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L'ingénieux hidalgo de la Mancha

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Lun 31 Juil - 2:28
Don Quijote de la Mancha

Véritable nom : Alonso Quijano
Autres titres : L'ingénieux hidalgo, le chevalier de la Triste Figure, le chevalier des lions
Age : 49 ans
Nationalité : Espagnol
Organisation : Aucune
Fonction : Chevalier errant



irregularibus

CARACTÉRISTIQUES

Type : Servant
Classe : Berserker
Alignement : Loyal Bon

Statistiques :
STR : C
END : B
AGI : C
MAG : E
LCK : B



CAPACITÉ DE CLASSE

Mad Enhancement [Rang C] :
Description et effet
renforcement de rang C sur STR, END et AGI, -1NP, incapable de parler, accès de rage, ne peut pas fuir sans CS.

EQUIPEMENT

Armurerie des Quijano :
Description et effet
La première chose qu'entreprit Don Quijote après avoir pris sa décision de se faire chevalier errant, ce fut de restaurer du mieux qu'il pu une armure et une lance ayant appartenu à ses ancêtres, qu'il utilise toujours aujourd'hui :  
-L'armure en question est une armure lourde faite de bronze, recouvrant Don Quijote des pieds jusqu'au cou en passant par les bras et présentant de nombreuses traces d'usure et de rouille, ainsi que quelques bosses, mais elle rempli malgré tout son travail convenablement.
-La lance du chevalier est une lourde lance de joute d'acier d'environ 2m, légèrement plus grande que son porteur présentant également des marques de rouille trahissant son âge, et dont la poignée est recouverte de cuir usé jusqu'à la corde, dont plusieurs lambeaux se détachent, et terminée par un pommeau d'acier d'environ 40 cm. Elle n'a peut-être pas fière allure, mais elle est suffisante pour briser les os des ennemis du Don...
-La dernière pièce de l'armement de notre hidalgo est un petit écu rond de 20 cm de diamètre, fait de même matière que la lance et en aussi piteux état, que Don Quijote porte accroché à son avant-bras gauche.

POUVOIRS

Noble para el alma (Noblesse d'âme) [Rang C/B/A - passif] :
Description et effet
Un pouvoir assez proche de Guardian Knight, mais possédant une facette propre à Don Quijote : si son la personne à défendre est un homme, il le verra comme son écuyer, de la même manière qu'il voyait Sancho Panza son écuyer, ou comme un gentilhomme, la capacité est alors au rang C. Cependant, si la personne est une femme, il la verra alors comme une noble damoiselle, ce qui ne fait qu'intensifier sa dévotion, faisant passer la compétence au rang B. De même, dans le cas où son Master serait une femme, il verra en elle une réincarnation de sa tendre dame Dulcinée et lui portera le même amour ardent, par conséquent sa fidélité sera absolue, il se pliera à la moindre de ses requêtes (sauf éventuellement des requêtes allant à l'extrême encontre des règles de la chevalerie, cela risque de le transformer en Alter) et la compétence atteint le rang A.
Effet : Lorsque le Servant protège son Master, cette capacité lui accorde un bonus défensif :
-de rang C pour les hommes.
-de rang B pour les femmes ou son Master (masculin)
-de rang A pour son Master (féminin)

Contaminación mental (Mental pollution) [Rang B - passif] :
Description et effet
Don Quijote voyait une grand partie du monde qui l'entourait à travers le prisme déformant de sa folie chevaleresque, cela ne s'est pas arrangé à sa renaissance en tant que Servant...
Effet : a plus de difficultés à s'entendre avec des individus sains d'esprits, en revanche toute autre interférence mentale de rang inférieur à B est totalement inefficace.

Detección de presencia (Presence detection) [Rang C - passif] :
Description et effet
Bien que beaucoup de ses aventures ont eu des conclusions malencontreuses, Don Quijote n'a jamais cessé de chercher de nouvelles occasions de prouver sa vaillance ! Et quoi de mieux qu'un affrontement entre guerriers de légendes et mages pour accomplir de hauts faits d'armes ? Ainsi, le chevalier errant possède une sorte d'instinct pour trouver des adversaires ou des événements importants se déroulant autour de lui.
Effet : permet à Don Quijote de détecter la présence de sources de mana (y compris les Servants) dans un certain rayon dépendant du rang.
Permet de ressentir la mana à 20 mètres

NOBLE PHANTASMS

Héroe extravagante (Héros extravagant) [Anti-Unité personnel - Rang A - Actif] :
Description, justification et effet
Même si ce n'est pas forcément de la manière dont il aurait voulu, Don Quijote de la Mancha est bel et bien entré dans la légende ! Cependant, son Noble Phantasm pousse cette optique encore plus loin : il permet au chevalier errant, une fois activé, de s'incarner en l'image qu'il a de lui-même, c'est-à-dire le plus grand chevalier que la Terre ait porté. Son armurerie (armes comprises) usée prend alors une couleur argent éclatante rehaussée de gravure dorées, sa coiffe devient un véritable heaume reluisant équipé d'une visière à 4 fines ouvertures verticales, son bras est plus sûr et vigoureux que jamais, et même ses mortels ennemis, les enchanteurs, n'auront plus aucune emprise sur lui. Il peut se jeter dans la bataille sans crainte pour accomplir son devoir de chevalier, à savoir de pourfendre les félons s'en prenant à son Master...
Effets : -Les attaques de Don Quijote traversent les immunités et protections de rang B et inférieurs.
           -Don Quijote reçoit un bonus de protection selon l'alignement de l'attaquant, comme résumé ci-dessous :
*Alignement mauvais : protection de rang A
*Alignement neutre : protection de rang B
*Alignement bon : protection de rang C



PHYSIQUE


Don Quijote possède un physique plutôt atypique pour un preux chevalier : il est assez grand (environ 1m90) et maigre, ne possédant pas ainsi la stature imposante de beaucoup de héros chevaleresques, mais malgré cette apparence de grand échalas, il est de constitution assez robuste et de musculature correcte, bien que très sèche, et arrive ainsi à manier sans peine sa lourde lance. De même; son visage sec n'est guère avenant, étant encadré par des cheveux gris désordonnés dont l'hidalgo n'a eu que très peu d'occasions de coiffer convenablement et par de fines moustaches et une barbichette de la même couleur. Ses joues sont assez creusées, son nez proéminent, et sa dentition possède quelques tares et une couleur jaune globale qui n'est pas des plus rassurantes. De plus, ses traits sont déformés presque en permanence par une expression hargneuse et belliqueuse depuis son incarnation en tant que Berserker, soulignée par ses yeux ayant pris une teinte violette contre-nature, ne formant plus que deux puits de démence.
Concernant sa tenue, il porte l'armure de l'un de ses bisaïeuls décrite précédemment, ainsi qu'une sorte de chapeau aux larges bords creusés en un endroit, qui est en réalité également fait de métal.


