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Sun Wukong [Fiche terminée]

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Ven 24 Fév - 12:43

Sun Wukong

Age : Environ huit siècles à fuir la mort
Nationalité : Chinoise
Fonction : Souverain de la colline aux milles fleurs



Son Goku Saiyuki

CARACTÉRISTIQUES

Type : Servant
Classe : Lancer

Statistiques :
STR : C
END : A
AGI : B
MAG : E
LCK : D



CAPACITÉ(S) DE CLASSE

Battle continuation [Rang] : C
Permet après une blessure fatale de puiser dans d’ultimes ressources pour finir le combat.
=> regagne +3 états de santé à partir de l'état "mort"
=> passe rang B avec Singe Immortel et +4 états de santé


EQUIPEMENT


Ruyi Jingu Bang :
Arme favorite de Sun Wukong, long bâton composé d'un acier noir, réputé indestructible. On le dit aussi infiniment lourd malgré sa forme primaire d'un bâton à l'apparence normale. Aux deux extrémités on peut trouver des sphères d'or, pas seulement pour la déco. Aussi pour amplifier un grand potentiel de destruction. Ceci est le premier trésor du roi.
Ousibùyúnlu :
Le deuxième trésor de Sun Wukong, en apparence ce sont de simples bottes couleurs pourpres, brodées de perles. Mais la légèreté du tissus est tel, que ces chaussures permettent à Sun Wukong une meilleure maîtrise de ses capacités de vol.
Diadème du Phénix :
Trésor volé de l'un des quatre souverain dragon. C'est un diadème d'or, incrusté de
rubis et orné de plumes de phénix. Il symbolise la majesté du roi, sa puissance mais aussi sa volonté de demeurer éternellement parmi les vivants.

Cuirasse d'or :
Vêtement de guerre, mais également d'apparat pour le roi. Dissimulée sous les habits de moine, l'armure rappelle le passé glorieux et lumineux de Sun Wukong. Véritable symbole de son orgueil doré et quatrième trésor.


POUVOIRS


Singe Conscient de la vacuité [Rang B - actif] :

Première initiation de Sun Wukong à la sagesse de l'immortalité. Ce dernier dont l'âme s'était ainsi élevée pu bénéficier de trois dons. Le premier consiste en une capacité de vol, permettant alors d'atteindre les nuages, de véritablement voler. Le second est inhérent à la légende de malice du roi des singes. D'un éventail limité, Sun Wukong peut prendre l'apparence de ce qu'il souhaite. Cela peut être un animal, une personne humanoïde dont il a clairement le souvenir ou même un objet, appliqué seulement à lui même il peut modifier sa taille en grandissant, ou rapetissant. Tout changement d'apparence dispose néanmoins d'un défaut, impossible de faire disparaitre la queue du roi des singes. Le troisième don lui vient de sa chevelure. Arrachant un cheveu, Sun peut créer un singe qui lui est dévoué, un lien puissant uni le roi à ses sujets. En combat ou en espionnage les singes du roi peuvent s'avérer très utiles. Ces pouvoirs symbolisent la maîtrise du corps de l'immortel, c'est par cet enseignement que Sun reçut le titre de "Conscient de la vacuité."
=>Vol (Passif)
=>Les 72 transformations (défaut de la queue du singe)
=>Création de clone


Singe de Pierre [Rang A - passif] :

Née de la volonté de Gaïa Sun Wukong fut façonné d'un corps de pierre. Ce don octroie au roi des singes un corps bien plus résistant qu'une enveloppe humaine. (Équivalent à un Natural body - Endurance).
=> Boost permanent en End.


Singe aux Yeux de feu, aux Pupilles d'or [Rang C - passif] :
Pouvoir acquis par la terrible expérience de survivre dans un four divin pendant 50 jours. Les yeux de Sun Wukong depuis sa libération rougeoient étrangement d'une flamme éternelle. Ce pouvoir lui permet une certaine résistance à l'élément du feu, une meilleur acuité visuelle, mais également une possibilité de déceler les illusions.

=> Resistance (élément feu)
=> Déceler les illusions


NOBLE PHANTASMS


Ruyi Jingu Bang  [Anti forteresse - Rang B - Actif] :

Simple bâton en apparence, composé d'un acier noir se terminant aux extrémités par deux sphères d'or. Arme légendaire de Sun Wukong celui-ci dispose de plusieurs qualités. Réputé tout d'abord indestructible et extrêmement lourd, seul Wukong pouvant manier l'arme, ses coups s'avèrent bien supérieur à une arme contondante classique. Aussi autre propriété de ce bâton c'est bien sur de pouvoir changer de forme. Dans des proportions importantes, toutefois mesurées. Sun Wukong peut modifier la taille et la largeur de l'arme. Dans sa forme ultime le bâton reprend son aspect orignal, une gigantesque colonne, un pilier qui servait dans les légendes à combler la mer. En cet aspect le pilier peut détruire des montagnes.

=> Changement de forme (Hauteur et taille)
=> Forme originelle du pilier qui comblait la mer


Singe Immortel [Anti unité Personnel - Rang A - Passif] :

C'était la quête de Sun Wukong, être immortel. Pour cela il a suivi les enseignements de l'immortel, il a effacé son nom du livre des morts, il a ingurgité les pêches divines, les fruits donnant l'immortalité aux dieux. Impossible à tuer il a survécu à toutes les exécutions, aucune armée n'arrivait à lui enlever ce souffle de vie. Si la mort a pris Sun Wukong, c'est par finalement le choix du roi. L'immortalité ici ne saurait être totale, avoir appris, avoir rayé un nom d'un registre, avoir ingurgité une quantité phénoménale de fruit divin ne suffit pas vraiment pour une immortalité absolue.
=> Régénération donnant un statut de quasi-immortel
(Régénération rang A de 3 états de santé par tour et passe hors combat à 2 états de santé par heure)
=> Augmente de 1 rang Battle Continuation



PHYSIQUE


Administration Céleste : « Merci pour ces précisions, pouvez vous nous décrire le défunt, physiquement peu avant la tragédie ?

