Votez sur les tops !






Wanted


Derniers Sujets

OST



Black Out

Fate Stay Night RPG
Forum RPG 16+ - Fate Zero - Fate/stay night - Tsukihime - Nasuverse
Fantasy - Fantastique - SF - Magie - Mangas
Le forum recherche en priorité des Servants Assassins et Berserker et les prédéfinis.
[Event] Les ombres de Kyoto : tous les détails ici

Diomède d'Argos, Prince de Caldyon et Héros Achéen de la guerre de Troie

 :: Avant de débuter :: Présentations Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Mer 20 Juin - 11:27

Diomède d'Argos

Age : Mort dans la trentaine, invoqué a 17 ans
Nationalité : Grec de la cité état d'Argos, originaire de Caldyon
Organisation : Armée du grand roi Agamemnon
Fonction : Conseiller du roi Agamemnon, Elu d'Athéna



Crédit avatar

CARACTÉRISTIQUES

Type : Servant
Classe : Saber
Alignement : Loyal Bon

Statistiques :
STR : B
END : B
AGI : A
MAG : D
LCK : B



CAPACITÉ(S) DE CLASSE

Magic Résistance [Rang B] :
Confère une résistance a la magie

EQUIPEMENT

Objet : Aspis
L'aspis ou bouclier Argien était a l'époque de la guerre de Troie une nouveauté venant de la cité d'Argos. Grand d'un diamètre d'environ 90 centimètres ce bouclier rond est devenu iconique de la grèce et de ses fameux hoplites, différent du sakos ou du bouclier en 8 mycénien très en vogue a ce moment la. Très souvent ce bouclier est décoré pour pouvoir identifier le guerrier qui le porte. Ce bouclier suit les règles du noble phantasm "Diomedi Thorax" et adopte la propriété de l'armure revêtu a ce moment la et change en cas d'activation.

Dans le cas de l'armure de bronze, le bouclier adopte l'emblème de la cité d'Argos alors que dans le cas de l'armure d'or il porte sur son bouclier une sculpture représentant le sanglier de Caldyon en mémoire de son grand père Oenée le conducteur de char et de la bête qui dévasta son royaume.


Objet : Epée de Tydée
Lame de bronze bénie par Athéna, cette arme n'a en soi rien de si extraordinaire que ça a part sa solidité et sa taille démesurée pour le monde grec. En effet la plupart des grecs sont des lanciers et l'épée n'est qu'une arme secondaire, si Diomède ne déroge pas a cette règle, il n'en reste pas moins un escrimeur de grand talent et un des seuls héros grecs a manier cette arme avec brio sur le champ de bataille. Cette arme peut être maniée a une main ou deux en combinaison avec un bouclier ou non.

POUVOIRS

Affection of gods [Rang A -passif] :Diomède a toujours été un des guerriers favori de la déesse Athéna et ce depuis son plus jeune âge. Il est possible de dire qu'il a même été le mortel favori de la déesse vierge, contrairement a Ulysse. En effet, Diomède était le seul homme devant lequel elle parlait sans complexe et elle lui a même fait l'honneur de le laisser la voir sous sa véritable forme, honneur qu'aucun autre mortel ne recevra de sa main, de plus c'est Diomède qui reçut les honneurs de l'immortalité de la déesse.

=> Boost de rang C en Str/End/Agi

Protection of the godess [Rang C -passif] :Bien qu'il soit l'un des favori d'Athéna, le Tydéide était de loin celui qui demandait a la déesse le moins de préoccupation. En effet, ce dernier ne recevait qu'une aide limitée comparé les besoins incessants du roi d'Ithaque et des capacités protectrices de la déesse de la guerre et de la sagesse.

=> Confère rang D lck supplémentaire
=> Confère une résistance magique rang D supplémentaire.


True Eyes of discernment  [Rang A -passif] :Diomède a obtenu d'Athéna un des dons les plus inestimables qu'il est possible d'imaginer, en effet, elle lui a donné le pouvoir de voir les vraies formes des choses et de percer les illusions. Les dieux eux même ne peuvent se dissimuler de son regard aiguisé et il est devenu impossible de duper visuellement le jeune Argosien, cette compétence se mariant extrêmement bien avec son expérience au combat quasi invraissemblable, en effet, l'Argosien était malgré son jeune âge un guerrier confirmé a l'aube de la guerre de Troie.

=> Obtiens Eyes of the mind false (B)
=> Effet rp: Obtiens la capacité de percer toutes les illusions, déguisement,etc. Par exemple, il verrait que Tamamo est une renarde, mais ne verrait pas venir un assassin s'il ne le voit pas de base


NOBLE PHANTASMS

Palladium[Anti unité personnel - Rang (A?) - Passif] :
Lors de la guerre de Troie, nombreuses furent les prophéties qui durent être exaucées par les Achéens pour pouvoir permettre la chute de la cité et dans ces prophétie se trouvait celle du Palladium. Le Palladium est une statue de Pallas, amie d'enfance de la déesse de la guerre Athéna. Un jour Zeus la jeta du haut de l'Olympe et elle fut récupérée par les habitants de Troie. Cette statue accorde a l'entité qui la possède une grande clairvoyance, prévenant son possesseur d'assauts surprises ou de tentatives d'escroquerie de n'importe quelle nature. C'est grâce a cela que la tentative d'assassinat d'Ulysse fut un fiasco et que Troie résistait aux ruses du roi d'Ithaque. C'est lors d'un raid fructueux que Diomède s'en rendit possesseur au grand dam d'Ulysse.

=> Fonctionne comme une sorte de révélation en ce qui concerne les escroqueries, les mensonges et toutes choses entrant dans la catégorie d'un "coup fourré".

=> Ne fonctionne pas sur les actions du master de Diomède

=> Permet de deviner les attributs et les formes des nobles phantasms actifs avec un léger temps d'avance, autorisant les actions défensives habituellement interdits par les catégories de noble phantasm de rang égal ou inférieur. Néanmoins cela ne permet pas de deviner l'identité de l'adversaire avant de voir de manière effective le noble phantasm.



Diomedi Thorax: Diomedes's armors [Anti unité personnel - Rang A - Actif/Passif] :
Les armures de Diomède furent une grande partie de son mythe ayant donné même lieu a des expressions populaire pour les échanges injustes. Diomède dans sa légende fut propriétaire de deux armures, la première l'armure de son père Tydéus forgée par Héphaïstos en personne pour renforcer ses ardeurs guerrières alors que la seconde, l'armure d'or fut obtenue par la volonté de Zeus et bénie par Athéna, donnant au guerrier une défense telle que Ajax le grand fut incapable de le blesser même s'il ne se défendait pas et les flèches du séducteur Pâris ne le blessaient que légèrement.