CARACTÈRE


Traitez-le de fou, de dément, d'écervelé, de toutes les railleries que vous pouvez imaginer, mais quoi qu'on en dise, vous ne trouverez jamais dans toute l'Espagne, que dis-je, DANS LE MONDE ENTIER, de chevalier errant plus vertueux, plus galant ou plus vaillant que le chevalier de la Triste Figure ! Âme charitable, Don Quijote n'a qu'un seul but dans son existence, qu'il considère comme son unique raison d'être venu au monde : réparer les torts et les injustices, défendre les faibles et les opprimés, en une seule phrase vivre en appliquant les codes de la chevalerie à la lettre. De son vivant, il parcourait le monde en quête d'aventures, toujours prêt à offrir les services de sa lance aux bienheureux qui croiseraient sa route, et pourfendant les vilains et les félons qui causeraient du tort aux innocents. Il n'a reculé ni ne reculera devant aucune péripétie pour rester fidèle à son code de conduite de chevalier errant. Malheureusement, l'esprit embrumé de notre hidalgo lui joue souvent des tours cruels, dont le monde extérieur peut en faire les frais : en effet, il vit complètement dans sa fantaisie de chevalerie romanesque, au point de parfois prendre des moulins à vent pour de redoutables géants, une simple auberge pour un majestueux château-fort ou des marchands pour des confrères chevaliers : Ainsi, il lui arrive souvent de se faire duper par des personnes moins bien intentionnées. Même les personnes les plus vertueuses et courtoises qu'il peut croiser ne manquent pas de remarquer la démence et la très haute opinion de lui-même qu'a le chevalier, mais il est si dévoué à la justice et au bien qu'elles jouent tout de même le jeu pour ne pas le froisser. De plus, si Don Quijote se montre serviable envers les gens de bien, il est sans merci envers les ennemis de la vertu ou ceux qui lui manquent de respect, mais en particulier envers quiconque oserait dire du mal de sa dame dont il est éperdument amoureux et à qui il a juré fidélité, Dulcinée du Toboso (plus de détails à son sujet seront donnés dans la partie "Histoire") et n'hésitera pas à les attaquer avec toute sa fureur. Cette attitude s'est encore accentuée à cause du Mad Enhancement, faisant du chevalier un allié très dévoué, mais également un ennemi acharné et implacable...

HISTOIRE


A présent, il est l'heure de compter les aventures extravagantes et palpitantes de l'ingénieux hidalgo de la Mancha, le Chevalier de la Triste Figure, l'incomparable Don Quijote !!
Naissance et jeunesse abrégée de l'hidalgo Alonso Quijano, car il faut bien commencer une histoire par son début
Alonso Quijano naquit en 1556 dans une bourgade de la province de la Mancha, plateau aride du centre de l'Espagne. Ses parents étaient un couple de petits nobles sans grande prétention, possédant néanmoins une grande demeure, quelques hectares de champ de blé ainsi que deux ou trois domestiques. Le jeune Alonso reçut toute l'éducation nécessaire à son rang d'hidalgo (gentilhomme, noble de bas rang) de la part de ses parents, et se découvrit au milieu de l'adolescence une passion pour la chasse qu'il conservera toute sa vie. Par la suite, la vie du jeune homme s'écoula paisiblement, car quoi qu'on en dise, la vie d'un hidalgo est faite en grande partie d'oisiveté, et de chasse dans ce cas-ci, d'autant plus dans une bourgade aussi paisible et effroyablement ordinaire que celle qui a vu naître le Don. Alonso hérita ainsi des biens de ses parents à leur mort, mais fut la proie d'un profond ennui une grande partie de sa vie, jusqu'au jour où, curieux et n'ayant de toute façon rien de mieux à faire, il s'adonna à la lecture de romans de chevalerie à un âge proche de la cinquantaine : cependant, les roues du destin tournaient en même temps que l'hidalgo tournait les pages de ses ouvrages...

(Je me permet d'insérer une petite musique qui je l'espère accompagnera bien la lecture de ce qui va suivre : https://www.youtube.com/watch?v=Vt0y80MM-wQ)

Le radical changement qu'opérèrent les livres sur notre hidalgo, et son départ tout aussi précipité sur les pas des héros desdits ouvrages
En effet, l'intérêt du Don pour les récits des chevaliers de jadis ne fit que croître au fil du temps : les aventures épiques, la noblesse et la vaillance des protagonistes des livres enchantèrent l'hidalgo presque instantanément, tant les écrits lui faisait oublier son quotidien morne pour le transporter à une époque enchanteresse. Très vite, il s'empressa de se procurer et de dévorer de plus en plus de romans du même genre : sa passion démesurée lui fit complètement oublier la chasse qui autrefois fut son passe-temps favori, et même vendre une bonne partie de ses terres fertiles afin d'acheter d'autres livres, qui s'entassaient de plus en plus dans son cabinet de lecture au point de manquer de place dans les meubles, puis sur le plancher. Ses journées étaient entièrement consacrée à la lecture, son esprit s’imprégnant des faits d'armes grandioses de héros d'une époque révolue... La fantaisie chevaleresque du Don lui fit même s'escrimer avec l'épée d'un de ses bisaïeuls contre les murs de sa propre maison entre deux romans de chevalerie, jusqu'à ce qu'un jour sa raison ne s'écroule sous le poids de ses lectures, et Alonso Quijano plongea dans une démence fantaisiste... Il prit alors une résolution ferme et immuable : il allait, où plutôt le devait pour le bien de sa propre gloire et de son pays, se faire chevalier errant, parcourant la terre afin de chercher les aventures, de réparer les affronts et de défendre les opprimés, à l'images des personnages romanesques qui étaient au centre de ses pensées. Ni une ni deux, il s'appliqua à restaurer et raccommoder les armes et armures de ses illustres ancêtres pour s'en armer, alla charger sa monture, un cheval maigre et peu fiable, mais dont aux yeux de l'hidalgo, la majesté surpassait celle du Bucéphale d'Alexandre. Il baptisa son fier destrier Rossinante, puis, considérant qu'il ne pouvait lui-même rester sans nom digne de sa valeur, se baptisa lui-même Don Quijote de la Mancha en hommage à sa région natale. Ensuite, il choisit une dame à qui jurer fidélité et vouer un amour sans bornes, comme le devait tout chevalier digne de ce nom : son choix se porta sur une jeune paysanne d'un village proche du sien, nommée Aldonza Lorenzo, mais qu'il nomma du noble nom de Dulcinée du Toboso, car la noble dame venait de cette région, et la para de toutes les qualités, à commencer par sa beauté inégalable, malgré le fait qu'il ne l'ait qu'aperçu il y a plusieurs années sans jamais croiser de nouveau son chemin. Après ses préparatifs, Don Quijote prit la route sur le dos de Rossinante un beau matin afin de se faire adouber par le premier venu, car sans ce sacrement il ne pouvait prétendre appartenir à l'ordre des chevaliers.