Oui bien sur… Je ne me rappel plus vraiment en quoi il était déguisé ce jour la… Le matin il nous était apparu en tigre à poil rose, j’ai encore l’image malheureusement en souvenir. Il aimait prendre la forme d’un peu tout et n’importe quoi, il copiait parfaitement mon visage par exemple. Et il se servait de mon identité pour acheter de l’alcool et batifoler avec quelques filles… Dans l’ouest, je lui dois ma réputation. Officiellement Sun Wukong, le roi des singes, c’est une posture de prince. Il n’oublie pas ses sujets et pour marquer la différence de rang avec eux, il prend certains traits humanoïdes. Un peu plus grand qu’à l’habitude, un épiderme couvert d’un fin pelage brun. Des membres fins, robustes, permettant une très grande agilité.  Une apparence humaine dans le faciès, mis à part un museau et une pilosité marquée encadrant le visage. Enfin une queue à l’arrière, plutôt longue, un autre attribut animal donc. C’est le Sun Wukong des légendes, mais ce n’est pas vraiment celui que j’ai connu. Ce n’est qu’une image d’emprunt, la plus commune cela dit. Si Sun Wukong n’avait pas trouvé une peuplade de singe dès sa naissance, sans doute aurait-il arboré un autre titre que le roi des singes.

En compagnie d’humains, enfin surtout de ma personne, Wukong à adopté une autre morphologie. Il s’est adapté à son environnement tout simplement, en prenant l’image d’un humain. Comme toutes ses apparences disons habituelles, Sun Wukong apparait comme assez petit et jeune. Il est connu pour son impertinence, sa puérilité, sa rébellion, son orgueil. Naturellement il prend toujours l’apparence qui symbolise au mieux ce coté frondeur. C’est l’adolescence qui retient son attention, pour une personnalité de neuf siècles cela peut surprendre. L’âge n’a de toute manière aucune emprise sur son apparence, ressembler à un pré-adulte c’est rapprocher le caractère au paraitre. C’est ainsi qu’il m’apparut dès les premiers jours de notre quête. En garçon d’une quinzaine d’année me semble t-il. Avec de grands cheveux châtains, donc de la même couleur que son pelage de roi. Il est toujours aussi petit, cela renforçait ma conviction que cet être espiègle était insupportable. Mais comme je vous l’ai déjà dit, mieux valait ne pas le taquiner à ce sujet.

Sun Wukong avait abandonné temporairement la plupart de ses attributs de guerrier, il portait principalement la toge des moines. Seulement son coté un peu mégalomane l’emportait toujours. La toge couvrait tout le corps et elle avait été bien évidemment confectionnée par les meilleurs soins. Sun Wukong aimait porter ce qui était le plus voyant, à la limite de l’excentrique. La toge de moine classique ne satisfaisait aucunement le roi. Il fit donc coudre des rajouts, des accessoires, dont des épaulières. Le tout pour une fois se rapprochait davantage du bon gout que de l’excentricité, mais cela n’avait plus grand-chose en commun avec l’esprit d'humilité de l’habit de moine. Sun Wukong arbore également un diadème d’or. C’est un cadeau qu'on lui a fait pour avoir la paix, simplement si l’on récite la bonne formule cela lui cause des maux de tête atroce. C’est parfait pour avoir la paix.

Si Sun Wukong à un comportement d’enfant, son visage est logiquement enfantin. On ne pense certainement pas à rencontrer un roi au premier abord. Malgré une noblesse de tenue, le garçon parait toujours indiscipliné, trop instable pour incarner le sang froid d’un roi. Pourtant il y-a quelque chose dans ces yeux de jade. Il y-a une férocité, une volonté forte, parfois aussi la malice. C’est en cela que Sun Wukong a su me surprendre, car comme beaucoup j’avais jugé seulement la puérilité de ce roi. Son visage, c’est l’innocence de l’enfant, en aucune manière on ne saurait lui accorder la crédibilité d’un souverain. Pourtant, celle-ci existe…  Il possède l’aura, la posture du maître, mais seulement quand le roi en a envie. Dernière chose, malgré sa volonté de s’adapter à l’image humaine Sun Wukong ne pourra jamais altérer un élément de son physique. Je veux bien sur évoquer la queue, celle-ci est constante, quelque soit le déguisement.

Voila c’est ainsi que Sun Wukong m’était apparu la dernière fois que je l’ai aperçu.

Administration céleste : « Merci pour vos réponses, nous vous contacterons ultérieurement pour vous faire part des avancées de notre enquête. »


CARACTÈRE




Administration céleste : « Merci d’être venu moine Xuanzang, comme vous le savez nous enquêtons sur la mort de Sun Wukong. Comme vous êtes la dernière personne à avoir vu Sun Wukong encore en vie, nous aimerions vous interroger à ce sujet. Comment décrieriez-vous le comportement de Sun Wukong durant le périple ? »

Oh… Vous voulez que je vous parle de Sun Wukong durant notre quête, mon cher disciple. Par ou commencer le sujet est vaste, en fait c’est plutôt simple. SunWukong est une créature totalement insupportable… Vraiment insupportable, j’ai encore des frissons en repensant à ces souvenirs. C’est une personne au demeurant très serviable, généreuse, courageuse. Mais non… Vraiment je… Je n’arrive pas, je bloque dirons nous. Parce que voyez-vous, cette créature mange et elle mange beaucoup, mais vraiment beaucoup. Alors quand on fait des provisions pour 5, alors que j’ai quand même un dragon sous forme de cheval à nourrir. Et que l’autre, bouffe absolument toutes les provisions dès le troisième jour de quête, non ça va pas, je suis désolé, mais c’est affreux ! Et puis Sun Wukong, ça ne dort pas ! Oui, ça ne dort pas ! Et ça s’ennuie vite cette chose ! Alors on parle, on discute et ça fait sa gymnastique et ça compose des poèmes débiles en pleine nuit ! Vous savez… Je n’ai pas vraiment choisi la voie spirituelle par choix au départ, je crois que Sun Wukong à été un test pour ma foi. Oui c’était dur…

Administration céleste : « Vous voulez un mouchoir ? »

