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Dim 6 Mai - 11:50
Message épistolaire envoyé le 21 juin 2015 dans la soirée. Reçu le 22 juin 2015 en début de matinée.



À monsieur Henry de Molay.


"Cher héritier de Charles et Evangéline de Molay,

Vous vous doutez probablement qui je suis depuis l'instant où vous avez reçu cette missive. Toutefois, permettez-moi de me présenter comme l'obligent les conventions. Darnic Prestone Yggdmillenia.

En effet, pas plus tard qu'hier, j'ai ouï dire que, lors de votre échange avec ma tendre protégée, Fiore, vous lui auriez demandé sa main. Alors qu'un jeune homme aussi consciencieux du détail que vous n'est surement pas sans savoir qu'elle est dores et déjà fiancée.

Aussi je voudrais m'entretenir avec vous personnellement suite à, quelques propos interpellants de votre part si je puis dire. Je voudrais parler avec l'audacieux qui promet monts et merveille à une jeune fille de principes, à celui qui est convaincu de pouvoir occuper une place plus importante pour elle que le grand-père qui l'a recueillie et qui a donné un sens à son existence. C'est pourquoi je vous invite à venir me rencontrer dans ma demeure dans la journée où vous écoutez ce message, à savoir le 22 juin 2015. Comptez sur moi pour être présent cette fois car j'attends pour ainsi dire cet entretien avec impatience.

Bien entendu, rien ne vous oblige à accepter mon invitation. Néanmoins, il se pourrait fortement qu'elle ne soit pas totalement dénuée d'intérêts pour vous. A vous de décider, je vous laisse une carte en main; à vous de décider s'il faut l'utiliser.

En espérant vous rencontrer très prochainement, veuillez agréer à mes sentiments distingués.


Darnic Prestone Yggdmillenia.


P.S. : ce message vocal disparaîtra automatiquement dans 3, 2, 1..."

..................
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Ven 1 Juin - 15:22



Avec un geste négligé, l'Héritier des de Molay jeta derrière son épaule la missive vocale. Avant même qu'elle n'ai pu exploser, par précaution, Saber pulvérisa proprement et simplement le message d'un coup d'épée renforcé au mana burst, histoire de parer à tout éventualité. L'explosion aurait pu être un piège en lui-même, et après tout, le message n'était pas forcément présenté avec les meilleurs esprits du monde sous un certains angle.

Sous un autre angle, en revanche, il était indéniable pour Henry que il avait mordu à l'hameçon que il lui avait tendu chez Fiore , et un peu plus rapidement que prévu. Il avait escompté s'occuper de la Princesse de France plus tôt, mais il semblerait que ses plans étaient à revoir actuellement. Enfin, pour être plus précis, il devrait reporter cet objectif à un temps ultérieur.

Un peu comme Darnic, qui n'avait pas l'air d'avoir prévu que l'homme se plonge dans l'intimité des Yggdmillenia avec autant de violence. Il avait, certes, manqué singulièrement de subtilité dans sa méthodologie, mais cela avait porté ses fruits. Plus qu'il ne l'aurait cru au premier abord d'ailleurs.

Se levant de son fauteuil pour s'étirer, alors que il espérait pouvoir se détendre et faire la grasse mâtiné, la politique l'attendait.
Rien qu'à y penser, le jeune homme entendait déjà les grognements venant de son servant, qui n'avait pas vraiment bien vécu sa rencontre avec Fiore. Il était vrai que la petite princesse des Yggdmillenia avait bien finit plus d'une fois sur le fil du rasoir... ou plutôt, plus au fait, dansante sur le fil de la lame de Mordred.

Elle fut assez gauche, mais pas assez pour tomber de sa lame, un fait que son servant aurait pourtant grandement apprécié dans les faits, car ne l'aimant pas du tout.
Malheureusement pour l'homonculus de Morgane avide de sang, le Magus n'avait pas invoqué un Berserker pour agir comme tel.
Même si, sur certains points, il parvenait à douter de la classe de son servant.

Enfin...

Sans même prendre le temps de petit déjeuner, Henry se contenta de prendre une douche, de s'habiller, puis de se mettre en marche, suivi de prêt par Saber -qui, elle, avait troqué la douche pour la nourriture-.
Invité ainsi chez les Yggdmillenia, il y avait une raison très simple pour laquelle Henry s'y rendait aussi rapidement malgré le risque. Le gout du risque lui-même.
Saber l'avait prévenu toute la mâtiné de la menace d'y aller seul, surtout dans le camps d'un magus, au risque que cela soit une embuscade, surtout que le texte semblait porté d'une certaine... disons, offense. Bon, c'est vrai que pour un point de vue externe, il avait à plus d'un titre placé Fiore Forvedge au pied du mur.
Et par revanche, Darnic Prestone le plaçait au pied du mur en prenant sa petite-fille en exemple.

Cette conversation promettait tellement de choses que le magus maudit ne voudrait manquer cela pour rien au monde. Vraiment. Ce n'était pas un désir de passer par une épreuve pour ensuite en être libéré.
C'était une impatience presque limpide de subir ladite épreuve. Un enthousiasme débordant, trahit par son sourire éternel et une lueur étrange dans les yeux .

Pendant la route, alors que le but de ses pérégrinations se dévoilait à son regard, il avait à peine vu ce qui était autour de lui. Dans les faits, il avait son instinct à vif, étant conscient que il était sans nul doute observé, analysé, qualifié et défini par autrui. Saber elle-même n'était pas à l'aise, même si elle tentait de rester sereine à sa façon pour ne pas exploser.
Soyons honnête avec Saber. Si un conflit explosait dans la demeure, il était fort probable que le Noble Phantasm soit instantanément relâché pour dévaster absolument tout dans un rayon de plusieurs centaines de mètres, saupoudré de cris de rage et de relâchement (dû a un stress sans nul doute accumulé depuis son invocation et auquel il avait grandement participé).

Très honnêtement, si cela arrivait, certes cela troublerait ses plans,
mais bon sang ce que cela serait drôle.

Un certain nombre de scénarios se fit dans son esprits. Des critiques, des commentaires, une discussion intégrale qui se ficela dans sa tête avec l'ensemble d'arguments et de sujets divers capable de tomber. C'était le meilleur moyen pour lui d'évacuer son impatience et de ne pas voir passer le temps de trajet.
Autre que de laisser son servant sur une moto.
Bien sûr.
Pas folle la guêpe.

Lorsqu'il s'arrêta tout bonnement de marcher , ses pensées se calmèrent de suite, et son regard se porta sur un des gardiens humanoïdes qui lui faisait face.
Comme pour Fiore, un homonculus. Physique, au vu de son rôle. A nouveau, un reniflement méprisant de son servant. Discret mais présent, suffisamment pour que seul son master le repère.
A grand peine, il calma son sourire malfaisant pour s'adresser au portier. Le ton placide de sa voix pouvait presque paraître comme un lac sans remous.
Un lac avec un gros monstre dedans.


