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沖田総司 - Okita Souji [DC Wing Chun - En cours]

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Lun 17 Oct - 15:24

沖田総司房良
Okita Souji Kaneyoshi

Age : 23 ans
Nationalité : Japonaise
Organisation : Shinsengumi
Fonction : First Unit's Captain



Koha-Ace - Takashi Takeuchi

CARACTÉRISTIQUES

Type : Servant
Classe : Saber

Statistiques :
STR : C
END : E
AGI : A
MAG : E
LCK : D



CAPACITÉ(S) DE CLASSE

Magic Resistance [Rang E]

En cette seconde moitié du XIXème siècle, les mythes, la magie et les mystères qui couraient autrefois le monde ne sont plus qu'un fade et lointain souvenir. Jamais aucune de ces chimères ne croisa un jour la route de Okita Souji, ce qui fait de sa Magic Resistance une capacité au minimum de ce que le réceptacle Saber peut lui offrir.

=> Confère une résistance à la magie.


EQUIPEMENT

Kojiki Kiyomitsu et Kiku-Ichimonji Norimune



De haut en bas : Kiku-Ichimonji Norimune, Kojiki Kiyomitsu et le fourreau des deux sabres.

Kojiki Kiyomitsu (乞食清光) est un ensemble de sabres, katana et wakizachi, ayant appartenu à Okita Souji. Pourvu d'une tsuka (poignée) noire et d'une tsuba (garde) de forme carrée, ce katana est accompagné d'un fourreau (saya) de bois recouvert de laque rouge et orné d'une cordelette (sageo) noire.

Bien que l'Histoire prête plus de vraisemblance à ce sabre comme étant celui de Okita Souji, la légende elle lui attribue la propriété d'un autre sabre bien plus prestigieux : Kiku-Ichimonji Norimune (菊一文字則宗), un katana à la tsuka blanche et à la tsuba noire symbolisant un chrysanthème. Ce sabre fait partie d'une collection de douze katana forgés par treize grands maîtres au XIIIème siècle. Ils sont marqués du caractère Ichi (一) ainsi que du Sceau Impérial, le chrysanthème (菊, Kiku), leur donnant leur nom : Kiku-ichimonji. Chaque sabre est associé à un des douze mois, et Norimune est associé à Janvier. Il fut forgé par Fukuoka, de la province de Bizen, en 1208.

Si Okita Souji porte la plupart du temps Kojiki Kiyomitsu, celui-ci cède sa place à Kiku-Ichimonji Norimune dès lors que la Capitaine du Shinsengumi revêt son Haori.


Shinsengumi Haori


Il s'agit de la tenue régulière de Okita Souji lorsqu'elle officiait sous les couleurs du Shinsengumi. Il se compose d'un court yukata blanc sans manches renforcé pour le combat grâce à une légère côte de mailles et maintenu par un obi noir et bleu, ainsi que de bottes et de gants noirs couverts d'une armure légère offrant une protection standard tout en laissant une très grande mobilité au combattant. À cela s'ajoute le fameux Haori, le manteau distinctif du Shinsengumi, reconnaissable par sa couleur bleue et les triangles blancs bordant la base du vêtement et ses manches. Ces manches sont maintenues par un tasuki, une corde croisée au niveau du torse qui les empêche de gêner le maniement du sabre. Okita Souji porte également une longue écharpe noire autour du cou.


Taisho Kimono


Il s'agit de la tenue standard de Okita Souji, celle qu'elle porte lorsqu'elle n'officie pas forcément au nom du Shinsengumi. Ce kimono met sa féminité bien plus en valeur que son uniforme, mais il lui permet toujours de se battre avec une redoutable efficacité. Le kimono est taillé dans un tissu de qualité teinté d'un dégradé de rose rappelant les fleurs de cerisier, et sous ses longues longues manches la combattante porte toujours ses protections d'avant-bras. À la manière des samouraïs, Okita Souji porte également une jupe pourpre nommée hakama, une pièce constituée de tissu plissé. Le kaku obi de même couleur qui maintient le vêtement à sa taille est orné de fleurs de cerisier blanches brodées sur son côté gauche. Enfin, plutôt que les traditionnelles zori, Okita Souji préfère porter des bottes de cuir marron munies d'un talon.


POUVOIRS

Eye of the Mind (False)
[Rang A - Passif]


Sabreuse exceptionnelle, bushi au talent reconnu, Okita Souji était une combattante à qui la nature fit cadeau d'un don précieux, un sixième sens guerrier qui la plaça naturellement au-dessus de la plupart des autres manieurs de sabres et autres artistes martiaux de son époque.

C'est la capacité naturelle de certain à éviter le danger, une sorte d'intuition ou de sixième sens qui vous guide pendant une bataille et vous permet d'esquiver certaines attaques même lorsque la visibilité n'est pas bonne.

Shukuchi - Reduced Earth
[Rang B - Passif]


Le shukuchi (縮地) est une technique de déplacement visant à parcourir de manière quasiment instantanée l'espace qui sépare l'utilisateur de sa cible. Il s'agit d'une méthode très avancée des pas tels qu'ils sont utilisés dans les arts martiaux. Le shukuchi fait appel à de nombreux facteurs, comme la représentation de l'espace pour le martialiste, le mouvement du corps, l'action du pas, la respiration, l'utilisation des angles morts, etc... Cette technique est classée parmi les Senjutsu, les Techniques de Sage, et elle permet même à très haut niveau de faire abstraction des limites entre les dimensions.

