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Dim 6 Mai - 11:02
23 Juin 2015
20h


Ce soir-là, il pleuvait. Après trois jours de bon temps, Dame nature devenait capricieuse. Nous sommes dans un bureau bien loti. A l'extérieur, la pluie ruisselait contre la grande fenêtre de cette pièce protégée des regards indiscrets par un store plus efficace que ceux de la maison Blanche. Assis sur son sofa, Darnic Prestone écoutait la douce mélodie de la pluie qui frappait vainement contre sa vitre. Elle frappait depuis une bonne heure maintenant. Mais même si elle continuait d'implorer l'acceptation, elle resterait à sa place. Tant qu'elle ne se serait pas montrée bénéfique pour le propriétaire des lieux, ce dernier n'avait aucune raison de lui donner raison. Elle ne serait pas acceptée.

On était en droit de se demander ce qu'un Lord organisant ni plus ni moins qu'une guerre du Graal trafiquait là, à écouter de l'eau tomber. Il s'avérait qu'il attendait de la visite. Et que, tant qu'à patienter, autant stimuler son esprit à des métaphores plaisantes.

Cela faisait déjà maintenant plusieurs mois que son invitée l'avait contacté par courrier. À son grand plaisir, il s'agissait d'une splendide écriture. Fruit d'un mouton noir de l'Association de plus, ce qui attisa son intérêt.

Si les deux partis arrivaient ce soir à sceller un accord, si elle venait à porter le nom des Yggmillenia, alors il n'aurait pas perdu son temps. Si elle lui divulguait quelques informations, alors il n'aurait pas perdu son temps. Si elle n'était qu'un agent double se jouant de lui, il n'aurait pas perdu son temps non plus. Il connaissait personnellement deux charmantes mercenaires qui se ferait un plaisir de partir à la chasse.

L'horloge sonna 8 fois. 20h. Le 23 juin 2015. Peut-être allait il changer un pion de son échiquier en cavalier. Peut-être allait il pouvoir retirer un pion de l'échiquier. Dans tous les cas, le chef des Yggdmillenia en ressortirait gagnant. Il appréciait ce genre de soirée. Il ne manquait plus qu'une personne avec qui partager ce plaisir...

À ce moment précis, on frappa à la porte, trois fois. Darnic sourit. Quel timing parfait. Il passa un coup de main sur sa queue de cheval bleue pour la replacer sur l'épaulette de son uniforme blanc. L'uniforme de son clan. Enfin, il invita l'homonculus secrétaire à ouvrir la porte.


"Entrez."


Dit-il avec simplicité. Le simple fait de l'avoir autorisée à pénétrer sa demeure avec les égards devait suffir à rassurer quelque peu une Average One aussi méfiante. Si cela ne suffisait pas, le Lord se chargerait personnellement de détendre l'atmosphère...
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Ven 25 Mai - 4:48



Le moment tant attendu était enfin arrivé. Presque deux ans pour en arriver à ce moment-là années d’expérience et de théorie. Je rencontrais maintenant le tortionnaire de cette guerre. Une des personnalités qui est probablement la plus attirante au niveau du travail accompli. Il fallait reconnaître qu’il était parti de loin pour obtenir des choses qui étaient assez pertinentes. J’avais un petit rire en reconnaissant malgré tout l’efficacité pertinente de l’individu à réussir à recréer une association de mages particulièrement puissante en moins de 50 ans.



La personne qui a provoqué ce conflit de destin et cet entremêlement de réalité pour arriver à un mélange savant de conflits personnels. La passe après mon invocation avait été compliquée car il fallait pour moi que je puisse être capable de recouvrir mes esprits en un temps record. Dans les faits, je n’aurais pas pu faire cela en un seul coup mais je devais quand même m’adapter à la situation et analyser profondément toutes les phrases qui ont été prononcées jusque-là. L’étude du temps et de la météo m’avait permis de comprendre mieux la soirée que j’allais vivre. Après quelques jours d’accalmie la pluie s’était enfin mêlée aux jeux. Je n’aimais pas trop l’idée qu’il puisse pleuvoir lors d’un rendez-vous si important. Il ne s’agirait pas d’une guerre normale, je pense que j’aurais proposé de reporter ce rendez-vous afin de profiter au mieux de l’emplacement géographique des lieux. Le domaine du propriétaire des lieux étant situé au nord de la ville, il couvre ainsi une large portion de la capitale secondaire du Japon en guise de vue panoramique. La vue vers le nord n’est pas en reste puisqu’il s’agit d’apercevoir le début de la forêt qui a abrité énormément de conflits historiques. Il devait aussi y avoir une quantité de lignes magiques qui devaient passer par ce domaine. Je ne me faisais pas de dessins et d’illusions. Il est certain que ce lieu regorge d’énergie magique à ne plus savoir quoi en faire. Cela ne me gêne pas, bien au contraire. Je reste avec une certaine connaissance des lieux et je sais que je m’apprête à défier la qualité et une personne qui va temporairement changer ma vision du monde. Cette personne est suffisamment vieille pour que je ne puisse pas jouer exactement dans la même cour. C’est compliqué à dire mais je vais devoir ruser pour obtenir les informations dont j’ai envie.



La préparation a été assez longue, notamment au niveau de la tenue. Il n’y avait pas de doute, je jouais une grande partie de mon avenir dans la conception et la réalisation de cette dernière. Je ne me sentais guère en sécurité sans couche supplémentaire de vêtements. Tout était une question de jeu de couleurs et de sensibilité. Il fallait marquer les esprits mais sans en faire trop. Le problème semble être toujours le même en matière de séduction. Même si je n’ai jamais eu ces difficultés là je trouve que l’on n’en demande parfois beaucoup à des personnes qui veulent simplement égayer le futur. Pour ma part j’avais opté pour une robe dès les années noires. Dans un pur style 1920 à la Nouvelle-Orléans. Il pouvait avoir un côté femme fatal, mais dans le premier sens de ce terme le point je pensais pouvoir opter pour des couleurs noires et bleues corbeau avec des lignes rouges amenant ainsi une subtile marque vers mes yeux. Je suis une personne qui a eu un coup passionné pour les subtils mélanges de couleurs primaires. Sans forcément rappeler la couleur du sang, il me semble nécessaire de faire des ajouts sur la tenue afin d’en rendre un visuel convenable. Beaucoup d’échanges se font lors de la première impression. Pour ma part, celle-ci est plutôt faussée car je me suis servie des lettres pour amener à une impression qui me semblait plus facile à marquer. La marque de mon corps était pour une fois une projection de ce que je souhaitais avoir. Certes, il y avait un côté fatigué mais je pouvais dissimuler ce côté pénible grâce à la pluie qui n’arrêtait pas de couler.