"Comment disait-on déjà, à l'époque... ah, oui.
Le Pain et le Sel, je vous prie.
Transmettez donc cette demande à votre maître en même temps que ma venue. Après tout, je crois qu'il m'attend depuis presque neuf heure à présent, je m'en voudrais de le faire attendre plus longtemps."


Il était neuf heure du matin, et sa première introduction commençait par une pique sur l'âge de Darnic et sur son sens de l'hospitalité.
La journée promettait d'être longue...
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Lun 18 Juin - 14:51


Avant même que l'homonculus ne franchisse sa porte, il savait la raison de sa présence. Ainsi le templier était venu. Le propriétaire du domaine n'en attendait pas moins de la part d'un des magi ayant contribué à la destruction du Graal de Misaki. L'homme qui avait eu l'audace d'aborder Fiore en face à face afin de la faire sienne.

L'objet frappa à la porte. L'occupant lui somma dès lors d'entrer, ce que la créature au regard vide exécuta automatiquement sans discuter.


"Monsieur de Molay est arrivé."

"Très bien." répondit-il sans aucune surprise.

"Il m'a demandé de vous délivrer un message."

"Oh? Quel est-il?"


L'homonculus répéta à la syllabe près ce qu'il avait entendu, comme une machine, sans une seule interprétation non verbale parasite. Le pain et le sel? Vraiment? Il commençait en beauté le garçon. Si Darnic Prestone Yggdmillenia n'était pas aussi fier d'avoir survécu à la fatalité du temps, il aurait presque cédé à la colère, presque. A vrai dire, le Lord avait appris à ignorer les rumeurs qui couraient à son sujet. Il ne cherchait pas à les démentir mais pas à les confirmer non plus. Cela ne valait pas la peine qu'il y consacre ne serait-ce qu'une seconde de son temps. Celles concernant son clan, en revanche, étaient une autre histoire.


"Intéressant. Très intéressant, hahaha... Amenez le."


Le jeune homme ne tarda pas à arriver, escorté par l'homonculus d'auparavant. Darnic se leva lorsque la porte s'ouvrit.


"Enchanté de vous rencontrer en personne, monsieur de Molay. Heureux que je puisse compter sur votre présence. Comme vous pouvez l'imaginer, je vous attendais avec grande impatience. J'espère que les festivités vous plaisent jusqu'à présent."


Cependant, il ne se dirigea pas vers le français impertinent de prime, comme on pouvait s'y attendre de sa part. Plutôt, il croisa les bras derrière lui et sourit. Il devait recevoir son autre invité. Qui venait justement d'arriver dans cette pièce.


"Toujours aussi ponctuel, cher ami. Si je ne vous connaissais pas mieux, je penserais que vous voulez me faire peur."


Le sourire du dirigeant des Yggdmillenia s'élargit. Tout était prêt. L'heure était venue de se divertir et d'entamer une conversation prometteuse. Il s'adressa de nouveau au templier maudit.


"Vous ne m'en voudrez pas, j'ai justement un autre rendez-vous prévu aujourd'hui à cette heure. Les conflits horaires peuvent être bien capricieux n'est-ce pas? Enfin, ce n'est pas grave. Je suis certain que nous allons tous nous entendre à merveille."
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Lun 18 Juin - 14:55
Matou Zouken.


Je n’imaginais pas qu’un tel désagrément puisse m’arriver, encore à mon âge… Devoir batailler pour une place, pour un sang qui revient à ma lignée. Il ne devrait pas y avoir négociation, je ne devrais pas avoir à me déplacer pour ce sujet… Au sang le contrat à été prononcé, pas sur l’honneur, sur le sang des magi.

Il me semble avoir perdu la notion même du temps, pourtant jamais je n’ai négligé cette ponctualité. Toujours aux rendez vous des instants importants, malgré cette vie longue ne jamais oublier que le temps n’était pas le même pour ces autres créatures. A l’extérieur de mon domaine je suis rare, en temps de guerre mes pas sont accompagnés d’un serviteur.

Inexorablement j’approche, mes pas sont lents, ma forme est voûtée, j’incarne la volonté même d’exister. Ma peau est livide, mon corps paraît si faible et malade, des rides qui creusent mon visage, je ne suis plus qu’un squelette qui marche, qui marche encore. Cette douce marche rythmée par le son de ma canne frappant le sol.

Dans mon ombre grouillait la vermine qui composait mon âme. Je marchais au milieu de pantin, docile et appétissant. Je venais à la rencontre d’un allié, d’une personne qui pour l’instant remplissait à merveille son rôle. Lentement on m’ouvrit la porte de son bureau, plissant un moment les yeux j’étais maintenant exposé à la lumière. Me voila enfin au centre de l’attention… Je souriais de voir ce Darnic m’accueillir, une chaleur inhabituelle pour un être comme moi. Un sourire glaçant, je montrais ainsi toutes mes dents à l’hôte et à son invité. C’était plus l’invité qui m’intéressait en soit…

Une lignée de maudit, un étranger de ces terres, un cafard qui prenait tout son plaisir à chasser en temps de guerre. Cette existence misérable me fit rire intérieurement. J’avançais encore un peu plus…


«Comment refuser votre invitation Darnic ? Vous savez comment me contenter, alors le voici ? »

Mon regard plongea dans celui du chevalier, deux orbites blancs entourés d’une mer noire. A la lumière son visage puait l’arrogance , il suintait une odeur de mort que j’aimais bien…

« Ha ha ha ha... Ah mon âge, me déplacer pour une histoire de coeur.. Ha ha ha ha ha... »

Le rire couvrait l’horrible son des vers en moi, se mouvant en réponse à ma cage thoracique qui se soulevait. Un petit rire mécanique et froid, je n’étais qu’un vieillard, un vieillard qui chérissait encore ces rares moments d’euphorie. Ou on se sentait vivant… Je me sentais vivant, j’aimais ça !

« Alors ? Ce que l’on raconte est vrai, chevalier ? »

Il était bien venu avec son serviteur, moi aussi. Dans l’ombre derrière la porte fulminait un monstre qui attendait son heure. Lui aussi.
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Ven 22 Juin - 17:16




Avant même que le de Molay ne rentre dans la pièce ou l'attendait son hôte, son regard et celui de son servant prenait en compte absolument tout ce qui les entouraient comme des outils potentiels en cas de casses. Ou des menaces potentiels, dans le cas de ces créatures artificielles nées de l'alchimie. Bon, même si le terme de menace n'était pas vraiment à employer au vu de la considération de Mordred pour ses semblables et de ses tendances à résoudre ce genre de désagrément d'un coup d'épée bien placé. Heureusement, jusque-là, le master était parvenu à refréner les pulsions sanguinaires de son servant, notamment face à Fiore Forvedge.
Et cela n'avait pas été facile. Même actuellement, la répulsion de Saber suintait de tout les pores de sa peau, et le nom même d'Yggdmillenia avait de fortes chances de provoquer actuellement des crises de démangeaison.
Hors, le chevalier de la Trahison avait une méthode bien personnelle pour se débarrasser efficacement des dites crises d'urticaires.