La maîtrise du shukuchi de Okita Souji est excellente et, bien qu'éloignée des sommets improbable que la technique permettrait d'atteindre, elle représente un élément clé de son arsenal. Grâce à elle, Okita Souji peut réduire la distance qui la sépare de sa cible à néant en une fraction de secondes, mais également parcourir de grandes distances instantanément dans trois dimensions et se déplacer avec un appui minimal sur toute surface.

=> Permet de parcourir une grande distance quasiment instantanément et de prendre appui sur toutes surfaces.
=> Okita Souji ne souffre d'aucune faille dans sa défense lors d'un déplacement au
Shukuchi. Il est également impossible de la viser pendant ce déplacement.
=> Okita Souji peut utiliser le
Shukuchi en combat pour une action gratuite si elle n'attaque pas ensuite.
=> Si une attaque suit directement le
Shukuchi, elle ne souffre d'aucun malus et n'est pas esquivable à moins que la cible ne dispose d'une capacité de perception type Instinct/Eye of the Mind de Rang supérieur à celui de Shukuchi.

Sandanzuki
[Rang A - Actif]


Sandanzuki (三段突き) est la technique au sabre signature de Okita Souji. Inspirée des nombreuses postures et techniques mises au point avec le reste des bushi du Shinsengumi, elle découle du Hiratsuki de Hijikata Toshizo. Elle consiste en une triple frappe d'estoc ciblant la gorge, l'épaule gauche et l'épaule droite effectuée à une vitesse prodigieuse dans la posture Hira-Seigan. Le prodige de cette technique réside dans le fait que plutôt que d'exister "presque en même temps", ces trois coups parviennent à exister "exactement en même temps et au même endroit". Si bien que même si l'adversaire parvient à se protéger de l'un deux, sa protection est traversée par les deux autres frappes.

Bien qu'il s'agisse de sa technique phare, elle ne déploie toute sa puissance qu'une fois que Okita Souji revêt son Haori. Ce faisant, cette technique bénéficie alors de l'ampleur d'un Noble Phantasm, avec tout ce que cela implique.

=> Pour deux actions limitées, Okita Souji effectue une attaque triple.
=> Dès lors que la première frappe touche, les deux autres ne sont pas esquivables. La cible de l'attaque ne peut se défendre que de la première d'entre elles.

Byōjaku - Weak Constitution, ou du Pouvoir malus RP:
 



NOBLE PHANTASMS

誓いの羽織 - Chikai no Haori
Anti-unité personnel - Rang C - Passif



Coat of Oaths

Le Manteau des Serments. Le fameux Haori est l'un des symboles les plus reconnaissables du Shinsengumi. Ce manteau traditionnel est facilement remarquable de par sa couleur bleue azur qui détonnait fortement avec les couleurs brunes et sombres habituellement portées à l'époques. Une fois que l'on pouvait distinguer les triangles blancs caractéristiques qui bordaient les manches et le bas du manteau, on se savait en la présence d'un membre de la plus célèbre force de maintien de l'ordre de Kyoto. Plus qu'un simple habit, le Haori du Shinsengumi est un symbole. La marque de la présence d'un combattant puissant, agissant pour l'ordre au nom du shogun, représentant d'un groupe qui rassembla quelques uns des meilleurs guerriers du Bakumatsu et dont l'action eut un impact considérable sur l'histoire du Japon.

Pour Okita Souji, il s'agit d'un symbole cher à cœur. Un uniforme qui lui rappelle ses années vécues aux côtés de ses compagnons, les devoirs accomplis ensemble, mais également sa place au sein du Shinsengumi et plus largement dans ce que l'Histoire fit d'elle : le meilleur bushi du Shinsengumi. Un sabreur de génie qui, malgré sa fin tragique, marqua durablement son époque de par son talent et sa dévotion.

Okita Souji ne porte pas le Haori en permanence : il s'agit d'un objet en plus d'être un Noble Phantasm qui, à l'instar de certaines techniques, peuvent en dire long sur son identité. Lorsqu'elle le revêt, Okita Souji montre ouvertement son appartenance à la milice de Kyoto, ce que les connaisseurs ne manqueront pas de noter. Ce faisant, néanmoins, elle endosse par la même occasion à nouveau les devoirs et la légende qui porte son nom : celle de la puissante sabreuse dont le nom ne va jamais sans celui du Shinsengumi. En revêtant son vêtement de légende, Okita Souji voit tout son potentiel magnifié, augmentant tant ses paramètres que son équipement.

=> Okita Souji porte désormais son sabre
Kiku-Ichimonji Norimune.
=> Toutes les statistiques physiques et capacités de combat de Okita Souji sont augmentées.
=>
Sandanzuki devient Mumyō Sandanzuki (無明三段突き) : le Pouvoir gagne l'ampleur d'un Noble Phantasm Anti-Unité.


誠の旗 - Makoto no Hata
Anti-armée - Rang B - Actif



Flag of Sincerity

誠. Makoto, la Sincérité. Plus qu'un symbole peint sur la bannière, plus qu'un kanji brodé sur les haori, une devise. La devise du Shinsengumi. C'est autour de ce symbole que se sont rassemblés des guerriers, des fermiers, des civils, des politiques... Tous mobilisés autour de la milice chargée par le shogun de faire respecter l'ordre dans la capitale impériale durant la période de chaos que fut le Bakumatsu. Cette milice qui, à son apothéose, rassembla plus de quatre cent membres, dont une large majorité de combattants venus de tout le Japon : samouraïs, ronins, sabreurs, cavaliers, archers, rassemblé autour d'une même cause. Derrière les mêmes hommes. Des commandants et des capitaines qui marquèrent l'Histoire de leur pays, et dont les noms, aujourd'hui encore, résonnent.

