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Dim 1 Juil - 15:43

MEDUSA

Age : 25 ans
Nationalité : Grèce, Ile sans forme
Organisation : -
Fonction : Servant



Crédit avatar

CARACTÉRISTIQUES

Type : Servant
Classe : Rider
Alignement : Chaotique bon

Statistiques :
STR : B
END : D
AGI : A
MAG : B
LCK : E



CAPACITÉ(S) DE CLASSE

Capacité [Rang] : Riding [A]
Description et effet :

EQUIPEMENT

Objet :
Description et effet

SORTS

Sort [Elément - Type - Rang] :
Description et effet

POUVOIRS

Pouvoir [Rang - actif/passif] :
Description et effet

NOBLE PHANTASMS

Noble Phantasm [Type - Rang - Actif/Passif] :
Description, justification et effet

Noble Phantasm [Type - Rang - Actif/Passif] :
Description, justification et effet


PHYSIQUE


Texte

CARACTÈRE


Texte

A PROPOS DE VOUS


Âge : 30 ans
Expérience RP : Forte
Les animes/jeux Fate que vous connaissez : Fate Zero, Fate Stay Night, UBW, HF, Fate Apocrypha (pas fini)
Comment avez-vous connu le forum ? Tel un fantôme, me revoilà...
Quelque chose à ajouter ? : Décidément, je ne quitte pas la mythologie grecque !
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Nombre de messages : 258
Master de : Misery
Date d'inscription : 21/02/2015
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Dim 1 Juil - 15:45

HISTOIRE


"Quand on lutte contre des monstres,
il faut prendre garde de ne pas devenir monstre soi-même."

Inspiration. Expiration. Inspiration. Expiration. Tu es à l'affût de tout autre bruit qui ne serait pas une exhalaison de ton propre corps.
Ploc. Une goutte de sang mêlée à ta sueur s'effondre sur le sol rocailleux et sale de ta grotte. Un reste du malheureux qui a cru pouvoir venir à bout de toi, te réveillant en plein sommeil. Tu essuies d'un geste le sang. Les serpents ondulant sur ta tête siffle. Ils auraient voulu se repaître d'un peu de la chaleur humaine qui venait de t'éclabousser. Ils ont si froid dans ton habitat de pierre et d'obscurité. Tu ne donneras pas satisfaction à ce fruit de la monstruosité que tu es. Tu les aimes car tu n'es jamais seule grâce à eux et leurs caresses t'évoquent presque un contact humain doux et bienveillant. Mais ils représentent tellement le sacrifice de tes sœurs pour calmer ta fureur contre l'humanité et les dieux. Ils sont tellement la métaphore du monstre froid, efficace que tu es devenu. Tu pleures en silence. Tes sœurs te manquent. Leur sacrifice a été vain et a même envenimé ta folie, ta colère, ta solitude, ton désespoir.

Noir, si obscur. Froid, si glacial. Tu te lèves. Tu serres contre ton corps enlaidi, meurtri, le fin tissu qui couvre ton monstrueux cadavre ambulant. Tu sens encore les trainées de larmes sur ton visage sale. Les serpents dorment encore à moitié. Tu les cajoles du dos de tes doigts. Tu trembles. A quoi t'a t'elle réduit, celle qu'on nomme la Déesse de la Sagesse ? Maudite soit elle et tous ses congénères. Des Dieux qui jouent, s'amusent avec les Hommes et leurs destins. Maudits soient-ils. Et surtout lui. Incapable de se contrôler. Incapable d'accepter les refus. Tu as un haut-le-coeur. Tu évites de penser à lui autant que tu le peux. Son contact sur ton corps. Le dégoût que t'inspires chaque va-et-vient, son souffle sur ta peau, ses mains qui t'agrippent comme un vulgaire objet, malgré tes suppliques, malgré tes cris, malgré tes pleurs, malgré tes gesticulations véhémentes pour t'extirper de cette force brute qui t'assaille dans une douleur insoutenable, dans ce lieu qui t'était si cher, dans ce sanctuaire sacré. Sans oublier l'horreur qui suivit cet épisode traumatisant que tu aurais déjà voulu effacer de ta mémoire et que chaque parcelle de ton corps te rappelait en permanence. L'horreur de ne pouvoir faire disparaître cette souillure morale et physique, malgré tes frottements vifs jusqu'à l'irritation sanglante de ta peau. L'eau claire ne parvenait pas à éloigner l'impensable, à effacer l'inoubliable. L'horreur de ne pas avoir le temps de digérer, et de subir peu d'heures après le courroux injustifié d'Athéna, celle dont tu étais la prêtresse, celle que tu vénérais pour sa sagesse. Celle qui aurait du te comprendre et te rendre justice. Celle qui aurait dû se battre pour toi, après que tu lui ai consacré ta vie. Celle-là même qui s'en prit à la victime plutôt qu'au bourreau. Celle qui s'acharna sur l'innocente qui avait consacré ses heures et ses louanges à la servir plutôt que sur son rival de toujours.

