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[16+] Béatrice, la sorcière d'or

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Mar 31 Oct - 16:59

BEATRICE

Age apparent : 25 ans
Age véritable : 315 ans
Nationalité : Italienne
Organisation : Atlas
Fonction : assistante de Zepia Eltnam Oberon et fauteuse de trouble à mi-temps



Béatrice, Umineko no naku koro ni

CARACTÉRISTIQUES

Type : Surnatural
Classe : Dead Apostle Magus
Alignement : Chaotique mauvaise

Statistiques :
STR : D
END : C
AGI : B
MAG : B
LCK : C



CAPACITÉ(S) DE CLASSE


Element Mastery [Rang A] :
Confère les sorts Workshop, Memory Erasure et Safe Zone (non-inclus dans le nombre maximal de sort du personnage) si le mage a eu une instruction minimale en magie (cf sorts pour leurs descriptions).
Maîtrise des éléments feu, terre (surtout le sous-élément du métal) et démoniaque.


Ghoulish blood [Rang B] :
permet à un DA de mordre un individu pendant un tour et de récupérer. Si la morsure dure jusqu’à la mort de la cible elle est  transformée en DA, goule ou zombie (sauf servants). De plus, il bénéficie en combat d’une régénération.

Rang B => régénère des blessures graves à la fin du tour


EQUIPEMENT

Objet : Sceau familial :



Cette bague est le symbole de son statut d'héritière. Béatrice est en effet issue d'une famille aristocratique italienne de l'époque baroque. Cette bague en or avec pour icône un aigle à une aile, représente l'héritage familial que Béatrice a mérité non pas par son sang mais par sa valeur. Elle la porte toujours sur son majeur gauche et ne s'en sépare jamais.


Objet : Lettres :



N'appréciant guère les nouvelles technologies associées à une sciences qui tend à renier son existence à elle, phénomène surnaturel, la dame utilise encore les vieilles méthodes pour communiquer avec son mentor et seule personne fiable. Elle ne les signe jamais de son nom. Elle se contente de les sceller avec sa bague.
De plus, envoyer une lettre sous le nom de quelqu'un d'autre peut s'avérer très divertissant.


Objet : Kiseru traditionnel :


Après son voyage à Fuyuki en 1934, elle a demandé à son mentor de lui fournir cette fois une pipe japonaise que l'on nomme aussi Kiseru. Elle ne fume qu’occasionnellement mais c'est devenu néanmoins une habitude. Elle aime particulièrement fumer lors d'un bon spectacle.


MC Rang B : Aquila su un'ala (l'aigle à une aile) :


Ce sceptre est le fruit des connaissances thaumaturgiques de sa mère. Cette dernière a offert ce sceptre magique à sa fille en récompense de sa dure labeur. En pratique, il joue le rôle de "baguette magique" de Béatrice. Il peut se transformer en n'importe quel objet (sans effet magique particulier) existant. Surtout des armes.
Quelques formes quotidiennes pratiques : une canne selon si elle se trouve ou non en public, un kiseru identique à celui que Zepia lui a offert, etc. Autrement, pour se défendre, il peut se transformer en épée de combat, en mousquet, en dague, etc 


Nécessite le temps équivalent à 1 action gratuite pour effectuer la transformation.


SORTS


Workshop [Boundary Field - Rang C] :

Permet de créer un Atelier (1 seul à la fois).

Memory Erasure [Soutien - Rang C] :

Efface les souvenirs des dernières minutes, d’un personnage non-magus.

Safe Zone [Boundary Field - Rang C] :

Dresse un Boundary Field de 190 mètres qui éloigne les non-magus.

Sogno eterno (Rêve éternel) [Démoniaque - Malédiction - Rang D]

Il réduit la vue et étouffe les sons. Il suscite la confusion. Matinal ou nocturne, le brouillard est une source de mystères. Obscur, changeant et discret, il vous entoure en douceur jusqu'à vous envelopper comme un linceul. Un arbre mort peut alors se métamorphoser en cerisier en fleur ou en un amant perdu. Plus froid et plus rude se montre le brouillard, mais plus légère et plus trompeuse s'avère la brume. 


Crée l'illusion d'une brume qui devient un brouillard le tour suivant. Cette illusion a pour effet de bouleverser les notions de réalité de la victime en la faisant délirer. Cette dernière aura l'esprit vague, aura l'impression d'être fatiguée, aura du mal à se repérer comme si elle était susceptible de s'évanouir à tout moment.


Mirago sinistro (Mirage sinistre) [Démoniaque - Malédiction - Rang C] :

Hommes, femmes, enfants, divinités... tous sont sensibles à cette émotion qui accélère leur pouls, qui fait trembler tous leurs membres, qui écarquille leurs yeux, qui perturbe leur respiration... La peur. Certains ont peur du vide, d'autres les espaces étroits. D'autres encore ont peur de certaines bestioles. Mais parmi celles-ci se trouve une phobie. Une peur qui surpasse les autres. Une peur propre à chacun qui rend impuissant, contre laquelle on ne peut rien. Perdre un être cher, ou revoir le moment où on l'a perdu justement. Des visions qui vous glacent le sang et qui vous empêchent de faire quoi que ce soit. Que diriez-vous de vivre votre pire cauchemar ? Dans ce cas ne cherchez plus. Ce sort plonge la cible dans une illusion surréaliste qui déchire petit à petit son âme par la peur qu'elle engendre.


Fait vivre à la cible une de ses plus grandes peurs pendant 4 tours ce qui va la paralyser de peur. La sorcière a toutefois noté que l'effet s'ammenuise petit à petit auprès d'une victime magus moyenne (à voir selon la sensiblité de l'individu bien sûr) :

Malus rang C sur l' AGI de la victime.
Effet rp : Paralysie.


Urlo del Minautoro (Hurlement du Minotaure) [Démoniaque - Soutien - Rang B] :  

En Crète exista autrefois un roi célèbre du nom de Minos. Celui ci monta sur le trône après avoir fait un marché avec Poséidon, le dieu des océans : le roi devait sacrifier un extraordinaire taureau tout blanc en échange de sa couronne. Cependant, le roi ne tint pas parole et sacrifia une autre bête. Humilié, Poséidon se vengea en faisant tomber la femme de Minos amoureuse du taureau qu'il avait voulu gardé. Un monstre naquit alors de la belle Pasiphaé, épouse du roi Minos, et du taureau blanc. Un union contraire à toute logique. Un enfant indésiré venu au monde uniquement par caprice divin. Un monstre mi-homme mi-taureau connu sous le nom de Minotaure. Il fut dès lors enfermé dans un labyrinthe conçu par Dédale pour que son existence ne soit jamais révélée au grand jour. Son seul crime était d'être venu au monde. Cette créature représente les pulsions instinctives des Hommes, ces pulsions dont ils ont honte et qu'ils cachent dans un dédale de déni. Qu'il crie, qu'il hurle! Ainsi le coupable ne pourra que se repentir et s'incliner devant ses péchés...


En appelle à l'esprit d'une créature démoniaque pour devenir momentanément plus puissante (Renforcement de la STR de rang B)


Palo di purgatorio (l'empalement du purgatoire) [Démoniaque - Offensif - Rang A]


Certains péchés conduisent à d'autres péchés. C'est pour cette raison que l'on a appelé les péchés liés à d'autre les péchés capitaux, car ils dirigent une succession de méfaits, comme la tête (caput en latin) qui dirige le corps. L'orgueil, l'avarice, l'envie, la colère, la luxure, la gourmandise et la paresse. Au nombre de 7, ces vices représentent les défauts humains qui tendent à commettre des péchés. Mais nul n'échappe au Jugement dernier. Plus votre âme est empreinte de ces vices, plus elle fera pencher la balance finale du mauvais côté...



Fait apparaître 5 pieux à tête chercheuse qui visent chacun un endroit vital de la cible (endroit ciblé variant selon les pieux utilisés) à une vitesse fulgurante. L'orgueil vise le genou droit, l'avarice vise le poignet gauche, l'envie vise le poignet droit, la colère vise le front, la luxure vise le cœur, la gourmandise vise l'estomac et la paresse vise le genou gauche.
Plus la cible est empreinte d'un péché en particulier, plus le pieux se plantera profondément dans la zone correspondante. Les pieux ne s'arrêtent pas à moins d'atteindre la victime ou d'être détruit.

=> le rang du dégât infligé à une cible dépend du nombre de pieux qui l'attaque(nt)

5 pieux infligent des dégâts rang A
4 pieux infligent des dégâts rang B
3 pieux infligent des dégâts rang C
2 pieux infligent des dégâts rang D
1 pieu inflige des dégâts rang E

Inferno [Feu - Offensif - Rang C] :

« Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort. » Apocalypse 21:8.

Ce sort permet à Béatrice de piéger une cible au milieu d'un cercle de flammes ardentes. Les flammes atteignent 4 mètres de haut et forment un cercle d'environ 2 mètres de rayon avec la cible pour centre. A chaque tour, il rétrécit d'1m de rayon. Le sort touche à sa fin après 4 actions lorsque le cercle s'est rétréci de ses 2 mètres de rayon (soit deux tours).

Dégâts de rang D si la cible traverse les flammes et C si les flammes atteignent le centre.

Stregoneria dorata (Sorcellerie dorée) [Feu - Offensif - Rang B] :

La mythologie grecque recèle une histoire d'amour qui a inspiré de nombreux artistes au fil des siècles. Il s'agit de l'histoire de Psyché et d'Eros. Alors qu'elle n'était qu'une humaine, Psyché attira l'attention du dieu de l'amour en personne. Leur histoire dramatique se termine par leur mariage à la suite duquel la belle Psyché acquiert de magnifiques ailes de papillons. Ces insectes éphémères sont depuis lors devenus de véritables symboles de l'amour. Ce sentiment qui peut vous donner des ailes tout comme vous les ôter brutalement. De bien belles créatures que ces papillons, mais si précaires...

Fait apparaître 4 papillons d'or dignes de contes de fée. Ce que beaucoup ignorent : ce sont en réalité des concentrés d'énergie thermique qui explosent lorsqu'ils se trouvent là où Béatrice l'a décidé. Attention à l’atterrissage, vous risqueriez un choc.


=> le rang du dégât infligé à une cible dépend du nombre de papillons qui l'attaque(nt)

4 papillons infligent des dégâts rang B
3 papillons infligent des dégâts rang C
2 papillons infligent des dégâts rang D
1 papillon inflige des dégâts rang E


Torri gemelle (tours jumelles) [Métal - Malédiction - Rang A]

Depuis des temps immémoriaux, les Hommes ont toujours tenté de s'élever plus haut, d'arriver ne serait-ce qu'à la cheville des divinités. Pour cela, ils ont construit de leur main des tours toujours plus grandes comme la célèbre tour de Babel par exemple. Pour leur rappeler quel était leur place, ces mêmes divinités ont puni les Hommes. Ces deux tours aux lueurs terrifiantes illustrent l'impuissance des mortels, leur vulnérabilité. Si ils ne se montrent pas dociles, ils en subissent le châtiment divin. Les mortels sont bien impuissants face à ce qu'ils ne comprennent pas.

Fait apparaître deux tours maléfiques de 10 mètres de haut dont la présence inflige un malus rang A sur l'END.

Héphaïstos Scudo (le bouclier d’Héphaïstos) [Métal - Défensif - Rang A]

Délaissé et humilié, le dieu difforme n'a pourtant bien aucun égal en matière de métallurgie. Il n'a pas manqué de le prouver à maintes reprises, notamment lorsque Achilles perdit à la fois son ami Patrocle et ses armes aux mains d'Hector. Sur demande de sa mère Thétis, Héphaïstos vint en aide au héro grec en lui forgeant un bouclier sur lequel figure une représentation parfaite du monde antique, fruit des vastes savoirs du forgeron. Une protection aussi large et forte que divine.

Invoque autour d'elle 5 statues de pierre de 2 mètres de haut maniant chacune une réplique de ce légendaire bouclier qui fait 4 mètres de diamètre et résiste aux attaques physiques et magiques.

5 boucliers offrent une protection de rang A
4 boucliers offrent une protection de rang B
3 boucliers offrent une protection de rang C
2 p boucliers offrent une protection de rang D
1 bouclier offre une protection de rang E

POUVOIRS


Mystic eyes of Enchantement [Rang A] :
Ce sont les yeux possédés par la plupart des vampires, capables d'un haut niveau d'hypnose. Cependant, pour une adepte des illusions et des hypnoses, ces yeux sont sur-entraînés. Deux saphirs aussi profonds que l'océan. Une fois que vous vous y êtes plongés, impossible d'en ressortir...  