A la tombée du jour, il finit par arriver devant une modeste hôtellerie devant laquelle conversait deux filles de joie. Mais l'esprit embrumé de Don Quijote avait la particularité de déformer la réalité suivant les codes et péripéties de ses lectures : ainsi, l'hôtellerie devint un somptueux château, les filles de joie deux damoiselles de haut rang, et le propriétaire de l'établissement un noble châtelain. Après s'être reposé et repu, le voyageur implora le "châtelain" de l'adouber chevalier, ce qu'il fit en jouant ainsi le jeu de son invité : une grossière parodie de cérémonie eu lieu dans la cour de l'hôtellerie avec la participation des prostituées, que l'imagination du Don rendait grandiose. Une fois adoubé, Don Quijote repris la route de son village natal, afin d'y quérir son écuyer, qu'il avait déjà choisi comme nous le verrons par la suite. Mais en chemin, il entendit d'épouvantables cris juvéniles, ces qui attira son attention : un peu plus loin, un jeune garçon était attaché à un arbre et fouetté par un berger. Le chevalier demande alors des explications au tortionnaire, qui explique qu'à cause du manque de vigilance du garçon, une brebis disparait de son troupeau chaque jour. Malgré cela, l'âme éprise de justice de Don Quijote ne peut tolérer ce spectacle et exige que le berger cesse de le punir aussi cruellement. L'homme accepte, mais aussitôt que le justicier eut repris sa route, ses coups redoublèrent de violence sur le pauvre adolescent. Peu après, le Don rencontra un groupe de marchands, qu'il prit alors pour d'autres chevaliers errants, et les fit s'arrêter dans le but de leur faire reconnaître la beauté absolue de sa Dulcinée. L'un d'entre se prit d'abord au jeu, avant de glisser un sarcasme sur la dame en question, provoquant ainsi la fureur vengeresse de Don Quijote, qui chargea les marauds de sa lance, mais chuta de son cheval et ne put se relever tout de suite à cause du poids de son armure. Un autre membre du groupe en profita pour rouer le preux mais malhabile combattant de coup, avant de le laisser au milieu de la route le corps meurtri de toutes parts.

Par chance, un laboureur de son village aperçu le Don en piteux état, et le ramena  au village jusqu'à la demeure du noble pour qu'il y soit soigné. Sa gouvernante et sa jeune nièce pansèrent ses blessures, puis, mortifiées d'inquiétude par la soudaine lubie de l'hidalgo, convoquèrent le barbier et le curé du village, grands amis de Don Quijote, afin de décider ce qu'il convenait de faire pour guérir le pauvre homme. Ils convinrent de brûler pour commencer tous les livres ayant tourné l'esprit d'Alonso Quijano et d'emmurer le cabinet de lecture : ainsi, lorsque le chevalier errant se fut remis de ses blessures, en allant voir ses romans adorés, il ne découvrit qu'un mur à l'ancien emplacement de l'entrée de son cabinet. Sa nièce lui affirma alors qu'il s'agissait là de l’œuvre d'un odieux enchanteur, ce que Don Quijote crut sans peine : un enchanteur, l'ennemi mortel des chevaliers, qui d'autre aurait pu réaliser cela ? Cependant, cela ne découragea pas notre vaillant héros, car après s'être reposé quelques jours, il décida de prendre pour écuyer son voisin, un pauvre paysan avec femme et enfants un peu simple d'esprit, nommé Sancho Panza. Il promit au brave homme fortune et gloire au cours de ses aventures, et surtout de le nommer gouverneur d'une île qu'il possédera, car il ne manquera pas d'être nommé roi ou empereur en récompense de ses exploits à venir. Séduit par tant de promesses de la fortune qui lui faisait défaut, Sancho accepta la proposition de l'hidalgo, et un beau soir, sans qu'aucun des deux ne prennent congé de qui que ce soit, ils s'élancèrent sur la route pour de bon cette fois-ci, Don Quijote sur Rossinante et Sancho Panza sur son âne, vers l'aventure...

Les premières aventures de Don Quijote de la Mancha, dont le dénouement ne fut pas toujours à la hauteur de ses attentes
La fortune souri à nos deux compères, car une occasion pour le chevalier de prouver sa grande valeur arriva plus tôt que prévu : en arrivant dans une plaine, Don Quijote aperçu une troupe d'au moins trente ou quarante redoutables géants, agitant leurs quatre bras de plusieurs lieues de long. Mais lorsqu'il décrit le scène à Sancho, celui-ci lui dit qu'il ne voyait que des moulins à vents, dont le vent faisaient tourner leurs ailes que son maître prenait pour des bras et essaya de dissuader le chevalier d'aller les exterminer comme c'était son intention, mais celui-ci, n'écoutant que son courage et sa fantaisie, chargea les monstres de son destrier, lance en avant, mais celle-ci se prit dans l'aile du premier "géant" et la force du vent souleva Don Quijote de son cheval et le projeta au sol en même temps qu'elle fit tourner le moulin. Le chevalier, que son écuyer avait relevé en toute hâte, attribua cette nouvelle mésaventure à la magie du même vil enchanteur qui avait fait disparaître ses livres, et qui venait à présent de changer les géants en moulin pour ne pas qu'il puisse les vaincre comme il aurait pu le faire avec aisance...

La route de nos deux aventuriers croisent après quelques heures celle d'un convois de moines escortant un somptueux carrosse, à bord duquel voyage une noble dame. Cependant, l'imagination de Don Quijote déforme une nouvelle fois la réalité, et il se met alors à croire que cette dame s'est faite enlevée par ces hommes : le preux chevalier, croyant accomplir son devoir, et attaqua les vils hommes de foi, qui furent bientôt défendu par l'un des cochers, que l'hidalgo défia sans hésiter. Les deux hommes se ruèrent l'un sur l'autre, mais aussi extravagant que cela puisse paraître, Don Quijote réussit à assommer son adversaire et se considère alors comme le légitime vainqueur. La justice était rendue, chevalier et écuyer purent alors s'en aller le cœur gonflé de fierté, laissant la pauvre femme dans l’embarras le plus complet... Mais une aventure bien moins glorieuse les attendait : alors qu'ils faisaient une halte près d'un ruisseau, Rossinante s'éloigna un peu pour profiter de ce repos bienvenu, et le fier étalon aperçu alors un groupe de juments non loin de là. Il s'approcha du rassemblement, mais les muletiers qui gardaient les animaux le surprirent, et ne voulant pas laisser le rachitique cheval gêner les juments, ils le rouèrent de coups sans ménagement. Don Quijote et Sancho, attirés par le bruit, s'interposent pour défendre le destrier du chevalier, mais ne tarde pas à subir le même sort que l'animal, leurs assaillants étant trop nombreux.