Si habituellement un seul artefact est utilisable pour un noble phantasm, celui ci représente la rupture de son comportement lorsqu'il a obtenu sa nouvelle armure, le confirmant au rang de grand héros même aux yeux des dieux pour son bonheur mais aussi pour son plus grand malheur. En effet, armé de bronze, Diomède est un combattant féroce capable d'éventrer ses adversaires héroïques par dizaines avant d'atteindre sa cible la ou armé d'or Diomède est un combattant plus sage et moins effrayant dans ses performances mais qui est presque impossible a arrêter.

Les armures de Diomède sont dans le style armure musculaires a la différence que l'armure d'or porte une tête d'ours sculptée au niveau de son torse.


=> Lorsque Diomède matérialise son armure au début d'un combat, il peut choisir entre l'armure d'or ou l'armure de bronze et profiter de son bonus sans surcoût de mana. Il peut choisir de changer d'armure en plein combat en payant le coût d'un noble phantasm de rang équivalent.

Armure de Bronze: Cette armure fut celle que Diomède portait lors de son aristie, bénie par Athéna elle décuple ses performances offensives et fait de lui le guerrier qui a été craint par les Troyens plus qu'Achille lui même de par sa férocité au combat et son adresse. Grâce a cette armure il obtient la bénédiction d'Athéna.

=>Athéné Aristéia: Accorde a Diomède une puissance physique incroyable équivalente a celle d'un Natural Body de rang B.

   Ménos: Diomède a été guidé toute sa vie par Athéna pour être capable de supporter ses bénédictions contrairement a Tydée qui a été conduit a la folie guerrière a cause d'elles. Diomède peut porter dans un combat cette armure pendant X de tours (X étant sa résistance a une attaque mentale). Une fois x tours dépassés, Diomède se voit scellés Protection of the Godess, la déesse refusant de protéger ceux qui ont cédé a cette furie. True Eyes of perception se voit amputés de deux rangs et ne peux plus changer d'armure en plus se subir les effets négatifs mentaux du Ménos qui l'interdisent de rompre le combat.

Note de précision: Changer d'armure et revenir sur l'armure de bronze ne réinitialise pas le compteur mais rompre le combat remet le compteur a zéro. Le changement en bête furieuse tel que décris plus haut est définitif mais il est possible de le faire redevenir un saber en forçant l'utilisation de Diomedi Thorax par command spell.

Armure d'or: Armure d'or obtenu du descendant de Bellérophon grâce a l'intervention de Zeus et bénie par le roi des dieux et Athéna. Cette armure est la reconnaissance des dieux en tant que Diomède héros immortel. Cela a poussé le héros a adopter un style moins offensif mais plus incisif, ne craignant plus les coups et les traits, des guerriers du calibre d'Ajax le grand ne pouvant plus le blesser et des archers aussi talentueux que Pâris incapable de faire mieux que des blessures légères et sans importance.

=> Accorde une protection équivalente a un noble phantasm de rang B

Note: Quelque soit l'armure que Diomède décide de porter, il est immédiatement reconnaissable. En effet lorsqu'il porte l'armure de bronze, une aura l'entoure telle des flammes (imaginez Son Goku dans DBZ c'est quasi ça) ou l'héraldique très précise sur son armure d'or et sa solidité permettent aussi une reconnaissance aisée pour un servant en face (et certains masters s'ils ont une connaissance de l'Illiade d'Homère)



PHYSIQUE


Jeune: Une des première choses qui frappent les gens qui comprennent qui est Diomède est son jeune âge. Héros a douze ans, Roi guerrier sous l'égide d'Agamemnon a dix sept, Diomède surprends de par sa jeunesse même comparé aux autres rois grecs pas forcément beaucoup plus vieux que lui a l'exception de Nestor et Agamemnon. La raison pour laquelle il est invoqué sous sa forme d'adolescent est simple, c'est que sa forme adulte est directement liée a son aristie et sa furie divine, or il n'est pas Berzerker.

Blond: Presque platine on pourrait dire en réalité. Selon les jeux de lumière peuvent apparaître légèrement dorés mais la plupart du temps blancs comme un champ de côton, certains chuchotant qu'il s'agit de la marque de la déesse de la guerre sur sa lignée. Coupés relativement courts, il les portait selon deux coupes différentes, la première vers le haut, essayant de ressembler discrètement a son idole Achille ou plutôt relâchés lorsqu'il a été grandement déçu par le comportement de ce dernier.

Bleus: Tel un glacier, les yeux bleus clairs du Tydéide semble transpercer les âmes et a juste titre. La bénédiction de la déesse est ce qui semble donner cet aspect si iréel a ce regard capable de discerner dans les illusions et de voir la vraie nature des choses. Ce regard fermé peut créer le malaise car rares sont les émotions lisibles dans ces prunelles de glace.

Moyen: Invoqué relativement jeune, le Tydéide était a ce moment précis pas au meilleur de sa croissance, une quinzaine de centimètres et une dizaine de kilos de muscles lui manquant comparé a la vision habituelle qu'ont les gens des virils grecs de presque quarante ans avec leur barbe bien fournie. La vérité étant que les leaders du monde grecs était au début et pour la grande majorité de la guerre a peine des adultes, Diomède étant le plus jeune de tous avec ses dix sept ans. Mesurant un mètre soixante cinq pour un peu plus d'une cinquantaine de kilos, sa vision peut créer la surprise.

Musclé: La vérité sur Diomède c'est qu'il s'agit d'une boule de muscles. Loin des montagnes de muscles affectionnés par Arès, Diomède est taillé plus en finesse et en agilité, correspondant plus aux standards de la déesse Athéna qui aime les guerriers plus vifs et précis. La musculature fine et agile de Diomède est ce qui lui permet de combattre avec ce style si particulier, d'une agressivité rare et effrayante. N'importe quelle créature de ce monde étant capable de lire les mouvements corporels serait terrifiée face a la maîtrise et aux capacités de Diomède. Il est le lion parmi les agneaux et non le contraire comme laisse a penser cette apparence innocente de prime abord.

Vêtements: Une des facettes méconnues de Diomède, il prends soin de son apparence tout en essayant de le cacher aux autres. Son complexe d'infériorité ainsi que son admiration vis a vis d'Achille et Agamemnon le pousse a faire de subtils changements, en effet sa coupe de cheveux rappelle subtilement celle du fils de Pelée la ou il ne sera pas rare de le voir s'habiller de manière locale enfilant kimonos, vêtements modernes ou autre. Gare a celui qui oserait faire la remarque sur sa coupe qui ressemble a celle d'Achille s'il ne veut pas recevoir une gifle avec élan "Ce n'est qu'un hasard" d'après lui.