Metamorphoseon [Rang E - Actif] :


L'art de la métamorphose est une catégorie de sorcellerie oubliée depuis des lustres en raison de la popularisation des familiers, toujours plus variés. Cependant, si un familier espion de bas niveau peut parfois s'avérer utile, il est incapable de se défendre si on le remarque. Béatrice a trouvé un moyen de remédier à cette vulnérabilité : il suffit de faire le travail soi-même.
Ainsi, elle peut en 1 action normale se transformer en papillon doré ou reprendre son apparence normale.

Dans la pratique, cela lui permet de passer dans des endroits particulièrement étroits comme une serrure, sous une porte, etc pour ainsi espionner des événements sans se faire remarquer, sa magie étant plus difficilement détectable une fois transformée (-1 rang à la détection). Pas d'incantation possible sous cette forme donc.

Notons aussi que lorsqu'elle est transformée, la lumière du jour l'affecte moins :
en début de matinée (jusque 7h du matin) et en fin de journée (à partir de 19h), elle peut s'exposer dehors si elle est transformée.

Stats : AGI et LUCK rang E comme un familier




PHYSIQUE




Si on devait qualifier Béatrice en deux mots, ce serait de "femme idéale" comme son nom l'indique d'ailleurs. Ses yeux sont d'un bleu aussi pur et cristallin que l'eau de la Méditerranée. Ses cheveux blonds-roux naturellement bouclés sont souvent attachés dans un chignon sophistiqué et mettent sa peau laiteuse en valeur. Ils sont toujours impeccablement coiffés. Elle laisse toutefois deux mèches bouclées lâchées encadrant, avec sa mèche, son beau visage. Son nez fin correspond à ses traits délicats. Ses sourcils sont finement arqués telle ceux d'une lady.

Concernant son allure, on peut la désigner comme distinguée tout simplement. Ses formes semblent respecter le nombre d'or. Son cou est aussi majestueux que ses bras. Ses doigts sont aussi délicats que ses lèvres. Sa démarche est fière et noble. Elle est plutôt grande par rapport à la norme féminine du haut de ses 1 m70. En d'autres termes, elle incarne ce que beaucoup considèrent comme la femme occidentale parfaite.

Elle a pour habitude de porter des vêtements chics et quelque soit sa tenue, elle entremêle tous les jours une rose pourpre dans ses cheveux devant son chignon. Pas un vulgaire accessoire, mais une véritable fleur. Sa robe de bal baroque très sophistiquée reste sa tenue favorite. D'une couleur brune garnie de motifs dorés détaillés et de soie rouge, elle met en valeur la partie supérieure de son corps à défaut de totalement cacher ses jambes. Le corset est décoré d'un ruban rose orné de perles. Pour la touche final, elle porte un collier ras-du-cou du même tissu que sa robe assorti à cette dernière. Cependant, la mode évolue avec le temps. Afin de se fondre dans la masse, elle adopte un style vestimentaire beaucoup plus moderne tout en restant noble. Les vestons et les chemisiers avec cravate de luxe sont bien évidemment la source de ce style nouveau. Elle complète habituellement ces deux vêtements avec une jupe.  Enfin, elle porte toujours sa bague quelle que soient les circonstances.


CARACTÈRE




Une femme bien controversée que Béatrice. Tous ceux qui ont eu le malheur de croiser son chemin vous diront qu'ils ont vu la personnification de la sorcellerie. Les sorcières des contes de fée ressemblent à des enfants de cœur à côté de la dangereuse Apôtre de la mort. Sa cruauté dépasse tout entendement. Elle se complaît de torturer et massacrer des gens non pas pour sa survie ou par gourmandise, mais uniquement pour s'amuser. C'est un être purement terrifiant qui n'hésiterait pas à vous redonner la vie juste pour vous tuer à nouveau. Encore, et encore... C'est d'ailleurs un procédé sur lequel elle s'est penchée. Car, outre sa cruauté, elle s'avère aussi particulièrement sadique. C'est le genre de personne à piétiner son adversaire après l'avoir vaincu.

Pourtant, ce n'est pas non plus une bête sanguinaire et impulsive. Elle peut très bien éprouver du plaisir en conversant avec une personne qu'elle juge intéressante autour d'une tasse de thé ou en jouant aux échecs. Elle est aussi rusée et cultivée que perspicace et manipulatrice.

Par ailleurs, elle peut se révéler très calme et majestueuse. Tout comme elle peut se montrer ignoble et effroyable. Son sourire plus adorable que celui d'un enfant peut devenir aussi démoniaque et malicieux que celui de la créature qui hante vos pires cauchemars. Elle a un rire qui peut varier entre le rire noble d'une lady au rire le plus horrifique qu'il vous ait été donné d'entendre. Et elle n'hésite pas à rire la sorcière. Elle rit, rit tandis que ses victimes se brisent et rampent à ses pieds en suppliant en vain sa merci.

Elle a une attitude très joyeuse et enfantine. On peut même dire, qu'au fond, elle ressemble à une enfant naïve qui joue énergiquement avec ses jouets sans craindre de les casser. Une enfant qui commet beaucoup de bêtises. Et comme la plupart des enfants, elle est très mauvaise perdante. Car sa fierté compte autant à ses yeux que son identité. C'est cette attitude qui fut sa bouée de sauvetage.


HISTOIRE


A ceux qui liront cette légende.
Puisse-t-elle plaire à tous.Veillez à la raconter à vos enfants même! A moins... que vous ne teniez à ne pas froisser leur sensibilité. Ou la vôtre. Au tel cas, il est peut-être préférable de passer votre chemin...




Notre histoire commence dans un petit domaine en bord de mer détenu par une famille aristocratique. Nous sommes au tout début du 18ème siècle, probablement en été. L'Italie est baignée dans un mouvement baroque que les pays voisins admirent. La bourgeoisie gagne de l'importance à défaut de la royauté. Le peuple s'affaire dans le village du domaine entre travailleurs exténués et épouses occupées à leurs devoirs.
De temps à autre, des enfants s'éloignent de ce quotidien pour se rendre à la plage. Les mouettes et les goélands y chantent le long de la côte leur offrant ainsi un concerto inédit. En suivant certains d'entre eux, nous longeons la mer, aussi bleue qu'un saphir. Nous apercevons également la beauté du sable fin disséminé ça et là.

Subitement, les oiseaux prennent de l'altitude: nous arrivons près d'une falaise. Au sommet, on peut y voir une vaste forêt qui s'étend à perte de vue. Nous ne nous attarderons pas dessus car nos volatiles comptent bien nous emmener ailleurs. En continuant à survoler le chemin qui longe ce mur rocailleux, nous finissons par entrevoir une demeure fastueuse. Une villa en bordure de mer où logent les propriétaires de ce charmant domaine. Une famille qui a su profiter des changements de cette époque en se hissant au sommet. Le dirigeant des lieux est un homme sévère, pragmatique et séducteur. Son épouse le soupçonne même d'avoir une maîtresse. Un scandale qui fait parler de lui sans non plus être source de jugement. L'adultère est de coutume dans les cours. Malgré ces rumeurs, qui ne furent jamais prouvées, les habitants du domaine appréciaient les mesures de cet homme. En effet ,il avait réussi en quelques années là où ses prédécesseurs avaient échoué : accorder au nom de sa famille l'honneur qui lui était dû. En bref, un aristocrate apprécié des villageois.

Un beau matin d'été, une domestique s'est rendue sur les lieux. Elle avait eu sa permission la veille et revenait sur son lieu de travail. Quelle aubaine : son maître avait organisé un bal de conte de fée la veille. Même si elle ignorait les raisons de ce bal, toujours est-il qu'elle n'avait pas dû y travailler.
Cependant, en appelant le domestique chargé d'ouvrir l'entrée, elle n'obtint aucune réponse. Connaissant un passage à l'arrière, elle s'y aventura. Sans doute le personnel avait-il oublié de se réveiller après une soirée de cet ordre. Elle parvint à arriver dans le hall d'entrée sans trop de difficultés mais malheureusement, toujours personne en vue. Cela en devenait scandaleux. Et l'esprit professionnel dans tout ça? Pour constater d'elle-même l'ampleur des dégâts, elle se rendit dans la salle de bal. Avant même d'ouvrir les portes, la servante pouvait sentir une odeur particulièrement nauséabonde. Cela devait être du sérieux. Elle ouvrit alors les portes. Lentement... et derrière se trouvaient...


Hmm se trouvait quoi au juste? Arf mince, c'est la page blanche. Réfléchissons que pourrait-elle y voir?

"Béatrice? Tu as encore passé l'après-midi à écrire ces histoires?"

Derrière moi, une voix féminine et posée m'interpelle. Elle ressemble à s'y méprendre à la mienne d'ailleurs. Je me retourne alors pour sourire à mon rayon de soleil dans cet endroit si sombre.

"Hi hi hi hi, ce n'est pas ma faute si vous m'avez donné goût à ce genre d'histoires. Vous ne pouvez vous en prendre qu'à vous-même, mère."

La concernée me sourit comme elle seule en est capable. Même si elle et moi nous nous ressemblons comme deux gouttes d'eau parfaitement identiques, je n'arrive pas à reproduire ce sourire de tendresse. Le sourire que seule une mère peut adresser à son enfant. Pourtant, cela fait 18 ans que je me trouve ici avec elle dans ce manoir forestier dissimulé aux yeux du public. Ma mère est une femme noble et généreuse. Parfois un peu trop naïve. Elle m'a élevée comme si j'étais la future courtisane de Louis XVI. Pas un jour n'a passé sans qu'elle ne veille à mes bonnes manières ou à mon apprentissage. Tout le monde n'a pas la chance d'accéder à la connaissance. Elle m'a donc partagé tous ses savoirs, dignes de la lady qu'elle était. J'ignore ce qui l'a amenée à connaître Père. Une chose est sûre, il doit énormément tenir à nous pour vouloir nous garder ici en sécurité. Un peu comme des oiseaux en cage. Voici ce qu'implique d'être la maîtresse d'un noble. Vous êtes gâtés mais conservés comme une poupée en vitrine. Être le fruit de ce genre d'union n'est pas non plus sans conséquence. Dans les deux cas, notre existence doit rester secrète. Pour l'honneur, la bienséance.

De temps à autre, il vient nous rendre visite. Toutefois, il est d'avantage focalisé sur Mère que sur moi. Quoique, ces dernières années, il m'accorde plus d'attention. Pas que les regrets de mon père me concernent. Je le vois si rarement... ma seule famille à mes yeux, ce sont mes domestiques et ma mère. Je l'admire comme peu de jeunes filles le font à mon âge. Elle sait tant de choses...Tenez, la semaine dernière par exemple, elle m'a dit qu'elle me laisserait enfin pratiquer la magie avec elle. E toui, ma mère est une magicienne! Elle a appris la magie par elle-même, sans personne pour la lui expliquer. Et moi, je serai sa disciple à compter de demain. J'espère pouvoir y arriver moi aussi. Après tout, rien ne nous garantit que ce don provient des gènes. C'est si ardu à concevoir la magie... mère parvient à créer de tout et de rien avec sa magie. Elle aime particulièrement construire des objets. Je voudrais faire comme elle, je l'ai bien observée toutes ces années, je suis certaine d'en être capable. J'ai déjà toutes les notions à mon arc. Il me suffit de passer à la pratique demain. Je range mes notes après avoir écrit la date du jour - Le 3 juillet 1719 - avant de suivre ma mère vers la salle à manger. Une lady ne doit pas se faire attendre!


13 août 1723



Avec une lenteur presque malsaine, elle poussa les portes lourdes. Bizarrement, celles-ci ne s'ouvraient pas. Elles étaient comme bloquées de l'intérieur. La jeune servante appliqua alors plus de force. Sans succès. La pièce était parfaitement close. Que diable se passait-il dans cette maison? Pourquoi se donner la peine de fermer la salle de réception à clé? Quelques minutes plus tard, elle revint devant cette salle avec une des clés à disposition des domestiques. Sans plus attendre, elle inséra la clé dans la serrure. Un léger clic résonna le long du corridor. Commençant à perdre patience, elle poussa cette fois les portes pour de bon. Un spectacle bien particulier s'offrit à elle. On aurait dit qu'une tempête était passée dans la salle! Des éclats de verre disséminés de part et d'autre sur les tapis, ce qui semblaient être des tâches de vin rouge à côté et une odeur encore plus intenable que précédemment. Personne à l'horizon. On aurait dit la pièce principale d'un manoir hanté, il ne manquait plus que les toiles d'araignée et la poussière! Dépitée face à la liste des tâches à faire qui continuait de s'allonger, la domestique continua l'inspection de ce qu'avait laissé le déluge de la veille derrière lui. Elle ramassa au passage quelques assiettes encore intactes qui pouvaient représenter un éventuel danger pour les gens qui passeraient. A part ça, des chaises détruites, des plats éparpillés sur la table, une nappe de soie salie de partout... quelqu'un avait-il amorcé une bagarre? Tout à coup, elle trébucha la tête la première sur le tapis. C'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase! Assez de cette pagaille! Et puis sur quoi avait-elle pu trébucher de la sorte en longeant la table?! Furieuse, elle leva la nappe d'un coup sec. Le silence pesant jusqu'alors se brisa en même temps que les assiettes qu'elle tenait en main.


