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Ven 24 Nov - 9:51

JACK THE RIPPER

Age :  ?
Nationalité :Anglaise
Organisation :aucune
Fonction : «The Whitechapel Murderer» «Leather Apron»







Crédit avatar

CARACTÉRISTIQUES

Type :Servant
Classe :Assassin
Alignement :Chaotique/mauvaise

Statistiques :
STR :C
END :C
AGI :A
MAG :C
LCK :E



CAPACITÉ(S) DE CLASSE

Presence concealment [A] :
Permet de masquer la présence d'un servant et rend celui-ci quasiment impossible à détecter même pour les autres servants toutefois son effet chute grandement à partir du moment où le servant s'apprête à attaquer ; dans le cas de Jack the ripper, l'effet s’additionne avec « murderer of the misty night » ce qui compense la chute habituelle de rang de Presence concealment, lui offrant de hautes probabilités de réussir des attaques surprises parfaites.

- Permet d’être indétectable tant que le combat n’est pas engagé. 
- Exécute une attaque critique à l’engagement du combat.



EQUIPEMENT

Objet :Couteaux et scalpel
Description et effet : Les seules possessions de Jack en tant qu'Assassin sont 4 couteaux noirs à la forme étrange, un scalpel noir taché de sang et deux couteaux de boucher, ceux-ci étant ses armes principales, ils n'ont toutefois pas d'effet particulier; elle est aussi capable d'utiliser ses couteaux comme armes de jet et est particulièrement précise toutefois elle ne dispose pas de compétence particulière à cet effet et ses couteaux ne possèdent donc aucune forme de renforcement particulier une fois lancer.    

Objet :Manteau noir
Description et effet : Un long manteau noir en lambeaux trop grands pour elle qu'elle peut faire apparaître sur elle, il ne possède aucune compétence particulière et ne constitue en aucun cas une défense magique tout comme sa tenue normale de combat, il ne réduit toutefois pas son agilité, il donne l’impression d'avoir été récupéré après avoir été jeté par son précédent propriétaire.  

POUVOIRS

Murderer of the misty night (A - passif) :
Une compétence associée à la nature de Jack en tant que tueuse en série plutôt qu'Assassin, lui permettant d'attaquer par surprise tout type d'ennemies ; cette compétence prend sa source dans sa légende, les victimes de jack ayant été attaquée par surprise à chaque fois.
Cette compétence s'active de manière inconditionnelle la nuit, toutefois elle possède aussi une chance de s'activer en plein jour avec un luck check.


- Presence Concealment est maintenu au second tour de combat.



Mental pollution (C~B - passif) :
Une compétence octroyant à Jack une protection contre les magies d’interférence mentale jusqu'à un certain degré, peut aussi être renforcée selon l'alignement et le comportement de son/sa master.
Cette compétence provient de l'origine de Jack en tant qu’agglomération d'esprit et de l'impact que cela a sur son mental, une augmentation de rang tend à rendre Jack plus instable et contradictoire dans sa manière d'agir et d'être qu'elle ne l'est déjà.


- Si l'alignement du Master identique à celui de Jack, passe de C à B.
- Représente un perturbation mentale. A cause de cette perturbation le Servant aura plus de difficultés à s'entendre avec des individus sains d'esprits,
- Rend toute autre interférence mentale de rang inférieur à Mental pollution totalement inefficace.





Infromation erasure (B - passif):
Empêche de se souvenir de la véritable identité, de l’apparence ou des compétences de Jack et ce même après un affrontement direct en plein jour, prend effet après un affrontement, et affecte toute personne/appareil ayant vu/enregistré l'engagement, ne masque toutefois pas les traces de combat et n’empêche pas de découvrir l'identité de Jack via un raisonnement logique avec les marques d'affrontements laissé après un combat.

Cette compétence prend son origine dans le fait que l'identité du véritable coupable n'a jamais était découverte.  


- Cette capacité permet d'effacer toutes les informations concernant l'identité, l'apparence et les capacités du Servant. Même des personnes l'ayant connu ne pourront être en mesure de le reconnaître autrement que par déduction.





NOBLE PHANTASMS


The Mist: Darkened Misty Metropolis (barriére - C - Actif) :
Son premier noble phantasm duplique un phénomène qui avait lieu à son époque, il s'agit d'une brume mélangée à une forte concentration de polluant industriel impactant fortement la visibilité et étant hautement toxique qui causa un grand nombre de victimes dans les grandes villes d'Europe, le « vrai » Jack the ripper utilisait celle-ci a son avantage pour perpétuer ses meurtres et approcher ses victimes sans se faire repérer, dans le cas de cette « incarnation » de jack, il ne s'agit pas uniquement d'une compétence gagnée après être devenue un esprit héroïque puisqu'elle possédait une habilité similaire à de la magie qui lui permettait de densifier la brume lorsqu'elle s’approchait de ses victimes afin de les empêcher de la repérer. Elle active ce noble phantasm à l'aide d'un artefact qu'elle peut faire apparaître rassemblant à une veille lanterne à bougie londonienne, lorsqu'elle touche la bougie, celle ci commence à produire cette brume.

Ce noble phantasm possède un champ d'action normal d'une douzaine de mètres pouvant être déplacé à l'envie par Jack, elle peut d'ailleurs décider à l'envie qui est affectée par celle-ci ou non, cette brume est hautement acide et peut aisément tuer un humain ou un magicien, certaines magies peuvent toutefois protéger contre l'acidité de cette brume (il est toutefois plus difficile pour un magicien d'y utiliser la magie une fois piégé à l'intérieur due au dégâts constants infligée par celle-ci ), les servants ne sont pas affecté par l'acidité mais voit leurs stats en agilité chuter. Une fois prit au piège à l'intérieur, les victimes ne peuvent pas s’échapper puisque celle-ci est capable de brouiller leur sens et de les faire tourner en rond sans qu'ils s'en aperçoivent, toutefois l'utilisation de certaines magies ou une compétence d'instinct de rang B ou supérieur peuvent permettre de s'enfuir de ce NP ; enfin il est très difficile de voir et suivre Jack lorsqu'elle se déplace dans cette brume, il sert aussi à remplir l'une des trois conditions permettant de renforcer Maria the ripper.


- Lancement : 2 actions (même tour)
- Durée : 8 actions
- Coût en mana initial : 300
- Coût de maintiens : 60 pour chaque action
- AOE : 12 mètres
- Compétence de type intuition supérieur ou égal à B requise pour pouvoir se repérer à l'intérieur et s'échapper de la brume.
- Baisse l'agilité des ennemis d'un rang.





Maria the Ripper: The Holy Mother of Dismemberment  (Anti-unit - D~B - Actif) :
“Yeah, let's murder it."
"Hell is starting. We are flames, rain, power... Let there be a slaughter..."
"Maria the Ripper!”

Ce noble phantasm constitue la sublimation des meurtres de "jack the ripper" en tant que concept , il s'active avec les 4 couteaux de Jack et se classe normalement en tant que Np de rang D, à ce niveau, il ne s'agit que d'une attaque physique toutefois si certaines conditions sont réunies, son rang augmente de D à B et ce NP peut alors changer de nature et se renforcer, la force augmentant avec chaque condition remplie.


Les conditions étant:

(1) Il doit faire nuit

(2) La cible doit être une femme(ou de sexe féminin incluant les animaux)

(3) Il doit y avoir de la brume.


En tant que NP de Rang B, celui-ci devient alors une malédiction qui répliquera les meurtres de jack the ripper et forcera alors les organes de la victime à sortir, la transformant éventuellement en un cadavre démembré, toutefois une résistance aux malédictions peut permettre de résister à ce NP même si toutes les conditions sont réunies.

De plus, cette attaque n'étant plus une compétence physique à proprement parler une fois l'ensemble des condition remplie, ce NP peut alors être utilisé à distance avec une portée maximale d'une dizaine de mètres.   


- Lancement : 2 actions (même tour)
- Durée : 1 action
- Nature de l'attaque : Physique
- Portée : CàC
-Le rang change selon le nombre de condition remplie :










0-1 conditions remplies = Rang D 2 conditions remplies = Rang C 3 conditions remplies = Rang B
- Coût en mana: 200  - Coût en mana : 300 - Coût en mana : 400
- Nature de l'attaque: Malédiction
- Portée : 10 mètres



PHYSIQUE




Cette incarnation de jack the reaper ressemble à une enfant mesurant 134 cm et pesant 33 kg, ses cheveux taillés court sont blancs et laissés au naturel sans attention particulière, au milieu de son visage enfantin se dressent deux yeux de chat de couleur vert penchant légèrement vers le bleu, son visage est mutilé par deux cicatrices au niveau de sa joue droite et de son œil gauche.

Son corps semble frêle et l'on peut voir sur ses épaules deux marques en forme de losange de couleur violette; lorsqu'elle est invoquée sous la classe assassin, sa tenue normale se compose d'une sorte de gilet court sans manche de couleur noire soutenue par de petites sangles en cuir au niveau de son cou et en dessous de sa poitrine, ses deux bras sont bandés intégralement jusqu'au niveau du biceps où elles sont maintenues par deux autres sangles en cuir. Son avant-bras gauche et couvert par un long gant noir sans doigts.

Pour le bas, elle ne porte qu'un string et des bas noirs qui s'accordent avec le reste de sa tenue ainsi qu'une sorte de paire de mocassins à talon bas rose, elle porte au niveau du bas du dos des étuis où elle range ses couteaux ainsi qu'une petite sacoche. De manière générale, sa tenue tend vers le noir avec quelque contraste de blanc et peut-être défini comme "particulièrement provocante".

Même si elle se présente comme étant "Jack the ripper", elle partage en fait ce "nom" avec d'autres servants sans savoir si elle est vraiment le "tueur de whithechapel", son apparence provient du fait que cette "version" de Jack se base d'abord sur les victimes du tueur et de son époque plutôt que l'idée générale que se sont fait les gens sur l'identité inconnue du tueur.

Étant l'amalgame d'un grand nombre d’esprit vengeur (notamment d'enfant), celle-ci agit généralement comme une petite fille normale lorsqu'elle est seule auprès de son/sa master qu'elle considère comme sa maman; d'ailleurs, lorsqu'elle s'adresse à son master, les mots "master" et "maman" semblent se superposer.

En présence d’étranger toutefois, elle préfère masquer sa présence en passant sous forme spirituelle ou en utilisant son presence concealment, de la même manière, lorsqu'elle se bat, elle préfère attaquer par surprise et vaincre rapidement ses ennemis sans que ceux-ci aient la chance de l'apercevoir ou de se défendre.


CARACTÈRE



Jack a la personnalité d'une enfant, elle voue un profond attachement à son master qu'elle considère comme sa maman (sans se soucier du genre de la personne en question), répondre à cette affection ne pose pas de problème en soit, même si Jack peut se montrer quelque peu possessive envers sa maman en retour, faisant toujours de son mieux pour répondre aux attentes de son master, elle place une priorité absolue envers la sécurité de celui-ci vis-à-vis du reste.

Malgré le fait qu'elle soit à l'origine née d'une accumulation d'esprit vengeur en une seule entité, elle est capable de se montrer très humaine, toutefois, ces deux traits en font un servant particulièrement incompatible avec la manière de penser très propre aux mages et cela peu aller jusqu’à se traduire par le meurtre de son ou sa master dès l'invocation.

Étant l'accumulation des esprits de plusieurs milliers d'enfants décédés, dont certains n'ont même pas eu la chance d'avoir une véritable naissance, elle a un profond manque de sens commun lui offrant une certaine curiosité concernant le monde qui l'entoure qu'elle voit comme un endroit inconnu et étrange, toutefois, les dures conditions dans lesquelles elle dut vivre et son lien profond avec la légende de "jack the ripper" en tant que meurtrière tendent à la pousser à agir de manière mauvaise et chaotique même si sa maman est une personne loyale et gentille.

A l'instar d'une enfant, elle répondra donc à la gentillesse par la gentillesse et à la cruauté par la cruauté.

Son passif de meurtrière fait qu'elle n'a pas une haute considération de la vie humaine qui se retrouve rabaissée au même niveau que de cueillir une fleur ou écraser une fourmi, inutile de préciser qu'elle ne montrera aucune pitié ni remord à ôter la vie d'une personne si cela peut lui permettre d'atteindre son objectif ou permettre de protéger sa maman.

Ayant vécu la dure vie d'une enfant livrée à elle-même dans la rue, elle a un profond dégoût pour le lieu où elle est née et ne se sent pas vraiment attachée à des concepts tel que "chez soi" ou l’intérêt de fêter une naissance (un anniversaire en somme); son souhait pour le saint Graal est de "retourner dans le ventre de sa mère" (ce qui est assez paradoxal au vu de son origines).

En matière de nourriture, elle n'a pas de préférence particulière, n'ayant pas eu la chance de manger un nombre très varié de plat lorsqu'elle était vivante, ce qui la rend encline à essayer de nouvelle chose, il est toutefois hautement probable qu'elle aime le goût du sucre; quant à sa tenue particulièrement tendancieuse, elle prend son essence dans la légende de "jack the ripper" et notamment dans l'équilibre entre le fait que l'identité des victimes est connue (comme étant toutes des prostituées) contrairement à celle du véritable coupable, s'ajoutant à ce paradoxe; le fait que cette incarnation de Jack prend son origine plutôt du coté des victimes.

