Votez sur les tops !






Wanted


Derniers Sujets

OST



Black Out

Fate Stay Night RPG
Forum RPG 16+ - Fate Zero - Fate/stay night - Tsukihime - Nasuverse
Fantasy - Fantastique - SF - Magie - Mangas

[terminée] Le Chevalier d'Eon

 :: Avant de débuter :: Présentations Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Jeu 23 Fév - 17:09

Charles Geneviève D’Éon de Beaumont

Age : 29
Nationalité : Française
Organisation : Les secrets du roy
Fonction : Maître espion



Crédit avatar

CARACTÉRISTIQUES

Type : Servant
Classe : Assassin

Statistiques :
STR : D
END : C
AGI : B
MAG : //
LCK : A



CAPACITÉ(S) DE CLASSE

Presence Concealment [Rang] :
Permet d’être indétectable tant que le combat n’est pas engagé. Exécute une attaque critique à l’engagement du combat.

EQUIPEMENT

Uniform d’officier dragon :
Ayant participé à la première guerre mondiale guerre de 7 ans, La chevalière dispose de l’uniforme de dragon qu’elle portait à l’époque. Cet habit rouge, bien que très important pour la chevalière en tant que symbol de sa virilité, ne présente qu’une faible protection. Pas de casque mais un bonet, pas de plastron comme les cuirassiers, il n’est qu’un simple habit d’étoffe tout juste capable d’arrêter une balle pourvu qu’elle soit tirée d’assez loin.

Effet : armure (vêtement renforcés de servants)
Effet rp : donne à la chevalière un aire viril qui ne donne aucun doute à son appartenance au sexe fort



Sabre d’officier dragon :
« Ils auront tous des épées uniformes dont la garde sera de cuivre dorée, la lame à dos de 31 pouces de longueur conforme au modèle et pareil à celle des officiers de cavalerie.» extrait de l’ordonnance concernant l’habillement, l’équipement et l’armement des régiments de dragons du 1er mai 1750.

Effet : épée à une main de servant




Pistolet :
Un pistolet de 48.6 cm avec un canon de 11 pouces a coup unique. Il pèse un peut plus d’un kilogramme et peut servir d’arme contendante ou pour parer une lame légère.  Il sera généralement tenu en main gauche lors d’un combat au corp à corp.

Effet : pistolet de servant




Croix de l’ordre de saint Louis :
Cette médaille symbolise l’appartenance du chevalier d’Eon à l’ordre Royale et militaire de Saint louis, au grade de chevalier. C’est ordre récompensait les officiers ayant plus de dix ans de service, et ayant accompli des fait remarquables. Ces membres peuvent être d’origine roturière, mais doivent en revanche être catholique.

En plus du prestige qu’offre une telle récompense, appartenir à l’ordre offre quelques avantages tel qu’une pension à vie et quelques passes droits.

La chevalière garde en permanence ce précieux témoin de sa gloire, et de la reconnaissance du roi Louis XV.






POUVOIRS

Spy Master [Rang - actif] :
Si c’est l’extravagance du personnage que retînt l’Histoire, le Chevalière était en premier lieu un espion au service de Louis XV. Et son travail fut extrêmes prolifique. Des intrigues de la cour de Russie à la cartographie de côte bretonne, D’Eon a acquis un don pour cerner immédiatement les personnalités, analyser les terrains, et surtout trouver les failles, tant diplomatiques que physiques, de ses adversaires et de son environnement.

Dragon Captain [Rang – passif] :
D’Eon revêt l’apparence du chevalier Charles de Beaumont, ainsi que ses attributs de capitaine dragon. Sous cette forme virile, il retrouve en lui l’intrépide soldat qui s’est battu lors de la guerre de 7ans. Durant cette guerre il s’est illustré de nombreuses fois en acceptant et accomplissant les missions les plus périlleuses, repoussant même blessé des ennemis supérieures en nombres. Par tous il fut reconnu comme extrêmement brave, même intrépide.
Sous cette forme le Chevalier d’Eon gagne un bonus en force, en endurance et en agilité d'un rang, gage de sa virilité.


Most beautiful courtesan [Rang - passif] :
D’Eon prend la forme de Léa de Beaumont, et en revêt la robe. Elle possède alors comme seule arme ses romans d’amours et recueils de poésie. Sous cette forme elle sue séduire Louis XV, Elisabeth Tzarine de toutes les Russies, et bien d’autres que l’Histoire a oublié. Tout comme pour ces illustres personnages, il est très difficile à quiconque de ne pas considérer la jeune femme comme une amie, une confidente.
Toute personne saine d'esprit, n'ayant pas de raison particulière d'en vouloir à la Chevalière, acceptera de dialoguer avec Léa. D'autre art si un combat devait se déclarer, l’agresseur de Léa subirait un malus de un rang sur ses stats tant que Léa ne riposte pas.



NOBLE PHANTASMS

Le défi de la Chevalière [Anti-personnel - Rang - Actif] :
Comme toute les meilleurs lame d’Europe de son temps, la Chevalière défis en duel son adversaire. Dans le cas où la cible accepte, le duel est lancé, et sans intervention extérieure, ne s’interrompt que lorsqu’un vainqueur est désigné. Mourir, perdre connaissance, fuir, abandonner ou concéder 5 touches revient à une défaite.

Effet : Le perdant voit les rangs de ses capacités et caractéristiques diminuer pour un de rang perdu égal au rang du défi. Les capacités et NP utilisés lors du combat sont, si possible, affectée par cette diminution. Car c’est au mythe de son adversaire que s’attaque la Chevalière, en les humiliant lors de ce duel. Il est toutefois possible au servant affecté de regagner ses rangs par un coup d’éclat (vaincre d’Eon ou un autre servant en duel par exemple)
Effet personnel : D’Eon gagne un bonus à la parade et à l’esquive. La chevalière est habituée aux duels, et même à plus de 60 ans elle défaisait les plus brillante lame de son temps. Cette habitude lui donne une double avantage tactic et technique lors de duels.

En cas de refus : Tout Servant ayant la réputation d’être un bon combattant, et en état de se battre (légèrement blessé ou mieux) qui refuserais le duel recevra un pamphlet écrit de la main d'Eon. Il verra alors ses rangs réduit comme en cas de défait, à la différence que d'Eon pourra choisir quelles capacités sont affectées.

En cas d’intervention extérieure : Le duel est entouré par un boundary field qui tente de dissuader les interventions extérieures, sans toutefois les empêcher. Le servant qui interrompt le duel reçoit la même pénalité qu’un servant tentant de fuir. D’autre part, la partie n’est que remise, et si un autre duel devait prendre place entre les deux servants, le score de touches serait repris.

Note : Ce NP ne peut affecter que des Servants ayant une compétence d’arme au corps à corps.


L’hermaphrodite [Anti-unité personnel - Rang - Passif] :
Durant sa vie d’Eon a revêtu plusieurs costumes, et plusieurs visage. Il est passé maître dans l’art de se travestir, si que le masque est devenu sa vrais nature, et le changement une obligation. Mais plus encore, il s’est servi de ce pouvoir pour arriver à ses fins, charmants certains par sa beauté, trompant d’autre par une apparente faiblesse, il a toujours su tirer le meilleur parti de son apparence changeante.

Effet : D’Eon est capable à tout moment de changer d’apparence et ceux en un tour de jeu (coût de la transformation à déterminer par les admin). Sa nouvelle apparence ne modifie en rien ses caractéristiques si ce n’est son sexe. D’Eon ne peut cependant pas prendre l’apparence de quelqu’un existant, il peut prendre une apparence s’en approchant, mais ne trompera personne de cette manière de près.

Effet: Si d'Eon ne passe pas au moins 3h chaque jour dans chacun des sexes, sa forme devient instable, et il ne peut plus utiliser que le passif de Léa (s'il est resté homme) ou de Charles (s'il est resté femme) jusqu'à ce qu'il aie passé 3h dans la forme appropriée.

Effet : D’Eon bénéficie d’une réduction dégâts contre un adversaire en adoptant une forme que son adversaire hésitera à frapper.

Effet : D’Eon bénéficie d’une protection magique contre les tentatives de contrôle mentale. En se servant des railleries de ses détracteur comme d’une arme, d’Eon a su prouver qu’il était plus fort que leur influence néfaste.

Effet rp : Il est impossible de discerner la nature de Servant de d’Eon tant qu’il n’agit pas de manière suspect.

Effet rp : Lorsqu’il choisit une forme pour charmer quelqu’un celle-ci est alors beaucoup plus réceptive à ses arguments, et moins méfiante vis-à-vis du Chevalier.



PHYSIQUE


Il n’est pas évident de dresser un portrait fidèle d’une personne qui par loisir ou nécessité ne cesse d’user de tout son talent pour changer d’apparence. C’est une millier de portraits différents qu’il faudrait pour rendre compte pleinement du personnage. Cependant il est possible d’isoler certaines figure récurrente, et plus marquante, qu’emprunta le Chevalier.

Capitaine Charles d’Eon :
Charles est un homme de 32 ans, mais son absence de pilosité, et sa chevelure blonde très claire, lui fait paraître plus jeune. Bien que ces attributs, ainsi que ses yeux bleu claire pourraient faire penser à un visage angélique, il n’en est rien, les traits de son visage, sévère et autoritaire, et sa démarcher assurée et assurément masculine, lui confèrent une virilité incontestable. Mince, il possède une musculature saillante et développée, bien qu’agile et souple plus que forte, mais indéniablement solide.
Il porte ses vêtements de soldat. L’habit rouge des dragons, le tricorne de capitaine, les boutonnières de fil d’argent. Un simple mais élégant uniforme, reflétant son rang et son courage.
Charles comme son nom l’indique, est l’incarnation de la virilité du Chevalier. De tous les visages d’Eon il est le mâle alpha.

Léa de Beaumont :
Léa est une jeune femme de 25 ans, blonde, le teint pâle, les pommettes roses, les yeux de la couleur du ciel à l’horizon. Son visage angélique est empreint de candeur et de timidité.
Elle porte une robe bleue claire, corsetée, qui met en valeur une silhouette svelte, aux courbures douces et élégantes. Ses bas de soie recouvrent des jambes minces et souples, longues et douces. Léa a la beauté virginal des nymphes et des dryades, l’apparente faiblesse et innocence d’une enfant, elle est de tous les visages d’Eon l’apparence la plus féminine, sa Vénus.