Okita Souji les a côtoyés, des années durant, et connaissait même certains d'entre eux bien avant la création du Shinsengumi : Kondou Isami, Commandant du Shinsengumi, quatrième maître du Tennen Rishin-ryuu et grand lecteur ; Hijikata Toshizou, Vice-Commandant, figure de proue de la milice ; Yamanami Keisuke, Commandant Général, ami proche de Okita... Shinpachi Nagakura, Hajime Saitou, tous les autres Capitaines, leurs Caporaux, les combattants du rang. Des compagnons d'arme, mais aussi des amis à qui elle était dévouée, et qui l'étaient tout autant.

En utilisant ce Noble Phantasm, Okita Souji fait apparaître la bannière du Shinsengumi, invoquant les esprits de ceux avec qui elle combattit des années durant. Tout le Shinsengumi, soit une troupe d'environ deux cents combattants, se rassemble autour de la bannière. On retrouve parmi eux les noms les plus célèbres de la milice de Kyoto, l'ensemble des officiers et leurs divisions respectives.

=> Invoque le Commandant, le Vice-Commandant, le Commandant Général et les neuf autres Capitaines du Shinsengumi. Chaque Capitaine est à la tête d'un division d'une vingtaine de combattants et est accompagné de deux Caporaux.
=> Chaque combattant ou officier est un Servant sans Noble Phantasm qui possède la capacité
Independant Action de Rang E. Leurs capacités de Servant sont limitées.
=> Les personnalités des personnages invoqués dépendent de la vision et du souvenir propre de Okita Souji.


Statistiques des combattants:
 


PHYSIQUE


Okita Souji est une jeune femme d'une vingtaine d'années dont la peau claire et les grands yeux d'un étrange gris doré ne manquent pas de souligner le charme. Sa chevelure, coupée au carré et maintenue par un ruban noir, est teinte d'un blond cru dont les reflets rosés rappellent la douce teinte des pétales de cerisiers en fleurs. Sa corpulence, du haut de son mètre cinquante-huit et forte de ses quarante-cinq kilogrammes, ne jure pas le moins du monde avec la délicatesse de ses traits que rien ne semblait pourtant destiner à la brutalité du combat. Car sous les délicates étoffes de ses kimono brodés, Okita Souji cache un corps entraîné depuis son plus jeune âge au maniement du sabre et au combat rapproché : une silhouette affinée pourvue de muscles fins et solides, quand bien même son apparence au semblant frêle dégage un sentiment de fragilité que l'on ne saurait expliquer.

Okita Souji n'a jamais cherche masquer le fait qu'elle était une femme au milieu d'un groupe d'homme. Bien qu'il soit extraordinaire qu'une femme emprunte la voie du bushi, ses compagnons d'arme comme elle-même n'ont jamais prêté trop d'importance à ce détail pourtant hors du commun, si bien que l'Histoire elle-même se souvient aujourd'hui du Capitaine de la Première Division du Shinsengumi comme d'un homme, à l'image du reste de la milice. Elle n'a donc pas la moindre tendance à vouloir cacher sa féminité. Elle est d'ailleurs très friande de beaux vêtements, ce qui peut se remarquer à la vue du taisho kimono qu'elle porte habituellement.

Toutefois, ce kimono doit lui permettre de se battre sans être gênée si besoin est, et c'est le cas pour tout ce qu'elle porte : son rôle principal reste celui d'une combattante, aussi ne s'embarrasse-t-elle jamais d'habits qui pourraient la gêner. C'est pourquoi elle porte une tenue bien plus sobre et pratique lorsqu'elle revêt les autours du Shinsengumi. Une uniforme lui laissant une entière liberté de mouvement afin qu'elle puisse se mouvoir sans effort au milieu de la bataille. Des gestes souples, gracieux, rapides et mortels, abattant son sabre sur sur ses ennemis avec force et légèreté. Un pétale porté par le vent, semant la mort sur son passage. Et dont la fraîcheur du rose se teinte peu à peu du pourpre du sang.


CARACTÈRE


À l'image de son habit tantôt chatoyant, tantôt rigide et fonctionnel, Okita Souji sait afficher tant la facette d'un tueur au sang froid que celle d'une jeune femme pleine de joie de vivre. Si l'Histoire n'a pas gardé beaucoup de traces de comment était le Capitaine du Shinsengumi de son vivant, les témoignages rapportent que son caractère pouvait être des plus inflexible, tandis qu'elle pouvait dans le même temps se montrer d'une tendresse sans égale, notamment envers les enfants.

Okita Souji peut en effet faire montre d'une volonté plus inflexible que l'acier, alliée à un calme glacial qui fit très tôt sa renommée. Des traits de caractère qui forgèrent aussi son talent de bushi et auxquels beaucoup de ses compagnons d'arme, malgré leur trempe, durent faire face. Okita était réputée pour être un instructeur intransigeant et sévère avec ses élèves, et ce malgré son jeune âge. Ses aptitudes naturelles ayant tôt fait de faire d'elle un enfant prodige de la voie du sabre, elle appliquait aux autres la même discipline à laquelle elle s’astreignait elle-même, imposant la vivacité de son esprit et la précision de ses gestes. Qu'il s'agisse de ses élèves du Tennen Rishin-ryuu ou bien des combattants entraînés sous la bannière du Shinsengumi, la réputation de meilleur bushi et instructeur de la combattante est loin d'être infondée. Cette même dureté, elle la réserve également à ses ennemis : sur le champ de bataille, Okita Souji ne fait montre d'aucune once de retenue ou de pitié envers un adversaire. Précise, légère, mortelle, disciplinée, elle fait danser sa lame et son corps sans accorder le moindre répit aux siens comme à ceux qu'elle abat sans laisser le moindre remord. Et dans ces instants là, ses yeux et ses traits fins prennent la dureté et la froideur glaciale de l'acier. Une froideur qui lui permit de également de garder la face en toute circonstance, même lorsque la maladie commença à tant peser sur elle qu'elle ne parvenait plus à se tenir sur ses jambes. Ou même lorsqu'elle dut diriger sa lame contre son ami le plus cher.

