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Mar 15 Aoû - 15:53

Misery

Age : 275 ans en tant que DA
Nationalité : Britannique
Organisation : Clan de l'Artiste / Assimilé Yggdmillennia / Ancienne membre d'Atlas
Fonction : Créatrice de chaos



Kushia Micropylla

CARACTÉRISTIQUES

Type : Humanoïde
Classe : DA Magus
Alignement : Neutre mauvais

Statistiques :
STR : D
END : E
AGI : D
MAG : C
LCK : B



CAPACITÉ(S) DE CLASSE

Ghoulish blood [Rang B]
Element mastery [Rang B] : Élément démoniaque


EQUIPEMENT

The black voice, mobile fate director [Rang A]


Fabriqué pour moi, à ma demande. Il s'agit en apparence d'un téléphone au design rétro et étrange. On peut voir une petite tête de diable qui me plait énormément. Mais à part ses qualités esthétiques, l'objet cache de nombreux atouts. L'artisan, le créateur de cette merveille m'a affirmer qu'à l'intérieur était enregistré la voix d'un démon ancien, la voix du diable. C'est un téléphone je peux appeler une personne, si elle décroche elle ne va pas entendre ma voix, mais la voix de ce démon. C'est simple je parle et la personne entend la voix du diable. Une personne qui entend la Black voice est soumis à mon contrôle, son esprit est subordonné aux ordres donnés par la Black voice. Pour un humain sans potentiel magique c'est du gateau, pour un magus c'est plus difficile de briser ses défenses mentales. Black voice permet d'opérer à distance, suffit de connaitre le numéro de la personne à contacter.
Black voice permet de créer des agents dormants, des pions contrôlés à distance. Un mode jeu du télé-phone permet directement de prendre le contrôle de la victime et de la diriger comme un jeu vidéo. The Black voice permet de prendre contact avec un téléphone, mais avec les nouvelles technologie il est maintenant possible d'appeler un ordinateur, ou un poste de télévision, une radio même. Tant que le recepteur permet de diffuser du son, Black voice permet cet appel.

Il n'est pas obligatoire que l'on connaisse le numéro de téléphone, connaitre le nom de la personne, la voir et son téléphone va sonner, ou la prochaine télévision qu'elle va croiser va s'allumer. Il est aussi possible d'appeler directement l'objet et qu'un inconnu réponde aux ordres de Black voice. Black voice peut toucher simultanément plusieurs personnes, si plusieurs personnes sensibles à Black voice écoutent le message.

Pour un magus, Black voice est quasi inopérant. Au mieux Black voice pour un magus permet d'incliner un sentiment, faire naître une tentation, une avidité, une colère.


La Richesse des nations d'Adam Smith :
Mon livre de chevet.

SORTS


Charisma [Démoniaque - Malédiction - Rang B] :

Pour briller en société, pour que tout le monde vous remarque. Avec ce sort vous aurez le charisme d'un prince charmant, d'une impératrice ! La plèbe vous remarque et vous ne pouvez passer inaperçu. On a envie de vous connaitre, d'interagir avec vous de bien des façons.

Anti-Charisma [Démoniaque - Malédiction - Rang B] :

La victime de ce sort acquiers le charisme d’une huître, personne ne lui prêtera attention, personne n’aura envie de lui parler. Très pratique en société pour éviter qu’une personne ne brille autant que vous ! Et c’est aussi utile à lancer sur vous-même, pour passer inaperçu. En effet avec le charisme d’une huître qui se soucierait de votre présence ? On vous voit on sait que vous êtes là, mais on a aucune envie de vous adresser la parole, il y-aurait un porte-manteau à votre place ce serait la même chose.

Blood fake [Démoniaque - Soutien - Rang B] :

Procédé développé par quelques talents d'alchimie, ce sort permet de transformer la matière comestible et lui donner les propriétés nutritives qu'un DA à besoin pour survivre. Le résultat n'est pas très gouteux pour un DA qui se respecte, mais on peut avec ce processus combler un appétit et permettre une régé-nération du corps de vampire.

Gallery fake [Démoniaque - Invocation - Rang D] :

Permet la reproduction d'un objet non magique. Necessite un contact visuel avec l'objet à dupliquer. Ce procédé peut fonctionner avec les créations de Dark matter. Misery peut choisir un point, une localisation ou l'objet apparaitra. L'évocation de l'objet dure un temps équivalent à un sort de rang D.  

POUVOIRS

Dark Matter [Rang A - Actif] :

C'est ma marque de fabrique, la matière noire est un pouvoir qui fut magnifié par mon sang de vampire, spécialité du sceau de ma regrettée famille qui se répercuta en un don indispensable à ma nature. Au départ si le don ne se résumait qu'à une simple compréhension de la matière, tout cela changea bien rapidement avec l'expérimentation et le travail. Étude sur la matière, imagination d'une forme et matérialisation de celle ci en manipulant directement le mana source externe au corps, en mon envi-ronnement proche donc. La matière noire est une forme exacerbée et raffinée de ce que la communauté magus nomme Gradation Air. Procédure complexe mais déconsidéré au profit de l'utilisation d'un ren-forcement classique. La Matière noire permet Gradation Air poussé à un très haut niveau de possibilité. Tout est d'abord question d'imagination, penser la taille et la forme de la chose, puis la matérialisation. Condensation du mana extérieur pour créer la forme, une fois cela effectué, la forme est une forme, elle dispose d'une masse et d'une densité, d'un poids et bien sur celle ci est soumise sauf exception à la  gravité... Impossible de recréer une matière à composition précise, Matière noire sur ses bases correspond bien à Gradation Air. Concernant les amélioration il faut noter tout d'abord le phénomène de dissolution, une fois crée la forme perd progressivement de sa masse pour finalement disparaître complètement. Cette Matière noire repousse très fortement les effets de cette dissolution j'ai beaucoup travaillé à cet effet. Autre point fort, le paramétrage. La forme est constituée d'une matière "neutre et noire", mais ce n'est pas seulement une forme opaque et d'une taille plus ou moins grande. De nombreuses variantes peuvent être opérées par l'esprit lors de la manipulation. D'abord la taille, du simple dé à coudre à l'immense cube de 8 mètres de largeur et ou longueur. Le poids, très léger comme excessivement lourd. L'opacité, de la transparence absolu au noir le plus profond. Le noir reste un choix également, la forme peut être rouge, bleue... Une simple fantaisie. La forme peut adopter tout les caprices de création, de la pyramide à une statue ne négligeant aucun détail. La forme peut être creusée ou pleine, à architecture interne plus ou moins complexe, fragile ou résistante. Au niveau du toucher, la forme peut être douce, rugueuse ou encore collante, ect... Enfin elle peut adopter certaines caractéristiques rares, inflammable, élastique... La forme répond aux besoins de son créateur.

Par des années de pratique je peux modéler à mon désir la matière noire, mais comme c'est un élément très instable je peux axer sur ce coté. L'objet est détruit et cause une explosion d’énergie noire.  

=> Composition de la matière : Capacité à reconnaître les différents composant au sein d'un ensemble

=> Création de forme inanimée (Sacrifice de sang par création)

Définition des paramètres : Au bon vouloir
Durée d'évocation : 6 actions (peut être maintenu en échange d’un sacrifice de sang)
Forme/Architecture : Au bon vouloir (modifier sa forme une fois l'objet crée coutera une action et un sacrifice de sang )
Poids : 400 kg/taille de l'objet max (Un sacrifice de sang pour 20kg supplémentaires/taille de l'objet)
Taille : 1 m³ = 1 taille (Un sacrifice de sang par taille supplémentaire)
Couleur : Au choix
Résistance : Équivalente sort de rang A
Densité : Au choix
Opacité : Au choix
Propriété : Un sacrifice de sang supplémentaire/Taille

=> Création de forme inanimée instable (Dégâts rang B)

A quoi bon créer une forme inanimée instable ! Tout simplement pour son coté explosif, le procédé est le même que décrit précédemment. Le changement c'est que la forme ne tient qu'une action, après la matière se rompt, l'objet explose et affecte une zone qui dépend de la taille de l'objet crée. A noter que la forme peut exploser au moindre contact qui déstabilise la structure.

=> La Matière noire fonctionne en l'environnement visuel


Mystic eyes of Enchantment [Rang A - Actif]   :
Ce sont les yeux possédés par la plupart des vampires, capable d'un haut niveau d'hypnose.