Je veux bien… Alors bon ressaisissons nous, il à donc été hyperactif du début jusqu'à sa mort mystérieuse. Je vous avoue avoir réservé un bon alcool au cas où il viendrait à nous quitter, finalement, je n’ai pas eu la force de me réjouir. Il est envahissant, intrusif, entêté, totalement stupide par moment. Mais on s’attache, j’en venais même à regretter ses farces, ses rires stupides, ses questions totalement inutiles. Au bout de quatre jours, il n’a pas arrêté de poser cette question « C’est quand qu’on arrive ? » Hallucinant quoi ! Et puis si on a pris autant de retard, mais c’est bien de sa faute ! Il trouvait tellement peu d’actions sur notre route qu’il provoquait chaque démon ! Je le soupçonne même d’avoir crée des démons rien que pour créer un peu de divertissement comme il le disait. C’est une créature extrêmement curieuse, trop curieuse, un rien à le don de l’étonner. Moi je plains toutes personnes qui auront affaire à lui dans le futur. Et cela même s’il a disparu.  Parce que monsieur est orgueilleux, attention, surtout ne pas fâcher ou contredire sa majesté le roi des macaques. Il a un égo surdimensionné, pour lui aucun adversaire ne peux le vaincre, aucune mort ne pourrait le rattraper. Le voila dans l’erreur. Je pourrais vous parler de sa susceptibilité légendaire, surtout ne pas le contrarier sur sa taille.

Administration céleste : « Des points positifs ? »

Il m’a fait rire quelques fois, je l’ai évoqué c’est dans le fond une créature attachante. On pardonne ses défauts par son bon fond. Je crois que c’est un roi aimé de ses sujets, respecté. Malgré un amour pour la tromperie, la duplicité c’est un être loyal. Jamais il ne m’a fait défaut au combat, lors de danger. Encore une fois tout est équilibre on pourrait le penser extrêmement égoïste, pourtant il est capable d’altruisme de don de soi. C’est une personne prévenante, pas vraiment douée pour les conventions sociales néanmoins. Vous imaginez parfaitement que le roi des singes manque cruellement de tact et à tendance à se rire de tout. Je me rappel d’une anecdote, on venait de m’annoncer la mort d’un jeune moine écrasé par une cloche en bronze. Je vous laisse imaginer la blague de Sun Wukong à ce sujet. Il en a rit pendant un quart d’heure, alors que se trouvait devant lui, la sœur du défunt. J’avoue cette plaisanterie était plutôt bien pensée, mais bon…  Sun Wukong est une personne qui se fait passer pour un abruti, c’est en tout cas la première impression que j’ai eu. Pire que stupide, il est puéril, mais vraiment puéril. Je dirais que c’est un leurre, il s’amuse Sun Wukong. Rien ne semble avoir d’importance pour cet être, alors il profite de chaque instant, il voit la vie comme une immense chance. Il a une philosophie qui se défend, même s’il était immortel de réputation il avait pour objectif de profiter de chaque moment. Mais ce plaisir n’empêche point l’intelligence. Sun Wukong est pour moi une créature maline, malicieuse, donc extrêmement intelligente. Ceux qui le sous-estiment sur ce terrain sont des sots qui se sont laissés abuser par le paraitre puéril du roi.

Le roi des singes à malheureusement succombé à sa principale peur, la mort. Car tout s’arrête une fois mort, Sun Wukong est né pour être vivant. La peur de la mort terrasse toutes ces autres angoisses, il y-avait bien sur la peur de l’enfermement, mais aussi de la fumée.

C’est une personne qui va me manquer, sa mort mystérieuse nous a tous chamboulés.


HISTOIRE


Administration Celeste : « Dénommé Sun Wukong, roi des singes, vous avez été tué il y-a de cela quelques nuits. Pourriez vous nous faire l’exposé des événements précédents votre mort. »

Sun Wukong : « Bien entendu, tout commença à ma naissance… »

Administration Celeste : « Vous êtes certain de vouloir commencer à votre naissance ? »

Sun Wukong : « Évidemment, si vous aviez l’amabilité d’arrêter de me couper, ça irait beaucoup plus vite. Je disais donc… »

Il était une fois un rocher, mais ce n’était point un caillou comme les autres, il y-avait la l’emprunte du divin, le sang d’un dieu. Le rocher s’élevait, trônant au sommet d’une montagne, la colline aux milles fleurs. Visuellement la pierre n’avait rien de particulier, absolument aucun élément ne laissait présumer la suite des événements. Car une nuit de tempête, la foudre vint frapper la montagne. Le décor si idyllique était alors bouleversé, il y-avait le vent, il y-avait l’eau qui frappait le sol, la végétation. Les pétales des milles fleurs s’échappaient dans le ciel, dans un tonnerre assourdissant. La faune se cachait sous la terre, en attente d’une fin. C’était la première fois qu’un tel chaos s’abattait en ce lieu si paisible normalement. Mais comment pouvait-il en être autrement, je naissais, par la volonté de la terre même, j’apparus. Et vous savez comme l’univers peut être capricieux, évidemment je n’avais aucun chemin de tracé, aucune raison d’exister à ma naissance. Une question qui a toujours été pour moi douloureuse. J’étais simplement la, jeune, sans la moindre intelligence, ne demandant qu’à être éveillé. Je voulais comprendre. Car de la foudre frappant la pierre, s’était formé un œuf, moi. Cela intriguait beaucoup, nombre d’animaux venaient me voir. De leurs museaux, de leurs pattes, ils venaient jouer de cet œuf, le sentir, examiner la chose inconnue. Mais les oiseaux finissaient toujours par s’envoler, mais les félins finissaient toujours par se détourner. Je n’étais pas encore né, que déjà on semblait m’abandonner. L’œuf, ce n’était qu’un état temporaire. En son sein je sentais mes forces venir, bientôt j’allais disposer de cette force pour rompre la coquille. Mais bien avant, je trouvai une créature intéressante. Loin d’être défiante à mon égard, la créature semblait intéressée par mon état. Un œuf de pierre, voila une chose qui intriguait l’intelligence de l’animale, voila quelque chose qui motivait les spéculations. Ce fut le moment de mon adoption par les singes, je crois que cela à conditionné ma forme primaire, mais aussi mon état d’esprit.  On s’occupait de moi, mieux, on s’amusait avec moi. En effet se servant de l’œuf comme balle, la peuplade parfois se faisait des passes infantiles avec donc moi à l'interieur. Finalement c’est un de mes sujets qui précipita ma naissance, en esquivant la balle je tombai contre un rocher fissurant donc la coquille.

