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Dorcas Good : larmes de sang, sacrifice et éclair rougeoyant. Profondément gentille, oui oui. [fini]

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Dim 16 Oct - 17:35

Dorcas Good

Age : 12 ans
Nationalité : Américaine.
Organisation : Aucune
Fonction : Servant



Zerochan

CARACTÉRISTIQUES

Type : Servant
Classe : Caster

Stats de base
STR : 6
CON : 6 ou 5
AGI : 4
INT : 2
MAG : 1 ou 2
WIL : 1 ou 2
LCK : 6 (tout étant des propositions ^^)
Stats effectives
HP :
MP :
ATT :
ATT M :
DEF :
DEF M :
ESC :
CRT D :
CRT R :



CAPACITÉ(S) DE CLASSE

Item construction [Rang X] :
Dorcas est une sorcière de Salem. Seulement, danger oblige, cette ancienne caste a dû apprendre a se défendre...
confère les capacités Crafteur et Puppet master, + MAGx20 MP, + rang/2 ATT M, + rang/2 DEF M, incantation -5 actions.

Territory creation[Rang X] :
Après l'affaire de Salem, Dorcas n'avait plus de foyer, plus de maison. Elle avait froid, faim, soif. Elle avait peur. Elle doutait, pleurait. Mais elle était chez elle. Dans cette maison que la caste avait pris pour refuge, au cœur de la forêt. Cette maison où elle a découvert la magie, cette forêt où elle a vécu et où elle se sentait en sécurité. Alors quoi de mieux comme territoire que celui de Salem ?
permet de créer une zone non-détectable, dans laquelle le Caster est capable de ressentir toute présence (sauf si sous Presence Concealment de rang égal ou supérieur). De plus confère au Caster des bonus.

rang 6  =>  zone de 50m, -1 action pour incanter, + rang/2 aux sorts
rang 5 =>  zone de 100m, -1 action pour incanter, + rang/2 aux sorts
rang 4 =>   zone de 150m, -2 action pour incanter, + rang/2 aux sorts
rang 3 =>  zone de 200m, -2 actions pour incanter, + rang  aux sorts
rang 2 =>  zone de 250m, -3 actions pour incanter, + rang aux sorts
rang 1 =>  zone de 300m, -4 actions pour incanter, + rang aux sorts


Element mastery [Rang X] :
Dorcas a reçu ses enseignements magiques très tôt, et demeure en dépit des événements une sorcière très douée. De ce fait elle maîtrise plusieurs éléments aisément.
maîtrise plusieurs éléments (feu, terre (métal), vent, démoniaque). Confère les sorts Workshop, Memory Erasure et Safe Zone (non-inclus dans le nombre maximal de sorts du personnage) si le mage a eu une instruction minimale en magie.

EQUIPEMENT

Poignard sacrificiel :
Un poignard superbe, au manche d'or recouvert de pierres précieuses et à la lame d'argent. Il est tranchant comme une lame de rasoir, et sert parfaitement d'arme.

Corde de pendu :
Une corde épaisse entourant son cou. Certains pensent que c'est celle avec laquelle elle s'est suicidée, d'autres que c'est celle qui a eu raison de sa mère... Allant juste frôler le sol, elle peut être retirée sans mal pour servir d'arme. Et Dorcas ne s'en prive pas...

Perle :
Une perle d'un violet profond, sur laquelle est gravée un œil grand ouvert. Un condensé d'énergie spectrale, nichée dans une matière organique animale. C'est la première création stable de l'enfant. Dorcas joue souvent avec en la faisant rouler entre ses doigts, lorsque Tituba ne la bloque pas dans ses tentacules.

Insigne de Salem :
Ceci est un collier de chaîne en cuivre souple, relié à un pendentif, fait d'une pierre rouge taillée en pointe et dirigée vers le bas. Crachant du sang sur demande depuis le bout, ce collier sert principalement à dessiner des pentacles magiques.
SORTS

Le mal des ardents [Démoniaque, offensif, rang 2] :
Qui a parlé de remuer le couteau dans la plaie ? Personne. Le faire en revanche c'est une autre affaire. Et ce sort est tout destiné pour. Il rouvre les blessures subies, laissant le sang se déverser à loisir. Cruel ? peut-être? Nécessaire ? Oui.
- inflige (ATT mag + rang du sort) dégâts sur l’instant.
- inflige rang du sort - défense magic (cible) dégâts par tour tant que la cible n’est pas soignée d’un montant de pv équivalent au rang du sort.
-Nécessite que la cible ait subi au moins magic résistance (cible) dégâts dans les rang du sort/10 dernières heures.


Clou vaudou [Terre (métal), offensif, rang 4] :
Dorcas est assez intimement liée au vaudou. Et qu'est ce qui vient en tête quand on parle de cela ? Des clous plantés dans des poupées. Et si l'enfant déteste ce préjugé -au demeurant diabolisant pour le vaudou- elle apprécie de pouvoir lancer des clous plus ou moins grands juste en les faisant apparaître devant elle.
-inflige (ATT mag + rang du sort) dégâts.

Démembrement spectral [Démoniaque, malédiction, rang 4]:
Dorcas peut arracher les membres spirituels à leurs membres matériels. Si les siens peuvent bloquer l'adversaire en s'étirant, appliquer par le même temps ce sort sur l'adversaire peut considérablement fatiguer ses muscles.
-Malédiction en esquive de (ATT mag + rang du sort-1)/2 par tour pendant 2 tours.
-Ce sort ignore les résistances magiques.