Car malgré l'inflexibilité affichée avec laquelle l'Histoire dépeint Okita Souji, la jeune femme est loin d'être aussi droite et froide qu'une lame d'acier. Dès lors qu'elle pose son sabre et revêt des couleurs plus chatoyantes, la féroce combattante se transforme en une jeune femme enjouée et chaleureuse, voire par moments infantile. Elle est particulièrement proche des enfants, quels qu'ils soient, avec qui elle se montre toujours particulièrement affectueuse et avec lesquels elle aime partager des histoires et des aventures. Ainsi qu'un goût certain pour les sucreries. Dans ces moments, à la vue de son visage radieux, il est difficile d'imaginer qu'elle pourrait à tout instant se transformer à nouveau en une froide machine à tuer. Elle se révèle alors aussi amicale qu'elle peut paraître glaciale, et les liens de sympathie et de confiance qu'elle tisse avec ses camarades peuvent rapidement devenir solides. Okita Souji est une femme courageuse, dévouée à ses compagnons d'armes et à la cause pour laquelle elle se bat. Elle accorde d'ailleurs une grande valeur à ces liens qui unissent les frères d'armes dans leur destinée commune : celle de combattre ensemble et de trouver la victoire, ou la mort, ensemble.

C'est d'ailleurs là ce qui est sans doute son plus grand regret. Un regret qu'elle adresse en souhait au Graal qui saurait faire d'elle la Servant d'un magus en lice dans cette étrange guerre : "combattre jusqu'à la toute fin". Un vœu qui lui plus cher que tout. Une volonté qui lui avait été arrachée de son vivant, volé par la maladie qui s'en prit à son corps,l'affaiblissant au point de ne plus pouvoir poursuivre son combat aux côtés des siens. Cette affliction lui a tout dérobé : avenir, amis, espoirs, vie... Bien qu'elle sache pertinemment que son destin était inévitable et qu'elle n'aurait su échapper à la fin solitaire qu'elle connut, elle nourrit néanmoins de profonds regrets de n'avoir pu poursuivre sa tâche. C'est pourquoi, maintenant qu'une seconde chance lui a été donnée, mener sa mission jusqu'à la toute fin est sans ce qui compte le plus à ses yeux. Quel que soit le maître, et quelle que soit la tâche. Elle ne laissera ni la force de ses ennemis, ni les faiblesses de son corps se mettre en travers de sa route. Et quelle que soit sa fin, elle taillera son chemin vers la victoire à la pointe de son sabre.

HISTOIRE


1849

Je me nomme Okita Sōji, née Okita Sōjirō Fujiwara no Harumasa, troisième fille de Okita Katsujiro. Je vis le jour durant la douzième année de l’ère Tenpō au domaine de Shirakawa, dans la province de Mutsu. La faiblesse emporta ma mère peu de temps après ma naissance, et mon père, samourai de Shirakawa, trouva la mort alors que je n’avais que trois ans. Ce furent donc mes soeurs Mitsu et Kin qui s’occupèrent de moi. Quelques temps après la mort de mon père, Mitsu, la plus âgée, se maria avec notre frère adoptif et seul héritier mâle des Okita, Okita Rintarō. À cette fin, Mitsu devint la fille adoptive de Kondo Shusuke, le troisième maître du dojo Shieikan de Tennen Rishin-ryū, une école enseignant la voie du sabre. Leur union permise, j’emménageai alors avec ma soeur et mon nouveau beau-frère et tous deux m’éduquèrent convenablement.

Cela peut sembler un peu compliqué et j’ai moi-même mis du temps à comprendre pourquoi mon frère et ma soeur aînée devaient se marier. Ma soeur Kin dut me le répéter plusieurs fois avant que je ne comprenne que Rintarō ne partageait aucun lien de sang avec nous. À cette époque, j’étais encore jeune et ne comprenais que peu de choses aux affaires des adultes.

Toujours est-il que sans leur union, je ne serais certainement pas occupée à coucher par écrit mes pensées et ma courte histoire en ce jour spécial.

Le mariage de la nouvelle fille de Kondo Shusuke, troisième maître du Shieikan, et de l’héritier de la famille Okita a considérablement rapproché les deux familles. Les Okita sont des samourai et le dojo des Kondo, qui existe depuis quatre générations, accueille nombre de disciples. Et moi, Okita Sōjirō, j’ai grandi dans cet univers : mes amis et camarades sont tous issus de familles samourai ou des disciples du Shieikan, alors le sabre est naturellement très présent dans nos jeux. Le quatrième fils de maître Kondo, Isami, qui est de huit années mon aîné, le pratique d’ailleurs depuis si jeune qu’il est déjà maître et enseigne le style du Tennen Rishin-ryū avec son père.

Malgré le fait que je sois une fille, je n’ai jamais eu l’impression que le sabre ne m’était pas réservé. Comme les autres jeunes de mon âge, je joue souvent à imiter nos aînés qui s'entraînent durement sous la tutelle des maîtres Kondo. D’après Rintarō je suis même plutôt douée pour une femme. À vrai dire, presque aucun garçon ne parvient à ma battre une fois que j’ai un shinai dans les mains. C’est pour cette raison que Mitsu a fait part de mes compétences à Isami, qui, intrigué, est venu lui même constater ce qu’elle lui avait vanté. Et ce qu’il a vu semble ne pas l’avoir déçu.