CARACTÈRE


Homme ou Femme? C’est cette question qui enflamma Londres puis Paris est en effet celle qu’il faut poser pour cerner le caractère du chevalier. Car la réponse n’est pas simple, il est homme, elle est femme, il est les deux, ou aucun des deux. Cette ambigüité est le cœur de sa personnalité. Celle d’un être qui ne veut pas être enfermé dans une cage faite de mots et de préjugés.
Mais restreindre la personnalité du chevalier à celle d’une victime de son temps et du regard des autres serait une grave erreur. Il fut tout au long de sa vie victime en effet de nombreuse railleries, mais plutôt que de s’en vexé, il s’en forgea une arme, transformant la moquerie en mystère. Et c’et autant pour son désir de liberté que pour son amusement qu’il mystifia l’Europe.
Par ailleurs le chevalier, homme ou femme, est d’un naturel charmeur. Il aime être regardé, épié, adoré. Gardant toujours une distance nécessaire, il sait conserver le contrôle, et s’amuse ainsi à devenir pour son entoure plus qu’une femme, La Femme, ou plus qu’un homme, L’Homme, en cultivant une attente et un mystère autoure de sa personne.
Au final il restera toujours un être entouré de mystère, charmeur, paradoxale, et surtout complexe.


HISTOIRE


Chapitre 1 : L’enfant né couvert

  Le 5 octobre 1728, Françoise de Charanton, fille d'un commissaire général des guerres aux armées d'Espagne et d'Italie, enfanta, après de nombreuse fille, d’un enfant pas comme les autres. Déjà le destin extraordinaire qui allait entourer ce nouveau-né se manifestait, lorsque son père Louis d’Eon de Beaumont, soucieux d’avoir enfin l’héritier mâle tant attendu, s’enquit de son sexe. Mais la sagefemme en toute franchise ne put répondre. En effet quelques restes de la coquille placentaire masquait l’intimité du nourrisson.

  C’est alors que son père terrestre et non céleste décida du sexe de l’enfant. Je serais homme, et prendrais le nom de Charles Geneviève d’Eon de Beaumont. L’empressement de mon père à me déclarer homme, traduite dans le prénom Charles, signifiant « viril », était en fait lié à une histoire plus sombre. Enfant unique de son père, ma mère ne pourrait hériter de celui-ci qu’à la condition d’avoir un enfant mâle, et les nombreuses sœurs m’ayant précédé n’annonçaient qu’une seul fin, ma mère n’enfanterai plus après moi. L’enjeu et l’espérance était de taille pour mon père, car grande était la fortune de mon aïeule. Aussi fus-je éduqué en garçon au milieu de filles, sans que personne n’osa poser la question devenue tabou dans la famille de mon sexe.

  A quinze ans, suivant les traces de mon père j’allai étudier la magistrature au collège Mazarin à Paris. J’en fus diplômé 5 ans plus tard et débutai une carrière d’avocat et d’homme de lettre à Paris. Mes écris tels que les Considérations historiques et politiques attirèrent l’attention de M. le Prince de Conti, qui me fit alors Censeur royal, post prestigieux pour un jeune homme âgé d’à peine 25 ans. Durant cette période je côtoyais régulièrement plusieurs des plus grandes plumes et esprits de ce siècle tel que Duclos, Grébillon, Marmontel, La Harpe, Laclos, Champfort, Voltaire et Fréron.



Chapitre 2 : L'androgyne de Versailles

  Bien qu’un certain secret entoure ma naissance, ma vie jusqu’alors avait été très ordinaire. Mais le destin qui avait d’autre plan pour moi, m’appâta dans un piège aux aires de festivité, quand je me retrouvai à Versailles, revêtant une robe somptueuse. Comment en suis-je arrivé là me direz-vous ? Et bien pour vous l’expliquer il me faut d’abord vous parler de la comtesse de Rochefort, mais aussi vous faire un aveu.

  Le mystère qui entourait mon sexe avait eu un effet secondaire, je ne ressentais à l’époque aucune inclination, et alors que les jeunes de m’ont âge se passionnais pour les choses de l’amour, elles m’indifféraient totalement. Je ne prêtais pas particulièrement d’intérêt à ce trait de mon caractère aussi longtemps que suivais la pieuse éducation de la province, mais quand j’arrivai dans le libertin Paris du 18ème siècle, je commençai alors à ressentir mon manque d’appétit comme un handicap. Mes amis essayèrent par bien des moyens de me convertir à leur hédonisme, me conduisant plus d’une fois au lupanar, mais n’arrivèrent pas à faire naître en moi le désir qui me faisait tant défaut. Et c’est alors, que désespérant de chasteté, je rencontrai la comtesse de Rochefort.

  Grande, les cheveux brun légèrement bouclés, cultivée, pleine d’esprit et d’une grâce sans pareil, la jeune veuve était dotée de toute les qualités qu’un homme peut attendre d’une femme. Sans doute avait-elle ouïe de mon infirmité, car elle avait développé avec moi une intimité identique à celle qu’une sœur aurait avec son petit frère, jusqu’au jour où, alors qu’elle passait ses doigts délicats dans ma chevelure blonde et soyeuse, mon cœur se mis à battre frénétiquement. Pour la première fois de ma vie je ressentais une forme de désir pour une autre personne. Elle s’en aperçu et mis immédiatement de la distance entre nous, mais ne put s’empêcher dès lors de me lancer des regards tout en fuyant le mien.

  C’est ce soir même que les personnes présentes dans le salon décidèrent d’aller ensemble au bal qui aurait lieu le lendemain. Décidant comme il était l’usage de nous travestir pour l’occasion, chacun son tour les invités décrivirent les parures qu’ils imaginaient. Quand mon tour vint, mes pensé trop occupées par la belle comtesse ne purent décider. Un ami alors, conscient de mon infirmité, décida de railler ma virilité contestée en proposant pour moi un costume de femme. La comtesse s’empressa d’ajouter qu’elle acceptait de me prêter pour l’occasion une de ses robes. L’idée de porter l’habit de l’objet de mon désir me plut, et j’acceptai le défi qu’on me proposait, tromper la cour de Versailles en me faisant passer pour femme.

  Et voilà comment je me retrouvai à la cour de Versailles, portant la robe de la femme que j’aimais, au milieu des courtisans arborant leurs riches et fantaisistes parures. Alors que les festivités battaient leur plein, mon ami le comte Du Barry m’arracha à la compagnie de la comtesse qui accaparait mon attention pour me souffler à l’oreille : « D’Eon es-tu homme ? » La question était singulière, et mon regard toujours tournée vers la comtesse de Rochefort je répondais « Plus que jamais. »

  « Je suis sauvé, » reprit-il, « j’ai en effet parié 1000 Louis sur ce fait. Mais j’ai besoin de vous pour le prouver. Ne vous en faites pas l’arbitre est une jeune femme des plus charmantes. » Intrigué, j’acceptai de le suivre à travers les galeries de Versailles, où il m’abandonna dans une vaste chambre. J’observais l’ameublement. Le double « L » gravé sur les baldaquins trahissaient le sang princier du propriétaire de cette chambre. Ce détail m’intriguai jusqu’au moment où la porte s’ouvrit pour laisser apparaître non pas la jeune et jolie arbitre promise, mais le Roy Louis XV lui-même.

  Ma surprise était telle qu’elle me laissa sans voix le temps que mon esprit comprenne ce qui se jouait ici. Il était de notoriété publique que le Roy en ce temps se lassait de sa maîtresse la marquise de Pompadour, et la cour fourmillait de jeunes et jolies demoiselles qui n’aspiraient qu’à rallumer les flammes du désir chez le vieux monarque. Quelles étaient les chances que parmi la foule de tentation à sa portée, les yeux de Louis XV se soient arrêtés sur nulle autre que moi ? Mais le destin aime se jouer des Hommes, et ce soir le monarque et moi-même étions ses proies.

  Mais le temps que je saisisse le complot il était trop tard, et Louis XV m’ayant acculé contre l’une des colonnes du baldaquin, en bon monarque ne connaissant aucune résistance, se lançait déjà à l’assaut de la forteresse qu’il désirait prendre. « Sir vous vous méprenez, je… » Soupirais-je alors que sa main glissait sous mes jupons vers mon intimité. Soudain, l’ayant atteinte, il eut un mouvement de recul et son teint blêmi. Je repris alors et dit : « ce que j’essayais de vous dire sir, c’est qu’on s’est joué de nous deux, en nous promettant chacun une belle jeune femme. Mais j’ai peur qu’en réalité nous soyons tous deux déçut. »

  Le Roy se ressaisi alors, et après la stupeur vînt le rire. « Haha, n’ayez crainte jeune homme, votre supercherie nous a amusé. Aussi ne serez-vous pas sanctionné. »  Puis toujours riant, il sorti de ses appartements, me laissant seul, rouge comme une pivoine, encore tremblant sous le choc de cette rencontre inattendue.



Chapitre 3 Un monde sans Elle

*Note de l'auteur: ce chapitre ne fait pas évoluer l'intrigue, donc si le jeu d'esprit qu'il engage ne vous intéresse pas vous pouvez sauter directement au chapitre 4*

  Il est temps maintenant pour moi de vous parler de Léa d’Eon de Beaumont, ma sœur. Mais avant tout, et surtout, il me faut vous dire comment serait votre monde aujourd’hui sans elle. Tout d’abord, la guerre de 7 ans aurait été beaucoup plus courte, et pas en la faveur du royaume de France, j’en ai bien peur. Cette guerre qui ravagea l’Europe ainsi qu’une bonne partie du reste du monde pendant 7 ans, n’en aurait duré que deux ou trois tout au plus, et se serait soldé par une reddition inconditionnelle du royaume de France seule et sans alliés. Le royaume de France aurait alors perdu énormément en prestige, ainsi que l’intégralité de ses colonies aux Amériques et en Indes. Vous me direz cela ne change pas vraiment de la réalité, et vous n’aurez pas entièrement tort. Cela étant la première grande différence serait apparue quelques années plus tard, en 1775 plus exactement.