CRASH!


Je sursaute à l'écoute de ce bruit. Quel dommage, et dire que je venais de retrouver l'inspiration nécessaire pour terminer cette nouvelle... Le bruit provient d'en bas... surement ma mère qui a fait des siennes. Cela fait maintenant plusieurs jours qu'elle travaille sur un objet en particulier. A vrai dire, elle a commencé à se mettre au travail le lendemain de la dernière visite de père. Depuis lors, elle se balade avec un une sorte de canne à longueur de journée d'ailleurs . Bien sûr, ce n'est pas un objet usuel comme d'habitude qui la ferait suer, non, mais un objet magique. Peut-être qu'elle a réussi cette fois... Je pourrais l'aider un tant soit peu avec mon niveau actuel mais pour Dieu sait quelle raison, elle veut le construire toute seule. J'avoue ne maîtriser que des sorts élémentaires basiques pour l'instant mais en seulement 4 ans, mère dit que cela relève du prodige. Je ne suis que la seconde magicienne de notre famille et pourtant elle dit de moi que j'ai un talent rare. Il lui avait fallu plus de 10 ans pour parvenir à mon niveau actuel. La curiosité me dévore, je veux savoir où elle en est. Non seulement c'est ma génitrice mais aussi ma mentor. J'ai énormément de respect pour elle. C'est bien normal de vouloir savoir non? Allez, un petit coup d’œil ne fera pas de mal. Et puis, aujourd'hui je devrais avoir tous les droits, non? C'est mon anniversaire après tout. Nous sommes le 13 août 1723.


12 août 1725


Cela fait 2 ans jours pour jours que mère m'a confié l'anneau que je porte désormais sur mon majeur gauche. Si j'avais su précisément ce qu'il représentait le jour où père le lui a donné... Il s'agit ni plus ni moins du symbole de chef de la famille. Père avait voulu me le confier car je suis la seule à avoir résolu l'énigme qu'il avait écrite : comme père est tombé gravement malade l'hiver dernier, mes 4 demi-frères et sœurs se disputaient constamment sur les questions d'héritage car « le temps pressait ». Mon père en a vite eu assez de ces enfantillages et a donc rédigé une énigme. La première personne à la résoudre deviendrait son héritier(e).

Or, il s'avère qu'il avait rédigé une copie dans cette maison. Une copie que j'ai scrutée et étudiée. Après quelques semaines de recherche en bibliothèque, j'ai fini par trouver la solution. Mère était fort surprise mais aussi très fière. Quelques jours plus tard seulement, Père nous rendait visite et donna l'anneau à mère qui se chargerait ensuite de me le remettre. Pour fêter mon 25ème anniversaire qui approchait à grands pas, elle avait pris la peine de créer elle aussi un cadeau symbolisant son héritage à elle. Il s'agissait du bâton à tête d'aigle. Un objet magique qui peut se transformer en n'importe quel autre objet. Grande fut ma surprise mais immense fut ma joie. Hier, après m'avoir confié la bague, elle a même déclaré que nous irions rendre visite à père dans sa résidence officielle. J'étais sous le choc. Jamais je n'avais quitté la quiétude et la simplicité de la forêt. Voilà qu'on m'annonçait que j'allais participer à une grande réception organisée en mon honneur. Je n'en croyais pas mes oreilles. Mère aussi semblait encore avoir du mal à réaliser la chose. Je crois que je ne l'avais jamais vu aussi heureuse.Il ne nous a pas oubliées... Je ne veux pas de ses richesses ou de ses terres, je veux simplement être reconnue et dans quelques heures, ce souhait va devenir réalité. Je ne tiens plus en place.

Pendant 24 heures, je me suis préparée à la fête qui signerait un nouveau tournant de ma vie. J'ai répété je ne sais combien de fois toutes les règles de bonnes manières que j'ai apprise, j'ai envisagé tous les scénarios possibles pour aborder au mieux mes demi-frères et sœurs. Je ne me fais pas d'illusions, ils doivent m'en vouloir. Je suis une enfant illégitime après tout. Ils ignoraient probablement jusqu'à mon existence. Et de nulle part, voilà que je vais m'approprier le droit qu'ils attendaient depuis si longtemps. Enfin... Nous verrons bien sur place. Demain, des domestiques chargés de nous emmener à la demeure de père viendront nous chercher. N'ayant jamais quitté la forêt de notre vie, mère et moi aurons bien besoin de ces guides. Il paraîtrait qu'il y aurait des loups qui roderaient à certains endroits en plus : mieux vaut les éviter!


14 août 1725




Un massacre. Non. Le mot ne convenait pas pour le spectacle qui s'offrait à la servante. Il s'agissait plutôt d'une boucherie. Des cadavres par dizaines étaient dissimulés sous la table. Elle venait de trébucher sur le bras de l'un d'eux. Pourtant, presque pas de traces de sang. Comme si ce liquide pourpre avait disparu en même temps que leur âme s'en était allée de leur enveloppe charnelle. Les yeux des victimes étaient tous révulsés de terreur pure, comme si on avait voulu immortaliser l'instant de leur mort en le gravant sur leur visage. Sur certains, on pouvait voir que des membres étaient brisés, sans doute avaient-ils tenté de se débattre. Paniquée, son esprit lui hurlait de sortir de cette pièce. Cependant, sa terreur avait paralysé son corps. Seuls ses yeux bougeaient encore, comme pour chercher une échappatoire aux atrocités dont ils furent témoins. Un moyen de changer le passé. De chasser cette vision cauchemardesque au plus vite. Mais au plus ils exploraient ce qui s'offraient à eux, moins la jeune fille ne parvenait à détourner le regard. C'était un cercle vicieux dans lequel elle était piégée. Il a fallu qu'un autre domestique, lui aussi en permission la veille, arrive sur les lieux pour qu'elle retrouve la faculté de penser de manière rationnelle. Il lui a fallu des mois pour récupérer la faculté de parler. 

Sous cette table, se trouvaient les corps sans vie de son maître et de son épouse. Le premier était ardu à reconnaître... il était littéralement carbonisé, comme si on l'avait brûlé vif. Son corps ressemblait à un squelette entouré de chair noire. La seconde semblait avoir vécu une mort plus douce. Elle n'avait pas de blessures à proprement parlé et aucune tache de sang sur elle. Peut-être une crise cardiaque en assistant à ce massacre. Près d'eux se trouvaient leurs enfants qui avaient tous atteint la trentaine, ainsi que leur petit-enfants. Les uns semblaient avoir été étranglés jusqu'à ce que leur nuque se brise, les autres ont été privé de leur langue et se sont étouffés dans leur propre sang. Un peu plus loin, 7 domestiques avec lesquels elle travaillait pas moins de quelques jours auparavant.  Eux non plus n'avait pas de trace de sang. Des camarades avec lesquels elle avait grandi. Vu leur bouche ouverte et la salive qui en était sortie, on avait dû les tuer d'un coup extrêmement violent dans le ventre. La jeune femme pleura de peur et d'effroi. Elle tentait d'articuler ou même de crier mais rien ne sortait. Il n'y avait  pas de mots pour décrire ce qu'elle voyait.

Alors elle continua de regarder, malgré elle. En bout de table, se trouvait une dame ravissante aux cheveux blonds qu'elle n'avait jamais vue auparavant. Hormis un teint blanc cadavérique, elle était d'une beauté à couper le souffle. Ses yeux bleus avaient perdu toute lueur de vie. Son visage semblait désespéré, déçu, comme si elle avait failli à quelque chose avant de mourir. La domestique eut un pincement au cœur et pleura de plus belle. Comment pouvait-on s'en prendre à des enfants et à une femme si ravissante? C'est inhumain!

Elle apprit plus tard que cette femme était elle aussi une enfant de son maître. Une enfant cachée dont la mère était une maîtresse de son maître. La première d'entre elles paraît-il. C'était à se demander comment cette enfant avait pu être cachée pendant plusieurs décennies... Un autre mystère dans cette tragédie : la bague du maître ne fut jamais retrouvée quand bien même ils furent des dizaines à la rechercher. Chose curieuse vu que personne ne réclama jamais les droits de succession non plus...

Après la tragédie, le manoir fut abandonné. En effet, face à ce crime inexpliqué, plusieurs rumeurs circulaient dans les environs. Certaines disant que quiconque y pénètrait, se voyait subir le même sort que la famille maudite. D'autres que le chef de famille avait autrefois pactisé avec une créature démoniaque pour arriver au rang auquel il se trouvait, et que cette dernière était venue récupérer son dû, à savoir son sang et son prestige. Parfois, on disait même que l'esprit de la mystérieuse enfant illégitime, était resté dans cette demeure pour tenter les voyageurs imprudents à s'y aventurer. Que des rumeurs en somme, mais les rumeurs ne viennent jamais de nulle part... tous ceux qui se sont rendus dans cet endroit, sans exception, n'en sont jamais revenus vivants. Ils ont soit disparu sans laisser de trace, soit été retrouvés en morceaux dans le village.

Ainsi, les mois passèrent, suivis des années, puis des décennies...



1830


Le temps s'écoule à une vitesse bien singulière. Tantôt, vous ne le sentez pas filer, tantôt il vous pèse sur les épaules. Au fond, le temps ne représente jamais que le changement qui s'opère sur le monde. Mais il est relatif à son percepteur. lorsque vous vous endormez profondément par une nuit glaciale de décembre, la nuit vous semble durer moins de quelques secondes. Et pourtant, ce sont bien plusieurs heures qui se sont écoulées. Que se passerait-il à votre avis si vous dormiez longtemps, plus longtemps que la durée d'une longue vie. Plus d'un siècle plongée dans les bras de Morphée? A votre réveil, vous distinguez une pièce inconnue mais charmante qui ressemble à la vôtre. Votre esprit est embrumé par ce qui vous a semblé être un long sommeil. Vous ne vous rappelez même plus de ce que vous avez fait la veille d'ailleurs. Tout semble flou, baigné dans l'obscurité. Même cette chambre vous semble particulièrement sombre. Les volets sont tous fermés. Ou du moins vous le pensez. Il vous est après tout ardu de discerner quoi que ce soit dans cette pénombre. Quoique, votre vision commence à s'y habituer doucement mais sûrement. Le reste de votre corps par contre semble comme paralysé. Vous êtes comme clouée au lit. Après quelques vaines tentatives, vous vous faites une raison et vous restez couchée, à regardez le plafond et les meubles autour de vous.

Le temps vous semble long, interminable. Au loin, vous entendez une horloge faire son travail. Lorsqu'elle sonne midi ou minuit, vous vous dites qu'un autre jour vient de s'écouler. Il est peut-être temps de se lever à présent. Étonnamment, vous arrivez désormais à bouger. Comme toute noble dame, vous allez de prime contempler votre reflet dans un miroir. Hormis quelques brins de cheveux en bataille, rien de particulier à première vue. Votre visage semble même encore plus radieux qu'auparavant.  En particulier vos yeux... ils ont quelque chose d’envoûtant, comme un océan abyssale dans lequel on plongerait pour ne jamais en sortir. Vous êtes vêtue d'une robe baroque digne des plus nobles ladies de l'époque victorienne. Vous êtes d'une beauté qui aurait mérité d'être immortalisée par Léonardo Da Vinci.




Malheureusement, vous vous êtes réveillée après sa mort. C'est pour cela que j'ai remédié ce problème par mes propres moyens il y a de cela plus de 100 ans aujourd'hui. Voici en effet plus d'un siècle que j'attends votre réveil, belle au bois dormant. Que j'attends de pouvoir exploiter l'oeuvre immortelle que j'ai déclarée mienne. Ah, ma chère Béatrice... la qualité de vos circuits magiques n'a d'égale que celle de votre beauté et de votre innocence. Vous comprendrez surement pourquoi j'ai anéanti ces chiens ce soir là. Il n'y a que moi qui ne peut compter à vos yeux. Je vous avouerai un jour avoir éprouvé un infime remord lorsque je me suis attaqué à votre mère. Une femme charmante dont vous avez hérité les traits à la perfection mais qui a succombé... contrairement à vous. Surement devait-elle être épuisée après sa tentative de vous protéger pour ne pas supporter la même chose que vous.  J'ose espérer que vous ne serez pas tiraillée par la culpabilité dans ce cas. Vous valez mieux que ça. Même si vous l'ignorez encore. Remédions à ce manquement sans tarder. Nous n'avons plus de temps à perdre après tout. Des parasites rodent aux alentours.