Peu de temps après avoir repris leur chemin tant bien que mal, les deux hommes arrivèrent à une nouvelle hôtellerie où ils pourraient se remettre de leurs blessures : Sancho en cacha d'ailleurs la véritable cause au maître des lieux pour éviter qu'ils ne perdent la face, et affirma qu'ils étaient simplement tombés de quelques rochers en hauteur. La femme de l'hôtelier, sa fille et leur servante accueillirent ainsi les deux bonshommes et installèrent le malchanceux sur un lit médiocre, ce qui ne l'empêcha pas de remercier ses hôtes avec toute la courtoisie qu'il convient à un chevalier errant, car il prenait une nouvelle fois l'établissement pour une forteresse. Cela intrigua et étonna les gentes dames, mais elles décidèrent de ne rien relever par politesse, et laissèrent leur excentrique invité se reposer. Mais au milieu de la nuit, Don Quijote appela Sancho et lui demanda d'aller quérir divers ingrédients auprès de l'hôtelier afin de confectionner un élixir qui d'après lui accélérera sa guérison. L'écuyer s’exécuta, le chevalier les fit alors bouillir tous ensembles, puis but ledit breuvage. Sa redoutable efficacité ne tarda guère à se manifester : Don Quijote fut pris d'un torrent de vomissements qui lui vidèrent intégralement les entrailles, puis d'une crise de sueur qui rien ne semblait pouvoir arrêter, de telle sorte qu'il demanda simplement qu'on le laisse seul. Après trois heures de sommeil, le preux voyageur sentit son corps ses reins guéris et purs comme au premier jour, ce qui consacra pour lui les irréfutables propriétés curatives de cette potion, qui sans aucun doute lui permettra d'aller au devant de n'importe quelle péripétie sans crainte. Alléché par les louanges de son maître, Sancho essaya à son tour ce remède miraculeux, mais ses effets furent encore pire sur le pauvre écuyer, qui crut rendre l'âme pendant toute la nuit. Le lendemain, le tenancier de l'auberge réclama son dû à Don Quijote, qui refusa, car il n'avait pas souvenir qu'aucun chevalier errant n’eut à payer leurs séjours dans de tels établissements : pour se venger de cet affront, d'autres clients de l'hôtellerie se saisirent de Sancho et le firent voltiger sur une toile avant de relâcher le paysan terrorisé.

Mais plusieurs lieues plus loin, une scène épique s'offre aux yeux de Don Quijote : deux puissantes armées se faisaient face, et n'allait pas tarder à s'affronter jusqu'à ce que la plaine soit rouge de sang et que l'un des deux camps puissent clamer la victoire de leur suzerain. Le chevalier errant prit parti pour un camp, puis fit galoper Rossinante vers le champ de bataille, et commença à terrasser plusieurs soldats ennemis. Malheureusement, la réalité rattrapa le brave homme, car ce qu'il croyait être des armées n'étaient que deux troupeaux de brebis, dont il en avait occis quelques-unes. Les bergers responsables des bêtes, rendus furieux par cette soudaine agression, passèrent à tabac le vandale à coups de pierre avant de s'en aller. Cependant, le chevalier affirma à Sancho qu'il n'y était pour rien, mais qu'il s’agissait d'un nouveau tour perfide d'un enchanteur qui avait transformé les armées en troupeaux dans le seul but de lui nuire. En poursuivant leur chemin, les deux compères aperçurent une procession de moines portant des flambeaux et le cercueil d'un gentilhomme d'une ville proche. Le pauvre homme était en réalité mort de maladie, et les moines avaient pour projet d'aller l'enterrer, mais la folie du Don en décida autrement, car pour lui, il n'y avait aucun doute sur le fait que le cercueil était celui d'un chevalier lâchement abattu par ces hommes, qui osaient de surcroit parader avec le corps sans vie  du brave en guise de trophée ! Don Quijote vengea alors l'honneur du défunt en chassant les félons hors de sa vue. Sancho, désespéré par la démence de son maître, lui donna alors le titre de chevalier de la Triste Figure, mais ce qui ne sembla pas déplaire à ce dernier, car après tout, tout chevalier a besoin d'un titre...

Après une longue route, nos deux compagnons rencontrèrent une longue chaîne de prisonnier que l'on conduisait aux galères. Don Quijote interrogea alors plusieurs gaillards sur la raison de leur châtiment, puis en vint à la conclusion qu'ils étaient tous victime d'une injustice et ne méritaient pas le sort qu'on leur réservait, il demanda donc aux gardes qui les escortaient de les relâcher sans délai. Devant leur refus catégorique, le généreux chevalier s'engagea dans une rixe contre les "oppresseurs" : les galériens profitèrent alors cette occasion inespérée pour se libérer de leurs chaînes et mettre les gardes en déroute, avant de chasser leur bienfaiteur à son tour en le lapidant, lui et son écuyer. En fuyant les crapules ingrates, ils arrivèrent dans les montagnes de la Sierra Morena, où ils purent se reposer pour la nuit. A leur réveil, l'infortuné Sancho s'était fait voler son âne par un des criminels qu'ils avaient libéré, et Don Quijote avait une nouvelle résolution de la plus haute importance : à l'image de l'un des chevaliers de romans qu'il admirait tant, Amadis de Gaule, il allait prouver de façon éclatante son amour et sa dévotion inébranlable pour la dame de son cœur ! Il chargea alors Sancho de porter une missive romantique qu'il avait lui-même écrite à Dulcinée du Toboso, et tant que l'écuyer ne lui aura pas rapporté que la demoiselle avait des sentiments réciproques à son égard, il allait rester dans la montagne parmi les bêtes, commettant milles folies et actes bestiaux tous les jours (ce qui, tout à fait entre nous, ne devait pas être bien dur à réaliser pour notre hidalgo à l'esprit déjà altéré), et si par malheur sa dame restait insensible à son sort, alors il continuerait ses crises pour toujours... Sancho se hâta alors vers le Toboso, repassant ainsi devant la même hôtellerie où il avait subis par deux fois le revers du sort, et y fit une rencontre inattendue. En effet, le barbier et le curé du village de Don Quijote y faisait également une halte, et apprenant par le biais du paysan la nouvelle lubie de leur ami, ils mirent au point une ruse pour ramener l'hidalgo au village pour qu'il y soit soigné : ils employèrent une jeune fille qui se vêtit comme une noble dame, se grimèrent eux-mêmes en ses serviteurs, puis allèrent à la rencontre du Don, guidés par Sancho qui ne savait rien de la supercherie. La demoiselle se fit alors passer pour la reine d'un lointain pays qui venait demander une faveur au chevalier, qui ne pouvait refuser sans faire entorse à son code. Ainsi, sous prétexte de le guider vers sa patrie où il devrait réparer le tort qui a été fait à la souveraine, l'équipage conduit le chevalier et son écuyer à l'hôtellerie (sur le chemin, Don Quijote ne manqua pas d'interroger Sancho sur la réponse de Dulcinée à sa lettre, qui décida d'inventer de toutes pièces une réponse positive de la dame), et pendant que le preux hidalgo dormait (après avoir brisé plusieurs outres de vin rouge en les prenant pour des géants, ce qui ne manqua pas s'attiser la colère de son hôte), le barbier, le curé et le personnel de l'auberge se déguisèrent en enchanteurs et enfermèrent Don Quijote pieds et poings liés dans une grande cage qu'il avaient construit à la hâte, lui faisant ainsi croire qu'il était victime d'un enchantement, ne pouvant plus bouger. Il fut ainsi conduit à sa bourgade natale, où sa gouvernante et sa nièce prirent grand soin de lui. Cependant, ce bref interlude ne dura guère : après quelques jours, Don Quijote et Sancho Panza reprirent la route sans être vus, avec pour destination la cité du Toboso, le Don brulant d'envie d'aller visiter sa dame.