Ton état d’esprit, j’alternais entre une certaine forme de compétitivité avec un ressentiment profond de ce que je voyais en face de moi. Je voulais aller de l’avant mais j’avais peur d’une certaine manière que mes actes me condamnent et me restreignent dans une certaine casse. Je savais que je jouais mon avenir mais je n’en étais pas plus troublée que cela. D’une certaine façon, je commence à me reconnaître dans les agissements qui étaient les miens. Je manifestais une volonté de prendre de la distance et de ne pas me complexer sur des problèmes personnels. Je me laissais donc faire et je naviguais ainsi au fil du vent. Il me fallait quelque temps pour apprécier à sa juste valeur les joies du véhicule que je voyais devant moi ainsi que de la maison mais je pourrais trouver facilement certains compromis dans ce que je voyais maintenant en face de moi. Il n’était pas coutume que je puisse manœuvrer facilement dans ce genre de châteaux mais je me contentais pour le moment de faire bonne figuration. Contrairement à la France, il est coutume d’arriver à l’heure dans les autres pays le gardeur de la maîtresse de maison est une pure invention complètement nulle pour essayer de justifier un éventuel moment de retard. Nous savons pertinemment que les moments de retard sont plus des moments de faiblesse que l’on essaie de justifier comme étant peu praticable. Pour ma part, je m’orientais en direction de ce magnifique manoir avant de me faire accueillir par une personne qui était clairement une création magique. Il était donc surprenant que ce dernier puisse aussi se servir de cela comme de personnes secondaires. Il était donc naturel que l’héritier corse que je connaissais aurais pu être approchée par n’importe qui. Je me contentais alors de passer une dernière fois la main dans mes cheveux avant de laisser mon esprit vagabonder dans les affres de la discorde pendant que j’accomplissais mes dernières leçons.



« Je suis ravie enfin de vous rencontrer, je suis désolée de n’avoir que ce genre de tenue à vous offrir pour mon arrivée. Il semblerait que la pluie a gâché l’idée que j’avais et mon entrée sur scène. Je suis certes habituée à des temps beaucoup plus traumatiques que celui-ci mais je dois encore remercier le décès de gâché mon entrée en scène pourtant si préparée »




Avec un mouvement léger gracieux, je saluais mon hôte tout en restant à une distance convenable. Il était hors de question que je fasse plus de pas que l’étiquette le demandait et j’espérais attendre que cet homme puisse avancer et venir guider certains de mes pas. Pour l’instant je ne me positionnai pas en tant que personne ne qui pouvait gagner, mais plutôt comme une personne capable de voir certaines choses et en attendant l’occasion pour marquer le plus de point possible dans ce dialogue que je devine déjà fatiguant
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Dim 27 Mai - 20:43
Il savait avant que la porte ne s'ouvre de qui il s'agissait. Il ne l'avait jamais vue personnellement cependant, sa présence s'était faite sentie aussitôt qu'elle était entrée dans le domaine et ce type de présence magique ne trompait pas. De plus, il savait qu'une jeune fille attachée à la bienséance - ou du moins face à certaines personnes - serait ponctuelle.


"Ne vous formalisez pas pour si peu. Vous êtes ravissante, très chère invitée."


Il n'était pas surpris de la tenue vestimentaire de la jeune fille. A dire vrai, il l'avait imaginée exactement comme cela. Son invitée avait une personnalité et une manière de penser qui n'allait pas avec son époque. Les années 20. L'essor économique avant la chute. La splendeur du monde qui dissimule ses heures les plus sombres. Aux yeux du maître des lieux, cette robe ne pouvait pas être plus appropriée pour l'occasion. Et il savait que la fille aux yeux de serpent ne l'avait pas choisie par hasard, quand bien même elle avait d'autres plans à l'origine.


"Dame Nature en a ainsi décidé, malgré votre volonté. Ou peut-être pleure-t-elle? Peut-être pleure-t-elle de joie à l'idée de nous voir enfin réunis en chair et en os. Peut-être de tristesse aussi, parce qu'elle vous sent anxieuse, alors que l'humeur est aux festivités!"


L'homme se leva avec toute l'assurance et la noblesse du Lord qu'il était. Il ne comptait pas s'incliner pas face à une jeune magus qui n'avait pas encore fait ses preuves bien sûr. Il ne respectait que très peu de gens au point de penser ou considérer un tel geste. A la place, il tendit un bras pour une poignée de main et l'autre un bras vers le sofa luxueux pour l'inviter à s'y asseoir.


"Darnic Prestone Yggmillenia. J'espère que vous avez fait bon voyage, mademoiselle de Bourbon. Je dois dire que je suis ravi de vous voir en bonne santé. Avec les temps qui courent, vous pensez bien que je m'inquiétais. Je comptais justement sur votre charmante compagnie pour passer le temps ce soir. Converser avec vous en tête à tête me tarde depuis nos échanges épistolaires voyez vous. Asseyez vous je vous prie."


Il était aussi calme qu'un moine. Aussi avenant qu'un vieil ami. Mais à la fois charismatique. Sa prestance était le symbole même de l'autorité. Il se rassit non sans demander au secrétaire d'aller chercher le serveur. Chaque pion avait son rôle dans cette demeure. Il fallait donc les utiliser avec justesse et doigté. En attendant, il entama la conversation avec Jabami.


"Alors dites moi ma chère. Parlons un peu de vous. Qu'est-ce ce qui vous a amené à me contacter personnellement? Je suis curieux. Une demoiselle comme vous doit probablement être fort occupée. J'étais pour ainsi dire surpris, et flatté bien sûr, en lisant votre missive. Pourriez-vous éclairer ma lanterne?"
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Mar 29 Mai - 5:50


À cet instant, la tension était à son paroxysme. Il était difficile pour moi de juger pertinemment le bien-fondé de mes actes avant de faire la chose en question. Pour ma part, je pensais que cette réunion était une bonne idée mais je me livrais aussi à l’exercice du pied dans la porte. Je devais être convaincante et me montrer particulièrement prudente car je jouais avec une personne qui était capable de construire ou de déconstruire ma carrière avec une rapidité déconcertante. J’entrepris de parler à mi ton. Le coût d’une confidence avancée



« Le plaisir est vraiment pour moi. Une rencontre que je juge intéressante est en train de se produire. Nous savons tous les deux que nous devrions normalement déployer des trésors d’imagination pour plaire l’un à l’autre. Cependant, il reste toujours quelque chose à découvrir. Comme par exemple avoir un avis qui sorte de l’ordinaire. Il est toujours intéressant d’avoir un avis partagé avec des personnes qui le mérite »





Nous restions dans le domaine de la courtoisie et nous passions au sujet numéro deux dans ce genre d’échange verbal amical qui était de parler de la météo. J’avais bien entendu lancer le sujet et je me devais de compléter ce dernier afin de clore le débat promptement lancé par mon adversaire du soir ce dernier avait suffisamment de réparties pour que je puisse envisager de longues heures de débat intéressantes. Il faudrait cependant que je marque une prudence pour ne pas m’égarer dans les méandres de mon palais mental.