PHYSIQUE


Au sommet de ma tour, au milieu d'une foule j'apparais en femme ennuyée. Comme si le temps avait réussi à me vaincre, comme si le temps avait érodé mon envie d'exister. Je suis une ombre curieuse qui hante sans cesse les bureaux ou les salons, la lecture peine à me surprendre, le sang synthétique à tou-jours ce gout médiocre en bouche. Presque vaincu par deux siècles et moi qui prétend vivre encore si longtemps, j'ai besoin de m'inventer, de voir le monde encore tourné ! Lents mais calculés, mes mou-vements donnent l'impression que je suis d'une douceur absolue, d'une majesté manifeste, pour moi il s'agit simplement d'apprécier ce temps qui s'écoule, de devenir comme lui. Bien souvent immobile et pensive, je n'apparais guère dangereuse, au mieux ma beauté vous ensorcelle, au pire mon manque de réactivité vous ennuie. Trop de calme et de silence m'ont façonnée, à croire que je ne dois pas bouger de peur à bouleverser mon monde. Souvent je porte les habits traditionnels de mon époque, non pour le besoin de différence mais bien pour signifier mon temps et mon origine. Jamais de surprise avec les tissus qui enveloppent mes chairs, toujours de la première qualité, toujours du classique. Je hais vrai-ment le besoin d’originalité, que ce soit de corps ou d'esprit je me refuse à presque tout les changements de mode, ma force est de demeurer au même point observant les autres qui naissent et meurent. Du noir, souvent du noir, symbole de deuil et de quiétude, quelque chose qui me sied et que je porte souvent donc. Le noir est agressif, il est la menace sourde, la couleur invincible qui ne peut être tachée de ces autres couleurs criantes et bâtardes.

Le visage est impérieux, jugeant de votre valeur, toujours à scruter l'âme mesurant de l'opportunité à éprouver d'un quelconque intérêt envers vous. Mes yeux, deux abysses de ténèbres éclairés par deux cercles pourpres, preuve de mon appartenance aux apôtres. Ma peau est évidemment blanche, le blanc et le froid d'un cadavre. Quoique la texture ne saurait s'apparenter au rugueux, d'apparence seulement, la douceur conviendrait mieux lorsque l'on ressent mon toucher. N'aimant point palabrer de ces détails, je pourrais ajouter à ce discours une liste de propriété neutre mais sans véritable poésie. Le calcul de mon poids, de ma taille et autres... On peut me qualifier de ni grande ni petite, quand au poids il est considéré en cette époque comme moyen, à voir si le futur me réserve une autre qualification. J'apparais légère et vaporeuse, un fantôme venue d'un autre temps. Toujours d'une tenue impeccable je ne céderais jamais à montrer ni exposer quoique ce soit, ce sont les derniers vestiges d'une éducation morale et humaine. De longs cheveux pourpres complètent l'image d'une jeune fille piégée par les abysses.

Il se dégage une aura animale de mon être, le regard ennuyé n'est qu'un piège pour les mortels assez fous pour juger un être sur son apparence. Immobile, comme un prédateur j'attends toujours l'occasion idéale pour surprendre. Je suis une fleur aux pétales attractifs, mais gare à mon esprit, gare à ma verve.


CARACTÈRE


Des années d'enquête pour mon article à paraitre au Times, je n'avais qu'un pseudonyme, la description d'une femme étrange. Quelques commentaires à son sujet, quelques descriptions médiocres. Pas de quoi briller... Maintenant que tout va s'écrire, je sais que rien ne sera publié. Comment connaitre Misery ? Comment arpenter une telle complexité juste en quelques lignes, forcément je patine, j'hésite... Je crains l'erreur, j'ai peur de mon style, comment Misery, comment te rendre justice ? Qui se cache derrière les Skulls and bones, qui est le treizième membre de Berzelius ? On dit qu'elle est la muse du libéralisme, la créatrice ! Tu es un esprit excentrique Misery, douée pour l'invention, adepte des mots qui surprennent. Misery tu aimes la proximité et ton petit plaisir c'est sans connaitre l'interlocuteur s'adresser à lui en toute familiarité. Misery, Misery, tu es cet être rayonnant malgré l’éphémère qui t'obsède. Convaincue de l'efficacité de ses effets tu souhaites l'intrigue, semer le doute. Ou alors rien n'est calculé, tout serait donc naturel. Difficile à croire pour ce monstre de la finance que tu incarnes, pour cette impératrice des cours boursières si crainte. Tu es la mère de la misère ! Maniérée, subtile et mystérieuse telle une femme du monde, une femme qui a désormais beaucoup de temps pour apprécier son règne. Capricieuse ma Misery, tu sembles disposer d'un large éventail d'habitudes et à ce sujet il ne serait guère prudent de te froisser sur certains points sensibles. Joyeuse et marquée d'un humour certain, ton sourire se casse bien vite devant un protocole mal exécuté ou un mot déplacé, de trop. On dit ta colère glacée, on dit que tu prends toujours du temps pour tes revanches, on dit que tu n'oublies jamais. Tu aimes la colère, elle te rappelle la vie et cette rage au coeur... Que recherches tu ma Misery ? Tu es la femme dont j'ai suivi l'ombre pendant tant d'années  et tu m'interdis encore au partage de tes secrets. New-York, Genève ou Tokyo, je t'en pris fait vite, je n'ai pas tout ce temps moi... Tu pourrais les avoir tous, tout ces hommes ayant l'audace de braver ton regard, la folie de briser la glace de ta solitude.  Mais le jeu de la séduction t’ennuie. Seule la stimulation de l'art ou d'un avis philosophique arrive à nourrir ton appétit. Pourquoi perdre une éternité en banalité, pourquoi Misery se focaliser sur le beau, pourquoi tu ne me regarde plus ! J'ai tant écrit pour toi, j'ai tant fait saigner l'encre de lignes magnifiant tes vertus ! Regarde moi ! Tu peux avoir l'argent, encore plus d'argent, mais tant de fois j'ai assisté à ton refus, à ton indifférence et tu t’ennuie si vite... Tu possèdes LA BANQUE, autour de toi gravite tant de spéculations, tant de secrets ne trouvant aucun échos. Beaucoup se brisent sur les rivages de tes intentions. Nombre ne connaissent pas ce que le nom Misery cache. Moi l'artiste, le journaliste et écrivain, je ne suis qu'un jalon de plus. Tu m'obsèdes, tu me tue... Et mon roman te déplait...

Misery tu n'aime guère mordre et je n'aurais donc point ce privilège.  Ils t'appellent la végétarienne et souvent ce sujet trouve prétexte de moquerie ou d'interrogation pour tes pairs. Pourquoi ne pas mordre ? Parce qu'il s'agit d'un acte animal et toi parée de manières si nobles ma Misery tu ne saurais être vaincue par instinct si vile. Vampire des cités, ma belle préfère sucer les fortunes, voir ramper l'homme devant le véritable objet de vitalité, l'argent. Briser, rendre fragile, casser... Pourrait-elle se résumer à cette image si fade, de cette simple mais puissante prêtresse du libéralisme ? De cette excentrique for-tunée qui aime donner forme à ces envies les plus folles. De cette femme détestant la souillure de la pauvreté, de cette femme qui se sent vivante seulement entourée du luxe et du pourpre. C'est un résumé fort peu convaincant...

Misery tu aimes le jeu, intéressez la par la promesse d'un ennui vaincu. Comme toute éternité, la vampire ne cherche qu'une seule chose, apporter une solution à une lassitude meurtrière. L'humanité est en ce sens une source inépuisable d'esprit intéressant à rencontrer, il y-a le poète, le curieux ou encore le scientifique. De quoi donner quelques temps forts à son éternité. Il y-a aussi moi Misery. Merveilleux que d'écouter ces corps éphémères, parler et vivre alors que leur propre corps se dégénère sans cesse, tu existes sans avoir une once de pensée pour ta propre mort. Vivre dans l'espoir d'ajouter une pierre à l'édifice de ce chaos nommé monde. Misery tu ris, Misery s'extase, Misery écoute...  Elle est mécène, muse, elle veut donner une chance aux esprits brillants, si elle est vampire des peuples sans doute pos-sède t-elle assez de retenue pour choisir quelques élus. Quelques étendards pour lui plaire, quelques âmes pour donner à l'humanité une excellente réputation. Qui pense aux errances de la mortalité devant un tableau de maître ? Tu es aussi créatrice, animée parfois d'une folle envie de construire, imaginer une forme, une couleur, un parfum... Nullement glacée, nullement dénuée de compassion, Misery tu sais parfois faire preuve d'humanité. Éloignée du modèle asocial vampire des millénaires précédent, Misery souhaite imposer une nouvelle ère. Un temps de liberté. Elle devine, elle est intelligente, sans doute arrivera t-elle à ses fins. Le temps ou enfin l'immortel saura reconquérir les chances offertes par la modernité. Ce que l'humain peut offrir de meilleur... Ce que je pouvais t'offrir...