Contrairement à ce que sa tenue laisse supposer, elle est plutôt timide et préfère sortir sous le couvert de la nuit.

 


HISTOIRE



thème musical facultatif:
 


L'histoire que je vais vous compter pris place à Londres dans l'East End, un quartier Londonien situé au nord de la Tamise et englobant whitchapel et stepney; c'est l'histoire de personnes brisés qui s'entre-déchiraient pour survivre, c'est une histoire où il n'y a pas de héros, de princesse ou de dragon maléfique. C'est le genre d'histoire qui ne peut prendre place que dans les pires circonstances possibles et où l'héroïsme n'a pas sa place.

Mais avant de commencer à raconter cette histoire revenons un peu sur son contexte, tout d'abord, au milieu du XIX° siècle, l'Angletaire victorienne connaît de nombreuses vagues d'immigration massive qui vinrent gonfler de manière dramatique les populations des grandes villes Anglaise, rapidement les conditions de vie devinrent insalubres et il devient très difficile de trouver un travail honnête capable de faire vivre toute une famille et de nombreuses personnes se voient alors obligées de se tourner vers le crime tel que le vol et la prostitution pour survivre.

À cela vint s'ajouter différents événements tels que des émeutes comme la bloody Sunday de 1887 ou les débordements de la Tamise qui aggravaient les conditions de vie déjà difficile des habitants de Londres.

Rapidement, une importante séparation se crée entre les différentes classes sociales et la pauvreté est quasiment vu comme un crime et le système des workhouses, ces maisons de travail pour les chaumeurs, les orphelins, les femmes enceintes célibataires et les personnes âgés ne viennent pas améliorer leurs conditions de vie.

Pour les plus démunies, cet endroit était l'enfer.

Un lieu où les gens souffrent.

Un lieu que l'espoir avais abandonné depuis longtemps.

Un lieu où la vie était un combat au jour le jour et où il n'était pas possible de mener une vie dont l'on pouvait être fier, c'était un endroit où il n'y avait pas de "fort", seulement des faibles et des victimes qui s'entre-déchiraient pour survivre; chaque jour qui passait amené son lot de tragédie et de désespoir.

Un lieu où les femmes devaient vendre leur corps, monétiser la vie que l'ont leur avait offert afin de prolonger leur existence, un lieu où les orphelins n'étaient rien d'autre qu'une gêne et où l'aclolisme était monnaie courante, voire un enfant rentrer dans un bar et ramener un parent complètement ivre à la maison n'avait rien de surprenant et dès le plus jeune âge les enfants apprenaient les conséquences de l'alcoolisme qui était monnaie courante à Whitchapel.

La protagoniste de cette histoire est une orpheline, une enfant des rues qui survie au jour le jour en demandant l'aumône et grâce au vol à l'étalage, c'est une petite fille qui n'a jamais connu ses parents et auquel personne ne s'est jamais intéressé; une enfant sans nom dont la disparition ne serait même pas remarquée.

Tout commenca en aout 1888.


La quéte d'une fille sans identité


"Pourquoi je n'ai pas de nom ?" demanda la petite fille en guenille à la vieille dame qui était assise sur le seuil d'une veille porte.

La vieille dame qui ne dormait toujours que d'un oeil et qui connaissais que trop bien les souffrances engendrées par la faim et le froid la toisa froidement, elle portais une veille robe usée et un vieux châle crasseux par dessus, ces seules possessions qui se trouvaient à coté d'elle était une veille tasse à thé sans poignée et une veille cruche fendue qu'elle avait trouvée dans la rue après que leurs précédents propriétaires aient décidés de s'en débarrasser.

"Parce que tu n'as pas de mère p'tiote" lui répondit-elle d'une voix rauque qui ressemblait au grincement d'une veille porte.

~une mère ?~

La petite fille pencha alors la tête sur le côté d'un air interrogateur.

Elle était autant étonnée par le fait que la vieille dame lui avait répondu que par la réponse que celle-ci lui avait donnée, en effet, la petite fille s'était risquée à lui poser une question alors que la vieille dame était en train de se reposer contre un mur sur le pas-de-porte d'une vieille maison dans une rue étroite. La vieille dame qui n'avait plus la force ni même la volonté de se battre pour survivre préférait la compagnie de la faim et du froid tout en ne dormant que d'un oeil afin de s'économiser plutôt que d'aller quémander auprès des honnêtes gens, au final elle survivait uniquement grâce à la générosité des autres personnes démunies qui vivaient dans ce quartier.

Elle était une mendiante qui demandait l'aumône à d'autres mendiants moins démunies qu'elle.

Avec une telle manière de vivre, personne ne pouvait affirmer qu'elle ne serait pas retrouvée morte dans les prochains jours.

La petite fille avait quant à elle de nombreuses questions qui lui vinrent alors à l'esprit et finalement elle décida de se risquer à continuer de déranger la vieille dame qui ne l'avait pas rejeté immédiatement, elle posa alors la question qui lui brûlait les lèvres:

"Pourquoi je n'ai pas de mère ?" demanda-t-elle alors.

La vieille dame qui avait déjà refermait les yeux et reposée sa tête contre le mur ne répondit rien.

La petite fille tenait fermement entre ses poings fermés le bord de la veille chemise trop grande pour elle qui ressemblait à une robe lorsqu'elle la portait, tendit qu'elle rester plantée devant la vieille dame espérant obtenir une réponse à sa question.

Finalement, après un instant, la vieille femme se résigna à l'idée d'ignorer la jeune fille et lui donna une réponse à sa question tout en espérant que la petite fille la laisserait en paix une fois qu'elle l'aurait eue.

"Parce que tu n'étais pas désirée p'tiote, ta mère ne voulait probablement pas de toi ou alors elle est morte à ta naissance, maintenant va-t'en et laisse-moi seule !"

La petite fille resta de marbre devant l'agressivité de la vieille dame, après un instant elle baissa alors la tête tout en tournant les talons avant de repartir errer dans les rues de Londres tout en réfléchissant à ce que la vieille dame lui avait dit.

Ce jour-là, la petite fille âgée d'une petite dizaine d'années se demanda pour la première fois qui était sa mère et pourquoi celle-ci l'avait abandonnée.



City of London, 

Un monde sale où elle n'a pas sa place.


Le lendemain de sa discussion avec la vieille dame, la jeune fille n'était pas parvenu à obtenir à manger et comme il pleuvait à verse depuis plusieurs jours, il y avait eu moins de passant dans les rues et la pluie n'avait pas non plus rendu plus généreuses les personnes qu'elle avait croisées, cela faisait donc déjà 2 jours qu'elle n'avait rien manger et elle s'était alors réfugiée dans une petite cour où d'autres orphelins comme elle se rassemblait.

La première chose qu'elle vue en se réveillant était un voile blanc qui obscurcissais sa vision, une brume devenue toxique en se mélangeant au déchet industriel craché par la ville, une brume qui portait le nom de "smog" la fusion entre "Smoke" (fumée) et "Fog" (brume).

Elle toussa plusieurs fois à cause de l'épaisse brume qui l'avaient empêchée de respirer correctement toute la nuit. Elle était actuellement recroquevillée dans un vieux manteau qu'elle avait trouvé prés des docks la veille tandis qu'elle cherchait de quoi se nourrir, il était dans un tel état qu'il était difficile de dire tout ce par quoi il était passé avant de se retrouver entre ses mains, même en lambeaux, celui-ci était toutefois encore suffisamment long pour la couvrir jusqu'au genou.

Elle se redressa alors doucement en position assise tendis qu'elle sentait ses articulations engourdies craquer à cause du froid et de l'humidité; à sa gauche se trouvait un enfant qu'elle ne connaissait pas, cela ne l'avait pas empêchée de dormir à ses côtés ; il n'y avait rien de surprenant à cela, les orphelins se réunissaient pour survivre, ils n'avaient pas d'autre choix, elle risquait beaucoup moins à dormir blottie près d'un autre enfant à partager un semblant de chaleur que de dormir seule dans une petite ruelle en espérant qu'il ne se passerait rien.

Cela ne faisait pas non plus d'eux des amis, chaque jour était un nouveau défi où elle mettait sa vie en jeu, son manteau sale qui recouvrait ses haillons était sa seule possession et elle ne prendrait pas le risque de le partager et de le perdre avec quelqu'un d'autre.

Elle leva ses petites mains tremblotantes qui se recroquevillaient toutes seules sous l'effet du froid prés de son visage, elle les joignit entre elle puis souffla dedans afin de les réchauffer un peu, elle entendit alors des cris à sa droite, ce qui attira alors son attention.

Un garçon un peu plus vieux qu'elle était en train de pleurer tout en tenant sur ses genoux la tête de son petit frére inerte coucher sur ses genoux entre ses bras, vraisemblablement celui-ci était mort de froid, de faim, de fatigue ou de maladie durant la nuit.

La jeune fille baissa les yeux et détourna le regard de la scène.

Les cris du garçon qui se trouvait à quelques mètres d'elle lui donnèrent une impression de déjà-vu, combien de fois avait-elle assisté à ce genre d'événement déjà ? Elle-même saurait plus le dire, c'était un événement quasiment quotidien après tout.

Elle ressentait un peu d'empathie pour le garçon et elle ne pouvait s’empêcher de se demander si elle aussi, elle disparaîtrait ainsi un jour, est ce que quelqu’un pleurerait sa mort ? à cette idée elle serra le vieux manteau qu'elle portais par-dessus ses haillons contre elle.

Son ventre vide la rappela alors à la réalité, si elle ne trouvait pas quelque chose à se mettre sous la dent aujourd'hui, ce serait peut-être elle la prochaine que l'on retrouverais morte demain.

"Aujourd'hui, je trouverais quelque chose à manger quoi qu'il arrive..." s'était-elle dit.

Elle décida alors de partir en direction des docks où elle avait eu la chance de trouver son manteau la veille, elle espérait bien trouver un moyen ou une occasion de gagner quelques penny ou un morceau de pain là-bas.

Malheureusement pour elle, personne n'avait l'intention de donner ne serait-ce qu'une petite tache à une petite fille habillée avec de veille guenille sale n'ayant même pas de parent ou de domicile où retourner.

Après avoir passé plusieurs heures à quémander, proposer de travailler contre un bout de pain et même envisagé de voler, la jeune fille n'avaient toujours pas réussi à trouver quelque chose à se mettre sous la dent.

Pour le vol justement, même si l'envie ne lui manquait pas, elle savait que si elle voulait voler de la nourriture, elle ne devait surtout pas se faire voir car ses jambes et son ventre vide ne lui permettraient pas d’échapper à d'éventuels poursuivants.

De plus, si elle se faisait attraper, elle risquer fortement de finir dans un workhouse ce qui était un équivalent au bagne mais pour les pauvres, là-bas, elle serait obligée de travailler dans des conditions encore plus précaires et difficiles que celle du pire employé de Londres avec une dose de travail pouvant monter jusqu'à 18 heures de travail par jour, elle serait aussi destituée du peu d'affaire qu'elle possédait, elle savait aussi que les règles y étaient extrêmement strictes et que les punitions corporelles et la privation de nourriture y étaient monnaie courante.

À cette époque, il était normal que les conditions de travail dans un workhouse ne puissent pas être meilleures que n'importe quel travail trouvable à l’extérieur, car le peuple avait peur que les pauvres y viennent se faire entretenir, le taux de suicide y était tellement élevé que des historiens qualifieraient plus tard ces établissements de "maison quasi génocidaire".

"si je ne peut pas manger à ma faim, au moin je ne me tuerais pas à la tache." se disait-elle alors..

Toutefois, une part d'elle-même préférait encore finir le bas plutôt que de mourir de faim dans la rue.

C'est à ce moment là que la providence décida de sourire à la jeune fille puisque celle-ci croisa alors le chemin d'une personne qui semblait faire partie de l'aristocratie, cet homme plutôt grand et bien habillé pris la petite fille en pitié, il décida alors d'offrir à la jeune fille l’aumône, celle-ci ne se fit évidemment pas prier pour accepter et remercia chaleureusement l'aristocrate avant même de voir ce que celui-ci allait lui donner.

Intérieurement, elle savait qu'elle allait finalement pouvoir manger aujourd'hui, 1 penny était suffisant pour acheter une miche de pain et elle était capable de tenir plusieurs jours avec une miche de pain.

Toutefois, l'homme ne lui offrit pas seulement quelque penny mais 3 shillings et au moment où elle reconnut la valeur de ce qu'elle avait dans les mains elle resserra les pièces entre ses mains et les rapprocha de sa poitrine comme si elle avait eu peur que les pièces s'envolent avant de relever la tête vers l'aristocrate et de lui présenter une nouvelle fois sa gratitude.

Ce qu'elle venait d'obtenir était l'équivalent d'une journée de travail pour un officier de police à Londres ou l'équivalent de 2 à 3 jours de travail pour un ouvrier lambda, cette somme représentait à quelque penny après une somme suffisante pour subvenir sans déficit nutritionnel aux besoins d'un homme adulte avec de la bière du bifteck et du pain pour une semaine.

Pour elle, cela représentait une somme suffisante pour pouvoir se nourrir bien plus longtemps en dépensant avec parcimonie, avec cette somme, l'idée de s'acheter de meilleurs vêtements était même envisageable, c'est d'ailleurs ce que lui conseilla l'aristocrate en lui disant "avec cela jeune fille, tu pourras t'acheter quelque chose de mieux que ces guenilles et manger à ta faim avec tes parents et tes frère et sœur au moins pour aujourd'hui".