  En effet une guerre plus courte aurait coûté beaucoup moins cher à l’Angleterre, et la politique qu’ils ont dû adopter pour rembourser leur colossale dette n’auraient pas été mise en place. Ainsi la révolution Américaine n’aurait jamais eu lieu, ou du moins n’aurait eu qu’une importance que marginale et n’aurait pas aboutie. Tout comme elle, les idées démocratiques qu’elle exporta vers le Royaume de France notamment via Lafayette. Mais plus important encore, la dette de la couronne, déjà plus faible suite à une guerre de sept ans réduite, n’aurait pas doublée lors d’une nouvelle guerre contre l’Angleterre. Les Etats Généraux n’auraient pas été réunis, et la révolution française n’aurait pas existée. Le royaume de France aurait donc été plus stable politiquement, mais surtout moins expansionniste au début du XIXème siècle, car le corse Buenaparte n’aurait jamais été au pouvoir.

  Mais replaçons ça dans un contexte plus global. Nous avions laissé une Prusse renforcée, un Empire austro-hongrois seul comme la France, et dévasté, puis morcelé dans les années qui suivirent. Tout comme dans votre monde la Pologne aurait été divisée entre la Russie et la Prusse. L’absence de puissance contestatrice aurait enjoint les états allemands à rejoindre celle qui s’est illustrée comme la principale puissance germanique : la Prusse, et une partie de l’Allemagne aurait déjà été unifiée en 1800. Cela étant cette unification sera ralentie par la mauvaise gestion de son souverain Frédéric-Guillaume II de Prusse. De plus la montée de puissance de la Prusse inquiète l’Europe, et une alliance Austro-Franco-Russe ne tarde pas à voir le jour.

  Une nouvelle guerre européenne éclate, opposant une fois encore le Royaume de France à la Prusse et au Royaumes Unis. Cependant cette fois ci la Russie et l’Autriche se joignent à la France, et d’autre part la doctrine militaire ayant fait le succès de Napoléon étant passé par là, cette fois-ci, l’écrasante démographie française fait la différence même face à la richesse Anglaise. Ainsi les ambitions de la Prusse sont stoppée, mais pas celles du Royaume Uni, qui bien qu’ayant perdu la guerre, remporte de nombreuse victoires navales, notamment grâce à son brillant amiral Nelson, et reste totalement hors de portée d’une éventuelle invasion. La colonisation des Amériques par le Royaume Uni ne connaît désormais plus qu’un seul frein, La couronne d’Espagne.

  La suite du début du XIX siècle est plutôt paisible en Europe Centrale. Louis XVI ne désire pas la guerre, trop occuper à réformer le pays qui devient peu à peu une monarchie parlementaire, intégrant principalement la bourgeoisie dans les élites politiques. La Prusse de son côté ne peut pas prendre le risque de déclencher une nouvelle guerre, la Russie ayant absorbé la majeure partie de la Pologne, et la France risquant de lui tomber simultanément dessus, elle ne pourra pas lutter sans l’aide de son allier l’Angleterre. Or le Royaume Uni s’enlise dans un conflit avec l’Espagne. L’invincible armada rivalisant avec la flotte Anglaise, déjà affaibli par la flotte Française quelques années plus tôt. Et les nombreuses colonies Espagnoles n’ayant ni connue l’exemple de l’indépendance des Etats Unis, ni l’opportunité de l’occupation espagnole par Napoléon Ier pour déclarer leur indépendance, reste fermement rattachées à la couronne d’Espagne. C’est donc deux grandes puissances coloniales qui s’affrontent dans une guerre sanglante touchant principalement les colonies. L’Angleterre fini par l’emporter grâce à une supériorité technologique et repousse ainsi se frontière un peu plus loin en Amérique du nord, s’imposant ainsi définitivement comme souveraine de ce continent.

  Vient alors le milieu du XIXème siècle, avec deux courants de pensée majeurs qui vont traverser l’Europe. Premièrement l’apparition de l’idée d’état nation, qui poussera d’une part l’Autriche et la Prusse à se disputer l’Allemagne, et d’autre part les royaumes d’Italie à se faire la guerre. Du côté Allemand, l’Autriche ne représentant pas une menace pour la France, et étant son Allié, elle reçoit son soutient contre la Prusse. Une nouvelle guerre éclate, Franco-Prussienne qui finira par le partage de l’Allemagne entre l’Autriche et la Prusse. Côté italien, la France n’a aucun intérêt à favoriser le Piémont, la guerre déchire donc l’Italie pendant la seconde moitié du XIXème siècle avant qu’un vainqueur arrive enfin à s’imposer, sans pour autant pouvoir contester les Etat Pontificaux protégés par la France.

  A cette période émerge aussi les idéaux coloniaux, et les yeux des puissances européennes se tournent vers l’Afrique. Cette fois ci la France est en tête. L’Angleterre étant occupé à la conquête de l’ouest, l’Espagne faisant face à des mouvements contestataires d’Amérique latine, l’Autriche et la Prusse en pleine unification de l’Allemagne, la Russie développant ses territoires asiatiques, les états Italiens en guerre, et la Hongrie accaparée par l’empire ottoman, la France a le champ libre pour coloniser l’essentiel de l’Afrique. L’Angleterre colonisera tout de même l’Afrique du sud et fortifiera ses comptoirs, de nombreux pays installeront aussi quelques colonies, mais la France restera clairement majoritaire et possèdera plus de la moitié du continent Africain.

  Le XXème siècle arrive, et les tensions montent. Mais contrairement à votre monde, l’Allemagne divisée ne représente qu’une puissance modérée face aux géants que sont devenus le Royaume Uni, la Russie et la France. Impossible pour la Prusse de combattre la France ou la Russie sans le soutien de l’autre. Elle décide donc de se rapprocher de son voisin l’Autriche, et par le jeu des Alliances de la France. La Hongries de son côté se rapproche de la Russie qui lui assure un soutient fasse aux ottomans. Arrive alors un évènement similaire à la crise des Balkans, et le jeu des alliances s’enclenche. Seulement cette fois ci c’est la Prusse, l’Autriche et le France qui affronteront la Russie et la Hongries. La guerre est couteuse en vies humaines, mais la supériorité technologique de l’alliance Français suffit à l’emporter. L’Allemagne récupère quelques territoires russes, et l’Autriche des territoires hongrois, mais c’est la France, grande gagnante de la guerre qui gagne une influence sur le bassin méditerranéen.

  Pendant ce temps, la couronne Britannique restée neutre pendant le conflit en profite pour renforcer son influence sur l’Amérique du sud. Elle contrôle pendant la guerre l’essentiel du commerce entre l’Europe et les Amérique, et s’enrichit grandement. Elle profite de ces richesses pour industrialiser ces vieilles colonies américaines, encore en retard économiquement parlant par rapport à la métropole. Le Royaume Uni devient alors extrêmement puissant, mais la diversité des cultures, notamment amérindienne et indienne, au sein de l’empire force l’Angleterre à lâcher du leste, et à accorder une certaine autonomie à de nombreuse colonies. Cette manœuvre habile permet à la couronne Britannique de renforcer son influence sur les peuples de son empire, et elle est capable à ce moment de lever une armée colossale.

  La Russie de son côté se modernise, effectuant rapidement les révolutions industrielles successives. Elle redevient alors une puissance capable d’écraser la France et ses alliés, bien qu’il soit encore un peu tôt pour ça quand, suite à des tensions trop importantes sur les frontières coloniales africaines, la guerre éclate entre la France et l’Angleterre. Dans un Premier temps la France remporte plusieurs victoires. Contrairement aux britanniques les français bénéficie des avancés technologique militaires héritée de sa guerre contre les russes, et bien que la flotte française reste marginale par rapport à la flotte britannique, la supériorité de l’aviation française permet de bombarder Londres, et les armés terrestres françaises marchent sur les colonies britannique d’Afrique. Cependant l’Angleterre ne cède pas. Le conflit s’enlise quelques années avant que la Russie décide rejoindre l’Angleterre, qui a alors rattrapé son retard technologique. Les armées conjointes Russes et Britanniques marchent alors sur l’Europe. Les troupes Russes atteignent le Rhin quand les soldats Britanniques débarquent en Normandie. L’empire français est déchu. La Russie transforme l’Autriche et la Prusse en états satellites et occupe la moitié de la France. L’empire britannique récupère le contrôle de l’Afrique et occupe l’autre moitié de la France.
La suite vous la devinez, une guerre froide entre deux supers –puissances. Sauf que le bloque orientale bénéficie du pôle majeur industriel que représente l’Allemagne et l’Autriche, et que dans un premier temps, l’empire britannique sera focalisé sur la stabilisation de son immense territoire.

  La décolonisation n’aura pas lieu, faute d’un exemple inspirent comme l’indépendance des états unis, ou la résistance acharnée des japonais face à l’envahisseur blanc, et grâce à la politique astucieuse d’autonomie laissé par les britanniques, les colonies resteront stables, et bien de partiellement indépendantes, continueront à renforcer la puissance du Royaume Uni.
Bref pour résumer, si vous les français du XXIème siècle ne devez pas choisir entre la bouffe dégelasse et la vodka, c’est entièrement grâce à l’exploit de Léa de Beaumont, ma sœur. Pas mal pour une jeune femme, surtout quand on sait qu’elle est morte quelques années avant cet exploit.



Chapitre 4 La Pucelle de Tonnerre

  Il s’était écoulé quelques semaines depuis l’incident qui m’avait fait rencontrer le Roy de France, et jusqu’alors je n’avais aperçu aucun signe d’une suite. Je pensais pouvoir tirer un trait sur cette farce, et sous réserve d’en garder le secret jusque dans ma tombe, ne plus en entendre parler de ma vie. Mais le destin, cruel maître, avait d’autres projets pour moi, et il se manifesta sous la forme d’une missive du Prince de Conti me mandant à la cour. Je connaissais le prince, il avait jadis requis mon aide pour composer des vers, et pensant qu’il requérait mon aide pour composer, je me munissais de mon dictionnaire des rimes et de mon traité de versification, pensant être ainsi armé pour répondre à ses attentes. Mais c’est le Roy, et non son serviteur le Prince, qui requérait mon aide. Charmé par mon apparence, puis enflammé par les éloges du Prince concernant ma plume, Louis XV avait fondés de grands espoirs en ma personne. Selon lui, j’étais la nouvelle pucelle d’Orléans, envoyée par Dieu pour sauver la France.