Linceul spectral [Démoniaque, défensif, rang 4]
Dorcas a déjà eut à tuer pour sauver ses amis. Mais jamais elle n'a attaqué ses ennemis. Elle a sacrifié une consœur pour sauver les autres. Rivera, une bonne âme gardienne qui veille sur les sorcières de Salem. Encore aujourd'hui, Dorcas peut l’appeler pour protéger quelqu'un, ou se protéger elle même.
-protège la cible des ATT mag + rang du sort prochains dégâts subis pour le tour.

Poignard ensanglanté [Démoniaque/Métal, soin, rang 2]:
A une époque, Dorcas a dû plonger un poignard dans son cœur pour sauver ses consœurs. Pour la caste. Mais, elle y a survécu. Et qu'elle ironie qu'elle puisse actuellement guérir en faisant apparaître une image de cette arme.
-Soigne ATT mag + rang du sort pv à la cible
-Soigne ATT mag + rang du sort+1 pv à la cible si le poignard est en contact avec la blessure ouverte soignée.


Théorie des cordes [Démoniaque/vent, malédiction/offensif, rang 4]:
Dorcas possède une corde autour du cou, et cela n'est pas un hasard. Elle peut manipuler toutes cordes et autres cordages, sans le moindre mouvement. Elle peut les faire bouger, les allonger, les raccourcir, et ce à très grande vitesse.
-Immobilise une cible pendant 3 tours s’il a moins de rang du sort esquive, lui infligeant (ATT mag +rang du sort)/3 dégâts par tour bloqué.
-Les dégâts subis ignorent la défense magique.
-Un desengage permet de se libérer de l’immobilisation.


Écailleux [Démoniaque, défensif, rang 2]:
Un guide, une voie, une parole. dorcas a reçu la sienne de la caste, mais aussi de son animal de compagnie. Un serpent. Repoussant me diriez vous ? Amical dirait Dorcas. Et ce dernier savait la protéger comme il le fallait. Et il le fait encore aujourd'hui.
-Protège la cible des ((ATT mag + rang du sort-1)/3)+will (cible) prochains dégâts subis pendant les 3 prochains tours

Sentence de Salem [Vent, offensif, rang 1]:
Une corde, une douleur. Dorcas l'a vu bien trop de fois agir et maintenant c'est elle qui agit. Avec ce sort elle peut asphyxier une cible en l'empêchant de respirer : la sentence donnée à bien trop d'innocentes.
-Inflige ((ATT mag + rang du sort-1)/4 dégâts sur 4 tours
-Ignore les défenses.
-La cible ne peut plus respirer.


Abandon ancestral [Terre, malédiction, rang 4]:
Dorcas est assise sur les épaules d'un géant : ses ancêtres. Et si elle puise sa force de celle des femmes qui l'ont précédées, elle sait qu'il en est de même pour tous. Aussi, elle a appris à couper ce soutien qui aide tout un chacun à chaque instant, laissant la cible seule, délaissée par le passée, et faible.
-Diminue les dégâts infligés par la cible de (ATT mag + rang du sort)/3 pendant 3 tours.

Le feu de la furie [Feu, malédiction, rang 4]:
Dorcas s'est sentie brûler, avoir mal, souffrir. Le feu a manqué de consumer ses chairs, mais elle a eu mal. Aussi sait elle aujourd'hui brûler celle de ses cibles. Un prêté pour un rendu.
-Augmente les dégâts reçus par la cible de (ATT mag + rang du sort)/3 pendant 3 tours.

Workshop [Démoniaque/feu/vent/terre (métal), utilitaire, rang X] :
Permet de créer un Atelier (1 seul à la fois).

Memory Erasure [Démoniaque/feu/vent/terre (métal), utilitaire, rang X] :
efface les souvenirs des dernières ATT M minutes, d’un personnage non-magus.

Safe Zone [Démoniaque/feu/vent/terre (métal), utilitaire, rang X]
dresse un Boundary Field de ATT M x5 mètres qui éloigne les non-magus.
POUVOIRS

Never Alone [Rang X - passif] :
Dorcas est la plus jeune enfant ayant subi l'influence de la magie de Salem. Ainsi, la structure primaire de son âme s'est vue altérée, la rapprochant alors des spectres des défunts. Cela lui permet plusieurs choses, comme de toucher, entendre, et voir le spectral comme si c'était matériel. Elle est aussi et surtout entourée d'une multitude de Wraith. Attirées par la mélancolie de l'enfant, ces bêtes se massent tout autour d'elle. Et ainsi, Dorcas bénéficie de leur énergie, ce qui soigne les blessures et les maux du corps, laissant son esprit comme il est...
-Permet d’interagir avec le spectral comme s’il était matériel en toute circonstance.
-En combat gagne 75 % rang du pouvoir pv par tour.
-Hors combat gagne rang du pouvoir pv par heure (en plus de la régénération classique).
-Attire les fantôme autour de Dorcas (effet rp).