« Dame Nature sera toujours capricieuse et de nature contrariante. Je n’ose pas imaginer ce qu’elle pourrait faire devant de tel lieux à la personnalité si particulière. Nous sommes effectivement réunis très cher Lord. Vous savez, je ne suis pas si anxieuse que cela, bien au contraire. Je suis dans une situation où le monde est différent et peu disposé à aider son prochain. Vous devez sûrement savoir de quoi je parle. Cela ne doit faire aucun doute. ».



Dernier volet des échanges courtois, l’échange et le voyage. Le dialogue était particulièrement millimétré et je sentais un entraînement plus intense que la plupart des convives que j’aurais pu rencontrer jusqu’à présent. Clairement, l’homme avait mis beaucoup d’énergie pour essayer de me plaire d’un point de vue oral. Je ne pouvais pas encore mettre de nom sur ce que je ressentais à présent mais il était clair que je fus intéressée par la suite des propositions. J’en profitais aussi pour jouer sur mon expérience dans la ville tout en distillant certaines informations qui pourraient éveiller la curiosité. J’observe avec prudence les méandres de sa pensée et j’observe surtout les réactions de son visage.



« J’ai fait bon voyage, merci de vous en inquiétez. Effectivement, certaines places en ville sont plutôt mal famées et il serait difficile d’en faire quelque chose de correct. Malgré des incidents, je suis dans une bonne santé. Il conviendrait de pouvoir goûter à un rapide repos mais j’ai la certitude qu’il ne me sera pas donné de suite. Bien évidemment, je suis à votre entière disposition pour la soirée. Il faut que cela bien évidement ne nous mène pas jusqu’au petit matin. Un désir de réflexion et de quiétude sera sûrement présent aux heures les plus sombres de la nuit. Les lettres et les missives sont bien convenantes pour établir un lien ou bien alors un récit. Cependant, ce lien manque sérieusement de profondeur car il manque cruellement d’information et d’âme. Il devient difficile alors de savoir avec exactitude la puissance des mots et des sentiments mis en œuvre pour cela. »





Je n’étais pas tout à fait encore assise que je devais déjà me dévoiler. Tiens donc, mon interlocuteur est donc précis. Je peux comprendre la soirée risque d’être longue si nous commençons par échanger des mondanités. Cependant, je ne pensais pas qu’il me demanderait de lui fournir de nouveau une présentation en bonne et due forme. J’engageais maintenant le rythme de penser et j’exprimais clairement ce que je voulais avec une certaine pointe de discours direct dans mes paroles. Je voulais lui faire comprendre que j’étais ambitieuse et que je ne souhaitais pas tourner énormément autour du pot. Pour moi, une discussion doit être claire et il ne doit pas avoir des mots cachés. Il serait difficile alors de pouvoir se faire confiance si l’on n’est pas entièrement clair avec soi-même.




« Bien entendu, gageons que je commence à être votre joueur de flûte. Que puis-je dire sur moi que vous ne sachez pas ? Considérons que vous ne me connaissez pas. Je suis l’heureuse héritière magique d’une lignée recomposée. Un mélange entre une longue lignée de Mage liée à la France et bien entendu une partie plus sombre qui descend d’objectif bien plus personnel. Je suis la personne qui a reçu le Crest de mes parents. Ma grande sœur quant à elle, est la digne héritière de la France. Et même si le sang noir qu’elle possède et moi aussi, sont des actes et des actions des plus rocambolesques. De ce fait, j’ai sûrement un souhait dans cette Guerre mais je ne l’oublie pas le moins du monde. Pour en venir à ma présence dans ces lieux : elle est simple mais non sans ambition. Dans un premier temps, je souhaitais m’entretenir avec vous au sujet des surprises qu’ils pourraient avoir dans cette ville. Je suis certaines qu’il y a des secrets de la précédente guerre qui sont cachés ici. Ne serait-ce que la non présence d’une des familles fondatrices. Fuyuki était certes pittoresque mais elle n’en était pas moins riche en ligne magiques. Je me demande véritablement quel est votre objectif ici. Et en conséquence, je m’attelle à préparer la fin de cette guerre en me jetant à corps perdu dans la suivante. Bien que cette ville regorge de miracle, je me dis qu’une future confrontation avec l’Association dans ma terre natale pourrait déjà faire venir plus de monde qui pourrait ne plus voir ce rituel comme quelque chose de seconde zone. Cela serait bien…



Ensuite, bien sûr je cherche des alliances ou bien à faire bouger les choses. Il ne faut jamais mettre ses œufs dans le même panier surtout quand la trahison peut venir de son propre camp. Bien évidemment, je ne fais pas d’accusation et encore moins de plan mais… il est toujours possible d’être déçu et trahi par ses plus fidèles alliés. Ensuite, concernant notre alliance, j’ai bien quelques idées en tête mais celles-ci sont bien trop ambitieuses pour être abordées de prime abord. Cependant, si je devais aborder la situation et donner un indice je dirais que j’aime certains prénoms et certains noms de famille que vous pouvez me fournir »




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Sam 16 Juin - 11:41
Les négociations commençaient. Autrement dit, le jeu commençait de suite. Pour entamer les choses dans les règles, une communication visant à réguler la relation elle-même. Cela passait par les célèbres formules répétées inlassablement à tous les individus du même milieu.


"Oh mais c'est tant mieux. A vrai dire, je serais contrarié si c'était le cas ma chère. Après tout, pourquoi être anxieuse alors que vous n'avez rien à cacher? Je ne vois absolument aucune raison valable pour laquelle vous seriez anxieuse. Après tout, vous êtes une jeune fille droite et talentueuse. Un petit génie."


Ensuite, la flatterie qu'on ne peut nier. Ce qui oblige à donner raison à l'interlocuteur. Renier ces qualités revient à dire qu'elle n'a rien à faire ici, et elle le savait parfaitement. Un point. Le Lord sourit en se tournant vers l'espace de détente, pour l'inviter à se mettre à l'aise. Si elle s'asseyait, c'est qu'elle le voulait bien. Sinon, quelque chose l'en empêchait. Quelque chose qu'il découvrirait tout aussi vite. Dans les deux cas, Darnic revint à la place qu'il venait de quitter pour accueillir la française. Il lui avait proposé de s'asseoir. Le choix lui revenait.