Aux yeux de la nécessiteuse, c'était comme un beau rêve, quelque chose qu'elle n'aurait pas crus même si elle avait été prévenu en avance, la première chose qu'elle décida de faire après cela fut d'aller acheter du pain pour calmer sa faim.

Tandis qu'elle marchait dans les rues de l'East End, la pluie recommença alors à tomber et la jeune fille décida donc de s'abriter un peu et d'attendre que la pluie se calme avant de continuer sa route.

Tout en regardant la pluie tomber dans la rue déserte, la jeune fille se laissa porter par le rêve d'un éventuel repas chaud et d'un vrai lit, elle songea aussi aux vêtements qu'elle achèterait auprès d'un "clobberer" un artisan marchand spécialisé dans la réparation de vêtement et de chaussure usé.

Soudain la jeune fille ressentie une énorme douleur derrière le crâne, quelqu'un ou quelque chose venait de la frapper par-derrière et elle tomba à genoux sous le choc, elle porta alors par réflexe ses mains à son crâne. Dans sa main droite encore fermé se trouvaient les 3 shillings, elle ramena alors sa main gauche après avoir tâté la zone douloureuse devant elle, il y avait du sang dans le creux de sa main.

"Pourquoi ai-je mal ?" fut la premiére chose qui lui vint à l'esprit.

Elle en comprit la raison au moment où elle vit du sang dans le creux de sa main, elle réalisa aussi qu'il s'agissait de son propre sang.

Malgré sa confusion dut au violent choc, elle comprit alors qu'elle était en train de se faire agresser à cause de ce qu'elle tenait fermement dans sa main droite.

Le temps semblait alors avoir comme ralenti autour d'elle, elle essaya donc de se retourner pour voir son ou ses agresseurs, mais la personne qui l'avait attaqué reprit l'assaut de plus belle et elle prit alors ce qui lui semblait être un coup de pied dans son flanc gauche, ce qui la fit chutait, elle réagissait alors par réflexe et la jeune victime se recroquevilla alors sur elle-même comme pour se défendre.

Immédiatement après, d'autres coups de pieds vinrent la frapper à différents endroits et rapidement, elle n'arriva même plus à identifier quelle partie de son corps lui faisait le plus mal.

La seule chose qu'elle pouvait affirmer à ce niveau était qu'elle avait été agressé par au moins deux personnes, elle supplia alors ses agresseurs d’arrêter, mais les coups continuèrent quand même de tomber quelques instants puis tout s’arrêta alors.

Un coup l'avais probablement touchée au visage puisqu'elle avais du mal à ouvrir les yeux et son visage la faisais souffrir atrocement, quelque seconde plus tard elle sentit alors quelqu’un lui attraper le poignet droit avec violence et tenter de lui arracher se qu'elle tenait fermement entre ses doigts tout en écrasant son genoux contre la jeune fille au sol.

Elle cria et se débattit de toutes ses forces pour protéger ce qui lui appartenait mais rapidement, l'agresseur lui vola ses biens en la forçant à ouvrir sa main et s'enfuit alors sans demander son reste.

Un instant était passé.

Il n'avait fallu qu'un court instant pour que ses espoirs soient écrasés, en un seul instant, le chaos était passé et avait détruit la plus belle occasion qu'elle avait eue de sa vie.

Le chaos avait ensuite laissé la place au calme et il ne restait plus qu'elle, recroquevillée par terre tendit qu'elle sentait la pluie glaciale qui continuer de couler inlassablement le long de sa peau, elle avait mal partout et pourtant, elle avait le sentiment que toute cette souffrance n'était rien comparée à celle engendré par ce qu'elle venait de perdre.

Pourquoi fallait-il que le jour où elle avait enfin un peu d'espoir en l'avenir, quelqu'un vienne tout lui prendre.

Tendit qu'elle pleurait de rage et de douleur, elle se demanda aussi pourquoi personne n'était venu l'aider ? Était-il possible que personne n'ait entendu ses cris ?

Non, ce n'était pas possible, quelqu’un l'avait forcément entendue, les rues n'étaient pas si vides, les maisons non plus, elle le savait, ce quartier était surpeuplé, quelqu’un l'avait forcément entendu.

Et pourtant, personne n'était venue l'aider.

Elle eu alors une révélation.

Elle repensa alors à la scène qu'elle avait vue à son réveil, au garçon plus vieux qu'elle qui était en train de pleurer la mort de son petit frère, à ce moment là aussi elle n'avait pas bougé, à ce moment-là, elle s'était contentée de rester simple spectatrice du malheur d’autrui.

Ce qu'elle ressentait alors était un mélange de rage, de jalousie, de tristesse et un profond sentiment d'injustice.

"POURQUOI DEVONS NOUS NAITRE DANS CE MONDE IGNOBLE SI C'EST JUSTE POUR SOUFFRIR !?" Hurla-t-elle tout en ignorant la douleur qu'elle ressentais tendit que ses larmes se mêlaient à la pluie.

Même ainsi, personne ne vint l'aider ce jour-là et lorsqu'elle supplia les officiers de police d’arrêter les coupables, la seule chose qu'elle rencontra fut le mépris et du rejet.

 
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Lun 11 Déc - 6:57
30 Août "Je veux juste y retourner"


Elle avait été agressé il y a un peu moins d'un mois maintenant et le souvenir de ce qu'elle avait ressenti après l’agression était encore vivace, toutefois, elle ne se souvenait plus vraiment ni de ce qui s'était passé après ce jour, ni de l’agression en elle-même, seul quelque écho persistais encore dans sa mémoire.

Était-ce dut au coup à la tête qu'elle avait subie durant son agression ou une manière de se protéger elle-même ?

Dans tous les cas, cet événement avait laissé une empreinte indélébile chez la jeune fille et survivre étais devenu encore plus difficile durant sa convalescence qui n'était d’ailleurs pas encore finie, durant cette période, il n'y avait eu personne pour lui offrir 3 shillings et elle avait bien cru y passer à de trop nombreuses reprises.

Pas un jour ne s'était passé sans qu'elle ne songe pas à mettre fin à toute cette souffrance, plus elle voyait cette ville et plus le monde lui paraissait laid et dénuée d’intérêt, chaque jour ne faisait que lui montrait à quel point les gens pouvaient être horrible entre eux.

"Les habitants de ce monde sont laids, ce monde est laid et froid" pensais-t-elle tendit qu'elle observait la ville tout en errant sans but.

Combien d'enfants avaient elle vu mourir au cours de ce mois-ci ? Combien de fois avait-elle vu des gens se débarrasser des corps comme de vulgaires déchets dans la tamise ? Au bout d'un moment, elle réalisa qu'elle était comme ces enfants, un sacrifice nécessaire pour le bonheur des autres, l'argent qu'elle s'était faite voler avait probablement servi à ses agresseurs, même le cadavre des enfants qui mouraient donner du travail aux hommes en blanc (les désinfecteurs publics) qui devait disposer des cadavres et nettoyer les endroits "sensible" pour limiter les risques d'épidémies.

Lorsque le cadavre de la vieille dame qui avait répondu à ses questions il y a un mois fut retrouver inertes dans la rue, la seule chose qu'elle vit dans le regard des gens fut le dégoût, la peur et la pitié.

Elle repensa alors au parole qu'elle lui avais dite.

"je n'étais pas désirée ?" songea la jeune fille, "alors pourquoi suis-je née si l'on ne voulait pas de moi ?"

Est-ce que ce monde avait besoin de personne comme elle pour fonctionner s'était elle demandé.

"Pour qu'une majorité de personnes trouve le bonheur, il faut qu'une minorité soit mise à l'écart et souffre ?"

Elle repensa alors au workhouse, à la manière dont les pauvres étaient traités, aux personnes riches qu'elle voyait dans la rue et qui toisée froidement le petit peuple dont elle faisait partie.

À cette pensée un profond sentiment de haine contre ce monde horrible et d'injustice envers cette règle absurde la submérgait.

Elle voulait alors sincèrement mettre fin à ses jours et arrêter de souffrir mais malgré tout cela, elle n'arrivait pas à trouver le courage de franchir le pas.

Pourtant, ce ne serait pas difficile avec le couteau qu'elle avait volé à un boucher il y a quelques jours, elle savait qu'il lui suffisait de se planter le couteau en plein cœur pour mourir rapidement et s’éviter une longue agonie avec la faim, le froid ou la maladie.

Toutefois, elle avais peur de mourir.

Ou plutôt, elle voulait vivre, elle voulait sincèrement vivre et avoir ses chances elle aussi, elle voulait pouvoir être heureuse, être bien habillée, avoir un lit, un toit, un repas chaud et une maman qui s'occuperait d'elle et qui l'aimerais.

"En fait, juste avoir une maman serais suffisant" avait-elle pensée.

Quelques jours plus tard, elle fit un rêve, un rêve qui peu à peu, commençait à obnubiler les moindres de ses pensées.

Dans son rêve, Dieu descendait sur terre, et elle l'implorait alors de du libéré de ce monde injuste, celui-ci lui demandait alors si elle était prête à mourir pour cela; elle hésitait alors avant de répondre que non, le seigneur lui répondait alors:

"Tu ne veux donc plus souffrir ni vivre dans ce monde injuste mais tu n'es pas prête à mourir, alors dans ce cas je vais te renvoyer "la bas""

Suite à cela, tout s'arrêtait, la faim, le froid, la soif, la douleur, la vue de ce monde laid, tout.

Il ne restait plus alors qu'une douce chaleur qui l'enveloppait et la protéger comme si la mère qu'elle n'avait jamais eue l'enfreignait entre ses bras dans une douce enfreinte réconfortante.

Si cela était vraiment possible, elle voulait y retourner ! Elle voulait définitivement retourner à cet endroit qu'elle avait vu en rêve !

Ironiquement, ce rêve impossible était devenue la seule chose qui lui permettait de tenir dans ce monde, c'était devenue une obsession, tendit qu'elle errer sans but dans l'East End perdu dans la brume et la pluie.

Elle voulais retourner "la où il faisait chaud".


31 août La première victime



.Il était tard dans la nuit, et la petite orpheline avait erré toute la journée dans les rues, le smog était tellement dense ce jour-là que l'on ne voyait pas à 10 mètres et la pluie tombait drue, la nuit était particulièrement sombre et les rues étaient totalement désertes.

Cela faisait plusieurs jours que l'orpheline ne demandait plus l’aumône mais chercher à la place quelque chose qui lui semblait encore plus essentielle que quelque penny ou une miche de pain, ce qu'elle chercher était quelque chose qui ne se vendait pas, quelque chose qui ne s'acheter pas, c'était une mère.

Mais elle n'avait rencontré que de la pitié et du rejet, même si elle ne le comprenait pas, il était normal pour des personnes qui vivaient dans le besoin de refuser une bouche supplémentaire à nourrir surtout quand il s'agissait d'une petite fille qui semblait reconnaître pour d'obscures raisons une mère dans des femmes qui ne l'avaient pourtant jamais rencontrée.

Certaines d'entre elles avaient tenté de lui expliquer qu'elles n'étaient pas sa mère et que même si elle était seule, elle devait être forte; certaine avais même donner quelque penny à la jeune fille soit par pitié soit parce qu'elles croyaient que la jeune fille tentée d'obtenir quelques pièces en jouant la malheureuse, bien sur, certaine personne s'était seulement contentée de lui crier dessus en l'exhortant à se taire et à s'en allez tendit qu'elle ne faisait que répéter tel un perroquet "maman, maman" tout en s'accrochant à elle.

Finalement, après tous ses efforts, elle était toujours seule, elle n'avait toujours pas de nom et pas de mère non plus, en bref, elle n'avait toujours rien.

Rien à part un vieux manteau et un couteau.

Elle était assise, recroquevillée sur elle-même, ses bras autour de ses genoux dans un coin de rue vers whitechapel tout en grelottant sous l'effet du froid, elle tenait fermement son couteau dans la main droite, prête à se défendre si quelqu'un l’approchait.

Elle ne comprenait pas pourquoi elle n'avait pas de mère, pourquoi elle n'avait pas de nom, qu'est-ce qui la différenciait des autres enfants ? Certains avaient eux aussi perdu leurs parents mais pourtant ils avaient un nom, ils avaient des frères et sœurs, ils avaient des amis.....

Alors pourquoi elle ne possédais rien de tout cela ?

"Je n'en peut plus" se murmurait-elle.

Elle commença alors à sangloter tendit qu'elle enfouissait sa tête dans ses genoux, elle passa un long moment à se lamenter sur son malheur tout en pleurant avant de finalement prendre une décision.

Alors, elle se frotta ses yeux encore remplis de larmes et devenue rouge à force de pleurer avec la manche de son manteau et s'essuya le nez, une fois cela fait elle se plaça alors à genoux tout en prenant le couteau à deux mains, la lame orientée vers elle-même, tendit qu'elle s’apprêtait à s’ôter la vie, elle sentait la peur de mourir s’immiscer doucement en elle, après un instant d'hésitation elle affirma son emprise sur le couteau tendit que ses mains tremblaient à cause du froid et de la peur.

Elle voulait en finir, qu'importe le prix; toute sa vie, elle avait été seule alors à quoi bon continuer si c'était juste pour continuer à souffrir dans un monde qu'elle détestait du plus profond de son être.