Ainsi débuta le supplice. Étais-tu au Tartare ? Qu'elle était ton crime ? D'exister ? D'avoir repoussé les avances d'un Dieu ? Etait-ce trop présomptueux de ne pas vouloir être le jouet de leurs désirs ? Sans cesse, les hommes qui autrefois te vénéraient presque autant qu'Athéna elle-même, te pourchassaient dorénavant sans relâche. Et comble du malheur, ta "faute" rejaillit sur tes sœurs. Comment les Dieux et les hommes pouvaient-ils être si aveugles ? Si cruels ? Chaque jour, ils retrouvaient votre trace. Vous deviez fuir, en permanence, ne vous sentant en sécurité nulle part. Si vos adorateurs ne pouvaient tuer Stheno et Euryale, ils désiraient les violer sauvagement. Et rien ne te faisait frémir de peur et de dégoût plus que l'idée qu'elles subissent par ta faute le même traitement que tu avais vécu. La colère te rongeait, tout comme le désespoir. Se lasseraient-ils ? Oublieraient-ils ? Les semaines passaient sans qu'une amélioration ne pointe. Tu priais chaque jour Athéna de ne pas accabler tes sœurs de son courroux. En vain.

Tu frappes de ton poing le visage de pierre d'un adorateur parvenu jusqu'à ta grotte il y a déjà bien des lunes. La douleur que tu ressens n'est plus qu'une métaphore de ce calvaire quotidien. Tu voudrais faire disparaître toutes ses statues de pierre, dont la présence hurle à ton visage aveugle le monstre que tu es devenu par leurs fautes. Trop d'entre elles peuplent désormais ton habitat. Une véritable galerie des horreurs. Parfois, tu les vois comme des trophées de tant de jours à lutter pour ta survie, tant de vies que tu as pris par vengeance, par haine. Tu les caresses alors, victorieuse de leur acharnement perpétuel. Mais le reste du temps, tu pleures amèrement face à tant de haine, te demandant quand cela cessera. Secrétement, tu voudrais rejoindre tes sœurs, en finir avec cette existence vaine de douleur, de peur, de colère et de folie. Tu espères presque sentir sur ton cou l'acier froid et tranchant qui mettra un terme au désespoir. Cependant, malgré ces instants de faiblesse, ton instinct de survie prend toujours le dessus, faisant payer à tous ces idiots leur arrogance.

De la jeune prêtresse, tu es devenue au fil du temps la meurtrière, celle qui d'un regard immobilise pour l'éternité leurs visages horrifiés. De proie, tu es devenue le prédateur à l'affût du moindre bruit, te délectant de leurs peurs, de leurs cris, de leurs supplications. Tu as fini par affûter leurs dagues et les retourner contre leurs chairs. Tu es devenue monstre, tu es devenue abîme. Ton âme avait fini par se transformer en ce qu'ils souhaitaient. Agile, rapide, discrète, efficace, ils n'avaient aucune chance. L'odeur cuivré du sang parfumait depuis des années la grotte où tu avais trouvé refuge, dorénavant le piège à rats contre vos opposants. Plutôt silencieuse, il t'arrive pourtant de leur hurler de cesser leur chasse, de vous laisser seules sur cette Ile qui vous a recueilli. Sans espoir. La colère des Dieux est infinie et éternelle.

Jour après jour. Autrefois, tu te plaisais à sentir l'herbe sous tes pieds, à humer l'odeur de la mer, à entendre les vagues lécher les rochers, à sentir l'eau caresser tes pieds ensanglantés. Mais le répit était toujours trop court et déjà, tu entendais un navire fendre les flots, cherchant à accoster. Et de nouveau, tu rejoignais la grotte, prête à défendre une nouvelle fois ta vie et la vertu de tes sœurs. Chaque jour se ressemblait ou presque. Ils arrivaient parfois de façon inattendue ou nombreux. L'ancienne Médusa aurait angoissé, aurait pleuré après avoir pris tant de vies. Pas toi. Tu hurlais parfois, les tuais lentement ou violemment, les faisant souffrir autant que tu souffrais. Tu appréciais presque cette adrénaline qui te faisait te sentir vivante, une journée de plus. Tu espérais maintenant leur survivre à tous ceux qui viendraient s'en prendre à toi. Tu les attendais impatiemment.    

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Master de : Misery
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