"Ne vous inquiétez pas, vous comme moi savons parler clairement. J'imagine parfaitement que vous avez d'autres loisirs sur le feu, tout comme j'ai aussi à faire. Je ne me permettrais pas qu'une jeune demoiselle rentre si tard à son domicile par ma faute. Comme vous dites, le monde est incertain de nos jours. Un malheur arrive si vite. C'en est navrant."


Aucune once de véritable tristesse bien sûr. Mais il ne mentait pas pour autant. Perdre un homonculus à cause de la gourmandise de quelques uns par exemple était vraiment navrant. Et à cause de tous ces médias, il devait être beaucoup plus précautionneux qu'avant pour certains détails. Une plaie vraiment.

Mais ce genre de détails importaient peu. Ce pourquoi aucun d'eux ne s'était attardé dessus. La française se présenta sous son meilleur jour avant même de s'asseoir. Par volonté de plaire, de montrer qu'elle était active. Compréhensible. Comme elle l'a dit elle-même, Darnic savait déjà tout ce qu'il y avait à savoir sur elle. Il n'aurait jamais pris la peine de répondre à ses lettres sinon. Mais il fallait bien passer par là pour entrer dans le vif du sujet : ses motifs. Son franc parler était... amusant. Si bien que le Lord ne put réprimer un rire bref. La naïveté de la jeunesse ne changerait décidément jamais.


"Je vois. Avant toute chose, désirez-vous quoi que ce soit pour vous sustenter? Je constate que vous affectionnez l'éloquence, tant à l'oral qu'à l'écrit."


Quelle que soit sa réponse, il se leva pour se diriger vers son bar personnel où se trouvaient à peu près tous les types de boissons imaginables. Il sélectionna un Bordeaux pour lui.


"Du Beausejour. Si le cœur vous en dit..."


Il revint ensuite à sa place et reprit la parole en faisant tourner le liquide pourpre dans son verre d'un geste hypnotique.


"Reprenons. Tout d'abord, vous avez attisé ma curiosité. Selon vous, le rituel serait vu comme un rituel de seconde zone. Vous devriez normalement savoir qu'il existe bel et bien une multitude de rituels similaires à travers le globe. Et que celui-ci n'a à première vue, rien de bien particulier. Cependant..."


Il arrêta de tourner son verre de Bordeau et porta son regard sur les yeux de Jabami.


"Votre présence parle d'elle-même. S'il était véritablement vu comme un rituel de seconde zone, jamais vous ne m'auriez demandé à en savoir plus à son sujet. De plus, un événement en Europe attirerait probablement plus de gens, je vous le concède. Mais est-ce vraiment le but escompté? Vous, qui êtes une invitée, souhaiteriez vraiment que le terrain de jeu soit plein à craquer? Vous avez la sagesse d'esprit suffisante pour imaginer ce qui se passe lorsqu'une centaine d'enfants fougueux doivent se partager une petite plaine de jeu insignifiante."


Ils s'impatientent, deviennent ingérables - ce qui résulte à des incidents indésirables - et il devient difficile pour les parents de retrouver leurs bambins. Ni plus ni moins. Tandis que dans une petite plaine de jeu, où se trouvent moins d'enfants, chacun y trouve son compte et tout se déroule comme prévu.


"Ensuite, comme je vous l'ai déjà dit par écrit, je ne peux accorder certains privilèges qu'aux V.I.P., l'auriez-vous déjà oublié? Je me ferais un plaisir de discuter de quelques noms avec vous. J'en dispose d'une belle panoplie. Cependant, pour cela, vous imaginez bien que j'attends de votre part, un peu plus de, comment dire, garantie? Oui, disons cela ainsi. Qu'avez-vous à me garantir ma chère? Comme vous dites, les coups internes sont affluents, et ce depuis l'aube des temps. Dès lors, je serais ravi de savoir si vous avez une solution à ce désastreux problème."
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Mar 19 Juin - 18:13






Rester calme et imposer sa volonté. Faire trop de sang-froid et montrer que je peux gérer une situation. Il y a beaucoup d'éléments qui me sont proposés et je dois faire avec, je dois vraiment composer avec toutes les choses qui me sont pointées du doigt. Je comprends maintenant la ruse et l'astuce de la personne que j'en fasse de moi. Ce dernier sait vraiment y faire avec des choses aussi simples que celle-ci. La suite du discours va forcément être plus intéressante et je dois me préparer à n'importe quelles choses venant de sa part







« Grand merci, je pourrais répondre que vous êtes un homme qui a beaucoup de talent mais ne connaissant pas certaines caractéristiques primordiales de votre part je ne pourrais pas dire si vous faites preuve de génie ou bien si vous avez suffisamment d’expérience pour faire face à la grandeur des choses car vous l’avez déjà vécu. Et à ce moment-là, tel Dorian, je vous demanderai de m’en montrer le tréfonds de votre âme et à quel point le portrait que vous cachez est différent de la réalité que vous affichez devant moi. Je ne suis pas exactement une Bourbon et vous le savez. Il se trouve même que je suis à l’origine par mes ancêtres de la chute du mouvement corse. Si je comprends bien les choses cela plutôt profité à la Prusse et aux empires allemands. C’est de cette région dont vous provenez n’est-ce pas ? Pas directement bien entendu mais nous avons toujours été partisans de la cause russe, c’est ce qui a trahi Napoléon après tout. Et si je ne m’abuse, c’est dans cette région que vous recrutez les personnes que la tour dénigre. À cet égard, je me dois de dire que j’ai largement contribué à votre succès. »






Je reste maitre de moi-même et j’essaye d’apprécier la discussion. Je tiens tout de même à presser le dialogue. Je sens que ce dernier essaye de rester entre des clous. Je me dois donc de me libérer et de faire plus de chose pour me faire plaisir. Je dépends de plus en plus de moi-même et je sais que je veux. Il faut faire attention d’avoir tout ce qu’il faut à portée. L’échange des mots et puissants mais je reste courtoise pour le moment.  