C’était légèrement précipité, mais je choisis ce moment pour finalement apparaitre au grand jour. J’avais assez de force et par instinct, je su que le moment était à demi propice. L’événement suscita bien évidemment l’engouement pour mon peuple, celui-ci se rassembla bien vite en une grande foule. Tous étaient la pour me voir naître, de mon premier regard au monde, je vis alors ma famille. La coquille explosai tant j’avais l’impatience de voir l’extérieur. J’ai toujours eu horreur des prisons, malheureusement je goutai bien souvent à ce déplaisir. Mais revenons à ma naissance, vraiment c’était très intimidant. Tout ces regards intrigués, cela donnait forcement le vertige. Étant un enfant de la pierre, j’avais forcément davantage d’intelligence qu’un nouveau né classique. Or je comprenais une attente, ces singes voulaient un signe. Finalement quand mes yeux s’ouvrirent, il se produisit un phénomène anormal, une lumière blanche jaillit du ciel pour me toucher. Cela avait été bref et très spectaculaire, l’effet pyrotechnique avait été très bien réussi. Pour une entrée en matière c’était pas mal, de l’intrigue je suscitais désormais l’admiration de mes pairs. J’étais devenu le singe de pierre, encore chétif mais déjà incroyable. Après un « Ohhhhhhhh » de surprise évidemment, la foule fut charmée par cette arrivée. J’étais accepté comme l’un dès leurs, mais pas encore comme roi. Mais ce que je ne savais pas, c’est qu’une colonne de lumière cela se remarquait automatiquement. Et pendant ce temps…

- Administration Céleste, Palais du Trône.

Empereur de Jade : Je veux un rapport sur cette lumière, je n’avais commandé aucun phénomène surnaturel avant un mois.

Ministre Céleste (Niveau 58) : Monseigneur, selon nos premières estimations, il s’agirait d’une pierre magique au sommet de la Montagne aux fleurs. Elle aurait donnée naissance à un singe de pierre…

Empereur de Jade : Hum… Hum… Hum… Si ce n’est que cela… Bon je vais aller prendre un bain !

La suite de l’histoire est vraiment à mon avantage, encore plus qu’au début. Sans la lumière qui tombe du ciel malheureusement. Voyez vous comme j’étais un singe de pierre, il me fallut un certain temps avant de pouvoir me mouvoir disons correctement. C’était laborieux d’apprendre à marcher et en tant que caillou j’avoue avoir eu des difficultés à nager. Combien de fois je restais au fond du lac à marcher pour atteindre le rivage. Mais plus le temps avançait, plus je gagnais en maîtrise du corps. Mes membres s’assouplissaient, je pouvais commencer à courir, à sauter. J’étais admiratif du talent acrobatique de mes congénères, je mis du temps à les égaler. La vie était simple et sauvage, j’étais ignorant de tout concept de civilisation, il n’y-avait que la nourriture, le plaisir des jeux et dormir. Quelque chose de simple, quelque chose qui ne pouvait pas me satisfaire pleinement finalement. Car si je me complaisais au sein de ce peuple, je ressentais quelque chose qui intriguait mes congénères. J’avais une conscience développée et le concept de la vie animale entrait en contradiction avec certaines de mes pensées. Tout n’était pas qu’instinct dans mon esprit, je sentais une ressource inexploitée qui ne demandait qu’à s’éveiller. Ici je ne faisais que brider cette envie, mais comment quitter ma famille de cœur. Alors je compensais cette frustration par d’autres moyens.

Ce fut à ce moment qu’il me paru judicieux de devenir roi. Incarner un souverain, c’était un premier pas vers une certaine démarche civilisatrice, c’était prouver ma supériorité, asseoir mon autorité, s’arroger des responsabilités. De pierre je me pensais le plus fort, et d’esprit j’étais le plus malin. Je fus couronné pour avoir trouvé une source, cachée derrière une cascade d’eau. Ce n’était pas vraiment compliqué, mais on ne pouvait en vouloir à un animal, pour un singe le mur paraissait infranchissable. C’est quelque peu embarrassant d’avouer que l’on a été couronné pour avoir traversé une cascade d’eau. Mais le principal c’est la couronne non ? Il fallait bien commencer par des exploits non ? J’étais jeune à l’époque ! Et puis il n’y avait pas que la source en cette caverne, il y-avait toute une réserve de fruits, une véritable corne d’abondance.

Quelle ascension, je pris la couronne, j’escaladai le trône, me voila roi. Désormais, je n’étais plus le singe de pierre, j’étais le roi des singes. Et la foule acclama ainsi l’arrivé de mon pouvoir. On m’accepta comme le dominant, ils m’appelaient roi mais leurs instincts leurs dictaient que j’étais seulement celui qui devait être suivi. Le titre de roi, c’était un concept difficile à faire entendre, moi-même je touchais du doigt quelque chose dont j’ignorais beaucoup de facette. Roi, cela impliquait le fait de guider son peuple, de le rendre prospère, d’incarner celui-ci, de le représenter. Il me fallait alors briller, il me fallait alors être le meilleur, toujours être le meilleur. Si la Montagne aux fleurs était mienne, nombre de contrées semblaient rivaliser en talent. Un désir d’escapade me saisit alors, mais pourquoi se mesurer aux autres, en cette montagne aucun rival ne semblait se déclarer.