Blood rage [Rang X - passif] :
Dorcas a vu la mort, et de très près même. Et si elle a abandonné de son vivant, elle se refuse à faire cette erreur une seconde fois. Le Graal pourrait mettre fin à cette intolérance qui l'a tuée. Aussi elle ne voit que ça, et sa magie aussi. Sa puissance augmente, empiétant lentement sur la raison de la pauvre fille, comme un véritable cancer qui lui polluerait l'esprit. Ainsi, si elle et son master sont en mauvaise posture, elle saura réagir de la façon la plus offensive possible. Elle a appris a user du sang pour lancer des sorts, et son insigne de Salem ne la quitte jamais.
S’active lorsque il reste à Dorcas moins de rang du pouvoir X4 pv ou moins de rang du pouvoirX2 a son master.
Dorcas devient folle. Elle ne peut lancer plus que des sorts offensifs, des malédictions ou ses NP. Il devient très compliqué de communiquer avec elle et il est impossible de la faire fuir (hors mi en dépensant un CS pour son master). Elle cherchera alors par tous les moyens à éliminer le danger qui les menace.
Dans cet état, ses incantations changent : elle utilise son pendentif pour tracer dans les airs des pentacles en tous genre avec le sang qui en sort en plus de ses incantations classiques. Elle peut par ailleurs le faire avec n'importe quel sang mais moins vite, et peutrecréer son pendentif hors combat s'il est détruit.
-Si Dorcas a son pendentif : peut incanter un second sort à la fois qui lui prend 2 fois moins de temps à incanter mais dont l’efficacité et réduite de rang du pouvoir et dont le coup est amoindrit de rang du pouvoir mana.
-Si Dorcas n’a pas son pendentif : ses sorts font rang du pouvoir de plus en efficacité, et coûte rang du pouvoir mana supplémentaire. Dorcas ne peut plus lancer 2 sorts à la fois, mais elle peut utiliser ses actions gratuites comme des actions d’incantations normales.


Tituba [Rang X - passif] :
Dorcas est l'une des nombreuses magus ayant réfléchi sur la magie liée au vaudou. Notamment, elle chercha à garder Tituba, la dernière membre non disparue de sa caste à Salem, en vie. Et pour cela, les poupée utilisées pour les rituels lui donnèrent de l'espoir. Ainsi, elle créa une poupée qui, liée à sa magie et au corps d'origine de Tituba, devint assez spéciale. Faite de matière spectrale très stable, stabilisée au travers d'une matière organique réceptacle, elle prend la forme d'une boule renfermant un œil d'où sort un bon paquet de tentacules. Enfin cela, c'est le plus souvent. En effet : la créature peut changer de forme, et ce pour coller au mieux à l'allure de sa cible. Ainsi, là où les autres poupées vaudou ne peuvent cibler qu'une seule personne, elle peut cibler n'importe qui. Mais elle ne peut le faire pour plusieurs personnes en même temps. Ainsi, Dorcas peut se servir de cet être pour user de magie vaudou.
Mais où est passé Tituba ? Et bien, l'être qui habite ce corps n'est autre que son âme, piégée éternellement dans une douleur que l'enfant se retrouve parfois forcée de lui affliger. Si le plus souvent, Dorcas évite d'avoir recours à de tels procédés, cela reste parfois nécessaire...
La mort était-elle préférable à cela ? Certainement...
- Tituba est un Familier de Rang X manifestée à l'invocation de Dorcas
- Statistiques d'un Familier de Rang X avec un pouvoir de rang X
- Pouvoir du familier : tentaculaire
-Permet de diminuer l’esquive d’une cible de rang du pouvoir.
-La cible est immobilisée si elle a rang du pouvoir esquive ou moins.
-L’immobilisation disparaît si la cible prend des dégâts.
- Si Tituba est détruite pendant un affrontement, elle retourne dans le Territoire. Elle réapparaît aux côtés de Dorcas chaque fois que celle-ci entre dans son Territoire.
- Lorsqu'elle réapparaît auprès de Dorcas, ses statistiques bonus sont alors redistribuées à la guise de la Caster.
- Lien télépathique avec Dorcas.
- Surveille le Territoire de Dorcas.
- Surveille les alentours.
- Tituba peut devenir une Poupée Vaudoo ciblant une personne en vue ou dont des éléments organiques (cheveux, sang, peau...) de la cible lui sont confiés.
-Tituba change d'apparence et devient passive et inerte.
-Tituba perd toutes statistiques effectives à l'exception de ses MP.
-Tituba gagne [MP Dorcas] MP max, ses MP reviennent au maximum. Si Tituba est sortie de sa forme Vaudoo, elle revient à sa valeur de MP précédent la transformation.
-Chaque tour, Tituba perd Rang MP. (pratique sur les cibles avec peu de RES MAG)
-Chaque blessure subie par Tituba de la part de Dorcas occasionne une perte de MP.
-Chaque blessure subie par Tituba de la part d'autres personnes occasionne une perte de MP d'un montant de dégâts/2.
-Toute perte de MP est répercutée en perte de HP sur la cible. Cette perte est d'une valeur de MP perdus - RES MAG Cible.
-Tituba meurt si elle atteint 0 MP.
-Le processus s’arrête (et Tituba reprend sa forme originelle) si elle meurt, si la cible meurt, ou si Dorcas décide d’arrêter le processus.


NOBLE PHANTASMS

Spectrum [RM - Rang X - Actif] :
Dorcas est intimement liée aux spectres, et ce depuis sa naissance. Fille des morts, enfants des défunts, elle et les spectres errants ont toujours été très proches, profondément unis. Mais voilà, il y avait aussi les vivants. Parmi eux, des enfants qui l'importunèrent avec insistance, alors que la jeune fille n'avait que 4 ans. Les inconscients ! La jeune enfant ne put se maîtriser, malgré sa connaissance en magie. Ainsi, les spectres qui la suivait constamment les attaquèrent. C'est alors qu'elle fut accusée de sorcellerie, et enfermée...
Ainsi, Drocas peut transporter ses cibles sur une terre aride, sèche et même craquelée. Mais l'enfant apparaît au centre d'une construction circulaire, certainement un autel sacrificiel, en ruine. Le ciel, violet sombre et parcourut d'aurores boréales noires, fait froid dans le dos. Mais pas autant que le peuple qui habite ici : ses amis imaginaires. Des spectres par centaines. Si, au tout débuts, ces derniers ne sont pas agressifs, ils le deviennent vite lorsque Dorcas décolle du sol, les yeux complètements noirs rougeoyants. Dès lors, les amis de l'enfant sont protégés, tandis que ses ennemis sont châtiés.
-Dorcas dispose d’une DEF mag et d’une DEF phys de rang du npx2 qu’elle peut répartir comme elle le souhaite sur ses alliés et elle (modificable à volonté).
-Pour chaque allié (ou elle) bénéficiant de cet effet, un spectre apparaît. Ces spectres attaquent les ennemis à hauteur de rang du npx2 dégâts une fois par tour, ignorant toutes les résistances. Ces dégâts sont absorbés en pv par Dorcas.