De fait, actuellement, dans le Sanctum Sanctorum Arcanum de leurs vis-a-vis, elle était plus encline à calculer la résistance des murs à son Noble Phantasm que les menaces qui risquaient de les chopper au détour d'un couloir. Enfin, Henry ne pouvait pas lui en vouloir. Aux yeux de Mordred, elle était le loup dans la bergerie actuellement. Avec le mur le plus résistant se résolvant en un éventuel servant.
Sauf que la considération de Saber concernant les autres servants était déplorable, donc selon elle, sa résolution des problèmes était universellement efficace.

Cela étant dit, dès que le guide lui ouvrit la porte, Henry dénota deux choses : déjà, il n'avait pas reçu le pain et le sel en entrant. Hors, il ne fallait pas oublier que malgré la moquerie gratuite, les familles de magi étaient majoritairement vieux jeu. Et que si il avait demandé cela, c'était parce que sa propre famille datait d'une certaine époque. Une tradition appelant les Droit de l'Hôte, une qualité que Darnic, même si la pique envers son age était véridique, devait connaître.
Donc. Il n'avait pas accepté sa pique, et par conséquent, lui refusait les droit de l'hôte malgré la présence du magus sous son toit. Pour une famille aussi vieille que les Yggdmillenia, c'était pourtant quelque chose d'important que ces règles ancestrales.
Bon. A voir s'il se rattraperait une fois en face-à-face.



… Ah bah non. Tristesse.
Attend quoi ?

Alors même que il n'avait pas vraiment pu s'éloigner de la porte, un individu était rentré à sa suite. Un vieil homme, décharné, presque cadavérique, presque « bon vieux papy » sur certains points. S'il n'avait pas ce regard et ce sourire de connivence avec Darnic.
L'espace d'un instant , le jeune homme songea que il avait été piégé. Son servant aussi, même si elle se retenait d'agir pour l'instant.
Piégé.
Piégé.
… lui, Henry de Molay, piégé dans un fossé avec deux vieux singes. Deux vieux macaques qui l'analysaient comme un repas du soir.
L'espace d'un instant, le magus se demanda si il n'avait pas affaire à deux Dead Apostle. Au vu de leurs âges et de la sensation ressenti, ce n'était pas loin de la première impression. Néanmoins...
Le sourire du maudit changea légèrement.
Un sourire qui trahissait un certains plaisir.
En effet, à présent que la relation entre les deux étaient définis, cela clarifiait une des questions que Henry avait en tête. Matou Zouken n'était pas là pour seul but de gagner une guerre. Il avait participé avec Darnic à sa mise en place.

N'est-ce pas, « les vieux amis ? ».

Avec un geste forgé par l'étiquette, Henry de Molay s'écarta d'un pas, fit un tour sur lui-même et exécuta une révérence de salutation. Dos penché, respect aux aînés oblige.
Un œil exercé pourra observer que , d'un point de vue intérieur, il aurait ainsi vision sur les deux hommes. Et que en s'écartant, un triangle se formait par leurs positions. Et les trois souriaient sensiblement.


"Ahaha ! Que d'imprévu. Mais c'est un plaisir de vous rencontrer. J'avais espérer croiser la lignée des Makiri lors du démantèlement de la dernière guerre. J'ose croire à présent que vous ne risquiez pas grand-chose en effet... "

Avec un air carnassier, Henry poursuivit, avec un air fataliste exagéré. Théâtrale. L'impression qu'il voulait donné d'une situation exagéré et, il fallait le dire, presque comique.

"Aaah, les rumeurs... Allez savoir. Certains disent que vous êtes des vampires. D'autres que sir Prestone n'est pas digne de confiances.
D'autres, encore murmurent que un mariage se serait organisé sans l'accord des concernés... tsk tsk...  Ou est donc la vérité ? Ou sont les rumeurs ? "


En parlant, Henry se passa la main dans les cheveux. Un vieux tic qu'il avait lorsque son excitation croissait. Notamment pour dissimuler un de ses yeux devenant doré sur fond noir. Malgré sa malédiction ancestrale scellée pour la guerre, cela réapparaissait parfois...
Son ton se fit plus strict. Plus... disons, poli.


"Lord Prestone, sachez que les festivités sont jusque-là très plaisant. Et Assister à deux réunions à la fois est tout à votre honneur, bien que j'ai cru comprendre au vu de l'arrivé de votre vieil ami que le sujet sera commun.

Tant mieux ! Fi des rumeurs, jugeons-nous convenablement. Rions de la réputation de chacun, car très honnêtement, en ce lieu il n'y en a pas un pour rattraper l'autre.

Soit dit en passant, Ô vénérables patriarches...  "


Le sourire d'Henry s'accentua d'un coup. La ou les deux adultes étaient des expressions impassibles, celui du chevalier était une mirandelle d'émotions divers.
Quand à savoir laquelle des émotions étaient authentique, ça, en revanche...


"... je ne crois pas avoir caché mon ouverture d'esprit. Y compris a demoiselle Fiore, à qui je n'ai rien dissimulée de mes autres intérêts. Et qui n'a pas l'air de tenir beaucoup à son fiancé, autrement il n'y aurait pas  d'on-dit, n'est-ce pas ?

Mais vous ne désirez que le bonheur de vos petits-enfants, non ? "


la fin avait été dit sur une forte ironie, en sachant parfaitement que ce n'était pas une réponse à laquelle on pouvait se permettre de répondre par la négative.

Surtout dans leurs cas. Cela serait un moyen certains de briser définitivement Fiore Forvedge Yggdmillenia du reste de sa famille.
Il avait laissé la porte ouverte à Darnic et ce dernier avait voulu le confronter avec Zouken , sans doute pour le soumettre  sans en payer le prix ? Peut-être pour se forger une troisième alliance en prenant en compte UN des noms qu'il avait nommé, en entérinant avec Zouken ? Ou justement profiter de sa présence pour mettre fin définitivement à Zouken dans son domaine par sécurité avec sa force à lui ?

Très bien. Jouons donc ce jeu de dupe. Si tel était le cas, il sortirait gagnant en un sens. Dans le cas  contraire...
Dans le pire des cas ; ce serait Zouken et Darnic sur sa personne. Et si tel était le cas, autant briser cette alliance.

Tant de potentialité sur la suite de cette conversation... chaque parole le rapprocherait d'une finalité.