Néanmoins un nouveau concept me poussa finalement à quitter un temps mon peuple. Mon sage et vieux conseiller m’appris la mort, il me dit tout simplement ce que cela impliquait. Une disparition de l’être, quelque chose dont personne ne pouvait se dérober, tout être mortel devait un jour ou une nuit dire adieu à l’existence terrestre. Ce fut un choc, j’étais absolument contre ce concept car il mettait en cause ma philosophie de vie. Mourir c’était abandonner tout, en apprenant la mort, j’avais appris la vanité. Je désirais continuer cette existence éternellement, pour moi la mort n’avait aucun sens, aucune logique.  Je refusais l’impossibilité de ne pas pouvoir dire non. Comment avait-on osé m’imposer cette loi naturelle, je m’y opposai fermement. Mais comment combattre ce fait ? Heureusement mon conseiller me parla d’un homme, un maître, capable de m’enseigner l’immortalité. Cela tombait bien et je remerciais fortement l’idée étrange d’avoir eu un jour à nommer ce conseiller. Il me fallait donc partir et vite, désolé pour mes fidèles sujets mais l’immortalité, ça c’était vraiment très important. Je laissai les singes sous la tutelle de mon fidèle conseiller et je commençai donc un périple pour rencontrer un certain, Sudobhi.

Le Conseiller m’avait donné une direction, pas un chemin, il m’avait dit « Va par la… ». Il était sympa ce conseiller mais j’étais un peu sceptique tout de même sur l’indication. Par la… Par la… C’était vaste comme indication. Alors et bien, sans surprise, j’allais donc par la… Je traversai des milieux hostiles, avec des insectes, des plantes, des hommes. Je commençai une approche avec de nouvelles sociétés, j’étudiais bien entendu le comportement de ces bipèdes omnivores.  Absolument fascinant ce mode de reproduction vous ne trouvez pas. Je m’égare peut être du sujet, recentrons. Donc moi, allant par la bas, je trouve par hasard, après dix années de recherches par là-bas, enfin un temple. Un temple de surcroit avec un patriarche nommé Sudobhi à l’intérieur. C’était surement le bon et en effet, ce fut bien l’homme qui pouvait m’enseigner l’immortalité. Il était sage, j’étais impatient ! Je voulais tout savoir, mais il était lent. Pour m’apprendre l’immortalité, cela nécessitait apparemment que j’apprenne l’art, l’écriture, les mathématiques et autre. A mon avis c’était de l’escroquerie, je n’étais pas venu pour être brillant. Quoique cette idée avec le temps me plaisait, du roi des singes, je briguais donc le titre de meilleur élève, major de promo. Le défi était relevé ! Et bientôt je devins l’étudiant le plus doué du temple de par là-bas. Mon intellect s’était bien entendu développé, si bien que je pouvais suivre une conversation en cinq dialectes sans décrocher aucunement. Mon esprit alors s'éleva et mon immortalité fut acquise. De cette sagesse mon corps reçu le don de s'élever au ciel, de voler tel l'oiseau, de marcher sur les nuages. Mais également, j’appris les 72 transformations. Dit comme ça, cela manque de style, à l’époque j’avais du mal à trouver des noms de technique qui claquent. Bref, je pouvais me transformer en un panel assez important d’animaux et d’objets, mais aussi reproduire l’apparence de quiconque. Et surtout je pouvais créer des clones de moi, oui cela était très pratique concernant les corvées que chaque disciple devait s’acquitter au temple.

Meilleur élève de Sudobhi, celui-ci m’enseigna donc l’immortalité car j’avais fait mes preuves. Je pouvais rentrer fier, rejoindre les miens à la Montagne aux milles fleurs. Oui parce que petite histoire, j’ai été viré du temple de par là-bas. On n’a pas vraiment apprécié ma vantardise, mes indiscrétions sur l’immortalité et autre accusations sans fondements. J’ai donc été conduit à la porte. De toute façon je ne comptais pas m’installer. Faisant le chemin inverse de par là-bas, je tentais de rejoindre la montagne aux milles fleurs et cela pris du temps, beaucoup de temps, trop de temps. Bon moi techniquement j’avais tout mon temps.  Finalement à mon arrivé, pas de grande fête, pas de crie de joie. Un silence inquiétant régnait… Mon peuple était en danger, il était en proie à des démons depuis peu. Il nous fallait résister, parce que c’était notre Montagne, ils n’avaient qu’à se trouver une autre montagne. Encore une fois le sage conseiller pris la parole. Tu devrais nous donner des armes me dit-il, ainsi nous pourrions combattre à tes cotés. Une brillante idée… Mais ou est ce que je pouvais trouver des armes.  Et la il m’indiqua une autre direction… Non il avait de bonnes idées mais ce n’était pas une flèche. Je me promis de ramener aussi un cartographe de se périple.

Il semblait que la coutume humaine, c’était d’acheter une arme. Un concept qui m’était encore totalement étranger, malgré mon éducation je me refusais encore une fois que l’on m’impose ce genre de conventions sociales. Tu vois l’objet, tu veux l’objet et bien tu le prends, ce n’était pas compliqué. Pas la peine d’aller par ici ou par la pour comprendre. L’idée était simple, l’application sur le terrain, c’était autre chose. J’appris les premières fois que la méthode brutale n’était pas la meilleure des solutions, les humains appelaient cela du vol. Le concept avait enfin un nom et cela semblait quelque peu interdit, de prendre l’objet d’un autre. J’avais assimilé l’idée au départ au concept de territoire, le plus fort prend lorsqu’il vainc son adversaire, c’était ainsi que les choses fonctionnaient au sein du règne animal. A croire que même si l’on était puissant, les lois de la civilisation étaient différentes. Alors j’appliquais les connaissances apprises, de la brutalité je devins rusé, malin. De mes déguisements, de mes mensonges, j’arrivais à tromper plutôt facilement. En quelques mois j’avais volé bien assez d’arme pour mon peuple. Mais ce n’était pas suffisant, encore une fois poussé par mon coté cupide je fus attiré par des armes dites légendaires, trésors jalousement conservés par des dragons. On me prête volontiers le fait d’avoir vaincu les dragons des quatre mers. En vérité je n’en ai vaincu aucun, tout cela n’est qu’un mensonge raconté par mes soins en rentrant de cette quête. Je cherchais tout simplement un moyen de me glorifier, dire la vérité aurait pu paraitre décevant pour mon peuple. Car en vérité ce fut par la ruse également que j’obtins ces armes, ces créatures étaient bien trop puissantes pour un singe de pierre. Par contre, leurs capacités de raisonnement s’avéraient quelque peu limitées. Par des moyens détournés, j’arrivais donc à subtiliser quatre trésors. Le premier est le plus important de tous, il s'agit bien sur de mon bâton cerclé d’or, le Ruyi Jingu Bang. Volé au dragon Ao Guang, ce bâton faisait à l’origine office de pilier pour mesurer la profondeur des océans. Moi qui étais venu pour le voler, je fus surpris du premier contact avec l’arme, car celle-ci se mit à briller. J’en avais des frissons, c’était comme si l’arme me reconnaissait comme son maître. Ayant des proportions gigantesques, heureusement le bâton avait la capacité de réduire de taille et de largeur. Le vol fut agréable, sans encombre nullement gêné par une quelconque malédiction ou autre... Seulement, mon passage avait été remarqué. Car pendant ce temps...