1830

Tandis qu'elle se regardait dans un miroir, une jeune femme se posait mille-et-une questions. Comment était-elle arrivée ici? Où se trouvait-elle? Qu'était-il arrivé la veille? Pourquoi son corps lui semblait si étrange? Elle ne voyait rien d'anormal pourtant...

*Clap clap clap*

Un applaudissement se fit entendre derrière elle, à moins d'un mètre. Surprise, elle tenta de se retourner, mais contre toute attente, elle échoua. L’origine de ce bruit avait saisi fermement son épaule et son menton. Elle ne pouvait que regarder le miroir devant elle. 


"Je suis impressionné. Vraiment. Vous êtes la première magus sur laquelle je tente l'expérience. Je vous avoue que j'avais mes doutes sachant que vous n'êtes que la deuxième de votre lignée. Mais à présent, je ne regrette pas mon choix. Vous m'avez prouvé que vous valiez mon temps en vous réveillant de votre sommeil."


Il s'agissait d'un homme. Un homme d'environ 1m80 aux cheveux blonds. Il semblait porter une longue cape ébène de gentleman. Sa voix était empreinte d'un ton pervers. Comme si il prenait un malin plaisir à l'effrayer, à lui cacher son apparence. Il se délectait de sa peur comme il l'avait fait pour son sang auparavant. Il la renifla avant de chuchoter à quelques centimètres de sa nuque.


"Vous voyez, je suis très exigeant quant à ceux que j'honore de ma présence. D'une part, je valorise les femmes aux hommes; c'est une nécessité scénaristique vous comprenez. D'autre part, je n'aime pas les corps ordinaires quand bien même ils sont beaux. Or, quelle ne fut pas ma joie lorsque j'ai croisé votre chemin cette nuit là. Aaaaah... Vous remplissiez tous mes critères et sembliez si fragile et à la fois, si tentatrice, si raffinée. J'ai aussitôt pris ma décision."


Il toucha alors son cou avec un doigt ganté à un endroit bien particulier. Il posa alors ses dents, plutôt acérées, à cet endroit sans la mordre pour autant. Elle frissonna involontairement. Son corps se souvenait de cette sensation. Un sentiment d'impuissance aussi glacial que la Mort elle-même. 


"Que diable êtes-vous?"


La forme de vie qui se trouvait derrière elle afficha un large sourire. Si elle était apte à se retourner, elle verrait à quel point il représentait la folie à l'état pur.


"Zepia Eltnam Oberon, uno Apostolo della morte, signorina."


Elle déglutit nerveusement. Ses jambes tremblaient. Son visage devenait anormalement pâle, comme si son sang s'était glacé dans ses veines. Elle déglutit.


"Vous êtes donc là pour... me tuer, A-apôtre?"


L'Apôtre de la Mort ria sans aucune retenue. Ce son semblait démoniaque, aucun humain ne pourrait rire de cette manière. D'une façon aussi imposante et aussi terrifiante. Lentement, il ôta sa main de l'épaule de la belle et fit tourner sa tête vers lui. Il prit la peine de bien lever le menton de la jeune femme pour qu'elle le regarde attentivement dans les yeux pendant qu'il lui confirmait ce qu'elle n'aurait jamais voulu entendre.


"Pourquoi perdrais-je mon temps à tuer quelqu'un qui est déjà mort?"



1874



Quarante ans. Quarante ans qu'elle s'était réveillée en tant qu'Apôtre de la mort. Cent-quarante ans qu'elle avait péri en tant qu'humaine. Quelques fois, elle se demandait pourquoi elle s'amusait encore à compter les jours qui passaient, maintenant que le temps n'avait plus aucune emprise sur elle... Le responsable de son état était un magus de génie issu d'une famille de renom. Zepia Eltnam Oberon, un magus qui a transgressé les règles en devenant un véritable vampire. De ce fait, son objectif de départ en la mordant était de simplement boire son sang. Le sang de la fille d'un noble avec lequel il avait une fois fait affaire pour des métaux. Le sang d'une belle femme. Cependant, les choses ont pris une toute autre tournure. Si bien, qu'elle était devenue comme lui. Un être qui s'abreuve de sang. Un être craint de tous. Elle se souvenait encore de la première fois où elle avait bu au liquide pourpre. C'était le soir de leur deuxième rencontre dans le manoir de son père et grand-père. 

Car, oui, Zepia lui a communiqué la vérité concernant sa ressemblance avec sa mère. Dans sa jeunesse, son père avait eu une première maîtresse qu'il avait aimé plus que tout l'or du monde. Mais cette dernière mourut en donnant naissance à leur fille. Un rayon de soleil qui ressemblait trait pour trait à sa défunte mère. En grandissant, la ressemblance ne fit que s'accentuer. On aurait dit une copie conforme. Si bien que cet homme chagriné, un soir où il était ivre, vint rendre visite à son petit oiseau qu'il avait pris soin de cacher dans une cage. C'est ce soir là que le petit oiseau fut souillé. Et c'est aussi cette nuit là que l'être dont s'occupe désormais le magus Eltnam apparut. L'inceste était chose courante à l'époque, mais aucun enfant n'aurait tenu à en être victime. De même, la jeune Apôtre ne tenait pas à savoir que sa naissance n'était due qu'à un viol incestueux. Pourtant, elle l'a appris. Le mal était fait, il fallait aller de l'avant, pour sa mère qui s'était montrée si forte.

Pour en revenir à sa première victime... il s'agissait d'un prêtre envoyé par l'Eglise en éclaireur. Il y avait en effet eu des rumeurs comme quoi Zepia se dirigeait vers un petit village italien cette nuit là. Ce dernier ne prit évidemment aucun scrupule à neutraliser cette nuisance qui s'appretait à entrer lorsque nous sommes sortis de la villa. Cependant, il ne but pas son sang. Après l'avoir éventré avec sa propre main, il s'était simplement retourné vers la jeune femme en lui disant de pallier ses besoins. Elle avait dormi longtemps après tout, il fallait qu'elle prenne des forces. Bien sûr, elle s'y refusa. Comment aurait-elle pu faire une chose pareille? Et ce à un homme de foi qui plus est?! Alors l'Apôtre sourit et commença à torturer cet homme. Il ne lui laisserait pas le luxe de mourir tant que sa protégée n'aurait pas goûté à son sang. Cela a duré près de deux heures. Après quoi l'odeur du sang et les cris eurent raison de la volonté de Béatrice. Après cet acte barbare et inhumain, elle comprit qu'elle n'avait désormais plus sa place en ces lieux. Elle décida alors de suivre l'Apôtre en Egypte, malgré elle.

Quarante ans plus tard, elle se trouvait à travailler pour Atlas dans l'ombre. L'institution dont son mentor était le directeur. Elle voyageait beaucoup. Parfois pour faire les sales besognes de l'alchimiste, parfois pour voir du monde. Pour perfectionner sa magie, un des seuls héritages, avec sa bague et son bâton, de sa vie humaine, elle demandait directement conseil à son mentor. Celui-ci lui partageait son savoir avec plaisir. Après tout, selon lui, la fin du monde approchait. Il fallait donc devenir toujours plus fort, toujours plus puissant pour pouvoir le sauver.  C'es d'ailleurs pour cette raison qu'il était devenu un Apôtre. Toutefois, il avait une manière bien singulière pour lui apprendre de nouveaux sorts... Elle s'était déjà aperçue qu'il était cruel et sadique. Mais aussi calme et talentueux. Ce qui faisait de lui une créature particulièrement dangereuse. Et cet art de tuer, il voulait également la transmettre à sa protégée. Côtoyer une même personne pendant quatre décennies peut changer une personne. Ou plutôt, cela change irrémédiablement une personne. Si au début, le simple fait de mordre un criminel la révulsait, au fur et à mesure des années et de nombreux entretiens avec Zepia, elle commença à se faire une raison. A vrai dire, ôter la vie commençait à devenir un geste de routine, ce qui l'effrayait.

Un soir du mois dernier, son mentor lui rendit visite. Aussitôt qu'il était entré, il avait demandé à voir le dos de sa main. Bien évidemment, elle n'avait rien de particulier. Perplexe, Béatrice, qui commençait à le connaitre et à se familiariser avec ses manies et ses idées, lui demanda la raison de cette étrange question.
Ce dernier s'était contenté de secouer la tête en marmonnant quelque chose entre ses dents. Après quoi, il fit comme si de rien n'était et lui proposa de jouer aux échecs. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait plus déplacé des pions sur un échiquier. La dernière fois remontait à l'époque où sa mère était encore vivante. Contre toute attente, elle parvint à tenir tête à Zepia. Il ne manqua pas de lui faire savoir son talent d'ailleurs. Et encore plus bizarrement, ce compliment la flattait. Jamais elle n'aurait pensé supporter la compagnie de ce démon, encore moins l'apprécier. C'était décidé : elle devait s'éloigner de lui avant d'atteindre le point de non retour qu'elle savait proche.



1876


Mes pas avançaient sans destination précise. Je n'avais aucune idée d'où je voulais aller. Sur ma route, j'ai dû tuer quelques brigands pour subvenir à ma soif, même si je suis parvenue à m'en tenir au minimum, comme toujours. Sans vraiment m'en rendre compte, j'étais revenue vers ma terre natale pour y retrouver une part d'humanité que j'avais peut-être oubliée il y a quarante-deux ans. Après deux printemps à errer, je me retrouvais devant la forêt que j'avais appris à craindre autrefois. Et dire que je ne sortais pas sous prétexte qu'il y avait des loups. Il n'y a même pas un sanglier ici. Rien d'autres que des arbres et quelques rongeurs. C'est fou comme des mots et une imagination collective peuvent supplanter vos perceptions. Je suis restée un mois dans ma maison d'enfance jusqu'à ce que la solitude et l'ennui me pèsent. Occasionnellement, je visitais le manoir oublié de tous à cause du temps. Un autre jour, sur un coup de tête, j'avais décidé de visiter le village dont j'aurais dû devenir la responsable. C'est drôle parce que je ne l'avais jamais vu auparavant. C'était un jour de marché. Je m'attendais donc à voir de l'animation mais il n'en fut rien. En effet, la population était majoritairement âgée dans ce village. Très peu de jeunes y venaient. D'une part, parce que l'époque voulait que les villes prennent le dessus sur la campagne et d'autre part, parce que des rumeurs circulaient. Des rumeurs disant que quelque part près du village se trouvait une sorcière. Une sorcière qui tuait quiconque ne glorifiait pas son nom. Cette rumeur m'a interpellée. Parlaient-ils de ma défunte mère? Ou encore de Zepia avant mon réveil? Ainsi, j'ai mené ma petite enquête auprès des vétérans du village. Aucun ne voulait en parler. Aucun sauf une dame. En m'apercevant, elle m'avait aussitôt interpellée. Lorsque je me suis retournée vers elle, on aurait dit qu'elle venait de voir un fantôme. Ensuite, elle murmura plusieurs choses comme "impossible", "je l'ai vue ce jour-là". Enfin, elle me demanda mon nom et je lui répondis.

Après quoi, la vieille dame m'invita chez elle. Elle me raconta ce qu'elle avait vu dans sa jeunesse, lorsqu'elle travaillait comme domestique. Et là, j'ai compris. J'ai compris que le 13 août 1734, je n'avais pas seulement hérité d'un titre ou de circuits magiques, mais aussi d'une légende. La légende d'une sorcière d'or immortelle. La vérité s'était abattue sur moi aussi brutalement qu'un éclair. Depuis le début, je n'ai jamais été reconnue comme un être à part entière. Tout n'était qu'illusion. Plus jamais la vieille dame ne revit le portrait craché de celle qu'elle connaissait sous le nom de Béatrice première du nom après ce jour-là. Et à juste titre, ce n'était pas elle qu'elle avait revu mais un vague souvenir...
The Golden Witch
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Béatrice' s Tema
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Mar 31 Oct - 17:08

HISTOIRE (SUITE)




1897


Il avait souri. Rien d'autre, comme lors de leur premier face à face. Le jour où elle revint vers son mentor, nulle part ailleurs que dans son bureau à Atlas, ce dernier ne la réprimanda pas pour son départ soudain. Il lui avait simplement proposé de s'asseoir. On aurait dit qu'il ne l'avait plus vue depuis une semaine seulement. Pourtant, cela faisait vingt-trois ans qu'elle était partie. Elle avait tenté de prendre un nouveau départ, de mener une vie normale.


"Vous saviez que je reviendrais, pas vrai? Vous saviez que tout ce qui m'attendait n'était que souffrance et déception. Mais vous m'avez laissée partir en toute connaissance de cause."