  En effet la France était en péril, bien que non déclarée, la guerre frappait déjà à sa porte, et le fourbe Anglois avait lâchement attaqué les colonies d’Amérique, et couler par surprise l’essentielle de la flotte française. La guerre était inévitable en Europe, et la France comme les autres recherchaient ses alliés. L’Espagne restait sourde à sa sœur de sang et de foi, la Pologne agonisait par des querelles internes, et la Prusse n’avait répondu à la bienveillance de la France que par la trahison. L’Angleterre et l’Autriche étant historiquement des ennemis, il ne restait alors plus qu’un Royaume assez puissant pour faire une différence vers lequel se tourner. Mais ce Royaume, la Russie, bien qu’encore indécise, était en froid avec la France depuis plus de 14 ans. D’abord les diplomates, puis tous les gentilshommes français avait depuis été reconduits hors de Russie. Cependant la cause de ce froid venait du cœur et non de la raison, et en cette qualité un espoir subsistait.

  Aussi si la Tzarine, et surtout son amant le pro-anglais Bestucheff-Riumin, interdisaient la cour de Russie aux gentilshommes français, Louis XV enverrait-il une dame. Mais l’astuce ne marcherait qu’une fois, et trouver une candidate intrépide et initiée aux intrigues n’était pas chose aisée. C’est alors qu’un jeune homme courageux et à la plume audacieuse, fit son irruption dans les appartements du Roy sous les traits d’une jolie jeune femme. L’idée plu à Louis XV immédiatement. C’était moi qu’il enverrait charmer la Tsarine Elisabeth. C’est ainsi que j’empruntais le nom de ma défunte grande sœur Léa, pour rejoindre aux côtés du charmant chevalier écossais Douglass, la cour de Russie. Notre alibi : un voyage géologique entrepris par le chevalier à travers l’Europe. Aussi avions-nous visité les mines et grotte d’Allemagne avant de rejoindre St Petersburg, et le chevalier Douglass m’enseigna les rudiments de la minéralogie.

  Arrivé à St Petersburg, Douglass fut très vite écarté. En effet l’ambassadeur anglais interdisait l’accès à la cour à tous ses compatriotes qu’il n’avait pas lui-même choisit, et l’Ecossais n’échappait pas à la règle. J’étais désormais seul ambassadeur de France, dans une cour de Russie bien trop proche de l’Angleterre à mon goût. J’appris vite que la Tzarine s’apprêtait à signer un traité défensif et offensif avec l’Angleterre, et qu’il faudrait agir au plus vite dans l’intérêt de le France. Fort heureusement je trouvai chez cette souveraine un amour profond pour la culture française, et elle me fit sa lectrice. Bien que d’apparence inoffensif, ce poste était idéal. Il me permettait de raviver la passion d’Elisabeth pour la France, et me donnait accès aux appartements de la Tzarine, et ainsi d’établir une liaison intime avec elle.

  Ma Première impression concernant cette femme fut la même que celle de tous les hommes, le portrait d’une femme contradictoire. Capable d’une perspicacité redoutable mais suivant des impulsions pour prendre ses décisions. Doté d’un pouvoir de séduction enivrant, mais se vautrant dans les plus basses luxures avec des gens ordinaires. Magnifique et décadente, Impératrice et putain, voilà telle que la voyaient les hommes de son entourage. Mais pour elle je n’étais pas homme, et je pu de ce fait nouer avec elle une relation plus saine que les innombrables amants qui se succédaient dans son lit. Plus nous devenions intime, et plus elle se confiait. J’y découvrir une beauté cachée, celle d’une femme lassée par le regard des hommes, qui pour survivre avait dû se forger des armes faites de battements de cils, et qui même une fois devenu reine, ne pouvait assoir de légitimité sans écarter les cuisses à des hommes qui ne voyaient en elle qu’un trophée. Je fus touché par ces aveux. Elevée homme, j’avais presque toute ma vie trouvé normal les privilèges associés à ce sexe, mais femme désormais, je comprenais mieux que quiconque la différence que les regards portaient.

  Mu par sa sincérité, je décidais de suivre son exemple, et à mon tour de dévoiler mon identité et le but de ma venue. La révélation ne fut pas le choc attendu, la Tzarine était perspicace, et bien que n’ayant pas su déceler mon secret, elle avait toujours senti ma nature ambigüe. Aussi me pardonna-t-elle mes mensonges, et ne tolérant pas l’idée que les soldats qu’elle enverrait puissent un jour me blesser ou même me tuer, elle décida d’accepter l’alliance proposée par Louis XV, à la condition que je lui remette sa réponse en main propre.

  Ainsi rentrai-je à Versailles, muni des accords signés de la main d’Elisabeth, Tzarine de toutes les Russies, pour me présenter au Roy Louis XV, victorieux, triomphant. J’appris à ce moment que l’Autriche rejoindrait aussi la France durant la guerre. La menace d’un ennemi commun avait rapproché les ennemis de toujours, et les insultes de Frédéric II, ainsi que les rumeurs selon lesquels Elisabeth de Russie portaient de la dentelle française, avaient suffi à convaincre l’impératrice Autrichienne que la France représentait le meilleur des partis. Ainsi allait débuter réellement le conflit que nous appelons aujourd’hui la Guerre de 7 ans.



Chapitre 5 L’homme né de la boue et du sang

  30 Août 1762, ce matin encore nous avons été réveillés par le tambour de guerre. En ce temps, et ce depuis deux ans, j’avais rejoint le front en tant que capitaine de dragons, conscient que pour l’heure mon épée serait plus utile à la France que ma plume. Dès l’aube nous avons marché, jusqu’à atteindre le village de Nauheim. Là nous y avons aperçu à l’horizon les tuniques rouges. Le prince de Brunswick lui-même s’était déplacé pour venir à notre rencontre. Tant mieux ! Trop de temps passé à marcher dans la boue avait fait naître en moi plus que jamais le désire d’en découdre avait l’Anglois.

  Nous avions été placé face à un court d’eau qui s’écoulait paisiblement quelques centaine de pas devant nos yeux, sans se soucier du bain de sang qui allait très prochainement abreuver une terre déjà riche. Plus loin au nord retentissaient les explosions des premières grenades. Les hostilités étaient ouvertes, et j’enviais presque mes compagnons pour avoir commencé avant moi. Mais mon attente allait être de courte durée, déjà la cavalerie hanovrienne traversait la rivière pour flanquer nos troupes. Je préparais mes hommes, nul doute que l’assaut allait être lancé très prochainement. Bien que les cavaliers ennemis étaient deux fois supérieurs en nombre, et mieux équipés qu’un régiment de dragon, notre mission était de défendre le flanc gauche, et le flanc gauche nous défendrions.

  Derrière nous les haut bois de la brigade de Boigelin retentirent la charge. Apparemment les lignes avaient été enfoncées, et la réserve arrivait en renfort. Alors le marquis Levi sonna la charge pour les dragons. De même je levai mon épée, et l’abattis vers l’ennemi, tout en lançant mon cheval à l’assaut. Cette charge prématurée sembla surprendre les cavaliers ennemis, qui mal positionnés ne purent la contrer à temps. La balle de mon pistolet vola en direction de la tête d’un officier hanovrien qui explosa propulsant sang et morceau de cervelle sur le sol. Puis ce fut le choc. Mon épée rentrant violemment dans le torse d’un soldat, et me fut arraché des mains par le corps choyant de ma victime. J’esquivai un coup de sabre destiné à ma tête, avant de saisir mon fusil pour transpercer l’assaillant d’un coup de baïonnette.

  Déjà l’ennemi sonnait la retraite. La cavalerie dispersée, fuyait de toute part en direction de la rivière. J’achevai les quelques malchanceux restant, puis retirant la baïonnette de mon fusil, j’entrepris de viser un officier fuyant la bataille. Une fois encore mon tir assuré atteignit sa cible, et l’homme s’écroula dans le court d’eau.

  « M. d’Eon, » s’écria le marquis de Levi « Rassemblez vos hommes, nous allons les charger à nouveau. » Sans me faire attendre j’appelai à moi mes homme, tout en ramassant mon arme du corps encore chaud, où telle Excalibur dans son rocher, elle était planté attendant son propriétaire. La compagnie reformée, j’entrepris de poursuivre l’ennemi par-delà la rivière, prenant la tête de la colonne comme à mon habitude.

  Mais cette fois l’ennemi nous attendait, prêt à réceptionner la charge comme il se doit. Quand la vue des lances pointées dans notre direction aurait pu effrayer la plupart des hommes, elle avait sur moi l’effet inverse, m’enhardissant et me poussant toujours plus loin en tête de colonne. Je fonçais brides abattues vers la mort, l’effleurant, l’embrassant au lieu de la craindre, gravant son image dans mes yeux. Et c’est ces yeux qui, croisant le regard de l’ennemi pointant sa lance vers moi, le fit douter l’espace d’un fatal instant. La lance effleura mon bras gauche, arrachant tissus et morceaux de chair, sans pour autant freiner mon élan. Mon épée plongea dans le cou du cuirassier, aspergeant mon tricorne et mon visage d’une gerbe de sang frais. Une pluie de lance s’abattit alors sur moi, premier rempart d’un bataillon chargeant. Je déviais une première de mon épée, une deuxième par une habile manœuvre de mon cheval, esquivait la troisième, rendant coup pour coup, mais la quatrième transperça le flanc de mon cheval qui se cabra violemment.