Administration Celeste :

Procureur de justice divine (Niveau 195) : Monseigneur, nous venons d’accueillir à notre service du contentieux quatre plaintes. Chacune déposées par les quatre Rois-Dragons. L'objet de la plainte est la même, le vol d'un Trésor...

Empereur de Jade : Ah c'est embêtant... Communiquez la plainte à l'Administration Infernale, ce n'est pas de ma compétence.

Quand je suis rentré vous mesurez bien sur la gloire de ce retour. Mon peuple armé et éduqué à la guerre, il fut facile de repousser ces démons. Et ce fut à ce moment que j’eus quelques démêlés avec les enfers. Étrange non... J'ai pensé à l'époque que les démons n’avaient aucun fair-play, peu de temps après une victoire savourée contre une armée démoniaque, je reçus la visite d’agents infernaux, plutôt bizarre comme coïncidence.  Ah ils n’étaient pas vraiment content, surtout lorsque leur service de collecte des âmes à reçu connaissance de mon statut d’immortel. Je vous communique leur message à mon encontre.

- Administration Infernale : En considération de votre présomption d’immortalité, nous avons selon les procédures adjointes (article 42 et 56 du code infernal) communiqué votre requête pour décision au Superviseur des âmes (niveau 70). Ce dernier en un délai convenu de deux lunes à considérer votre statut d’immortel comme non conforme. C’est donc de plein droit que votre nom demeure inscrit aux âmes bonnes pour collectes.

J’étais absolument scandalisé par ce document, imaginez ma colère. Mon statut d’immortel remis en cause ainsi ! Il me fallait donc agir, faire le voyage moi-même en Enfer pour régler la question. Mais auparavant nous devions fêter comme il se devait encore et toujours la victoire de notre Montagne sur les Démons. A boire donc, voila une coutume que je décidai d'importer à mon peuple. La boisson coulait à flot, l'alcool bien évidemment était omniprésente. A un point de consommation ou en tant qu’inexpérimenté de la boisson je fini par tomber dans les pommes. Et bien sur ce fut à ce moment précis qu'une délégation infernale décida d'apparaitre pour m'emmener aux Enfers. Imaginez mon réveil, passer d'un lieu paradisiaque aux ruines infernales. J'étais absolument horrifié du comportement insidieux de l'Administration Infernale. Et je n'avais que faire des motifs de lois dont pensaient se prévaloir les Rois des Enfers. Je décida donc et à juste titre de semer un vent de chaos. Ruse ou férocité d'un diable, tout les moyens étaient bons pour arriver à la pagaille. Je provoqua des retards monstres dans la gestion des dossiers des âmes en suivis, je fus coupable de mise en arrêt de travail répétée de nombreux agents des Enfers. Bref, j'étais un administré peu content du système. Si bien que finalement on accéda à ma requête d'immortalité, en supprimant de surcroit mon nom du livre des morts, ainsi que les noms de mes sujets. Ce fut alors sans encombre que je quittai les enfers, avec le bon souvenir d’avoir causé pas mal d’ennui au monde infernal. Voila ce qui en coutait, que de s’opposer à moi. Je n’avais bien évidemment manqué aucune miette du récit lorsque je contai cette aventure à mon peuple, encore une fois je fus porté en héros. Cependant cela était devenu une habitude, la tranquillité avait été de courte durée. Car mes exploits aux enfers avaient alertées d’autres autorités. Pendant ce temps…

- Administration Céleste

Empereur de Jade : Ce roi des singes nous cause encore des soucis ?

Ministre Céleste (Niveau 88) : Monseigneur, nous avons reçus une plainte de l’administration infernale, elle nous demande de régler ce cas.

Empereur de Jade : Je vais m’y employer, mais d’une autre manière que celle conseillée. Donnez un titre mineur à ce singe, qu’il vienne au paradis, nous pourrons ainsi aisément le contrôler.

Comme vous le savez, ce petit passage au paradis c’est très mal passé. Je me suis révélé fort discourtois lors de cette invitation. Ce qui m’avait convaincu, j’avais pris acte de ma vanité, le titre que l’on m’offrait me tentait affreusement. Gardien des écuries Célestes, rien que cela. Mais à mon arrivée, déjà le décor eu le don de me décevoir. Je m’attendais à du faste, mon regard ne pouvait constater que le froid de la sobriété. L’humeur était glacé, les personnes semblaient apathiques, tous étaient immortels et pourtant que d’ennui dans leurs yeux. Je cherchais férocement un moyen de me désengager de ce poste. Dès le début je pressentais que le roi des singes n’avait absolument aucunement sa place au paradis. Il devait être auprès de son peuple. La raison de cette colère fut assez rapidement trouvée, le titre que l’on m’avait donné était le plus bas dans la hiérarchie céleste, j’étais communément appelé un niveau 1. Cela était une offense à mon titre, à ma couronne, je ne pouvais tolérer cette moquerie plus longtemps. Et en signe de mon courroux, je libérai les chevaux Célestes. En cette posture colérique, en étant fier de mon forfait je m’attendais à être promptement chassé du paradis.

