mais à cinq seulement, les Pandavas surpassaient tout les Kauravas. Chacun des cinqs demi-dieux déployaient suffisemment de talents martial et de force pour pouvoir, en cas de problèmes, décimer toute sa fratrie.
Alors, une idée lui vint. Une idée contre le Dharma, contre tout les principes mêmes de la principauté et des Kshatriya. Une idée sordide.

Quand les Pandavas arrivèrent à Hastinapura, ils eurent droit à toute l'accueil que pouvaient attendre des invités aussi exceptionnels dans le rang et les talents. Et afin de ne pas aggraver le conflit envers les Kauravas en face du Roi, ils furent dépêcher dans un palais construit en une semaine sous les ordres du Prince Duryodhana. Accompagnés de leur mère Kunti, ils s'y rendirent, conscient de vouloir plaire à leurs hôte. Néanmoins, si cet invitation et cet accueil étaient irréprochables, les buts de Duryodhana, eux, ne l'étaient pas.
Hors, Yudhishistra était béni par le Dharma. Il avait ses défauts, certes, mais il savait quand quelque chose suivaient la Justice et l'Ordre des choses, ou quand ils ne le suivaient pas. Hors, il sentit que quelque chose clochait avec le bâtiment qu'on leur offrait.

Il était le fils du Dharma, et ce qui allait se passer ici n'y était pas conforme. Cependant, impossible de refuser sans attirer opprobre et insultes. Aussi, il mit en place un plan.
Le soir venu, leur guide , au service des Kauravas bien sûr, s'approcha de la maison , une torche en main. En effet, les composants de la bâtisse, bien que assez solide pour tenir après juste une semaine de construction et un visuel impeccable, déployait la faiblesse du feu. Aussi, Duryodhana escomptait brûler vif ses rivaux.
Sous les ordres de son ainé, Bhima creusa. A main nue, il souleva des pans entiers de terre sous lui, pour pouvoir concevoir un trou assez large pour que ses quatres frères et leurs mère, Kunti, s'y cachent. Cependant, alors que les flammes commeçaient à les encercler, Bhima continua son oeuvre...

En effet, il faut savoir que pendant leurs formations, le frère d'Arjuna avait reçu une tentative d'empoisonnement de la part de Duryodhana, qui l'avait amené à disparaitre un temps. Arjuna l'avait cherché, sans effets, et ne s'en étant pas inquiété, il n'avait jamais notifié cela comme remarquable.
Sauf aujourd'hui. En effet, la force de Bhima était exceptionnel. Physiquement, il avait été capable de briser des rochers à main nue, fait que le prince avait souvent tourné en dérision. Jusqu'en cet instant ou son colosse de frère, cette puissance de la nature incarnée, creusait en profondeur, à main nue, soulevant de gigantesques pans de terre comme si cela n'était rien, pour les sauver eux la ou les armes ne leur seraient d'aucune utilité.

La famille au complet ressorti hors d'Hastinapura par le tunnel creusé, sains , saufs et avec tout leurs biens. Du bâtiment, seul cendres et illusions demeureraient.


Toutefois, afin de ne pas éveiller l'attention, ils fuirent. Le plus loin possible de Duryodhana, de la capitale, et désireux de rentrer chez eux. Ce fut Bhima qui s'occupa du transport... en prenant sur ses épaules ses frères et sa mère pour courir!
Cependant, tout héro doit se reposer. Et trois repos donnèrent naissances à des moments exceptionnels...

Rencontre avec Krisna, déforestation de masse.

Lors d'un arrêt en forêt, alors que Bhima, de par sa constitution supérieur, montait la garde, il fut approché par une femme Rakshasa (des démons mangeurs d'homme). Cette femme, Hidimbi, était tombé amoureuse de Bhima de visu, et le désirait. Mais son frêre, Hidimba, désirait dévorer tout les pandavas. Alors, elle avait choisit son camps.
S'ensuivit un combat entre Bhima et Hidimba, que Arjuna se contenta d'observer. Il trouvait ce combat presque ennuyant, et dans les faits, si Bhima ne l'abattait pas, il se préparait déja à finir le travail.
Mais, son frère était un héro. Hidimba finit abattu sur place, et il y eu mariage entre les deux amants. De cette union, nacquit un guerrier redoutable, à la magie surpuissante capable de voler , de se rendre invisble et de déchainer les éléments, doté de la puissance de soulever des montagnes, et de changer de taille.
Ce guerrier exceptionnel, ils le nommèrent Ghatotkacha. Et ce dernier offrit aux cinq Pandava la possibilité de l'appeler quand et où ils le désireraient, il viendrait aussitôt.

Plus tart, ils firent escales au royaume de Mathura, ou il y eu deux évènements précis. Déja, Bhima dut affronter le Roi rakshasa Bakasura, qui s'était installé en tant que voisin et prenait sa dîme de nourriture et d'hommes au royaumes.
Arjuna, encore une fois, était en retrait. Lui avait une autre affaire sous les bras... en la personne de Krishna. Un homme qui devint son ami. Un conseiller, un guerrier, et un avatar du tout-puissant Vishnu. Les deux s'entendirent instantannément, et bien que toujours effacé par rapprt à ses frères, Arjuna appréciait sa présence.  Et ils eurent un moment ou ancrer leurs liens...

Le Grand Dévoreur, Aghni, vint les voir, grandement affaibli. En effet, le Dieu du Feu devait, pour recouvrir ses forces, dévorer la forêt de Khandava Vana. Néanmoins, le Roi des Dieux, Indra, l'en empêchait quotidiennement, ce qui fit que, bien qu'un dieu puissant, Aghni avait besoin de manger...
Krishna et Arjuna acceptèrent de l'aider. Mais pour s'opposer à la puissance de son père, le Pandava aurait besoin d'armes de taille.

Invoquant Varuna pour l'aider, le dieu du Feu et le dieu des océans offrirent quatres objets fabuleux à Arjuna. Des objets divins.
Gandiva, l'arc incandescent,
Devadatta, la Conque annonçant le début des combats,
Hanumanji, La bannière du Roi des Singes qui assure la victoire,
Vimanagni, enfin, le Char divin d'Agni. Un vaisseau divin tiré par quatres chevaux élémentaires.

Krishna, lui, reçu le Sudarsana Chakra. La Roue du temps mettant fin à toute vie, un chakra au tranchant létal.

Munis de ces armes célestes, ils accompagnèrent Agni, et la combustion commença. Dès le départ, Arjuna usa de ses flèches pour briser le cycle des nuages invoqués par Indra, et pour empêcher la pluie de tomber. Krishna, lui, découpait la lisière de la forêt avec son chakra pour que Agni puisse commencer plus rapidement avec les morceaux

Puis, la vrai menace apparut. Dans la forêt, vivait des animaux, mais également des Grand Serpents , des Rakshasas et d'autres créatures nés de l'imagination de Brahma, le créateur.
Sous la peur d'Agni, ils fuirent.
Sous les Chakra de Krishna et l'arc d'Arjuna, ils périrent.
Tous.
Sauf une exception.

Parmi les Rakshasa, Arjuna, dans sa formation, avait entendu parler d'un dénommé Mayasura. Un Asura, un être divin mineur, qui était également un architecte d'une tel qualité que les déités hindoues lui avait commandé palaces et théatres. Il fut donc épargné, à la demande du Prince.
A la suite, Arjuna demanda à Mayasura de construire pour les Pandava un véritable palais, à la mesure de son talent, en échange de quoi, non seulement il aurait la vie sauve, mais il pourrait également vivre dans son oeuvre.
Contre toute attente, l'âme d'artiste de Mayasura fut plus forte que son amour pour sa forêt, et il en fut ravi.


L'Aube...

Draupadi.
Un nom puissant.
Un nom beau.
Un nom riche.
Le nom d'une femme.

Une princesse, qui pour avoir l'honneur d'accéder à sa main, devrait choisir son époux parmi des Kshatriyas qui relèveraient ses épreuves. Des épreuves de puissance, des épreuves martiales, des épreuves de talent. Des épreuves dont le seul but était de dire “je suis le meilleur”.
La beauté, la grâce, la richesse de sa patrie, tout en elle était tellement grand que l'Inde au complet était à ses épreuves. Tous voulaient attiré son attention. Tous voulaient sa main, son corps, sa richesse, ses terres, son amour, son intelligence. Tous, sans exceptions.
Tous, sauf Arjuna.
Des frères Pandava, Bhima était le plus décidé. Il avait succombé rien qu'en voyant ses yeux, et voulait la faire sienne devant le monde entier. Yudhishitra, conscient des défauts de son cadet, demanda au benjamin de participer. Draupadi, en vertu de son statut d'héritier du Trône, était un atout bien trop puissant. Et si Arjuna pouvait faire pencher la balance en leurs faveurs, alors qu'il le fasse!

Bien évidemment, les épreuves étaient divers, et Bhima, malgré tout ses talents, ne pouvaient pas toutes les réaliser. Des gens le surpassaient. Il demanda donc à Arjuna de ne plus se retenir. Quitte à ce qu'il n'ai pas la princesse, l'avoir comme belle-soeur, et avec son frère adoré qui plus est, le rendrait fou de joie!
L'épaule pesante sous l'espoir de deux frères, la seule réaction d'Arjuna fut de soupirer...

Puis il s'avança...

Déployant des astras liés  à Agni , seigneur du feu et de Varuna, maître de la pluie, Arjuna mis non seulement à terre tout ses opposants, mais réalisa d'un simple trait toutes les épreuves. Capturer un saumon avec un geste. Raviver la flamme du bucher sacré sans nutriments d'aucune sorte. L'éteindre et ressuciter le saumon . Ses astras lui permirent de faire tout cela. Quand aux jeux de talents purs, il vainquit les meilleurs des seigneurs à la lance, a l'épée, la masse et les chakrams, et à l'épreuve de la flèche, il planta sa flèche seule entre les deux yeux de la statuette de hiboux qui trônait a de nombreux mètres de lui.
Il parvint même, à la fin, à réaliser la dernière épreuve: en utilisant le reflet de l'eau  seulement, tirer deux flèches dans les yeux d'une sculpture d'oiseau situé à l'autre coté, à quelques centaines de mètres au-dessus du sol.