  Blessé à l’épaule, j’eus grand peine à rester en scelle. Sans l’aide de mes compagnons déviant pour moi les attaques de mes ennemis j’aurais chu. Après tout le meilleur des boucliers dans une bataille restera toujours les hommes partageant la même bannière. Je repris le contrôle de mon cheval blessé et continuai ma progression, gonflant toujours d’avantage mon tribu pour Hadès. La fièvre du combat me fit commettre une nouvelle erreur, et à nouveau mon cheval en fut la victime. Mais cette fois il ne se cabra pas, mais s’effondra à la place, me forçant à rouler entre les sabots des cheveux martelant une terre encore humide des rosées matinales. Couvert de boue et de sang, je me relevais, désormais fantassin dans cette mer déchainée de chevaux effrayés.

  Usant de pirouettes, j’esquivai un cheval, parai une attaque, ripostai quand je le pouvais, lutais comme un diable pour de pas être englouti dans cette marrée de chair et de fer. Puis bientôt le calme m’entoura. Un cercle de mes victimes avait créé un accalmie macabre au milieu de la tempête. Je me tenais seul au milieu de morts et de blessés, émergeant de ce chaos, et maintenant visible aux yeux de tous. Je pu reprendre mon souffle, l’espace d’un court instant, avant qu’un officier ennemi, voyant en moi une proie facile, sortit son pistolet pour me tirer dessus. La balle traversa mon flanc, déchirant mes entrailles. Je restais cependant debout, imperturbable, et saisissant ma hache, je la lançai entre les de yeux du chasseur devenu proie, qui lui s’effondra.

  Satisfais de cette dernière victoire je poussai alors un violent cri. Le regard de l’ennemi alors attiré découvrit un homme couvert de boue et de sang juché sur une montagne de cadavre. J’étais pour eux la vision d’un homme fort, invincible, l’incarnation de la virilité masculine dans toute sa splendeur. L’ennemi en fut ébranler, et fuis une seconde fois face aux dragons français. Ainsi la bataille fut gagnée.

  Cette victoire eut trois conséquences pour moi. La première fut de me renvoyer à Versailles. Mes blessures à l’épaule et au flanc inquiétaient mes supérieurs, et un repos me fut imposé. La seconde fut de faire taire les railleries sur ma soit disant absence de virilités, j’étais redevenus aux yeux de tous un homme. Et la troisième vint de Louis XV qui me décerna pour mes exploits tant diplomatiques que militaires, la précieuse croix de l’ordre de saint Louis, distinction ô combien prestigieuse, ainsi que les avantages allant avec le titre.



Chapitre 6 : l’hermaphrodite qui charma l’Angleterre

  Malgré tous mes efforts, la guerre fut perdue. Rien n’aurait pu empêcher une victoire totale de l’Angleterre aux Amériques étant donné leur écrasante supériorité, mais c’est à la résistance acharnée des Prussiens que revient le plus de mérite. Assaillit par les armés de l’Europe entière, soutenus uniquement pas les tuniques rouges, leurs armés avaient su maintenir un statut quo, et leur empereur avait su tenir bon pendant 7 ans. Aussi Louis XV et ses alliés se lassèrent d’une guerre déjà trop longue et trop couteuse, et proposèrent leur reddition. Je fus envoyer n Angleterre pour en négocier les termes. Ayant fait mes preuves à la cour de Russie, j’avais la confiance du Roy. Les négociations furent ardues, et j’arrivais à négocier un accord honorable que je m’empressai de ramener à Versailles. Louis XV dû en être satisfais car il me renvoya aussitôt en Angleterre, en tant qu’ambassadeur plénipotentiaire.

  Je pris alors très à cœur ma nouvelle charge, il s’agissait de faire resplendir la culture française jusque dans le cœur des Londoniens. J’importais la mode parisienne, répondais Beaumarchais à qui me disait Shakespeare, et surtout j’organisais des bals à en faire pâlir Versailles même. Bientôt, l’ambassade de France devint à Londres l’emblème de toutes folies festives, et son maître d’œuvre était sur toutes les bouches de Londoniennes. L’hermaphrodite m’appelaient-ils. Ah oui, aurais-je oublié de le précisé, en ces temps, bien que me présentant en tant qu’homme, j’avais à nouveau endossé la robe, du moins lors des bals.

  La raison était tristement simple, bien qu’il fut mon but d’exhiber ma virilité sur le champ de bataille lors de la guerre de 7 ans, au point que plus personne n’en douterais, rouler des mécaniques et affirmer sans cesse une masculinité irréprochable m’avait lassé. Je me languissais alors de la robe que j’avais porté à la cour de Russie, et profitant de la mode du travestissement bien Parisienne, je décidai telle cendrillon de me métamorphoser en princesse l’espace d’une nuit, je redevenais femme dès que la musique raisonnait dans l’ambassade. Et puis ma métamorphose, loin de repousser les Londonien, les hypnotisa, amenant toujours plus de monde à l’ambassade, les poussant à parier des sommes démesurée concernant mon sexe. De mon côté, plutôt que d’infirmer une hypothèse, j’alimentais les deux. Après tout l’ambiguïté de mon sexe servait doublement la France, car d’une part elle fascinait les Londoniens et les introduisait à la culture Versaillaise, et d’autre part elle masquait une seconde ambiguïté que j’amenais en Angleterre, celle de ma mission.

  Car la mission que me confia Louis XV n’était pas simple, sans quoi n’importe quel ambassadeur aurait très bien pu faire l’affaire. En effet elle était double, la part visible, assurer une ambassade et réconcilier les cultures, et une part sombre, l’espionnage. Cette seconde part était même bien plus précise, car ce que voulais Louis XV, au-delà des intrigues de la cour d’Angleterre, c’était des cartes et des plans, un rapport complet sur les côtes britanniques et leurs faiblesses. Je m’y attelai donc aussi sérieusement que ma mission diurne, et dressai un rapport qui servit de principale base de travail quelques décennies plus tard à un certain Napoléon, puis près de deux siècles plus tard à une certaine opération Seelöwe.

  J’estime donc avoir fait, tant de jour que de nuit, tous ce que Louis XV pouvait espérer de moi, et peut être plus. Mais Louis XV ne régnait pas sans partage, et je fus reléguer au rang de secrétaire d’ambassade quand l’ambassadeur de la Pompadour arriva à Londres. C’était un homme petit, de taille comme d’esprit. Enfermé dans une vision trop exiguë, il ne pouvait comprendre l’œuvre que j’accomplissais à Londres, et me traitant de débauché, ou de catin suivant l’habit que je portais, il mit un terme aux bals de l’ambassade, jugeant l’entreprise inconvenante et surtout trop coûteuse. Il alla même jusqu’à me demander de payer ceux que j’avais organisé. Subtile déclaration de guerre, sur un échiquier où s’affrontait un Roy et sa Maîtresse. J’usai donc de ma plume pour décrédibiliser mon rival. Un jeu d’enfant à vrais dire, d’autant que le maladroit ne trouva rien de mieux pour répondre que d’empoisonner mon repas. Tentative futile s’il en est. Mais bien que la bataille fût gagnée, le jeu lui était plus large, et pour préserver le Roy, le Fou fut sacrifié.



Chapitre 7 Le dragon fantôme de Versailles

  Je perdis donc la protection du Roy, et la couronne, dont les ficelles étaient tirées par la Pompadour, me réclamait la somme colossale investie dans les bals que j’avais organisé en son nom. Ayant pour seule fortune ma plume, ma robe et mon épée, je fus contraint à l’exile, et dès lors recherché, j’usai de la robe pour me cacher. Après tout le Roy avait envoyé un homme en Angleterre, et c’est donc un homme que les huissiers cherchaient. Mais la Pompadour, si brillante intrigante fut-elle, ignorait jusqu’à l’existence même de ma seconde mission. Et j’avais gardé avec moi tout du rapport demandé par Louis XV, qui fut achevé très peu de temps avant ma disgrâce.
Dix ans s’écoulèrent, et Louis XV semblait résolu à m’oublier. Mais si grand roi fût-il, il n’en restait pas moins mortel. Son successeur Louis XVI eut vent des précieux documents que je possédais. Il ne subissait pas comme son grand-père les pressions de sa maîtresse, et ne connaissait pas ma loyauté à la couronne. Aussi pour me convaincre de revenir envoya-t-il son meilleur homme de lettre et séducteur, M. de Beaumarchais.

  L’homme était galant, et accoutumé comme moi des jeux entre hommes et femmes. Aussi dès notre rencontre commença un duel de sourires, battements de cils et danses enivrantes. Tout en affichant une proximité que la pudeur condamne, en fins stratèges du cœur nous gardions une distance nécessaire au contrôle. Car tel était l’enjeu de notre lutte, qui perdrait le premier la tête serait la proie de l’autre. J’avais cependant un avantage dans cette lutte, car le jeu de Beaumarchais était double, tout en tentant de me séduire, il cherchait ma nature. Je décidai donc de lui tendre une victoire pour mieux saisir la mienne, et guidai sa main vers mon plus grand secret. « Femme ! » conclut-il, avant, bel et bien séduit, de demander ma main. Mais cette lutte n’eût pas de vainqueur, car séduite moi aussi, j’acceptai volontiers.

  J’acceptai avec la bague de Beaumarchais le marcher de Louis XVI, et revenais en France selon les termes suivant. Ma dette serait effacée, et je recevrais la pension qui m’était dû, en échange je remettais mon rapport, n’en parlerais à personne, et surtout j’acceptais de révéler mon sexe et de ne le plus changer. J’acceptais donc, et encore sous le charme de Beaumarchais revînt femme à la cour de Versailles. Mais quelques semaines d’éloignement avaient suffi à étouffer la violente flamme qui brulait entre deux être trop inconstants et finalement il n’y eût pas de noces.