Arrivé à l'entrée de la ville, il chargea son fidèle écuyer d'aller quérir la belle, mais le brave Sancho, qui n'avait jamais vu la belle, ne voulait pas passer tout le jour à chercher une aiguille dans une botte de foin. Il se servit alors d'un habile stratagème, et présenta à son maître une paysanne fort vilaine, sans aucune grâce ni manière, et lui assura qu'une aussi belle femme ne pouvait être que la noble Dulcinée. Don Quijote crut alors qu'un enchanteur avait frappé sa dame d'une malédiction, changeant ainsi la plus belle créature de ce monde en un tel souillon, au grand soulagement de Sancho...

(Nouvelle musique d'accompagnement : https://www.youtube.com/watch?v=CZQVh4qjXNs )

La seconde partie des aventures des deux compagnons, pendant lesquelles leur notoriété inattendue les précéda
La prochaine péripétie du preux chevalier s'annonça en même temps qu'une troupe de comédiens représentant le Cortège de la Mort. L'un d'eux, déguisé en bouffon, effraya Rossinante par ses multiples gesticulations, son maître perdit alors l'équilibre et tomba lourdement. Le bouffon singea alors la chute de Don Quijote, ce qui provoqua l'hilarité de ses comparses et la fureur du chevalier, qui se serait jeté sur eux si son écuyer ne l'en avait pas dissuadé après avoir remarqué que les comédiens les attendaient armés de pierres. Don Quijote et Sancho reprirent alors leur voyage, et rencontrèrent assez vite un adversaire plus digne du chevalier errant : un certain chevalier des Miroirs, qui affirmait avec véhémence qu'il avait déjà affronté et vaincu le chevalier de la Triste Figure. Celui-ci n'en ayant aucun souvenir, il défia aussitôt le charlatan, qui accepta à condition que Don Quijote jure qu'il se retirera dans son village en cas de défaite. Une fois le serment fait, le combat commença, et ce fut une nouvelle victoire pour l'invincible chevalier de la Mancha. Le chevalier des Miroirs se retira alors, mais sa véritable identité était le bachelier Samson Carrasco, un jeune homme originaire du même village que le Don et qui connaissant la force persuasive de la lubie de l'hidalgo, il avait donc imaginé cette ruse pour le forcer à rester chez lui, espérant que le repos guérirait le brave homme. Ce stratagème ne fut pas récompensé, mais cela n'entama pas la détermination de l'ingénieux bachelier, comme nous le verrons par la suite. Peu de temps après cette glorieuse victoire, chevalier et écuyer passent près d'un chariot convoyant une cage dans laquelle sont enfermés de majestueux lions. Don Quijote, qui voit là une occasion inespérée de prouver une fois de plus sa bravoure, arrête le convoi, rentre dans la cage malgré les objections des cocher, et se prépare à un combat épique et inégal contre les fauves. Cependant, la seule réaction des lions à la présence de l'intrus dans leur cage fut l'indifférence, et se désintéressèrent très vite de lui. Le chevalier sortit alors de la cage, se considérant tout de même comme vainqueur, et décida de prendre le titre de chevaliers des Lions pour célébrer cette prouesse.

La route des deux compagnons les amenèrent vers la grotte de Montesinos, que le chevalier errant était déterminé à explorer. Ils descendirent alors en ses profondeurs pendant plusieurs heures, puis Don Quijote finit par tomber dans un profond sommeil qui ne fut pourtant pas tranquille pour autant : il fit en effet un songe étrange dans lequel Merlin l'enchanteur lui annonçait que lui seul pouvait libérer les chevaliers et dames prisonniers de cette caverne de l'enchantement dont ils étaient victimes et de leur captivité. Don Quijote rencontra ainsi plusieurs personnages issus des romans de chevalerie qu'ils lisaient, et finit par trouver une servante de Dulcinée, qui lui demande une demi-douzaine de réaux en échange d'une jupe de coton de sa dame. Malheureusement, le chevalier n'a pas assez d'argent pour accepter le marché, ce qui pour lui signe son échec dans son aventure. A son réveil, il quitta la grotte avec Sancho, puis en cherchant un endroit où se reposer dans un hameau proche, un événement assez rare pour être souligné eu lieu : le duo se rendit dans une taverne, et Don Quijote la reconnut comme telle, et ne la prit pas pour un château comme il avait "l'habitude" de faire auparavant.
Un marionnettiste renommé, accompagné d'un singe qui possèderait des dons de divination leur propose alors de leur jouer son spectacle, ce que les deux hommes acceptèrent. Mais l'infortuné artiste fit l'erreur de leur conter un récit de chevalerie : Don Quijote fut pris d'une crise de folie qui lui fit apparaître les marionnettes comme de véritables êtres de chair et de sang, et il détruisit le théâtre du marionnettiste. Cependant, la démence de l'hidalgo eut pour une fois un heureux revers, car le marionnettiste était en réalité un escroc, un des galériens qu'ils avaient libérés au début de leur périple, qui dupait les passants avec les prétendus dons de son singe. Après s'être reposé comme il se doit, Don Quijote et Sancho furent invité par un heureux coup du sort à prendre part à une nouvelle épopée près des rives de l'Ebre (fleuve espagnol) : le chevalier avait en effet aperçu une petite barque attachée à un arbre, qui selon lui était envoyée par un enchanteur bienveillant, et qui allait les conduire vers une nouvelle aventure. Ils embarquèrent sans plus attendre et se laissèrent porter par leur embarcation, car elle ne possédait pas de rames, et ne furent dérangés que par des démons et de malandrins qui les interpellaient depuis la rive. Cependant, les deux hommes n'avaient pas le pied marin et finirent par tomber à l'eau en abandonnant la barque, qui appartenait en réalité aux fermiers que le Don avait pris pour des démons, et qui avaient tentés de les avertir. Après avoir remboursés ces braves gens, le chevalier errant en vint à la conclusion que cette quête était destinée à un autre chevalier...