« L’art du verbe est toujours issu des plus profonds moments de la littérature. Peu importe le pays d’ailleurs, je ne rechigne jamais à relire du Racine. Il y a quelque chose dans l’hiver que je trouve merveilleux. J’ai dit l’hiver ? Pardonnez-moi, je pensais plutôt au vers. Les alexandrins sont merveilleux et les hémistiches ravissants. Ainsi, comme à son habitude j’aimerais résumer notre relation en quatre vers qui pourront rapidement se transformer en quatre verres vu la bouteille que vous me proposez d’ouvrir. Ne vous inquiétez pas pour moi, la nuit est longue et j’ai pris quelques prédispositions pour découcher. Il va sans dire qu’il faut être prudent. Je ne me remets pas en cause l’hospitalité dont vous faites preuve à mon égard mais il se pourrait que certaines personnes de votre entourage puissent vouloir mettre à mal. Et nul ne peut être maitre dans sa maison dès lors que nous sommes face à la chose publique »




Petite pause dans ce champ de métaphore filées que je viens de faire. Je me sens particulièrement puissante dans mes mots et chaque seconde que je fais à tendance à transcender mon âme. Je souris et j’augmente ma densité de parole tout en affirmant les idées les plus puissantes que j’ai. Je rigole et je sais que je serais la grande gagnante de cette guerre. Il ne faut pas que j’hésite à mener le débat dans la situation et l’envie que je veuille. Il est facile pourtant de perdre pied dans ce genre de situation.






« Il est évident que l’éducation prime sur le reste. Je ne suis pas comme Jean-Paul Sartre à promouvoir l’essence par-dessus l’existence. Les communistes parfois, ils ont des belles idées mais leur application fait souvent du mal à certains pays. Bien évidemment la France a été épargnée par des gouvernements avisés. Je ne peux connaître que ce qui a été dit dans les livres d’histoire mais il paraît qu’il y a eu des familles déchirées dans de nombreux pays rattachés l’Union soviétique et qu’à la chute du rideau de fer il y a eu une volonté forte de vouloir faire des familles recomposées »




Un vin pour commencer les discussions. Je reste d’accord avec l’idée mais je ne veux pas donner plus d’espoir que je ne pourrais vraiment recevoir. Le dialogue, bien que plaisant, reflète totalement l’évolution de la mentalité sociétale qui peut être vu par une personne qui peux perdre ses repères à cause d’un âge avancé. Je me concentre de nouveau quand même malgré tout avant de me sentir sourire.






« Que si ce dernier est bien entendu issu de l’année 1990. Les vins qui ont suivi les événements que j’ai décrits juste avant, sont en général de très bonnes cuvées. Et bien entendu le vin que vous me proposez me plaît et il fera une bonne bouteille d’entame. Après tout, il reste l’un des rares vins de la cuvée à obtenir une note de 96 »




Réponse à une question connue d’avance. Il fallait se mettre en avant avec la volonté profonde de séduire l’interlocuteur que j’aurais en face de moi.






« Oui, ce rituel n’est que le 726eme si la mémoire est bien bonne. Et puis, je ne crois pas qu’il y a des légendes sur votre rituel qui fait que ce dernier a été interdit comme les différents rituels qui auraient pu se passer dans l’enceinte même de l’Antiquité. Je crois que c’est cela qui différencie en fait les rituels. Il reste bien entendu un rituel de seconde main mais je sais que beaucoup de personnes traînent autour de ce rituel. Ainsi donc, il est difficile de le définir ainsi. Oui, c’est le but escompté. Déjà car les alliés que je pourrais avoir au moment de cette guerre pourrais largement se servir dans les différents magus. Il me semble que vous soyez à même de vouloir recruter de nouvelles personnes. De plus, vos grands ennemis se déplaceront directement sur le champ de bataille, il sera donc plus facile de voir enfin la confrontation tant attendue. Tout du moins, si personne ne veut se défier ou se défiler comme cela arrive souvent. Je ne dis pas que cela est votre cas je dis seulement que certains mots ne sont jamais suivis par des actes. »





J’écoute et j’arme mon bras de la justice divine avant de le tendre devant moi. Il est difficile de tenir longtemps une puissance de frappe aussi puissante. Il s’agit maintenant de diriger la frappe et de faire mal de manière subtile tout en suggérant quelque chose de plus puissant et fort. Je veux aussi lui faire comprendre simplement que la jeunesse est maitresse dans sa demeure.





« Je n’ai pas oublié ce qui a été dit. D’ailleurs pour la suite de la discussion je propose un Cheval Blanc de 2010. Une année qui n’est pas à jeter si j’ai bien compris le déroulement de la situation. De plus, encore un exemple que la jeunesse est toujours meilleure par rapport à l’ancienneté. Les jeunes d’aujourd’hui forment les jeunes de demain. Ou bien alors dans notre cas, je sais que les jeunes d’aujourd’hui n’écoutent plus leur grand-père préféré. C’est dommage. Des garanties dites-vous ? Déjà la garantie de vous assurer un chemin de repli si jamais une trahison se fait dans votre rang. Bien sûr, je pourrais aussi m’engager à purger certains de vos traitres afin qu’ils ne puissent rejoindre d’autre camps. Et enfin mais je pense que c’est le point le plus important, un moyen d’avenir. Imaginons pendant quelques instants un mariage, il nous garantis à tous les deux une route sure pour l’avenir. Peu importe le résultat de notre discussion ce soir, je vous ferais parvenir une réponse demain. Je me suis accordée pour donner une réponse de principe et de me laisser quelques temps pour être certaine de la véracité de mon cœur. Il s’agit alors de savoir la prendre la bonne décision. Après, je suppose que vous êtes compétent à la notion de Self Geas Roll ? Peu importe notre accord, je m’engage à appliquer cette capacité si vous le souhaitez. Et si vous voulez que je fasse mieux, je pourrais vous proposer la tête d’un Matou … Mais, je parle sans savoir, que mangeons ce soir ? »





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Ven 22 Juin - 19:42
Une flatteuse. Il comprenait désormais pourquoi on la comparait à un serpent à la Tour. Toutefois, il n'a jamais été très fan de ces créatures. Il laissait les bestioles douteuses à Makiri. Mais un serpent camouflé en agneau était déjà plus tolérable sans doute.


"Oh, beaucoup de jeunes talents de cette région veulent changer leur nom par le mien, certes. Mais vous vous méprenez, je le crains. Je ne jauge pas le potentiel d'un membre de mon clan à sa nationalité. Le simple fait de l'envisager... "


... le répugnait. Il y a ce que les étudiants comme elle peuvent savoir et ce qui n'est pas jugé nécessaire de communiquer. Inutile d'embêter tout le monde avec des trivialités non? Sans parler que, elle avait tort sur toute la ligne. Il ne recrutait pas des magi dénigrés de la Tour. Au contraire. Il n'acceptait pas n'importe qui. Et il avait déjà quelques familles à Londres qui se méfiaient de lui. Inutile de recruter des gens qui ont causé des ennuis à la Tour au sein du clan. Ou plutôt, inutile de recruter officiellement.

Il y avait deux catégories de personnes sous ses ordres. Ceux qui prenaient le nom d'Yggdmillenia et les indépendants. La deuxième catégorie regroupait bien entendu des personnes travaillant pour lui dans l'ombre, sans aucun lien apparent avec lui. Pour résumer, dire "des magi méconnus" était plus exact.