  Je dû donc me résoudre à une vie de modeste dame de la cour, sans mari et sans fortune, et si le jour, la vie calme et reposante de courtisane me convenait, chaque nuit le souvenir de Charles de Beaumont revenait me hanter. Il me parlait dans mes rêves, m’obsédait, entrait par toute les failles de mon esprit. Je luttais de toutes mes forces pour respecter mes vœux et rester femme, mais la nature complexe de mon âme trouva la parade, et un matin me réveillant après une nouvelle nuit agitée, je trouvai que quelqu’un avait déplié mon uniforme de dragon, et l’avait vraisemblablement porté. Un doute m’assaillit, et je vérifiai, j’étais femme. Mais le doute continua de me tirailler, quand j’entendis la rumeur qu’un soldat avait arpenté les couloirs sombres de Versailles en chantant les chants de mon bataillon. Plus surprenant, ces détails me rappelaient mon rêve. Recollant les informations, plus aucun doute ne subsistait, Charles était revenu à mon insu. Sa force devenait incontrôlable, et craignant de scinder mon âme fragilisée, plutôt que de repousser Charles, je décidai de l’épouser pour mieux le contrôle. Ainsi le jour je m’appelais Geneviève, demoiselle à la cour de Versailles. Mais dès que les lumières laissaient place à l’obscurité, je redevenais Charles, et parcourrais en silence les couloirs du palais.

  Mais malgré mon silence les rumeurs se rependirent. Un dragon fantôme arpente les couloirs de Versailles. Les enfants s’en effrayait, les adultes s’en amusaient, et le Roy s’en agaçait. Il n’était pas difficile de comprendre qui se cachait derrière ces rumeurs, et Louis XVI, bien que réputé faible, n’en était pas moins perspicace. Mais tant que je restais suffisamment discret, il le restait aussi. Il était juste déçu que ma nature transcende mes vœux. Mais sentant la rumeur devenant de plus en plus incontrôlable, je décidai, après avoir hanté Versailles deux ans durant, de repartir, au mois de novembre 1785, en Angleterre, où m’a nature était plus que tolérée, appréciée par les londoniens.



Chapitre 8 : La plus fine lame d’Europe

  Je rentre donc en Angleterre, vivant de ma pension, jusqu’à ce que les célèbres désordres politiques touchant la France à la fin du XVIIIème siècle viennent y mettre un terme. Bien que perdant mes ressources financières, j’y vis un pas en avant pour l’humanité et ses libertés. Je proposai alors à cette jeune démocratie de former et diriger un bataillon d’amazone, symbole d’une liberté nouvelle. Mais très vite mes illusions furent brisées, et je compris que l’émancipation promulguée par cette révolution ne devait affecter que les hommes de race blanche, mais surtout soutenir le transfert de pouvoir de l’aristocratie vers la bourgeoisie. Déçu par cette désillusion je me fixai un nouveau but. Si personne ne semblait prendre le parti des femmes, je le ferais. Après tout, qui mieux que moi qui aie goûté aux privilèges et contraintes des deux sexes comprend cette injustice ?

  Noble quête, mais je manquais de fond pour financer mes dépenses journalières et la publication de mes essaies. J’eu alors une idée, qui en plus de rapporter des fonds, servirait la cause qui m’animait. J’organisais des duels à l’épée, invitais les plus grandes lames d’Europe à venir m’affronter devant un publique londonien, et les vaincrais en tant que femme. Ainsi la recette des entrées financeraient ma campagne, et les victoires d’une femme assoiraient mon propos.

  Je défis donc une à une ce que l’Europe comptait de plus habiles et chevronnés combattants, moi une vieille femme de plus de 60 ans. Même l’illustre Chevalier de Saint Georges, le bien nommé Mozart noir, qui avait su, par son adresse au combat et au violon, repousser les préjugés concernant la sombre couleur de sa peau jusqu’à devenir noble un siècle avant que son peuple ne devienne libre. Même lui fut défait, pierre angulaire de la réputation de l’invincible Chevalière. Mais l’âge est une catin qui finit par tous nous attraper, et je fus finalement blessée à l’âge de 68 ans, forcée de mettre fin à ces duels. Alors sans ressources, je fini ma vie dans la misère, vivant de la bonté de certains, de quelques publications, et de la vente de ma bibliothèque. Mais avant de quitter définitivement la scène du monde, je décidai de jouer un dernier tour, et m’étant fait femme durant les dernières années de ma vie, je m’arrangeai pour que mon cadavre soit homme. Ainsi je laisserai à méditer : Pourquoi un homme s’abaisserait-il à être une femme ?



A PROPOS DE VOUS


Âge : 26 ans
Expérience RP : J’ai surtout l’expérience des jeux de rôles papier que je pratique de manière hebdomadaire depuis près de 5 ans.
Les animes/jeux Fate que vous connaissez : Le Visual Novel originel et les trois animé FST, Fate Zéro et UBW
Comment avez-vous connu le forum ? En faisant des recherche sur un jeu de rôle FSN
Quelque chose à ajouter ? :
Principales sources :
Equipement des dragons en 1750 :
http://vial.jean.free.fr/new_npi/revues_npi/5_1998/npi_598/5_drg_org2.htm
Wikipédia
Mémoires du chevalier d’Eon, par Fréderic Gaillardet
Collection de quarante-deux plans de batailles, sièges et affaires les plus mémorables de la guerre de sept ans, de F.F. ROESCH pour la bataille de Nauheim
avatar
Nombre de messages : 7
Date d'inscription : 10/02/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
Lun 27 Fév - 17:28
Fiche en attente de validation!
avatar
Nombre de messages : 7
Date d'inscription : 10/02/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 9 Mar - 18:39
*clap clap clap*

tout d'abord, félicitation. Ton histoire, ta partie physique et ton caractère sont , outre certaines fautes dont je ne vais pas t'ennuyer (fautes d’orthographes minimes), non seulement agréable à lire mais également fluide.

J'ai moi-même eu du mal avec la soeur d'Eon, néanmoins c'est principalement du au style qu'a un manque de compréhension de ma part, et de ce fait, je ne reviendrais pas dessus, tout simplement parce que je reconnais la qualité.

Pour la première fois, sois-en fier, je n'aurais donc absolument rien à redire sur la partie non technique (et les dieux savent a quel point je suis intransigeant coté servant la-dessus).
Ah si, une chose, quand même: le Chevalier de Saint-Georges fut surnommé le Mozart Noir, et non le Chevalier Noir, a cause de son statut de chef d'orchestre.

y a déja suffisemment de Dark Knight en ce bas-monde...


maintenant, la partie technique:

STATS:
STR : D
END : C
AGI : B
MAG : //
LCK : A

Je m'explique : de par ta classe Assassin, tu reprend la partie d'Espion d'Eon. Cela se ressens donc singulièrement coté statistique, notamment physique (et bon ce n'est pas comme si tu étais un monstre du combat en tant qu'espion). En revanche, en effet, tes talents de bretteurs demeurent indiscutables (rang B en agi donc), et ta chance reçoit un sacré up car... hormis certains évènements tels que la guerre, pour un héro (digne de ce nom tel qu'il est, indéniablement), Eon a eu la chance de son coté, la famille royale en support, et même l'amitié d'autres suzerains. Hormis les conflits politique , il était apprécié et a su joué pour ne pas avoir à vendre ses fesses (littéralement). Les Assassin ayant de base une haute statistique de chance, cela t'amène tout naturellement a un rang A.
Navré pour le drop de stat niveau physique, néanmoins tu joues, au final, un héro dont les talents physiques sont des plus humains. la classe Assassin fait le reste dans la chute (mais cela reste au-dessus d'une moyenne d'Assassin en majorité)


Ensuite, les skills:



Spy Master [Rang - actif] :
En terme système considère que cela te donnera éventuellement un avantage RP pour cerner le caractère de ton adversaire, puisque cela semble être cela que tu cherche. En terme de combat, une meilleur aptitude à viser juste? ou à connaitre ses "patternes" techniques pour esquiver? l'un ou l'autre tu choisis.
Tu peux également garder le coté juste full rp seulement pour comprendre plus facilement autrui, tel un Discernment of the Poor.

Dragon Captain [Rang – passif] :
je t'avoue que je suis mitigé. J'aurai volontier vu cela comme un Noble Phantasm plus que comme un skill, mais bon? Toutefois, n'étant qu'un skill, je me permet de te signaler que tu as le choix entre une protection mentale sous ta forme masculine OU un bonus de stat -sachant que, n'étant qu'un skill, le bonus risque d'etre sur une stat et non toutes les stats physiques-.
Dans tt les cas, il faudra que tu te décide a chaque RP la "forme" que tu as sans capacité de changer pendant le rp (considère que cela a un temps de préparation de calme).

Most beautiful courtesan [Rang - passif] :
Il faudrait terminer la description du skill déja XD.
ensuite, cela fonctionnera du coup comme un Mystic face passif sous ta forme féminine seulement.

Noble Phantasm:

Le défi de la Chevalière [Anti-personnel - Rang - Actif] :
mmmh je suis mitigé cochon d'inde.

Comprenons-nous bien. Un Noble Phantasm de duel ne me pose absolument aucun soucis, vu que c'est pendant un duel qu'il s'est imposé et que sa légende a prit un impact aussi violent. Un homme habillé en femme qui vainc un chevalier reconnu par une passe d'arme, ca frappe les esprits durablement.

La ou je suis perplexe, c'est que au final, déja cela ne correspond pas réellement à ta classe. Tu es Assassin, et non Saber. Tu prend donc le parti d'un Eon espion, subtile, diplomate, intelligent, et non d'un redoutable et remarquable bretteur.
mais encore, soit, ai conscience que cela aurait été plus efficace en Saber du coup.

Mon problème vient dans le concept du duel même, qui inflige a tout le monde a chaque instant des malus de stat , hormis si ils gagnent et jusqu'a ce que tu les renfermes dedans. Mais... en quoi est-ce dû? le concept même de ton NP est un duel d'égal a égal, sans intervention, pas d'un duel ou l'autre est rabaissé jusqu'à se faire ignominieusement maraver la gueule XD

Apres que ce NP diminue le rang en cas de défaite, due a l'humiliation, il n'y a aucun soucis.

L’hermaphrodite [Anti-unité personnel - Rang - Passif] :
au vu du concept du NP, voit avec ton skill masculin/féminin du coup. vu que c'est la base du perso, cela me fait me demander du coup, de base, est-ce que tu veux que ton genderswap se fasse par un skill ou par ton NP? de même, j'ai cru comprendre que tu voulais que tu désirais avoir un skill selon ton sexe.
A part ça, les effets me vont. Essaie du coup de voir comment tu veux répartir coté boost statistique/protection mentale.