Ce fut à ce moment la qu'un homme fendit la foule.
Quand il apparut, Arjuna le fixa. Un homme au cheveux blanc, à la peau si claire qu'on aurait pu contempler du marbre, vétu d'une armure d'or tellement bien réalisée qu'elle portait à elle seule tout les contours royaux. Une aura certaine se dégageait de lui. Puissance, dangerosité, et surtout, quelque chose qui troubla le sombre prince. Un regard d'une franchise désarmante.
L'homme releva également les défis. Tous, comme lui.
De par les mêmes méthodes, de par la même maestria, de par la même nonchalance, il réalisa les épreuves comme des détails sur son chemin.
Fasciné, il ne réalisa pas que, un peu plus loin, sa mère, Kunti, avait perdu conscience.

Puis, comme pour briser le mythe de ce guerrier si parfait, si égal, un conducteur de char, Rhada, fendit la foule et, maladroitement, présenta le nouveau comme son fils.
Draupadi se moqua et refusa de le placer dans la balance du mariage. Bhima le tourna en ridicule. Duryodhana, en revanchen prit la défense du nouveau venu, et l'éleva Kshatriya depuis le statut de manieur de char.
Tant de conflits, tant de réalisations, alors que Arjuna fixait cet homme. Il était si beau, majestueux, flamboyant... Si... parfait. Si égal à sa propre personne.
Tout ce qui se passait autour de lui n'existait plus. Seul le son du tonerre et les rayons du soleils avaient leur place entre eux deux, qui se fixaient sans rien dire alors que tant de choses bougeaient autour.

Mais, Arjuna ne pouvait pas avoir d'ami égal à lui-même. Il ne le pourrait jamais. On le lui avait montré, prouvé, et qui plus est, avoir un ami égal serait également un traître des plus létal. Il n'en avait pas le droit. Le fait même d'être meilleur que les autres le condamnait à être seul.
Comme l'homme qui lui faisaisait face.
Peau blanche, peau noir.
Cheveux blanc, cheveux noirs
yeux bleux comme les cieux, yeux sombres comme la nuit.

Il était son opposé. Il était...

“... dit-moi... quel est ton nom, Rhadeya?”

“... Karna...”

Karna.
Tel serait le nom de son ennemi.

Et Draupadi celui de sa femme.

Draupadi


Quand Arjuna rentra dans sa demeure, accompagné de ses frères et de sa nouvelle femme, il se présenta à sa mère, Kunti, qui ignorait encore le résultat à cause de sa perte de conscience. Elle était venue en urgence à la ville, inconsciente de ce qui se tramait, et avant même de savoir ce qui se passait, avait perdu la raison en voyant Karna.

En entrant dans la tente, Arjuna annonça à sa mère qu'il avait gagné le prix le plus beau qu'il aura jamais été donné  à un homme.

Sa mère, machinalement et encore inconsciente, lui ordonna de partager avec ses frères.

Quand elle réalisa ce qu'elle avait dit, il était déja trop tart. Son benjamin avait communiqué à ses quatres frères la décision de leurs mères, et bien qu'emplie de remord, Kunti demanda à annuler ses dires, le frère ainé, Yudhishistra, décida de conclure:

“Il n'y a rien de mal, Ô Mère. Dans une vie précédente, après une longue période d'ascétisme, le seigneur Shiva est venu demandé à Draupadi son souhait le plus cher. Cette dernière répondit par “je veux un mari”, et le répéta cinq fois. Le Seigneur Shiva lui promit donc cinq mains.
Avec Nakula, Sahadeva, Arjuna, Bhima et moi-même, cela est donc accompli, en vertu du Dharma et de votre souhait.”


… Qu'est-ce qu'on peut répondre à cela?

Draupadi accepta donc le mariage avec les cinq pandavas. Par un accord mutuel, il fut convenu que chacun aurait prédominance chaque année, une intimité mutuelle, et que si l'un d'entre eux rompait cette parole, il devrait partir pendant la même durée.
Draupadi les aima tous, et elle fut aimée par tous. Elle leur donna , à tous, un enfant.
Le fils d'Arjuna fut nommé Shutrakarma.

Malheureusement, une erreur arrive fort vite. Et dans le cas d'Arjuna, bien qu'il fut pardonné, il dut réalisé un an d'exil.


Une de perdue, dix de retrouvée. Le pont.

Durant son exil, trois choses importantes eut lieu.

La première, ce fut son kidnapping par la princesse des Naga, Ulûpi, qui était tombée amoureuse d'Arjuna. Alors que ce dernier dormait, elle le captura et l'emmena dans les eaux, ou elle lui fit part de sa passion charnelle. Bien qu'hésitant au début, Ulupi, alors veuve, lui fit une proposition: elle l'épouserait, et il lui donnerait un enfant, suite de quoi il serait libre.
Arjuna accepta. Cet enfant, Iravan, devint un grand guerrier Naga. Quand à Arjuna, une fois libéré, Ulupi lui offit deux dons: il serait invincible si immergé dans l'eau, et sa conque aurait désormais le pouvoir d'appeler et de contrôler les animaux marins.

La seconde fut une singulière rencontre avec le Roi des Singes, Hanuman. Le même Hanuman qui ornait sa bannière, en effet. Le même Hanuman qui avait aidé le héro Ramâ à vaincre le Roi des Démon Ravana. Ce dernier lui présenta un défi bien singulier.
Construire un pont, en un jour, sans autre matériaux que ceux qu'il détenait sur lui. Il avait droit à autant de tentatives qu'il voudrait, mais s'il désirait partir, alors Hanuman le dévorerait. Si il gagnait, en revanche, … le singe ne parla pas de sa victoire.
Arjuna releva le défi, même si cela l'ennuyait.
Il utilisa ses vêtements, ses flèches et son arc pour construire un pont. Le pont s'écroula.
Il utilisa des fils. Le pont s'écroula.
A la troisième tentative, Arjuna, excédé, tira sans les coeurs de ses flèches pour tous les liés plus efficacement que n'importe quel lien, les plantant l'un dans l'autre, et réalisa TOUT son pont ainsi. Le pont tint le coup.
Amusé et satisfait, Vishnu se manifesta et ordonna a Hanuman de payer sa part. En gage d'excuse, ce dernier promit de protéger le char d'Arjuna lors d'une grande bataille à venir.


La troisième fut presque un détail. Une amourette de fait, avec la princesse d'un royaume nommée Chitrangada. Bien qu'il l'épousa aussi, et que il pensait l'emmener avec elle comme épouse officielle, le père refusa afin que l'enfant d'Arjuna devint l'héritier du Royaume de Manipura. Le trone se transmettant par droit d'ainesse, le jeune pandava fut obligé d'accepter.

Cependant, il ne rentra pas de suite. Après l'année obligatoire, il s'arrêta chez son vieil ami, Krishna. Il tomba alors amoureux, quasiment pour la première fois de sa vie.
C'était différent. Avec Draupadi c'était du devoir, de la fierté. Avec Ulupi, c'était presque de la pitié. Avec Chitraganda, c'était une passion charnelle.
Mais quand il prit connaissance de la soeur de Krishna, Subhadra, il n'arriva plus à dormir. Ni à manger. Il tomba malade.
Alarmé, mais parfaitement conscient de ce qui se passait, Krishna se décida de conclure cela très facilement. Il donna un ordre.
Un ordre quArjuna exécuta, afin de prouver à tous que il la méritait.
Il la kidnappa.

Son autre frère, Balarâma, et Krishna, célébrèrent leurs unions après cet prise, trop heureux d'avoir Arjuna en beau-frère. Quand à Subhadra, Arjuna la ramena a Indrapasthra, ou elle se présenta à sa fratrie et fut accueilli avec joie par tous, y compris Draupadi.
Il fallait dire que le sourire d'Arjuna en sa présence était tellement resplendissant que nul n'eut le courage de s'élever contre.

Subhadra lui donna un fils, Abhimanyu. De tous, ce fut celui qu'Arjuna, inconsciemment, aima le plus, et qu'il forma le mieux. Bien que ne détenant point les armes de son père, son niveau martial n'eut point à pâlir plus tart.


Meilleur ami , meilleur ennemi.


Krishna... était. Est toujours. Le meilleur ami d'Arjuna. Un homme qui savait comment lui parlait, qui savait voir à travers lui, et ensemble, les deux ne se cachaient rien. Krishna avait également révélé à Arjuna sa nature profonde et divine de déité cosmique, et non seulement les deux étaient de la même famille, mais ils étaient encore plus proche que Arjuna l'était de ses frères. C'était son ami, son frère, son conseiller, son parrain et son fils en même temps, et les deux s'aimaient d'amitié.

Forcément, les Kauravas et les autres Rois ne voyaient pas cela d'un très bon oeil. Gaya, roi de Gandharva, fit donc des années d'ascétismes suffisemment puissant pour que la part divine de Krishna, Vishnu, lui accorde un souhait.
Son souhait était que Krishna tue Arjuna.

La déité rentra alors dans une terrible fureur. Mais il était pied et poings liés par sa propre parole. Son frère lui-même, Balarâma, l'homme qui avait tué vingt-et-une fois tout les Kshatriya de sa massue, se plaignit de son parti prit envers les pandavas.

Quand il prit part de sa décision à Arjuna, la réaction de ce dernier ne se fit pas attendre.
Déja, premier point: Krishna était lié par le Dharma. Pas Arjuna. Gaya mourut le lendemain, l'épée d'Arjuna à travers sa poitrine.

Le jour d'après, les deux s'affrontèrent en duel...

Dire que c'était une bataille “amicale” est une hérésie. Chaque coup furent portées pour tuer l'autre. Agni Gandiva contre le Chakra de Krishna, les deux amis se mesuraient l'un à l'autre.
Au départ, bien sur, leur amitié leur fit restreindre leur coup.
Mais ils étaient à égalité. Une nouveauté. Alors, indiciblement, ils prirent plaisir à cet échange.
Pour la première fois de sa vie, Arjuna n'eut pas à se retenir. S'opposer à un dieu était grisant. Avoir, enfin, un adversaire comparable à lui, autre que ce chariotier, était fabuleux. Echanger des passes d'armes avec Krishna ne sut faire d'autre que de lui procurer du plaisir.
D'un coup de flèche, une forêt s'embrasa d'un coup. D'un coup de Chakram, une montagne fut divisée en deux. Si au début les deux devaient se retenir, esquiver, parer, frapper , chaque geste étaient donnés à pleine puissance et avec toutes leurs sciences martiales. Et aucun des deux ne parvenaient à blesser l'autre.