A PROPOS DE VOUS


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Comment avez-vous connu le forum ? : Fin de la V2
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Mar 15 Aoû - 15:55

HISTOIRE (SUITE)



7 Janvier 2010

Karoline Vance avait parfaitement réussi sa carrière, à l'âge de 36 ans là voila membre du conseil d'administration de la Berzelius Bank, l'institution vampire d'un monde financier. Si seulement Karoline avait été avertie des dents longues de certains de ses homologues. Le siège à New York ressemblait pourtant à la banque imaginée en son esprit, une tour d'acier froide et impitoyable brisant le ciel. A l'intérieur il y avait ce luxe, l'or et le bleu roi, les couleurs de Berzelius s'affichaient avec cette apparence de noblesse. Le nom de Berzelius s'imposait alors en ce logo si épuré, l'image rappelait toute la simplicité et l'opacité d'une banque mondiale d'investissement. Nous étions avec Karoline Vance ceux dont le pari d'investir pouvait faire basculer des économies, notre absence de moralité n'avait alors aucune borne... C'était bien l'avis de Karoline Vance, la prometteuse ancienne collaboratrice du direc-teur de la BIRD avait tout pour réussir en cette tour déshumanisée. Nos mouvements financiers éro-daient les peuples, écrasaient les solidarités, nous étions des enfants joueurs d'un jeu dangereux, mais parfaitement légal. Karoline Vance était un siège en ce conseil des 13 membres du CA de Berzelius. Était-elle intriguée de constater à chaque réunion l'absence d'un membre, une chaise qui demeurait vide ? Comme la curiosité pouvait ronger l'esprit de cette femme d'affaire. Se retrouver chaque mercredi matin devant une chaise inoccupée faisait travailler futilement son cerveau. Comme l'humain pouvait parfois être dérangeant. Mais qui pouvait bien être le treizième membre de Berzelius ? Qui était cette mystérieuse européenne dont ses homologues ne connaissaient pas non plus l'ombre... On lui prêtait volontiers l'aura d'une vieille personne, si précieuse à Berzelius que la Banque lui aurait confiée une place d'honneur et à vie en son Conseil d'Administration. Mais le siège malgré le vide disposait d'un réel pouvoir de décision et quand la réunion était d'importance, un homme venait alors représenter notre treizième membre. Cet homme était britannique, vieillard élégant, chauve et lunettes rondes, l'image si stéréotypée du comptable ou d'économiste, Mister Malthus. Avec la discrétion qui demeurait mot d'ordre il prenait alors part aux votes, puis sans véritablement prévenir après quelques mots glissés au président de l'assemblée il quittait finalement la réunion.

"A quelle heure la vente aux enchères Malthus ? Attends moi ce soir à la salle Beveridge, nous devons parler du Grâal."

Message froissé et tombé de la poche de Malthus, une simple erreur d'inattention que jamais Karoline Vance ne révéla. Dans un silence de péché, la curiosité l'avait déjà emportée et celle qui croyait le monde sous ses griffes découvrit des mots à la portée étrange. Ce Grâal et cette vente aux enchères, tant de mystères... Mais cela ne pouvait que déplaire à son esprit si cartésien, que pouvait être ce Grâal, un nom pour cacher un contrat, une personnalité ? Elle ne pouvait faire l'impasse sur cette chance, assurée par sa stature, se croyant protégée en cette demeure d'acier Karoline Vance ne pouvait ignorer l'appel de cette curiosité. Minuit, cela faisait déjà quelques heures que miss Vance attendait alors dans le salon Galdrim. Son portable coupé, un livre de Hemingway pour patienter et la compagnie d'une cigarette pour exorciser la tension de cette soirée. Douze coups sonnèrent, finalement le 13ème membre n'allait point venir en cette nuit, vaincu par une fatigue avancée Karoline Vance dut admettre la nécessité d'abandonner. Mais alors que la conseillère ouvrait les portes de Beveridge, une vision d'un autre temps s'offrit à elle. Il y-avait cette silhouette impérieuse, cette jeune femme aux cheveux pourpres qui regardait la cité vivre aux couleurs de la nuit, ce n'était que moi. Habillée d'une autre époque, portant une robe noire souvenir du règne de Victoria. Je pouvais apparaitre jeune, petite princesse de cette tour glacée, reine invisible de ce monde sans humanité. Et enfin mon attention se porta sur la conseillère indésirable. Comment aborder la discussion ? Comment expliquer ma présence ? La jeune conseillère n'avait pourtant entendue aucune porte s'ouvrir, aucun accès ne semblait avoir échappé à sa vigilance. Plus important, si Karoline pensait trouver une vieillarde, la rencontre se faisait avec le visage d'une britannique à l'aube de l'âge adulte. Encore cette question qui trottait dans la tête, comment aborder l'instant ? Finalement, devant l'interdit de la jeune humaine, je pris la décision de commencer une phrase... J'en avais terriblement envie, c'était tentant.

"Ma chère amie, vous avez été d'une remarquable efficacité, trois trimestres à conquérir toutes ces parts de marché... Je me devais de vous remercier, satisfaire sans doute une curiosité trop pesante. Voila ! Alors belle conseillère, qu'en dites vous ?"

Un moment glaçant, une voix d'outre tombe, Karoline Vance ne pouvait ignorer l'étranglement qui saisissait sa gorge, la jeune fille lui faisait peur. Malgré les félicitations, malgré la mine souriante, Karoline ne pouvait s’empêcher à penser au piège, mais aussi à l'irrationalité de ce moment. Une per-sonne si jeune, un accoutrement si étrange, ce ne pouvait être qu'un songe. Et elle n'imaginait même pas encore la vérité... Devant-elle se trouvait le premier prédateur de l'homme.

"Vous êtes le treizième membre ?"

"Gagné ! C'est de l’esprit de déduction, c'est quelque chose Karoline d'assez rare ! Je vous attendais, Malthus à un mal fou pour faire croire qu'il puisse commettre erreur aussi grossière."

Je me moquais de l'humaine, tournait en dérision cette grande femme du monde si désarmée face à un secret plus que millénaire. Elle comprit alors la simple machination, la chute du message exécuté par Malthus lui même, la rencontre n'était point une surprise pour moi. Je sentais la conversation patiner, finalement l'humaine n'était point à la hauteur de sa découverte. Glacée et peureuse, je voyais bien son regard scruter le moindre trou pour saisir l'opportunité d'une fuite honteuse. Quel ennui finalement... Je soupirais de ce moment pitoyable.

"Vous comprenez enfin désormais... Malheureusement j'ai changé d'avis vous concernant, vous n'avez point l'étoffe d'une collaboratrice, surement pas ! Allez chère amie, remettez vous au travail, demain sera une nouvelle journée pour vous, vous et votre soucis d'amnésie."

Miss Vance devait être un outil encore utile quelques années, il n'y avait nul besoin à rompre son corps pour le moment. De toute manière j’abhorrais toute violence non véritablement justifiée. Ainsi la jeune femme croisa mon regard et le poids de tant de question finalement s'essouffla, l'esprit léger des doutes vaincu, miss Vance pu quitter la banque Berzelius sans dommages. Elle ne savait toujours pas qui était le treizième membre et elle n'aurait plus envie de le savoir. Finalement à demeurer au sommet de cette tour, je pensais à la futilité de mon acte, investir mon temps en cette préoccupation me paraissait alors stérile. Immédiatement je condamnais l'acte pourtant si nécessaire, cela faisait des décennies que je conduisais un empire, je ne pouvais me résoudre à l'abandonner en l'inaction. Ainsi parfois il m'in-combait ce genre de taches, cet ennui de conduire à l'oubli certains éléments trop curieux. Berzelius demeurait mon domaine incontesté, parmi les vampires je faisais loi dans le monde des finances, je contrôlais bien plus que de simples flux et peu comme ma personne saisissait l'importance de cette in-fluence. Dans le nouveau monde la considération de ce niveau s'avérait primordial, quiconque oubliait ce détail s'infligeait alors un handicap. Qui aurait pu prédire l'ascension d'une jeune et fragile britan-nique, de cette pauvre Misery accablée par le sort, prophétisée à sa naissance comme inutile, chose rampante et incapable ? Qui aurait pu me prédire ce destin, parti de rien à contrôler les cités ? Malory Price, magus d'une lignée non ancestrale dont l'héritage s'accompagnait d'une maladie foudroyante.

8 Mars 2010

Berzelius avait eu vent d'un secret intéressant, nous n'étions pas une banque versée dans le non lucratif et si nous étions expert en investissement, la banque officiait encore à son utilité d'origine. Conserver en toute sécurité les possessions de notre aimable clientèle. Nos coffres abritaient les fortunes, les oeuvres, des morceaux de papier... Cependant Berzelius Bank ne pouvait oublier l'autre monde. Et si nous avons souffert de timides commencements, notre proposition attira quelques intéressés. Si peu, là chose était bien nouvelle et cela suscitait tant de méfiance. Notre plus grand client reste Valery Fernand Vandelstam, mais récemment nous avons eu la surprise d'accueillir une autre célébrité, Merem Solomon. Ce dernier tentait l'aventure de déposer en notre banque quelques reliques mineures, des artefacts dont la valeur était usée à ses yeux. Mais jamais un collectionneur ne pouvait véritablement se séparer de ses pièces. Un contrat de dépôt passé en bonne et due forme, Berzelius était reconnue comme une prison inviolable. J'avais ajouté à un dispositif de sécurité drastique quelques accessoires thaumaturgiques et les connaissances en technologie d'un de mes amis, un génie d'Atlas. Merem Solomon pouvait alors être soulagé au sujet de la question légitime de sécurité. Et pour me remercier, pour tout paiement ce n'est point l'or qui me fut donné. Mais bien quelque chose d'insolite, une histoire qui intriguait mon esprit. L'événement de la guerre du Grâal, sans véritablement détailler son propos déjà Merem me laissait sur ma faim... Il me quittait sur tant de questions. La chose paraissait si absurde que je m'imaginais lésée par l'information à la valeur factice. Mais après quelques recherches, le puzzle ne collait que trop bien. Et si le mystère se dévoilait devant mes yeux, alors... Alors je me devais de profiter de cette situation. Car une interrogation demeurait, comment un tel événement prenant corps en une cité pouvait satisfaire à l'exigence de discrétion de notre monde ? L'information se partage comme un virus qui se propage, moi à New York je prenais enfin connaissance d'un événement plutôt célèbre à en juger par le taux de participation. Hé ! On n'avait point pensé à m'inviter, que cela pouvait paraître impoli, j'aurais du être beaucoup plus prudente car les guerres du Grâal laissaient bien entendu quelques traces évidentes de son passage dans notre économie. La relique se vendait plus chère...