Comme dit précédemment, tu as mis les 3h la, en terme rp considère au moins un rp du coup.

encore une fois , cela étant dit, bravo.
avatar
Nombre de messages : 206
Date d'inscription : 17/04/2012
Voir le profil de l'utilisateur



Revenir en haut Aller en bas
Ven 10 Mar - 0:02
Bon finalement j'ai du temps devant moi ce soir donc je vais commencer.

Tout d’abord merci pour tes félicitations, ça fait plaisir. Je sais que tu as passé beaucoup de temps à t'intéresser au Background du personnage et comme c'est clairement la partie qui m'a demandé le plus d'effort ça fait très plaisir Rougit



Concernant les stats, pas de souci, je m'attendais à ce que la force soit baissée, je m'étais fié à la description dans les règles, mais elle dois pas s'appliquer sur les servants. Quoi qu'il en soit un stat haute en agilité ainsi qu'en chance colle bien au personnage.



Concernant les skills je vais commencé par m'attarder sur celui qui semble le plus confus, le duel.

Premièrement il n'est nullement question d’amoindrir l'adversaire pendant le duel. Je pense que la confusion vient de la phrase suivante:
Citation :
Les capacités et NP utilisés lors du combat sont, si possible, affectée par cette diminution.
Mais on parle bien uniquement en cas de défaite, et non pendant le combat. Prenons pour exemple un duel avec Diarmuid ou celui ci perdrait, mais n'aurait utilisé que l'une de ses lances. Il est naturel que la seconde lance ne soit pas affecté par la capacité, tandis que celle dont il s'est servi le serait.

Concernant les conditions qui suivent, j'avoue que c'est un peut bancal niveau justifications mais voilà l'idée générale:
1) L'adversaire ne dois pas pouvoir refuser sans contrepartie (sinon le NP ne sert à rien)
2) C'est un duel, donc s'il est interrompu ou que quelqu'un aide l'un des participant, bah c'est plus un duel...

Enfin concernant la justification, ou bien sur qu'il aurait été plus efficace pour un servant Saber, et c'est assez étrange comme NP pour un Assassin. Cela étant l'effet final du np n'est pas un effet de saber. D'Eon prend la forme d'un bretteur mais au final ne s'attaque pas à son adversaire physiquement, uniquement à sa légende. C'est donc autant l'homme de lettre qui s'exprime à travers ce NP que le bretteur. C'est donc un NP d'assassin travesti en NP de saber, ce qui colle parfaitement au personnage.
CQFD Yeah

Citation :
En cas de refus : Tout Servant ayant la réputation d’être un bon combattant, et en état de se battre (légèrement blessé ou mieux) qui refuserais le duel se verrais affecté d’un malus équivalant à une défaite, majoré d’un rang.
je peux peut être reformuler ça comme suis:
"En cas de refus : Tout Servant ayant la réputation d’être un bon combattant, et en état de se battre (légèrement blessé ou mieux) qui refuserais le duel recevra un pamphlet écrit de la main d'Eon. Il verra alors ses rangs réduit comme en cas de défait, à la différence que d'Eon pourra choisir quelles capacités sont affectées."
et oui c'est vicieux, mais le but c'est tout de même qu'il accepte le duel ^^

Après pour les interventions extérieures on peut aussi créer une bulle qui les empêche simplement. Et si tu as des suggestions je suis preneur.




Bon ensuite le second gros morceau, l'hermaphrodite et les skills qui en découlent.

Tout d'abord c'est bien le NP qui permet la transformation, les pouvoirs Dragon Captain et Most beautiful courtesan sont des passifs qui du coup ne s'activent que quand d'Eon pend la forme en question.

Ensuite les formes de Charles et Léa, si elle sont les formes les plus emblématiques d'Eon, ne sont pas les seules formes (je veux être sur que c'est bien claire)

Enfin je vois la transformation comme étant très rapide, utilisable pendant un combat. Bon Après on peut y mettre des restrictions si nécessaire, j'en vois trois pas exemple: 1) ça coute une action de combat 2) ça coûte un peu de mana (peut être une dépense en fonction de la rapidité) 3) un genre de cooldown.

Concernant les 3h je propose cela:
"Effet: Si d'Eon ne passe pas au moins 3h chaque jour dans chacun des sexes, sa forme devient instable, et il ne peut plus utiliser que le passif de Léa (s'il est resté homme) ou de Charles (s'il est resté femme) jusqu'à ce qu'il aie passé 3h dans la forme appropriée."


Maintenant les pouvoirs qui en dépendent, en commençant par Dragon Captain. Bon tant pis pour l’immunité à la peur, à la limite ça n'a pas beaucoup d'importance. Concernant le boost de stat, à quoi je peu aspirer sachant que:
-C'est une capacité purement passive puisque la transformation s’opère via le NP
-Cette forme exclu la possibilité de réduction de dégâts du NP, et de ce fait le nerf déjà en partie

Concernant Most beautiful courtesant j'avais bien terminé, mais en effet pas précisé l'effet de manière très claire. En combat on pourrait en effet rapprocher ça d'un mystic face (même si ça m'arrangerais qu'il soit un poil boosté considérant que Léa ne renverra pas les coups) mais l'intérêt principale est tout de même de dissuader l'adversaire de rentrer en combat, l'inciter à parlementer.

Du coup je propose de rajouter:
Effet rp: Les personnes affectée par cette capacité préfèreront éviter le combat avec Léa, et accorderont plus d'intérêt à son point de vue.
Effet: En cas de combat les dégâts infligés à Léa seront grandement réduit (quel monstre frapperai son amie inoffensive?)


Enfin concernant Spy Master je vois surtout ça comme de la récupération d'information. Autrement dit pas d'effet passif directe, mais je peux me servir de connaissances puisée de la fiche de mon adversaire dans le jeu (sauf si il a une compétence l'en empêchant). Bref, bien utilisé ça se traduira forcément par un bonus pour contrer son adversaire, mais uniquement quand justifié par le rp. Bref je pense que ça dépend du contexte, donc pas nécessairement de bonus de combat associé à ce pouvoir.


Bref il se fait tard, il reste clairement des modifications à faire et du coup suite à ces éclaircissements dit-moi ce qu'il faut modifier ou reformuler en plus des modifications proposées.
avatar
Nombre de messages : 7
Date d'inscription : 10/02/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
Sam 11 Mar - 1:12
mmmh

le CQFD est bancale, mais soit, je l'accepte XD

effectivement j'avais mal compris que cela ne fonctionnait réellement QUE si il y a défaite ou refus. En ce sens, cela est logique , et je t'accepte donc ce NP. Ainsi que la reformulation. En effet, qu'il refuse parce que le pauvre a le bide ouvert et des membres en moins est un état décent pour refuser. Dans le cas ou il est dans un état plus que convenable, cela me convient.

A la rigueur en terme de suggestion, je pense te conseille la technique d'Achilles: en gros, un Boundary Field qui entoure les deux combattants qui se place alors dans un espace différent. Afin d'autoriser tout de même les gens a rp (vu que Achilles fait un stop time lui), dans ton cas, en effet, tout ceux qui s'approchent du duel verront leur capacité diminué de un rang. dans le cas d'une intervention extérieur style fleche, tu le sentiras arriver à partir du moment ou il rentre dedans -faisant que tu saura réagir à la menace la ou ton adversaire, pas forcément-.
le but est quand même de permettre aux gens de jouer XD
Si cela te convient on part sur ca?

Pour le NP d'hermaphrodite et les passifs associés, voila donc ce que je te propose -en prenant en compte tes suggestions-

- Eon peut changer de sexe à partir de 3h passé dans un sexe et ce gratuitement. Cela lui prend en revanche un tout complet.

- Il peut changer d'apparence dans ce créneau de 3h, mais au coût de son Noble Phantasm cette fois. Dans le cas ou il désire le refaire, alors cela lui prendra le coût de son Noble Phantasm majoré (en gros un rang de plus à chaque fois). cela lui prend autant d'action que d'activer un Noble Phantasm traditionnel.
A titre comparatif, Kassadin dans lol: la première fois c'est normal, la seconde fois ca augmente d'un rang, la troisième fois de deux rangs, etc.

- Tes skills sont deux passifs, avec les effets suivants:

Dragon Knight augmentera tes stats physiques de un rang (en gros l'équivalent d'un Mad Enhancement mais sans malus mental)

Most Beautiful Courtesan te donnera le talent d'éviter la confrontation sans bonne raison (ou si le mec d'en face est un dangereux psychopathe a la Attila... ou désire te violer sur place lol)
en effet de combat, l'ennemi sera considéré comme subissant un malus sur ses stats de un rang tant que Lea n'a entreprit aucune action offensive.
NOTA BENE: cela ne marchera pas, comme souligné, sur les anti-héros ou les fous (être mignonne aide pas vraiment face à "ça" XD).

Pour Spy master, j'aurai plus tendance a te permettre de détecter certaines nuances que l'individu mettrais dans son RP que dans sa fiche. dans un cas c'est le rp, ses pensées et donc ce qu'il présente, l'autre est quand même plus profond et plus digne d'un Sherlock Holmes que d'un espion. Après , bine que je ne vois aucun problème avec cela, je te fais confiance pour le rp qui va s'ensuivre de rester logique (autrement je sévirais è_é)
Après qu'un bonus rp de prévoyance tombe, ca me parait legit.


bonne chance a toi o/
avatar
Nombre de messages : 206
Date d'inscription : 17/04/2012
Voir le profil de l'utilisateur



Revenir en haut Aller en bas
Mer 29 Mar - 19:07
Désolé pour l'attente, j'ai été occupé plus que je ne l'avais anticipé, et le forum m'est donc un peut sorti de la tête. Panic

Bref, j'ai rectifié dans la fiche:
1) Le mozart noir
2) ma proposition validée de modification pour le cas du refus du premier NP
3) Les effet de dragon capitain en suivant tes instructions
4) Les effets de Most Beautiful Courtisan

Concernant le dernier, Most Beautiful Courtisan, c'est déjà fort comme ça, mais ne rend pas totalement justice au personnage sans y associer un pouvoir de suggestion. Après tout c'est sous cette forme que la Chevalière a négocier le renversement des alliances.