Après un détour dans son village, la sorcière avait fini par s'installer à Venise, où elle travailla comme assistante de forgeron. Ses sorts étaient particulièrement pratiques pour réparer ce qu'il fallait. Bien sûr, elle ne les utilisait qu'à l'abri des regards. Ce quotidien lui convenait. Elle se contentait de récupérer des forces via des parasites à qui on devait bientôt appliquer la peine de mort de temps à autre, et travaillait honnêtement le reste du temps. Au fil des semaines, elle devenait même de plus en plus complice avec son employeur. Si bien qu'ils finirent par tomber amoureux. Un jour cependant, alors qu'ils songeaient au mariage, Menelik II, l'empereur éthiopien de l'époque, contesta le traité de Wuchale signé de sa main et de celle du comte Pietro Antonelli en 1889. L'amant de l'Apôtre de la mort s'était porté volontaire. Il partit donc se battre pendant un an.

Dans un premier temps, elle avait tenté de le dissuader. Voyant que cela ne changeait rien à sa résolution, elle demanda à l'accompagner. La réponse fut négative. On n'avait pas idée de laisser une femme délicate sur un champ de bataille... Il lui promit malgré tout de revenir, afin qu'ils concrétisent leurs projets d'avenir à commencer par l'épouser. Alors elle l'attendit. Mais il ne revint jamais. Elle savait que le jour viendrait où elle le perdrait, il n'était pas comme elle, mais elle n'accepta pas qu'on l'empêche de tenir la promesse qu'il lui avait faite, quand bien même c'était égoïste.

Elle lâcha un rire sinistre. Bien sûr qu'il savait. Un oiseau domestique ne survit pas bien longtemps en dehors de sa cage. Mais avant qu'il n'expérimente lui-même les rudes épreuves qui l'attendent, il voudra s'échapper un jour ou l'autre. Tout ce qu'il y a à faire dans ces cas là, c'est d'attendre qu'il revienne, cage ouverte. Et être prêt à réparer ses blessures. Car il sera blessé.


"Celui que j'aimais est mort. Mort dans la bataille d'Adoua l'année dernière sur le front. Les Ethiopiens n'ont eu aucune pitié, l'enjeu était une victoire finale sur l'Italie après tout. Mais, vous savez professeur, j'ai appris une chose lors de mon petit voyage. Grâce à cette histoire, j'ai appris comment haïr mon prochain comme moi-même. Lorsque j'ai appris le décès de mon amant, je me suis sentie faible, impuissante, mais je n'avais envie que d'une seule chose : faire payer ceux qui m'ont ôté ce qui m'était cher. La même rancœur viscérale que j'ai ressentie lorsque vous m'avez annoncé avoir tué ma mère en quelque sorte. Ainsi, la haine que je me vouais s'est retournée sur eux. Je me suis rendue là-bas et j'ai appliqué mon courroux. Le plus étrange dans toute cette histoire, c'est que je n'ai pas éprouvé le moindre remord. Car leur sang me semblait plus délicieux que ce que j'avais déjà pu déguster jusque là. Un sang que j'avais fait coulé de mes mains. Et surtout, je n'avais plus rien à perdre. Mais tout cela, vous l'aviez également prédit, n'est-ce pas?"


Il se contenta de secouer la tête d'un air amusé. Cette femme ne cessait de la surprendre. Elle s'adressait à lui d'une manière bien trop informelle et pourtant, cette idée ne semblait même pas lui effleurer l'esprit. Il se leva d'un air nonchalant et vint enlacer sa protégée.


"Tu as tort. Je n'avais pas prévu que tu résistes si longtemps à ta soif instinctive de sang. Je salue ta volonté pour avoir résisté durant toutes ces années."



Tandis qu'il recula, elle le fusilla du regard. Il jouait avec elle depuis le début.


"Mais je ne regrette pas d'avoir attendu si longtemps. Ce regard terrifiant me ferait presque peur. Malheureusement, je ne peux pas laisser mes étudiants prendre conscience de ta nature. Oh, je sais. Dernièrement, un groupe criminel sévit dans la ville voisine. Tu n'auras qu'à me montrer les fruits de ton périple sur place."


Elle haussa un sourcil mais ne l'interrompit pas. Ils poursuivirent même la discussion autour de quelques verres et d'un échiquier.

Pendant soixante ans, elle avait bu du sang pour survivre. Pour cela, elle s'en était prise à ceux que les normes sociétales qualifiaient de mauvais, par principe. Mais entre l'abattage pour se nourrir et la chasse, il n'y a qu'un pas. Un seul pas au-delà duquel on ne peut plus reculer, un peu comme Adam lorsqu'il a goûté au Mal pour la première fois. Un pas qu'elle avait franchi. Elle en avait assez d'être enfermée, assez d'être laissée toute seule, assez de ces jours qui se ressemblaient tous et ce depuis bien longtemps. Il suffisait d'un élément déclencheur. Peut-être était-ce pour cette raison qu'elle était partie, depuis le début : pour trouver cette étincelle. Cette étincelle qui la ferait sentir vivante.



1905

Un soir d'hiver, dans un luxueux hôtel londonien, un homme se dirigea vers une suite où on lui avait donné rendez-vous. La veille, il avait en effet fait la connaissance d'une charmante jeune femme dans le casino du bout de la rue. Normalement, il ne se permettrait pas de flirter avec une autre femme, il était marié après tout. Toutes ses pensées étaient destinées à cette mystérieuse inconnue. Après une soirée en sa compagnie autour d'un verre - peut-être deux? - elle lui avait donné rendez-vous dans la suite où elle logeait actuellement pour qu'ils apprennent à mieux se connaitre... Arrivé au bon étage, il toqua à la porte de la dite suite. Il lui fallut attendre cinq bonnes minutes avant d'entendre un "entrez". Surpris, il baissa la clinche et en effet, la porte n'était pas verrouillée. Il suivit l'ordre qu'on lui donna et entra dans la suite.

Premier détail qu'il remarqua : il faisait très sombre.  Il y avait toutefois une lueur dans la pièce principale. Il s'agissait d'un chandelier ordinaire. Sur un fauteuil en cuir qui lui tournait le dos se tenait celle qui occupait ses pensées. Il s'avança de sorte à pouvoir la contempler. Une française aux longs cheveux châtains et aux curieux yeux gris. Elle était plutôt petite mais ses formes étaient époustouflantes. Et surtout, elle avait un si beau sourire. En le voyant, elle se leva presque de manière automatique. Empressé de la serrer contre lui, le new yorkais se baissa et l'enlaça avec tendresse. Il renifla son doux parfum et lui caressa les cheveux tout en lui murmurant des mots tantôt doux, tantôt audacieux qu'elle lui rendait. Cela dura quelques minutes jusqu'à ce qu'une de ses mains n'abaisse sa robe. Il lui posa un délicat baiser sur sa nuque. Mais avant qu'il ne puisse achever ce qu'il avait commencé, il sentit une vive douleur à son bras. Son amante venait de le poignarder. Elle remua ensuite le couteau dans la plaie. Aussitôt, un cri de douleur bestial s'échappa de la bouche de cet homme d'affaire.


"QU'EST-CE QUE TU FOUS, SALE CHIENNE?!"


Elle ne répondit pas, et se contenta de le poignarder au ventre, avec plus de force cette fois. Il hurla de douleur, il perdait énormément de sang, il n'avait jamais eu aussi mal de toute sa vie. Enragé, et voulant se défendre, voulant rendre la pareille à celle qui le fit souffrir, voulant survivre, il lui ôta son couteau des mains. A cet instant précis, un claquement de doigts se fit entendre et les yeux de son agresseuse redevinrent plus vivants, mais l'agressé n'entendit et ne vit rien, n'écoutant plus que sa douleur et ne voyant plus que cette femme avec rage. Il leva le couteau pour le planter dans la cheville de son agresseuse. Ce fut alors à son tour de se tordre de douleur.


"AAAAAAAAH! NOON!! Stop... PITI- AAAAARGH!!


Mais le new yorkais ne s'arrêta pas là. Il répéta le même geste au même endroit à plusieurs reprises récoltant chaque fois un cri de désespoir et de souffrance pure. Avec sa jambe épargnée, la française le frappa de toute ses forces dans l'entrejambe pour reprendre le couteau et lui poignarder les genoux. Et ainsi de suite, la lutte était sanglante, chacun luttait pour sa survie et pour faire souffrir l'auteur de leurs douleurs respectives. A un certain moment, la perte de sang fut trop importante, ils perdirent tous les deux la force de se battre. Alors ils se regardaient avec haine en attendant la mort, rien ne surviendrait de toute façon, la suite occupait tout l'étage et était parfaitement isolée. Alors que le calme revenait, ils entendirent un applaudissement derrière eux dans l'obscurité.




*Clap clap clap*

Tous deux se retournèrent tant bien que mal vers la source de ce bruit. Comment pouvait-il y avoir quelqu'un d'autre en ces lieux?! L'homme d'affaire avait verrouillé la porte en arrivant et la femme ne se rappelait pas avoir déverrouillé sa porte. Pourtant sur le sofa, à deux mètres d'eux, se trouvait une femme aux yeux bleus aussi perçants que ceux d'un aigle. Sa posture était noble et gracieuse, elle semblait comme venir d'un autre temps. Elle était vêtue d'un costume noir et d'une jupe rouge chics, et portait une rose rouge dans sa chevelure attachée dans un chignon tressé. Une bague dorée entourait son majeur gauche. On aurait presque dit une princesse. Pourtant un détail la faisait plutôt passer pour un démon à leurs yeux. Son visage. Sur son visage, une expression faciale terrifiante. Son sourire s'étendait presque jusqu'à ses oreilles et laissait entrevoir des canines plus grandes que la moyenne. Son regard luisait d'une malice et d'un sadisme terrifiant. 


"Aloooors? Avez-vous apprécié ce petit numéro d'hypnose? Madame était un sujet qui ne manquait pas de piquant je dois dire, KYAHAHAHA!"


Son rire semblait sortir tout droit des Enfers. Un seul mot leur venait à l'esprit pour décrire l'être qui se trouvait en face d'eux : une véritable sorcière.


"C'était magnifique, splendide! Vous avez joué le jeu comme je l'avais prévu sans vous demander une seule fois ce qui a engendré ce massacre. Vous avez continuer à vous entre-tuer, vous avez laissé libre cours à vos pulsions comme des bêtes sauvages, oh non, excusez-moi, même des loups affamés n'agiraient pas de la sorte. Les humains sont vraiment pitoyables, mais je dois avouer qu'ils ne manquent jamais de me divertir, hé hé hé hé, HA HA HA!"


Elle se leva en tenant une étrange canne noire surmontée d'une tête d'aigle dorée et piétina le genou du new yorkais avec cette dernière. Ce dernier ne put s'empêcher d'hurler malgré ses forces devenues moindres. Comme une bête sur le point de mourir qui attend la fin ou plutôt qui supplie qu'on l'achève. Plutôt coriace pour lutter de cette manière alors qu'on empeste l'alcool. Elle s'attarda ensuite sur la jeune femme.


"Alors? Quel effet cela fait-il de poignarder l'objet de vos envies de votre plein gré, hmm? Vous pouvez me remercier, c'est grâce à moi que vous vous êtes croisés hier. Vous savez, les lettres... hu hu hu. Vous n'éprouvez pas de regret, pas vrai? Recevoir de l'affection d'un homme marié alors que vous venez de vous engager la semaine dernière, pour ensuite mourir à ses côtés, avant même que vous ne passiez une première nuit ensemble, ce n'est pas un regret, pas vraaaaaai??? Vous vouliez qu'il vous apprenne les plaisirs que peut ressentir une femme, pas vraaaaaai? Kuhihihihyahahahahaha!!"


La jeune femme lui jeta toute la haine qu'elle avait dans ses yeux gris après avoir toussé et craché du sang. Elle s'en voulait, bien sûr qu'elle regrettait sa folie mais elle n'avait fait que se défendre. Elle avait repris conscience au moment où il l'a agressée, qu'en pouvait-elle? Elle aimait sincèrement cet homme. Mais elle avait voulu se préserver. Survivre.


"Ne te fous pas de nous, c'est de ta faute si nous en sommes arrivés là. LA TIENNE, SORCIERE!!"


Elle était à bout de souffle, c'était même un miracle qu'elle ait pu crier de la sorte.Mais elle resterait en vie le temps de maudire ce monstre. Discrètement, elle tenta de saisir le chandelier qui se trouvait derrière elle pendant que la blonde fermait les yeux.


"Hmph.... *gloussement*gloussement*gloussement* .... Kuhahahahahaha. Wahahahahahaha!!"