Snake Venom [Anti-unité - Rang X - Actif] :
Dorcas a reçu en cadeau, un beau serpent vert pâle et reluisant, lorsqu'elle a découvert la magie. Sa mère, soucieuse de voir sa fille guidée en tout instant, avait envoûté l'animal pour le rendre doué de parole et d'une certaine sagesse. Aussi il aida grandement Dorcas, et les deux devinrent même amis. Mais Sarah et la jeune enfant avait tenu à quelque chose : à ce que le serpent n'attaque jamais l'humain, et ce quoi qu'il en coûte.
Seulement la bête mourut de la main d'un homme ivre de colère. Et cet homme c'était William, le père de Dorcas lui même...
Alors oui, Dorcas aurait aimé qu'il attaque. Mais... en même temps c'était son p... NON ! Peu lui importait sur le coup. Sauver ce père meurtrier au détriment de son plus fidèle ami et confident. Non, il aurait dut mordre. Il aurait dut se défendre, riposter, attaquer, tuer...
=>Fait apparaître un serpent crocs plantés dans la cible (en cas de cible avec armure, le serpent apparaît sur un point faible ou sous l'armure). Le serpent libère alors un poison particulièrement létal et agressif.
-Inflige (ATT mag + rang du np)x2 dégâts.
-Inflige le statue empoisonné à la cible jusqu’à ce qu’il ait été soigné (par un soin de niveau strictement supérieur à celui du np). Ce statue rallonge toute actions de la cible d’une action gratuite (équivalente à la difficulté du corps à suivre), et diminue toutes les statistiques effectives du rang du np.



PHYSIQUE


A première vu, Dorcas ne paye pas de mine. Jeune enfant de 12 ans environ, elle n'est pas vraiment piteuse, mais elle est quelconque. Une jeune enfant parmi tant d'autres.
Sa peau pâle et très légèrement rose est d'une douceur toute relative pour son age. A première vu, on pourrait croire qu'elle est parfaite. Mais en y regardant de plus prêt, on peut voir quelques cicatrices. Sur les jambes : des ronces et autres branchages certainement. Sur les bras : des crochets et autres instruments de tortures... Mais elles sont peu visibles, et demandent un regard attentif pour être vues. Sur le visage : rien. C'est comme si la vie avait épargné sa petite tête d'enfant, mais rien d'autre. Elle n'est pas très grande, ne mesurant pas plus d'un mètre trente. Sa silhouette, fine voir même longiligne, est loin de faire peur ou d'imposer un quelconque respect.
Une gamine en somme, dans toute sa beauté et sa fragilité.

D'un point de vu vestimentaire, l'enfant est déjà plus remarquable. Disons simplement qu'elle sort des sentiers battus de l'époque contemporaine. Elle apparaît ainsi en robe, en belle robe de son temps. Presque tout le temps dans les mauves/roses, elle ressort la garde robe que son sauveur lui avait acheté après le procès de Salem. Ce sont des robes plutôt belles. Et sans pour autant être très chers, elles sont plutôt coûteuses. Du satin allié à de la dentelle le plus souvent. Des manches courtes et bouffantes aux bras, un col long et remontant sur le cou, une longue jupe retombant sous les genoux, c'est que ce n'était pas vraiment le style de l'époque d’aguicher avec des gros décolletés et des mini jupes laissant voir la culotte. En plus, Dorcas porte toujours d'épais collants dans les tons de ses robes.

L'enfant porte aussi des cheveux mi-long et raides d'un violet pâle. Dedans se cache souvent un petit serre-tête, dépassé par des mèches rebelles. Ces dernières retombent sur un visage fin, gracieux et délicat. Aucun trait n'y est marqué, du moins lorsque la petite n'est pas tordue par ses émotions... Ses yeux, d'une violine douce et apaisante, virent au noir rougeoyant lorsqu'elle use de sa magie. Fuyants, ils trahissent souvent sa peur chronique, et suintent de sa tristesse lorsqu'elle pleurs. Mais, les rares fois ou elle a le regard droit, il témoigne de toute sa force de conviction, de sa volonté et de son courage. Au dessus ? Un front fin et caché par sa frange. En dessous ? Un petit nez tellement minuscule qu'on croiraient qu'elle n'en a pas au premier coup d’œil. Encore en dessous ? Une petite bouche aux lèvres tellement fines, qu'on ne les verraient pas si elle n'étaient pas d'un rouge aussi puissant. A coté ? De petites joues roses et délicates, rebondies juste ce qu'il faut.

En fait, ce qui frappe le plus chez l'enfant reste bel et bien ses yeux. Une perfection calme, paraissant presque éternelle, brisée par des projecteurs d'émotions aussi puissants. Voilà ce qu'est l'enfant. Après tout, le regard est un bien meilleur langage que la parole non ?