CARACTÈRE


Texte

HISTOIRE


Poste suivant

A PROPOS DE VOUS


Âge :
Expérience RP :
Les animes/jeux Fate que vous connaissez :
Comment avez-vous connu le forum ?
Quelque chose à ajouter ? :
avatar
Nombre de messages : 44
Date d'inscription : 24/03/2016
Voir le profil de l'utilisateur



Merci a Yuki pour le kit :3
Revenir en haut Aller en bas
Mer 20 Juin - 11:35

HISTOIRE (SUITE)



Un puissant cri résonnait dans la salle de marbre immaculé, les esclaves s'affairaient dans tous les sens paniqués, l'accouchement était beaucoup trop tôt et pourtant, comme s'il désirait faire preuve de ses prouesse tel son père, l'enfant venait au monde. Malgré son jeune âge, l'enfant assourdissait les pauvres esclaves de son cri expulsé par ses vigoureux poumons. Alors que Deipyle prends doucement l'enfant dans ses bras, ce dernier se calma petit a petit comme s'il était capable de reconnaitre sa mère.

"Monseigneur, c'est un garçon."

Le mythique guerrier Tydée se leva de sa chaise soudainement, remerciant l'esclave avant de se précipiter voir l'enfant. Le guerrier s'arrêta une seconde, admirant le spectacle qu'offrait sa femme berçant leur enfant, les yeux bleus du nouveau né fixant le monde avec curiosité, ses cheveux blonds si clairs qu'ils en paraissaient blanc lorsque le caprice de la brise faisait que le soleil illuminait son visage. Jamais le grand guerrier s'était senti si fier en cet instant, voyant l'être qui était voué comme chaque enfant a ses yeux a surpasser celui de la génération précédente. Doucement il s'installa dans le lit alors que les esclaves s'affairaient a changer les linges ensanglantés.

Dans l'entrebaillement de la chambre nupitale une petite tête du même blond caractéristique apparaissait, dans ses yeux on pouvait lire la curiosité. La jeune femme souris a la petite fille et lui fait signe d'approcher malgré la fatigue qui marquait ses traits. N'arrivant pas a retenir son enthousiasme, Comaetho fixait le petit garçon en penchant la tête, nul ne pouvait nier la ressemblance entre eux en ce moment précis. La petite fille penchait la tête intriguée devant le bébé, posant la question que tous les serviteurs n'osaient poser en ce moment précis:

"Père? Comment allez vous l'appeler"

Gazouillant doucement comme s'il désirait donner son avis, Deipyle laissait le vigoureux nourrisson jouer avec un de ses doigts alors que le guerrier réfléchissait:

"Son nom sera Diomède, faites annoncer a mon père le roi que son petit fils viens de voir le jour."

Les serviteurs se précipitaient pour avoir l'honneur être celui qui annoncera a Oenée, roi de Caldyon la naissance de son premier petit fils. Les cloches se mirent a sonner et très vite la nouvelle se répandit dans la ville et la contrée, l'allégresse montant dans le bas peuple qui se précipitait dans les temples offrir des offrandes aux dieux, priant pour que le destin du nouveau né lui soit favorable. Ce que les gens ignoraient, c'était qu'ils n'en avaient pas besoin. Athéna déguisée assistait a la scène avec intérêt, deviendra t-il un guerrier digne de son père? L'avenir s'annonçait radieux pour la déesse qui pensait tenir en l'enfant de son élu la relève qu'elle craignait ne jamais voir venir. Bien des enfants au potentiel héroïques étaient nés ces dernières années et elle fondait de grands espoirs sur un enfant du nom d'Ulysse qui développait une intelligence incroyable... Si le Tydéide pouvait devenir le guerrier parfait qui se battrait en son nom, elle prendrait une longueur d'avance sur ses rivales.



Le début d'enfance de Diomède fut relativement éprouvant mine de rien, Tydée était un homme exigeant autant pour lui que pour ses enfants. Oenée avait mal vécu le drame qui s'était déroulé lors de la chasse au sanglier de Caldyon dont le prix a été remporté par la mythique archère Atalante et Tydée avait été éduqué dans l'idée qu'il devait surpasser tous ces grands guerriers. Cela s'appliquait aussi a Diomède qui fut initié aux armes dès que ses appuis sur ses jambes furent assez solides, initié a l'art d'être roi dès que ses mots furent assez structurés pour être cohérents le tout supervisé par Athéna du haut de l'Olympe qui ne cessait de voir comment ses protégés grandissaient.

Les flammes consummaient le bûcher funéraires des grands rois alors que les larmes de leur femmes coulaient silencieusement de leur joues. Rares étaient ceux qui comprenaient ce qui s'était passé lors de cette guerre, comment le grand guerrier Tydée a pu mourir au combat... Certains osaient chuchoter que c'était une malédiction d'Athéna pour son acte de folie sur le champ de bataille, d'autres que c'était le destin. Diomède ne comprenait pas forcément tout, il connaissait le concept de la guerre mais son père avait été a ses yeux un roc qui ne tomberas jamais.

Très vite l'enfant remarque que les autres enfants des rois s'étaient rassemblés et chuchotaient entre eux. Certains étaient plus vieux et presque des hommes, d'autres s'approchaient de l'âge de Diomède mais aucun n'était si jeune que lui. Avançant hésitant, il saisit la teneur de leur propos, la revanche et la vengeance envers Thèbes, voila de quoi ils discutaient. Tous se rassembler lorsqu'ils seront adultes, lever une armée et venger leurs parents. C'est d'une voix étonnamment forte pour son jeune âge que le Tydéide s'exclama:

"Ne me laissez pas derrière! Je veux en être moi aussi!"

Les jeunes arrêtaient leurs discours pour regarder l'enfant qui les défiait du regard, s'ils reconnaissaient en lui la même ardeur et la même peine qu'ils avaient tous, il était si jeune qu'ils n'arrivaient a le prendre au sérieux. C'est un jeune homme du nom d'Aegialus qui le fixa, soupirant doucement en lui frottant le dessus de la tête:

"Tu es trop jeune Diomède, retourne auprès de ta mère et de ton préce..."

Un coup de la part de l'enfant venait de le surprendre, ce dernier repoussant sa main tendue avec une force inattendue. Si Aegialus le fixait surpris, ce fut Sthenlos qui intervient, la fillette atteignait presque la dizaine d'années a ce moment la, saisissant Diomède dans son dos en l'enlaçant doucement. Cet acte surpris l'enfant et le calma subitement alors qu'elle lui chuchotait de manière audible pour tout le monde:

"Ne t'en fais pas, on ne t'oublieras pas"

"Mais il sera trop jeune même a ce moment la Sthénlos, c'est de la folie"

"Si Diomède est la moitié du guerrier qu'était son père, même a ce jeune âge aucun homme que pourra envoyer Thèbes ne pourras le vaincre... Donc fait de ton mieux pour devenir celui qu'on attends Diomède d'accord?"