 
La sorcière releva la tête et plaça un bras sous sa poitrine tandis qu'elle riait à en pleurer. Les deux amants ne savaient pas comment réagir. Elle reposa son regard sur la femme. Elle ne daigna même pas de l'empêcher de saisir ce chandelier. Mais soudain, son rire se stoppa net.


"Ne parle pas, humaine!!"


Avec un mélange d'amusement et de colère sur son visage, elle fit apparaître deux pieux qui lévitaient dans les airs comme par magie. Ces derniers étaient pointés dans la direction des deux agresseurs. Elle les fit abattre sur les genoux de cette femme. Cette douleur était insupportable, si bien que malgré sa volonté, elle lâcha le chandelier.


"Finissons en rapidement, j'en ai assez de cette farce. Mourrez."


Elle fit apparaître deux autres pieux et claqua ensuite des doigts. Aussitôt, l'une des armes transperça la tête de l'homme et l'autre, le cœur de la femme. Leurs corps tombèrent mollement sur le tapis. Le silence revint alors dans ce salon. L'Apôtre soupira. Ces deux humains lui avaient offert un bon spectacle mais ils avaient répété la même erreur que les autres. Pourquoi tenter de s'en prendre à un être qui les dépasse ? C'est absurde. Elle quitta ensuite les lieux de la même manière qu'elle y était entrée à savoir par la serrure en se transformant en papillon doré. Elle les a laissé ainsi sans même boire une seule goutte de leur sang. Son méfait de la soirée était achevé. Elle devait trouver un nouveau scénario et de nouveaux cobayes pour se divertir.


1918


Il y a des fleurs qui après avoir fleuri une seule fois d'un éclat inégalable se fanent. Il y en a d'autres, plus ordinaires, qui au contraire reviennent chaque année. Les monocarpiques et les polycarpiques. Tout du moins, selon les registres scientifiques actuels. Il se trouve que j'ai trouvé une fleur qui fait exception. Qui, après avoir fleuri pour la première fois, ne s'est jamais fanée une seule fois. Il s'agit d'une rose d'or. Une rose aux épines changeantes. Tantôt acérées, tantôt empoisonnées, tantôt brûlantes, tantôt glacées, elles ne cessent de défier le concevable.

Il y a de cela quatre ans, une guerre, dont la violence et l'échelle ont touché le globe entier, moi compris, a éclaté en Europe. L'endroit qu'on appelle actuellement l'Autriche-Hongrie. Très vite, d'autres pays d'autres continents se sont mêlés au conflit. D'autres états ont même engendré d'autres désastres tout aussi grotesque. Mais ces derniers étaient loin d'égaler la boucherie nommée "La première guerre mondiale". J'ai ouï dire que plusieurs individus comme nous se sont rendus directement sur le terrain pour profiter de l'occasion. Il n'y a pas à dire, ce n'est pas le sang frais qui manquait sur place. Ou les moyens de se défouler un peu. J'en connais une qui ne s'est pas privée. Oh, pas pour boire les restes ou massacrer quelques soldats égarés, non non non. Dans les lettres qu'elle m'envoyait de temps à autre, elle me contait ses nouvelles découvertes. Quelle farceuse, je vous jure. Parfois, elle s'amusait à faire croire aux humains des illusions plus morbides les unes que les autres. Je m'en souviens d'une d'entre elles en particulier. Faire croire à un régiment de soldats que des minotaures les mangeaient jusqu'aux entrailles en commençant par la peau. Haha, j'en ris encore. Et dire que leurs cris ont alerté l'ennemi... finalement ils sont morts d'une balle dans le crâne. Remarquez, peut-être était-ce mieux pour eux. D'autres fois, elle semait la discorde au sein même des troupes. Un de ses classiques. Enfin... je parle d' "elle" mais je devrais plutôt dire "il". Une autre idée fabuleuse de sa part.

Lorsque la triple alliance a recruté des volontaires, les femmes étaient bien sûr tenues à rester en arrière en tant qu'infirmière. Cependant, Béato (elle déteste ce surnom que je lui ai donné) voulait expérimenter elle-même l'adrénaline et les souffrances de la guerre... dans le regard des autres bien évidemment. Après avoir raté l'occasion le siècle dernier, plus question de rester en retrait, vous comprenez bien. Je dois avouer que son patriotisme force le respect pour ne pas s'estomper au fil des siècles. Ainsi, elle s'est faite passée pour un jeune soldat fougueux du nom d'Antonio, du grec anthos qui signifie fleur, et s'est faite enrôlée dans l'armée italienne. On peut dire qu'elle est rancunière ou qu'elle n'oublie pas facilement pour aller jusqu'à cacher son sexe mais, au fond, je sais pertinemment que c'est pour passer le temps qu'elle a pris cette décision. Elle ne supporte pas l'ennui. Elle m'a avoué un jour que c'était probablement une des seules choses capables de la tuer avec une black key ou quelqu'un de plus fort qu'elle. Pas comme si il existait beaucoup d'êtres capables de la tuer sur cette terre. Ce n'est pas une Apôtre particulièrement "puissante" dans le sens physique du terme, au contraire. Elle est demeurée une fleur délicate et raffinée depuis le premier jour où je l'ai aperçue. Néanmoins, sa magie et son imagination font d'elle quelqu'un que je qualifierais de... terrifiant. C'est le mot, en effet. Il faut dire qu'en plus de circuits de grandes qualités, d'un talent inné et d'un enseignement mené par mes soins pendant ces longues années, elle varie les plaisirs.

Selon sa dernière lettre, je suis censée la revoir passer en face de mon bureau demain matin. Il me tarde de voir quelles épines le bourgeon que j'entretiens avec soin depuis si longtemps s'est muni. Une épine de guerrière... hé hé hé, cela peut s'avérer utile pour plus tard.


1934




Le 20 ème siècle me plaît décidément beaucoup. On n'a pas le temps de s'ennuyer! Un jour, vous vous retrouvez dans les tranchées, le lendemain dans une expédition pour le Japon. Lorsque l'Armistice fut déclarée en 1918, je suis revenue auprès de mon mentor pour perfectionner mes découvertes et les adapter en sortilèges. Je suis assez satisfaite du résultat, héhéhé. Tout de même, quel heureux hasard que je trouve mes affinités premières dans la métallurgie et les énergies démoniaques. C'est fou tout ce qu'on peut faire avec. Toujours est-il qu'il y a plusieurs mois, j'ai reçu une lettre adressée à "Antonio". Dans cette lettre venant de l'armée italienne, il était mention que le chancelier allemand actuel préparait une expédition au Japon et qu'il avait besoin de main d'oeuvre pour mener son projet à bien. Etant donné le talent militaire du soldat Antonio, il a donc été sollicité pour faire partie du gigantesque régime qui devait se rendre sur les lieux. A la tête de ce groupe devait se trouver un homme venu de Roumanie. Un certain Prestone. 

Ayant eu connaissance de l'attrait du Führer pour le mysticisme par l'intermédiaire de mon mentor, je lui ai fait part de la nouvelle. Ce dernier semblait d'abord surpris mais son étonnement a vite cédé place à de la curiosité et de l'amusement. Il m'a ensuite invitée à écouter une histoire. L'histoire d'un calice dans lequel le sang du Christ aurait été versé. Un calice capable d'exaucer n'importe quel vœu. Je me demandais pourquoi il me contait ce qu'était le Graal, j'avais un minimum de culture tout de même. Mais très vite, l'histoire prit une autre tournure. Celle de 3 familles de magi mineures qui ont tenté de reproduire cette coupe miraculeuse par thaumaturgie. Apparemment, les choses auraient mal tourné : ça a tourné en guerre qui s'est répétée 60 ans plus tard pour ainsi dire. 

Cependant, sans règles pour gérer cette bataille, les dégâts ont pris une ampleur que les organisateurs n'avaient pas envisagée. Ainsi, ils ont ajouté un "cadre" : une guerre où 7 magi invoquent chacun un familier correspondant à un esprit héroïque pour s'entre tuer. Ces 7 magi sont dotés de 3 marques symbolisant leur participation et leur autorité sur leur familier. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il y a 60 ans, Zepia m'avait demandé si je n'avais pas les sceaux requis pour participer à ce conflit.

Enfin, le gagnant gagne la coupe et ainsi l'opportunité de voir son souhait devenir réalité. D'un coup, je comprenais mieux ce qui poussait cet homme à demander une telle requête au régime nazi. Eux, ignorants, ne savaient rien du Graal créé par les Einzbern, les Makiri et les Tohsaka. C'était un mythe pour eux. Ainsi, il est parvenu à convaincre le Führer de lui mettre à sa disposition le gigantesque régime que le parfait soldat docile que j'avais créé vingt ans plus tôt avait rejoint. Je ne m'étais plus rendue au Japon depuis longtemps. Cela datait de l'époque où je voyageais pour le compte d'Atlas. Là-bas, à Fuyuki, se déroula la 3ème guerre du Graal au cours de laquelle Darnic est parvenu à mettre la main sur un fragment du Graal grâce à l'aide de ses soldats.

Néanmoins, ce qui devait arriver arriva, comme mon mentor et moi-même l'avions prévu. Le faux nazi n'était qu'un traître depuis le début, il n'avait jamais eu l'intention de travailler au nom du chancelier. Rien de très étonnant, avec ce fragment, il était fort à parier qu'il pourrait l'étudier pour créer un nouveau Graal. Pour garder le silence quant à sa trahison, il tua simplement tout le régiment, déposa sans doute le fragment quelque part sur le chemin du retour et revint faire un rapport au Führer selon lequel il était le seul survivant d'une catastrophe. De par ma nature d'Apôtre, j'ai feint la mort mettant ainsi officiellement un terme à l'existence d'Antonio, le soldat efféminé. J'avais appris des choses bien intéressantes à Fuyuki. Choses que je n'ai pas manqué de partager avec Zepia la semaine dernière. Nous avons tous les deux convenu de classer ces informations comme strictement confidentielles. Elles nous serviront peut-être un jour qui sait?


1984


J'avais remarqué quelque chose à mon retour du Japon. A chaque fois que je me mêlais à une guerre, à grande échelle ou non, entre simples humains ou entre magi, je trouvais toujours de quoi me divertir. Les possibilités ne manquaient pas pour m'amuser. J'ai donc commencé à porter un regard plus attentif sur l'art de la guerre, très intéressant à étudier. C'est alors que moins de dix ans après son expédition où j'ai laissé mourir Antonio, la Seconde guerre mondiale éclata. Ce qui n'a pas manqué de faire rire mon mentor et moi-même. Les êtres humains sont vraiment aveugles et dociles pour laisser un fou comme cet allemand les guider. Le prétexte cette fois était de rétablir une certaine pureté : la race arienne, en l’occurrence les individus aux cheveux blonds et aux yeux bleus. Pour le coup, je ne suis pas la cause de ces atrocités même si les coïncidences le portent à croire. Si cela avait été le cas, en temps normal, je me serais sentie flattée, je l'avoue.

Mais, j'ignore pourquoi, cet homme me répugnait. Ce n'était rien de plus qu'un raté qui criait fort. Sans parler qu'un magus d'un clan en disgrâce est parvenu à le duper. Au début, j'avais quelques espoirs en lui, c'est vrai, sa méthode de combustion spontanée m'a beaucoup inspirée. C'est l'une des nouveautés que je gardais en réserve pour mon professeur. Envieuse d'en découvrir plus, sans m'approcher trop près de ceux susceptibles de faire le lien entre mon véritable identité et celle qui me servait de couverture auparavant, cette fois, je me suis faite passée pour une infirmière du nom de Sofia. Pourquoi une infirmière? Parce que mon sujet d’expérience l'exigeait. Je cherchais en effet à un moyen pour redonner vie à un individu sans devoir le faire devenir un Apôtre. Cette possibilité m'obnubilait. Faire revivre un défunt pour ensuite le tuer à nouveau devant un être cher, encore et encore jusqu'à ce que l'ennui survienne. Quelle idée charmante. Pour concrétiser cela, j'avais donc besoin de corps mortellement blessé. Ainsi est née Sofia. 