Malgré tout cela, une partie d'elle s'accrochait à la vie; en colère contre elle-même elle tenta alors de prendre une profonde inspiration pour se calmer.

Après quelques instants à affirmer sa volonté de mettre fin à sa souffrance, elle sentit les tremblements de son corps s'atténuer quelque peu et sa respiration reprendre un rythme normal.

"Je veux juste une maman" se murmura t'elle alors avant de passer à l'acte.

Soudain, quelque chose ou quelqu’un s’arrêta juste en face d'elle si près que la surprise la fit tomber à la renverse, la jeune fille prise de cours se figea sur place pendant quelques secondes tout en observant la silhouette qui s'était arrêté à quelque mètre d'elle, il s'agissait d'une femme au visage familier âgé d'une quarantaine d'année mesurant plus ou moins 1 mètre et demi, la petite fille reconnue alors cette personne, elle l'avait rencontrée plus tôt dans la journée, il s'agissait de l'une des "mères" qui l'avaient rejetée.

Sans vraiment y réfléchir, le seul mot qui vint malgré tout à l'esprit de la petite fille fut "maman".

Cette femme ne semblait pas l'avoir remarquée et après avoir regardé autour d'elle, passa son chemin sans se retourner, elle semblait chercher quelque chose ou quelqu’un, la petite fille se demanda donc ce qu'elle pouvait bien chercher sous la pluie durant une nuit de brume aussi sombre, elle-même n'avait croisé personne cette nuit la a part cette "maman qui l'avait rejetée".

Peu importe, à quel point elle y pensait, elle ne trouvait pas de manière d’expliquer le comportement étrange de cette dame.

Une lueur d’espoir se ralluma alors dans les yeux de la jeune fille, tendis qu'une idée venait de se dessiner dans son esprit, cette idée pouvait se résumer en quelques mots: il s'agissait d'une mère cherchant son enfant.

"Et si..."

Et si finalement quelqu’un l'avais accepté . En proie à un horrible doute, la jeune fille en oublia immédiatement ce qu'elle s'était apprêté à faire il y a un instant, elle se releva d'un seul geste et dans une telle précipitation, qu'elle manqua de perdre l'équilibre tandis qu'elle s'élançait dans la direction que la femme avait prise.

Finalement après avoir couru comme elle n'avait jamais couru auparavant, elle rattrapa enfin sa "maman", qu'elle vit en compagnie d'une autre dame à une dizaine de mètres d'elle, les deux femmes étaient en train de discuter entre elle, la petite fille se demanda alors si sa maman était en train de la chercher.

Anxieuse et gênée, elle s’avança doucement en direction de sa maman tout en se demandant ce qu'elle allait dire.

À mesure qu'elle se rapprochait des deux femmes, elle entendait petit à petit le sujet de leur conversation mais curieusement, sa "maman" ne mentionnât rien à son sujet, elle parlait actuellement du fait qu'elle avait bu plusieurs fois le prix de la chambre qu'elle louait à la nuit en alcool et qu'elle souhaiter faire une "dernière passe" avant d'allait louer une chambre avec un autre homme.

"..."

À cet instant précis, quelque chose se brisa dans l’esprit de la petite fille, elle comprit que son raisonnement n'avait eu aucun sens, mais malgré tout ...

"Ça fait mal...", murmura-t-elle tendit qu'une étrange douleur semblait grandir dans sa poitrine.

Et à mesure que cette douleur grandissait, l'esprit de la jeune fille semblait se vider comme un panier percé; tout devint comme blanc autour d'elle, tendis qu'elle observait les deux femmes se séparait et sa "maman" rester seule dans la rue.

La petite fille se mit alors sans vraiment le réaliser elle-même à marcher tête baissée lentement en direction de sa "maman"; la brume se densifia alors à mesure que la jeune fille se rapprochait de sa mère, la prostituée perplexe observa le phénomène étrange autour d'elle tout en se demandant si ce n'était pas le fruit de son imagination.

Lorsque le regard de la femme se posa alors sur la petite fille qui se trouvait désormais juste devant elle, elle poussa alors un petit cri de surprise puis l’expression de son visage se changea de la surprise à celui du soulagement et de la colère, tendis qu'elle reconnaissait la petite fille qu'elle avait vue plus tôt dans la journée et qui l'avaient harcelée tout en l'appelant "maman" à tout bout de champ, alors qu'elle essayait d'attirer des clients.

Au yeux de cette femme, c’était à cause de cette petite fille si elle avais eu autant de mal à rassembler la somme nécessaire pour louer une chambre pour la nuit, à cause de cette petite, elle avais dut travailler jusqu’à cette heure tardive alors que la pluie avais fait fuir sa clientèle potentielle.

"Ne me fais pas peur comme ca !" lui hurla t'elle d'un ton autoritaire tout en se penchant vers la jeune fille pour mieux la sermonner avec une expression digne du stéréotype que l'on se faisait d'une veille sorcière.

"Désolée" répondit seulement la petite fille dont le regard était dirigé en direction du sol.

La prostituée ne pouvait pas le savoir, mais la petite fille ne s'était pas excusé pour la frayeur qu'elle venait de lui causer, elle venait de présenter ses excuses pour autre chose.

Quelque chose à venir de beaucoup plus grave qu'une petite frayeur, la jeune fille releva alors la tête pour regarder sa "maman" et le répéta encore une fois tendis qu'elle commençais à pleurer:

"Pardon maman..."

"?!"

L'instant d’après, avant même que la prostituée ne puisse répondre quoi que ce soit, la petite fille utilisa le couteau qu'elle tenais dans sa main droite pour ouvrir brusquement la gorge de sa "maman", du sang gicla alors sur le visage de la meurtrière.

La femme s’écroula alors en arrière t qu'elle laissait échappé un faible râle étouffé qui s’arrêta brusquement au moment où sa dernière once de vie quittait son corps.

La petite fille tomba à genoux au pied de sa victime, elle fondit alors en sanglots tout en murmurant des excuses,  tendit qu'elle découpait à coup de couteau et d'entailles l'abdomen de sa "maman".

Du sang continuait de gicler partout et se mélangait à l'eau de pluie au sol.

"Désolée, désolée, désolée" répétait la petite fille en boucle et en rythme avec les coups de couteau.

Au bout d'un moment, elle relâcha alors son couteau qui tomba au sol afin de plonger ses petites mains dans l'abdomen fumant de sa victime comme si elle cherchait quelque chose dans un sac, la première chose qu'elle ressentit fut alors une vive chaleur qui lui rappela "cet endroit", elle commença alors à tirer sur les organes gélatineux et lacérés afin de les approcher de son visage.

"Désolée ... je suis tellement désolée ... mais je veut y retourner ... je veut juste y retourner ... y retourner ... la bas ... la où il fais chaud..."

Sa voix et ses lamentations étaient étranglées par les sanglots, tendis qu'elle tenait fermement les organes encore chauds et complètement ruinés de sa victime qu'elle frottait délicatement contre sa joue devenue rouge, comme si elle voulait ressentir la sensation que lui procurerait la caresse pleine de tendresse de la main chaude et douce de la mère qu'elle n'avait jamais eue contre sa joue.

Mais la réalité était beaucoup moins belle et la température des organes qu'elle avait extraits chuter progressivement comme pour la ramener doucement à la réalité à mesure que le temps passait, elle lâcha alors les organes en lambeaux qu'elle tenait entre ses mains.

Encore à genoux, elle observa alors ses mains devenues écarlate, tendis qu'elle commençait à revenir à elle, ou plutôt, à récupérer un semblant de raison; sa vue se troubla alors lorsque son regard dévia de ses mains à sa victime.

Prise d’effroi, elle se releva alors et s'examina elle-même paniquée, elle était littéralement recouverte de sang des pieds à la tête et elle avait même la sensation d'en avoir sur son visage, elle aperçut alors son couteau au sol qui baignait dans une flaque d'eau auquel le sang s'était mélangée, à moins que ce ne soit l'inverse.

"haa ... haa ... haa"

Elle avait du mal à reprendre sa respiration comme si elle avait oublié comment respirer, elle avait une profonde envie de vomir et elle l'aurait probablement déjà fait si elle avait mangé quoi que ce soit de consistant ces derniers jours.

"Ce n'est pas moi ... je .. je ne voulais pas ... je voulais juste ... retourner "la bas" ... maman ... désolée ... je ..."

D'innombrable chose se bousculait dans sa tête, elle venait de tuer quelqu’un, sa "maman", elle venait de commettre quelque chose qui était pire qu'un meurtre, quelque chose dont elle ne se croyait pas capable.

Soudain, elle se souvint de son agression et elle fie alors le lien entre elles, ce qu'elle avait ressenti ce jour-là et ce que sa "maman" qui gisait au sol avait probablement ressentie après s'être fait ouvert la gorge...

À ce moment là, le désespoir qu'elle ressentit fut telle, qu'elle en oublia même comment crier.


2 Septembre "je veux une mère moi aussi"


"Horrible meurtre dans l'East end, térrible mutilation d'une femme !" cria le jeune vendeur de journaux, énonçant le titre de la une du journal qu'il essayais de vendre à la foule.

En entendant cela, la petite fille se redressa d'un bond et remarqua qu'elle s'était endormie malgré elle par terre dans une petite ruelle qui menait à une cour dans laquelle d'autres sans-abri logeaient régulièrement.

Deux jours étaient passés depuis qu'elle avait tué sa "maman" et il n'y avait pas un seul endroit en ville qui n'était pas au courant du carnage qu'elle avait commis, tous les journaux en parler et la police menait d’importantes investigations dans l'East End, les quartiers défavorisés et surpeuplés de Londres où avait eu lieu le crime.

La petite fille n'avait rien mangé depuis un certain temps mais à chaque fois qu'elle revoyait la scène défiler dans sa mémoire, sa faim disparaissait instantanément tout en laissant un incroyable malaise et un profond dégoût à la place.

Il en était de même pour son sommeil, lorsqu'elle fermait les yeux, elle se revoyait très précisément le couteau à la main en train de répéter ce qu'elle avait faits, chaque coup de couteau, le sang qui giclait autour d'elle, les organes en lambeaux qu'elle tenait entre ses mains, la sensation contre sa joue et elle avait même l’impression de pouvoir encore ressentir l'odeur.

Elle portais encore son manteau qu'elle avait lavé comme elle avait pu, par chance pour elle, l'abondante pluie qu'il y avait eu ce jour-là avait fortement limité le séchage du sang sur son manteau et lui avais grandement facilité la tache.

Elle avait aussi encore son couteau qu'elle avait ramassé à côté du cadavre avant de s'enfuir car elle avait eu l’espace d'un instant durant l'état de panique dans lequel elle se trouvait juste après le meurtre, la présence d’esprit de se dire qu'elle ne devait pas laisser de trace derrière elle.

Même si elle ne savait pas précisément ce qui lui arriver s'ils remontaient jusqu'à elle, cela lui faisait très peur, serait elle pendue ? Serait-elle mise en prison jusqu'à la fin de sa vie ? Serait-elle rouée de coups jusqu'à ce que mort s'ensuive par les policiers ? Elle n'en avait aucune idée mais dans tous les cas, elle était sûre d'une chose: "ce serait terrible".

Elle réalisait maintenant que l'on ne touchait jamais vraiment le fond, qu'il était toujours possible de descendre plus profondément dans le malheur; qu'à chaque instant, ce monde laid se réinventer pour pousser les gens encore plus profondément dans le désespoir.

L'idée de s'ôter la vie l'avait définitivement quittée aussi depuis qu'elle avait tué, en se faisant, elle avait eu l’impression d'avoir croisé le regard de la mort, de l'avoir regardé en face et cela venait donc s'ajouter à trop longue liste de choses qui lui hantaient son esprit ces derniers temps.

Lorsqu'elle avait songé à en finir une nouvelle fois le jour suivant, elle avait senti ses jambes littéralement se dérober sous elle et elle était tombé à genoux tout en étant prise de tremblement incontrôlable à la simple idée de mourir elle-même.

"Découvrez tout sur l'horrible meurtre qui à eu lieu il y a deux jours" continua le jeune vendeur de journaux.

La petite fille se releva alors doucement en s'appuyant contre le mur de la ruelle tout en essayant en vain d'ignorer ce qu'elle entendait, elle s'engouffra alors dans l'étroite ruelle, après l'avoir traversé entièrement, elle arriva dans une sorte de petite cour où d'enfants venait se rassembler, elle était venue ici pour essayer de trouver un peu de répit et elle ne voulait plus entendre parler du meurtre, ne serait-ce que pour quelques instants.

Elle se dirigea alors dans l'un des coins de la petite cour où se trouvait le moins de personne afin de s'isoler et en passant elle vit alors un visage familier, il s'agissait d'un garçon plus âgé qu'elle, elle avait le sentiment de l'avoir déjà rencontré il y a à la fois une éternité et il n'y a pas si longtemps.

Leurs regards se croisèrent mais aucun des deux n'adressa la parole à l'autre, elle s'installa alors prés d'un mur et déposa sa tête contre celui-ci afin de profiter d'un semblant de calme, elle ne ferma pas les yeux de peur de revoir une nouvelle fois la scène, elle s’efforça alors de penser à autre chose.

Où avais elle bien put voire ce garcon ?