Voyons, laquelle lui serait le plus profitable?
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Lun 2 Juil - 19:12
Darnic dut retenir un rictus lorsque le plus jeune invité évoqua le démantèlement de la guerre précédente. Sur ce point, il avait raison. L'absence des Makiris, en dépit de leur représentante potentielle que Zouken avait déniché il y a plus de dix ans chez les Tohsaka, en avait déçu plus d'un. Lui le premier. Sait on jamais qu'elle aurait participé. Mais bon, il pouvait comprendre la décision de son associé. Un incident est si vite arrivé après tout...

Le sujet suivant n'était pas exempt d'intérêt pour autant. Darnic ignorait ce qui concernait Zouken (même s'il avait une bonne idée de ce que ce fossile croulant faisait pour rester en vie) mais lui n'était pas tout à fait un vampire. Juste un amoureux de la jeunesse. Et même si c'était le cas, ce serait le dernier de ses soucis. La survie et la gloire de son clan valaient bien plus que ce maigre sacrifice. Il y avait déjà réfléchi d'ailleurs. Cependant, cette solution lui causerait quelques problèmes. Ce pourquoi il avait adopté une autre méthode, tout aussi efficace. Mais c'était une autre histoire. Les rumeurs n'étaient que des rumeurs. Certaines le faisaient rire, d'autres le faisaient grimacer mais les unes comme les autres n'avaient aucune ombre d'importance. L'important, c'était que le nom d'Yggdmillenia serait bientôt sur chaque lèvre, au coeur de tous les discours. Le clan allait enfin détenir ce qu'il méritait de droit.


"Heureux d'entendre qu'elles sont à votre convenance. Vous m'en voyez ravi."


Une guerre correcte, avec une récompense correcte, était la moindre des choses que lui, Darnic Prestone Yggdmillenia, pouvait offrir à tous ces magi, après les échecs cuisants des précédents gérants de la guerre. Là où eux ont tous échoué, lui allait réussir. C'était une certitude. Il y avait deux différences fondamentales entre eux et Darnic. La compétence et la préparation.

Le roumain rendit le sourire du templier par un sourire élégant et amusé.


"Rassurez-vous jeune homme. Je n'ai jamais prétendu le contraire. Votre franchise est d'ailleurs une qualité bien rare. Elle permettrait de gagner tant de temps si tout le monde prenait exemple. Vous n'êtes pas d'accord, Zouken?"


Il jeta un regard au patriarche des Makiri avant de reporter son attention sur Henry. Comme l'a si bien dit le français, aucun des trois ne valait mieux que les autres dans cette pièce, ce que l'hôte trouvait plutôt amusant. Pendant qu'il parlait, ses bras étaient ouverts vers ses interlocuteurs. Cela lui donnait une position d'ouverture et d'assurance.


"D'ailleurs, vous êtes très perspicace, c'est tout à fait vrai. Nous ne voulons que le bonheur de nos petits-enfants. Je crois d'ailleurs que Jinshi - oh, ma langue a fourché, pardonnez moi - Le jeune Matou était réjoui à l'idée de ce mariage. Pas vrai mon cher ami? Je m'en rappelle comme si c'était hier. Aussitôt qu'il vit ma chère Fiore, sous ce soleil couchant, ce fut le coup de foudre. On pouvait presque voir un incendie s'allumer dans ses yeux."


Plutôt ironique d'entendre cet homme raconter une historie à l'eau de rose avec pour décor un mariage arrangé. Cela contrastait avec son visage calme et mesuré d'ailleurs. Mais, il fallait bien l'avouer,cet énergumène dont il oubliait toujours le nom était... spécial. Il l'avait laissé sans voix, lui, le chef des Yggdmillenia. Sur près de 100 ans d'existence, il n'avait effectivement jamais vu une créature pareille. Un rat qui parle et élevé par un tas de vers. C'était un concept intriguant de familier pour sûr.


"Quant à ma petite fille en laquelle j'accorde tant de confiance, ses fiançailles la mèneront droit vers son bonheur. Il n'y a pas l'ombre d'un doute sur la question. Je ne me serais pas permis qu'il en soit autrement."


Darnic se décala ensuite légèrement pour leur permettre de voir les sofas.


"Mais je vous en prie, asseyez-vous. Oh, et, par cette chaleur, peut-être désirez-vous un rafraîchissement?"


Il resta debout le temps qu'ils répondent. Il n'était peut-être pas encore midi mais comme le dit le dicton, in ueno veritas.
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Mer 11 Juil - 23:19
Entendre ces bourdonnements me donnaient mal à la tête. Des politesses et des politesses qui cachaient à peine la noirceur des coeurs. Je croyais revenir à Londres au milieu de cet univers puant, moi qui ne connaissait alors que la rigueur d'une éducation russe. Un air de fatigue me traversa à l'écoute des paroles, je grimaçais devant ces circonvolutions.

" ... "

Le regard froid et immobile je jugeais visiblement l'hypocrisie de notre hôte. AH... Que ce spectacle réveillait mon dégout de ce petit monde mondain. Il n'en avait rien à faire du bonheur, tout le monde dans cette pièce n'en avait rien à faire du bonheur. A l'écoute de ce mot je faillis vomir, vomir deux ou trois vers malchanceux. Ma bouche forma une grimace de désapprobation, le regard sévère je restais un moment sans voix.


"Le bonheur... Si vous le voyez ainsi..."


Quelle importance avait Shinji ? Aucune. Quelle devait être l'importance de l'épouse ? Nulle. Je préférais me raccrocher aux mots qui me plaisaient d'entendre. Si j'avais souligné la verve si léchée de Darnic, j'avais aussi noté ses mots sur l'importance de notre accord. Il avait réclamé ma venu, moi le magus qui partageait un lien si étroit avec la guerre du Grâal. Dernier fondateur vivant à fouler la terre, dernier témoin de ses débuts, famille fondatrice qui avait été bien évidemment sollicité pour la reconstruction de ma plus belle oeuvre. Darnic me devait beaucoup dans sa quête de souhait, il avait encore besoin de moi j'osais le croire. Sans doute il trépignait de me planter une dague dans le dos, lui qui est un bon représentant de la vermine à Londres. Moi aussi j'avais hâte de le démolir.... Hé hé hé... Le démolir, le donner en pâture à mes familiers.


Quand au chevalier, il puait aussi les bonnes manières. Calculateur et prudent dans ses démarches. Je ne voulais pas le laisser dans une zone de confort. Le pauvre garçon, il avait plongé tête la première au beau milieu d'un accord de deux puissantes familles. Idiot qu'il était à se croire assez fort pour parader ainsi. Quel imbécile... Je souhaitais nous épargner notre temps, en voyant Darnic nous indiquer le sofa j'ai préféré mettre un terme à cette comédie. Non, pas de sofa, pour moi.