CARACTÈRE


Dorcas est une enfant. Mais elle n'en reste pas moins une personne brimée par la vie. De perte en perte, de douleur en malheur, le temps lui a ôté à chaque seconde un peu plus d'innocence. C'est une fille qui, en dépit de sa tendresse et de son pacifisme, a souffert, beaucoup souffert. Aussi elle s'effondre vite, brimée ou oppressée. Mais parfois, il lui arrive de résister.

Dorcas n'a jamais eut une très grande estime d'elle même. Partant de là, il est bien évident qu'elle n'en demande pas plus aux autres. C'est une enfant qui aime à rester dans l'ombre, à ne pas trop se montrer. Après tout, c'est lorsqu'on se montre que nos moindres faits et gestes prennent de l'ampleur. Et la petite est certaine de ne pas le mériter. Et puis, cachée, elle a moins de chances importuner les autres non ? Elle doit se débrouiller seule : elle en est persuadée. Aussi elle préfère ne pas s'accrocher aux autres, mais s'en sortir par ses propres moyens, comme elle peut. Stupide ? Peut-être. Mais la jeune fille ne veut pas gêner : elle s'en fait un point d'honneur.
Seulement, elle n'en reste pas moins très empathique. Elle ne supporte pas de voir souffrir autrui. Et c'est bien la seule chose qui peut lui faire prendre les devants : protéger, quitte à servir de bouclier humain. Elle se moque des conséquences pour elle. Si sa cible à défendre va bien, tout va bien. Après tout, elle a vécu presque toute sa vie sous la coupe de sa caste. Et elle a même finit par s'y accrocher lorsque cette dernière n'était plus. Elle a apprit à vivre pour un groupe, et non à demeurer seule dedans. Un pour tous et tous pour un ? Peut-être, même si la jeune fille ne se permettrait pas d'employer des maximes aussi nobles pour se justifier. Elle le fait parce qu'il faut le faire. Il n'y à pas plus à dire. Pour elle, c'est comme marcher ou respirer. C'est une seconde nature que d'aider ce qui lui sont chères.

Elle ne cautionne pas la violence. Non, elle n'a pas peur de la mort : elle la vie déjà, et l'a vécu bien avant de mourir. Mais, après tout, c'est la violence qui a tué sa caste. Et elle, l'enfant ne l'a plus jamais revu. Elle aimerait bien que la nature humaine ne tende pas vers l'autodestruction pour le pouvoir. Mais elle s'est faite à cette idée. Elle préfère toujours trouver un moyen pacifique plutôt que de se battre. Mais elle est bien consciente que cela devient nécessaire parfois. Aussi se rassure-t-elle en se disant qu'elle se bat pour la paix. Mais cela n'est il pas une preuve qu'elle a déjà perdu ?

"Pourquoi courir à la mort par orgueil ? Elle viendra bien assez tôt, et se moque de vos conquêtes. Elle fait table rase de la vie, et se moque du passé. Alors pourquoi ne pas vivre paisiblement en l'attendant ? Sécher nos larmes et attendre que notre temps passe ? Relativiser ? Respirer ? Elle nous prendra tous finalement."


HISTOIRE



Dorothy Good est née au Massachusetts, en 1688, de William Good et de Sarah Solart. Le premier n'est qu'un pauvre paysan, et la seconde est mendiante. Étrange, cette dernière murmure des choses lorsqu'on lui donne à manger... Une famille aux apparences banales, et qui pourtant met mal à l'aise. Ils paraissent dérangeants et bizarres aux yeux des autres, eux qui n'ont rien demandé.
Pour autant, les craintes les visant n'étaient pas tout à fait infondées. La nuit, dans les sous-sols des maisons isolées ou dans la forêt, bien des choses se tramaient. Un savoir, une culture, un passé.


**********


Et c'est dans cette ambiance que Dorothy grandit, les secrets sur la magie secrètement gardés par sa mère. Pour l'heure du moins : il était de coutume d’initier chaque nouvelle sorcière à l'age 6 ans. Mais pour le moment, l'enfant avait à peine 2 mois. Alors patience.
Pour ne rien arranger, la très jeune enfant souffrait d'une maladie rare, et très grave. Aussi sa mère, maîtresse de l'ordre, décida de la soumettre à un traitement drastique et magique. Ainsi, au prix de quelques sacrifices animaux et de beaucoup d'énergie magique, l'enfant fut soignée.


**********


Ainsi elle vieillit, ignorant ce qui se cachait derrière sa mère dans tout Salem. Elle souffrait un peu du rejet des gens, mais s'y faisait. Après tout elle ne connaissait rien d'autre.
Elle apprit lentement à marcher, y parvenant parfaitement à l'age d'à peine onze mois. D'ailleurs ses parents peinaient un peu à la surveiller, la jeune enfant s'en allant tout le temps, sans pour autant suivre qui que ce soit... Deux mois plus tard, elle dit son premier mot : mourir. Tétanisant ses parents, Dorothy avait en réalité entendu les crachas immondes de certains enfants qui ne savaient pas se tenir. Disons simplement que, là ou les parents savaient se maîtriser un minimum, les enfants souhaitaient sincèrement et ouvertement la mort à la jeune fille. Et c'était pour ainsi dire le cas de tous les jeunes que Dorothy croisait, lorsqu'elle suivait ses amis imaginaires. Huit mois plus tard, elle savait parler convenablement. Elle n'avait presque plus de petits tics de langage propres aux enfants, et présentait une diction surprenante ! Une fierté pour sa mère. La petite semblait faite pour incanter la magie...