Peut-être… Sans doute… Avais-je sous-estimé hâtivement la colère du ciel. J’avais évidemment opté pour une fuite en règle de cette fourberie, mais cela n’était point suffisant. Car l’armée Céleste se déchaina sur mon royaume. J’étais néanmoins Sun Wukong, le roi des singes et en plus de me présenter en victime du paradis je me donnai même impertinent que j’étais le titre d’Egal au Paradis. Cette idée était le fait d'un démon allié, un choix qui allait entrainer de lourdes conséquences. Une armée colossale se pressait à nos portes, une armée qui fut défaite par mes pouvoirs, par ma puissance, par ma sagesse. Enfin, il faut aussi souligner la présence de mes anciens ennemis qui étaient désormais mes alliés, car des démons se tenaient aux cotés de mon armée, chose véritablement appréciable. Comme je m'étais auto-proclamé Égal aux cieux, il me fallait contrôler ce ciel, je puisa cette puissance d'esprits liés au vent canalisant leurs pouvoirs en mon bâton, aussi on me prêta le don de paralyser les corps. Mais usant de ces pouvoirs au champ de bataille, faisant tomber sur mes ennemis des dizaines de lame de vent et étant donné ma proximité avec les démons, il devint alors facile de m'assimiler à ces êtres. J'étais devenu le Démon immortel, terreur des cieux. Mon ombre avait le don de faire trembler des régiments, très vite la guerre fut à notre avantage. Alors l'Empereur défait dut constater l"échec du ciel. Cette nuit, que la voute céleste était sombre, ainsi humiliée par un singe de pierre... On m'accorda le titre d'Egal des cieux, mais aussi celui de Super Intendant gardien des jardins célestes, j'avais atteint le niveau 50, dans l'esprit cela me suffisait amplement. Néanmoins à mon poste de Gardien je ressentis le même malaise, comme la vie céleste m'ennuyait, cela était si soporifique. Même si j'étais un niveau 50 avec un titre à rallonge garder des fruits semblaient interminables, comment pouvait-on dépenser une éternité à une telle futilité... J'avais la conviction qu'un jour, mon ennui allait se transformer en rébellion. Ce jour arriva à l'aube d'une grande fête, bien évidemment je n'avais pas le niveau requis pour avoir le privilège d'y participer... Puis, des servantes m'informèrent de la nature des fruits dont j'étais le gardien, des Pêches qui donnaient l'immortalité. C'était tout ce dont j'avais besoin, j'endormis les servantes, j'ingurgitai tout les fruits, et je transformai la fête en chaos. Dans ma folie de malice, je mis la main sur quantité d'autres ingrédients prodiguant l'immortalité. Bref la soirée ne fut guère joyeuse et pendant que festoyais en compagnie de mon peuple le butin ramené du Ciel...

Administration Celeste

- Archi-Maréchal du Ciel (Niveau 489) : Vos Ordres Monseigneur ?

Empereur de Jade : LA GUERRE !

La j'avais vraiment sous-estimé la puissance des cieux. Une deuxième guerre ne pouvait m'effrayer, sauf que cette fois ci, le ciel eut le don de me surprendre. La défaite m'étais promis, capturé je préféra donnée la reddition de mon armée plutôt que de risquer le massacre de mon peuple.

Mon jugement fut évidemment la mort et la manière de la donner fut longuement débattue. Finalement peu importait les moyens, ce qui escomptait c’était le résultat. Sauf que ce dernier ne fut jamais atteint. Mon être avait suffisamment ingurgité d’ingrédients divins pour résister à absolument tout. Après tout ces essais infructueux, il ne restait qu’une solution, le Four aux Huit Trigrammes. Inutile de vous faire part de mes souffrances, le but était de me retirer ainsi mes pouvoirs, étrangement l’effet fut inverse.  50 jours à éprouver les caresses de milliers de flammes, 50 jours à endurer la chaleur de mille volcans. Au début furieux, envahi par la douleur, je les maudissais, je les insultais, j’étais la furie même. Recroquevillé à mon état de pierre, je méditai ensuite sur mon sort, scellant un moment toute la colère, toute la douleur éprouvé en ce Four divin. Ma conscience s’échappa longuement de ce corps en feu, le temps me paru ainsi supportable, la souffrance semblait presque s’évanouir. 50 jours et enfin constatant l’échec de l’opération, le Ciel décida d’ouvrir les portes de ce four. Mon corps n’était que magma, ma conscience si faible que son retour en ma tête n’eut aucun effet. J’étais perdu, j’étais un être dépossédé de toute réflexion, encore trop affaiblie pour fabriquer le moindre raisonnement. Si mon corps brillait de milles flammes, si mes yeux étaient deux rubis, toute trace de mon intelligence avait été vaincue, j’étais possédé par la folie.

C’était un élémentaire de flamme et de pierre qui brilla de sa sortie. C’était un monstre déchainé qui tua sans discernement, c’était moi qui semais en toute ma puissance le chaos dans le Ciel. J’embrasais ce Palais, j’élevais au Ciel la chaleur et l’horreur des Enfers.  Plus aucun mot, plus aucune chaine, plus aucune armée ne pouvait contrôler cette sauvagerie. L’Empereur de Jade, souverain du Ciel, même lui était impuissant, mais Bouddha de sa main, arrêta mon avancé, de sa main il mit fin au calvaire des cieux. D'un simple défi lancé à mon encontre, il scella mon destin. Le dieu sage me défia de quitter sa main, simplement. Moi qui avais l'arrogance des rois, moi qui avais la puissance de l'immortalité, j'acceptai avec sourire ce défi. Cela me semblait un jeu d'enfant, moi qui pouvait voler, moi qui avait la vélocité du vent. J'étais un démon arrogant, dénué ici de sagesse. Malgré tout mes efforts, malgré un début de triomphalisme, je perdis lamentablement, car Bouddha est omniprésent, il est la divinité. Courroucé et déçu de ma puérilité, Bouddha referma alors sa main. Je ressentis finalement toute la honte de mes actes, toute la futilité de mon règne. Si je pouvais égaler le ciel, je n'étais rien face au divin.