"Si je résume bien vos mots Darnic il n'y a aucune discussion possible, nous sommes bien d'accord. Nous ne pouvons nous permettre de couper court à ce bonheur..."

J'appuyais ce dernier mot sans vraiment y croire, rien que ce mot écorchait ma bouche. Maintenant il était question de parler, j'appréciais le ton direct sans emphase, sans courtoisie. Je restai immobile à l'invitation, agrippant ma canne je la leva en direction du chevalier. Fixant mon regard noir sur le siens, un sourire carnassier se forma. Il était temps de tester sa bravoure à ce chevalier. Avait il de nobles sentiments ?

"Toi... De magus à magus. Je suis Makiri Zolgen, co fondateur de cette guerre. Toi qui es tu ? Qui es tu pour te mettre sur mon chemin ? Quel magus es tu pour te donner le droit d'ingérence à un contrat de mariage formé par deux puissantes familles ? Ta famille doit être ancienne et tu n'es pas assez bête pour croire à l'amour dans ce genre de convention. Alors écoute moi bien, tu vas dire que tout ceci n'était qu'une erreur, puis sans présenter tes excuses, tu vas partir. Partir combattre pour ta précieuse guerre... Et voila, la journée continuera ainsi. Si tu n'es pas d'accord, nous serons en désaccord et nous serons bien obligés de réagir."

Une menace à peine voilée... L'empereur soufflait de tout ce temps à négocier avec les faibles. Je n'imaginais vraiment pas rester... Tout m'indisposait ici.
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Ven 13 Juil - 18:42



    Le magus dénota deux choses. Tout d'abord, que le quotat de parole était inégale. Darnic lui répondait, certes, avec une certaine adresse il fallait le dire, mais ce n'était pas le cas de Zouken, qui semblait observer cette discussion avec un mépris non dissimulé. De fait, le regard du vieillard posé sur lui mettait Henry mal à l'aise. Oh, il n'avait pas peur, loin de là, mais il avait l'impression d'être regardé avec une sorte de dénigrement involontaire due a l'ignorance. Le genre de dénigrement qu'il avait déjà vu chez les magi de trop hauts rangs, imbus d'eux-même.
    Pourtant, assez ironiquement, c'était de lui que les mots les plus intéressants furent prononcés.

    Oh, ne cachons pas les faits. Ce que disait Darnic était intéressant. Sa mémoire des noms trahissait la vérité derrière ces beaux discours, et ce qu'il pensait de l'heureux élu. Cela étant dit, il y avait une faille dans sa présentation. Une grosse, très grosse faille. Tellement large que il fallu un énorme effort pour ne pas plonger dedans, alors que intérieurement même Mordred pouffait. Il fallait dire, son servant n'était pas une lumière, mais là, c'était tellement grosse que il faudrait avoir l'engin dans la bouche pour ne pas voir ce qui était sous notre nez (dixit le chevalier de la trahison). Mais il n'y avait aucune utilité à répondre à l'hypocrisie par la franchise. Cela ne ferait que placer Henry en position de déséquilibre intellectuel, et il n'était pas encore enclin à ce point de détail.
    En revanche, le vieillard présent depuis le début, lui, conférait deux choses. Un tremplin et une porte de sortie pour l'effronté.
    Ben tiens.


    Bien que poursuivant son sourire insupportable, le jeune magus observa Darnic un instant. Avec cet homme, tact.


    "Il semblerait que l'un de vos invités n'y tienne pas spécialement. Par respect, je me contenterais donc de suivre mes ainés. "

    Cela étant dit, d'un air... étonnement enjoué, presque joyeux, l'adulte se tourna vers l'ancêtre. Avec celui-ci, subtilité et délicatesse.
    A la sauce Tomoe Gozen.


    "Par puissante, vous entendez lequel, celui avec tellement de branche que c'est devenu un arbuste, ou bien celui qui s'est desséché? Remarquez, dans les deux cas, heureusement que les racines sont solides."

    Un coup de poker ? En une phrase, il venait d'insulter leurs familles ET de complimenter les deux vieux être qui lui faisait face, les « racines ».
    Néanmoins, l'ironie était palpable.


      « Mais, effectivement, permettez-moi de répondre à ces question ou l'on retrouve la réponse du poète et celle du savant, Ô Doyen des Makiri. J'en profiterais également pour éclairer vos lanternes, Ô racine d'Yggdrasil.

    Tout d'abord, la réponse du savant. Je suis Henry de Molay, un de ceux ayant participé au démantèlement de ce que vous avez conçu. Je ne suis sur votre chemin que par circonstance et parce que vous le désirez, et justement, je crois avoir été le seul -jusqu'à preuve du contraire- avec le cerveau assez développé pour avoir analyser ce que j'ai détruit le moment venu.
    Fiore, de par ses actes à mon égard, m'a donné ledit droit d'ingérence, et si je puis me permettre, vous avez mal réalisé votre contrat de mariage.
    Amour mis à part, donc, et par pur logique, déjà, vous auriez vraiment voulu une union durable, vous auriez donné deux mariages, et non un seul, afin de désigner un héritier capable de recevoir, en finalité, vos Magic Crest rassemblés. Conclusion évidente, vous ne cherchez pas une implantation durable entre vos « deux puissantes familles ». Petit soucis... Vos deux héritiers sont des héritières. »


    Comme pour placer une pause dans sa présentation, Henry bascula doucement la tête de gauche à droite. Il l'avait dit, la réponse du savant et celle du poète se réunissait, non ? Il n'avait pas encore donné cette dernière. Mais inconsciemment, il avait placé une carte.
    Une carte que, par erreur de Darnic, Zouken pouvait utiliser contre lui. Tout comme l'inverse d'ailleurs, raison pour laquelle il avait visité Fiore en premier.
    Après un temps de reflexion laissé aux deux, il continua.


    " Quand à la réponse du poète... allons, allons, cette guerre ne m'est pas précieuse pour rien au monde. Oh, bien sûr, j'aurai un souhait qui pourrait convenir à tout les parti ici présent, mais c'est vraiment de l'ordre du détail.
    En revanche, Lord Makiri, je note que vous connaissez ma lignée ! Et quand à son Excellence Yggdmillenia, je n'ai nul doute que chaque nom de chaque élève est passé entre ses mains.

    Mais j'allais oublié ma réponse, bien sûr ! Le poète que je suis vous répondrais que je suis ici au gré de mes désirs, et que le graal n'est que l'épicentre autour duquel tant de potentiels tournent ! Il serait idiot de rester cloîtré dans sa zone de confort... ou de se contenter de l'extérieur.

    Maintenant, un petit pari sur ce que vous appelez désaccord... dans le cadre ou nous tombions tous d'accord et que je m’éclipse, voir quitte cette guerre comme s'il ne s'était rien passé.
    Est-ce que vous pensez que l'une de vos famille passera deux autres générations ? Je veux dire, ce n'est pas comme si de base vous étiez un modèle de réputation, il serait dommage de l'entacher davantage... n'est-ce pas ? Surtout que bon, ce n'est pas comme si ce graal pourrait vous aider. Pour votre talent à vous unir intelligemment, je veux dire. Ce qui a décrépit une fois peut toujours recommencer, même si vous le sauvez, après tout.