D'ailleurs, Sarah finit par surprendre sa fille parler dans le vent. Étrange... Et, surtout, il fallait éviter que les mauvaises personnes la voient ainsi. Après tout, il serait dommage qu'une gamine à amis imaginaires mette en péril toute la caste de sa mère. Mais autant éviter de l'alarmer : pas pour le moment du moins. Aussi se contenta-t-elle de la surveiller. Et cela dura presque neuf mois.
Mais, à l'age de deux ans et demi, Dorothy s'éloigna de sa mère alors que cette dernière mendiait. C'est alors qu'elle s'engouffra dans une ruelle sombre. Le soleil se couchait, et les rues se vidaient lentement. L'enfant, en dépit du fait qu'elle était seule, semblait tenir une main. C'était comme si elle était accompagnée... Et elle levait souvent la tête pour glisser quelques mots dans le vide...
Perdue par sa mère, elle arriva donc dans cette ruelle. Mais elle n'était apparemment pas seule...

La suite personne ne la connait vraiment. Dorothy n'a jamais rien dit, pas un mot.

Une fois la nuit tombée, Sarah se rendit compte de l'absence de sa fille et se mit à la chercher. Et elle la trouva, dans cette ruelle étonnamment cachée par un étrange sort... Une brume qui semblait convaincre tout humain normal qu'il n'y avait rien ici. Mais Sarah parvint à briser le maléfice, et découvrit sa fille. Elle était au fond de la ruelle, encerclée par les murs de l'église du village d'une part, et par une petite maison de l'autre. Dorothy lévitait à un ou deux mètres du sol et d'étranges silhouettes, à peine perceptibles par la jeune mère, l'entouraient. L'enfant ne disait pas un mot, et avait les yeux d'un blanc éclatant. Elle semblait ne pas se rendre compte de ce qu'il lui arrivait. Mais au travers d'une fenêtre, il était possible de voir une famille agoniser. Leur énergie vitale leur était arrachée...
Il fallait faire vite. Sarah ne pouvait pas se permettre de la laisser faire. Brandissant un pendentif à bout de bras et le faisant tourner dans tous les sens, elle commença alors à marmonner d'étranges paroles. Voyant cela, les silhouettes se jetèrent sur elle. Mais elles furent instantanément repoussées par une étrange barrière d'énergie sur laquelle reposait un dessin rouge fait par le pendentif. Et à la fin de son étrange psaume, un éclair rouge jaillit du cristal de Sarah pour venir frapper sa fille. Et cette dernière tomba, apparemment endormie.


A son réveil, elle était allongée sur un lit dans une pièce aux murs délavés. Au dessus d'elle, un tableau représentant un étrange dessin circulaire était accroché. Sur le mur d'en face, une immense cheminée éteinte prenait place. En face du lit, Sarah était assise sur un fauteuil à bascule. Elle était en dépit de ses vêtements se résumant à quelques guenilles, recouverte d'une grande cape noire. Sa capuche reposait sur son dos.

"Mon cœur, murmura-t-elle, comment te sens-tu ?"

La jeune enfant observa la pièce d'un air hagard. Tournant la tête dans tous les sens, elle semblait ne pas comprendre ce qu'il lui était arrivé.

"Je, je, balbutia-t-elle de sa petite voix limpide et enfantine, je sais pas trop. Je, maman, je..."

Et là, les quelques larmes qui coulaient déjà sur ses joues depuis son réveil furent rapidement rejointes par un torrent. Les sanglots fusant entre ses lèvres se démultipliaient à chaque seconde que Dieu faisait. Elle ne comprenait pas. Elle...elle ne se sentait pas bien. Non pas mal, mais juste pas bien. Elle ne savait pas ce qui lui était arrivé, et paniquait. Alors, comme tout enfant de son age, elle pleurait. Mais pouvait-on vraiment lui en vouloir ?
Voyant cela, Sarah se rapprocha sur sa fille pour l'enlacer. Et, laissant échapper un très léger "chuuuuuuuut", elle rassura la pauvre enfant.

"On va tout t'expliquer mon cœur, ajouta-t-elle avec sollicitude et complaisance. Tu m'entends ? Tout ira bien : c'est promis."

Sur ces derniers mots, elle plongea son regard dans celui de sa fille comme pour la rassurer. Et dans la foulée, elle la prit dans les bras et sortit de la pièce. Non, elle n'était pas sereine : loin de là. Dorothy n'avait que deux ans est demi, ce qui était très tôt pour une initiation. Trop peut-être ? Ça elle ne le savait pas. Mais après ce qui venait de se passer, Sarah ne pouvait se permettre de laisser sa fille dans l'ignorance. Alors il fallait tenter le tout pour le tout : elle n'avait pas le choix.

Aussi se rendirent elles dans une petite clairière juste à coté de la maison dans laquelle elles étaient. Le tout au beau milieu de la forêt, baignait dans une nuit noire et sans lune. Là un bon nombre de femmes, habillées d'une cape noire semblable à celle de Sarah, les y attendaient. Toutes en cercle, elles récitaient d'étranges versets. Dorothy arriva là tétanisée, accrochée à sa mère au point de presque lui tordre le cou. Elle était terrifiée, plongée dans l'inconnu le plus total. Sa mère conciliante, tenta de la poser à terre. Mais rien à faire. La gamine tremblante s'accrochait à Sarah comme une sangsue à sa proie. Ainsi, elle rejoignit le cercle avec sa fille dans les bras.

"Mes chères sœurs, annonça alors Sarah d'un air solennel et fort, navrée de vous avoir mandé si urgemment mais ce n'était pas pour rien. Aujourd'hui, il y a de cela quelques heures, quelque chose est arrivé. Et cela demandait de notre part une réactivité immédiate. Dorothy, ma fille, a présenté des capacités magiques inhabituelles. Et vous savez tout aussi bien que moi que ce n'est pas le genre de chose que nous pouvons ignorer."