Et puis, finalement, les deux décidèrent d'y aller à pleine puissance. Arjuna déploya le Brahmastra, et Krishna son Charkram ultime, le Sudarshana, la Roue du temps.
La collision fut trop forte pour la réalité. Les trois mondes vibrèrent. L'enfer, le paradis, le monde matériel trembla sous le choc des deux astras. L'univers tout entier retint son souffle, et ceux qui doutèrent de Krishna réalisèrent deux choses.
Déja, que les deux étaient à égalité. Arjuna était l'égal d'un dieu.
Ensuite... que ils avaient sans doute fait une très très grosse connerie à les faire s'affronter.

Ce fut Lord Shiva qui dut intervenir et leur demander d'arrêter de se battre et de retirer leurs astras pour ne pas dévaster le monde entier.
Le sourire encore sur les lèvres, les flammes de la bataille embrasant son esprit combatif, Arjuna eut de la peine à obéir.
Et au fond de lui, il réalisa quelque chose. Un secret que Krishna ignorerait éternellement.
Arjuna était heureux d'avoir quelqu'un de valeur à affronter, un égal. Mais surtout...
Arjuna avait vraiment voulu le tuer.

Inconsciemment, le guerrier refoula ce sentiment. C'était indigne de lui.

Pour calmer cette idée, il accepta l'ordre de Yudhishistra de partir soumettre les royaumes au nord d'Indrapasthra.
A partir de la, quelque chose se dénota.
Déja, Arjuna conquit facilement -parfois paisiblement- toute la partie nord de l'Inde.
Ensuite, il apprit que au sud, Duryodhana était devenu maître de tout les domaines. Grâce à Karna.

Arjuna avait soumit le nord pour Yudhishitra, Karna avait offert le sud a Duryodhana.

A nouveau, le soleil se leva dans les cieux un matin, sous le regard perçant de l'Archer.


Le Jeu de Dé. Exil à nouveau.


Bien que l'évènement soit important, Arjuna... a regardé cela avec un oeil très extérieur. En effet, son frère, Yudhishistra, avait été invité par Duryodhana pour un jeu de dé ou tout pourrait être parié.
Absolument.
Tout.

Sous le regard impuissant d'Arjuna, son frère perdit. Encore. Encore. Encore. Tous riaient, tous se moquaient d'eux. Tous les humiliaient.
Arjuna ne put rien faire. Il était impuissant par son frère, et  bien que lui et Bhima puissent à tout les deux défairent tout les guerriers présents, leurs honneur les bloquaient.
Draupadi fut forcée de se déshabillé, une humiliation dont Krishna la sauva in extremis. Fort heureusement pour cette bande de soudard, personne n'avait OSE lever la main sur Subhadra.

Déja que il les regardait tous avec le désir profond de les tuer, bien que il se tut contrairement à Bhima, sa soif de sang à elle seule enveloppa la salle.
Il était rare que la soif de sang d'Arjuna soit perceptible. Non seulement parce que le guerrier était par nature discret et introverti, mais également parce que il laissait rarement ses sentiments l'emporter.
C'était contre le dharma.
Mais virtuellement, impuissant comme il était, imaginer ses flèches pulvériser chacun des os, un par un, de ses abrutis avaient un coté … étrangement rafraichissant.

Finalement, toute sa famille perdit leurs biens, et ils furent condamné à une exil de treize ans. Fussent-il repérés qu'ils devraient repartir à nouveau pour treize longues années.

Avant de partir, toutefois, il lacha ses mots:

“Un jour. Je vous tuerais tous en un jour. Je vous en fais le serment.”




Voyage dans les trois mondes. Le Héro Béni.

Très rapidement, Arjuna décida de faire cavalier seul. Il donna un lieu de rendezvous à sa fratrie, puis se sépara d'eux après une embrassade pour adieux. Yudhishitra lui donna nombre de conseils et d'instructions, mais désormais, le benjamin de Kunti serait seul.
Seul. Sans même Subhadra. Sans Abhimanyu.
Se vêtissant sobrement, avec Agni Gandiva et Devadatta à la ceinture, il commença à partir à la recherche de son père, Indra.
Il passa des jours entiers en montagne, à tenter d'atteindre le point le plus élevé. A s'y entrainer. Jeuner. Méditer. Prier. Puis les jours devinrent des semaines. Des mois. Des années.

Comme le destin a le sens de l'humour, un jour, alors qu'il chassait, Arjuna et un Chasseur  se croisèrent et se disputèrent une proie.
Offensé, le chasseur se jeta sur Arjuna pour lui donner une leçon.
Le prince le mit à terre.
Le chasseur changea d'apparence.
Le prince le remit à terre.
Il prit une apparence animale.
Encore une fois, à terre.
Huit fois, ce petit jeu se déroula. Huit transformations que Arjuna parvint à vaincre un par un.

Au bout de la huitième, le Seigneur Shiva se révéla au prince, louant ses talents. Aussitôt...

Comment décrire cela. Comment décrire ce que le Pandava a vu. Expérimenté. Imaginez les portes du paradis qui s'ouvrent. Les dieux, les nymphes et les esprits célestes descendants pour faire don à Arjuna de leurs biens. L'épée du Dieu de la Mort Yama. Le Vajra de son père. Les astras de tout les dieux. Les bénédictions célestes.
Des bijoux, des armes, des fabuleux pouvoirs. Des sutras magiques. Des enchantements.
Tout cela, la procession du paradis lui en fit don.
Avec joie, Indra lui ouvrit les portes des cieux, faisant entrer Arjuna...

Béni par les cieux, il gouta ainsi des mets les plus délicats, vit les plus belles femmes du ciel, conversa avec des divinités, admira la splendeur du palais de son père... et bien sûr, reçu les formations appropriés.
Chitrasena et Indra lui apprit à utiliser toutes les armes divines, et Lord Shiva lui offrit le Pashupata, étant le seul dieu au-dessus d'Indra avec Vishnu. Il lui prévint toutefois que l'arme était capable d'anéantir le monde entier s'il ne faisait pas attention, ce que le pandava prit en considération.
Des nymphes des cieux, il apprit le chant et la danse, et fait étonnant, surpassa ses maitres en peu de temps, se révélant d'un don... surprenant. Comme tout ce qu'il faisait en réalité.
Et c'est la ou Arjuna réalisa.

Il avait tout reçu.
Sa formation était complête. Que ce soit magiquement, divinement ou même par la maitrise de son corps, il était devenu ce que sa mère voulait qu'il soit. La perfection. Parmi les dieux.

Pour lui permettre de tester ses nouvelles facultés, Indra l'invita à se rentre dans le monde des démons.

Arjuna massacra sans peine trente millions de démons invisibles. Il dévasta le troisième monde, le souterrain, avec une telle violence , que Lord Shiva l'enjoignit à s'arrêter. Chaque démons étaient capable de détruire une ville à eux seuls, mais...
Vous savez le plus triste?

Il le fit sans effort. Il se confronta en passant à une sorcière dans un chateau volant, mais il se contenta de faire exploser le château en plein vol. La sorcière et les demons dedans n'y survécurent point.
D'ailleurs, fort ironiquement, il fut appelé à l'aide par Duryodhana, son cousin, enlevé par des démons, à cet instant là. Bon prince, il lui jura de garder l’événement humiliant pour lui, mais les faits étaient la.

Quand il ressorti du paradis, fin prêt, il réalisa deux choses.
Déja, il était le meilleur sans avoir eu à donner beaucoup d'efforts.
Ensuite... Et bien, il devrait vivre un an en tant qu'eunuque.  Avoir refuser les avances d'Urvashi, son enseignante de danse, cela lui a apporté une malédiction plutot mesquine consistant à perdre sa virilité.

Brihannala

Une fois son enseignement finit, il rejoignit ses frères. La famille entamait alors sa treizième et dernière année , sous le couvert de l'anonymat.
Ce fut dans le royaume de Matsya qu'ils le réalisèrent. En ces lieux, eunuque, Arjuna s'habilla en femme et se fit passer pour une maitre de danse, qu'il enseigna à la princesse Utarra.
Bien que Draupadi rencontra quelques soucis, rapidement résolu par son frère Bhima (en la personne d'un général trop insistant mort), leurs infiltration se passa relativement bien, leurs armes dissimulés dans la forêt voisine. Arjuna parvint même à convaincre sa disciple, la princesse, d'épouser Abhimanyu , son fils.

Cependant, les soucis de Draupadi attirèrent l'attention de Duryodhana, qui devina leur présence en ces lieux. Afin de les forcer à se dévoiler, il amena avec lui ses armées, ainsi que Karna et Bhishma, deux des meilleurs Kshatriya existant. Des égaux d'Arjuna... Ou presque.
Quand ils arrivèrent, les princes révélèrent à la famille royale leurs véritables identités , et enjoignirent Uttara à prendre Brihannala avec lui.

Ce fut sous cette apparence d'eunuque que Arjuna, connu sous le nom de Brihannala, s'attaqua à l'armée de Duryodhana. Il les endormis tous avec un astra divin, et pour une mystérieusement raison, tua spécifiquement le frere de Karna, Sangramjit.
“purement par hasard?” peut-être.
Toujours est-il que quand Bhishma se reveilla, il raisonna Duryodhana: avec sa manoeuvre, Arjuna venait de passer d'une journée les conditions de leurs exils. Ils étaient donc libre à présent de revenir.
Karna et Arjuna se regardèrent, le regard fixé dans les yeux de l'autre.

Intérieurement, bien que sachant que cela était indigne de lui, les deux guerrier s'échangèrent un sourire.
Leurs regards étaient clairs.
Ils étaient digne d'être le rival de l'autre. Mais Arjuna était meilleur. Il les avait tous vaincu.
Et cela, c'était dur à digérer pour le camps d'en face.

Frustré de devoir se rendre à l'évidence, Duryodhana parti avec une dernière discussion avec Yudhishistra.
Une discussion dont la conclusion était presque évidente.

La guerre de Kurukshetra était déclaré.

Préparation de guerre.