    AH, à moins que vous pensiez à un vœux pour vous-même bien sur. Chacun ses opinions. Mais j'ai cru comprendre qu'on parlait familles, non?

    On repasse sur les sentiments si vous voulez."
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Sam 14 Juil - 15:16
Comme il le craignait, son éloquence n'a pas suffi à endormir suffisamment les gênes russes qui sommeillaient en Zouken. Le patriarche des Makiri allait droit au but, fidèle à sa réputation, empêchant ainsi toute conversation avec le jeune homme. Dommage, il avait surement mordu à l'hameçon en plus. Un petit prodige comme lui avait dû remarquer l'égarement qu'il avait glissé. Même un idiot aurait pu le voir. Mais il était plus futé que ça. Il jouait entre la bienséance et les jeux de mots comme un bipolaire changeait de visage. Darnic lui reconnaissait cette qualité.


"Comme il vous plaira."


A vrai dire, leur décision l’arrangeait. L'idée de gaspiller une bouteille de grand cru pour une situation qui promettait d'être brève ne lui plaisait guère. Devoir d'hôte oblige, il avait malgré tout respecté le protocole. Le contraire entacherait la capacité de sa famille à recevoir des invités et cela, il ne l'aurait pas supporté.

Il prit un air navré volontairement exagéré pour répondre à la question de Zouken. En effet. Il ne semblait y avoir aucune discussion possible. Semblait. Darnic avait eu des échos du magus de Molay. Il veillait toujours à avoir une carte dans sa manche et ce que le roumain voulait voir, c'était cette carte. Voir ce qu'il avait en tête en acceptant volontairement de venir jusqu'ici. Tenir deux générations de plus? Il n'avait aucun doute là-dessus. Ce que Darnic cherchait, c'était la gloire. La survie n'était même pas une question à l'ordre du jour. Et comme le dirait une certaine personne, c'est avec de bonnes racines qu'on obtient un bon chêne. La question à l'ordre du jour était si cet homme avait une idée ou une proposition intéressante en tête digne de leur temps ou non.

Son collaborateur, sans le vouloir, l'a amené à introduire l'existence de cette carte. A présent, il suffisait de développer. Sans céder à la tentation de rire aux éclats face à ce cirque. Professionnalisme obligeait.


"Pour ma part, jusqu'à preuve du contraire, le titre de Grand Crown parle de lui-même. Par ailleurs, concernant nos décisions, à vous de juger, vraiment. Je veux dire, ce n'est pas comme si l'on vous demandait la raison de votre venue sur le champ de bataille avec pour priorité une liste de candidates à vérifier. Je salue le courage de votre initiative pour perdurer votre lignée et je ne m'interroge guère sur les détails superficiels."



Du courage oui. Ou alors il était désespéré au point que cela attirait presque la pitié. Quel âge avait-il maintenant le petit templier? Près de la trentaine? Quelque chose de ce genre là. Et il risquait sa vie pour une femme. Pas une en particulier non. Une qui correspondait aux critères et qui serait prête à éliminer les autres ferait probablement l'affaire. Il venait à Kyoto pour cette raison, au gré de ses désirs, le Graal était le cadet de ses préoccupations. C'était se moquer de ce qui amenait les demoiselles à se battre quelque part. Les différents patriarches seraient sans doute ravis de l'apprendre. Le rituel avait bien changé. Et dire qu'il n'y a même pas cinquante ans, les participants étaient prêts à tout pour l'emporter. Ils doivent se retourner dans leur tombe en voyant ça aujourd'hui. C'était digne d'une télé réalité.


"Revenir aux sentimentalités ne sera pas nécessaire, merci. Je crains que mon associé en a déjà assez entendu. Supposons un instant que nous ne tombions pas d'accord. Un poète savant et prévoyant comme vous a bien envisagé et mentionné cette possibilité. Alors dites nous un peu. Dites moi ce qui vous a poussé à accepter mon invitation et à venir ici en dépit de ce qui s'est passé. Dites à mon cher ami ici présent ce qui l'a amené à se déplacer. Dites nous ce que votre âme de poète savant en quête de son autre moitié a introduit comme un détail. Car il est discourtois de se faire attendre, pas vrai, Zouken?"


Il se tourna vers le mage encore plus âgé que lui. L'hostilité qui émanait de la chose derrière lui ne demandait qu'à être déchaînée. C'était déjà une surprise, ou plutôt un miracle que le chef Makiri n'ait pas cédé à la tentation de lâcher ses bestioles sur le presque nouveau né qui venait de l'insulter. Lui qui s'accrochait à la vie avec un zèle remarquable. Quant à Darnic, son calme légendaire contrastant avec la mauvaise humeur et la gaieté de ses invités faisait bien rire l'âme d'antan qui profitait du spectacle. Mais le Lord gardait son sourire serein. Ce n'était pas de l'arrogance. C'était un sourire sincère. Le sourire d'un homme désormais immunisé contre le sarcasme et les rictus. Comme dit le dicton, rit bien qui rit le dernier.
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Dim 15 Juil - 12:53
J'avais commis une erreur. En l'écoutant voila que désormais mon opinion changeait le concernant. J'avais d'abord pensé à un inopportun, une intelligence qui souhaitait connaitre quelques frissons à nous confronter ainsi. Mais... Mais... Il n'était pas que cela. Il représentait bien plus à mes yeux maintenant, il pouvait désormais représenter un objet de haine. Car les mots avaient été prononcés, distinctement et sans avoir pesé les conséquences Henry venait de tomber bien bas... Pauvre fou.

Mon regard le fixa bien plus, mon sourire disparu laissant la place à une grimace de haine pure. Un familier répondant à mon sentiment bougea pour remonter le bras gauche déformant ce dernier au passage. Ils répondraient tous à l'appel au moindre commandement. Darnic était devenu lui aussi plus sombre, présageant le cour d'une discussion plus funeste nous devions maintenant nous unir à nouveau contre la vermine.

CAR IL AVAIT OSE LA TOUCHER ! CAR IL AVAIT OSE TOUCHE A MON AMOUR ! LUI ! LUI ! LUI ET CETTE JAPONAISE !


Je devenais presque fou, aveuglé par ce sentiment fort à le tuer sur place, contenant ma propre haine car il me fallait réfléchir. De par mon lien je sentais l'empereur me pousser au crime, délicieuse délivrance que d'écraser sa tête... Sa maudite tête ! Mais il ne fallait pas, pas encore... Car il avait un seul avantage, il avait une donnée que nous ne possédions pas encore. Calme... Je devais calme, au mieux il ne fallait surtout pas laisser transparaitre ma volonté de le tuer. Pas tout de suite.