Aujourd’hui, âgée de neuf ans, je rejoins le dojo Shieikan comme disciple du Tennen Rishin-ryū sous la tutelle de Kondo Isami, quatrième maître du dojo des Kondo. On m’a dit que c’était mon talent qui m’avait permis d’avoir cette place malgré le fait que je ne suis pas un garçon. Et qu’à ce titre, je n’aurais droit à aucun traitement de faveur. Cela ne me dérange pas le moins du monde : si le sabre est ma voie, je la poursuivrai quoiqu’il en coûte.

*****

1854

Cela fait trois ans que j’étudie le style Tennen Rishin-ryū. Trois ans que je suis méticuleusement et avec assiduité les enseignements de maître Kondo Isami. Ce dernier dit de moi que je suis un disciple prometteur, bénéficiant d’un don naturel pour le maniement du sabre. Il est vrai que dès lors que j’ai un shinai ou un boken entre les mains, peu parmi mes autres camarades ne parviennent à rivaliser avec moi. Ces derniers mois, je me suis même essayée à échanger des coups avec les plus anciens disciples du Shieikan. À leur contact, j’apprends bien plus rapidement qu’en suivant les séances réservées à ceux de mon âge. Les adultes semblent s’amuser du fait qu’un simple enfant vienne apprendre aux côtés de combattants plus expérimentés. Cela inquiète un peu Mitsu. D’après Rintaro, ma soeur a peur que je n’attire la jalousie d’autres familles du clan Shirakawa. Mais maître Kondo Isami, qui s’est lui aussi distingué jeune par son talent au sabre, y voit une bonne opportunité de tester mes compétences. Il voudrait que je me mesure à un menkyo kaiden, un instructeur de kenjutsu du clan afin de libérer mon potentiel.



Je l’ai vaincu. En combat singulier. Un instructeur qualifié et reconnu du clan Shirakawa a perdu face Okita Sōjirō, une apprentie de près de 20 ans sa cadette. Il va sans dire que sa défaite a fait des émules. Parmi les disciples et samourais du clan qui assistaient au combat, peu ont réussi à garder leur calme. Beaucoup se sont indignés du résultat du combat et de la gentillesse de mon adversaire. Pourtant je n’ai pas eu l’impression qu’il avait retenu ses coups contre moi. Pour maître Kondo ma victoire est incontestable. “Un prodige”, disent-ils.

*****

1861

Je suis à mon tour devenue menkyo kaiden du Tennen Rishin-ryū, à l’âge de 18 ans. Kondo Isami semblait très fier de me remettre ce titre, qu’il avait lui-même obtenu à peu près à mon âge. À cette occasion, il m’a nommée jukutou, premier instructeur du Shieikan. C’est un grand honneur pour moi que d’enseigner à ses côtés. Nombre de mes camarades m’ont également félicitée : Hijikata Toshizo, Yamanami Keisuke, Inoue Genzaburo, Nagakura Shinpachi, Harada Sanosuke, Todo Heisuke… Des amis et hommes de talent admirables dont je suis devenue très proche de part le lien qui unit les membres du Shieikan.

Ils aiment à me railler parfois, s’amusant du fait qu’une femme enseigne aux hommes à se battre, et qu’aucun de mes disciples n’ose s’en offusquer ouvertement de peur que mon instruction ne devienne plus sévère encore. Mais mes élèves devraient savoir que si je me montre aussi exigeante avec eux, c’est parce que c’est cette exigence qui m’a pris permis de parfaire à ce point ma technique au sabre. Pour ceux qui souhaitent être les meilleurs, la dureté de mon enseignement est la condition de leur réussite.

*****

Janvier 1863

Un homme du nom de Kiyokawa Hachirō parcourt le Kanto à la recherche de samourais prêts à se mettre au service du Shogun Tokugawa Iemochi. La situation du Bakufu, le gouvernement du Shogun, est très tourmentée depuis plusieurs années. Du fait de la pression constante des Occidentaux sur notre pays depuis la réouverture de certains ports du Japon au commerce, notamment par la signature de plusieurs traités en notre défaveur, la situation politique interne de l’empire est de plus en plus instable. Cette crise rouvre les plus vieilles plaies entre les clans que les Shogun Tokugawa ont su endormir pendant près de trois siècles de régence et de paix. Une paix que les opposants au Bakufu et tous ceux souhaitant le Sonnō jōi, “révérer l’Empereur et expulser les barbares”, se hâtent de perturber.

Cet homme donc, Kiyokawa Hachirō, est venu nous trouver au Shieikan pour nous exposer le projet du Shogun. Tokugawa Iemochi souhaite se rendre à Kyoto pour y rencontrer l’Empereur Komei afin de calmer les tensions qui agitent le pays. Cela nous a surpris, car aucun Shogun n’a fait un tel déplacement depuis Tokugawa Iemitsu, le petit fils de Tokugawa Ieyasu, fondateur du Shogunat Tokugawa. Cela remontait à près de deux cents ans. Une telle initiative témoigne de la gravité de la situation, aussi avons-nous tous prêté une oreille très attentive à Kiyokawa.