Elle eut alors l’impression de voir défiler de vieux souvenirs, un peu comme si elle contemplait une rivière.

Après un instant de contemplation; elle se rappela alors où est-ce qu'elle l'avait rencontré, il s'agissait de celui dont le frère était mort durant la nuit précédant le jour de son agression.

Devant le souvenir de la scène qu'elle avait vue ce matin-là, elle rouvrit les yeux, elle s'était apparemment encore assoupie sans s'en rendre compte, devant elle se tenait le garçon plus vieux qu'elle dont elle s'était souvenu, il s'était rapproché d'elle durant le cours moment où elle s'était assoupie, il était désormais accroupis à quelques pas d'elle; méfiante, elle attrapa fermement le couteau qu'elle gardait sous son manteau, prête à se défendre mais elle se retint de le menacer avec lorsque les sensations qu'elle avait ressenties en maniant ce couteau il y a deux jours lui revinrent en tête avec un malaise.

Le garçon qui ne voyait pas le couteau cacher sous le long manteau de la jeune fille, prit alors la parole sans qu'une once d’émotions ne filtre sur son visage ou dans sa voix:

"c'était moi." dit-il simplement.

En entendant cela, la jeune fille ne compris pas immédiatement à quoi il faisait référence, le jeune garçon se répéta alors lorsqu'il vit la mine déconfite de la petite fille.

"c'était moi ce jour la" répéta-t-il sur le même ton.

Cette fois-ci, elle comprit ce qu'il voulait dire tout en écarquillant les yeux de surprise; même s'il ne l'avait pas encore dit clairement, elle le savait: c'était lui qui l'avait agressée pour lui voler ses shillings, il y a un mois environ, c'était à cause de lui qu'elle avait été blessé et qu'elle avait mis plus d'un mois à se remettre, à cause de lui qu'elle avait finie par voler un couteau pour pouvoir se défendre par peur de se refaire agresser.

Une explosion de sentiments jaillit de sa poitrine, ils y en avaient tant qu'elle ne savait pas par où commencer, le garçon continua alors, tendit qu'elle tremblait de rage devant lui et que des larmes perlaient au bord de ses yeux.

"Je voulais qu'il ait un vrai enterrement et une sépulture décente."

"Quoi ?" répondit elle avec surprise

"Je voulais qu'il soit enterré normalement, qu'il est une vraie tombe" répéta-t-il, des larmes commencèrent à couler le long de ses joues mais il continua de parler tendit que sa voix auparavant dénuée d'émotion se teintait au fur et à mesure de tristesse, de regret mais surtout de colère.

"Je ne voulais pas qu'ils se débarrassent de son corps comme on le ferais d'un chien errant!! Je voulais qu'il soit au moins traité comme un être humain après sa mort et que les gens aient une pensée pour lui quand il passerais devant sa tombe"

"..."

Le silence s'installa entre les deux enfants, la jeune fille ressentait un énorme flot de haine envers le jeune garçon, de son point de vue à elle, tous les malheurs qu'elle avait connus depuis cet accident était de sa faute, s'il ne l'avait pas agressée avec ses amis, elle aurait pu manger à sa faim pendant plusieurs jours voire peut-être une ou deux semaines, elle aurait pu s'acheter de nouveau vêtement pour mieux se prémunir contre le froid, elle aurait pu s'offrir le luxe de dormir pour la première fois de sa vie dans un lit les nuits où ils faisaient si froids qu'elle n'était même pas certaine de se réveiller le lendemain matin, elle n'aurait peut-être probablement pas tué sa "mère" non plus...

Inconsciemment, son emprise sur le couteau se resserra à l'idée de tout ce qui lui avait été arrachée.

"Tout est de sa faute" pensait-elle, tendit que l'envie de se venger s'apprêtait à prendre le dessus sur sa raison. Pour elle, tout aurait pu être différant s'il ne s'était pas rencontrés et au final, à quoi lui avait-il servi ses 3 shillings ?

Elle décida alors de lui poser cette question avant de passer à l'acte, c'était une question qui lui brûlait les lèvres et dont elle voulait la réponse à tout prix avant de pouvoir se venger.

"À quoi ils t'ont servi exactement ?" lui demanda-t-elle sans contenir son agressivité.

Elle se doutait bien que ses 3 shillings lui avait servi à faire enterrer son frère mais malgré tout, elle s'était beaucoup trop posée la question pendant sa convalescente pour ne pas réellement savoir, elle parvenait encore à se souvenir de ce qu'elle avait pensé et ressenti durant les difficiles semaines qui avaient suivi l’agression.

Elle se souvenait que c'était à ce moment-là qu'elle avait réalisé comment fonctionner ce monde, qu'il fallait que des personnes comme elle, des enfants comme elle, soit mis à l'écart et servent de sacrifice pour le bonheur des autres. Quand elle s'était demandé ce que pouvait être l'identité des coupables, elle ne s'était pas dit que cela pouvait être des personnes comme elle qui devaient se battre chaque jour pour survivre et contre qui le monde et les autres s'acharnaient inlassablement, elle avait pensé que les voleurs faisaient partie des criminels qui n'hésitaient pas à s'en prendre aux pauvres car la police ne les dérangerait pas tant qu'ils se faisaient discrets.

Elle ne pensait pas qu'une personne qui affrontait les mêmes épreuves qu'elle quotidiennement oserait lui infliger cela.

Elle avait été bien naïve.

Le garçon qui ne la regardait plus dans les yeux depuis quelques instants répondit alors à sa question la tête baissée:

"A rien."  

Il s’essaya alors par terre, ravala sa rage et tenta de contenir les larmes qui lui montaient aux yeux quand il repensait aux événements qui avaient eu lieu ce jour-là et tenta de se calmer avant de reprendre, la petite fille, quant à elle, digérait les mots qu'elle ne s'attendait pas entendre; elle se répéta plusieurs fois ce qu'elle venait d'entendre afin d'être certaine d'avoir bien compris.

"Non ... non, ils ne peuvent pas t'avoir servie à rien ! On parle de 3 shillings ! Je n'avais jamais vu une telle somme en une fois de toute ma vie !" s'emporta-t-elle tout en se relevant tellement l’idée lui paraissait insoutenable.

"Pour pouvoir le faire enterrer, je devais rassembler un pound et quinze shillings..." répondit alors le garçon.

L’énumération d'une telle somme eut l'effet d'une douche froide sur la jeune fille, elle ne réalisait même pas à quel point cette somme était élevée, elle n'avait pas eu l'éducation nécessaire pour cela; il y avait des choses qui pouvaient s'apprendre dans la rue, même si elle n'était qu'une mendiante sans éducation particulière, elle avait forcément quelques notions sur la valeur de l'argent, mais elle, qui n'avait survécu jusque-là que grâce à quelque dons en penny ou en morceau de pain qu'elle obtenait de temps en temps, elle ne pouvais pas se rendre compte de la valeur d'un pound qui valais une vingtaine de shillings à lui tout seul.

Le garçon marqua un arrêt puis affronta le regard de la petite fille plus jeune que lui qui se tenait encore debout en face de lui en train d'essayer d'estimer à quel point cette somme était grande, tout en se tenant la tête à deux mains, il reprit alors:

"Quand je t'ai vu prés des docks ce jour-là avec le noblions, j'ai tout de suite compris en voyant ta réaction qu'il ne t'avait pas donné une somme que des mendiants comme nous avais l'habitude de voir."

il marqua une courte pause avant de reprendre son histoire.

"et à ce moment là, j'étais tellement frustré et j'avais tellement peur de ne pas pouvoir rassembler la somme avant que les hommes en blanc viennent récupérer son corps que j'ai pris une décision."

La décision d'agresser une petite fille plus jeune que lui et largement moins forte que lui par-derrière avec ses amis avec un bâton pour lui voler son argent, une décision qui avait eu des conséquences désastreuses sur leur vie de tous ces enfants.

La petite fille quant à elle écoutait en silence, tendis qu'elle commençait à deviner ce qui s'était passé ce jour la.

"..."

"Mais après que l'ont t'ai volé ton argent, des adultes qui devaient aussi te suivre pour les mêmes raisons que nous depuis les docks, nous ont coincés, moi et mes amis dans une ruelle à quelque rue de l'endroit où l'on t'avais laissé."

"..."

"ils nous ont alors demandais l'argent que l'ont avais volé."

Le regret, la peine, la colère, la tristesse, tout cela se lisait désormais littéralement dans les traits de son visage, à ce moment là, il n'avait déjà plus besoin d'en dire plus, la petite fille savait déjà ce qui s'était passé, malgré cela il continua de parler.

"nous avons alors refusé de leur donner l'argent et ..." il prit alors une profonde inspiration puis termina d'un souffle son histoire tout en s'efforçant de garder son calme.

"Mais ça à mal tourner, ils se sont énervés et nous avons commencé à nous battre, à un moment j'ai réussi à m'échapper et nous nous étions dit que si on devais se séparer, on se retrouverait ici mais ... ils ne sont jamais revenu et le lendemain, c'était ces même adultes qui nous avaient agressés qui vinrent me trouver à leur place ... "

Ils se turent alors tout les deux et la petite fille qui était encore debout sentit alors la fatigue qu'elle avais accumulé ses dérniers jours la submerger.

Finalement, elle ne s'était pas trompée, lui, ses amis, son frère et elle étaient pareilles, leurs vies ne valaient pas plus qu'un vulgaire caillou sur le bord d'une route, leurs existences n'avaient aucune valeur dans ce monde; même s'ils n'avaient pas été là, elle aurait quand même perdu son argent.

Elle abandonna alors son envie de vengeance et commença à s’éloigner du garçon qui était encore assis par terre.

"Ce monde est laid" pensa-t-elle pour la énième fois, tendis qu'elle recommençait à errer sans but dans les rues.


~ ~ ~


Les deux enfants ne s'étaient pas revue depuis qu'il s'était séparés et elle n'avait pas l'intention de retourner à l'endroit où elle l'avait rencontrée pour la deuxième fois déjà, après tout, même si elle s'était résignée pour sa vengeance, elle ne pouvait pas non plus lui pardonner tout ce qu'il lui avait fait subir... Au final, à bien y réfléchir, elle aurait même préféré ne rien savoir, elle aurait préférée que cet aristocrate ne lui donne rien du tout, peut-être que cet homme pensait bien faire mais au final, ces quelques pièces qui étaient partie d'un bon sentiment n'avaient réussi qu'à ruiné des vies et avaient fini dans les mains de personne qu'elle ne connaissait même pas.

Dans le fond, elle aurait préféré ne pas naître non plus, ainsi elle n'aurait pas peur de mourir et elle n'aurait pas connu tout cela.

Désormais, elle errait sans but dans l'East End en ignorant la faim et la fatigue, jusqu'à ce qu'elle ne le puisse plus, elle s'arrêtait alors pour se reposer un peu avant de recommencer, après tout, il s'agissait du funeste destin des enfants des rues et de la peine dont ils avaient écopé pour la simple raison qu'ils étaient nés.

Au fur et à mesure, elle avait le sentiment de perdre la notion du temps, seul le souvenir du meurtre restait gravé dans sa mémoire.

"Ça remonte à quand ?" se demandait-elle sans conviction tout en songeant à son dernier repas, était-ce il y a 5 minutes ? 2 jours ? 3 semaines ? Combien de temps était passé depuis qu'elle avait tué cette personne ? et pourquoi l'avait-elle tuée ? Qui était cette personne déjà ?

Alors qu'elle errait dans les rues noyées dans le smog, seule une chose lui parvenait encore distinctement, c'était les voix, leurs voix, à ceux qui vivaient chaque jour à leurs dépens, ceux qui vivaient leur vie tranquillement sans même se soucier de leur disparition, ceux qui ne se rendaient même pas compte de leur existence, ces passants qui la renié elle et tous les autres.

Si elle avait encore un seul rêve à formuler, c'était de retourner "la bas" dans sa maman, là où il faisait chaud, là où elle n'était pas encore née, là où elle n'avait pas à craindre la mort, la police, la faim, la soif, le froid, eux.

Tendis qu'elle marchait dans la brume, une main se posa alors sur son épaule, ce qui fit sursauter la jeune fille qui poussa un léger cri de surprise et se retourna d'un bond.

Les policiers avaient ils découvert que c'était elle, l'auteur du meurtre de cette personne . Est-ce que tout allez se finir ici ? Est-ce que quelqu'un voulait encore une fois l’agresser ?

Lorsque la petite fille se retourna, elle vit alors une femme âgée de la quarantaine qui lui rappela vaguement sa précédente "maman" qu'elle avait tuée il y a quelques jours, ce qui la troubla profondément.

La femme prit alors la parole:

"je me disais bien que je t'avais déjà vu quelque part toi, tu es la petite de l'autre jour qui recherchait sa mère." dit alors la femme.

La jeune fille prise de cour affichait une mine désemparée, tendis qu'elle réalisait qu'il ne s'agissait pas de la même femme mais ne comprenait pas pourquoi celle-ci lui avait adressé la parole.

"tient, c'est pour toi" lui dit-elle tout en lui mettant dans les mains quelque penny et en lui caressant la tête chaleureusement avant de retourner vaquer à ses occupations.

La petite fille resta alors debout au milieu de la rue tendit qu'elle regardait la prostituée qui l'avait prise en pitié s'éloigner dans la rue.

"maman ?" murmura alors la jeune fille.