Toutefois, les choses ont pris une tournure pour le moins... inattendue. Après une bataille, je soignais quelques soldats si j'étais surveillée, j'en achevais d'autres si j'étais seule. Un soir, je me suis aventurée sur un champ de bataille déserté depuis 36h. Pour éviter les mines, je m'étais transformée en papillon. Je voulais commencer mes expériences. Et là, parmi des gravats, dans une tranchée, j'ai entendu un bruit. Un bruit très faible aussi inaudible qu'un soupir. Il s'agissait d'un officier anglais. Mal en point mais qui avait miraculeusement survécu. Cet homme était pris au piège entre des mines dissimulées autour de lui et une jambe cassée d'autre part. Comme un oiseau perché sur un arbre qui a une aile blessée. Il portait une croix à son cou qu'il tenait en main en murmurant des prières. Un croyant anglican. Je ricanais mentalement en me disant qu'il ressemblait trait pour trait aux prêtres de l'Eglise que j'ai déjà eu l'occasion de rencontrer, qu'il priait pour sa vie. Mais tandis que je m'approchais, j'ai réalisé qu'il n'en était rien. Cet homme racontait son existence, il avait accepté son sort et tâchait de survivre par lui-même. Il était reconnaissant envers la vie qui lui avait été octroyée. J'étais intriguée. Sur un coup de tête, et par curiosité, je me suis donc montrée à lui. Kyahahahahaha!! Qu'elle ne fut pas sa surprise lorsque le papillon d'or qui volait autour de lui s'est transformé en femme. Il pensait halluciner. Alors je l'ai soigné parce qu'il m'amusait et que je n'avais plus vu d'humain aussi mignon depuis longtemps. 

La suite m'a d'autant plus surprise. Je n'ai même pas eu besoin de lui effacer la mémoire, de l'hypnotiser ou de le tuer. Il niait tout simplement mon existence. Alors, je l'ai pris comme un défi. Je voulais faire comprendre à cet humain que la sorcière d'or existait bel et bien, en enchaînant miracles et désastres. Rien à faire, il cherchait continuellement une explication rationnelle. C'était étrange pour un homme de foi d'être aussi rationnel mais, cela me plaisait. Au fil de ce petit jeu que nous avions entamé, j'ai fini par l'aimer. Lui en revanche me haïssait au départ, vu les horreurs dont j'étais la source. Malgré tout, au fil des semaines, des mois, des années, il a commencé à me supporter pour enfin s'habituer à moi. Cela l'effrayait au fond, j'en suis persuadée. Contrairement à mon premier amour, il savait ce que j'étais et m'avait acceptée ainsi.

On peut dire que j'ai sincèrement aimé cet homme. Il me proposait de laisser mon passé derrière moi pour recommencer tout à zéro à ses côtés, pour voir ce qu'était vraiment vivre normalement. Il m'a rabattu les oreilles je ne sais combien de fois. Mais je lui ai toujours répondu la même chose : j'ai commis bien trop de péchés pour que je puisse me repentir de chacun. Comment demander le pardon pour toutes mes fautes alors que j'en ai oublié au moins une bonne moitié? Son monde n'était pas le mien. Sans parler que je n'étais pas prête de changer. J'avais atteint un point de non retour, il me fallait du sang. Néanmoins, il est vrai que au plus le temps passait, au plus je perdais mon inspiration. Nous vivions ainsi dans une illusion éphémère qui prendrait fin tôt ou tard, une sorte de rêve éveillé. Malheureusement, cette fin arriva bien plus tôt que je ne l'aurais souhaitée... Il est mort des suites d'une maladie. Je ne suis pas parvenue à le sauver à temps car, à ce moment là, je me trouvais en Egypte pour une visite de routine et lui en Suisse, où nous avions décidé de loger. *gloussement* Pas comme si un sort de soin ou deux l'aurait rendu immortel de toute manière. Je me suis alors faite une raison. Ressusciter quelqu'un sans altérer sa nature relevait du miracle. Un être humain ne vit qu'une fois. Ainsi ai-je rangé un dossier inachevé pour la première fois de mon existence.


2004




Lors de la 4ème guerre du Graal, ma protégée n'était pas apte à prendre part aux conflits. Elle venait de perdre son époux après tout... Bon débarras. On pourrait se demander pourquoi elle n'a pas choisi de porter son enfant afin de garder une trace de lui mais la réponse parait simple quand on y réfléchit. Elle ne voulait pas qu'un enfant subisse une vie comme la sienne. La seule raison qui l'a faite hésiter était de garder une trace de cet homme sur terre. Cependant, même si elle l'avait voulu, la nature l'en aurait empêchée de toute façon, haha. Contrairement à elle et moi, elle et lui étaient différents.

Par la suite, son amertume envers le genre humain n'a fait que s'amplifier. A vrai dire, je pensais que la mort de cet homme la pousserait à vouloir le retrouver, qu'elle participerait à cette guerre du Graal dans ce but. Mais non. Au lieu de faire son deuil, elle a repris ses bonnes vieilles habitudes avec d'autant plus d'implication. Quelle étrange créature cette Béatrice. Mais quelle beauté lorsqu'elle détruit tout espoir dans les yeux de ses victimes, aaaaaah... Pour me surprendre après trois siècles, je crois vraiment avoir bien choisi ma cible ce soir-là. Toujours est-il que je vais bientôt devoir agir. J'ignore si je me manifesterai dans dix ou cinquante ans mais je sens le moment propice approcher. Le moment où je garantirai le Salut de l'Humanité.


2015


Kyoto. La capitale culturelle du Japon. Plutôt tentante à visiter. Surtout si un vieux camarade se trouve sur place. En particulier si ce camarade a préparé un jeu particulièrement intéressant avec un miracle à la clé. D'autant plus dans une époque où le monde ne croit plus en rien ni personne. C'est probablement ce qui a poussé Béatrice à se joindre à la fête. Malheureusement, pour elle qui n'a d'autres souhaits que de s'amuser et qu'on reconnaisse son existence, cette guerre était futile. Le calice ne l'a d'ailleurs pas choisie pour devenir Master. Toutefois, les règles sont faites pour être contournées. Il avait suffi de couper le bras d'un Master déjà sur place et de transférer les 3 sceaux sur son corps. Pour un soucis de discrétion, elle choisit sa cuisse. Une fois sur place, tant qu'elle concourrait pour le Graal, elle avait carte blanche. A condition de respecter une condition: l'Apôtre de la mort qui l'a transformée, l'ancêtre de la famille Eltnam et directeur d'Atlas, institution clé de l'Association avec Big Ben et la Mer d'Estray, qu'elle appelait tout simplement Zepia avait été clair : ne pas se montrer aux membres d'Atlas. Par exemple, une jeune Master japonaise de l'institution était déjà sur place. Grand bien lui fasse : elle n'aurait pas à croiser la sorcière d'or. Ou pas de manière directe en tout cas. A présent, la tradition demandait à ce qu'elle invoque un Servant mais elle voulait d'abord découvrir cette ville par elle-même. Il y avait de nombreux individus avec lesquels elle devait "discuter" dans les environs. A commencer par le civil qui venait de la voir effectuer le transfert. On dit que la curiosité a tué le chat mais nul ne précise comment il est mort. De peur? De douleur? De perte de sang? Éviscération? Combustion? Il fallait peut-être éclaircir ce mystère... Décidément le prétexte de devoir tuer un témoin lui plaisait beaucoup. Tout dans ce jeu lui plaisait. Il lui tardait d'y jouer sérieusement.



A PROPOS DE VOUS


Âge : huhuhu, ce n'est pas une question que l'on pose à une femme
Expérience RP : 4 ans
Les animes/jeux Fate que vous connaissez : Tous
Comment avez-vous connu le forum ? Qc
Quelque chose à ajouter ? : Trick or treat?
The Golden Witch
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Béatrice' s Tema
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Ven 17 Nov - 4:00
Hi

Tadadaaah !
Donc ! Faisons les choses dans l'ordre très chère beato :

Caractéristiques :
STR : D
END : C
AGI : B
MAG : B
LCK : C

Petit up en luck (il en faut quand même pour etre devenu Dead Apostle parmi ta famille plus que les autres et avoir eu une vie sans croiser le moindre Exécuteur digne de ce nom). En revanche, son niveau magique est loin d'être exceptionnel au vu de son âge, et elle s'y est au final très peu penché même si la qualité des circuits a permi sa transformation. Toutefois, celle-ci est loin d'être tenue en haute estime.
Techniquement l'histoire même aurait mérité un rang C en magie d'ailleurs, mais vu la puissance de tes sorts, alors soit.

Pfff

Mystic Code :

Il y en a en trop, les DA magi ont seulement un Mystic Code. Atlas ou pas.
Panic

Citation :
Type : surnatural
Description : des humains vampirisés ayant les talents de mages.
Capacité(s) de classe : Ghoulish Blood, Element Mastery (3 éléments max)
Sorts / Pouvoirs : Mystic Eyes of Charm ou Enchantement et 10 sorts (peut avoir 1 seul pouvoir rang E contre 2 sorts, +1 rang au pouvoir contre 1 sort en moins), Alchimiste (si 2 éléments maîtrisés, si mage avant la transformation,  contre 4 sorts)
Équipement (optionnel, 3 objets max) : armure, MC (1 max), 1 arme (+ 1 arme contre 1 sort)

Bien, les spells à présent :
Sogno eterno (Rêve éternel) [Démoniaque - Malédiction - Rang D] : 

Malédiction de rang D normal, utilisable sur ceux qui savent pas comment se défendre des attaques magiques de type conditions d'état. La base.
Devil

Mirago sinistro (Mirage sinistre) [Démoniaque - Malédiction - Rang C] :

N'ayant pas d'absolu selon la résistance magique de la personne même, l'idée serait d'un malus de rang C (du coup) contre lequel s'opposerais la résistance magique de la cible pour la diminuer par le temps.
Sur un non-magus, it's raping time.
On part la-dessus ?


Urlo del Minautoro (Hurlement du Minotaure) [Démoniaque - Soutien - Rang B]:  

Basique. Simple. Parce que ca marche.
Yeah

Palo di purgatorio (l'empalement du purgatoire) [Démoniaque - Offensif - Rang A] : 


Alors vu la nature du truc, cela ferait apparaître techniquement des pieux de rang E en terme de dégats, de visée et de résistance, mais cela provoquerais une liste de 5 attaque maximum à répartir en deux actions (le rang du spell) sur les cibles de ton choix.
En gros, une multi-attaque. Et oui les dégats et co sont assez faible, le nombre est ce qui rend cette attaque dangereuse (surtout si tu vise la même personne)
Lalala

Inferno [Feu - Offensif - Rang C] : 

Dégats de rang D si l'autre traverse les flammes, ou C si les flammes atteignent le centre.
Histoire d'encourager les gens a pas rester au milieu (ce qui fait qu'ils se protègeront moins bien)


Stregoneria dorata (Sorcellerie dorée) [Feu - Offensif - Rang B] :

Pareil que pour les empalement, mais avec 4 (un rang en moins)
osef

Torri gemelle (tours jumelles) [Métal - Offensif - Rang A] : 

Un sort dure deux actions. Au vu de l'équilibrage de tes sorts ci-dessus du pal et des papillons, a toi de vois si tu veux garder le spell tel quel du coup.
PS : vu la taille des lances, a moins que celle-ci soit propulsé a vitesse grand-mère, ca fait pas du rang E ca XD
><

Héphaïstos Scudo (le bouclier d’Héphaïstos) [Métal - Défensif - Rang A] : 

Protection a répartir comme pour les papillons et le pal ; je reprendrais toutefois le calcul que tu avais mit pour le papillon :
5 boucliers offrent une protection de rang A
4 boucliers offrent une protection de rang B
3 boucliers offrent une protection de rang C 
2 p boucliers offrent une protection de rang D
1 boucliers offrent une protection de rang E
Lalala

Pouvoirs.
Mystic eyes of Enchantement [Rang A] :

Je n'ai rien contre les Mystic Eyes. Leurs rangs sont relativement puissant, mais bon.

Metamorphoseon [Rang E - Actif] :
Choc
La déjà plus.
Transformation en papillon doré qui prend une action gratuire et uen autre pour normal.
Faiblesse niveau de détection
résistance a la lumière
Alors. Je n'ai rien contre la transfo. En revanche, comme ce magnifique pouvoir ne change en rien ta nature, tu peux oublier la résistance à la lumière.
Quand au niveau de détection, ton pouvoir étant rang E, tout ce qui est D et au-dessus passe pour te détecter. Tu n'as pas de brouilleur magique non plus.
Va pour l'action gratuite pour te transformer (je l'aurai plus fait en action normal, mais je laisse le rouge juger pour ca)



La suite a présent.

Physique :
On visualise bien le personnage, bien que cela soit du noble avec du noble habillé en noble saupoudrée de noble XD ><

Caractère : C'est triste que tu ne ressuscites pas les morts. Ouiiiiiiiiin Ca me va.

Histoire :

*clap clap clap*
je me sens comme Zepia. Une histoire un peu dur a suivre en terme de qui fait la narration quand (peut-etre devrais-tu donner une indication en mode journal, vu que j'ai cet impression). Même si le fait de faire intervenir Zepia directement me dérange quelque peu , je reconnais que sa présentation à ton égard est stylé.