Et la main se fit de pierre, en sa paume je résidais désormais, en sommeil. Au creux de la pierre, mon sommeil, dura des siècles. Des années à contempler le monde, à m’abreuver de la sagesse des éléments, des siècles à nourrir mon esprit des événements de ce monde. Je découvris un secret de ma naissance, j’étais un serviteur de Gaïa, l’une de ses bêtes. Appelé à régner à l’appel du monde, ma naissance avait été le fait de la volonté de notre mère à tous. Trop primaire à ma naissance, j’avais déjà été corrompu par l’orgueil de mener un groupe. Dès l’ouverture de mes yeux, j’avais eu un reflet, celui d’une foule admirative, curieuse… Je n’avais que trop laissé perdurer ces sentiments en mon être, oubliant certainement le but de ma venue en ce monde. Préférant me construire une légende, plutôt que de répondre à une volonté. Malgré tout mes efforts, il me fallait l’avouer, j’avais perdu ces informations. Il s’agissait d’une remise en cause de toute une inexistence, le roi des singes avait été bruyant et puissant, seulement… J’avais construit un royaume dont le Ciel et l’Enfer se méfiaient. Je ne pouvais faire un trait sur ce passé, voila la raison de cet échec. Ne pouvant renier mon peuple, mes accomplissements, je ne pouvais trouver la réponse à ma venue. J’avais la vanité au cœur, trop de liens peuplaient mon esprit…

Cinq siècles à demeurer dans la pierre, mon berceau, la ou j’étais prêt à disparaitre pour l’éternité. Mais une dernière tache m’incombait, pour une dernière quête on m’éveilla de mon rocher. Les dieux souhaitaient que j’accompagne le moine Xuanzang en Inde, une quête à la recherche de textes sacrés. Ce fut la déesse de la miséricorde Guan Yin qui m'accorda cette chance. Ce n'était guère un acte gratuit, on se méfiait toujours autant du singe de pierre. Aussi on m'accorda une bien drôle de couronne. Artefact en apparence royale, mais qui selon les mots prononcés avait le don de me donner une migraine atroce. Un moyen bien simple de me garder sous contrôle. Auparavant ma réaction aurait un refus nette, bizarrement j'acceptai ce marché. Conduire un moine vers l'ouest, accompagné de personnages plutôt étrange, cela ne pouvait être guère compliqué. De ma force, de mes astuces je devais le protéger des dangers, l’éloigner de l’obscurité. J’ai toujours fait preuve de loyauté envers celui que je nommais maître. J’avais appris un concept, l’humilité, il m’avait fallu tant de temps pour reconnaitre les errances de l’orgueil. Je n’étais point devenu un saint pour autant, multipliant à loisir mes fourberies et autres mauvaises surprises. J’appris à rire de ces moments et comme toujours à suivre ma propre philosophie, profiter de chaque instant. Je n’oubliais point néanmoins la question de ma naissance, j’avais pourtant conscience que cette question constituait un poison lent, tant que je n’aurais pas la réponse.

La quête fut bien sur un succès, comment pouvait-il en être autrement. La coopération avec Xuanzang fut une réussite, même si au départ nous n’avions guère de bonnes bases. L’idée de donner à ce moine, le pouvoir de m’imposer des maux de tête n’était pas vraiment de mon gout. Parfois j’éprouvais quelques rechutes concernant l’humilité. De retour en mes terres, on me donna ma récompense… Et c’est tout, me voila mort. J’ai eu cette sensation d’être remercié, puis le vide…

Administration Celeste : Votre sort après ce long exposé nous parait évident Sun Wukong. Vous avez été éveillé à la vérité, pour votre dévotion en cette quête, Bouddha vous à fait le privilège de répondre à votre question.

Sun Wukong : Pourquoi je ne me rappel de rien, pourquoi cette mort ?

Administration Celeste : Vous avez refusé cette vérité, en la refusant, votre créateur a vu l’échec de sa création. D’être animé, vous êtes devenu un rocher, une âme qui à marquée son royaume par sa grande légende. Aucune immortalité n’aurait pu vous sauver de cela, le Ciel ne peut rien. Vous avez eu votre réponse, vous avez eu ce que vous voulez. Je suis navré…

Alors j’avais préféré la mort à la vérité…


A PROPOS DE VOUS


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Les animes/jeux Fate que vous connaissez : Les classiques
Comment avez-vous connu le forum ? Depuis la V2
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Ven 24 Fév - 12:56
Vilain double poste pour annoncer la fin de la fiche.
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Dim 5 Mar - 19:02
Après plusieurs recherches pour connaître la légende et me retrouver entre les différentes versions, l'histoire me semble coller. Le reste de la fiche est bien également. Je te donne donc ta validation. Au plaisir de rp avec toi, petit singe démoniaque!
Blondin cosmique
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Jeu 9 Mar - 16:50
A mon tour de passer, désolé pour l'attente (heures de taff randoms et folkloriques cette semaine >< ). Donc au boulot et on va s'occuper de la partie technique, vu que comme d'hab le reste t'as fais ça bien Haha

Stats :
STR : C
END : A (Singe de Pierre inclus)
AGI : B
MAG : E
LCK : E

Battle continuation > C
Singe Conscient de la vacuité > B
Singe de Pierre > A
Singe aux Yeux de feu, aux Pupilles d'or > C
Ruyi Jingu Bang > B
Singe Immortel > pour lui un pouvoir de regen rang A donne 3 états de santé par tour, mais si on le monte ça va te rendre quai intuable donc ce que je te propose c'est qu'il te donne une regen rang A de 3 états de santé par tour et passe hors combat ta regen à 2 états de santé par heure. ce qui donnerait rang A au NP

Physique et caractère > le personnage est bien décrit et on retrouve bien le tonitruant Sun des versions passées Haha

Histoire > bien écrite et complète tout y est, tournée de manière originale avec la vision directe (et déformée) de Sun, je n'ai rien à redire.

Plus qu'à mettre à jour la partie technique et ça sera bon ^^
Valkyrie hjärta
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Jeu 9 Mar - 17:24
Merci pour la validation, le coté technique à été rempli.^^
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Jeu 9 Mar - 17:56
Tout est bon désormais, tu peux aller vaquer à tes bêtises jeune singe facétieux Mouhaha
Valkyrie hjärta
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