Dans les faits... Arjuna ne participa pas à l'effort de guerre. Ses frères, sa mère, ses enfants participèrent, se rejoignirent, mais lui... il ne pouvait pas.
Au fond de lui, il réalisa que , si tuer des démons étaient facile, il n'avait plus vraiment envie de tuer des humains pour une guerre de Trône. Et malgré l'humiliation de Draupadi, sa rage envers les Kauravas s'étaient estompés. Ils étaient ses cousins après tout.

Il demanda toutefois a Krishna de les rejoindre, et arriva en même temps que Duryodhana pour lui soumettre sa demande. Hors, dans les règles, le premier arrivé est premier servi sur les alliances. Arrivés en même temps, Krishna trancha la décision selon la personne qu'il avait VU en premier, soit Arjuna.
Il avait le choix. Son ami en tant que conseiller, sans combattre, où l'armée de Krishna.
Il choisi son ami. Duryodhana, qui voulait l'armée, n'en était que plus heureux.

Par curiosité, il demanda toutefois par la suite à son ami pour Karna, qui pourtant s'était moqué de Draupadi et opposé à lui, était, alors que il était un ennemi du héro qu'il était, autant apprécié. En effet, malgré tout ce qu'il faisait, réalisait, ses actes mêmes étaient toujours comparé à cet homme, qui avait certes conquis une quantité impressionnante de territoire, mais qui ne faisait guère parler de lui.
Afin de lui faire comprendre, Krishna l'enjoignit à déployer ses mantras pour se déguiser en Brahmans, puis les deux rendirent visite à Yudhishtira, Duryodhana, puis Karna incognito

Aux trois, ils demandèrent du bois pour faire du feu dans la nuit et sous la pluie.

Yudhistira chercha comme il put, mais ne put que trouver du bois mouillé ou inutilisable. Il leur amena de main propre des bois tout de même, en leur priant de patienter pour les utiliser que cela soit sec, et qu'il en était désolé. Puis il les raccompagna à la sortie.

Duryodhana, lui, se moqua d'eux, car la pluie empêchait le bois de bruler. , et mouillait leur réserve. Il les invita toutefois à demeurer jusqu'à ce que le calme revienne, nourris et logés.

Karna, une fois la requête transmise, chercha. Longuement. Il se rendit jusqu'aux limites de son royaume, mais Krishna avait fait en sorte que nul bois ne soit utilisable, alors il revins bredouille.
Une fois de retour, il s'excusa du temps mit et répondit qu'il avait trouvé du bois. Arjuna, moqueur, le traita alors de menteur, car il savait que ce n'était pas vrai.
Mais, sous ses yeux, son rival prit un arc et, d'une flèche, démolit sa propre porte d'entrée de la salle du Trône d'Anga.
Effectivement, il avait trouvé du bois.

Ce fut la première fois que le Héro Béni, Récompensé, ne put que se taire et admirer cet homme qui avait fait don à son père de son armure, et qui à présent lui offrait, à lui, son rival, sa propre porte.
La ou lui avait tout reçu, cet homme offrait tout ce qu'il pouvait. C'était...

Le Héro de la Charité.

A la suite de cet événement, il hésita. Le jour clé approchait, et sa motivation s'envolait.  Drona, son maître, était en face. Bhishma, son mentor, était en face.
Ses frères, ses fils , pouvaient mourir.
Karna était en face.

Le premier jour arriva, et quand il arriva, il s'aperçut que... il ne pouvait pas faire avancer son char. C'était au-dela de ses forces. Au-dela de ses facultés. Il ne voyait pas pourquoi il devait se battre.
Dès le départ,  les règles furent cités, que les Lois de la Guerre, l'honneur des guerriers, furent énoncé des deux camps :
combats loyaux entre champions
pas de frappes en-dessous de la ceinture
pas de coups dans le dos
laisser un noble kshatriya remonter sur son char
laisser la retraite se dérouler
ne pas se battre de nuit

Une fois cela fait, la première bataille commença. Ou du moins, était sensé commencé. Tous attendaient la Conque Devadatta, celle qui annonce les débuts des combats.

Sans Arjuna. Assis sur son char, Krishna a coté de lui, il doutait. Etait-ce... JUSTE?

Le Chant du Bienheureux

Spoiler:
 

Arjuna se redressa, pris ses armes, et souffla dans sa Conque, Devadatta. Aussitôt, le coeur de tous s'embrasèrent.








La guerre de Kurukshetra. Première partie.



Alors que la guerre débuta, un guerrier se dressa contre eux: Bhishma. Leur ancêtre, leur mentor, avait reçu le don de choisir l'heure de sa mort. Il avait apprit les sutras sacrés , manipulait des armes divines enseignés par Balarâma, et était, avec Drona et Karna, le meilleur combattant apte à s'opposer aux Pandavas. Mais, c'était également leurs famille, et le vieil homme se refusait à les affronter, tout comme les pandavas, Arjuna comprit, se refusaient à l'affronter. Arjuna aurait pu le tuer, mais il s'y refusait. Malgré sa force, Bhishma était aimé.

En contrepartie, l'ancêtre avait juré à Duryodhana que à, a chaque jour de la guerre, il tuerais 10 000 guerriers par jour et 1000 manieurs de chars, mais ne tuerais aucun membre de la famille de Pandû.
Pendant neuf jours, il tint parole. Arjuna dut changer de stratégie  sur ordre de Yudhishistra, afin de limiter les pertes.
Flèches contre flèches, il s'opposa à Bhishma durant ces jours. Il frappa ses flèches en plein vol, para ses lames, bloqua sa masse d'arme, et gêna son char. Sûtra contre sûtra, la magie et les armes s'opposaient entre les deux combattants, et l'expérience de Bhishma compensait aisément. De fait, il parvint même à réaliser un exploit considérable.

En effet, pendant leurs affrontement, Bhishma parvint à neutraliser Gandiva. Arjuna se refusait cependant à utiliser ses armes, quelqu'ils soient, tellement elles auraient pu générer de dommages parmi les armées.
Sauf que un jour venu, Bhishma fut enragé par Duryodhana. De fait, il avait prété le serment soit de tuer Arjuna, soit de forcer Krishna à briser sa parole.
Sauf que le jeune pandava se retenait, par affection pour son grand-père qui l'avait élevé. Hors, se retenir face à un guerrier aussi puissant était désastreux. Pour le stopper, Krishna dut effectivement rontre son voeux et prendre une arme, en la personne d'un roue de char.

Toutefois, cet évènement mis à part, le talent d'Arjuna ne permit que de parvenir à un match nul pour stopper la puissance d'un doyen.

Excédé, son frère Yudhishistra demanda conseil à leur ennemi lui-même. Comment le vaincre sans le tuer définitivement? L'arrêter?

La réponse apparut sous le nom d'un cocher, Shikhandi. Ce dernier était la réincarnation d'Amba, une femme qui avait juré la mort de Bhishma et avait réalisé tout le reste de sa vie depuis sa plus belle jeunesse, à un violent ascétisme pour réaliser son souhait, qui finalement aurait lieu dans sa vie ultérieur...
Remplaçant Krishna, la présence de Shikhandi rendait le vieil homme impuissant, malgré la présence de son don d'immortalité. Arjuna transperça donc ce dernier de ses dards, tant et si bien que, le corps recouvert entièrement des hampes de flèches, les pointes firent un lit en-dessous de son corps.
Mais il était toujours en vie.

A sa demande, le pandava lui fit un oreiller avec deux flèches croisés derrière la tête. D'un sutra, il fit jaillir un petit jet d'eau douce à coté de lui pour l'abreuver. Ainsi, le vieillard, neutralisé, incapable de périr sans l'avoir décidé,  serait présent jusqu'à la fin de la guerre, et apte à donner conseil aux deux camps.

Dix jours. Cela leur avait prit dix jours.

Le onzième jour, deux choses se mirent en place.

Karna se jeta dans la bataille. En l'apprenant, Arjuna eut un sourire presque excité.
Drona, leur mentor, celui qui manipulait les astras divins comme eux et lui avait apprit le secret du Brahmastra, devint le Commandant en Chef des armées de Kaurava.

Arjuna parvint à retenir Drona, et à libérer ses frères qui avaient affronté Karna en même temps au début.

Mais, le douzième jour, Bhagadatta se jeta dans la bataille. Ce dernier chevauchais un éléphant-monde, soit un éléphant de la taille d'une montagne, capable de soulever à lui seul une ville -capitale tel qu'Hastinapura sans même se sentir gêné. Dans le cas de l'éléphant de Baghadatta, Supratika, il était tellement gigantesque que une chaine de montagne était envisageable comme comparaison.
De plus, ce dernier maitrisait une arme divine, le Vaishnavarastra. La frappe létale était garantie infallible avec cette arme.

Krishna para l'arme, Bhima abatti l'éléphant, Arjuna tua Bhagadatta. Sans aucune once de pitié. Une exécution en bonne et due forme.

De toute façon il ne l'avait jamais aimé.



Entracte sous l'océan



Cependant, le treisième jour, une trêve fut fait durant les combats, car le Roi des nagas s'était emparé de Draupadi, séduit par sa surprenante beauté. Hors, Arjuna et ses frêres s'étaient révélé impuissant face à ce redoutable ennemi, qui les dérangeaient alors même que la guerrefaisait rage. En cachette de tous, Karna et Arjuna se rencontrèrent, alors que Abhimanyu, son fils, avait pris le relais. Formé par son père, il était certes moins puissant, mais dangereux sous la protection de Krishna.