Ce dernier nous a proposé de rejoindre une force composée d’autre ronins, des samourais sans maîtres, qui accompagneront le Shogun lors de son déplacement afin de le protéger pendant son voyage et son séjour à la capitale impériale. Cette force se nomme Roshigumi, l’escouade des ronins, et elle est commandée par un Matsudaira du clan Aizu. L’idée du Shogun est de rassembler des ronins fidèles au Shogunat afin de s’assurer une véritable protection, comptant sur la fidélité de ces quelques deux cents hommes. Une vertu qui, par des temps aussi instables, ne se fait que trop rare. Kiyokawa a donc été chargé de recruter des volontaires sous condition de passer un test de kenjutsu afin de vérifier le potentiel des recrues. Un test que nous avons tous passé haut la main semble-t-il. Il est, après tout, hors de question de rester indifférents à la crise traversée par notre pays.

Nous partons dans quelques jours pour Edo pour y retrouver les autres membres de la garde du Shogun. Kondo a décidé de nous rejoindre également, de même que Rintarō et plusieurs autres membres du Shieikan, parmi lesquels nombre de mes amis proches. À compter de ce jour, je prends le nom de Okita Sōji Fujiwara no Kaneyoshi. C’est une nouvelle page de mon histoire que je m’apprête à écrire.

*****

Février 1863

Nous sommes arrivés à Edo à la fin du mois dernier. Nous avons rapidement reçu des instructions d’un homme, Yamaoka Tesshu, qui semble assister Kiyokawa dans sa mission de recrutement et d’organisation des recrues du Roshigumi. Il semblerait qu’ils souhaitent que nous restions entre samourais originaires de mêmes clans. C’est pourquoi il nous a semblé normal de rester entre membres du Shieikan, dont Kondo a été désigné l’officier.

Le départ pour Kyoto étant prévu pour le huitième jour de ce mois, soit demain, nous en avons profité pour observer l’organisation mise en place par le Bakufu et les autres samourais recrutés par Kiyokawa. Il semble en venir de tout le Kanto. À nous tous nous devons former un groupe d’environ deux cent cinquante combattants. Cela devrait amplement suffir à assurer la protection du Shogun lors du voyage.

Ma seule crainte serait que parmis tous ces nobles volontaires se cachent des partisans de la discorde. J’ai entendu dire que l’un des officiers désignés, un certain Serizawa Kamo, accompagné de son groupe Tengu-to, avait semé le trouble dans la province de Mito il y a quelques mois et avait de peu échappé à l'exécution. Mais je ne veux pas calomnier. Ce n’est qu’une bonne raison de plus de rester sur le qui-vive afin de protéger notre seigneur.

*****

Février 1863

Alors que le voyage se déroule sans encombres, Serizawa, dans un coup de sang, a incendié une auberge. Un incident idiot. L’homme s’est senti offensé de ne pouvoir trouver de chambre qui lui était réservée lors de la dernière étape de notre voyage, et il n’a rien trouvé de moins stupide que de mettre le feu à l’établissement qui nous a accueillis. Kiyokawa et Yamaoka n’ont rien pu faire pour arrêter l’homme blessé dans son orgueil. Nous avons dû attendre qu’il se calme avant qu’il ne se fasse sévèrement réprimander. Est-ce comme cela que l’on se comporte sous la bannière de son seigneur dans la province de Mito ? N’a-t-il donc aucune conscience que l’image qu’il renvoie deviendra celle de notre escouade ?

Quel homme orgueilleux et stupide.

*****

Février 1863

Les tensions présentes dès le départ ne nous ont pas empêché de rejoindre la capitale impériale. Il est clair que tous les samourais présents ne portent pas dans leur coeur le Shogun et les récents choix de son gouvernement face à la pression des Occidentaux. Mais malgré les quelques incidents du trajet, qui ont participé à accentuer ces tensions au sein du Roshigumi, nous avons mené la première partie de notre mission à bien.

Le sujet nous inquiète tous, et souvent Hijikata, Kondo, Yamanami et moi en avons discuté discrètement avec les autres du Shieikan. La présence de potentiels sonno joi dans nos rangs ne nous rassurait guère. C’était à se demander quels avaient pu être les critères réels de Kiyokawa dans le choix des troupes du Roshigumi. Nous en avions d’ailleurs appris un peu plus à son sujet : il aurait pris part à l’un des nombreux assassinats d’Occidentaux sur notre sol, assassinats qui avaient, dit-on, contribué aux tensions avec ces derniers. Une fois encore, nous n’en sommes devenus que plus méfiants et alertes. Toutefois, jusqu’ici, il n’affiche rien d’autre que du zèle à l’égard du Shogun. “Il s’est sans doute assagit depuis”, avons-nous pensé.

Pour leur, nous prenons nos quartiers dans le village de Mibu, à proximité de la capitale. Le Shogun installé, l’Empereur le recevra dans les jours à venir. D’ici là, nous avons été chargés de nous déployer dans la ville afin d’en assurer la sûreté. Ce sont là les instruction de Matsudaira Katamori, daimyo du clan Aizu et Protecteur de Kyoto, qui supervise le déploiement du Roshigumi.

*****

Mars 1863

Nous nous doutions que cela allait arriver. Kiyokawa a trahi.

Il semble qu’il prévoyait depuis la mise en place du recrutement du Roshigumi, en partie sur ses conseils, de rassembler un grand nombre de ronin sonno joi pour s’en servir contre le Bakufu. Je ne comprends pas comment les administrateurs du Shogun ont pu ignorer que cet homme récidiverait et intriguerait contre eux. Ou peut-être se doutaient-ils que cela arriverait et ont-ils voulu profiter de l’escorte que le Roshigumi offrait au Shogun ? D’après Kondo et Hijikata, les anciens du Bakufu n’ont pas été surpris par l’action de Kiyokawa.