De plus, le Lord ne s'arrêtait pas à de simples frontières géographiques pour recruter de nouveaux magi dans son clan. Celle à qui il envisageait de passer le flambeau, la jeune Fiore, était d'ailleurs originaire d'Angleterre, île de mystère qui n'a jamais appartenu à la Prusse. Cette soirée promettait d'être psychologiquement épuisante, pour sûr. Mais pas inintéressante pour autant.


"Tout à fait. Je salue votre prévoyance, c'est signe d'un esprit avisé. Néanmoins, haha, n'oubliez pas une chose : 'il ne faut point d'esprit pour être homme de guerre.'"


Il savait désormais qu'elle comptait sur les mots pour se hisser au sommet. Malheureusement, la route est loin d'être lisse et un vice en dissimule parfois un second. Il faut savoir plisser des yeux pour mieux semer les serpents qui glissent autour de soi.

Darnic esquissa ainsi un sourire avant de répondre à la jeune aristocrate.


"Bien entendu. Je ne sélectionne que la crème de la crème. Je suis très à cheval sur la qualité voyez vous. Que ce soit du rosé, du blanc ou du rouge, cela n'a guère d'importance."


La fin justifiait les moyens. Et la fin, il comptait bien à ce qu'elle se concrétise, cette fois. Et ce au Japon. Son triomphe, en ces terres, ne serait que d'autant plus symbolique.


"Je vois parfaitement ce que vous voulez dire. D'autant plus que les plus lâches sont souvent ceux qui s'ignorent."


Il servit son hôte avec la dextérité qui était sienne avant de se rasseoir en face d'elle.


"Du cheval blanc dites-vous? Excellente suggestion. Toutefois, pour votre sécurité, je me vois obligé de refuser. Je dispose d'un 1929 voyez vous. Une pièce rare mais pour une jeune fille de 16 ans, vous comprendrez que je m'abstiendrai. Je ne voudrais pas qu'il vous arrive malheur à cause de moi. Aaah... La jeunesse est si belle mais à la fois si contraignante."


Il hocha la tête en fermant les yeux, comme s'il écoutait de la musique. Il aimait la jeunesse. Vers 20 ans, le corps humain est à son paroxysme, au point culminant de sa grandeur. Rien ne lui semble impossible. Il était d'accord avec elle sur ce point. La jeunesse, c'est l'avenir. Les anciens se croient tout permis. Or, ils devraient se faire une raison et disparaître une bonne fois pour toutes. Comme la majorité des membres de l'Association. Toutefois, les plus juvéniles peuvent s'avérer trop arrogants par moment et feraient mieux de rester à leur place.


"Beaucoup de possibilités qui paraissent fort prometteuses. Exceptée, au risque de vous décevoir, celle du mariage justement. Pour la simple et bonne raison que des fiançailles peuvent être brisées très aisément. Ce serait un affront que de vous demander de nous rejoindre par ce biais."


Le roumain avait une très mauvaise expérience sur le sujet et le simple fait de se remémorer cette humiliation le faisait froncer les sourcils. Mais elle ne pouvait sans doute pas savoir. Personne ne le savait. Il se leva, laissa son verre sur la table, se dirigea vers la jeune fille et lui tendit finalement sa main droite, en parfait gentleman.


"Ce soir, notre chef a concocté sa spécialité : du carré d'agneau des Alpilles. J'espère qu'il sera à votre goût. Quant à moi, ce que je vous propose, et ce que je vous garantis, ce soir, si vous acceptez de bien vouloir me suivre : c'est un avenir."


Il attendit ensuite la demoiselle. Allait-elle saisir la main qu'il lui tendait? Ou bien refuserait-elle? De toute manière, elle avait le temps de se décider. Jusqu'à ce qu'elle quitte les lieux.
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Dim 8 Juil - 3:33


L’homme avait des choses à dire et il était particulièrement doué dans l’appropriation des bonnes paroles. Il était clair que ce personnage atypique avait connu de nombreuses expériences dans la guerre était bien plus vieux que sa silhouette et son physique laissait entendre. Finalement, les discussions que j’avais pu avoir avec certaines personnalités italiennes me donnèrent un léger sourire avoir. L’homme ne suivait pas les codes et les lignes classiques et il fallait alors adapter son dialogue à la chose la plus importante qu’il devait falloir faire. Je savais qu’il ne serait pas discipliné et qu’il ferait preuve de talent et de challenges pour pas que je puisse exprimer ma vérité directement.





« Ce n’est pas le principal problème pour moi. La plupart des talents des différentes régions pourrait être contents d’avoir un menteur comme vous. Bien évidemment, il faut toujours être capable de juger le potentiel d’un clan et d’une lignée à la valeur d’un individu témoin. C’est comme ça que l’on voit la puissance et la décadence d’une entreprise qui devrait être normalement forte ou perdurer dans la longueur. Personne, ne peut perdurer dans la longueur. Tout individu est obligé de se renouveler un minimum. Cela fait partie des règles de base de notre magie. Il est difficile de créer un empire de 1000 années quand les fondations sont bâties sur du sable. »




L’homme essayait de rassembler une Cour des miracles autour de lui. Tout comme son équivalent de la révolution, le superviseur que j’avais en face de moi essayais de se faire passer pour le maître de la Cour des miracles. Bien évidemment, il était impossible de se faire passer pour quelque chose comme cela sur du très long terme. Au mieux, il pourrait donner le change encore quelques années tant que les cycles de guerre imposent moins de cinq ans de repos. Cependant, sur le long terme il était évident que l’individu ne pourrait pas tenir certaines des déclarations qu’il était en train de me faire. Bien qu’il me dise le contraire, je pouvais sentir de manière subtile l’influence de l’association. La pomme ne tombe jamais très loin de l’arbre apparemment. Il y avait quelque chose de faussement révolutionnaire dans les paroles qu’il prononçait. Je voyais quelqu’un qui essayait de me convaincre de quelque chose dont lui-même avait du mal à croire. Pas parce que c’était un mensonge mais parce que la vérité avait légèrement développé depuis le début par exemple.



Il y avait quelque chose attirait de la séparation des têtes au sein de l’association. Je savais que j’avais mon coup à jouer et j’avais déjà préparé les différentes lettres pour attirer le débat sur cette guerre. Bien évidemment, cela impliquait que je puisse pouvoir jouer certains de mes atouts maîtres. Il fallait donc que je fasse super attention à ce que je voulais faire pour avoir le regard des personnes qui allaient juger de la décision finale de notre avenir.