Alors que l'enfant aux cheveux presque blancs hochait la tête en signe d'acceptation, Aegialus était obligé d'admettre que Sthénlos avait raison et inclua le petit garçon dans le pacte. C'est ainsi que naquit la bande qui accompagnera le Tydéide la presque totalité de sa vie, les Epigognes. Invisible parmi les mortels, Athéna toucha doucement la tête de Diomède afin que jamais il n'oublie ce serement.

Jamais Thèbes chercha a se venger de Caldyon ce qui permis a Oenée et Deipyle d'élever Diomède de manière sereine. Athéna ne voulant pas que Diomède reproduises les comportements de son père, elle fit en sorte que ses instructeurs soient draconiens sur les questions d'honneur. En effet, la déesse était encore dégoûtée lorsqu'elle se remémorait son élu céder a la folie et ouvrir le crâne de son ennemi vaincu pour lui dévorer le cerveau. Jamais elle n'acceptera que cela se reproduise et les Epigognes semblait être un bon projet pour tester l'enfant.

Petit a petit, le plan des descendants se précisait, les appuis apparaissaient et les hommes prêts a se battre pour l'outrage que leur a infligé la cité aux sept portes en refusant de leur rendre les corps de leurs parents et forçant les familles a supplier Athènes afin de pouvoir procéder aux rites funéraires. Sthénlos avait vu juste et Aeglius se remerçiait souvent les dieux de lui avoir accordé la lucidité d'accorder aux dires de la jeune femme. En effet, plus le temps passait et plus l'esprit et la lance du Tydéide s'affinait et parmi les Epigognes aucun malgré le jeune âge de Diomède ne pouvait le renverser au combat.

Doucement une musicienne pinça sa harpe, une note mélodieuse raisonnant dans le palais de marbre. Oenée avait organisé un festin en l'honneur du douzième aniversaire de Diomède, ce dernier arrivant presque a l'âge d'homme. Déjà le Tydéide entendait parler de partis potentiels pour des mariages chose qui l'exaspérait pour l'instant, ayant le serement en tête il ne pouvait se permettre d'épouser une femme alors qu'il allait peut être mourir sur le champ de bataille sous peu. Des hommes de Corinthe, Mégare, Méssenie et Arcadie étaient prêts a se joindre a eux.

Perdu dans ses pensées, ses yeux parcouraient les vergers d'oliviers jusqu'à ce que deux mains pincèrent ses hanches, le faisant sursauter. Sthénlos s'étant glissé derrière lui sans qu'il s'en rende compte, soupirant devant l'hilarité de la jeune femme Diomède s'affaire a ramasser la coupe de vin qu'il avait fait tomber dans sa surprise, faisant une moue qu'il commence:

"C'est pour bientôt non? Aeglius est plutôt tendu dans son attitude"

"Oui, le devin nous a dit que Aclaemon devait être notre chef ou les dieux nous accorderons pas la victoire"

"Il l'a mal pris je parie?"

"Oui mais bon, ce sont les dieux qui veulent il n'a pas vraiment le choix... puis tu as remarqué?"

"Remarqué quoi?"

"Attends, tu vas me dire que tu ne l'as pas vu dévorer Comaetho des yeux? Ou tu étais trop occupé toi même a déjà regarder quelqu'un?"

"Bien sûr que j'ai déjà remarqué! Pour qui tu me prends..."

En vérité le jeune homme n'avait pas remarqué, il avait entendu dire qu'Aeglius avait perdu sa première épouse il y a presque une année mais il ignorait complètement que ce dernier avait des vues sur sa grande soeur mais Sthénlos avait touché au but avec sa petite pique, ce n'était un secret pour personne qu'aussi vertueux et fort qu'était le fils de Tydée, il était désespérément mauvais pour parler aux femmes et pour séduire, n'osant pas vraiment. Le lien qui s'était développé entre les deux jeunes gens bien que pas qualifiable d'amour était plus celui de frère et soeur, preuve en est du ventre arrondi de Sthénlos. Réfléchissant en observant sa soeur qui lui rends un grand sourire, Diomède avance pensif:
"Grand père avait une importante nouvelle a annoncer, j'avais espéré qu'il s'agissait de nous soutenir... mais si ce que tu dis est vrai. Sinon tu as trouvé un nom pour ton enfant?"

"Les devins pensent que ça sera un garçon, je l'appellerais Cometes. Je suis bénie des dieux d'avoir un enfant si vite après mon mariage. Tu verras ça n'est pas aussi pénible que les anciens le disent"

"Cela reste a voir, je n'ai aucune raison de presser les choses, il me reste encore un ou deux ans avant d'être forcé de choisir."

"Ou sinon tu es entrain d'attendre que le roi Tyndare ameute les royaumes?"

"Hein?"

"Arrête, tu vas pas m'avoir en faisant ta bouille. Tu ne vas pas me dire que tu n'as jamais entendu parler de sa fille Hélène? Elle va bientôt avoir l'âge d'être mariée. Celle que l'on dit si belle que les dieux eux mêmes voudraient l'avoir pour épouse."

Percé a jour, Diomède se retourne vers la rambarde du balcon, ses yeux fixant les oliviers et la cité grouillante de vie. Rougissant progressivement, il maudit intérieurement le fait qu'elle lise si facilement en lui, essayant de reprendre contenance il réponds en fixant le soleil déclinant:

"Mon grand père est vieux, tous les rois de Grèce vont essayer. Si en tant que prince de Caldyon je ne m'y présente pas ça serait un déshonneur"

Sthénlos éclate de rire, venant s'appuyer contre la rambarde de son dos, tournant sa coupe dans ses mains:

"Diomède... tu es incapable de réussir a séduire qui que ce soit ou de voir qui tu séduis sans le vouloir. Même quand tu dors tu es incapable de garder tes secrets a ce niveau la."

En moins d'une seconde, le visage du pré adolescent aurait pu être confondu avec le marbre tellement il avait pâli. Il ne pouvait pas nier avoir rêvé de sa soeur d'arme a plusieurs reprise et surtout lorsqu'ils dormaient a proximité et il s'en était toujours terriblement voulu considérant ça comme indigne d'elle, après tout elle l'avait toujours soutenu et conseillé et sans elle il ne serait pas aussi sage que ce que les gens prétendent.

"Caldyon est un beau royaume Diomède... mais les autres rois eclipserons ta gloire. Tu n'es pas Agamemnon roi des hommes ou son frère Ménélas, parmi eux tu ne seras qu'un enfant timide qui ne pourras pas poser les yeux sur la belle sans devenir une tomate."

"Je dois quand même essayer Sthenélos."