8 Septembre  "Ce qui se cache dans la brume et les cauchemars"


Plusieurs jours étaient passés, chaque nuit, elle avait vue mourir d'autres enfants, de plein de manière différente, elle se voyait mourir à travers eux, la scène s'était répété des milliers et des milliers de fois. Pourtant, il ne s'agissait pas de simples cauchemars à ses yeux, tout cela lui paraissait extrêmement réel, quasiment plus que ses propres souvenirs, la douleur aussi d'ailleurs et pas seulement elle, le froid, la faim, la peur, tout cela lui paraissait tout ce qu'il y avait de plus réel.

À chaque nouveau réveil, elle n'était plus sûre de ce qui était réel et ce qui ne l'était pas; ses rêves lui semblait avoir plus de poids que ses souvenirs et elle se demanda si elle n'était pas en train de devenir folle.

Elle avait l’impression que les enfants qu'elle voyait en rêve pouvaient lui parler et à chaque nouveau rêve, leur voix se faisait plus forte mais elle ne voulait pas les entendre, elle avait trouvé sa maman à elle, elle s'appelait Annie, elle faisait de nombreuses activités pour subvenir à ses besoins, elle accompagnait des hommes, elle vendait des fleurs, elle faisait du crochet. Cette semaine, à chaque fois qu'elle l'avait croisée, celle-ci lui avait donné à manger ou de quoi s'acheter un bout de pain et à chaque fois elle lui caressait gentiment la tête.

Elle le savait, cette fois, elle avait vraiment trouvé sa maman à elle, elle allait enfin pouvoir être heureuse, rien d'autre n'avait d'importance à ses yeux, elle ne voulait partager ça avec personne.

C'était en tout cas dans cet état d'esprit qu'elle se trouvait, curieusement, à mesure que les jours passés, elle semblait avoir jusqu'à oublier le fait qu'elle était celle dont les journaux ne faisaient que parler en parlant du "tueur de withchapel", ils étaient à mille lieues de se douter de ce qui s'était réellement passé ce jour-là ou encore de ce qui était en train d'arriver et il n'était pas les seuls.

Tous les jours, elle se rendait dans la rue où elle l'avait rencontrée pour la première fois et où Annie lui avait offert quelque pièce, tous les jours elle l'attendait là, tout sourire, bien sagement, toute la journée s'il le fallait.

Il n'y avait qu'une seule chose qui comptait alors à ses yeux: revoir sa "maman".

De son coté, la prostituée que les gens appelaient Annie avait d'abord joué le jeu de la petite fille au tout début mais l’insistance avec laquelle celle-ci l'appelait "maman" avait fini par la faire réfléchir plus sérieusement à ses actes.

Plus que son comportement ou ces paroles, c'était surtout son regard qui l'avait amenée à réfléchir, lorsque la petite fille l'appelait "maman", elle avait l’impression de voir des étoiles dans ses yeux et pourtant, Annie le savait, il y avait une grande différence entre vraiment embrasser le rôle d'une mère et donner à manger de temps en temps à une enfant des rues, il y avait une très grande différence entre ces deux choses aussi bien au niveau morale, légale et financier.

Et l'entendre l’appeler "maman" lui faisait un pincement au cœur à chaque fois.

Elle savait qu'elle n'avait pas les moyens de s'occuper d'elle, elle était déjà obligée de se prostituer et de cumuler plusieurs emplois pour subvenir à ses propres besoins, alors prendre une enfant qu'elle avait juste rencontrée il y à quelques jours sous sa charge était complètement impossible et plus elle tarderait à lui dire qu'elle ne pouvait pas être la mère à laquelle elle aspirait tant, plus cela serait difficile de le faire.

Finalement, Annie prit sa décision, quitte à ce que les rêves de cette petite fille sans nom soient brisés, autant le faire maintenant plutôt que de la laisser s'attacher davantage.

C'est ainsi qu'Annie avait été rencontrée la jeune fille à cet endroit où elle l'attendait chaque jour pour tenter de lui expliquer, toutefois lorsqu'elle lui avait annoncé la nouvelle, le fait qu'elle ne pourrait jamais être sa mère et qu'elle ne pouvait plus s'occuper d'elle comme ça, la petite fille s'était juste contentée de hocher la tête, de retenir ses larmes et d'accepter le fait qu'elle avait été rejeté encore une fois.

Cela avait fendu le cœur d'Annie mais elle n'avait pas le choix, elle se le répétait tandis qu'elle regardait la jeune fille s'en allait doucement dans les rues tout en évitant les passants qui ne la regardaient même pas.

Cette nuit-là, elle connut alors le même sort que la prostituée qui avait été sauvagement assassinée il y a un peu plus d'une semaine et elle fut retrouvée, la gorge profondément entaillée, l'abdomen ouvert en grand et ses organes internes éparpillaient sur le sol tout autour d'elle.

L’identité de l'assassin quant à lui était toujours inconnue.


Début novembre "Celle qui voulais l'accepter: Mary Jane Kelly"

Elle s'appelait Jack.

C'était un nom assez courant, un peu étonnant pour une petite fille mais c'était tout.

En parlant de ce nom, c'était aussi comme ça que les journaux appelaient le tueur fou qui assassinait brutalement des prostituées les nuits de brume depuis plus d'un mois, une dizaine de personnes avaient déjà été tuées, l’assassin avait signé la lettre qu'il avait envoyé à un journal "jack the ripper" et qui avaient ensuite été transmise à scotland Yard, les policiers avaient fait publier la lettre en espérant que quelqu’un reconnaîtrait l'écriture du coupable ou pourrait aider l’enquête à avancer; même s'il y avait eu une véritable pluie de suspects, tout le monde savaient que le véritable tueur courait toujours et que la police était incapable de le retrouver.

"Mais cette jack-là n'est qu'une simple petite orpheline qui a vécu toute sa vie dans la rue, il n'y a aucun rapport" pensa Mary Jane Kelly, tendis qu'elle rentrait chez elle après avoir acheté de quoi manger.

"D’ailleurs, je me demande ce qu'elle est en train de faire ?" se demanda-t-elle tendis qu'elle repensait à leur rencontre.

Quelques jours auparavant, son chemin avait croisé celui d'une petite fille qui avait perdu connaissance en plein milieu de la rue tandis qu'elle regardait d'un regard vide un étal de viande, personne n'avait l'intention de faire quoique se soit et finalement lorsqu'une personne fut designais pour aller chercher une patrouille de policer pour qu'ils débarrassent la rue de cette "nuisance", Mary Jane qui avait assisté aux premières loges à la scène avait décidé de ramener la petite fille chez elle afin de la guérir ou au moins lui permettre de se reposer un peu dans un vrai lit et de lui éviter de finir emmener de force dans une Workhouse.

Mary Jane était issue d'une famille particulièrement pauvre et avait déjà eu à passer par ce genre d'établissements pendant un temps et elle savait quel sort ce genre d'établissements réservait à une orpheline sans toit qui se faisait attraper dans la rue par une patrouille de police.

Le jour même, l'une de ses connaissances lui avait même dit qu'il paraissait que certains workhouses laissaient mourir de faim des vieux et des enfants malades pour faire des économies et ayant déjà été là-bas par le passé, elle ne pouvait croire à ce genre de rumeur, surtout que la vie lui avait appris que les rumeurs naissaient forcément quelque part.

Cette enfant qui n'avait même pas encore atteint ses 10 ans n'avaient que la peau sur les os et ne portaient que quelques veilles guenilles et un vieux manteau sur elle, elle avait tellement marché dans les rues de Londres pieds nue que ceux-ci étaient en sang.

"Si ils l’emmènent la bas, elle n'y résistera pas."

Tel avait été la pensée de Mary Jane lorsqu'elle l'avait vu s'écroulait et que le marchand avait ordonné à son apprenti d'aller prévenir une patrouille de police tout en râlant que c'était "mauvais pour le commerce"; dans le fond, elle avait agi sur un coup de tête mais elle était comme ça, c'était dans sa nature et elle ne le regrettait pas.

Mary jane l'avais alors prise dans ses bras et l'avais emmenée chez elle, après l'avoir posée dans son lit, elle était partie chercher de quoi guérir les blessures aux pieds de la petite fille chez ses voisins.

Toutefois, avant qu'elle ne revienne, la petite fille s'était réveillée et avait pris la poudre d'escampette, Mary Jane l'avait donc cherchait sans succès dans un premier temps, toutefois, le lendemain, elle était retombé sur elle à plusieurs reprises et elle tentait alors entre deux "passes" de l'approcher mais à chaque fois, Jack s'enfuyait directement dès qu'elle l'apercevait.

Mary Jane qui ne comprenait pas pourquoi la petite fille s'obstinait autant à l'éviter et qui était plutôt têtue s'était alors livrée à un jeu du chat et de la souris et au bout du compte, elle avait fini par réussir à appâter avec de la nourriture la petite fille qui répondait au nom de Jack.

Curieusement, Jack refusait obstinément de venir chez elle et il était extrêmement difficile de lui faire dire quoi que ce soit; il avait fallu à Mary Jane une dose monumentale d'effort pour réussir à obtenir ne serait-ce que son nom.

À peu de chose, prés la seule "discussion" qu'elles avaient eue était ceci:

"comment tu t'apelle ?"

"Jack"

"C'est un jolie nom, et tu a un nom de famille Jack ?"

"Juste Jack"

En fait, c'était surtout Mary Jane qui remplissait la conversation et même si tout le monde lui disais qu'elle était anormalement bavarde et joviale pour une personne "comme elle", une prostituée, elle trouvait qu'elle se surpasser quand elle était avec Jack, en parlant de ça, les gens dits d'elle qu'elle était "très jolie avec un teint frais, des cheveux bruns et une silhouette juvénile", elle avait d'ailleurs une assez bonne clientèle grâce à son physique et son caractère singulier.

Tous les moyens étaient bons pour obtenir la moindre réaction chez cette enfant qu'elle avait pensée muette dans un premier temps, d'ailleurs, elle avait remarqué à plusieurs reprises que celle-ci avait comme "des blancs", des moments où elle n'était plus vraiment la, comme si son esprit avait quitté son corps et qu'il vagabondait quelque part au gré du vent, dans ce genre de moment, lorsqu'elle l'a touché, cela faisait sursauter Jack de la même manière que si on lui avait lancé un seau d'eau à la figure par surprise.

Chaque jour, elle ramenait à Jack quelque chose à manger et elle en profiter pour tenter de lui proposer de venir chez elle ou lui acheter des habits mais tout ce qu'elle rencontrait était un refus obstiné et lorsqu'elle franchissait la "ligne", Jack prenait tout simplement la fuite et malheureusement pour Mary Jane, lorsque Jack était rassasiée, elle était beaucoup plus difficile (pour ne pas dire impossible) à attraper.

Petit à petit, jour après jour, Mary Jane apprenait à cerner Jack et à chaque fois elle essayait de la ramener chez elle sans succès. Elle sentait bien que celle-ci était presque prête à lui accorder sa confiance mais quelque chose la poussait à se ravisait systématiquement.

"Est-ce qu'elle est gênée ? Si elle a toujours vécu à la rue sans parents ni personne autour d'elle, ça pourrait être une explication."

Ironiquement, même si Jack avait accepté dès le début, il y aurait probablement eu des tensions avec l'homme avec qui elle vivait il y a encore quelques jours, il s'appelait Joe Barnett et ils avaient emménageait ensemble dans cette petite maison insalubre de Dorset Street dans l'East End.

Ces derniers jours, elle avait plusieurs fois abordé avec Joe le sujet de Jack et de Mary, l'une de ses voisines à qui elle permettait de venir dormir chez elle les lundi et les mardis soirs.

Mais ils n'avaient qu'un seul lit et malheureusement pour Joe, lorsque Maria venait chez eux, les deux femmes partageaient le lit et lui devait s'arranger autrement pour dormir.

Elle était gentille mais pas naïve, malgré les difficultés que la vie avait mises sur sa route, cela n'avait jamais changé et elle avait toujours réussi à s'en tenir aux décisions qu'elle prenait et à avancer la tête haute.

Elle souhaitait sincèrement donner une chance de vivre autre part que dans la rue à Jack et il était hors de question de ne pas soutenir Maria qu'elle connaissait depuis plusieurs années déjà; mais du coup, à chaque fois que Joe dénigrait les intentions de Mary Jane en décrétant qu'il s'agissait juste d'une lubie passagère et que si elle voulait de la compagnie, elle n'avait qu'à "trouver un chien ou un rat" car ils étaient "plus simples à entretenir ou à faire disparaître", celle-ci sortait de ses gonds et le couple se disputait violemment.

Toutefois, jamais Joe n'avait levé la main sur Mary Jane.

Évidemment, le sujet était devenue une énorme fissure dans leur vie à deux et chacun d'entre eux allaient toujours plus loin dans leur propos à chaque fois qu'il en parlait. un soir où ils se disputaient, Joe finit par casser un carreau de la fenêtre à côté de la porte d'entrée durant un accès de rage, finalement, leur histoire trouva une conclusion lorsque Joe posa un ultimatum à Mary Jane, c'était "lui ou Maria".