« Il ne faut pas avoir d’esprit pour être un homme de guerre mais il faut quand même suffisamment d’intelligence et de savoir-faire pour être enfin stratège. Je ne pense pas qu’une personne ayant l’espoir de se hisser au sommet d’une hiérarchie puisse ignorer les traits d’esprit et la culture de son intelligence par le biais de lectures savantes. Je me trompe peut-être, je n’ai pas la même expérience que vous. Cependant, l’étude de certaines histoires du passé tend à prouver que la connaissance est une merveille qu’il ne faut guère sous-estimer. »





Que le discours sur la stratégie était maladroit. Il était vrai qu’un homme seul n’avait pas besoin de traits d’esprit. Il était vrai qu’un soldat a été capable de retourner le cours de la guerre. Mais, c’est que quelque cas que l’on racontait aux enfants. L’histoire des derniers carrés et des batailles helvétiques par exemple démontraient que l’ingéniosité et la force d’une armée mais aussi l’ingéniosité d’un homme seul. Il était donc facilement faisable et la légende de Guillaume Tell pouvait le prouver, effectivement dans le romantisme ancien un homme était capable de retourner la situation. Cependant, dans la réalité de nos jours, dans le contexte d’une guerre qui est plus importante qu’une simple escarmouche, alors un homme seul va poser plus de problèmes qu’il n’apporte de solution. Je parle d’un individu qui est bien évidemment en dehors de la chaîne de commande. En revanche, ce genre de discours reste important et représentatif d’une époque qui maintenant n’existe presque plus. Je sais qu’à l’heure d’Internet la difficulté n’oriente pas forcément les hommes vers une décision unique. Cette nouvelle guerre ne se gagnera pas avec des légendes urbaines.





« Un homme de goût comme vous ne peut être que au diapason des exigences qu’il s’impose. Je sais par expérience que certains repas forgent certaines alliances. La couleur de la boisson importe peu mais il y a toujours quelques proverbes qui restent suffisamment vrais et quelques mariages qui ont pu faire leurs preuves par le passé dans nos alliances respectives. Bien évidemment, je sais que vous êtes pour la découverte de nouvelles saveurs mais parfois il est important de pouvoir revisiter les classiques. Il n’y a rien de tel qu’une visite de ce qu’il se fait de mieux depuis de nombreuses années pour apprécier la grandeur mais surtout la stabilité. Et c’est exactement cette stabilité que je cherche aujourd’hui, ainsi qu’une garantie de pouvoir être d’un meilleur guide pour les générations futures »




Je laisse encore faire une pause et je m'affichais face à lui dans une posture totalement différente de la sienne, je laissais le jeu des micros expressions faire la différence et montrer qu’il était certain que je pouvais avoir une aversion par rapport à certains de ses propos. Ils étaient convaincants et avaient le mérite de ma mener une réflexion nouvelle mais je trouvais que cela n’était pas exactement tout ce que je voulais. Un peu comme une désillusion que l’on découvre après le soir de Noël. Je ne voulais pas trop en faire et je me contentais donc d’écouter en prenant des notes mentales sans faire attention aux différents problèmes apportés et mis en avant par l’étiquette différente de nos mondes. Je laissais arguer mon cerveau sur le fait que les mœurs et les techniques étaient forcément d’un autre temps…



« Tout à fait, c’est pour ça qu’il vaut mieux affronter les dangers directement en face-à-face. J’ai toujours eu une aversion sévère pour les personnes qui n’osaient pas prendre part sur le terrain. Il y a toujours des personnes malines qui se permet de donner des leçons à distance sans pour autant mettre les pieds sur le terrain. Ils vivent dans des lieux totalement isolés du reste du monde et veulent absolument se permettre de devenir des vecteurs de confiance pour des gens qui sont alors facilement manipulables. De plus, l’arrivée des nouvelles technologies rend le combat difficilement faisable. Comme avec l’apparition de l’artillerie il faut donc s’adapter. »





Je regardais le verre de vin et je le fis tourner entre mes doigts pour apprécier l’odeur et la justesse de l’arôme. Si j’avais eu le temps, j’aurais pu décrire exactement les capacités différentes du Van et sa robe ainsi que la sensation que l’on peut avoir selon le moment où on le prend en bouche et les différentes composantes associées. Un vin ne ressortait pas avec le même goût s’il était alcoolisé que s’il était tout à fait normal. De plus, l’accompagnement et la qualité de la viande laissait à présager une utilisation différente de ladite bouteille.




« Il est dommage de refuser de me servir une si belle bouteille. Cependant, je vais mettre ce refus sur des connaissances purement œnologiques. Car si ce vin date bien d’avant la seconde guerre mondiale alors la bouteille que vous avez, représente environ 77 bouteilles de vin de la même époque. Car une fois que le vent se met en bouteille il a tendance à devenir beaucoup plus sec et a commencé à réduire dans sa propre bouteille. Il convient donc d’ouvrir une bouteille et de la sacrifier pour en remplir les autres. Selon le lieu de conservation et les températures indiquées, une bouteille devra être sacrifiée environ tous les 15 ans. De plus, il faut prendre en compte que ce vin date d’avant la seconde guerre mondiale et que donc il n’est pas affecté par le radium et d’autres problématiques nucléaires qui ont traîné dans l’atmosphère bien longtemps après la fin de cette seconde guerre. Je ne vois pas pourquoi il vous arriverait malheur à cause de moi. Après tout nous sommes ici pour négocier, et même trouver une solution. Pour ma part, vous savez très bien que j’ai été contactée par l’association et que je me dois de trouver un juste milieu entre leurs propositions et la vôtre. »




Première pause, j’avais décidé de ne pas faire de monologue pour mettre à genoux la personne que j’avais en face de moi. Le fait de déclamer des vers de manière rapide me laissait présager d’un discours à sens unique. Il était important que les deux parties puissent exprimer correctement et reposer des questions pour me faire un avis d’une situation alors que la situation est difficile à contrôler .je gardais la volonté d’un contrôle puissant sur l’espoir que je pouvais incarner pour la suite de ce dialogue.



« Dans ces cas-là, quelle est la possibilité la plus convenable que vous me proposez. Pour moi, le changement de nom doit forcément s’accompagner d’un mariage. Cela étant, je me trompe peut-être mais c’était l’idée que j’avais en tête. Si vous me parlez de brisure de fiançailles aussi tôt, c’est qu’il y a dû avoir des raisons personnelles. Vous pouvez me croire quand je dis que je suis désolée pour ce que vous avez vécu à ce moment-là. Cela pourrait être un affront de passer par un mariage pour vous rejoindre mais d’un autre côté, il est très probable que je ne puisse rejoindre que par ce biais-là. Je veux dire que je connais la situation de ma famille. Je connais la situation de certains membres de notre alliance et je peux dire qu’il est bon d’avoir des lignées qui ne puissent pas se tarir avec le temps. Bien entendu, la transmission du savoir et des objets qui permettent d’affirmer la possession de ces derniers. Après, comme vous le savez cela reste la vie d’une jeune fille de mon âge »




Deuxième pause, beaucoup plus courte celle-ci il était hors de question que je me laisse faire et entraîner dans un débat que je refusais promptement.