"Qu'est ce que tu es têtu... tu ne diras pas que je ne t'avais pas prévenu"

Heureusement pour Diomède, Oénée son grand père réclama le silence. Conformément aux prévisions de l'adolescent, le vieux conducteur de char annonça les fillançailles de sa soeur Comaetho et Aeglius petit fils du roi d'Argos. En soi il n'était pas contre, mais il était déçu que le roi de Caldyon ne présente pas son soutien au projet du groupe. S'en suivit une longue séance de félicitation et le festin se relança de plus belle. Discrètement, Diomède se retira pour aider Sthénlos a aller se reposer. Entre le fait que les combats allaient arriver et les mots de la jeune femme, il avait beaucoup de choses a penser et n'avait coeur a la fête.

Il était temps, cela faisait plusieurs mois que Sthénlos avait accouché et avait pris quelques mois pour s'en remettre. Même si Diomède se doutait que c'était déchirant pour elle, la jeune femme n'hésita pas une seule seconde avant de les suivre. Malheureusement pour Diomède, l'histoire d'Hélène s'était répandue, provoquant souvent l'hilarité parmi les autres Epigognes.

Le soleil était haut et les lances a perte de vue suivaient les chars des sept descendants. Diomède ne pouvait s'empêcher de se retourner pour regarder de temps en temps l'impressionnant spectacle... c'était son armée, celle avec laquelle il allait combattre et tuer. La plupart étaient des vétérans de la guerre des sept contre Thèbes et avaient pas accepté la défaite la première fois.

"Bon mes frères, qu'est ce qu'on fait?"

La question était très lourde de sens, en effet, très vite Diomède avait compris malgré le caractère impressionnant de leur armée qu'elle ne parviendra pas a prendre Thèbes au sept portes dans un assaut frontal. Prenant un gobelet de vin, le Tydéide s'assieds sur une peau de lion, laissant son cerveau fonctionner. De tous les côtés les idées fusèrent mais beaucoup étaient bêtes, la préparation de toute une vie se brisait devant des murailles trop hautes et une armée Thébaine beaucoup beaucoup trop nombreuse, bien plus qu'avant lorsqu'ils avaient été étudier les nombres du dernier conflit. Les Epigognes avaient été naïf... il fallait trouver un moyen de les faire sortir de Thèbes...

"Pillons et détruisons les villages alentours? Au lieu d'aller a leur rencontre ravageons le pays, ils seront forcés de sortir en terrain ouvert nous rencontrer et la on aura notre chance, nos hommes sont meilleurs que les leurs. Sans les murs de Thèbes nous vaincrons. T'en penses quoi Aclaemon?"

L'homme réfléchissait a la proposition de son cadet, si cela fonctionnait cela provoquerait une situation de siège s'ils ne se portaient pas a leur rencontre et s'ils se portaient a leur rencontre ils auraient la possibilité de livrer une bataille sans l'avantage des murs de Thèbes... L'exilé réfléchissait a cette situation, c'était un pile ou face car le surnombre des troupes Thébaines les feront agir avec surement un excès de confiance, c'étaient une armée de vétérans menés par des enfants. Beaucoup riaient d'ailleurs du faible âge du Tydéïde dans les coulisses même dans leur propre camp. Puis la raison finit par l'emporter, c'était leur seule chance et les sept épigognes se séparèrent pour la nuit.

Le soleil se levait, Diomède était relativement stressé, jamais il n'avait encore combattu réellement et le voici lancé dans la plus grande guerre que les royaumes grecs s'étaient livrés jusqu'aujourd'hui. Rendant hommage aux dieux, il décide ensuite de partir vérifier que son char était en parfait état. C'est timidement qu'un jeune homme a peine homme devient son aurige pour cette guerre. Diomède était conscient des dangers auquel ce poste l'exposait...

"Dit moi Ethilos? Pourquoi tu tiens tant a conduire mon char? Tu serais bien plus en sécurité dans la phalange qu'à me suivre affronter les héros de Thèbes. Ce n'est pas rare qu'une lance ou une flèche te viseras et je ne pourrais pas te sauver a chaque fois. Parle moi franchement ne t'en fais pas je ne te punirais pas."

"Je serais comme ça celui qui a conduit mon prince a la victoire votre altesse! En vrai... il y a une jeune fille très belle dans mon village d'origine et je l'aime depuis qu'on est enfant. Déjà le fils du forgeron essaie de la conquérir et je suis loin d'être un aussi bon parti pour elle. J'espère qu'après ça, elle me verra comme celui qui vous a aidé a devenir un héros et que je pourrais l'épouser"
[/color]

Encore l'amour? Voila une notion bien difficile a appréhender pour le jeune prince encore mais comme avait prédit Sthénlos, il devra prendre femme et surement qu'il lui sera interdit par son destin d'aimer... S'il savait ce qui l'attendait a ce moment la, il aurait bien ri de cette réflexion. Se contentant d'hausser les épaules, il part revêtir son armure en serrant les dents, que sa première action militaire soit des raids le dérangeait, mais il fallait bien ça pour faire sortir l'armée de Thèbes.

La stratégie fonctionna en vrai a merveille, bien plus rapidement que prévu puisque ce fut près de la petite cité portuaire de Glisas, alors que l'armée des descendant ramenaient leurs esclaves, en arrière, un homme relativement imposant avançait dans son char, signes de paix apparants comme le voulait la coûtume. Il était la pour parlementer les soldats ne suivraient un chef qui refuserait de respecter ces usages car ils seraient selon eux maudits des dieux... Personne ne suivrait un chef maudit des dieux.

Néanmoins la discussion fut de courte durée, les Thébains étaient extrêmement confiant en leur supériorité numérique et exigèrent la reddition des sept descendants ainsi qu'ils se livrent a la justice de la cité aux sept portes. Autant dire que s'ils n'avaient pas pris le risque d'être maudits par Hermès, le messager ne serait pas reparti la tête sur les épaules tellement les sept jeunes gens bouillaient intérieurement. C'est donc assez rapidement qu'ils conclurent que la bataille était inévitable.

Le stress était plutôt palpable le soir même, Diomède souffle sa lampe, conscient qu'il devait être en forme le lendemain. Il se demandait s'il serait capable d'être un combattant a la hauteur de son père. Alors que les bras de Morphée commençaient a s'emparer doucement de lui, un bruissement de tissu le réveille. Les battement de son coeur s'affolaient, ainsi donc les gens de Thèbe n'avaient aucun honneur au point de tenter de faire assassiner leurs adversaires avant la bataille.

Saisissant une dague sous son lit, il attendit quelques secondes avant de sentir la silhouette près de lui, la saisissant soudainement avant de la tirer vers lui. Le mouvement de balancier l'amena sous lui, la dague plongeait vers le cou de l'assassin présumé mais par chance, un lager coup de vent souleva assez l'étoffe de la tente pour qu'il reconnaisse son assaillant, son visage baigné de la douce lumière de Séléné lui coupa le souffle:

"Sthénélos? J'aurais pu te tuer... Que fais tu ici?"