Alors que nos deux héros cherchaient toujours l'aventure sur les routes d'Espagne, ils firent une charmante rencontre : une ravissante duchesse et sa troupe de chasseurs, qui reconnurent immédiatement à qui ils avaient affaire. En effet, il semblerait qu'un original avait eu vent des péripéties que l'excentrique chevalier avait traversé, et en avait fait un roman y retranscrivant même la personnalité des deux protagonistes, que la duchesse et son mari avaient lu. La noble dame invita donc les deux hommes dans sa demeure, où ils furent reçus comme des rois, et suivant toutes les traditions des romans de chevalerie, ce qui ne manqua pas de ravir le chevalier errant. Cependant, cet accueil courtois n'était malheureusement pas sans arrière-pensée : les hôtes prenaient en effet un malin plaisir à la folie de l'hidalgo et la simplicité de l'écuyer, et leur invitation avait pour but principal de se divertir de ce spectacle, et leurs invités furent victimes de nombreuses subtiles mises en scène pour le seul amusement du duc et de la duchesse, d'autant plus que les dindons de la farce ne remarquaient absolument rien. Le seul à la demeure des nobles que cela n'amusait pas était un ecclésiastique, qui trouvait parfaitement ridicule que son seigneur encourageait les extravagances de ce pathétique chevalier.

Mais la plus éclatante de ces supercheries fut celle ayant eu lieu après une chasse fructueuse : à la tombée de la nuit, les serviteurs du duc se travestirent en démons et menèrent un sombre et impressionnant cortège jusqu'à leur illustre invité, et l'un des valets, se présentant comme le grand enchanteur Merlin, affirma à Don Quijote que pour délivrer Dulcinée de son enchantement, il fallait que Sancho Panza se donne trois mille trois cent coups de fouets sur son postérieur de son plein gré. Bien que tout cela ne fut bien évidemment qu'un vaste artifice, le chevalier de la Triste figure prit ces paroles au pied de la lettre et menaça son écuyer malchanceux qui refusait catégoriquement de se livrer à pareille humiliation, jusqu'à ce que la duchesse lui offre le gouvernement d'une île, ce que Don Quijote lui avait promis mais n'avait pu lui donner jusqu'à présent. Sancho, devant l'imminente réalisation de son rêve de fortune, accepta alors de se flageller un peu chaque jour, et devint le gouverneur d'une île qui n'était en réalité qu'une bourgade sur les terres du duc, dont tous les habitants se jouèrent à leur tour de leur nouveau maître de la même manière que le duc et la duchesse s'était payé leur tête jusqu'à présent...

La conclusion de l'errance de Don Quijote et son tragique trépas, mais qui ne put triompher entièrement de sa légende désormais bâtie
Don Quijote resta ainsi quelques temps chez ses malicieux hôtes, mais un beau jour, réalisant que l'oisiveté ne convenait guère à un chevalier errant, il prit congé des nobles et repris la route, où il rencontra rapidement Sancho, qui avait entre temps réalisé que le titre de gouverneur était une trop lourde charge pour ses épaules. Les deux amis arrivèrent ensemble à Barcelone, où Don Quijote fut provoqué en duel par un certain chevalier de la Blanche Lune, qui prétendait que sa dame était de plus haut prestige et de plus grande beauté que Dulcinée du Toboso. Don Quijote accepta aussitôt le duel, pressé de défendre l'honneur de sa dame, mais lorsque les deux adversaires se chargèrent mutuellement, il fut bientôt évident que le frêle Rossinante ne pouvait faire face au robuste cheval du chevalier anonyme, qui fit chuter Don Quijote dès le premier assaut. Le vainqueur commanda alors au chevalier de la Triste Figure de se retirer dans son village pendant une année entière, et de ne pas entreprendre de nouvelles aventures pendant cette période. Le vaincu ne put qu’obtempérer après sa défaite honteuse, mais loyale, et prit le chemin de son foyer.

Cependant, notre preux voyageur ne sut jamais que le chevalier de la Blanche Lune n'était autre que le bachelier Sanson Carrasco, qu'il avait déjà rencontré sous le nom de chevalier des Miroirs et qui avait renouvelé sa ruse qui portait enfin ses fruits. Sur le chemin du retour, Don Quijote promit d'ailleurs de l'argent à Sancho une fois qu'il seraient rentrés si ce dernier se donnait immédiatement les coups de fouets restant, censés être la clef du salut de Dulcinée. L'écuyer accepta, et alla prétendre se donner les coups un peu plus loin, car en réalité ce fut un arbre qui fit très majoritairement les frais du "rituel". Les deux compères finirent ainsi par arriver à la bourgade en question, où Don Quijote fut accueilli de nouveau par sa nièce, sa gouvernante et ses amis, et Sancho Panza par sa femme et ses enfants. Mais rapidement, le chevalier errant fut pris d'une forte fièvre qui le cloua six jours au lit, puis un matin sa jeune nièce l'entendit pousser des cris de joie. Intriguée, elle alla voir son oncle pour lui demander la cause de sa soudaine euphorie, et ce fut Alonso Quijano et non Don Quijote qui lui répondit : en effet, l'hidalgo était à présent guéri de sa folie, son esprit était de nouveau clair, ce qui ne manqua pas de provoquer la joie de son entourage. Mais il n'était pas guéri pour autant, et il décida de sa lucidité pour faire son testament et remercier le brave Sancho pour sa fidélité et son dévouement. Puis, quelques jours plus tard, après avoir reçu les derniers sacrements et maudit à maintes reprises les livres de chevalerie, Alonso Quijano rendit l'âme paisiblement, plus chrétiennement et dignement que n'importe quel chevalier errant avant lui. Le nom de sa ville natale ne fut jamais divulgué, afin que toutes les bourgades de la Manche se disputent l'honneur d'avoir donné naissance au chevalier, dont l'épitaphe est le suivant :
"Ci-gît l'hidalgo redoutable qui poussa si loin la vaillance qu'on remarqua que la mort ne put triompher de sa vie par son trépas.
Il brava l'univers entier et fut l'épouvantail du monde ; en telle conjoncture que ce qui assura son bonheur, ce fut de mourir sage et d'avoir vécu fou."