Contre toute attente, la dite trêve fut signé. Tout d'abord, parce que le Guerrier d'Or ne pouvait tout simplement pas refuser une telle requête: il voulait affronter Arjuna avec sa pleine puissance, et cet envie était réciproque, car jusque-la, Karna était le seul homme qui lui faisait face sur lequel Arjuna n'aurait pas... non, ne devrait pas se retenir. Le fils de Surya sous-entendit cependant d'autres facteurs, bien que le pandava n'eut aucune idée de quoi il s'agissait.
A l'aide de mantras divers, Arjuna traqua la ou avait été enlevé sa femme. Sa formation magique était plus que suffisante pour trouver un être aussi proche, et la seule complication fut le lieu, un gigantesque palais sous l'océan.
Sauf que dans l'eau, Arjuna, sous bénédiction d'Ulupi, était invincible. Seul Karna était impuissant, manquant de cette bénédiction. Dans la nuit, le guerrier s'introduisit alors dans les quartiers du roi, et pu parler à Draupadi. Ce dernier lui révéla alors que sous l'eau, la puissance de son ravisseur surpassait celle de la princesse qui l'avait béni, le forçant à ruser. Arjuna, certains des compétences de son rival -après tout, il était le seul égal à lui-même- offrit à sa femme divers recommandations afin de baisser la garde du Roi Naga, Takshaka.
Celui-ci, cependant,  voulait se venger d'Arjuna pour avoir prit part au calmement d'Agni et à la dévastation de la forêt en compagnie de Krishna, et de lui avoir mis des batons dans les roues  avec Uluppi, lui volant son coeur avant leurs mariage. mais tout cela n'avait aucune importance pour le Pandava.
Draupadi baissa donc la vigilance du Roi, qui fut attaqué par le guerrier. Ce dernier força Takshasa à sortir de l'eau par la lutte, afin de l'offrir comme cible au Guerrier d'Or.
Le héro de la Charité accompli sa part en abattant le naga , profitant de l'ouverture offerte par les deux époux, avant de repartir satisfait. Il rejoignit le champs de bataille plus tôt que le pandava, en plein milieu de l'affrontement, alors que l'homme devait ramené Draupadi en sécurité à Indrapashtra. De fait, là ou Karna revint le midi, lui ne rentra que le soir.

Mais, quand Arjuna revint au camps, quelque chose ne s'était pas déroulé comme prévu.

Abhimanyu était mort.

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Ven 6 Juil - 12:37

HISTOIRE (SUITE ET FIN)



La fissure

Abhimanyu avait été son fils. Il l'avait élevé, éduqué, vu grandir, formé et sa mère avait été la femme qu'il avait apprécié le plus.
Arjuna... était le Héro Béni par les dieux. Krishna approuvait chacun de ses actes. Il avait grandi par et pour devenir un grand héro. Il aimait et était aimé, et par conséquent, devait réagir en conséquence.
Mais le grand guerrier, si puissant, si PARFAIT en toute chose, était justement amené à ETRE parfait.
Ce fut la première fissure.

Arjuna jura de rage. Il jura que dès le lendemain, il abattrait Jayadhatra, l'homme responsable de la mort de son fils de ses propres mains, ou mourrait.
Sauf que il y avait deux problèmes.
Déja, si la tête de l'homme en question touchait le sol, alors le responsable aurait la tête explosé.
Ensuite... Arjuna ne ressentait rien.

Un vide.
Un vide interne.
Et s'il était aussi en colère, ce n'était pas parce que il avait perdu son fils, non. C'était pour lui-même. Parce que malgré la mort de son fils, il était incapable de ressentir quoi que ce soit.
Mais il était le héro parfait. Il DEVAIT ressentir quelque chose.

Avec effroi, pour la première fois de sa vie, Arjuna réalisa que les autres seuls fois ou il avait éprouvé une véritable sensation...
C'était quand il avait rencontré Karna. Quand il avait voulu tuer Krishna. Quand Krishna lui avait expliqué le Yoga et le Dharma.
En temps normal, Arjuna aurait du se remettre en question. Mais il ne le pouvait pas.
Car Krishna lui disait qu'il avait raison de toute façon.


Le lendemain, il laissa libre court à sa frustration. Duryodhana, ayant entendu parlé du vœux d'Arjuna, protégea  Jayadharta de tout ses hommes, même les meilleurs.
Sauf que la, Arjuna se déchaîna. Pour la première fois de sa vie, il ne songea même pas à ses armes divines, sauf pour contrer ceux qu'on lui envoyait presque automatiquement. Faisant fi de toute raison, de toute logique, il se contenta de ne plus retenir ses talents au combat brut. De ne plus se retenir.
Drona finit à terre.
Ashwattaman, son fil, fut défait.
Karna frola la mort.
Duryodhana et ses frères, déja diminués par Bhima, furent tous neutralisés.

Jayadharta finit la tête décapité proprement par les flèches de Gandiva. Mais, non content de cela, l'archer CONTINUA de frapper sa tête jusqu’à ce qu'elle disparaisse dans le ciel!
Ladite tête finit par attérir sur les genous de son géniteur alors que ce dernier méditait. Ce dernier se leva par réflexe, et... sa tête explosa.

La vengance accomplit, Arjuna sonna la fin des combats. Et le sourire qu'il arborait à cet instant était indigne d'un héro.
C'était un sourire de satisfaction cruel, alors qu'il se calma enfin.


On était le quatorzième jour. Le quinzième, Arjuna s'éleva contre Drona. Ce dernier, peu fier d'avoir été mis à terre, c'était décidé à déployer le Brahmastra. Arjuna répondit avec l'ampleur approprié, étant le seul guerrier de son camps à pouvoir neutraliser cet astra... par un autre Brahmastra. Alors que le choc menaçait de s'étendre, tuant de nombreux soldats, des Brashmins célestes descendirent du royaume des dieux pour demander à Drona de retirer son arme, en l'admonestant sur sa manoeuvre de s'en servir de façon  aussi discriminatoire entre les héros et les hommes du peuple. A contrario, ils louèrent le disciple, qui avait surpassé le maitre en retenant l'astra sous les règles du Dharma.
Drona , obéissant, rappela à lui son astra, et obtint en revanche qu'Arjuna se retire des combats pour la journée. Ce jour-la, il tua de nombreux guerriers.
Pour ce que le héro en avait cure. Drona était certes son maître, mais il l'avait surclassé. Sa vue ne regardait à présent qu'un seul homme. Le seul guerrier digne de l'affronter.

Au final, le jour suivant, Yudhishistra et Bhima mirent fint à la vie de Drona avec une stratégie particulièrement vicieuse, du point de vue de leur frère. Occupant Ashwattaman, le fils de Drona, loin du champs de bataille, ils tuèrent un éléphant et firent courir le bruit que le fils de leurs enseignant avait été abattu. Hors, sans fils, Drona avait juré ne plus vouloir vivre. Conscient que Yudhishistra ne pouvait absolument pas mentir -par Loi Divine-, il lui posa la question.
Ashwattaman était mort.
Tel fut la réponse.
Ce que l'ainé des pandavas omit de signaler, c'est qu'il s'agissait du nom de l'éléphant.


Le coucher de soleil

Ne restait plus que Karna.

Les véritables batailles commencèrent. L’un après l’autre, les héros adverses l’affrontèrent, que ce soit a plusieurs ou en duel, afin d’arrêter Karna. Ce dernier affronta et vainquit tout ses demi-frères l’un après l’autre, et leurs enfant au passage, sans les tuer, afin de respecter la parole faite a sa mère, Arjuna exepté. Il affronta également d’autres héros, qu’il vainquit. Malheureusement, alors qu’il voulait utiliser Vasavi Shakti, l’arme d’Indra, sur Arjuna, celui-ci ne le combattit pas lors de sa présence sur les champs de bataille, sous les instructions de Krishna.
En revanche,  son protecteur envoya le fils de Bhima , le rakshasa Gatotkacha, l’affronter. Un adversaire coriace, car géant, et maître de magie noir,, avec la capacité de voler et de lancer de puissants sorts, tant et si bien qu’il força le jeune homme a employé Vasavi Shakti pour l'abattre, provoquant ainsi le début de la fin.

D'ailleurs, le soir, un événement singulier se produisit: frustré de sa défaite contre Karna, Yudhishistra reprocha à son frère de ne pas avoir tué son rival, et qu'il devait confié son arc a quelqu'un d'autre.
Hors, Arjuna s'était promit de tuer quiconque lui dirait ce genre de phrase.

Il se retrouva alors prit entre deux choix. Soit il tuait son frère, soit il se suicidait. Ce fut Krishna qui trouva la solution. A partir de ce jour, Arjuna appela son frère sans aucune marque de respect.
Plutôt que de le tuer lui, Krishna lui avait suggérer de tuer son rang par rapport à lui. Un moyen détourné de réaliser son souhait, car la condition virtuelle était similaire.

Le jour suivant, il affronta et vainquit l’un après l’autre ses frères, les épargnant comme promis à nouveau, avant d’affronter -enfin- son rival, Arjuna, en fin de journée.
Pendant ce temps, Arjuna s'était concentré sur les Trigarta, une famille royale soumise à Duryodhana, qui dirigeaient une armée entière dont le seul voeu avait été de tuer le Pandava... ou de mourir en essayant. Une sorte d'escadron suicide. Gandiva les accueillit comme il se doit dans la matiné, puis il put se tourner vers son adversaire.

Le combat fut âpre, sans pitié, mais loyal. Ainsi, alors que le roi des serpents proposa son aide à Karna et de mordre son rival pour le tuer, celui-ci refusa, prétextant que jamais il n’utiliserait un serpent pour tuer un homme, quelqu’un soit la raison, et refusa également quand le serpent lui proposa de prendre la place d'une flèche, prétextant que ce serait tout bonnement indigne et contre ses principes d'user d'un coup aussi vile face à son rival.

Quand au fils d'Indra, que faisait-il pendant que ses frères étaient défait?
Il affrontait Ashwattaman. Tout simplement. Il ne put , de fait, agir le second jour que après l'avoir forcé à quitter le champs de bataille pour un temps.

A contrario, Arjuna reçu les conseils de Krishna, qu'il ignora pour affronter son rival de tout son soul. C'était le seul moment de sa vie, ou pour une fois, il ferait la sourde oreille.

Au final, Karna dut se résoudre a utiliser Brahmashira (une évolution du Brashmastra, considérablement plus puissant), qu'Arjuna contra par un autre de même ampleur. La puissance de frappe fut si grande toutefois qu’Arjuna en resta sans défense, l'onde de choc seule ayant dévasté les protections de son Vimana. Malheureusement, le fils de Surya ne put terminer le travail, car la fin du jour sonna la fin des combats… A la suite de cela, il fut loué une nouvelle fois par Krishna et Arjuna, car l’arme avait réduit en poussière les défenses magiques du Dieu lui-même. L'Entité supérieur en profita également pour loué ses talents de manieur de char, car le jeune homme parvenait a combattre tout en guidant son char avec un talent égalant ce dernier.
Arjuna , lui, était extatique. Le meilleur combat qu'il n'ai jamais eu.

Les deux adversaires se retirèrent, se jurant un duel a mort le lendemain.