Il s'agissait de la 7ème guerre...

Que faire de l'information ? Je ne voyais véritablement aucun bénéfice personnel à m'engager en une guerre dans l'optique de remporter la partie. Trop de paramètres entachaient les chances de succès, le simple nombre de guerres infructueuses suffisaient à décourager la moindre tentation. Il suffisait de laisser faire alors, oui mais voila, je possédais quelques objectifs personnels. Le premier et non des moindres se nommait OMG, car en secret comme je pouvais haïr le monde magus si fermé et blessant par sa communauté de magi. Officiellement je n'étais point membre de cette organisation fanatique, j'étais une amie, une alliée de monsieur D. Monsieur d'Atlas, un ami avec lequel j'ai partagé quelques sujets de recherche. Nous avions le même objectif, sans être un fanatique soldat de cette association, je me considérais comme membre d'honneur par l'intermédiaire de son Second. Vraiment cette guerre du Grâal c'était un point faible formidable ou toutes les attaques pouvaient être portées, bénéficiant de plus du chaos en couverture. Monsieur D. semblait intéressé par l'idée, sans véritablement participer mon but était de réaliser une spéculation simple, pour l'échec et la révélation. J'avais besoin à cette fin de capitaux, quoi de mieux que d’appâter des investisseurs fortunés en cette noble quête. Le Grâal pouvait constituer un placement très rentable pour celui qui en mettait le prix. Je me permettais d'interférer avec une institution mage, mais qu'importait leur avis, eux ils avaient déjà une certitude illusoire suffisante. Berzelius Bank avant toute OPA hostile devait établir un audit de ses capacités financières, si nous pouvions acheter mobiliser assez de fond pour faire trembler tout un marché, nous pouvions bien être capable d'investir une cité du Japon. Alors que débute nos enchères !

Au salon hautement sécurisé de Grimhald neuf écrans me faisaient face. Un simple avatar absurde représentait les personnes conviées, un pseudonyme qui empêchait toute tentative de deviner l'identité de mes illustres invités. Encore une magnifique réalisation de monsieur D. Des rois, des chefs d'Etat, des industriels, des banquiers... Il y-avait de tout... Les enchères garantissaient un total anonymat de ma part, Berzelius Bank n'étant même pas mentionné. Nous étions simplement un cercle d'anciens ou d'alliés des Skulls and Bones ou d'Oxford. Nous pouvions commencer alors. Cependant un écran prit la parole, contrevenant à toutes les formes de politesse.

"Le dispositif est exceptionnel Maître des Enchères, qu'avez vous à proposer ?"

"Je suis d'accord, l'objet que je propose est d'importance et quelque soit votre rang, votre nation ou votre objectif, je crois que cela ne peut que vous intéresser. A voir si vous pouvez en payer le prix. Je vous propose une unique pièce pour cette mise en enchère, quelque chose qui a suscité tant de fantasme. Ce soir, l'enchère porte sur le Grâal !"

Manifestement mes invités ne semblaient guère convaincus de cet objet... L'esprit cartésien d'un des membres fut si fort que son écran sombra dans le noir, dommage pour vous. Je me devais de leur don-ner des garantis, des explications.

"Les enchères seront un peu spéciales, il s'agira de financer une expédition pour obtenir le Grâal. Plus il y-aura d'argent, plus nos possibilités de victoire augmenteront. Le Grâal existe chers participants et ce n'est point qu'une coupe inutile, un trésor à seulement regarder. Le Grâal permet la formulation d'un unique vœu chers participants, vous aurez droit à un vœu, voila ce que je vous vend ce soir, un souhait. La vie éternelle, le pouvoir, l'influence, la vengeance, tout ce qui ne peut être totalement comblé par vos fortunes, je me ferais un devoir de vous le servir. Comme l'investissement est risqué je m'engage à vous rembourser une partie des pertes si l'expédition venait à échouer. Alors qu'en dites vous chers participants ? Quel prix donnez vous pour un souhait ? Les mises ce soir débutent à un milliard.

Tant de richesse et pourtant encore aussi cupide, la promesse d'un souhait avait réussi à raviver la flamme d'un espoir malsain. Souvent âgés chacune de ces personnes s'imaginaient alors détenteur d'un souhait, ah la vie éternelle ce cadeau offert par l'argent était désormais une possibilité. Et bien vite les sommes s'envolèrent, qu'importe le vainqueur ce soir j'allais obtenir un capital suffisant pour conquérir Misaki. Si la guerre avait lieu en un stade au moins j'aurais eu la facilité d'acheter le stade, là il m'incombait d'élaborer une stratégie pertinente. Ce sera le travail de Malthus, mon fidèle économiste... Mon but final n'était point d'user du capital au gain de la guerre, non je spéculais sur la chute d'une institution bien plus ancienne. L' Association ou l'Eglise savourez vos derniers moments de suprématie, bientôt la modernité va vous rattraper. Prêt à devenir passé ? Je vais prendre enfin une revanche née il y-a deux siècles, je vous ferai regretter d'avoir crée Misery !

Je vais achever mon œuvre d'art, le règne de ma pensée libérale.

***

Automne 1622, une chose née, une chose fragile qui braillait, une chose rouge et inutile. Petit enfant né sous le signe de l'infortune, tu es brisée à la naissance. Une maladie rare envahit ton corps, une maladie qui donne à tes os la faiblesse du verre... Misery, la douleur ne te quittera jamais. J'ai l'amour d'une mère et très vite je me rend compte de la déception d'un père. Mais que peut faire ce magus paralysé, incapable du moindre mouvement sans encourir le risque de se briser. Un corps souillé par la fragilité et bien trop sans valeur pour accepter l'insertion du sceau magique. Un échec premier et malgré mes fabuleuses dispositions pour la magie le corps parlait pour mon esprit, car à la moindre maladresse mes os cassaient, mon corps devenait plaie. Un autre héritier pour pallier à ce début peu encourageant ? Bien sur telle était la solution la plus acceptable pour cette famille de magi de trois générations seulement. L'avenir brillant de notre nom commençait à se faire une place à l'Association, notre travail sur la projection et la matière intriguait beaucoup les grands savants. A Atlas notre famille commençait à se construire une place dans l'élite, un élément visionnaire de l'institution. Nous étions spécialiste de Gradation Air, procédure complexe de matérialisation, cela était souvent déconsidéré au profit de la simplicité née, le renforcement de la matière. Nous étions avant tout des alchimistes. A quoi bon créer une épée soumis à une existence éphémère si l'on peut en moins de temps renforcer une épée déjà existante. Repousser la dissolution de la matière, faire de ce pouvoir un signe de notre puissance voila le crédo de notre famille. Et avec l'évincement de mon héritage qui se préparait à cause de ma condition, on me condamnait définitivement à une vie de misère. J'avais la poésie pour me consoler, littérature pour apaiser mon âme et guérir mes plaies. Mais impossible, impossible de ne pas voir le mépris pour ce corps... Misère.

L'autre... Cet autre enfant qui braillait, ce frère qui avait gagné ma haine dès la naissance, ce dernier n'avait point la maladie, il n'avait pas cette faiblesse... La lecture m'apprenait la tolérance et commandait l'ouverture de l'esprit, cependant l'esprit devenait vicié. Lire la morale d'une existence éthique et je pensais à la justice de Caïn. Lui il avait droit au regard fier, lui, il allait pouvoir poursuivre les re-cherches. On m'interdisait l'enseignement malgré mes prédispositions, mais qu'importe car je n'avais aucune conscience de ce monde si fabuleux. Lui avait bien le droit à cette révélation, lui avait bien ce droit... Aurait-il pu trouver la solution à la dissolution, aurait-il pu porter brillamment le flambeau de notre nom ? Toutes ces considérations importaient peu pour moi, la souffrance incarnée n'avait pas à s'occuper de magie, voila le privilège de l'héritier.