Mary Jane le mit alors à la porte; plus tard, on retiendrait du témoignage de Joe que Mary Jane ou Marie Jeanette comme elle aimer se faire appeler depuis que l'un de ses clients l'avait emmené pendant un temps en France avait choisi sa voisine plutôt que lui, curieusement, il ne mentionnât pas Jack probablement par ce qu'il pensait qu'il s'agissait là d'une invention farfelue de Mary Jane ou alors comme il lui avait dit: "une simple lubie" sans importance.
Une fois qu'elle eut fini de ranger ce qu'elle avait achetée, elle s'enferma chez elle et se promit que le lendemain, quoi qu'il arrive, elle ramènerait Jack chez elle et elle l'adopterait officiellement et ce même si elle devait s'y prendre dès le matin pour pouvoir la chercher.



Le véritable sens du rejet




Elle avait fini par le réaliser, même si elle l'avait toujours cru, elle n'était pas comme les autres enfants, à la base, comment un enfant pouvait il ne pas avoir de nom ou de prénom ? Si elle avait été abandonné à la naissance et que personne ne s'était occupée d'elle après cela, elle n'aurait jamais pu survivre, et dans le cas contraire, la personne qui l'aurait recueillie lui aurait au moins donné un nom ou un prénom et si cette personne était morte avant qu'elle ne puisse mendier, voler ou travailler et qu'il n'y avait eu personne pour s'occuper d'elle et lui dire son nom où lui en redonner un, alors elle aurait été trop jeune pour survivre et elle serait morte, tout simplement.

Et pourtant, elle était là, sans prénom, sans connaitre qui que ce soit et sans que qui que ce soit ne la connaisse, il y avait bien des enfants qui s'étaient retrouvés dans des cas similaires mais ils n'avaient pas survécu contrairement à elle.

Et pourtant elle était toujours là, même après la faim, le froid et la soif alors que celles-ci avaient déjà emporté dans la mort des personnes bien plus résistantes qu'une petite fille n'ayant même pas atteint ses 10 ans, elle survivait dans une époque où la mort était tellement omniprésente qu'il n'était pas rare même dans les classes aisées de voir un enfant mourir à son âge ou même avant, un simple rhume pouvait suffire; la médecine était encore remplie de croyance farfelue et il y avait encore des médecins qui aggravaient l’état de leurs patients tout en croyant sincèrement les aider à guérir et les pauvres étaient les premiers à souffrir de ses croyances, la surpopulation et l'état des villes avaient déjà déclenchait un grand nombre d'épidémies de choléra, dans ce contexte, un enfant sur 5 n'atteignait pas les 5 ans.

La mort et la manière dont elle était gérée étaient devenues une véritable obsession pour la population, toutes classes confondues, les gens du peuple se rassemblaient même entre eux et cotiser pour pouvoir se préparer à leurs obsèques et ceux de leur proche, ces friendly societies avaient 4 fois et 12 fois plus adhérent que les syndicats et les coopératives et parfois englober même plus que la gestion funéraire.

Dans ce contexte, sa survie tenait déjà en soi véritable miracle et étrangement, elle n'était jamais tombée malade malgré le smog, malgré les rats, malgré les épidémies; elle avait même survécu après s'être faite rouer de coups par des garçons plus âgés qu'elle et après avoir pris plusieurs coups à la tête.

Et ce n'était pas la seule chose qu'elle avait remarquée d'étrange à propos d'elle, même si elle n'en était pas sur elle-même, lorsqu'elle revoyait les visions de ses meurtres sur ses différentes "mères qui les avaient rejetées, elle se voyait clairement faire des choses qu'une petite fille normale serait incapable de faire, que ce soit la brume qui se densifiait à chaque fois comme pour la cacher, alors qu'elle s'adonnait au meurtre, que ce soit ses connaissances anatomiques qu'elle n'étaient pas censée avoir; sa capacité à disséquer sans problème ses semblables à la manière d'une chirurgienne professionnelle ou encore la manière dont elle avait pu trancher la gorge de ses femmes avant même qu'elles ne puissent réagir avec un couteau de boucher qu'elle n'avait jamais appris à utiliser.

Tout était étrange, mais elle était tellement "elle-même" qu'il lui avait fallu un certain temps avant de le remarquer, et finalement, ses rêves ou plutôt ses visions furent l'ultime élément qui lui permit de comprendre sans vraiment le comprendre qui elle était vraiment ou plutôt d'où elle venait.

Elles étaient ces enfants qu'elle voyait dans ses rêves, elle était eux sans l'être, elle était née du rassemblement des esprits de tous ces enfants qui avaient vécu ou qui avaient encore à naître dans ce "monde", cette ville et cette époque. Elle ressemblait à une enfant mais elle n'en était pas tout à fait une, et pourtant elle souhaitait la même chose que tous les enfants qui lui avaient donné naissance, elle voulait être aimée, elle voulait de l'affection, elle voulait une mère et si ce n'était pas possible, elle voulait alors juste retourner là où elle n'était pas née, là où elle n'avait pas eu la chance d'aller, "là où il fait chaud", elle avait aussi un autre voeux ou plutôt quelque chose qu'elle ne voulait pas : elle ne voulait pas disparaître.

À partir du moment où elle réalisa tout ça, elle se rendit alors compte de ce qu'elle avait fait, elle se souvenait de celles qu'elle avait tuées car elles l'avaient rejetées, de la violence avec laquelle elle avait mis fin à leur vie, de leur dernier instant.

"Tant pis si cela doit continuer" s'était-elle finalement dite.

Même si elle était persuadée que ce monde était laid, elle voulait croire que quelque part, elle trouverait une mère qui l'accepterait pour ce qu'elle était; et la première chose qu'elle fit pour cela fut de prendre le nom que les voix de ce qui les reniés leur avait enfin donné : -Jack- à partir de maintenant, elle s'appellerait Jack et elle ne s'arrêterais de marcher que lorsqu'elle aurait trouvé par une mère mais sa mère à elle.

Puis elle la rencontra.

"je m'appelle Mary Jane Kelly mais tu peux m’appeler Marie Jeannette, ravie de te rencontrer."

Cette situation lui était inédite, elle avait été sauvé par une jeune femme qui l'avait emmenée chez elle, qui l'avait couchée dans son lit le temps qu'elle se réveille, Jack avait été tellement sous le choc devant ce confort, devant cette gentillesse à son égard, devant tout cela, qu'elle avait pris peur et s'était enfuie avant que cette femme ne revienne.

Rapidement, Jack s'en était voulu, de quoi avais elle eut peur . De recevoir enfin ce qu'elle avait tant cherché sans le chercher ? De tout ce confort ? D'un lit ? Et d'une personne qui voulait la guérir au lieu de la voler ? d'avoir enfin une mère ?

Mais avant qu'elle ne puisse remettre de l'ordre dans ses idées, cette personne l'avait retrouvée et une fois de plus, elle l'avait prise de court, inlassablement, elle s'enfuyait alors qu'elle ne le voulait pas et inlassablement cette femme la pourchassait.

Et finalement, Mary Jane réussie, elle parvint à rattraper Jack, et à partir de là, chaque jour après son travail, c'était elle qui venait la voir, elle qui lui parlait de tout et de rien, de sa vie, de ses rêves, de ses peurs, de ce qu'elle aimait mais plus que tout cela, elle insistait chaque jour pour en apprendre plus sur Jack et elle lui proposait aussi de venir habiter chez elle.

Comment était-ce possible ? Comment cela pouvait il s'expliquait ? Plus elle y pensait et moins elle comprenait. Mary Jane Kelly était un véritable mystère pour Jack, elle dégageait une aura comme elle n'en avait jamais vu auparavant, elle était comme un phare dans la brume et quand elle était ensemble, Jack oubliait tout ce qu'elle croyait savoir.

Et lorsque Jack n'arrivait plus à tenir en place tellement ses sentiments partait dans tous les sens sans qu'elle ne sache plus comment les contenir, elle s'enfuyait, elle partait se cacher quelque part sans savoir quoi dire ou quoi faire lorsqu'elle la reverrait.

Et chaque jour, Mary Jane était là et lui pardonnait et tout recommençait, elle lui proposer même de lui acheter des vêtements dans lesquelles elle était certaine qu'elle "serait mignonne".

Finalement, Jack se demanda "Est ce qu'elle m'accepterait ?", elle se rendit alors compte qu'elle avait peur, peur d'être rejetée par elle, par celle qui s'était comporté comme une mère, celle qui représentait aux yeux de Jack la véritable définition d'une mère.

La peur de la mort lui paraissait ridicule à coté de cette peur-là.

Finalement, Jack décida de prendre son courage à deux mains et elle se rendit chez Mary Jane Kelly.


~A violet for mother grave~ the end of a story.


Personne ne sut ce qui s'était réellement passé durant cette nuit du 9 novembre 1888, ce que l'on sait toutefois c'est que la prostituée qui répondait au nom de Mary Jane Kelly fut retrouvée morte chez elle le lendemain matin et son meurtre resteraient dans l'histoire comme l'un des meurtres les plus barbares jamais commis et participa en grande partie à la notoriété de la légende de "jack the ripper; la dernière fois qu'on la vit en vie fut la veille où des voisins déclarèrent l'avoir vu rentrer chez elle en chantonnant gaiement l'air de A violet for mother grave.

Description de la scène du crime issue de Wikipédia, âme sensible s’abstenir :
 

Elle fut considérée comme la 5° et dernière victime canonique du légendaire tueur en série et se démarqua des autres par le fait que ce fut le seul meurtre qui se déroulât en "intérieur" à l'abri des regards; pour les meurtres même si l'on n'en retiendra que 5 comme étant certain, il est possible qu'il y en ait eu davantage; certaine personne pense aussi qu'il n'y avait pas de lien entre les différents meurtres et les nombreuses lettres qui furent envoyées par le soi-disant tueur furent aussi remise en question (et l'une d'entre elles prouvé fausse et écrite par un journaliste souhaitant propulser son journal tout en haut des ventes).

La petite fille qui s'appelait Jack quant à elle, disparut elle aussi ce jour-là et personne ne sut ce qu'elle devenu, avait-elle tué Mary Jane sauvagement après avoir été rejetée ? Était-elle simplement incapable d'aimer sans détruire ceux qui se trouvait autour d'elle ? Est-ce que "les voix" la poussèrent à la tuer ? Où est-ce qu'un autre "jack the ripper" qui avait envoyé les lettres ainsi qu'un bout de rein à Scotland Yard avait tué cette prostituée si singulière, cette perle dans la boue qui rayonnait tel un phare dans la brume de l'East End ? Peut-être était-ce aussi ce Joe Barnett qui avait été mis à la porte quelques jours auparavant ?

Finalement, personne ne le saurait jamais vraiment et en tout cas, une seule chose était certaine, Jack apprit cette nuit là, la mort de Mary Jane Kelly et n'en se remit jamais.

Son corps ne fut jamais retrouvé, pas plus que ses affaires, elle s'était littéralement évaporée dans la nature et personne ne se soucia de sa disparition de toute façon.

Au final, après sa mort, l'esprit de ses enfants fut absorbé dans la légende de "jack the ripper" et ils donnèrent naissance à un anti-héros qui accéda au trône des héros où elle partagerait ce "nom" avec d'autres esprit héroïque devenant alors invocable pour les futures guerres du saint Graal à venir en tant qu'assassin.
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Lun 18 Déc - 6:14
Hello, hallo, Maddie da !

Comme promis, Maddie vient s'occuper de toi ! En mode challenge sur le téléphone, mais Maddie a promis, alors Maddie fait e.e

C'est partiii !

Yatta

Identité, Caractéristiques et Capacité
Jackie Jack, aka. Jack-Jack, fonction "Gentille loli avec des koutos". Servant Assassin, pas de surprise ici, Chaotic Evil ça semble logique. Au niveau des Caractéristiques, tout m'a l'air bon à l'exception de la MAG qui va peut-être demander un ajustement. Il s'agit bien des Caractéristiques officielles de Jack donc pourquoi pas, mais ultimement la petite n'a pas brillé par ses capacités magiques, même s'il se pourrait que l'un de ses Noble Phantasms, The Mist, soit en vérité un sort dont elle aurait usé de son vivant, faisant d'elle une magus. À voir donc avec Rouge !

Quant à la Capacité, tout pareil, c'est bon pour moi. Le Presence Concealment est tellement fort que même aujourd'hui il fonctionne encore.  Jackie OP.

Equipement
Rien de particulier à signaler donc hop hop, on passe la suite.

Pouvoirs
Murderer of the Misty Night est LE Pouvoir de Jack, donc difficile d'y redire quoique ce soit. Il permet à Jack de palier à la faiblesse du Presence Concealment qui perd en efficacité/disparaît lors d'une attaque, et donc sur le forum permet de le maintenir au second tour de combat. La LCK sera donc prise en compte quand Jack ne bénéficie pas du couvert de la nuit.

Mental Pollution est un autre incontournable de Jack. Normalement Rang C, tu proposes de lui permettre de monter d'un Rang si l'alignement du Master est identique. Un Rang plus important signifie plus de perturbations, et une protection plus grande contre les interférences mentales. Pourquoi pas, à valider par Rouge mais le principe que Jack soit encouragée dans son délire par la présence d'un Master qui la pousse à fond dedans peut se tenir.

Information Erasure, dernier Pouvoir difficile à retirer à Jack. Encore une fois le Rang et la description correspondent au contexte et à la Jack de référence, rien à dire du coup.

Les Rangs restent toutefois à confirmer par Rouge, qui statuera définitivement sur l'ensemble de l'aspect technique.