Magie ? Pas à ignorer ? Que voulait-elle dire ? La jeune fille blottie dans les bras de sa mère, réfléchissait. Qu'est ce que cela signifiait ? Elle était là, et bien des choses se passaient. Elle était dans les bras de sa mère... mais...mais qui étaient les autres? Ces femmes tout autour n'étaient pas ses amies. Et ses amis eux n'étaient pas là. Que lui voulait-on ? Elle n'avait rien fait, rien ! Alors, pourquoi...pourquoi ?

"Qu'est-ce que j'ai fait...marmonna-t-elle d'une voix pétrifiée de terreur. Qu'est-ce que j'ai fait maman...
-Rien mon cœur, rien, répliqua-t-elle plus bas.
-Dorothy c'est cela ? enchaîna une femme à côté. Nous ne te voulons aucun mal ma puce. Alors à ce qu'il parait, tu sais faire quelque chose ?
-Heu..."


A ces mots la petite baissa les yeux, comme si elle voulait descendre à terre. Là sa mère la reposa au sol. Et l'enfant, fébrile, s'avança à pas de fourmis vers le centre du cercle.

"Baissez la barrière, murmura alors Sarah."

A ces mots, quelques sorcières s'éloignèrent de quelques pas. Et récitant d'étranges incantations, elles libérèrent les lieux d'une pesante et inquiétante atmosphère. Là, une multitude de silhouettes affluèrent sur la plaine. L'inquiétude était un brin palpable, mais s'évapora lorsque tous les êtres sans exception s'agglutinèrent autour de Dorothy. C'était terrifiant...et étrangement innocent à la fois. Même si la texture apparente de ces êtres semblait libérer une froideur incomparable, la jeune enfant semblait entourée d'une chaleur joyeuse et touchante. Elle n'était pas seule. Bien sûr, toutes les sorcières présentes ne pouvaient voir ce spectacle uniquement grâce à leur pouvoir, un humain normal ne pouvant rien discerner dans ce cas. Mais... merde ! comment était-ce possible ? Aucune d'entre elles n'en revenait. Lentement, l'herbe autour de l'enfant s'assécha, mourant peu à peu. Les quelques sorcières assez observatrices virent même le petit peu de l'énergie vitale contenue dans chaque brin de végétation entrer en l'enfant. Surprenant. C'était comme si une étrange osmose s'était installée entre la gamine et ces êtres étranges. Visibles ici, mais pas avant... Sarah fit rapidement le lien avec les "amis imaginaires" que sa fille avait. Ceux du début étaient certainement moins puissants que ceux qui la collaient à présent, d'où sont incapacité à les voir plus tôt.
Cette fille dansait avec les morts.

"Maîtresse, répliqua alors une sorcière avec un brin d'inquiétude, comment...comment fait-elle cela ?"

Sarah ne le savait pas. Aussi préféra-t-elle agir plutôt que de bêtement répondre. D'un air serein, elle se tourna vers sa fille. Cette dernière d'ailleurs commençait à décoller du sol. Et ses yeux blanchissaient de seconde en seconde.

"Mon cœur, demanda alors Sarah, tu pourrait demander à tes amis d'arrêter s'il te plaît ?"

Face à cette demande, toutes les sorcières présentes dévisagèrent leur chef d'une moue effarée. Collier en main, elles étaient prêtes à riposter en cas de problème. Dorothy, elle, continua de monter en l'air pendant quelques seconde, suite à quoi elle se stoppa net dans son ascension.

"Ma maman ne va pas être contente, murmura-t-elle d'une voix étrangement vaporeuse et résonnante. Arrêtez, je vous en pris."

Les créatures massées autour d'elle s'éloignèrent alors de quelques pas, et Dorothy finit par retoucher le sol sans encombre.

"Maman, reprit ensuite la jeune enfant, qu'est ce qui se passe ? Je comprends pas..."

Dans ses mots, plus une once de crainte : elle était entourée de ses amis. Et elle savait ce qu'il fallait faire pour ne plus que cette étrange chose lui arrive... Alors c'était parfait ! Ou presque. Il lui manquait encore à poser des noms sur ces choses.


Et c'est ce que sa mère fit sans attendre. Retournant toutes les deux dans la petite maison, elles s'installèrent dans une petite pièce accompagnées par quelques consœurs. Bien sûr, les spectres étaient toujours présents : toujours. Mais il ne faisaient plus rien. Et la jeune enfant allait bien. Là, elle écouta sa mère et ses camarades pendant un moment. Elle apprit tout ce qu'il fallait savoir sur la caste des sorcières de Salem. Leurs coutumes, leur histoire, leurs spécialités. L'une d'entre elles savait d’ailleurs repousser les spectres, ce qu'elles avaient fait le temps que l'enfant reprenne ses esprits. Une autre pouvait les voir nettement : pratique pour comprendre ce qu'il se passait. Mais elle découvrit aussi que la magie l'avait sauvée, ce qui la pâma d'une joie certaine. En un instant, elle venait de passer de la froideur vis à vis de ses consœurs à la gratitude amicale. Pour conclure, sa mère lui passa une chaîne de cuivre autour du cou. Dessus reposait un pendentif rouge. On lui expliqua que c'était l'insigne de la caste, et on la pria d'en prendre le plus grand soin.
Elle avait sa place ici. Et surtout un don à développer !

Mais lorsque tout ce beau monde sortit de la pièce, Tituba, une des plus puissantes sorcières de la caste, murmura quelques mots à sa chef.

"Des témoins ?
-Elle les a tué, répondit Sarah en prenant soin que sa fille n'entende rien. Vidé de leur énergie vitale."