Soudainement mon buste se releva d'un craquement sinistre, je laissais tomber la canne au sol, droit je n'avais plus la posture du vieillard. Il voulait du sérieux, il allait en avoir. Rapidement je me dirigeait vers la porte pour la refermer d'un coup sec.


"MAINTENANT IL VA FALLOIR PARLER SÉRIEUSEMENT !"

Reportant mon regard vers lui il y-avait toujours cette haine, deux orbites noirs glacés le dévorant des yeux. En moi mes familiers se déchainaient à l'idée de le manger ! Sans parler de l'empereur ! Lui il pouvait me comprendre.


"As tu des nouvelles de Senjogahara Hitagi ?"

Un sourire machiavélique se dessina sur mon visage.

"Nous avons engagés assez de moyen pour faire de sa vie un enfer, avant bien évidemment de l'éliminer. Elle pensait vraiment que j'en aurais terminé avec ELLE ! Une simple mort et la voila parti de la guerre ! Elle pensait vraiment avoir été pris pour cible uniquement pour son statut ! NON ! PARCE QU ELLE A TOUCHE A UN ETRE QUI M EST TRES PRECIEUX ! POUR CA ELLE CRÈVERA ! Et qu'est ce que j'entends... TOI AUSSI !"

"Il n'y a plus de Fiore, plus de Shinji. Mon cher poète tu viens de te condamner a rester bien plus longtemps que tu ne le pensait. Maintenant tu es obligé de rester. Si tu n'as pas encore subi mes foudres c'est parce que moi et Darnic avons noté que ta langue bien pendue avait évoqué quelque chose d’intéressant. Ton cerveau a donc compris les mécanismes de notre création... Brillant."


Il me faisait penser à Nagato et dans ma tête ce n'était guère un compliment.

"Tu vas devoir tout nous révéler sur tes connaissances, tu peux nous le dire, toi ou ton âme. Parce que si tu crois qu'on a besoin de toi vivant..."


Les Yggmillennia regorgeaient de potentiels pour faire parler un mort.


"Un mort peut parler aussi, vous êtes d'accord Darnic?"


Je bloquais une issue, pour l'autre sortie il y-avait l'empereur qui fulminait d'intervenir. On pouvait désormais entendre sa forte respiration. Le chevalier était pris au piège et je n'avais plus vraiment de patience à devoir supporter sa verve.
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Mar 17 Juil - 13:33

    Le regard d'Henry ne quitta pas Darnic des yeux quand il ouvrit la bouche, un sourire patient sur les lèvres. Un génie, cet ancêtre. En une seule phrase, il confirmait sa tique impliquant que seul les vieux ici présent étaient les seuls avec un véritable reste. Et surtout, il n'était pas dupe. Il était de réputation notoire que le titre de Grand Crown n'était fait que pour impressionner les débutants, surtout dans le cas d'un homme que les sphères supérieures de Big ben ont défini comme magiquement inapte au titre.
    De fait, il était de notoriété commune dans la demeure que c'était du uniquement à son sens de raisonnement et à sa tendance à prendre le grain de l’ivraie dès que cela était possible.
    Le petit souci, c'est que de ce fait, certes il avait atteint un rang élevé, étant souvent utilisé comme Médiateur à l'époque entre conflits de puissants magi, néanmoins il n'avait aucun impact.
    Enfin, pour être précis, ce titre donnait à lui seul les poids de ses mots, car l'homme en lui-même était réputé pour n'avoir aucune parole.

    Et le magus, lui, n'en avait qu'une.

    Cela dit, il reçut la pique de Darnic avec un geste de la tête amusé, se permettant même une révérence polie à son encontre, mais sans répondre. Un détail échappait à Darnic, et cela Henry le lui rappellerait bien assez tôt.

    En revanche, la réaction de Zouken attira son attention sur le champ. Une réaction violente, sentimentale, et incontestablement enragé. Faut étrange, le magus ne broncha pas. Son premier réflexe fut d'y opposer un petit rictus.
    Il avait saisi l'appât, mais avec bien plus de cœur que Darnic. Il se sentait INTIMEMENT concerné. Trop, même. Si le Maudit avait attendu une réaction, la seule surprise demeurait dans la mesure de ladite réaction, qui dépassait ses espérances.

    Zouken était devenu un chien enragé, et Darnic l'observateur avec des pop-corn. Et si cela se poursuivait, il aurait sous ses yeux un tournoi réalisant la fin de l'une de ses épines dans le pied.
    Le souci que Henry avait actuellement, c'était que dans le trio, l'une des personnes avait perdu toute retenu. Or, il était le premier à savoir qu'être mû par les sentiments pouvaient amener des résultats déraisonnables.
    Avoir cela en face lui rappela un instant les templiers, bandes de psychopathes en grand nombre parés à deus vulter dans le plus simple appareil si nécessaire. Bon, autant dire que voir la chose en vrai avait été TRES gênant.

    Cela étant dit, un détail manquait. Etre ? Le Matou semblait clairement viser quelqu'un, mais qui ? Vu que c'était lié au démentiellement, cela devait avoir un lien avec le graal, donc...
    voyons...
    La Einzbern ? Elle n'avait jamais rencontré Zouken, et de mémoire, elle s'en était plutôt bien sortie à l'époque. Le démantèlement l'avait ramené à la normale, donc il aurait dû être remercié.
    Sa petite fille ? Elle n'avait pas participé au démantèlement, et elle était en bonne santé à sa connaissance.
    La Tohsaka ? Elle était mariée à présent, ça parlait pour elle-même. Avec un homme qu'elle semblait aimer, en plus.
    Quant à Tatsumi, n'en parlons pas le truc a été protégé par Senjougahara.
    Le Graal ? Non, cela n'avait pas de sens. Le truc était une machine. Or, Zouken parlait d'être. A moins que...

    Nooon....
    Il y a longtemps, alors que il détenait Caster, cette dernière, sensible, lui avait parlé d'une anomalie au niveau du GraaL. C'était fort lointain, donc le magus n'y avait jamais réellement prété attention, mais elle avait parlé d'un truc anormal provoquant l'invocation de plusieurs classes. Avant qu'elle ne disparaisse, comme cela, elle avait parlé... d'autre chose.
    C'était ce truc dont Zouken parlait ? Ce truc qui avait fait bugger le graal ?

    Remarquez, en tant que concepteur du graal, il était possible que avec le temps il ait jugé sa possession comme quelqu'un d'indépendant, voir à aimer, comme un certain fasciste avec un ordinateur trop développé dans un certains comics.
    Cela pourrait effectivement justifier le « toi aussi », et la rage qu'il semblait ressentir.