Quelle plaie ce genre de souvenir, me fallait-il songer à cela à chaque fois que l'idée de revanche m'apparaissait ? Après combien de temps allait-on pouvoir m'accorder la quiétude sur ces sujets de sang. Il m'incombait de régler mes problèmes avec le passé, une bonne fois pour toute. Je n'en voulais point à mère et ce père si froid et haineux n'était-il point après le tout le résultat d'une volonté de réussite ? A l'Association, à Atlas si l'on est rien, si l'on a point de nom il faut alors prouver le talent. Pauvre père poussé au succès qu'il devenait obséder par cette faiblesse de la matière. Comment la résoudre, comment résoudre la dissolution ? Il était plus mort que vivant, des journées à hanter un laboratoire, des nuits à poursuivre le travail... Il en oubliait alors mon frère et son enseignement. Moi je ne l'oubliais pas... Si je m'amusais avec l'âge de ce déclin, trouvant à mon existence le seul plaisir que de contempler la misère des autres. Souvent immobile, je pouvais passer des journées à le voir échauffer son esprit et s'accabler lui même de sa propre médiocrité. Une revanche ? Non pas vraiment... Le frère n'oubliait pas son devoir, lui il hantait ma vision et maintenant mes souvenirs. Caïn, comme ton geste m'apparait en évidence. Il ne semblait point avoir l'étoffe d'un magus, ce n'était qu'un raté à mes yeux. Vraisemblablement je n'étais pas le seul handicap de cette famille, si je pouvais au moins apporter le remède à la maladie, Misère. Au moins dans sa conception aléatoire de la vie la nature en échange d'un corps meurtris, elle m'avait donnée un esprit aiguisé. Jamais je n'eus l'audace de me penser génie, je laissais soin aux autres de donner ce genre d'avis. Malheureusement je ne connus nulle célébrité en ma misérable existence humaine.

Il était temps, la haine avait grandie en mon coeur. C'était une journée d'hiver et nous étions encore enfants. La glace disposait d'une structure si fragile, verser un peu de thé brulant à sa surface et vous obtenez une faiblesse. Laissez alors le temps aux molécules de se séparer, laissez le temps à mon frère de vouloir apprécier quelques minutes à patiner. Un lac gelé pour cercueil, car la glace se fissura bien entendue à son passage... La main tendue, les yeux implorant mon secoure, je demeurais alors fragile, je demeurais si lente... Moment de panique, moment ou le souffle s’arrêtait je prenais alors conscience de mon meurtre, j'avais honte, j'avais peur. J'étais coupable. Je chutais alors en chemin, main tendue vers l'avant repoussant la douleur de mon fémur brisé, je n'avais point réussie à sauver un frère, une victime. Misère. Ma première mort...

J'avais alors tout ce que je voulais... Je me trouvais être l'héritière, encore jeune il était temps de me former... Il était temps de me donner le sceau. Tout ça pour la magie, ce noir secret si dévorant, j'avais tué pour cela. Je compensais la médiocrité d'un corps par des facilités d'apprentissage. Mais cet art avait l'amertume au gout, si je tentais d'oublier à façonner des théories. Si je voulais rendre les structures plus solides, jamais je ne pourrais oublier le bruit de la glace qui se casse.

Malgré les efforts l'echec eut raison de mon père, celui-ci décéda d'une chute dans les escaliers. Promis ce n'était pas moi sur cette triste histoire. On me prédestinait alors à une carrière discrète à l'Association. Quelque chose de faible, quelque chose qui ne pouvait que décevoir. Une fleur fragile et belle qui se casse au moindre vent soufflant sur la plaine. Privé du patriarche si tôt, on ne donnait guère de chance pour notre lignée. Nous n'avions pas la fortune des seigneurs, nous étions des obligés de leurs sentences. Atlas n'avait rien à envier à Big Ben concernant le poids de la hiérarchie et les privilèges du sang. Alors on proposa une idée à ma personne, faire en sorte d'investir en ce qu'il restait des Price. Je devenais gardienne, reconnue au moins pour mes prouesses en thaumaturgie on me demandait à éduquer les enfants d'une prestigieuse lignée. J'acceptais, faute d'autres options.

Gardienne d'enfant, ça promettait une carrière ennuyeuse et éprouvante de quoi poursuivre la misère jusqu'à ses limites. Comment décrire ce métier sans évoquer la haine de ces monstres grotesques, ces futurs imbéciles gavés de circuits magiques, produit d'alliance de sang pur. Ces dégénérés nés avec le sentiment de devoir commander, sale mioche vantard et paresseux. Je n'avais guère apprécié cette ex-périence, c'était me rabaisser, c'était me confronter chaque jour à l'impolitesse. Le maître de maison me promettait tout de même l'accès à certaines connaissances d'Atlas si mon travail était apprécié, il avait un don pour deviner ce que je voulais. Il m'incombait alors à faire preuve de patience pour ne pas em-paler son fils avec un râteau ou le battre à coup de pelle jusqu’à ce que je ne vois plus une seule mèche blonde sans tache de sang. Je donnais à mon temps libre le soin d'imaginer toute sorte de forme de torture plaisante à infliger au fils sensé prodige de cette pseudo aristocratie. Tout cela n'était qu'anecdotique je tenais le coup par la promesse qui m'a été faite. Mais comment réagir quand je réa-lisais que tout n'était que mascarade, que ma vie humaine ne se résumait qu'à l'humiliation de ma pi-toyable condition ! On niait mon potentiel et on se riait de moi... Pensait-il vraiment que la duperie pouvait durer éternellement ? Mais qu'il se réjouisse car finalement je n'avais aucun pouvoir sur la manière d'orchestrer une revanche.

Cela ne fut plus le cas avec la rencontre d'un être, Valerius ce vampire de la lignée de l'Artiste, son infant chéri. Il était poète, amoureux des arts et particulièrement haineux des magi. Quel affront de n'avoir point reçu le poète, de s'être moqué des vers, d'avoir trainé dans la boue un sonnet. Valerius mon cher ami semblait assez susceptible. Imaginez sa fureur si l'on dit du mal de sa musique ! Pour un pauvre sonnet aux sonorités passables (ne jamais lui avouer cela) Valerius avait la haine au coeur. Obligé de prendre congé devant la puissance du mage, ce dernier n'oublia jamais la blessure faite à l'âme. Commença alors nos rencontres, secrètes et de nuit nous prenions le temps de discourir philosophie et récit de vie en se promenant dans le parc. Je devais être l'instrument de sa vengeance et il n'avait nul besoin d'hypnose pour me convaincre du bien fondé de son entreprise. Il louait ma fragilité, il était une âme qui comprenait ma détresse, non sans passion il aimait écrire quelques phrases amoureuses. Charmant charmeur, quelle curieuse idylle de s'enticher d'un cadavre ambulant. Valerius était la promesse d'une revanche et d'une porte de sortie. Il allait me faire sienne ! Alors en une nuit notre stratagème peu vraiment élaboré nous conduisit à invoquer l'Artiste. Ma part devait se réduire à abaisser une simple défense. Ancienne et magnifique, ma première vision de l'Artiste fut celle d'une déesse chantant l'ode à la ruine, peignant de ses mouvements le sol avec un rouge si beau. Je pensais que Va-lerius aurait eu le courage d'agir de lui même, mais l'Artiste avait le soin en ce temps de réparer les préjudices infligés à ses infants. Valérius devait être une créature aux talents exceptionnels pour mériter telle intervention.

Il déclamait une autre poésie et les morts de l'Artiste commençaient le diner ! Ne voulant guère assister au spectacle sanglant je préférais rester à l'arrière patientant avec le beau Valerius. Victime de ces visions, se posait alors la question de mon positionnement. J'avais peur, je tremblais, mais au moins je n'avais plus foi en l'humanité. D'abord Valerius me promettait une fuite agrémentée de romantisme, l'Artiste elle, allait devoir endosser le courroux des vengeurs. Cela ne pouvait avoir de conséquences, l'Artiste se jouait bien souvent de l'Eglise. Puis vint ensuite le baiser, enfin comme il me l'avait promis il allait me rendre comme lui. Dans mes souvenirs il avait omis de préciser la mort et le passage en goule... Quel adorable mon Valerius... Sentiment d'extase que ce corps masculin m'enlaçant, chaleur avant la mort d'éprouver la pénétration des chairs de ses crocs. Il m'a offert la plus belle chose, l'éternité. Mon Valerius... Notre étreinte fut rapide, mais quand le coeur l'exige il ne faut pas le faire attendre.

Une centaine d'année s'est écoulée...

C'était long cette période de goule, c'était bien moi cette animale en train de dévorer les pauvres âmes que me jetait le poète.

"N'avale pas trop vite ma tendre Misery, tu sais bien qu'après tu digères mal."

Ah mon Valerius, même en goule il témoignait encore de l'affection pour ma personne. Je le pensais frivole mais sa loyauté m’honorait. Enfin autant que la version goule de moi même pouvait le remar-quer. Près d'un siècle à manger du misérable en cage, fichtre c'est long ! Valerius m'attendait ! Le corps qu'il m'a offert était enfin débarrassé de mon ancienne faiblesse. Le venin d'un vampire pour guérir une maladie mortelle. Malgré ce fait je demeurais sans doute aux yeux de beaucoup de mes pairs comme un piètre nouveau né. Qu'importait cette faiblesse que l'on m'attribuait, j'avais trouvé l'être avec qui passer une non-vie. J'avais également un temps à rattraper, une nouvelle époque à étudier. Les humains me fascinaient, les idéaux de liberté avaient conquis les coeurs des vieilles nations. Le libéralisme sous toute ces formes devenait un véritable crédo, défendus par des philosophes, des économistes. A peine sorti de ma nature de goule je dévorais ces nouveaux enseignements. Je considérais cette nouvelle science comme un art, une pensée de vie parfaite. J'ai développé moi-même mes propres théories à ce sujet et j'ai inspiré quelques mortels à mes idées. Ce cher ecossais Smith était brillant, il a tout de suite trouvé le concept de la main invisible, la division du travail... Je l'ai un peu aidé sur certains points. La philosophie libérale fut une première inspiration pour combattre l'hégémonie de l'Association. Quand j'écrivais le marché régulé par l'Etat, je pensais aux lois de l'Association. Je accompagner ce monde à détester une société secrète comme l'Association. Trois mots, liberté, responsabilité et propriété. Sans le savoir, je posais les premières pierres de mon empire prochain.