En revanche -et cela est dommage-, on ne ressens pas cette résistance envers sa nature. Quand elle finit par céder à ses instincts vampirique, j'étais parti du principe que cela était deja le cas, je trouve cela amplement dommage de voir que … bah au final, l'annonce chamboule pas plus que ca.
osef

A part cela, rien a redire sur la trame de ton personnage. L'explication du pourquoi du comment est fluide, et sa relation avec son « maître » est intéressante. Ses relations amoureuses la rendent également très humaine... En revanche, un dead Apostle ne peut techniquement pas avoir d'enfant, leurs corps étant mû par le sang (sauf les cas particuliers tels que Primate Murder ou Altrouge, du a leurs natures). Autrement Roa s'en donnerait a cœur joie.
Mouhaha

Bonne implantation dans la trame du forum, rien a redire la-dessus (meme si le contraire m'aurait étonné XD).

Voili voilou. Allez, bonne chance capitaine ! Yatta
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Sam 18 Nov - 13:38
Alors alors, tout d'abord merci pour ce passage complet.

Pour les MC, j'en avais fait des objets (sauf le principal) et j'ai changé par la suite par oubli sans doute, mea culpa  ><

pour la MAG, elle est familière avec la magie depuis la petite enfance, c'est juste qu'elle s'y est mise sérieusement à la fin de l'adolescence. Ce qui lui permet de très vite intégrer théorie et pratique c'est justement ses circuits, c'est la raison pour laquelle Zepia s'y est intéressé en premier lieu. Et c'est avec lui (pas n'importe qui niveau thaumaturgie) qu'elle s'est perfectionnée pendant presque 300 ans. C'est plus que quelques jours nécessaires à Shiro dans ubw Siffle Sa magie est ce qui fait l'histoire du personnage justement. ^^' C'est aussi pour cette raison que je lui ai attribué une STR et une END relativement basse comparé aux autres DA : car sa magie suffisait à se défendre. Je comprends néanmoins ton point de vue et je l'entends. Le rouge tranchera mais je l'adapte comme tu me l'as dit pour l'instant.

Pour les sorts, c'est adapté.

Pour le pouvoir, là il y à dire.

Je partais dans l'optique d'un pouvoir rp qui permettait par exemple d'espionner, créer des situations "amusantes" (Devil) via la métamorphose en un simple papillon. Le cas échéant - et j'en avais parlé avec Bryn - une fois papillon elle ne pourrait pas incanter et aurait les faiblesses d'un papillon (un enfant de 3 ans pourrait salement l'amocher). Or, ici, tu me dis qu'en plus des propriétés morphologiques du papillon elle garderait celle de DA. Mon but avec ce pouvoir n'est pas consacré en combat, c'est un pouvoir rp de base c'est pour cela que j'ai estimé cela faisable en 1 action gratuite étant donné que c'est une transformation/pouvoir spontané. Donc là, je pars sur deux principes différents :

-soit je garde le pouvoir tel quel Hein
-soit j'annule le "brouilleur" et la résistance en soleil, auquel cas, vu qu'il ne transforme pas ma nature, je peux incanter et j'ai la même résistance que si j'étais en DA Lalala

Histoire < j'ai mis les dates en couleur selon le narrateur afin que cela soit plus aisé à suivre et j'ai supprimé la phrase sur la fausse couche (je savais que c'était impossible mais je pensais que vu que les organes sont encore là comme en être humain, le processus peut s'initier et ensuite foirer, j'ai appris quelque chose du coup).

Concernant sa résistance envers sa nature, c'est volontaire. Je m'explique. Elle a tenté au début de résister, pendant des années. Cependant, en des décennies, elle a changé malgré elle (notamment en raison de sa principale fréquentation) et lorsqu'elle a craqué et bien elle n'en ressort pas choquée ou dégoûtée vu que c'est devenu "normal" à ses yeux. C'est un premier décalage entre la norme à laquelle, nous lecteurs sommes habitués, et ce qu'est devenue la sienne.


Voilà voilà, à vous les studios.
The Golden Witch
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Béatrice' s Tema
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Mar 21 Nov - 17:49
Bien, second passage donc!

Pour les MC, nice.

Pour la MAG: L'exemple de shirou est pas bon, celui-ci a des circuits magiques de merdes, il est juste très lié a son origine et son Reality marble XD. Dans ton cas je visualise réellement le niveau magique de Rin, mais en plus vieille et formée par Zepia -qui lui-même se situerais au niveau magique de Kayneth, c'est surtout qu'il manipule l'Etherlite qui est exceptionnel-. Et Atlas est plus des chercheurs que des puissants mages, cas que l'on retrouve a Big Ben ou la Mer d'Estray.

osef

Après vu que ton personnage s'est fort peu battu, ses compétences physiques ne me surprennent pas.


Spells: noth else to say.

Pouvoir:

Alors le pouvoir est un peu plus compliqué.

Un pouvoir a beau etre un effet particulier, dans le cas d'un Dead Apostle cela est généralement lié à son Reality Marble. dans ton cas, ce pouvoir sort un peu comme un lapin d'un chapeau et modifie ton corps.

En soit, cela ne change cependant pas ta nature, juste ton apparence, et j'insiste sur ce point. Tu peux te nerf sous ta nouvelle apparence (le pouvoir n'est que rang E après tout et je vois mal ta forme de papillusion soulever un humain par la carotide '^'), mais pas te buff, ce qui est vraiment le cas du fait de sortir au soleil.
Un fait qui change le fait même que tu sois Dead Apostle. C'est du changement de RACE la.

En soit, et comme tu prend une action libre, soyons honnête: un papillon ne serait pas abimé par un enfant de 3 ans , et certainement pas toi. Avec un pouvoir de rang E tu surpasse très nettement, en revanche, les capas de camouflages inhérents de plusieurs autres rangs, en plus de te retirer une principale faiblesse. Et d'avoir une fausse faiblesse, parce que soyons honnetes, en une action libre seul un servant peut t'éclater dans ses mains si son agi est suffisemment haute.

le fait que tu ne puisse pas incanter, vu que l'incantation est lié à la parole et qu'un papillon ne parle techniquement pas, me semble tout à fait logique. C'est une faiblesse décente vu que tu demandes:

une apparence différente et beaucoup plus pratique
un camouflage léger
(si on reste la-dessus) une résistance a ta faiblesse

pour du rang E. ce truc est supérieur au Shapeshift limite XD. Surtout que incanter implique que tu canalise de la magie et donc cela s'opposerais au concept même de ta transformation que tu peux changer en une action libre et qui a pour but d'être furtif, c'est ce que j'appelle une "fausse faiblesse":/

Soyons honnête: a ce stade Shapeshift en vaut même plus la peine. Dans l'état actuel, ton pouvoir est trop puissant même en prenant en compte le fait que ce soit un pouvoir rp :/ (et vu que tu es Master le rp est une chose, les faits en seront une autre)
Choc

Histoire: techniquement le changement peut se faire néanmoins pas dans ce sens. Un vampire pourrait, en transformant son sang en sperme ou tout du moins en lui donnant les mêmes propriétés, féconder une humaine (et le résultat a de fortes chances d'être une mixed blood en toute logique)
UNE c'est tout de suite plus compliqué.

Pour l'opposition avec la nature de Dead Apostle, je comprend un peu mieux, même si c'ets pas forcément pratique .

+1 pour les dates cependant on visualise mieux. Yeah



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Mer 22 Nov - 0:56
Bon bon, comme ton Metamorphoseon entraîne beucoup de discussions, je viens donner mon avis sur cela après avoir tout lu à ce sujet ici et ailleurs. En soit vous avez tous les deux des arguments la complexité étant de le doser par rapport à Shapeshift alors qu'il n'est pas le même. Il ne faut pas oublier que Shapeshift permet au détenteur d'utiliser un bon nombre de ses capacités comme ses sorts et ses stats (dans le cas d'une forme appropriée bien entendu), là où ce pouvoir monophorme empêche cela.

Donc je proposerai ceci (donc ça reste discutable/ajustable pour certains points) Fight

  • Coûte une action normale. Il s'agit d'un pouvoir actif, son coût se doit d'être normal en combat. Les coûts sur des actions gratuites se font surtout sur des pouvoirs à plusieurs étapes, mais généralement la première reste une non-gratuite. Même si tu comptes t'en servi surtout hors combat, si jamais tu venais à le faire pour fuir ou autre raison, sans action cela serait très fort (action gratuite pour me transfo et 2 actions pour voler à toute vitesse pour m'en aller).
  • Pas d'incantation transformée (ça on est tous d'accord c'est logique).
  • Stats : on va le considérer comme rang E comme un familier mais seulement sur les caractéristiques AGI (ouais c'est un pouvoir t'es pas un papillon classique après tout, je vois pas d'inconvénient à ce que tu voles vite) et LCK. Les reste c'est non-mesurable étant comme tout papillon.
  • Détection : pour moi le pouvoir réduit la taille de Béa comme un Shapeshit change seulement l'apparence même à haut niveau. Mais il ne change pas la nature et la Mana. Le pouvoir aurait été plus haut rang j'aurai dis oui avec compensation ailleurs sur la transfo. Mais là c'est bas rang. Du coup pour moi elle reste détectable comme en taille normale sur le principe mais cela est plus dur car il faut chercher la petite bête. Du coup au lieu de lui donner une non-détectabilité au niveau de sa stat de MAG je dira plutôt faire un malus de rang E sur ceux qui l'approchent. Traduction : -1 rang à la détection.
  • Soleil : baaaaah pourquoi ne pas en faire un papillon de nuit, qui du coup peut se balader le jour mais pas trop parce que c'est pas son heure. Du coup tu te donnes des créneaux comme de 10h00 à 16h00 il y a trop de soleil et tu supportes pas sauf à l'ombre. Quelque chose dans le genre qui te donne plus de plages horaires que sous forme de DA mais pas trop.


Hmmm vala je pense avoir fait le tour de la chose, au besoin vous savez où me trouver pour en discuter Smile
Valkyrie hjärta
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Mer 22 Nov - 1:23
Personnellement, je n'ai aucune objection. C'est comme je l'imaginais en l'état (de même pour l'action normale vu que vous l'envisagez d'un point de vue combat j'accepte la chose). Concernant le Soleil et la détection, c'est ce que j'avais dit en soi, à savoir qu'elle résiste mieux au Soleil (mais loin d'être immunisée) et qu'elle est plus difficilement détectable car plus petite (ce que j'avais traduit par autre chose mais qui correspond d'avantage avec l'idée du rang -1). Tes propositions reflétant ce qu'on avait dit et l'optique que j'avais du pouvoir, je n'ai rien à redire Yay

Voilà pour ma part.
The Golden Witch
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Béatrice' s Tema
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Ven 24 Nov - 15:26
Bon. Checkons toussa.

Coûte une action normale.=> c'est un des détails qui faisait que les faiblesses n'en était pas (jveux dire, être un papillon capable de se transformer plus rapidement qu'un coup de tapette a mouche, c'est pas ce que j'appelle avoir une faiblesse). Donc ca me va plus déja.
C'est OK.

Stats : Rang E agi et luck. Reste de stats non-existante. Ca me va.

Détection :C'est ce que je soulignais en soit sur le coté "brouilleur", la version simplifié de un rang a la détection me va donc.

Soleil : bah basiquement ca lui donne quand même beaucoup de plage horaire, mais soit.
Cela étant, quand elle n'est plus à l'ombre, c'est un papillon grillé soyons clair.
Déja elle peut sortir, ce qui est bien.


Bien. Puisque cela a été éclaircit, je te donne ma première -urg- validation.


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Sam 25 Nov - 20:04
Revenons donc pour la passage final Fight

Stats > rien à redire même si pour les même raisons que Henry j'aurai mis C en magie. Cependant en creusant (mais avec plus de style que Nobu), on peut se dire que vu son mentor, elle a eu une instruction poussée donc soit. De même pour l'Agi assez haute, mais en creusant on voit que vu les guerres auxquelles elle a participé, elle a quand même forcément un atout sur le plan physique que les autres.

Sogno eterno > sur le principe rien à redire, par contre prend bien conscience que rang D, une illusion de ce type aura bien moins d'effet sur les 3/4 de mages.

Inferno > plutôt ingénieux et ne devrait pas fonctionner sur les persos qui sont morts brûlés vifs Pain

Le reste, que dire. Le personnage est bien décrit, tout comme l'histoire agréable à lire et très détaillée, riche en événement qui permettent de bien comprendre l'évolution du personnage. Le tout incluant très bien Zepia, Atlas, Prestone et la Guerre du Graal.

Personnage validé donc, tu me diras juste pour le sort au pire si tu veux en changer le rang. Amuse-vous Sorcière d'or Yay
Valkyrie hjärta
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