Imperceptiblement elle se replace, attirant le regard du jeune homme sur elle. C'est avec gêne qu'il remarque son manque de vêtements, partagé puisqu'il dormait mais la n'était pas la question. Il était muet devant la beauté de sa soeur d'arme, femme qu'il aurait désiré posséder mais il en est malheureusmeent autrement. Néanmoins son corps avait conscience de la proximité de celui de l'épigogne, réagissant de manière instinctive, agrandissant de surprise les yeux de la guerrière avant qu'une expression encore inconnue de Diomède se peignait sur son visage:

"Je ne pensais pas que tu serais une réaction si vigoureuse Didi"

"On ne devrait pas..."

"Chhhhht quelle amie je ferais si a l'âge d'homme tu ne comprenais toujours pas quel est l'intérêt d'épouser une femme"

Avec fermeté la jeune femme saisit le jeune prince pour l'entraîner contre lui, les deux jeunes gens s'échangeant un long baiser rempli de non dits.

Le feu crépitait face a la tente, deux gardes devant veiller a la sécurité de leur prince avaient laissé passer la jeune femme avec un léger sourire entendu avant de chuchote entre eux. Maintenant ils étaient silencieux, aux aguets comme s'ils attendaient quelque chose avant de comprendre parfaitement ce qui se passe. Avec un grand sourire le plus grand des deux tendit la main:

"Je savais qu'il craquerait, par ici la monnaie"

C'est avec mauvaise humeur que son compagnon lui remis les pièces de cuivre pariées...

Le lendemain matin, Diomède en avait presque oublié la guerre et ses soucis, la passion l'ayant guidé une partie de la nuit et pourtant il se sentait plus en forme que jamais. Fixant la jeune femme, il l'aide a se rhabiller rapidement avant d'aller lui même enfiler son armure. Il n'y aurait rien de suspect aux yeux des autres Epigognes il en était persuadé. En réalité personne n'était dupe parmi les sept, mais tout le monde s'abstient de tout commentaire devant les joues roses de l'adolescent a chaque fois que son ainée lui adressait la parole ou même posait les yeux sur lui.

C'est presque distrait et insouciant qu'il rejoint la ligne de front. Très vite la réalité le rattrape, pendant une seconde le Tydéide se demandait comment ils allaient réussir a vaincre cette armée. Ils étaient si nombreux... mais relativement mal équipé, le bronze est plutôt cher en réalité et une armure telle qu'il portait pouvait valoir le prix d'une dizaine de boeufs. Ce qui faisait la valeur de cette armure était en réalité le pouvoir qu'Athéna renfermait dedans, celui de ne jamais céder en bataille quoiqu'il advienne... La plupart des Thébains étaient vêtues d'armures plus légère de cuir et leurs boucliers n'étaient pas souvent recouvert de bronze.

Athéna survolait le champ de bataille, impatiente de voir si ses espoirs allaient se concrètiser. Les rois et princes se rassemblèrent, encourageant les hommes, les exhortant a la colère, l'atmosphère devenant soudainement électrique lorsque Diomède hurla d'attaquer. Jamais les hommes n'avaient entendu de cri aussi puissant et furent surpris de le voir sortir de cette poitrine qui n'était encore celle d'un homme. C'est ce cri qui firent comprendre aux soldats des Epigognes qu'ils étaient en présence d'un héros tel que dans les légendes et non un enfant dans son armure légèrement trop grande...

Enthousiastes, ils chargèrent dans une fougue qui surprit plus les soldats eux même que les Thébains en face. En tête, le char de Diomède prenait de la vitesse, le jeune homme venant se placer sur le rebord avant sans souffrir des secousses ni même de l'équilibre précaire. Il jaugeait le mur de boucliers et lances lui faisant face, il perdrait sa monture s'il tentait de passer en force, elles n'auraient pas la puissance pour la passer sans dommages. Plissant les yeux, c'est d'une voix calme qu'il donna ses ordres, les yeux de son aurige s'agrandissant de peur.

Arrivant devant le mur de lance, l'aurige tira soudainement, faisant déraper le char qui vient frapper les ennemis tel un fléau, le prince de Caldyon sautant au dessus de la première ligne sous le regard ebahi des soldats. Tenant sa lance d'une extrémité, il planta celle léthale dans le corps du soldat étant présent a l'endroit estimé de son atterissage. Le cuir ne put le protéger de la lance de bronze et c'est ainsi que Diomède toucha terre en plein milieu de la phalange de l'armée de Thèbes, il en profita pour briser le visage d'un ennemi de l'arrière de sa lance avant de planter la pointe dans un autre homme qui lui faisait face.

C'est ainsi que l'engagement se fit, nulle armure qu'elle soit de bronze ou de cuir n'arrêtait le Tydéide la ou le bronze béni et son bouclier arrêtait toutes les lames. Trop vif, trop rapide, trop létal, ce n'était pas un combat qui se déroulait sous les yeux de la déesse de la guerre, mais elle voyait un lion massacrer les agneaux. Il était digne de sa bénédiction désormais et c'est en souriant de satisfaction que la belle déesse regarde les héros de Thèbes tomber les uns après les autres sous la lance de Diomède, les hommes fuir de peur devant la brutalité de cet enfant au combat.

La réalité plus concrète était que l'armée de Thèbes avait fait appel de manière plus vaste a la conscription que les Epigognes. C'étaient des fils de fermiers et paysans qui tombaient face aux vétérans de la guerre des Sept contre Thèbes. C'est la que l'impossible se produisit, au fur et a mesure de la bataille, les Epigognes en virent a penser qu'ils étaient invincibles et qu'ils avaient les dieux de leur côtés. C'était sans oublier Laodamas, fils du roi Eteocles, bon combattant d'après les rumeurs, il réussi a traverser Aegialus de son épée, laissant l'épigogne agonisant.

Hurlant sa douleur, c'est de toute la vitesse de son char que le Tydéide traversa la distance qui les séparait, mais il ne fut pas le premier a tenter de venger son ami, Aclaemon fut le premier a venir frapper le prince de l'airain vengeur. Très vite Diomède arriva proche de son ami, le visage innondé de larmes... sans l'intervention d'un dieu en personne, il ne survivra pas. Le mourrant eut la force de sourire au jeune homme, les deux se saisissant de leurs avant bras, signe de fraternité. C'est a ce moment la que le mourrant chuchota a Diomède ses dernières volontés:

"Prends soin de notre tante... et de notre grand père... S'il te plaît Diomède"

Diomède voyait très bien ceux qu'il mentionnait, sa mère est la fille d'Adrastus faisant de lui son oncle par le sang. Adrastus est un vieil homme et Cyanippus encore un bébé... Il fera en sorte qu'Argos ne tombe pas dans la guerre civile. C'est doucement qu'il lui chuchote qu'il le fera, fermant les yeux du mort souriant et apaisé.