Celui-ci, après quelques jours à Kyoto, s’est ouvertement adressé à nous tous. Il nous demandait d’abandonner le Shogun ici, à Kyoto, et de rentrer à Edo afin de combattre au nom de l’Empereur, prônant le sonno joi. Cette annonce en a réjoui plus d’un parmis les ronins du Roshigumi, mais leur joie a été de courte durée. Bien au fait des intrigues de Kiyokawa, le clan Aizu a exigé du Roshigumi que nous revenions à Edo afin que les dissidents soient jugés. Cela a provoqué plusieurs rixes rapidement maîtrisées.

Mais plusieurs d’entre-nous refusent d’abandonner notre seigneur à Kyoto. De plus la ville est très agitée et peu sûre. Il est de notre devoir d’y faire maintenir un ordre. Étonnamment, c’est d’une volonté commune avec Serizawa Kamo que Kondo Isami et Tonouchi Yoshio adressent un courrier destiné au clan Aizu. Ce courrier contient les signatures des treize samourais demandant à rester à la capitale pour servir les intérêts du Shogun.



Notre demande a été gracieusement acceptée par Matsudaira Katamori. Nous formons à présent le Mibu Roshigumi. Nous sommes composés de trois factions : la faction de Serizawa, celle de Tonouchi et nous autres, le Shieikan, dirigés par Kondo. Tous du Shieikan ne sont pas restés, mais la plupart de mes amis le sont. Okita Rintarō, mon frère, fait partie de ceux qui repartent. On dit qu’il pourrait prendre la place qu’occupait Kiyokawa une fois de retour à Edo. Celui-ci s’est fait assassiner dans les rues de Kyoto par le chef Kyoto Mimawarigumi, Sasaki Tadasaburo. Tout comme nous, le Mimawarigumi est chargé par le Bakufu de maintenir l’ordre à la capitale impériale.

*****

Mars 1863

Serizawa, Hijikata et Kondo parlent de l’uniforme que nous devrions adopter afin de nous rendre visibles aux yeux de la population. Hijikata m'a soutenu qu’ils devraient choisir quelque chose de voyant pour que je ne me sente pas écrasée par toutes ces teints noirs et bruns sombres d’hommes. Comme si ceux-là allaient commencer à me gêner maintenant. Mais l’idée de se distinguer par la couleur n’est pas stupide.

...

Serizawa a tranché : nous porterons un haori d’un bleu voyant orné de montagnes blanches, et le symbole de notre étendard sera 誠, la sincérité, que nous porterons aussi dans notre dos. Le choix de ce bleu n’est pas dû au hasard : la couleur est voyante, chacun sait à qui il a à faire quand il le voit. Je suis fière de pouvoir porter cet uniforme.

Malgré son caractère et ses opinions souvent dangereuses, Serizawa assure avoir suffisamment de connexions pour nous permettre de nous tailler une réputation solide à Kyoto. Une réputation que j’espère respectable, sans quoi elle ne nous sera pas profitable. Nous sommes tous conscients que sans ressources ni salaires nous ne pourrons aller bien loin.

Il est clair que ces escouades sont également un outil de lutte politique car toutes ne sont pas loyales au Shogun. J’ai bien peur qu’en plus de ces rixes politiques, qui participent grandement aux tensions dans la ville, le manque de vivres et d’argent ne pose rapidement problème au Mibugumi.

Déjà, le ton monte entre Tonouchi et Kondo.

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Mars 1863

Cela ne pouvait plus durer. Alors Kondo a tiré son sabre aujourd’hui sur le pont Yojō et il a assassiné Tonouchi Yoshio.

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Avril 1863

Nous avons recruté près de soixante dix autres samourais. Ceux-là viennent d’Osaka, de Kyoto et de toute la région alentour. Ce faisant nous avons désormais une force réelle en présence à la capitale pour assurer la protection de notre seigneur. Cela ne résout pas le problème des ressources, mais ce recrutement contribuera j’en suis sûre à l’imposition du Mibugumi comme une escouade efficace et respectée.

L’arrivée de cette force massive a entraîné une hiérarchisation précise du Mibugumi. Serizawa et Kondo partagent les titres de Capitaines avec Niimi Nishigi, un homme du groupe de Serizawa. Hijikata et Yamanami ont été nommés Vice-Capitaines. Quant à moi, de même que les autres du Shieikan, je suis Caporal. Je n’ai pas de mal à faire respecter ma position car tous connaissent ou reconnaissent mon talent au sabre. Il m’arrive aussi souvent de mener quelques séances d’instruction. Cela m’a été demandé par Kondo qui, du fait de mon titre et de notre expérience commune, a toute confiance en moi pour cette tâche. Je m’en acquitte donc avec honneur.

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Avril 1863

L’Empereur Komei est sorti de sa réserve pour proclamer un “Ordre d’expulser les barbares”. L’hostilité envers les étrangers, notamment les Occidentaux, est montée d’un cran. De partout nous viennent des nouvelles d’étrangers attaqués ou assassinés dans les villes. J’espère seulement que ce n’est pas une nouvelle guerre qui commence sur notre sol.

...

La discorde gronde dans les rangs du Mibugumi.

Nous connaissons tous le caractère brutal de Serizawa Kamo et de certains de ses hommes. Le Capitaine, au grand dam de Kondo, semble prendre bien des aises maintenant que nous bénéficions d’une certaine autonomie. Pour l’heure rien de grave. Rien qui ne vaille en tout cas l’incendie qu’il a provoqué sur la route vers Kyoto. Mais cela nous agace nous, du Shieikan. Nous nous astreignons à adopter une tenue et une rigueur exemplaire tandis qu’eux autres semblent vouloir profiter sans penser un instant aux conséquences que leurs actes auraient sur nous tous en cas de désastre.