A coté de ma fascination pour ce mouvement de pensée qui chamboulait l'Europe et le Nouveau monde, nous savions profiter du temps moi et Valérius. Nous avions soif de découverte, soif d'autres cultures. Mais après deux voyages, la Suède et la Chine, on a finit par rompre. Rien ne pouvait être éternel, l'orage avait éclaté pour une médiocre dispute.

"Si j'avais su et bien jamais je ne me serais jamais occupé de toi, ingrate !"
"Ingrate ? Tu dis ça parce que j'ai fait meilleure impression que toi à L'Artiste. C'est pas de ma faute si ta poésie manquait de sens !"
"HA HA ! Je le savais tu n'aimes pas l'Art ! Je... Je suis outré ! Après tout ce temps à créer ensemble, la c'est, la c'est... La goute de sang qui fait déborder le calice, je quitte ce temple de décadence, regarde y-a même plus de place pour poser un cercueil si un invité arrive à l'improviste !"
"C'est ça va t-en ! J'aurais certainement plus de chance de briller sans toi !"
"Très bien, adieu alors !"

Il était trop émotif et trop têtu pour admettre une erreur, moi aussi. Mais Valerius me manquait, pour lui j'étais Misery celle qui doit amener la souffrance. Je ne savais pourquoi ce nom me collait encore à la peau. En aucune manière je n'avais le pouvoir d'apporter la désolation, pas en ce temps en tout cas. Valerius et moi nous étions des vampires à ne point apprécier les caranges visibles. Par amour de la liberté donc par soucis de discrétion. J'avais alors une habitude préparer le sang en subsitut par al-chimie. Nous abreuvions notre corps des réserves et de substituts, des méthodes peu gouteuses pour notre palais, mais indispensable à notre évasion. J'étais devenue en ce domaine une experte reconnue et allez, soyons osée, on pouvait dire experte de ce genre de cuisine ! Avec le départ de Valerius on arrêta de m'associer avec ce perdant. Mais impossible de couper tout les ponts avec mon poète, pour se réconcilier on trouva la bonne idée d'une correspondance amoureuse. Valerius était alors jaloux des humains qui écrivaient mieux que lui. Je me souviens d'une de ses phrases.

"Baudelaire m'a tout volé ! TOUT ! C'est du plagiat de ce que j'avais écrit en 530 ! Mais que font les critiques ! Je le rencontre Baudelaire, je le tue avec un Albatros !"

Quel passionné ce poète ! Moi j'avais des rêves de grandeur et finalement l'Art n'était pas fait pour moi. J'avais bien tenté l'architecture, mais j'avais trop d'avance. Un critique avait bien cassé mon en-thousiasme lors d'une exposition à Paris.

"Mais qu'est ce donc que cela ?"
"C'est une tour en métal."
"Cela ne marchera jamais, c'est trop laid !"

Je n'étais guère doué pour faire ressortir le coté si déshumanisé du mortel en cage, je manquais du style académique en cette époque... Aujourd'hui ma tour parait si banal... Finalement je gagnais comme beaucoup de rêveur l'Amérique, ce pays si jeune, les promesses si nombreuses. J'avais des envies de hauteur et l'Art n'arrivait pas à m'élever, seule l’obscure science de la thaumaturgie demeurait finalement mon véritable talent. Il y-avait bien le cinéma pour me consoler. Mais je n'étais vraiment pas une vampire à me suffire d'une vie à l'écart du monde, vivre en animal reclus à manger de l'humain bas de gamme tout les dimanches. Non je méritais beaucoup mieux, la lignée de l'Artiste nous invitant à l'ou-verture c'est l’humanité qui m’intéressait plus que mes pairs. Cela devait être par ces peuples que j'allais trouver la source de vaincre l'ennui qui prenait place lentement en mon coeur. Douée pour les chiffres, les sciences et les domaines occultes j'accueillais avec délice la fin du XIXème et la naissance de ces nombreuses sociétés secrètes florissantes. Basée à Yale pour le besoin de mes recherches je ne pu m’empêcher à sombrer en cette mode, pour une fois. Je constitua alors l'association étudiante la plus crainte et secrète de toute l'Amérique, le Skull and Bones. Méthodes et protocole effrayant, couche d'un faux ésotérisme pour créer le mystère et rajouter quelques étudiants à la tête sérieuse et mine glacée sur une photo vieillie. Derrière les Skulls, il y-avait moi tirant les ficelles, le but affiché était de me rendre un service, ces futurs maîtres du monde avaient pour chaque promotion l'obligation de solidarité entre membres. Ils n'oubliaient jamais les membres de la confrérie. C'était un jeu de réseau très efficace dont je profitais pleinement, diplôme en poche ces jeunes gens savaient généralement comment me remercier. Voila comment on débutait au jeu d'influence.

Les graines que j'avais semées autrefois commençaient à germer. Depuis Yale je voyais bien le monde se transformer à grande vitesse. La pensée libérale devenait l'autorité, il fallait laissez-faire... J'étais heureuse d'avoir pu inspirer au monde un tel dessein ! J'aurais aimé faire plus au temps de Smith et de Ricardo. Maintenant je m'évertuais à former à Yale les nouveaux maîtres de ce monde, enseignant le libéralisme et l'économie comme on apprend à de jeunes empereur l'art et la manière de gouverner un monde. Je croyais dur comme fer que ce fléau allait dans le futur se heurter à l'hégémonie de l'Asso-ciation. Un conflit s'annonçait comme inévitable.

Pour en revenir à ma situation à Yale, je n'ai jamais eu de véritables problèmes avec l'Eglise, Valerius m'avait enseigné la discrétion. Et grâce à mon régime alimentaire je n'alimentais aucune rumeur à mon sujet. Tout simplement parce qu'aucun humain ne succombait à mon passage. Par hypnose je volais le sang, sans aucun souvenir de la victime. Juste une fatigue persistante, rien de grave. Cependant je parcourais les villes, avec l'envie de dévorer les gorges, percer les chairs pour m'abreuver de l'essence de vie. Mais à quoi bon ajouter de la misère, à quoi bon céder au primaire de mon existence. Je préférais noyer mes envies macabres dans la lecture, apprendre et apprendre de l'humanité. Cette source inépuisable de surprise.

Parallèlement à une existence confinée Yale m'offrait tout le luxe et le confort dont j'avais besoin pour mes recherches. Au milieu du XXème siècle mes travaux avaient bien progressé. Je suis loin de l'image de thaumaturge amateur de ma vie humaine. Le sang de vampire offre une puissance folle, un moyen merveilleux de multiplier les affinités, les possibilités. Le don venait de mon sceau désormais muté en aptitude naturelle. Au départ à peine mon toucher arrivait à analyser une matière. Aussi cela prit des décennies avant de trouver la bonne résonance, calculer la meilleure utilisation de mon pouvoir. A basse fréquence et le mana se dissout à vitesse folle, maintenir autant de paramètres pour une forme crée du néant et la dissolution est presque immédiate. Le second problème c'est la surcharge, vouloir une fréquence de conversion de mana trop forte et la matière se fragmente violemment. Tant de calculs pour incorporer tant de paramètres tout en préservant l'équilibre et j'ai sacrifié tout mes projets pour au moins penser à ce seul atout. C'est au sous sol de Yale que j'opérais et finalement la formule fut trouvée, appliquée désormais à mon cerveau si mécanique quand il s'agit de science. Maintenant créer une forme avec paramètre en mon environnement visuel ne me pose plus vraiment de soucis. Il suffit d'un minimum de temps et du mana externe, ce qui n'est point encore une ressource rare. Une fois mes recherches plus ou moins terminées, le phénomène de dissolution n'étant pas totalement éliminé, je rencontrai un vampire intéressant. Nous nous sommes trouvés à Yale à effrayer deux étudiants aux notes médiocres. Il se nommait Malthus et pouvait se targuer d'être une célébrité mortelle, un des pères du libéralisme, l'un de mes enfants en quelque sorte. Nous sommes devenus amis rapidement, plutôt froid et condescendant de la race humaine Malthus rêvait d'un pouvoir sur la finance. Mais incapable d'en prendre la décision, je me devais d'incarner ce genre d'ambition. J'avais inspiré de nombreuses idées du libéralisme, pourquoi ne pas prendre maintenant part à ce que j'ai crée un siècle plus tôt.