Noble Phantasms
La description de The Mist correspond à celle établie officiellement pour Jack donc on est bon là-dessus. Il s'agit bien d'un Bounded Field d'une douzaine de mètres de rayon et dont Jack peut décider de qui subit ou non les effets de la brume toxique. La baisse de 1 Rang en AGI est correcte, à valider toutefois par Rouge pour le montant. Pour ce qui est des dégâts, même s'ils sont "mineurs" pour un magus, ils sont suffisants pour l'affecter sérieusement. Et si de pauvres civils lambda se retrouvent au milieu, ils meurent rapidement d'asphyxie. Les dégâts engendrés sont donc relatifs à la cible. Cela va sans doute nécessiter quelques ajustements pour pouvoir adapter fidèlement les effets, mais rien d'insurmontable. Enfin concernant la durée on est sur une durée de Pouvoir de Rang C, hors le Noble Phantasm permet de doubler les effets et durées des renforcements. De ce fait The Mist dispose d'une durée de base de 8 actions. À voir si tu souhaites du coup conserver le coût de maintien.

Maria the Ripper, la capacité la plus amusante de Jack. On en aura fait aujourd'hui du système adaptable en fonction de la cible. La description correspond encore une fois à celle établie par la version officielle d'Assassin of Black. Concernant la partie système, le tableau que tu proposes est bon sur les valeurs en Mana et la nature du Noble Phantasm qui devient, Rang B, une malédiction utilisable à distance contre laquelle les protections physiques sont inefficaces, mais qu'une protection conter les malédictions permet d'atténuer voire d'éviter. Néanmoins les blessures générées dépendront du Rang du NP directement, qui varie en fonction des conditions. Inutile donc de préciser le type de blessures générées par chacun des Rangs, puisque celles-ci dépendront également de la cible. Il est évident que même le Rang D de Marie the Ripper sera fatal sur un civil. On ne peut pas vraiment qualifier cela de "blessure légère".

Physique et Caractère
La description physique est sommaire et déborde sur l'aspect mental dans la seconde moitié. Si tu souhaites l'enrichir davantage, tu peux détailler sa gestuelle ou ses expressions. Le premier paragraphe, même s'il est extrêmement concis, reste clair et donne un bon aperçu de l'apparence du personnage. Mais un peu d'étoffement serait bienvenu pour s'en donner une image dynamique !

Niveau Caractère au contraire c'est plutôt complet. Bon, il y a évidemment plus à dire, surtout concernant Jack et ses légers soucis. On voit bien son peu de considération pour la vie humaine et les traces de ses traumatismes. Il lui manque peut-être juste l'aspect sale et glauque type "je frotte l'utérus de cette femme contre mon visage pour sentir la chaleur du ventre de Maman et oublier les horreurs glaciales du monde dans lequel nous sommes condamnés", un point peut-être fantasy mais qui a une importance capitale je pense pour souligner son sérieux dérangement ET son rapport particulier avec la parenté. Dans la même veine, tout Master ne fait pas une Maman viable (cf. le destin de son premier Master dans Apocrypha). Celle-ci doit apporter à Jack la chaleur et le soin maternelle que la petite recherche. Un caillou paumé dénué d'émotions, une sadique sans scrupules et sans empathie, ou simplement un magus hautain qui ne voit en l'Assassin qu'un outil pour appliquer les règles de la Guerre et "faire ce qui doit être fait" n'a aucune chance de s'attirer la considération de Jack, qui ne s’embarrassera pas de manières pour mettre un terme rapide et sans appel à leur relation.

Histoire
L'histoire est... courte ? Il s'agit plus d'une mise en ambiance que le récit de faits que l'on pourrait attendre.

On peut se demander certes, au vu de l'identité de changeante de Jack et le peu de certitudes que l'on a le/la/les concernant, s'il vaut bien la peine de créer une véritable histoire. Si cette histoire devait exister, ici, avec cette "Jack", ce serait l'histoire d'une petite fille comme beaucoup de petites filles et de petits garçons qui vivaient dans la Londres du XIXème siècle. Une petite fille qui, dû à certaines circonstances, est devenue à sa mort l'amalgame des esprits de tous ces enfants souffrants, mais qui reste à l'origine une entité unique, une enfant qui avait une existence propre dans les quartiers sales de Whitechapel. Une enfant qui pouvait, en témoigne l'origine magecraft de The Mist, faire usage de secrets obscurs. Des secrets qui se sont pour eux changés en arme, une arme pour crier sa tristesse et sa souffrance, leurs tristesses et leurs souffrances.

La mise en ambiance est juste, les quelques faits rapportés sur ce que l'on sait ou que l'on pense savoir sur le tristement célèbre "Jack l’Éventreur" le sont également. On entraperçoit l'histoire de cette petite fille, ce qui la pousse à commettre ce qu'elle commet, la chaleur qu'elle recherche, la douleur qui la broie. La corde tendue, fine et mortelle, sur laquelle elle avance ballottée par le hasard. Le seul lien qui la raccroche encore un peu à la vie et à la raison. Tu as fait le choix de conserver l'aspect brumeux et mystérieux de cette "histoire de Jack" en écartant tout récit personnel de celle qui les incarne aujourd'hui. C'est un choix qui se défend, même s'il en résulte un récit court et maigre en événements. Aussi maigre, en somme, que l'est en preuves le dossier de Jack the Ripper.

J'aurais peut-être préféré que tu t'aventures à lui donner, à leur donner un visage, un nom, une attache quelconque. Qu'ils soient balayés par la mort, la misère et les pleurs, effacés de l'Histoire en même temps que les images répugnantes du quartier et de l'époque dégoûtante où leurs pathétiques existences torturées ont vu le jour, ont souffert et ont fini par se taire, dans l'ignorance confortable du reste du monde.

Mais ça c'est Maddie ! Tu en fais l'histoire que tu souhaites après tout, et comparé celle des débuts de la fiche, cette version a tout de même été un peu beaucoup plus brodée et étoffée. Difficile de dire ce qui est le mieux lorsque l'on doit raconter l'histoire d'une chape de brume meurtrière devenu l'un des plus grands mystères sanglants de ces derniers siècles.

Globalement
Une fiche rapide et concise qui se base énormément sur les ressources disponibles du personnage de Assassin!Jack. Point de vue langue peu de fautes, rien de grossier ou de gênant si on oublie le nombre incroyable de pauvres majuscules qui se sont faites écourter... Jack a déjà commencé à découper tout le monde !! Elle a tellement découpé que tous les paragraphes ou presque de l'histoire se composent d'une unique phrase. Des phrases bien longues d'ailleurs, elle ne devait plus avoir de points alors elle a mis des points-virgules. Futée cette Jack !

J'aurais peut-être aimé voir un peu plus de couleurs sombres et de dégradés de rouge un peu partout, du drama par-ci par-là, et que tu t'appropries un peu plus ce que le Wikia répertorie concernant Jack, mais l'essentiel et là et ultimement ça reste ma vision de la chose. Si cela va pour toi, que tu penses que le RP te permettra d'être installée un peu plus spécialement dans la ficelle la culotte de Jack, alors c'est bon pour moi aussi.

Maddie attend donc tes retours, tes avis, tes modifications, tes contestations, ton code de carte bleue, tout ça tout ça, avant avant de procéder à la première wualidaziõn.

Olé. Ola. Soon soon.

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Mad Dog Maddie
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Dim 18 Fév - 6:18
Oki doki

Du coup les modifications suivantes on était apportées :
-l'histoire a été grandement retravaillée.
-la partie physique à était réécrite et étoffée.
-Pour les NP j'ai enlevé la nature des dégâts comme tu me l'avais conseiller et la durée de The mist est passé à 8 actions avec toujours un coup de maintiens.
Yatta

Pour le caractère, je l'ai laissée comme cela au final parce que je trouvais tous les points assez importants et je n'avais pas envie de donner trop d'importance à l'un d'entre eux au risque de donner l'impression que les autres étaient moins importants, de plus l'histoire étant longue et particulièrement centrée sur la psyché de Jack, j'ai préféré laissé cette section comme elle était au final.

Pour le fait qu'elle ai tuée son master dans apocrypha, c'est précisé dans la partit caractère mais j'ai préférée ne pas m’étendre davantage sur le sujet car il y avais déjà des conditions particulière dans son invocation dans apocrypha qui ont conduit a cette situation (en plus du fait que jack est jack) et cette situation ne sera pas forcément présente sur le forum, dans tout les cas c'est un élément de la psyché de jack que j'ai bien en tête et que je ne vais pas oublier même si je ne m’étend pas plus que cela sur la fiche.
Evil

Pour l'histoire, je me suis basé sur la « petite » jack qui apparaît dans apocrypha après que Atalante lui ait tiré dessus  Panic ; j'ai aussi tenté de recouper les informations que j'ai récupérées sur l'époque et les éléments connus sur l'affaire (notamment sur les victimes) avec les versions données dans unbirth et les Ln apocrypha (je n'ai pas tout lue, je me suis juste occupée des parties avec Jack) pour donner une histoire cohérente et pas en contradiction avec la version Nasu tout en prenant quelque liberté. Dead

Spoiler:
 

Pour la musique, Je voulais en mettre une parce que l'histoire est quand même un peu longue, j'ai vraiment hésitée avant d'en choisir une et au départ j'étais parti pour le thème de Jack dans apocrypha mais je trouvais qu'il ne s'accordait pas trop avec la fiche, du coup je suis parti sur un autre thème qui est lui aussi en lien avec Jack (de manière un peu plus indirecte mais que je trouvais plus à propos vu que cette version de Jack se base plutôt sur les victimes).


« A violet for mother grave » étant la toute dernière musique que Mary Jane Kelly aurait chantonnée avant de rentrer chez elle et d'être violemment assassiné par le fameux tueur en série.

https://www.youtube.com/watch?v=0yyBAB8usQI


Voili voilou, du coup je suis prête pour une seconde vérification de la fiche tout en restant ouverte à des suggestions.  Lalala

Merci d'avance.
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Ven 2 Mar - 7:02
EH BEH. Quelle MORCEAU. T'as pas fait les choses à moitié !

C'était long, mais Maddie et toi êtes arrivées au bout ! Le script est fait, bientôt la série télé. Et ensuite, le monde !

Maddie ne va pas trop s'étendre sur touuuute l'histoire parce qu'il y a beaucoup, beaucoup de choses. Mais Maddie est contente de voir que tu t'es approprié le personnage et que tu as développé la petite Jack. Maintenant il y a des noms, des visages, des histoires, du drama aussi un peu. Et pour avoir ficelé tout ça avec des éléments existants, chapeau bas. Maddie sait ce que c'est de mettre plein de choses distantes en corrélation pour tisser une histoire de (presque) toutes pièces. C'est pas toujours facile, mais le résultat est là.

J'ai bien aimé le choix des dates pour nommer les chapitres aussi. Ça donne un côté très tranché à chaque séquence de l'histoire, comme un coup de marteau ou une lame de guillotine qui couperait sec et net les passages de la vie de Jack. Bravo bavo !

Pour Maddie, tout est bon du coup. Maddie a eu son histoire, alors tout va mieux.

Maddie espère que tu y as pris plaisir en tout cas (j'imagine que oui, vu le résultat final). Pour tout le reste de la fiche, tu as fait tous les changements qui avaient été évoqués donc c'est tout bon aussi là. Pour toute la suite, il faudra attendre la terrifiante Madame Rouge. Si elle survit aux 13k mots de l'histoire !

Mouhaha

Maddie t'offre donc ta première validation, avec un bonbon et un KOUTO (en plastique) pour marquer le coup. Tu l'as bien méritée !

Gratz
Mad Dog Maddie
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Sam 3 Mar - 20:40
Greetings Jacky,

Madame Red a lu et décortiqué ta fiche avec attention. C'est parti pour la seconde validation!


Stats < tu as repris celles du nasu, pas de problème

Équipement < de jolis koutos qui peuvent servir de cure dent en cas d'extrême nécessité et un manteau avec des trous comme l'exige la mode du 21ème siècle, quelle fashion victim Choc

Pouvoirs < ok

Np < rien à redire

Physique < complet, on imagine bien la demoiselle

Caractère < idem, on se représente sa personnalité

Histoire < je te tire mon chapeau. Malgré la longueur (qui ne m'a aucunement dérangée), on reste captivé par l'histoire du début à la fin. Tu as d'autant plus de mérite vu le peu d'informations qu'on a sur la vie de Jack. Ton interprétation est passionnante, prenante et très émouvante (certains moments m'ont touchée en plein ker). Ton histoire est très réaliste et fidèle à Jack. Tu as su allier à merveille le peu de faits historiques qu'on a avec ta vision du personnage. Que dire de plus à part bravo!

Langue, orthographe < quelques erreurs de grammaire par contre, surtout au niveau des verbes au pluriel ; cependant, à l'échelle de tout ce que tu as écrit, cela ne représente pas grand chose et cela n'a pas entravé la lecture, ça me va donc en l'état (à surveiller pour plus tard)


En conclusion, tout est ok, seconde validation accordée! Tu l'as bien méritée Yeah

Amuse toi bien Yay
Magic Hacker
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Mar 1 Mai - 0:32
Suite à aucune nouvelle après la réception d'un mp pour délai de réponse dépassé, le personnage est désactivé.
Valkyrie hjärta
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