Pour l’heure, Kondo, Hijikata et moi-même les gardons à l’oeil.

*****

Juin 1863

L’indélicatesse et le manque de tenue de Serizawa Kamo a atteint un nouveau sommet. Depuis plusieurs semaines nous avons pu constater qu’il exerçait sans vergogne avec ses hommes des pressions sur les marchands et les populations dont il voulait profiter. De Kyoto à Osaka, l’homme ne cesse de faire parler de lui par son impertinence et son caractère violent. Kondo ne cesse de le rappeler, mais il n’en a cure. Quand il rentre le soir ivre mort à Mibu, leurs disputes pourraient réveiller tout le hameau. Lorsqu’il a commencé à rentrer avec des prostituées aux quartiers, Hijikata a également rejoint Kondo dans ses protestations.

Et voilà qu’aujourd’hui il s’annonce l’auteur d’un nouvel exploit : cette fois, Serizawa a réussi à s’attirer les foudre de lutteurs Sumo de Osaka. Nous avons été chargés par le clan Aizu d’y apporter notre aide pour maintenir l’ordre dans la ville. Mais ceux que l’on nomme maintenant le Tenchugumi, en référence à leur ancien groupe de Mito, en ont profité pour s’échapper et se saouler. La malchance a fait qu’ils ont rencontré un groupe de Sumo et que, comme souvent avec Serizawa, le ton est rapidement monté, dégénérant en bataille. Dix Sumo ont été tué sur la trentaine qu’ils ont affronté. Les autres ont pour la plupart été gravement blessés. Quant au groupe de Serizawa, ils ont eu l’audace de se présenter sans la moindre égratignure, et pire encore de s’en vanter. Cette fois, Kondo et Hijikata ont explosé de colère.

À n’en pas douter cet incident va très sérieusement entacher notre réputation. Kondo a exigé de Serizawa qu’il présente ses excuses à Osaka et au clan Aizu. Nul ne sait comment cette affaire va finir, mais cela ne présage rien de bon.

*****

Juin 1863

Le Shogun a proclamé la fin des relations avec les étrangers sur demande de l’Empereur et sous la pression des daimyo exilés. Kondo pense que cela apaisera les tensions. Hijikata et Yamanami pensent eux que les Occidentaux vont le prendre comme une insulte.

*****

Juillet 1863

Serizawa et son groupe ont saccagé un restaurant à Shimabara. Nous savons également de source sûre qu’ils extorquent de l’argent aux marchands de la région en les menaçant de détruire leur commerce. Cette situation ne durera plus très longtemps. Kondo et Hijikata veulent en finir avec lui à la première occasion.

*****

Août 1863

Les mouvements politiques et diplomatiques importants de ces dernières semaines agitent encore un peu plus la crise qui s’est emparée de notre pays. Il y a eu plusieurs batailles dans le détroit de Shimonoseki impliquant des Français, des Britanniques et des Américains. La ville de Kagoshima sur l’île de Kyushu a été bombardée par les Occidentaux.

Dans ce contexte agité, Matsudaira Katamori nous a adressé de nouvelle instructions : plutôt que d’être affectés à la simple protection de notre seigneur, nous avons désormais pour mission de pacifier les rues de Kyoto et d’aider au maintien de l’ordre au nom du Bakufu. Pour illustrer ce changement, nous recevons un nouveau nom : Shinsengumi.

...

J’apprends à connaître Kyoto comme le dos de ma main. Ses grandes rues et ruelles, ses enseignes, les bâtiments administratifs et les alentours du palais. Nous effectuons nos patrouilles avec assiduité. Bien que l’on sente encore clairement les scissions entre les groupes dont nous sommes originaires, tous semblent vouloir participer à l’effort à leur manière. Les habitants de Kyoto commencent à s’habituer à nos haori bleus qui manquent rarement de passer inaperçus. Parfois des enfants viennent jouer autour de nous lors de nos rondes et certains s’essaient même à vouloir échanger avec nous. Cela me rassure de voir que nous ne sommes pas une gêne pour eux.

Cela concerne surtout les membres du Shieikan. Serizawa et le siens continuent d’être une source d’inquiétude importante pour nous tous.


A PROPOS DE VOUS


Âge : 23 étés
Expérience RP : 10 ans, à peu de choses près, avec quelques pauses.
Les animes/jeux Fate que vous connaissez : Stay Night, les deux UBW, Zero, Kaleid Liner, Extra et CCC, GO, Prototype, Aprocrypha, KnK, Tsukihime, Mahoutsukai… et une autre paire de trucs çà et là (j’ai pu rattraper mon retard avec le potassage intense quand je suis arrivé en V3).
Comment avez-vous connu le forum ? Bah V3. Et en V3 me semble que c’était par l’intermédiaire de quelqu’un qui s’est inscrit moult fois mais n’a jamais fait de fiche.
Quelque chose à ajouter ? : Okita-san daishouri ~
Mad Dog Maddie
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Ven 13 Jan - 11:57
Petite note pour signaler que la fiche est en cours (prise en compte des modifications système également). Néanmoins, j'attends des nouvelles de Sylvie, ma Master, pour savoir si la fiche est mise entre parenthèses ou non.

EDIT 12/02/2017
Sans nouvelles de ma Master, je reprends tout à zéro avec un nouveau personnage.
Mad Dog Maddie
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Dim 30 Avr - 21:20
Bonjour,

Cette fiche est-elle encore d'actualité ?
Valkyrie hjärta
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Sam 3 Juin - 19:17
Aucune nouvelle du joueur et pas d'avancée de la fiche. En panthéon.
Valkyrie hjärta
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