Après quelques décennies, ainsi naquis Berzelius, mon chez moi, ma création, co-création avec Malthus. Une banque au dessus des autres, pièce maîtresse du pouvoir financier. Enfin je jouissais un peu du plaisir que d'être supérieur, moi la vampire si faible ! Là je commençais à avoir du pouvoir, assez pour que Valerius me demande si une réconciliation pouvait s'envisager. Si le succès m'avait souri, lui aussi de son coté il avait atteint un certain âge d'or. Des siècles avait-il attendu cette reconnaissance, par le Disco et ce son entrainant il venait de signer avec la postérité. Roi des Dancefloor, créateur de cet univers si coloré il m'invita à New York en sa récente acquisition, un club ou la danse se vivait toute la nuit. Je construisais en ce temps l'image du treizième membre de Berzelius, par l'hypnose je facilitais les accords, j'affirmais mon pouvoir et j'entretenais des relations diplomatiques cordiales avec ceux de ma race, pas de conflit inutile ne pouvait étrangler mes affaires. Si je gardais de la rancœur pour la communauté magus je ne voulais risquer aucun mouvement tant qu'aucune offense ne m'était faite. Finalement arrivée à la Grande Pomme je découvris l'amertume de cette vieille pensée, l'Association et l’Église venaient de me pourrir ma non vie... Arrivée trop tard au Umbrella, transpercé par nombre de clef noir, mon Valerius reposait encore sur le Dancefloor... La musique Staying alive à plein volume je constatais l'ampleur de la tragédie. Mon Vava, mort au sommet de son art... Et le coupable c'était bien sur l'Eglise comme l'a dit Jingo un homme de main de Valerius.

"Un exorciste à fait le coup, il a dit qu'il trouvait pas vraiment la musique catholique."

Maudits ! Comment osaient-ils dire du mal du Disco ! Plus rien à voir, baissez le rideau, je venais de perdre un amour, un compagnon... Le désir de me venger m’amena à engager quelques tueurs pour éliminer l'exorciste, c'est désormais chose faite. L'argent permet de régler nombre de soucis. Valérius le poète disparu, l'Artiste en apprenant la nouvelle à versée des larmes de sang. J'étais désormais la mieux placée pour un jour lui succéder. Elle m'a appelée Misery, celle qui cause tant de souffrances au monde, celle qui a inspirée la domination du monde par la finance. Une oeuvre d'art qui ne cessera de tourmenter le coeur des hommes, une invention si belle.

Je ne cesserais le combat contre nos ennemis. Les haines sont de retour et ces dernières décennies je me suis rapproché d'un groupe, OMG. Ayant quelques doutes sur l'opportunité de l'acronyme j'ai finalement adhéré à ce groupe occulte de plus par l'intermédiaire de mon ami D. Ils veulent faire tomber l'Association et l'Eglise, mettre la magie sur la place publique. N'ayant jamais été une magus accomplie je ne saurais me sentir véritablement concerné par cela... J'ai coopéré avec OMG, ensemble nous faisons du très bon boulot.

Mais tout ceci, c'est du passé. Comme Valérius, OMG est mort. J'avais à coeur de mener ma guère contre l'Association, j'avais investie de grandes sommes d'argent pour la Grande Révélation. Ma re-vanche contre l'Elgise, la Clock tower et Atlas. Tout avait parfaitement bien commencé, OMG était une organisation avec beaucoup de moyens et j'avais été très ravie d'avoir invoqué Orphée, le légendaire aède. Il allait être lui aussi un instrument de ma vengeance. Mais que de déceptions au Japon, les mas-ters étaient frileux de vouloir combattre, ce fut avec malice que j'entrepris de les aider à les convaincre. Mon plan était simple, hypnotiser le maire et lui ordonner de raser l'Eglise pour y construire un Casino, je trouvais l'idée drôle. Et le jour de la construction évidemment je convoqua en secret la presse, bientôt la plèbe se massait autour de l'Eglise. Mon public était là, grâce à mon don je créais une épée noire, une Damoclès qui explosa le toit de l'Eglise. La foule fut choquée et le secret de la magie venait d'être éventrée en un instant. Bientôt les enforcers allaient débarquer mais je comptais bien profiter de mon avance pour partager cet instant sur Internet. Malgré la surveillance d'OMG à ce sujet certains oppo-sants empêchèrent ma tentative. Ils contrôlaient les réseaux, l'internet était leur empire. J'avais bien entendu quelques cordes à mon arc, notamment une cargaison de clef USB prêt à partir et franchir les surveillances établies. J'avais aussi l'espoir que la tension crée suscite de la violence. Je voulais qu'ils s'entretuent, là, maintenant !

Mais rien ! Ils étaient sages ! Trop ! Moi courageuse j'avais fui par les égouts, sacrifiant au passage mes escarpins rouges ! La suite était désolante, OMG ne servait à rien et me voila à devoir gérer une enquête au sujet du mystérieux instigateur de l'attaque sur l'Eglise. Soyons franc, peu après mon départ du Japon j'ai lâché OMG, trahi serait le meilleur terme. L'Association réclamait une purge, ils ont éliminés tout groupe humains au courant du secret magique, j'ai donné la localisation et les noms des principaux membres d'OMG, sauf D. qui à eu bien raison de demeurer une énigme à mon égard. La guerre n'avait plus d'importance, comme ma sécurité n'était plus assurée j'ai préféré quitter Misaki et ses promesses déçues. Orphée avait été un servant magnifique, il a eu une fin digne de sa tragédie.

Des années à me cacher en ma propre Banque pour éviter d'attirer l'attention à moi. Je pensais vraiment que l'épisode du Grâal à Misaki était terminé. Enfin sauf quand je reçu la visite de l'aimable Darnic Prestone, un magus, un lord pompeux de l'Association comme je les déteste. Il était au courant de mes exploits à Misaki et avec le sourire il me faisait un petit chantage. J'enrageais de me savoir à la merci d'un tel magus. J'imaginais que D. dernière relique de OMG avait survécu à la purge et qu'il me remerciait ainsi de ma traitrise. Mon vieil ami D. ... J'attendais donc les exigences de ce cher Darnic. Il m'expliqua qu'une nouvelle guerre allait éclore, son clan les Yggdmillennia allaient prendre part au combat et il espérait bien sur réussir sur tout les points. Il espérait donc me concernant que je l'aide dans sa noble tache, j'avais de l'argent, de l'expérience, j'étais une DA crainte. Mais je n'étais absolument pas fiable... Mieux valait que je sois alliée que ennemie et même en amie je pouvais être dangereuse.

Darnic aimait aussi mes films... Comment je nous vous ai pas raconté, n'ayant jamais abandonné mon rêve d'être artiste j'ai laissé l'architecture de coté, je suis maintenant réalisatrice. Je réalise des petits films à petit budget que je vends généralement à mes camarades DA. J'adore utiliser de vrais goules dans mes films de zombie, ça rend le film beaucoup plus réaliste. J'ai réalisé, le retour de l'exorciste III, l'armée des goules, entre autre. L'Artiste a adoré mes projections ! J'ai beaucoup investi ces derniers temps pour prendre le contrôle de grand studios d'Hollywood.

Pour revenir à notre sujet, à Kyoto Darnic me fait étroitement surveiller, il pèse avec beaucoup de prudence la chance d'une collaboration à mes cotés. Comme nous avons eu l'avantage de se préparer j'ai noyé la ville sous mes spéculations. J'ai étendu mon influence sur la surveillance et la sécurité de la ville et de la presse. Je ne commettrais pas la même erreur de Misaki, je veux contrôler les images.
Même ancienne membre d'Atlas, ma famille et moi même n'avons jamais été doué dans la création d'objet. Aussi j'ai fait l'acquisition récemment d'un objet magique, faute de pouvoir le fabriquer. C'est un mobile en apparence, petit objet rouge et démoniaque, je trouve le design très drôle. Ce téléphone se nomme le Black voice, son fabricant m'a affirmé qu'à l'intérieur à été piégé, enregistré la voix d'un démon ancien. C'est un téléphone qui me sert à contrôler mes pions à distance et à commander une pizza quand j'ai faim (je mange le livreur). Aussi comme le fabricant était généreux et fan de mes réali-sations il me donna une caméra, un logiciel intelligent qui en même temps gère mes actions en bourse, je suis vraiment gaté. Je lui ai bien sur promis en échange de tourner un film sur cette guerre du Grâal, une sorte de documentaire en somme !

Bien que Darnic m'a comme employée de son entreprise, j'ai une liberté garantie de mouvement. Mes services sont censés être gratuits pour Darnic, je suis actuellement son obligée. Mais le Grâal m'a encore choisie pour disputer cette compétition. Je n'oublie pas mon désir de revanche sur l'Eglise et l'As-sociation. Les projets de Darnic abondent en ce sens!

Mon seul regret c'est de partir encore pour le Japon, je commence à détester ce pays !

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Mer 16 Aoû - 19:24
Alors alors
Ayant déjà lu l'ancienne fiche, la nouvelle lecture a été rapide ^^

Tout d'abord, fiche de très bonne qualité, écriture très agréable comme d'habitude, toujours un plaisir de lire ce genre de fiche!

Stats > Pas de souci, c'est tout à fait cohérent avec ce perso, qui de son "vivant" fut très fragile. Il est donc normal que même après la transformation, elle ait des stats physiques basses pour une DA.