    Toutefois, il contempla un sourire serein face à la rage. A la seule nuance, c'est que toute trace d'humour avait disparu. Ses hôtes entamaient le fond du sujet, et c'était délicat. Non, c'était un calme absolu.
    A force de fréquenter des monstres, Attila, Tomoe, Himiko, Kuroko et même sa propre mère, Henry avait développé un certain plaisir à les côtoyer. Mais avec le temps, il fallait le dire, il s'était assagi. Malgré les risques qu'il prenait, l'extase dans le mouvement était moins présente, et en règle générale, un calme absolu s'instaurait à un moment ou un autre, comme un mécanisme naturel forgé par le temps.
    Il avait vieilli, en un sens. Il ne pouvait plus se permettre de foncer dans les risques avec un Allah Akbar façon magus.
    En revanche, il avait développé un sens du jeu très développé. Et le jeu qui se jouait ici n'était pas de ceux dont il pouvait se permettre d'engager avec un sourire sarcastique, un ton condescendant et un plaisir indicible.

    Ce fut donc une certaine sérénité qui s'installa dans le magus maudit. Et sous un ton cette fois dénué de toute moquerie, il s'adressa à Darnic.


    "Je n'en parlerais pas ici sans partir du principe de vous communiquer mon savoir plus tart, voyons. Vos menaces n'ont donc point lieu d'être.
    Ce n'était pas comme si il était pas plus ou moins prévu que le sujet tombe de base, après tout.
    A dire vrai, je suis même surpris que vous ignoriez que j'ai participé. Enfin, je suppose que elle a voulu en récolter la gloire, pour ne recevoir au final que du sang.


    Puis, sa demande réalisée, il se tourna vers Zouken et leva trois doigts, qui devraient s'abaisser au fur et à mesure.

    "Bien. Le savant va exposer trois détails importants.

    La première, je ne serais jamais venu chez un chamaniste sans prendre mes précautions, vous vous en doutez, surtout après avoir rencontré Fiore, donc à vous de voir. Et si c'était aussi fiable, Paracelsus Von Hoenheim n'aurait pas posé autant de soucis.

    La seconde, c'est que nous n'avons pas été que deux. Et de tous, je crois pour dire avoir été le plus frustré de la conclusion, à telle point que l'ont m'a écarté à l'époque avant de me mettre devant le fait accompli. Je clame donc mon innocence, ne vous en déplaise. D'ailleurs, je n'ai vu nul Makiri dans le coin quand le processus a eu lieu. Seul votre héritière, de ce que j'ai pu glaner, avait été en ville, mais elle est parvenue à ne pas être trouvé... Comme cela a eu lieu à l'initiative d'une des trois familles fondatrices, et que vous n'étiez pas atteignable -ou, selon Senjougahara, indigne de confiance et d'avis-, je n'ai pu vous contacter dans les temps.
    Notez que c'est le même cas pour l'homonculus, mais vu que détruire le graal a pu la séparer du Greater, je doute qu'elle s'en ai plains.
    En ouvrant une parenthèse, d'ailleurs, j'avais analysé à l'époque pour voir comment invoquer un servant hors d'une guerre. Du coup, je connais bien le système, forcément... J'ai complété avec les notes de Big Ben et les tentatives ratées de par le monde. Mais du coup, pensez ! Vous contacter aurait été la première chose que j'aurai faite... Si j'en avait eu le temps et l'accessibilité. Vous vous cachez bien, malheureusement. J'aurai été heureux, à vrai dire, de discuter avec vous de votre création pour compléter mon savoir, vous savez.
    Pourquoi donc croyez-vous que j'ai glissé le nom de votre héritière dans la liste citée par Lord Yggdmillenia ? Ce n'est pas juste pour ses beaux yeux, en ce qui LA concerne.

    Et enfin, le troisième détail : le démantèlement à l'époque a eu lieu en deux phases. Une phase de contact avec le Greater, et la seconde, qui consistait à la détruire.
    Au vu qu'il n'y a eu aucune perte autre que les servant dans la première partie, je présume que vous parlez de la seconde ? Enfin, la première était risquée, mais ce un servant avait déjà réalisé 80% du travail... En un sens, il est le tueur principal."


    Cependant, il termina avec une inclinaison de tête respectueux. Il avait encore un truc à dire.
    S'il ne leur donnait pas un morceau de viande, alors ils voudraient sans doute tout dévorer, quitte à ne rien avoir du tout. Ses informations, voilà ce qui était la viande. Et sa langue, la main tendue.
    Sans main, plus de viandes.


      « Et comme vous le savez si bien, c'est Senjougahara qui a supervisé la méthode. Elle seule. Aussi, en tant que poète, je me permets de vous remercier de l'avoir punie de sa stupidité ... mais que votre haine n'est pas dirigée vers la bonne personne. Deja , parce que elle n'a pas eu l'idée et la motivation, ensuite, parce que elle n'a pas été... l'exécutant.

    Lord Darnic, vous m'avez demandé mon but et le détail en question. La raison de ma présence ici.
    La raison est fort simple. Vous avez le graal. Mais soit il est endommagé définitivement, et quel que soit le souhait, rien ne marchera, sans parler de la guerre en elle-même qui va sortir des carcans et des règles, soit vous êtes parvenus à le réaliser entièrement, auquel cas plus d'un souhait sera possible de par le cumul des guerres passés. En règle théorique, il y a eu... quatre guerres sans souhait ? Trois peut-être ? Les capacités sont larges.

    Sauf si le premier cas est d'actualité. Auquel cas, c'est que votre réparation est incomplète.

    Cela étant, Lord Matou... En sois-je me condamnais de base à rester ici aussi longtemps que possible, vu la probabilité de 70% à ce que le Graal soit actuellement sous mes pieds. Sans parler du sujet de ma venue officielle. Mais... J'ai l'espoir de pouvoir connaître ce rituel et le reproduire, même à moindre échelle, car sans le coté souhait, les servants sont des compagnons rares. »


    Il se tut dans sa question. Darnic étant présent, ignorant les informations de l'un et de l'autre, ayant une idée vague mais sans réellement savoir Avec un peu de chance, glaner un supplément d'information serait un plus. Soit Zouken en avait déjà parlé à Darnic, auquel cas, au vu de son agacement, il est fort probable qu'il lève les doutes afin de glaner lui-même le plus d'information possible, ou il ne lui en avait pas parlé.
    Auquel cas, cela placerait Darnic et Zouken en position de secret mutuel.

    Il conclut tout cela simplement.


    " … enfin. La balle est dans votre camp, mais je doute que vous vous ayez donné tout ce mal pour remonter le graal, pour offrir un souhait à un extérieur. Pour ma part, mon souhait, cela étant dit, peut être vu comme une sorte de... correcteur ? Rédemption ? Choisissez le mot qui vous plait…

    On contente tout le monde ici présent ou personne ne gagne ?? ."
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