A PROPOS DE VOUS


Âge : 18 ans
Expérience RP : Jeu de rôle papier "classique" : environ 1 an, et RP pur (comme sur ce forum) : euh...1 mois...Vent
Les animes/jeux Fate que vous connaissez : Fate/Stay Night, Carnival Phantasm (si ça peut compter).
Comment avez-vous connu le forum ? Par hasard.
Quelque chose à ajouter ? : Juste le fait que le premier pouvoir n'est pas une manœuvre foireuse pour attirer exclusivement des Masters féminins, c'est juste que cela colle mieux au personnage  Glass  (enfin je crois). Sinon, j'ai hâte de m'essayer au RP sur ce forum !  Yeah
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Lun 31 Juil - 2:31
Bonjour à tous !! Voici la fiche de mon personnage, cependant je tiens à préciser qu'étant peu expérimenté, il se peut qu'il y ait beaucoup de choses à corriger (notamment concernant l'équilibrage, je ne sais pas si mon perso a une chance de survivre ou non...), j'ai en effet tenté pas mal de trucs pour le NP et je ne sais pas si j'ai assez bien expliqué ou non...

Sur ce, en attente de validation, et à bientôt j'espère !!

PS : si une âme charitable pouvait m'expliquer comment incruster des images, je n'ai pas réussi x)
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Lun 31 Juil - 13:12
... *clap clap clap*

Mes félicitations. J'ai eu énormément de mal à te lire, néanmoins c'était une bonne lecture, sans prétention, et avec pas mal d'humour.
Un petit plus pour les musiques adaptées (vive bleach) et pour la gestion des fautes, que j'ai très peu relevé.

Passons à la fiche en elle-même.

Statistique:

STR : C
END : B
AGI : C
MAG : E
LCK : B

Effectivement, le Don est un humains sans grands "exploits" à sa solde, ce qui fait de lui des stats assez boarf. Je up cependant la luck, car vu sa folie il aurait pu finir pire, et son agi, car il a potentiellement la classe Rider.
Le fame et le mad jouent aussi sur ledit buff.

SKILLS:

Mad Enhancement: rien à redire.

Noble Para el Alma: alors... outre le fait que j'espère que tu prendras conscience que cela ne doit pas t'empêcher d'aller chercher un master masculin , d'accord.
Petite note cependant, vu que la nature de Don Quijote a cet égard frappe toutes les dames et gentilhommes, je te propose que cela s'adapte au sexe pur, et non juste au master.
Seul contraine à cela: une chute de un rang dans les deux bonus. Après ce sera utilisable partout.
Si tu veux le garder tel quel, pas de probleme.


Mental Pollution: ... tu n'a pas envie de suivre ton master, toi , hein? XD au vu de la folie de Don Quijote (le rouge verra s'il confirme derrière), il sera également possible pour Quijote de baragouiner des phrases. Après tout, sa folie est lié à Mental Pollution en un sens.

Soplo de la Aventura: considère cela comme un Presence Detection de rang C qui focus les évènements importants. Tu pourrais meme le renommer en Presence Detection de fait.


Noble Phantasm:

Alors, je vais faire un petit restatage de ton NP. Je suis toutefois déçu de ne pas voir [s]le paillasson[/s] Rossinante.
Cela étant dit, je vais noter l'utilisation des Alignements. Les servants qui jouent dessus sont très très rares.

Héroe Extravagante:

- Up de tes statistiques de un rang, rang non altérable par l'ennemi.

- Confère Magic Resistance Rang A

- Les attaques de Don Quijote traverse les immunités et protections de rang B et inférieurs (le rang A est plus ou moins le max avant EX, donc bon)

- Don Quijote reçoit une Protection de rang A sur les servants de catégorie Evil, de rang C sur les servants d'alignement neutres, et de rang E sur les servants d'alignement E
On prend le deuxième mot de l'alignement pour juger (dans le cas d'un neutre bon, par exemple, ce serait "bon" qu'on prendrait)


Voila voila.


Fait exceptionnel.

Je n'ai absolument rien à redire, que ce soit sur l'histoire, le physique et le caractère.

Ah si, une chose, tu as oublié l'aventure des lions je crois, qui lui a donné son surnom de Chevalier des Lions.


Si cela te convient, dit-le moi, et je te donnerais ma première validation :)

Pour incruster une image , passe par un site d'hébergeur d'image (hostingpic fait très bien l'affaire), qui te donnera un lien a mettre sur forum.
Tu prend le dis lien et tu le met entre

et voila le tour est joué :)



PS: et encore toute mes féliciations, ce perso n'était pas facile Yeah
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Master de : Mordred
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Lun 31 Juil - 18:43
Bien le bonjour !!
Merci pour m'avoir envoyé une réponse aussi rapidement, ainsi que pour tes compliments et tes suggestions !!  Victory J'ai mis à jour ma fiche pour tout (par contre pour le pouvoir Noble para el alma, je ne sais pas si j'ai bien compris les changements à apporter...), sauf pour l'histoire, car je me pose une question : tu as raison, il manque son aventure avec le lion, et je me suis en effet rendu compte que dans la version abrégée du roman de Cervantès que j'ai lu, plusieurs autres exploits de l'hidalgo ne sont pas évoqués, dont celui du lion. Du coup, est-ce que je peux me contenter de rajouter seulement l'épisode du félin, ou est-ce que je dois rajouter également tout ceux manquant (ce qui ne me pose aucun problème, ils  risquent juste d'être moins détaillés que les autres) ?
D'ailleurs, j'ai une autre question : la Presence Detection permet de sentir la magie à une distance de E + C mètres dans ce cas-ci, à combien de mètres cela correspond ?
Sinon, ne t'inquiètes pas, je suis prêt à jouer avec n'importe quel Master qu'il soit masculin, féminin ou autre, c'est juste que je pense qu'ainsi le pouvoir collait mieux au personnage et montrait en même temps sa dévotion à Dulcinée (même si ça risque de me faire passer au mieux pour un dragueur de bas étage, au pire pour un homme TRÈS suspect).

Sur ce, merci encore et à bientôt !!