Ce fut alors que tout se mit en place, comme si le monde bénéficiait Arjuna dans sa bataille. Tout d’abord, alors que les deux adversaires s'échangeaient des traits tout aussi létaux les un que les autres, le char de Karna s’embourba, l’empêchant de se mouvoir. Il ne put que rester a son endroit pour commencer un duel de tir à l’arc avec Arjuna, qui lui pouvait se mouvoir parfaitement, son chariot guidé par Krishna lui-même. Il n'avait que cela a faire, et il le fit admirablement bien.
Le combat, malgré le déficit de char de l’un des deux, fut dure, et les deux protagonistes durent user de leurs armes divines, obligeant Karna a utilisé de tout ses astras a nouveau. Malheureusement, la première de ses malédictions entra en jeu, et il ne put user de Brahmastra, oubliant sur l’occasion les mantras nécessaires pour l’invoquer. Pour être équitable, Arjuna ne l'employa pas non plus, et se refusa à utiliser Pashupata, puisque son rival n'avait ni son armure et ses boucles d'oreilles , ni même la Vasavi Shakti de son père.. Encore une fois.
Suite a cela, le héros décida de descendre de son char pour avoir plus de mobilité, et demanda a Arjuna de le laisser, comme le voulait le code de la guerre, retirer son char. Ce dernier accepta d’abord.
Karna empoigna alors son char, et commença à tirer pour le dégager. La terre trembla, et la croûte terrestre se souleva de quelques centimètres sous la force démesurée de son rival. Mais, malgré ses bras puissants, impossible de le retirer.

Alors qu’il était sans défense,  Arjuna se contenta de bander son arc une Ultime Fois. Le plus fort qu'il pouvait.. Quelque chose, en lui, le brûlait de frapper maintenant. De tuer son ennemi. De venger tout le monde. De satisfaire son plaisir. De mettre fin à sa satiété.
Il entendait son ami , Krishna, lui dire de tirer. L'encourager, en clamant chacun des actes déloyaux des Kauravas. La mort de son fils. La perte de leurs honneur. Le jeu de dé. L'humiliation de Draupadi.
De mettre à bas le soleiL

Ce jour-la, la nuit tomba plusieurs heures avant ce qui était prévu. Et la, quelque chose clochait. Sérieusement.
Krishna n'avait pas quitté le camps, ce jour-là.
Mais alors qui donc avait-il entendu?...

La  Fin de la Guerre.

Karna était mort. Duryodhana , désespéré.

Il ne restait plus rien capable de satisfaire Arjuna à présent.

Il n'avait plus de défi à sa mesure. Duryodhana s'était caché, Ashwattaman , désigné commandant en chef, était introuvable sur le champs de bataille, et les héros n'étaient plus. Il ne restait plus qu'a mettre fin à ce que le pandava considérait comme une guerrier à présent gagné d'avance.

Il dévasta l'armé avec son arme divine, Gandiva, comme un tir au pigeon de son enfance. Peu de temps après dans la journée, Shalya, un héro Kaurava, perdit la vie des mains de Yudhishitira, Duryodhana perdit la vie face à Bhima, et les Pandavas étaient, officiellement, gagnant de la guerre. Arjuna se contenta d'observer les deux affrontements.

Il parvint cependant à épargner Kripa, un puissant héro kaurava qui saurait enseigner l'arme aux prochaines générations.

Mais c'était sans compter sur Ashwattaman.

Alors que la fratrie rendait hommage aux parents des kauravas, le fils de Drona réalisa une dernière attaque nocturne sur l'armée des pandavas.
De l'armée bonne de quelques milliés d'hommes, il ne resta qu'une poignée d'individu. Honteux d'un tel acte, la reine Ghandari, qui avait reçu le don de pulvériser quoi que ce soit de son regard, ce qu'elle fit en grillant le doigt de pied de Yudhishistra pour ses méthodes peu recommandables. A la suite de quoi, elle exigea le bijous figé sur le front d'Ashwattaman, qui emplissaient tout les besoins fondamentaux: boire, manger, dormir. Il était né avec ce don gravé sur sa personne, et c'était le prix de la paix après une telle expédition.

Ce fut Arjuna, encore une fois, qui dut l'affronter. Un adversaire squi déploya durant sa bataille le Brahmashira.
A nouveau, le panda fut forcé d'utiliser cet estra pour le contrer. Hors, deux Brahmashira relachés pouvaient faire trembler la terre entière par leur simple présence, et détruire toutes les créatures vivantes existantes si cela était libéré. Les dieux durent intervenit directement et demander aux deux guerriers de ramener leurs astras.

Arjuna obéit.
Ashwattaman n'en avait pas le pouvoir, alors il le redirigea... sur un bébé encore à naitre. L'enfant d'Uttara et d'Abhimanyu à naitre ne connaitrait jamais la lumière du jour.

Il fallut que Krishna retint le bras de son ami, car la, le guerrier semblait vouloir déployer le Pashupata sans même réfléchir au résultat. Cependant, le dieu vivant s'empara du bijoux tant convoité, maudit le guerrier de ne pas mourir avant 3000 ans, et que des blessures ne guériraient jamais. Il ne serait jamais accepté, jamais plus en contact physique. Ce serait son fardeau.

Le départ d'Ashwattaman finit, la guerre était officiellement finit.

Cependant, Kunti avait quelque chose à annoncer à tout ses enfants. Un “détail”.

Elle leur révéla que Karna , le rival d'Arjuna, son pire ennemi, son meilleur rival, était leur frère.

Le grand héro, fidèle au Dharma, suivant Krishna, persuadé d'être dans son droit, avait réalisé le pire crime du monde. Un fratricide.

Quelque chose, quelque part en lui, s'écroula.

“... ce n'est pas ma faute...”




La Nouvelle Génération est la voie de la rédemption.

Karna avait des enfants. Un seul d'entre eux, cependant, avait survécu. Vrishketu était son nom. Il était encore trop jeune et innocent, et son enseignement martial n'avait même pas commencé.
Arjuna connaissait bien Vrushali, la femme de son frère. Il l'avait croisé quelques fois, à force de rendre visite à son “frère” sous divers aspects. C'était une femme admirable. Et il avait été responsible de la mort de tous ses enfants.
Tous, sauf un.

Après la guerre, le Pandava se rendit  dans la demeure de son ennemi, protégé par un mantra de Krishna. Ce dernier n'avait rien dit quand le guerrier lui avait demandé un service, mais il avait accepté sans rechigner, compatissant. Il avait donc pu se jouer de ses gardes et de ses protections.
La boule dans la gorge, la même que quand il avait apprit la vérité sur son éternel rival, lui empêchait de prononcer les mots magiques, raisons de sa demande au Dieu Vivant. Ses yeux, encore rouges, n'étaient pas prêts à relacher n'importe quel echantement . Et plus que tout, ce sentiment d'impuissance, ce sentiment de dégout envers lui-même surpassait tout. Il était tout bonnement hors de question, pour ne pas dire irréalisable, qu'il accomplisse un acte aussi laid.

La femme de Karna se reposait quand il pénétra dans sa chambre et s'agenouilla prêt du lit.
Il patienta.
Patienta.
Patienta.
Il compta les gouttes de larmes qui coulaient des joues de Vrushali, les plis dans les draps de soies qui la recouvraient, les ombres sur les murs et les meches de cheveux de la jeune femme.
Tranquillement, agenouillé devant le corps endormi, vulnérable, faible, il resta muet. Le sort avait été levé, mais il ne bougeait pas un muscle. Il ne désirait en rien troubler le sommeil de la jeune femme, briser ses rêves où, peut-être, sa victime perdurait.

Un moment de paix qui dura quelques minutes. Quelques heures. Il devrait la réveiller, lui parler avant que le soleil ne se lève... C'était au-delà de ses forces.
Ce ne fut que quand l'aube se leva que la jeune femme ouvrit les yeux.
Aucune surprise dans son regard. Aucun sursaut quand les deux regards se croisèrent. D'abord, une grande respiration, comme si la jeune femme s'attendait à disparaitre, elle aussi.
Puis, sans un mot, des larmes coulèrent sur les joues d'Arjuna. Une boule s'était formée dans sa gorge, l'empêchant de prononcer le moindre mot. Il déposa sa dague d'or constellée de rubis et de saphirs entre eux deux, puis baissa lentement la tête. Le froid contact du sol sur son front fut une brulure , alors que ses joues brulaient vives par l'acide naturelle qui y coulait.
Les draps se froissèrent. Les épaules du beau-frère se tendirent, offrant à la jeune femme une vision avantageuse entre ses côtes.  Un son métallique retentit dans la pièce, résonnant dans les murs dorés.
Un rayon de soleil parvint à franchir les voiles pour atteindre l'intérieur. Une douce chaleur, aussi douce que l'avait jamais été Karna, digne fils de son père, emplit la pièce, alors que la lumière attaqua leur sens.
Au souvenir de cet astre, symbole de leurs pertes communes, Arjuna tenta d'ouvrir la bouche. Il ne sut jamais ce qu'il voulu dire, car aucun son ne voulait sortir de sa gorge. Elle le brulait, le consumait de l'intérieur, tel les flammes d'Agni qui lui rappelait son crime pour l'éternité. Et cette flamme , la flamme qui auparavant brulait pour la guerre et la gloire, était là celle d'un tout autre sentiment qui envahissait le Kshatriya. Il était le plus grand de tout les guerriers selon Krishna. Il était le fils favori. Béni des dieux. Il était l'Elu. On le lui disait, on le lui répétait.
Foutaise. Il le réalisait à présent, tout cela n'était que foutaise. Il sentait, pareil aux flèches  de son frère, le regard de Vrushali sur lui. Et il était plus qu'impuissant face à ce regard, il était un enfant. Il se sentait enfant. Impuissant. Et plus important encore, il cherchait quelque chose ici. Il était venu pour le pardon. Quitte à faire preuve, pour cette fois, de cet honneur qui lui avait fait défaut face à ce qui avait été son ainé.

Aujourd'hui a lieu les rites funéraires. Suis-moi et apprend, mon frère.

Sa voix était douce. Une douceur compatissante, semblable à celle de son époux. Sous son injonction, celui qu'elle avait nommé frère et qui l'était par alliance se redressa. Lentement.
Ses muscles lui firent mal. Non par l'immobilisation ou la position, non. Il avait l'impression de ne pas avoir payer son prix. Que comme son mari,  la jeune femme allait le pardonner.
Mais il la suivit. Il eu des regards quand ils sortirent. Haine, colère, tristesse, dégoût, mépris, tout ses sentiments tourbillonnaient autour de lui.