« Je vous fera le plaisir d’accepter et de vous suivre. L’agneau sera sûrement à mon goût. Pour le reste, je sais que la soirée reste encore longue et qu’il y a beaucoup de choses à discuter. Notamment les différentes sources d’avenir que vous possédez. Je sais que chaque membre de clan a son propre intérêt à vous rejoindre et vous devez savoir que le mien aussi son propre intérêt si je dois me joindre à vous. Bien évidemment, je pense qu’il serait mieux de nous retrouver autour d’une table pour parler des différents accords que vous pourriez me faire dès à présent »




J'attrapais la main qui me tendait et je le suivais volontairement attendant de voir la suite. Il était important pour moi que je puisse voir à quel point la personne en face de moi voulait mettre les petits plats dans les grands.
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Mer 11 Juil - 17:02
Un léger sourire narquois se dessina sur ses lèvres. Elle espérait sans doute qu'il réagisse à l'accusation lui étant adressée, le petit mot "menteur" subtilement glissé; un petit leurre classique. Malheureusement, il disait la vérité jusqu'à présent et ne voyait donc pas le besoin de réagir à cette accusation. Dommage. On change le sujet au bon vouloir? Très bien, il allait suivre. Alors, voyons.


"Vous dites que personne ne peut perdurer dans la longueur. Ha! Seul quelqu'un qui manque d'ambition penserait de la sorte. Il est vrai que cette fatalité s'applique à la majorité des institutions. Cependant, un système parfait, le genre de système que personne ne pense possible, ferait exception. Et pour cela, les personnes en charge du dit système se doivent bien entendu d'être exigent lorsqu'ils recrutent les jeunes talents. Pour garantir une stabilité durable."


Une perte de temps. C'était plutôt... décevant jusqu'à présent. Il espérait ne pas avoir consacré sa soirée à une simple présomptueuse qui ne montrait pas énormément de signes de collaboration. Il soupira.


"Ne tient qu'aux érudits de se hisser au sommet de la hiérarchie et de commander ceux dont l'atout réside dans la force brute. Cela coule de source. J'entends par là que dans une bataille, un stratège ne fait pas tout. S'il n'y a pas de guerriers vaillants au front, à quoi bon avoir le meilleur stratège? Je reformule donc les mots de Racine que je viens de citer, un auteur que vous avez cité jusqu'ici pourtant : il ne faut pas nécessairement être futé pour mener une bataille. La force et la bravoure sont des qualités qu'il ne faut pas sous-estimer."


Elle citait Racine à plusieurs reprises et semblait à présent ne plus le comprendre. Ou alors faire mine de ne pas comprendre. Ce n'était pas cohérent. Comme si le discours d'avant avait été préparé à l'avance, ce qui était sans doute le cas. Dommage, il aimait la spontanéité. Même s'il aimait les personnes consciencieuses aussi et que, il lui concédait, dans sa situation, c'était normal de se préparer à l'avance. C'était rassurant d'avoir un support préparé au préalable sur lequel se reposer.


"Oui, je vois. Vous aimez quand les choses se déroulent comme prévu. Figurez vous que moi aussi. J'aime tester de nouvelles saveurs et m'ouvrir aux nouveautés, ne pas m'enfermer dans les classiques, mais je sais aussi apprécier ce qui en font des classiques, justement. Il faut savoir compter sur les bons acquis sans qu'ils ne deviennent une obsession. Être visionnaire en somme."


En cela, elle ne pouvait nier qu'ils partageaient un intérêt commun. Lui, il invitait de jeunes talents délaissés et leur accordait une chance de briller sous un jour nouveau, autour d'une cause commune qu'était la gloire monopolisée jusqu'à aujourd'hui par les grandes familles de l'Association. Elle, elle cherchait des contacts fiables qui pourraient servir son intérêt à savoir le contrôle politique de la France pour y instaurer une ère nouvelle. Tous les deux cherchaient le renouveau tout en ne négligeant pas leurs acquis.


"En effet, il faut s'adapter. C'est pourquoi il est d'autant plus important de s'intéresser à la jeune génération et de s'inspirer de la sagesse des précédentes. Les surveillances ne sont pas nouvelles dans notre monde, elles deviennent simplement plus accessibles et plus discrètes. Ce qui peut s'avérer agaçant je vous le concède."


S'il appréciait sincèrement de discuter avec quelqu'un d'instruit, quand la dite personne réfléchissait trop loin, cela pouvait être embêtant. Pour ne pas dire que c'était à se demander si elle ne se croyait pas à une soirée mondaine plutôt qu'à une entrevue avec le chef de son potentiel futur clan. C'en était presque risible. La volonté de plaire et d'ôter la baguette étaient aussi flagrantes que son grand intérêt pour le vin.


"Sans vouloir vous offenser mademoiselle, je ne faisais pas référence à votre santé. L'âge légal pour consommer de l'alcool dans ce pays est de 20 ans. Et en vue des événements récents en ville, notamment dans le métro, les forces de l'ordre sont aux aguets. Trouver une étrangère de 16 ans sous influence de l'alcool dans un tel contexte pourrait donc vous valoir des problèmes. Je ne dis pas que vous êtes incapable de gérer de simples humains, mais d'autres personnes de notre trempe, plus aux aguets, pourraient en profiter disons. Aussi, vous comprendrez que je veille à ce que vous consommiez avec parcimonie. Or, une fois cette bouteille commencée, il est ardu de s'arrêter tant le vin est exquis, haha."


Il voulait répondre à ce qu'elle dit concernant l'alliance, pour ENFIN entrer dans le vif du sujet mais, non. Attendez, quoi? Venait-elle simplement d'insinuer qu'elle avait droit de parole sur lui? Ne pas le laisser rétorquer était une liberté plutôt audacieuse. Plutôt insultant envers son hôte. En effet. Toutefois, il se contenta de sourire et de la guider vers sa salle à manger personnelle, plus petite mais plus raffinée que la principale du manoir en guise de réponse. Lorsque l'on veut faire taire son interlocuteur, c'est que sa vérité n'est pas agréable à entendre. Intéressant. Bien sûr qu'elle avait un intérêt à le rejoindre. Tous en ont un. L'important désormais est de savoir si cet intérêt coïncidait avec le sien, s'il pouvait y apporter quelque chose.


"Par ici, je vous prie."
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