PS : Oui, je n'ai pas trouvé de moyen d'intégrer Rossinante, j'avais pensé à lui mettre Riding au rang E (car le rang D est impossible, Rossinante n'est pas pur-sang et encore moins un destrier), mais je me suis dit que savoir monter des chevaux (pas forcément très facile à se procurer) et des vélos ne me serait pas très utile (même si l'image du chevalier errant chargeant ses ennemis avec un VTT Décathlon est incroyable, mais dans les faits peu utile).
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Lun 31 Juil - 19:17
... tu m'a fait rire vingt bonnes minutes, aussi je me permet de me calmer et de répondre

Tout d'abord, la source du rire: GO RIDING.
Non je veux dire, Don Quichotte qui prend un vélo (pas un VTT, un vélo de course) et qui SE RUE sur ses ennemis en l'appelant Rossinante (parce que Don Quichotte), l'image m'a juste plié en deux.
Sur place.

Mes compliments Admire

Pour le premier skill, ma fois, rien à y redire. Ce n'est pas exactement ce a quoi je pensais, mais au final, cela me vas, il y a le coté "globale" disons.

Pour l'histoire, si tu pouvais effectivement étoffer un peu, je ne dirais pas non, car il a pas mal d'exploits (j'avais envie de mettre des guillemets la) qui restes assez surprenant, meme pour un type comme lui, et qui l'air de rien ont un minimum d'impact.

Pour rossinante, je l'avais imaginer en tant que NP justement (ou un Np équivalent du style "ce que je monte est rossinante"), mais vu que tu es en Berserker, c'est legit que tu n'as pas ton canasson.

Good luck pour l'étoffage, et tiens-moi au courant ;)
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Ven 4 Aoû - 1:27
Et bien, je ne pensais pas que cette blague marcherait aussi bien x) (pas que je m'en plaigne, au contraire !). J'aurais mis le temps, mais c'est bon, j'ai étoffé l'histoire du Don du mieux que j'ai pu (notamment avec l'aventure des lions), même si certains passages moins axés sur l'action ou plus littéraires m'ont échappé car je n'ai lu qu'une version abrégée du roman, j'espère que ça fera l'affaire !!

PS : Merci pour le site d'hébergement d'images, j'ai un peu galéré pour comprendre comment ça marchait, mais au final ça rend bien !
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Ven 4 Aoû - 23:39
ah oui te me fat penser, ton avatar n'est pas aux bonnes dimension. Il te faut un avatar a 200*400

une fois cela fait, ton histoire me va, je te donnerais ta première validations :)
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Ven 4 Aoû - 23:52
Merci bien :D !! C'est bon, l'avatar est redimensionné !
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Sam 5 Aoû - 11:19
pas encore :) ton avatar est en 200*282. pas les bonnes proportions (oui il va falloir faire du découpage ou du changement), qui eux sont 200*400

en cas de soucis avec le redimensionnement, hésite pas a passer sur le discord demander à une âme charitable ou a faire une demande de kit sur le forum :)
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Dim 6 Aoû - 11:55
Ça marche !! Bon, normalement les avatars de la fiche et de mon profil sont en 200*400 (avec un peu de chance x) ), sinon et bien je demanderais sur le forum.
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Dim 6 Aoû - 21:39
je confirme, tu reçois donc ma première validation
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Sam 12 Aoû - 23:56
Bonjour/bonsoir et re-bienvenue Hello

A mon tour de passer sur ta fiche, donc ne perdons pas plus de temps et mettons nous au travail Fight

Stats > ok et je t'ai ajouté ceux qu'elles donnent sous Mad.

Pouvoirs > tout correspond au personnage et pour Detección de presencia cela sera 20 mètres. Le fait que tu l'utilises m'a fais pointer une erreur, donc sa formule va être changée Best

Héroe extravagante > il colle bien au perso mais il va falloir revoir un peu ses effets car il y en a beaucoup pour son rang et surtout trop à rang élevé. Donc va falloir en enlever et reájuster certains.
- Toutes ses caractéristiques sont augmentées de un rang => je l'enlèverai car avec le Mad tu culmines déjà haut en stats.
- effet selon les alignements => une bonne idée à garder mais revoir les effets ainsi : mauvais A, neutre B, bon C
- Magic Resistance => à retirer selon moi, car malgré la transformation il ne devient pas Saber pour autant
- attaques passant les immunités => à laisser tel quel

En gros retirer 2 effets pour up les alignements.

Physique et caractère > rien à redire, le personnage est bien décrit Best

Histoire > voilà une bien belle histoire, aussi épique et folle avec des passages qui font bien rire. On retrouve bien tout le côté comique du personnage, les personnages de son histoire et les grands passages. Je n'ai rien à redire, c'est impeccable. Penses juste peut-être à plus aérer tes textes en rp, mais là c'est ok.

Voilà pour le moment, la validation étant proche Best
Valkyrie hjärta
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Dim 13 Aoû - 16:15
Rebonjour, et merci de ton passage  Victory  !! J'ai fait les ajustements nécessaires pour le NP, j'avais mis de la résistance magique car comme tu as pu le constater dans l'histoire, Quijote ne porte pas les enchanteurs dans son cœur (les Caster risquent d'ailleurs d'en faire les frais...), je lui ai donc mis cette capacité pour contrer ses némésis, mais comme le bonus défensif des alignements est augmenté, ça ne me pose pas beaucoup de problèmes, il garde quand même une défense correcte.

Par contre j'avais une question : dans le règlement du forum il est précisé que les personnages fictifs sont interdits, or comme personne ne m'a fait la remarque pour ma fiche, j'en déduis que je suis quand même accepté (à moins que je ne vienne de creuser ma propre tombe avec ma grande gueu** Panic ), et j'ai vu aussi que dans Fate Grand Order, Sherlock Holmes est un Servant valide : à partir de quand un personnage est-il considéré comme fictif ? Est-ce qu'un personnage de roman suffisamment connu peut être considéré comme valide ?

Merci d'avance, et à bientôt pour la validation j'espère !! Bogoss
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Dim 13 Aoû - 16:33
Non ne t'inquiètes pas, si ton personnage n'était pas jouable on te l'aurais dis de suite. Pour la faire courte (nous sommes en train de préparer une FAQ dans laquelle il y a entre autre l'explication détaillée pour cela), certains personnages fictifs mais anciens peuvent être joués, parce qu'ils sont devenus dans l’esprit des gens, au point que pour beaucoup ils ont existé et appartiennent à l'histoire. Ce qui est le cas pour Don Quijote Smile

Pour la perte du Magic Resistance, pense qu'avec sa capacité de passer les immunités et les protections, il pourra passer à travers les sorts de protection des Casters. Donc s'il sera moins maintenant résistant contre eux, il sera plus offensif Fight

Sur ce, te voilà validé, amuse-toi bien Yay
Valkyrie hjärta
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