Il nous reste un fils, comme tu le sais. Je souhaiterais que tu le trouves et que tu ailles le voir . Que tu lui dises ce que tu as accompli.  C'est la ma seule requête. Acceptes-tu?

Le bucher funéraire de Karna fut visible devant eux alors qu'ils se rapprochaient. Duryodhana leur lança un regard, avant de pencher la tête sur le coté et de regarder à nouveau le bucher. Arjuna réalisa alors que il savait.
Il savait, et c'était douloureux.
Sans parvenir à prononcer un mot, le guerrier acquiesa. Il ne pouvait pas refuser.

Il dut s'arrêter après quelques marches. La chaleur des flammes avaient beau ne pas lui faire effet, il le ressentait, et le fait que c'était le bucher de Karna le stoppait. Sa simple présence rendait cela presque maladif.
Vrushali, elle, poursuivi son chemin, sous le regard de tous.
Une image qui se grava dans la mémoire du Pandava plus fortement que n'importe quel expérience... C'était une force morale qui différait de tout ce qu'il avait confronté auparavant. Ce n'était pas le talent de concevoir, de créer ou même de transformer. Non.
C'était cela, le Dharma. Elle faisait son devoir.
Et lui se sentait petit à coté de cette force.

°°°°

Après cette scène, Arjuna partit.
Il marcha.
Marcha, marcha, marcha marcha. Tant de temps qu'il ne saurait le compter, mais si peu à la fois, s'éloignant du champs de bataille, des deux camps, de tout ce qui vivait. Une solitude qu'il ressentait le besoin de ressentir pour laisser, enfin, à cette pression interne, la possibilité de se libérer et de se déchainer. Que se déchaine sa rage, sa tristesse, sa puissance et ses regrets.
Non, pas ses regrets. Sa haine de lui-même  de ne pas regretter son acte. C'était la pire des faits. C'était cela, son véritable crime. Celui de ne pas parvenir à se dire “mon geste était mal”. Non, il ne ressentait pas de regrets. Il ne ressentait, au fond de lui, pas véritablement de tristesse. Il ne ressentait même pas ce sentiment qu'on appelle la compassion.
Il y avait un vide en lui. Un vide qui le dévorait, car il savait que c'était mal. Qu'il ne devrait pas.
Non, ce qu'il ressentait, au fond, c'était une sorte de haine envers sa propre personne. Pour ne pas être parvenu à vivre à la hauteur de cet homme que Krishna avait qualifié de... meilleur. De sa propre personne.
Et pourtant, il avait gagné.

Dans sa marche solitaire, il parvint à un ruisseau. Le soleil qui s'était levé autrefois se couchait à présent, seul témoin de sa marche et de la distance parcourue.
Dans ce ruisseau, un jeune garçon pleurait. Toutes les larmes de son corps. Un enfant, un gamin, que lui connaissait même si ce dernier n'avait jamais pu le voir. Vrishketu.
S'approchant sans savoir quoi faire, il ne put que sourire. Ce fut un sourire... doux. Sans doute le plus douxqu'il n'ai jamais fait. Naturel, aussi, ce qui était exceptionnel. Lui, le héro parfait, qui vivait selon les espoirs de tous, ne pouvait que se contenter de sourire de façon incontrôlable, comme pour tenter de rassurer cet enfant. Pour tenter de lui transmettre quelque chose de chaleureux. Les larmes fit le contours de ses lèvres , ne pouvant pourtant s'arrêter.
Il ressentait un vide en lui, il ressentait de la colère enver lui-même, mais son corps, lui, ne lui obéissait plus à présent. Arrêter ses larmes étaient... Pire qu'une épreuve pour un astra.
Les pieds d'Arjuna rentrèrent dans la rivière, alors que il s'approchait de l'enfant. Ce dernier se calma en le voyant, et lui posa la question fatidique.

Est-ce que je vous connais? Votre visage m'est familier. Je pensais également que vous étiez la pour avoir aussi perdu un proche... désolé, mais pourquoi je pense que tout le monde est comme moi?

Le digne fils de son père. Compatissant, même dans sa propre épreuve. Karna avait été un meilleur père qu'il n'avait jamais été, cela faisait peu de doute.

... Fils, je suis comme toi... J'ai également perdu des proches... mon frère... La différence est que j'ai du l'abattre de ses mains maudites. Et que j'essaie de trouver le pardon de ses mêmes mains... Tout est... Tout n'a aucun sens.

C'était stupide, en effet. Tellement stupide qu'il fondit en larme, incapable de supporter le poids de sa propre ironie. Tout ses actes, toutes ses pensées, étaient si vide de sens. Si... Futile.

... Pourquoi l'avoir tué? Pourquoi ne pas avoir sacrifier votre vie pour lui? C'est ce que j'aurais fait à votre place ! Vous auriez pu, non?

De la confusion. Il ne comprenait pas. Il devait le lui dire.
Il commençait à comprendre le dernier souhait de Vrushali. Une pensée qui fit son chemin dans son esprit, alors qu'il lui répondit.

... je l'ignorais, fils. Je ne l'ai connu qu'en tant qu'ennemi, l'ai compté comme mon plus grand adversaire,  et ai pensé longtemps à comment l'abattre... Je ne cherche pas à me défendre de mes crimes... Mais... mais... je l'ignorais.

Incapable de tenir debout plus longtemps, réalisant la force de l'enfant et sa propre stupidité, non... son impuissance face à la simplicité innocente de la jeunesse, il plia le genou et s'effondra. La boule qui était en lui, qu'il contenait depuis trop longtemps, s'échappa.
Il pleura réellement. Il se sentait comme libérer d'avoir tout dit au concerné, et ce poids levé de son épaule fut de trop. Il n'avait fait que penser à la mort de Karna, et pour la première fois, il libéra ce sentiment nouveau qui avait grandit en lui. Cette perte lui offrait un sentiments qu'il ignorait.
Le dernier cadeau de Karna. De ce frère qu'il n'avait jamais connu. Ce cadeau était celui de parvenir à pleurer.

Il n'y avait plus de faux, de haine, de vide en ses larmes. C'était des larmes dédiés à la perte d'un frère, à la peine partagée entre un oncle et son neveu, au sacrifice funéraire de Vrushali.

Et alors, il comprit. Alors même que les bras de son neveu l'enlaçait. Malgré sa propre tristesse, celui-ci lui offrait sa compassion et partageait sa souffrance pour l'alléger.

Ne vous inquiétez pas. Je ne vous connais pas, vous et votre frère, mais... je suis sur qu'il vous aurais pardonnés. Vous n'avez pas fait exprès.

Sur ses paroles réconfortantes, Vrishketu se leva et, avec ce sourire si comparable à son père, prit le chemin de la maison.
Après quelque pas, alors que le Kshatriya n'avait pas bougé, il se retourna. Une curiosité enfantine.

Puis-je avoir votre nom?

Pardonne-moi mon fils. Ton père, Maharathi Karna, était mon frère...

Le jeune enfant ne répondit pas.
Il le regardait avec le regard brulant de haine et de douleur.
Le changement avait été choquant, comme la nouvelle.  Arjuna ressentit pendant un instant le désir de tuer, la soif de vengeance, mais toute cette volonté était comme maitrisée par autre chose de plus grand encore dans ce jeune garçon.

Faisant volte face, l'enfant commença à courir.
Comprenant ce qu'il avait à faire, Arjuna lui emboita le pas en marchant. Il n'était pas pressé, il savait ou il allait.
Il le retrouva chez sa grand-mère, et resta sur le pas de la porte. Il savait ce qu'il avait à faire, ce qu'il avait à dire.
Il avait presque la sensation que Karna murmurait à son oreille...

Prend le temps nécessaire. Demande conseil  à ton père, il vit toujours dans ton coeur.Et quand tu le désireras, si tu le désire... alors je ferais de toi le plus grand archer de ce monde. Tout ses honneurs que ton père s'est vu refusé... Tu les auras.
J'en fais le serment. Si tu le désires, alors je ferais de toi mon fils.
Si tu le désires, je t'offrirais ma vie. Décision est tienne... Et je m'y plierais.

Car c'est tout ce qui me reste à accomplir à présent...



La première mort

Vrishketu avait accepté. Empli de bonté pour la dernière personne qu'il pouvait considérer comme un héritier, et plus important encore, neveux ayant eu la force de lui pardonner, il lui enseigna tout. Et, contrairement à Abhimanyu, décida de rompre les règles du Dharma volontairement.
En effet, normalement, la caste des brahmins étaient les seuls capables de donner l'autorisation d'enseigner à autrui les secrets des Mantras et des Astras.
De fait, Drona et Parashurama, les enseignants des Pandavas et de Karna, avaient été Brahmins avant d'être Kshatriya.
Arjuna ignora consciemment cette règle, et enseigna à son fils adoptif absolument tout son art. Il l'aima autant que son rejeton décédé, et le plaça comme  son propre héritier.

Aussi, quand Yudhishistra ordonna a son frère d'accomplir l'Ashwamedha, il accepta.
Petite parenthèse: l'Ashwamedha est un rituel afin de proclamer la souveraineté suprême de l'Inde au complet. Le candidat ou un membre de sa famille devait relacher un cheval, et tout les pays par lequel le cheval passait devait être conquis. Par ailleurs, n'importe qui pouvait tenter d'abattre ou capturer le cheval. Si, au bout d'un an, ce dernier n'avait pas été capturé, son sacrifice par les mains du prétendant proclamait la suzeraineté absolu.

Vrishketu et Arjuna fut les deux hommes qui se chargèrent de protéger le cheval, qu'ils emmenèrent à TOUTES les contrées de l'Inde. Evidemment, personne , à présent que la guerre était passé, ne pouvait leur faire face.
Personne, sauf un jeune fou du nom  de Babruvahana, roi  de Manipura.

Ce dernier captura le cheval, et malgré les recommandations de ses gardiens, exigea un duel contre le Pandava.  Il parvint, exploit réel et preuve de ses talents, à défaire Bhima, et finit par abattre Vrishketu.