Contrairement a d'habitude, la cité ne fut ni rasée ni pillée et les femmes et enfant ne furent pas asservis. En effet, le but était de mettre Thersandre l'héritier légitime sur le trône et les soldats étaient d'accord avec ça. C'est en chantant les louanges de Diomède que l'armée rentre en Argos, Diomède sentant son coeur se serrer a la vue du roi de la ville dévasté devant la perte de son fils. Se succède a la tristesse la culpabilité, s'il était resté près de lui au lieu de chercher la gloirs, Aegialus aurait survécu... mais il n'aurait pas inspiré les hommes et terrifié l'armée de Thèbes et d'autres morts auraient été a délplorer.

Rejoignant Argos, la tristesse du roi était tout autant épouvantable a subir que les félicitations d'usage. La foule ne savait pas sur quel pied danser, acclamer leurs héros ou pleurer leur prince. Le roi survivant lui avait déjà décidé semblait il et restait penché sur le cadavre, innondant la magnifique cuirasse de ses larmes.

De somptueux jeux nuptiaux eurent lieux, dans sa tristesse le roi d'Argos dilapidait tout son trésor en cadeaux pour les vainqueurs espérant que cela aidera Aegialus dans l'autre monde. Bien entendu Diomède de démarqua dans la plupart des disciplines, mais la tristesse lui faisait souvent commettre des erreurs dans les phases finales. Les gens ne s'y trompaient malheureusement pas, s'il était concentré, le Tydéide aurait pu remporter tous les prix et les gens commençaient a comprendre de quelle étoffe le prince de Caldyon était bâti.

Alors que les jeux funéraires touchaient a sa fin, un messager vient apporter une nouvelle très attendue de Diomède, Tyndare appelait les prétendants a Hélène a venir se faire connaître. Diomède était prêt a partir dès le lendemain, mais un événément imprévu arriva. Fou de chagrin, son grand père se suicida pendant le banquet laissant tout le monde dans une situation plutôt inattendue.

La politique était quelque chose que même les gardes connaissaient, lorsqu'un roi mourrait sans héritier, on en désignait son héritier mâle le plus proche... et la se trouvaient a égalité le fils d'Aegialus et Diomède. C'est distraitement que Diomède fixait la scène, finissant de manger son morcreau de boeuf rôti.

Dans la salle, les gens avaient très vite choisi leur camp, comme si cette réaction était attendue de la part de tout le monde. Les partisans de Diomède avaient vite encerclé les partisans de Cyanippus... Après tout qui allait prendre parti pour un bébé? Calmement, Diomède trempa ses mains dans un rince doigt puis saisit sa coupe de vin, buvant en fixant Comaetho sa grande soeur. Oui elle aussi était assez maligne pour deviner ce qui arrivait, assez intelligente pour comprendre que les nobles présents avaient choisi entre les deux enfants de Tydée et ce n'était pas elle... Puis les glaives sifflèrent:

"ASSEZ!"

De nouveau le seigneur du cri de guerre laissa exploser sa voix, a la plus grande surprise de tout le monde. Se levant, il s'avançait tel un dieu furieux, provoquant la peur que ça soit de ses partisans ou de ses adversaires, personne n'osa l'empêcher de rejoindre sa soeur qui sembla rétrécir sur son siège de peur. Doucement il s'approche d'elle et a la plus grande surprise de tout le monde l'enlaça et la serra tendrement dans ses bras:

"Je ne te ferais pas de mal grande soeur... je ne pourrais pas..."

Les larmes commençaient a couler sur les joues des deux jeunes gens, personne ne sachant comment réagir. S'il savait qu'il devait les tuer, comment pouvait il lever sa lame contre celle qui l'avait réconforté quand Zeus était mécontent? Qui l'avait empêché de passer par dessus la falaise quand par gros temps il avait tenté d'aller voir Poséidon nager? Non... non il aimait sa grande soeur se redressant doucement, tenant toujours la jeune femme dans ses bras c'est avec une colère non dissimulée qu'il s'exclame:

"Le premier qui ose porter la main sur elle ou mon neveu vous mourrerez tous! A partir de ce soir je serais votre roi et tant que je n'ai pas d'héritier, Cynappus est mon héritier! EST CE QUE JE ME SUIS BIEN FAIT COMPRENDRE!?"

Devant ce nouveau cri, Comaetho s'agenouilla comprenant ici la chance qu'il lui offrait. La chance de vivre, de voir grandir son enfant et peut être qu'il accédera au trône... Le reste de la noblesse présente s'agenouilla devant Diomède, les serments de fidélité fusant dans la salle bourdonnant pendant quelques minutes d'une ambiance inaudible...

Ambiance qui empêcha les gens de remarquer une silhouette cachée a demie derrière un rideau, on pouvait voir sa robe légère ne cachant plus la beauté de son corps. Sa main sous sa robe mouvant, ses petits cris inaudibles, le regard avide posé sur le Tydéide. Devant les dieux, se livrant a sa pulsion, jurant qu'elle ne laissera aucune autre femme posséder Diomède.

Le lendemain, Diomède se mit en voyage pour aller obtenir la main de la belle Hélène, de nombreux cadeaux et un héros... lui qui quelques mois avant était persuadé qu'il n'avait aucune chance, maintenant il était l'un de rois les plus prestigieux, seul Agamemnon en personne le dépassait... et il était marié a la soeur d'Hélène.

La nuit tombait, assis devant son feu, Diomède réfléchissait a la situation en Argos. Il avait été courronné a la hâte et seule la peur de son courroux mettait Comaetho en sécurité. Sthénélos avait accepté de veiller sur elle avec la garde de Caldyon loyale au Tydéide. Le jeune homme craignait par dessus de tout un excès de zèle de la part d'un admirateur, jusqu'à ce qu'il entende une voix qui lui semblait aussi familière que magnifique.

Ne pouvant se retenir, il suivit doucement cette voix qui l'emmenait a l'extérieur du camp, intrigué par la personne qui chuchotait doucement son nom et surtout pourquoi était il le seul a l'entendre. C'est en arrivant qu'il comprit, devant lui une femme d'une beauté comme il n'en avait jamais vu, des doux yeux gris qui le fixaient avec une douceur qu'il n'avait jamais eu de sa mère. On la disait distante avec les hommes, mais jamais Diomède ne s'était senti aussi aimé qu'à ce moment précis:

"Pallas Athéna"

Se jettant presque au sol pour s'agenouiller face a elle, il n'arrivait a y croire, la déesse venait en personne pour lui...

"Relève toi guerrier cher a mon coeur."