Bien entendu je parle de suggestion, ce qui est la forme de coercition mentale la plus faible. Ca peut influencer un choix, mais pas le rendre contraire aux principes d'un personne, ou inciter une personne à prendre des risques inconsidérés.


Concernant la suggestion pour le premier NP, si le terme boundary field est le terme technique je peut modifier. En revanche je ne souhaite pas que d'Eon ai un avantage sur son adversaire en cas d'intervention, mais bien qu'il y ai les deux effets suivants:
1) punir toute personne intervenant dans le duel
2) prévenir les personnes désirant intervenir de la punition
Donc la version actuelle me convient



Concernant le second NP, l'Hermaphrodite, j'aime bien ta suggestion d'une utilisation gratuite possible 3 heures après la précédente. Ok pour le tour complet (deux actions donc) pour l'activation, comme tout NP. Par contre pour le coût hors cette utilisation gratuite, il est beaucoup trop élevé. On parle quand même de rang*100 manas, et en plus graduel, pour un shapeshift. ca me semblerait plus raisonnable d'axer l'utilisation sur le coup d'un pouvoir, quitte à garder la gradation comme tu l'as suggéré.



Enfin, concernant Spy master, ça me permettrait de connaître les capacités qu'il a déjà utilisé par exemple, mais pas celle qu'il garde en réserve, c'est ce que tu entend? Ca me convient assez mais j'ajouterais que je peux identifier le personnage aussi, et donc en déduire quelques truc de base (genre arthuria je sais qu'elle a une épée qui déchire, sans pour autant savoir que c'est un rayon de de la mort, Telsa je me doute qu'il utilisera de l’électricité, etc) Est-ce que ça te convient comme ça?
avatar
Nombre de messages : 7
Date d'inscription : 10/02/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
Mer 29 Mar - 22:36
Pour Most Beautiful Courtesan, tu as tout à fait raison, et dans ton cas cela impliquerais qu'il s'agit d'une influence mentale la recherche de la confrontation (tant que tu n'as pas des tarés en face)

en soit au vu du fait que il s'agissait d'un diplomate, ça me semble etre une suggestion adéquat (et qui me rappelle étrangement un Hassan mort il y a peu...)

Pour le NP hermaphrodite, on va partir sur ca en terme de manoeuvre en ce cas-la. Pour la dépense, tu as le droit de laisser la suggestion, a la rigueur je laisserais les admins décider. Et comme je tiens quand même à être égal, je vais meme aller plus loin: si tu le désires, je t'autorise à mettre comme prix le coût de ton NP a chaque transformation.
Si les rouges décident de te faire payer le prix fort ou moindre, je les laisse décider, pour ma part ca me semble une bonne contrepartie -vu que étant un noble phantasm je ne peux décemment point te laisser payer le coût d'un skill, meme graduel, sans l'avis des rouges-

Pour le second NP, cela me convient, et le terme Boundary Field est effectivement adéquat, étant une "zone enchanté" par le NP ;)

Concernanty Spy Master ma proposition était plus vicieuse, mais je vois ou tu veux en venir. Identifier le personnage avec juste le pouvoir, non -ce n'est pas un True Name Discernment quand même-, mais après c'est a toi en rp de faire les déductions.
La ou je voulais pointer le doigt -a la fois, ton skill est loin d'etre évident à jauger sans etre OP-, ce serait justement le talent de "repérer" ce que les ennemis camoufle. Imaginons que tu rencontre un bon vieux Lancelot des familles, a force de le rencontrer et de le jauger, certains de ses skills et stats pourraient t'apparaitre. Cela te demanderais juste du temps en somme... et en RP, cela te serait découlant selon ce que les ennemis utilisent contre toi. Mettons que Lancelot, qui t'attaque de toute ses forces avec un baton , t'effleure, tu pourrais jauger sa force a tel ou tel rang avec ton skill, et donc dépeindre ainsi ce que l'adversaire cache. La même pour Karna et son skill "Uncrowned Martial Art" qui diminue ses stats et skill de un rang, tu pourrais ainsi découvrir son "vrai" rang.

avatar
Nombre de messages : 206
Date d'inscription : 17/04/2012
Voir le profil de l'utilisateur



Revenir en haut Aller en bas
Jeu 30 Mar - 3:07
Pour l'hermaphrodite, j'ai laissé en suspend dans le texte la question du coup de la transformation.

Comme il se fait tard, je vais aller droit à l'essentiel et donc surtout évoquer spy master. La vision que tu as de la capacité ne corrspond pas du tout ni a sa fonction, ni au personnage.

Analyser une attaque à postériori ça n'a rien à voir avec de l'espionnage, c'est la capacité d'un combattant observateur. L'espionnage c'est réunir des informations, de préférence sans que l'ennemi s'en rende compte, de manière à définir la meilleur stratégie à adopter en cas de confrontation. Et c'est d'ailleurs pour ça que j'ai bien préciser que le pouvoir est un actif, et non un passif: espionner c'est agir en amont.

Au final ce que je veux c'est assez simple, les Assassins et les Caster sont déjà naturellement bon pour réunir des informations, ce que j'attends de ce pouvoir c'est qu'il rende d'Eon encore meilleur. Après tout, d'Eon est un maître espion, réunir des informations c'est son domaine.

Bref, il faut que ce pouvoir lui permette d'en savoir plus quand il utilise que ce qu'il est normalement possible de déduire de l'observation qu'il fait. et la nature de ce "plus" est justement ce qui est difficile à qualifier.

avatar
Nombre de messages : 7
Date d'inscription : 10/02/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
Lun 3 Avr - 13:55
Bien. Après concertation sur Spy master avec les admins, voila le compte-rendu de ton skill:

déja, ton skill sera rang B, avec donc le coût d'un rang B.

ensuite, cela tappera -comme espéré- sur trois domaines:

- informations de terrain: tu obtiens une compréhension des lieux supérieurs. Sous-entendu par la qu'il te faut d'abord explorer le lieu pour avoir un plan précis du terrain (mètres, solidité, etc). Une fois cela fait, la configuration des lieux te sera évidente.

- information personnelle: il te sera plus facile de jauger le caractère et les personnalités d'un servant. Au final après une discussion, dresser le profil psychologique deviens possible.
ATTENTION: il s'agit juste de personnalité et de caractère, pas de révélation d'identité.

- information de combat: après avoir payer le prix du pouvoir sur une attaque, cela te permet d'analyser les composants visible: méthode de trajectoire, force d'impact, portée, éventuellement si cela touche certains effets associés . En revanche, la nature de l'attaque et le mana consommé, ou l'effort, les risques, les contrecoups et autres joyeusetés ne sont pas révélés.
Analyser l'attaque te permettra de ne pas te faire surprendre deux fois par la même (Saint Seiya, toussa toussa, comprendre bonus contextuel pour dodge)

Bien évidemment et comme je l'ai souligné, cela ne fonctionnera pas uniquement sur ceux qui ont de quoi camoufler (Uncrowned Martial Art de Karna, Information Erasure, etc) de rang supérieur ou égal.

Si cela te conviens, je vais pouvoir te donner ta première validation o/
avatar
Nombre de messages : 206
Date d'inscription : 17/04/2012
Voir le profil de l'utilisateur



Revenir en haut Aller en bas
Lun 3 Avr - 18:43
Malheureusement non Henry, bien que j'ai très envie de me faire valider, ça ne convient pas, sans doute parce que j'ai été un peu trop ambitieux concernant ce pouvoir, qui, s'il devais faire tout ce que je voudrais qu'il fasse, serait en fait plus proche d'un NP que d'un pouvoir.

Bref pour ce qui ne convient pas je vais aller droit au but, c'est la partie combat:

Henry de Molay a écrit:
- information de combat: après avoir payer le prix du pouvoir sur une attaque, cela te permet d'analyser les composants visible: méthode de trajectoire, force d'impact, portée, éventuellement si cela touche certains effets associés . En revanche, la nature de l'attaque et le mana consommé, ou l'effort, les risques, les contrecoups et autres joyeusetés ne sont pas révélés.
Analyser l'attaque te permettra de ne pas te faire surprendre deux fois par la même (Saint Seiya, toussa toussa, comprendre bonus contextuel pour dodge)

ça ne va pas parce que, d'une part, d'un point de vue rp, ça n'a ren à voir avec de l'espionnage, et d'autre part tout les servants combattants le font déjà. Franchement dépenser 120 manas pour pouvoir dire "si je me prend ça je perd un bras" plutôt que "si je me prend ça je morfle" c'est complètement inutile.

Mais comme je l'ai dit, ça vient de ma volonté de rendre la capacité plus puissante qu'un simple pouvoir n'est sensé l'être.

Du coup ce que je propose c'est d'oublier la partie combat, garder l'analyse de la personnalité, garder l'analyse du terrain telle quel, et rajouter la maîtrise des techniques moderne d'espionnage (un peut comme riding permet de conduire une voiture) ce qui inclue un savoir faire sur tout ce qui est matériel de surveillance (balise gps, micro, caméra, etc...), un minimum de compétence en hacking (qui impliquera quasi systématique d'installer un dispositif sur place), crocheter une serrure simple. Le kit de l'espion moderne en somme.

Voilà, qu'en penses-tu? Pour moi on repart dans du rôle-play, avec une compétence vraiment utile pour le coup, et qui n'implique plus rien de surnaturel dans la façon d'obtenir des infos.
avatar
Nombre de messages : 7
Date d'inscription : 10/02/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
Lun 3 Avr - 21:49
alors je vais etre plus précis et plus "méta": en terme technique, cela te file un avantage de rang B pour esquiver la technique à venir.

Après si tu désires partir sur le coté plus technique, pas de soucis.
avatar
Nombre de messages : 206
Date d'inscription : 17/04/2012
Voir le profil de l'utilisateur



Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Sauter vers :
Fate Stay Night RPG :: Avant de débuter :: Présentations