La rage d'Arjuna n'eut pas le temps de s'exprimer, car il fut aussi tué d'une flèche...

Hors, Krishna et la princesse des Nagas, Uluppi, ne voulaient pas la mort d'Arjuna. Par amour, Uluppi sacrifia la gemme Nagamani pour ramener Arjuna à la vie. A son réveil, cependant, la tristesse de l'homme fut supérieur à sa hargne, et il prévoyait ou de tuer Babruvahana, ou de s'immoler dans le bucher funéraire de son fils adoptif.

C'est alors que il reçut une révélation. Après avoir défait Bhishma, il avait été maudit . Une malédiction qui devait s'accroitre selon ses regrets, car un homme dans son droit légitime n'aurait pas à la subir.
Une malédiction fort simple.
Arjuna mourrait des mains de son propre enfant.

Alors, il se souvint. Il se souvint de Chitrangada, la princesse de Manipur. Il se souvint du bébé dans son vetre alors que lui les quittait. Il se souvint du chemin parcourut jusque-la.
Et il réalisa alors qu'il ne pouvait pas haïr sa propre chair, ainsi que le poid de ses regrets. Cette guerre ne l'avait pas rendu heureux. Il l'avait gagné, à deux en comptant Bhima comme réel acteur, mais dans les faits la présence de son frère n'avait même pas été indispensable. Il avait été parfait. Il avait été … juste.
Mais au fond de lui, il le savait. Ce qu'il avait fait était... avait été MAL.

Fatigué, il alla rendre visite au prince de Manipur pour lui raconter la vérité. Celui-ci , contrit d'apprendre que il avait tué son beau-frère et son géniteur, demanda a Krishna de revivre Vrishketu, ce que le Dieu Vivant réalisa de bon coeur. Les deux se pardonnèrent, et ce fut accompagné du roi qu'ils rentrèrent à Hastinapura.

Le rituel … était terminé.

Accusé par le passé.

le temps fila son cours. Des jours, des semaines, des mois, des années s'enchainèrent. Les saisons coulaient paisiblement, sous l'empire de son frère Yudhishistra, sage et respecté. Et Arjuna vieillit, comme tout être.
Il avait formé ses deux enfants en vie, et le fils d'Uttala -son petit-fils Pariksit-, à l'art des armes, même si seul l'adoptif reçu ses enseignements magiques et divins.  Il leur laissait de plus en plus la main, et avoua un jour à son frère Bhima qu'il était fatigué.
Cela fut particulièrement présent à la mort du corps physique de Krishna. En effet, Arjuna se rendit aux funérails de son vieil ami, et eu pour rôle de ramener tout ce qu'il avait laissé à Indrapashtra, car il était, par décret de la Déité elle-même, son seuil héritier mortel.
16 100 femmes, et les richesses appropriés, lui forent offert. Mais pendant le trajet, un groupe de bandit attaqua.

Arjuna... ne se défendit pas. Par regret, par remords, par tristesse ou par vieillesse, nul ne le sait véritablement, mais il ne banda pas son arc, ne tira aucune flèche, ne s'empara d'aucunes lames. Il se contenta de regarder, comme bloqué par sa propre dangerosité.

Réalisant alors -lui ne vieillissait pas par bénédiction des Cieux- ou en était ses frères, le Roi Yudhishistra abdiqua en faveur du fils d'Abhimanyu, Pariksit, afin de partir, tout les cinq, vers le Nirvana. Draupadi insista pour les suivre, et pendant les préparatifs, Arjuna rendit Gandiva à Agni.
Pour cela, ils eurent pour épreuve une montagne qui les jugeraient de leur pêchés.

Sahadeva fut le premier à tomber et à mourir. Le plus sage, le plus mystérieux et calme des Padavas.
Son peché? Il considérait le monde entier comme une bande d'idiot.

Nakula fut le second. Humble, diplomate, on ne lui voyait nul défaut.
Son peché? Il était narcissique.

Draupadi fut la troisième à tomber. La femme de tout les pandavas les avaient tous aimé équitablement.
Son peché? Elle avait aimé Arjuna plus que tout.

Bhima fut le cinquième. Force et volonté était le ciment de cet homme.
Son peché? Son sadisme naturel.

Yudhishistra attint les cieux.

Quand à Arjuna lui-même? Il fut le quatrième à tomber de la montagne.
Son peché? A lui, qui était la Perfection selon Vishnu?

“un jour. Je vous tuerais tous en un jour. Je vous en fais le serment.”

A PROPOS DE VOUS


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Expérience RP : long
Les animes/jeux Fate que vous connaissez : tous XD
Comment avez-vous connu le forum ? ca fait longtemps que je traine
Quelque chose à ajouter ? : yolo?
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Lun 16 Juil - 23:20
Bonjour cher Arjuna, c'est moi comme tu le sait qui vais m'occuper de ce premier passage.^^

Commençons par les stats, je valide bien sur ce sont les officielles.

Rien à redire sur la description des équipements et l'independant action au rang A.

Pour les pouvoirs j'ai une demande de précision à formuler. Pour Awarded hero, je trouve que cette capacité est originale et justifiée, mais elle manque de précision.
"confère un effet GPS pour que Arjuna trouve ce qu'il lui faut. Les non-magi ou personnes non liés au surnaturel ressentiront l'envie de lui offrir tout ce qu'il demande"
Si j'ai bien compris cette skill lui permet de trouver quelqu'un qui voudra bien lui donner ce qu'il souhaite ? Ou alors c'est littéral et c'est un gps pour lui indiquer ou se trouve ce qu'il désire ?
Exemple : Si Arjuna se dit qu'il aimerait tabasser un servant sans trop de difficulté pour débuter la guerre, est ce que son gps va lui dire après le rond point tout droit, a l'eglise tournez à gauche et vous trouverez ???. Bon c'est juste un exemple mais avec ce genre de gps on pourrait tout trouver je pense. Donc ça mérite précision.

Concernant les autres pouvoirs je n'ai aucune objection, tout est bien.^^

Pour les Np.

Pour Gandiva, c'est fort mais c'est Gandiva. J'ai seulement un reproche, le statut inesquivable des flèches. Tu l'écrit toi même, les flèches ne sont pas inesquivables a l’origine, alors pourquoi subitement elles le deviendraient surtout que Gandiva n'agit pas sur la clairvoyance de Arjuna. Cette partie ne semble pas justifiée. Avec ce raisonnement de base tout les tirs de Arjuna devraient être inesquivables, ce qui ne colle pas avec le coté actif du Np. Donc à mon sens c'est à modifier.

Pour Pashupashu, pour moi c'est plus de l'anti monde ce qui collerait plus avec le coté multi cible. Dans la légende Arjuna ne l'utilise pas car c'est une arme ultra dangereuse. Je changerais juste le anti unit en anti world avec le même rang, du A. On reste sur du multi cible très très fort, les dégats sont ceux d'un np de rang A (dégat d'un anti unit de rang A) avec possibilité d'instant death justifié par le type anti monde.

Maintenant description et histoire.^^

C'est très long et c'est archi complet. Bon étant profane en la matière je ne saurais évaluer convenablement ton texte, mais de par mes maigres souvenirs tu n'as absolument rien manqué.

Le style est bon, tu arrives a refaire sentir l'épique, notamment certains combats dont celui de Krishna avec Arjuna. J'avoue j'ai eut parfois un peu de mal avec la foultitude de nom et les moeurs des indiens (question mariage).^^ Bref j'ai beaucoup aimé, tu maitrises bien le perso comme je l'attendais, donc c'est validé pour toute cette partie.

Reste a voir pour les points techniques soulevés et tu auras ma première validation.



Berserker woman
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Mar 17 Juil - 3:25
Ah, les noms hindoues, une joie. Même si ca ne vaudra jamais les noms chinois XD

Pour the Awarded Hero:

J'ai précisé qu'il s'agissait plus d'une sorte de boussole interne avec une évaluation de distance. Le GPS me paraissait effectivement beaucoup trop précis, même si j'aurai pu avec le rang A.

Enfin, combiné avec sa clairvoyance, ca fait un GPS de toute façon XD. Après tout, le principe de base est de "tout recevoir"...

En soit, la skill visera l'objet de son désir. C’est juste que si l'objet est en possession de quelqu'un, celui-ci est sensé désirer lui en faire don. De par ce fait, je considère cela comme un effet de charme qui n'affecte que les "moldus".
Pour les autres et les joueurs, si ils veulent s'y plier, moi ca me ferait plaisir, auquel cas ils auraient qu'a dire que la skill leur donne envie XD. Mais je ne l'imposerais pas, donc je ne compte pas comme un effet mental réel système.

J'en ai profité pour rajouter le fait que clairvoyance passe à travers certains obstacles visuels. Il en est pas encore au point de lire dans les pensées et voir l'avenir, mais c'est du rang B tout de même.

Précisions apportés sur Divinity avec la part système, notamment au niveau de l'Elément associé Air/Electricité (Indra étant Dieu du Ciel), et la caractéristique associée (Luck)

Pour les NPs:

- Pour Gandiva, j'ai changé, je suis du coup plus partie sur le principe de "Hit like a struck", et donc j'ai accru la puissance destructrice de l'arme (non parce que si c'est juste pour avoir un effet de skill en plus, ca fait un peu shitty NP XD).
Le coté "viseur integré" a donc été retiré pour une plus grande puissance de kaboom.


- Pour Pashupata, qualité anti-monde précisé, j'ai également précisé la règle principale de Pashupata et que Arju ne l'utilisera pas sans de GROS soucis (ou un  Karna sauvage, la je garantis rien)


Histoire:

J'ai rajouté quelques lignes dans l'histoire, quoique mineurs:
- => Trigartas vaincu le 17eme jour
- => visite incognito à Karna après avoir récupérer Krishna pour la guerre, Héro de la Charité confirmed
- => Duryodhana sauvé par arju quand il descend cassé des démons.
- => instant ou Arjuna a failli tuer son ainé Yudhishtira le 16eme jour.
-=> petit édit sur la fin de la guerre et sa réalisation.
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Mar 17 Juil - 17:55
Les précisions me conviennent parfaitement. Juste à noter que pour Pashupashu tu l'évoques encore comme anti unit dans la description. Un tout petit détail a changer, mais qui n'empêche pas la première validation. Second niveau de la validation désormais.^^
Berserker woman
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