C'est intimidé que le Tydéide saisit le bras tendu de la guerrière, la déesse le relevant a la manière des guerriers avec une poigne qui effraya le jeune homme, la magnifique déesse pouvait le briser a sa guise tellement elle est puissante... que pouvait elle vouloir. C'était étrange de voir cette affection dans les yeux de la déesse réputée comme une des plus sévère. Debout face a elle, le Tydéide attendait, intimidé.

"Je suis venu te voir Diomède car je te connais bien. Depuis ta naissance je te regarde, le fils d'un guerrier qui m'a déçue, espérant que tu sois a la hauteur. Tu l'as été, n'aie aucune honte de la mort de ton ami, c'était sa destinée. Il y a deux guerriers qui sont cher a mon coeur, toi et le roi d'Ithaque Ulysse..."

D'un oeil avisé, la déesse remarque l'armure cachée sous des cadeaux... cet enfant n'était pas idiot ni naïf et cela ne fit que renforcer son affection pour elle. S'il avait la ruse d'Ulysse en plus, il serait le mortel parfait. La déesse posa doucement sa main sur la joue du jeune roi, le fixant dans les yeux et reprenant de sa voix douce:

"Il a eu une idée ingénieuse... toi même sais comment cela terminera, un de vous sera choisi les autres vont le massacrer et ce jour finira en un bain de sang héroïque. Je viens te demander d'accepter son idée."

"Mais... je suis fort, je peux vain..."

"Non! Je ne veux pas perdre mes favoris ni même voir le sang couler pour cette femme. Tu accepteras ce que ta déesse te demande et ça sera ainsi, je ne met pas en doute ta force Diomède mais prends garde en l'Atréide car en lui tu trouveras surement un adversaire que tu ne pourras pas vaincre."

Il n'y avait pas songé sur le coup, mais oui celui qui tueras Ménélas s'attirera les foudres d'Agamemnon le roi des hommes. Il est dit que Ménélas est un excellent guerrier, même si le Tydéide se pensait capable de le vaincre, il devrait affronter le fils d'Atrée ou voir Argos et Caldyon le courroux de l'armée Mycénienne. Soupirant, il fixe la belle déesse, essayant de trouver un argument pour refuser et ne pas jeter son honneur...

"Bien, je ferais comme vous le voudrez"

Le lendemain, les Argosiens arrivent a Sparte la cité du roi Tyndare. Nombreux étaient les gens venant former une foule pour apercevoir cet enfant héros dont les exploits ont fait le tour de la grèce. Peuple de fiers guerriers, les spartiates semblaient montrer un grand respect a l'adolescent et a ses prouesses récentes. Les chars progressaient a une allure plutôt modeste alors qu'un serviteur les enjoint a le suvire jusqu'au palais qui leur sera accordé comme résidence le temps que Tyndare puisse recevoir le Tydéide.

L'après midi même, le jeune messager viens leur apporter l'invitation de Tyndare. Revêtant une tunique blanche et or, c'est avec une certaine appréhension que le guerrier avançait. Le mégaron du roi Spartiate était plus austère que ceux que le Tydéide avait pu connaître, la réputation des spartiates était donc loin d'être infondée. Malgré tout il n'était pas prêt a la voir. Les premiers qu'il aperçut furent Castor et Pollux, ses grands frères. A côté de Tyndare se trouvait une femme lui ressemblant assez pour savoir qu'il s'agissait de Clytemnestre sa fille, curieusement Agamemnon n'était pas présent, mais le fils d'Atrée ne préoccupait plus vraiment Diomède.

En effet, il eut l'impression que son souffle ne trouvait plus son chemin lorsqu'il posa les yeux sur elle. Sa bouche devenait pâteuse et il ne pouvait se détacher de son magnifique visage, emporté par ses yeux d'azur. Si les mots pouvaient laisser croire qu'ils se ressemblaient, elle était une étoffe d'or et Diomède un sac a légume. Il n'avait qu'un mot a l'esprit, la perfection... Il était subjugué par sa beauté, ne remarquant même pas les sourires entendus des Dioscures, son coeur était devenu un oiseau fou tentant de s'évader pour se déposer dans les mains de la princesse de Sparte.

"Diomède, Roi d'Argos et Prince de Caldyon, Conquérant de Thèbes Héros et Epigognes et fils du cavalier Tydée"

Le messager semblait avoir rompu l'enchantement de cette seconde. Avec une assurance qu'il était loin de ressentir, comment pouvait il prétendre a la main d'une femme si belle? Arrivant proche du roi de Sparte, le guerrier décide de s'incliner respectueusement devant le roi présentant ses respect a chaque personne présente. S'approchant de la déesse vivante, il s'incline respectueusement devant elle, déposant un baiser sur sa main:

"Princesse Hélène,ce n'est sans exagération aucune que je puis dire que vous êtes la femme la plus belle que je n'ai jamais eu le loisir de contempler"

Mais quelque chose se brisa dans l'esprit du jeune Argosien lorsqu'il croisa son regard. Il comprends vite, peut être trop vite pour son propre bien: Elle n'a aucun intérêt envers lui. En effet, elle ne présentait aucune de ses légères expressions caractéristiques de quelqu'un qui a été flatté par ses propos ni même a un intérêt quelconque a les écouter, il se sentait comme en présence d'une statue immuable d'Aphrodite...

"Venez mon cher Diomède, nous avons beaucoup a nous dire je crois"

Se relevant, le Tydéide suivit son égal dans une pièce plus petite ou ils commencèrent a discuter. Tydare était un roi expérimenté et posait des questions très précises sur le royaume d'Argos et de Caldyon, il était même plutôt impressionné par la richesse qu'il pourrait obtenir de ces provinces. De plus la réputation de guerrier de Diomède le précédait... mais ce n'était peut être pas assez.

Après quelques heures de délibération, Tyndare prétexta son âge pour prendre une pause, chose que Diomède lui accorda volontiers. Fixant la ville de Sparte du haut de son balcon, il se laisse a aller a un soupir. Peu a peu le déspoir le gagnait. Comment réussir a convaincre le roi de Sparte a offrir sa fille? Il n'était qu'un roi enfant d'un royaume bien que prestigieux pas très riche avec une autorité extrêmement récente de quelques jours... Loin d'être l'allié le plus stable qu'on pouvait rêver. Ses pensées se reportent sur Hélène, debout telle une déesse parmi les mortels, sa beauté ensorcelante ne le quittant pas ou presque.[/i]


A PROPOS DE VOUS



Âge :
Expérience RP :
Les animes/jeux Fate que vous connaissez :
Comment avez-vous connu le forum ?
Quelque chose à ajouter ? :
avatar
Nombre de messages : 44
Date d'inscription : 24/03/2016
Voir le profil de l'utilisateur



Merci a Yuki pour le kit :3
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Sauter vers :
Fate Stay Night RPG :: Avant de débuter :: Présentations