Pour les MC, à moins que j'ai loupé quelque chose, c'est un seul MC pour les DA Magus, donc il va falloir faire un choix!
En attendant, je donne mon avis sur les deux:
=> Black Voice: MC puissant pour ce qui est de contrôler les civils, cependant j'aimerai bien une explication un peu plus précise du fonctionnement, autre que la voix du diable, qui est de toute évidence uniquement un artifice. Tel que je le vois, c'est comme si tu convertissais le pouvoir de tes Mystic Eyes par la voix.
=> Black Window: Je vois pas de souci en l'état. ^^

Pour les sorts, aucun souci, cependant, préciser pour Gallery Fake que la reproduction finit par disparaître tout comme pour la magie de projection, à cause de l'équilibre blablabla

Pour Dark Matter (beaucoup de "dark/black" :p ), pouvoir très intéressant et très polyvalent. J'ai aucune objection pour les effets cependant pour question de statage, je dirai que l'utilisation offensive avec l'explosion est considérée comme de rang B et non de rang A, car ça fait 2 effets possible du coup, avec le premier effet étant de créer l'objet souhaité. Après c'est moins point de vue, peut etre que les rouges penseront autrement ^^'

Description Physique et Mentale > nickel, en plus la formulation est originale :D

Histoire: J'avais déjà lu 95%, j'ai relu les 5% qui ont changés :p
L'histoire est très bien aussi, on suit bien le parcours de Misery et son dédain pour son ancienne condition humaine à elle, bien qu'au final elle ait conservé son amour pour l'humanité. Elle est une DA moderne qui a saisi comment vivre avec le temps.
Je suis juste un peu gêné qu'elle ait autant d'influence sur pas mal de trucs importants dans l'histoire, mais ça reste qu'une opinion personnelle.
Ah! Et je me rappelle qu'à ma première lecture, avant que je m'informe sur les DA, je n'avais aucune idée de qui était l'Artiste. Si j'avais fini par comprendre que c'était une DA, jamais je n'aurais pensé que c'était une DAA. ^^'


Ce sera tout pour ce passage ! :)
Kebab-sama
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Mer 16 Aoû - 21:31
Merci pour le retour, ravi que la fiche t'ai plu.^^

Autant pour moi j'avais zappé cette restriction, j'ai donc retiré le Dark windows (comme ça moins de dark^^). C'était plus un objet pour le rp, je me débrouillerai bien sans.^^

Concernant Black voice, je vais tenter de mieux expliquer. En effet on pourrait simplifier en résumant a du contrôle de l'esprit par la voix. Il y-a d'abord la contrainte du matériel, black voice ne peut interagir qu'avec une interface précise, un appareil moderne qui produit du son (téléphone, télévision, ordinateur, radio...). Sans cette interface pas de contrôle et quiconque entend la voix depuis l'interface sera touché par l'ordre s'il est concerné. C'est une contrainte, mais aussi un avantage, pas besoin d'être physiquement présent pour donner un ordre et donc de bouger un pion, tout peut être fait à bonne distance. La seule contrainte c'est l'interface, si Misery se trouve au milieu de la forêt elle risque de ne pas trouver grand monde avec un téléphone. Au beau milieu d'une ville, les possibilités sont fortes.

Il y-a donc la fonction appel, Black voice appel directement l'objet, ou c'est l'individu qui est ciblé et son téléphone sonne (ou un autre appareil se met en marche). Misery parle au téléphone, les ordres passent ceux qui réceptionnent l'ordre l’exécutent. Comment Misery cible, cela peut être en connaissant le numéro, en voyant la personne, en ciblant le système, en connaissant le nom et le visage de la personne.

Pour que cela puisse demeurer moins hasardeux je peux rajouter des antennes, des objets qui accompagnent le Black voice et qui posé sur certains systèmes (informatique, téléphonique, télévisuel) permettent la localisation, la reconnaissance de tout le réseau concerné. Ce ne serait pas du piratage, juste permettre de déterminer comment toucher telle télévision, tel téléphone ect...

La voix n'est pas celle de Misery, et si un ordnateur est choisi en interface les images sur l'écran peuvent montrer autre chose que Misery. L'appel est magique donc pas traçable j'imagine, sauf par un procédé magique. Le numéro affiché pour tromper peut-être une personne du répertoire du téléphone. Quand Misery appelle un écran (ordinateur/télévision), elle peut par le biais du téléphone voir ce qu'il y-a devant l'écran interface (une sorte de visio phone).

Le téléphone ne peut pas appeler plusieurs interfaces/sources en même temps. Elle ne pourrait pas toucher tout le réseau de télévision/téléphone de la ville et donc avoir en un éclair une cité d'esclave. Par contre elle pourrait toucher une seule télévision, ordinateur qui touche plusieurs personnes (en terme d'audience). Cela marche aussi si un téléphone est placé en haut parleur.

En mode game, le téléphone contact seulement une personne, cette personne (civil) devient le jouet de Misery et peut être controlé via les touches du téléphone, cette fois l'écran de Black voice montre ce que voit la victime du sort. Le contact téléphonique se fait, la victime entend une série de mot qui l'a fait entrer dans ce mode de jeu. La personne est absente et c'est Misery qui pilote a distance.

Voila je crois avoir bien tout expliquer, j'ai peut être été maladroit et flou dans mes explications. Dit moi ce que tu en penses et si cela est réalisable.

Sinon j'ai édité pour Gallery fake afin de préciser le temps d'invocation de l'objet. Enfin j'ai modifié le pouvoir ce sera donc du rang B^^

Et en dernier point évoqué, Misery est en effet très influente. Normalement les DA sont plus sauvages et solitaires. Contrairement à un DA classique Misery ne s'est pas enfermé uniquement dans ses recherches ou d'une une quête de puissance, je veux la jouer a fond sur le coté manipulation de la société. Certes elle contrôle une banque, elle a un bon carnet de contact mais ça c'est le coté humain, question monde magique c'est une DA magus qui peut s'attirer des ennuis et un bon carnet d'adresse d'humains ne fait pas le poids face à l'Eglise j'imagine.^^

Voila pour le retour, désolé pour la longueur.^^
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Mer 16 Aoû - 21:47
Pas de souci pour la longueur xD

Par contre j'ai du mal m'exprimer, pas détailler le procédé, je voulais comprendre le "comment", comment par le bien de l'appel elle parvient à prendre le contrôle mentalement d'une personne.

Et sinon nickel pour le reste! Je chipote juste sur ça par pur curiosité ^^'
Kebab-sama
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Mer 16 Aoû - 22:09
Sur ce coté, c'est la voix qui fait tout le boulot. Le Mc diffuse la voix d'un ancien démon, un diable, manipulateur, qui soumet à lui l'esprit des pauvres mortelles. L'objet du téléphone c'est plus un filtre, un filtre qui donne a la voix de celui qui parle au tléphone la voix de l'ancien démon. Une voix qui par essence est vouée au contrôle et à la domination, c'est comme si j'avais transformé mes mystic eyes en une longue de vue ou une paire de lunettes, ou celui qui voit a travers les lunettes peut utiliser les propriétés des me of enchantement.

Un bon moyen de se prémunir contre le téléphone c'est d'être sourd.^^
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Mer 16 Aoû - 22:18
Mais du coup, le démon c'est juste un "déguisement", ou c'est véritablement un démon là dedans? Je suis pas très calé niveau démon dans le nasu, pour ça que je préfère m'assurer d'abord que c'est possible > <
Kebab-sama
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Jeu 17 Aoû - 0:55
Il n-y a pas de démon, c'est en effet un déguisement, donné à la voix l'habillage de la voix du diable. La voix a été enregistrée seulement, le mc permet que la voix du possesseur soit entendu avec la même voix du démon d'origine. Comme si a force d'analyser et d'enregistrer la voix d'une personne on arrive a créer un filtre qui permet l'imitation parfaite, ici en l'espèce il y-a l'imitation plus les propriétés qui vont avec.

Mais je voulais un peu jouer sur cette ambiguité et que mon personnage Misery puisse se poser la question si c'est un filtre ou plus qu'un filtre. Elle pourrait avoir certain doute sur cette voix et se dire que peut être a travers l'enregistrement de sa propre voix le démon puisse encore agir. Comme si l'existence d'une voix enregistré pouvait crée a terme et dans longtemps une pseudo conscience et un début de libre arbitre.
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Jeu 17 Aoû - 11:52
Okay okaaaaay
Pardonne ma curiosité! Première validation ! ^^
Kebab-sama
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Ven 18 Aoû - 17:30
Et bien et bien, encore une fiche très intéressante que tu nous a pondu là!

Voici donc les avis pour le second passage :

Stats < ok

Equipement < ok

Sorts < ras

Pouvoir < original et désormais bien dosé : ras

Physique < complet et très prenant

Caractère < j'ai beaucoup aimé le choix de narration et les descriptions sont très belles en plus d'être précises et complètes

Histoire < là je dis bravo, on voit clairement l'investissement que tu as accordé à l'histoire de Misery et à la fiche en général; l'histoire est complète, passionnante et rédigée d'une main de maître. Que demander de plus?

Langue, orthographe < très peu de fautes et une plume de grande qualité, je n'ai rien à redire.


C'est donc sur cette note plus que positive que je t'accorde ta seconde validation, amuse toi bien chez les nippons Hahaha
Magic Hacker
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