**********

Ainsi, elle apprit à manier son don spectral tout comme la magie de Salem, dont certains sorts reposaient sur le sang qui sortait de leur insigne, pendant un an et demi. Et elle était douée, très douée. Malgré son très jeune age, elle surpassait un bon nombre de nouvelles incitée de six ans, et ce sans mal. Elle était faite pour ça. Elle maniait la magie comme elle respirait. Elle y était douée et elle adorait ça. Elle avait une place, et on l'y estimait, tant vis à vis de ses dons que face à ses facilités. Elle était petite, mais sur les épaules d'un géant.


Mais un jour, il fallait bien que cette pyramide chute. Et les deux personne à avoir amorcé sa déchéance furent Betty Parris et Abigail Williams. Les deux jeunes filles parlaient dans un langage inconnu, traînant des pieds en marchant... Personne ne put déterminer ce qu'elles avaient, à l'exception d'un médecin qui cria à la possession démoniaque... Suite à cela, d'autres femmes furent éprises d'un mal identique. Parmi elles Mary Warren, Mercy Lewis et Ann Putnam, notamment. Et bien vite, on finit par leur demander des coupables... Magiciennes et autres sorcières suppôts de Satan principalement.
Mais la caste des sorcières de Salem n'avait rien fait ! Cela, elles pouvaient le jurer sur toute leurs croyances et leurs coutumes, qui n'avaient d’ailleurs absolument aucun lien avec le diable des humains. Mais comment leur faire croire cela ? Impossible.
C'est ce que les pauvres sorcières de Salem découvrirent lorsque les trois premières accusations tombèrent. Sarah Osborne, Tituba et Sarah Good furent arrêtées. Parmi elles deux sorcières uniquement, la première étant parfaitement innocente. Mais les deux autres n'étaient pas coupables non plus ! Enfin, elles étaient des sorcières, mais n'avaient rien fait à ces pauvres victimes. C'était injuste, et un coup dur pour la caste des sorcières de Salem. Leur chef et une de leurs plus puissantes sorcières venaient de voir leur destin stoppé net.

Et Dorothy de son coté, vit sa mère ainsi que la maîtresse magique qu'elle appréciait le plus disparaître. Elle pleura encore et encore, toutes les larmes de son corps et ce pendant des jours. Elle était inconsolable, tant par son père que par ses consœurs de caste. Sa mère était accusée parce qu'elle marmonnait d'étranges paroles quand on lui donnait à manger. Elle ne faisait que vérifier si rien n'était empoissonné ! Volontairement ou pas d'ailleurs. C'était injuste, injuste !
Dorothy pleurait, et elle peinait à maîtriser ses amis agglutinés encore et toujours autour d'elle. Mais, soutenue par ses autres consœurs elle parvint à se reprendre. Et elle endossa en partie du moins, les responsabilités que sa mère avait laissée. Sa maîtrise magique hors du commun, même sans tenir compte de son age, l'y aida grandement. Elle présidait aux réunions secrètes en pleine forêt et dirigeait d'une main de maître les membres de la caste pour éviter tout drame. Elle bénéficiait des paroles de nombreuses conseillères, les anciennes principalement. Et elle savait les écouter lorsqu'elle ne savait absolument pas quoi faire. Seulement le choix final lui revenait toujours : c'était la coutume.

****

Seulement l’étau se resserrait indéniablement sur elles. Que faire ? Entourée de ses plus proches conseillères, Dorothy réfléchissait. Elles ne pouvaient se permettre d'éliminer tous ceux qui représentaient une menace. Alors, que fallait-il faire ? Protéger les sorcières, sans pour autant tuer qui que ce soit. Un sort ? Une ancienne magie de Salem, confectionnée à la création de la caste et renfermée dans un poignard millénaire, le permettait. Mais à quel prix... Il demandait un sacrifice humain, une quantité astronomique de mana, et d'approcher l'ennemi à un point beaucoup trop dangereux.
Mais elles n'avaient pas le choix. Quelques sacrifices, pour éviter une extinction totale. Le silence pesant écrasait l'assemblé de fortune regroupée à la hâte. Mais d'un coup, une membre se leva. C'était la plus vieille sorcière de la caste, et rien que sa réaction pâma ses consœurs d'une curiosité certaine.

"J'ai eu une belle vie, déclara-t-elle d'une voix calme et étonnamment sereine. Et je ne saurais vivre beaucoup plus longtemps. Mes chères sœurs, prenez ma vie et sauvez les vôtres."

Ces paroles firent tressaillir l'assemblée. Comment pouvait-elle dire cela ? Dorothy ne pouvait l'accepter : il en était hors de question ! Les yeux écarquillés et fixant la femme debout, la jeune enfant ne pouvait s'y résoudre. Non, non, non et non !

"Rivera arrête de dire de telles choses, répliqua Dorothy. Je...je..."

Tout autour, les autres sorcières avaient déjà baissé la tête d'un air résigné. Leur manque de conviction ébranla celle de la jeune fille. Elle était sans appui : seule. Les épaules de géants qui la soutenaient venaient de se dérober sous elle. Elle chutait, et ce pour sauver la caste. Au fond d'elle, elle savait qu'elle n'avait pas d'autres choix.

"Dorothy, ajouta alors la vielle femme, tu sais ce qu'on attend de toi. Tu dois le faire."

A ces mots, quelques larmes coulèrent de ses yeux. Et dans la foulée elle se releva, cherchant à cacher ses pleurs. Puis elle commença à se rapprocher de la porte.

"Entendu, conclut-elle. Ce sera fait à la prochaine pleine lune. Vous pouvez disposer."


Quelques jours plus tard la nuit tombait, et la pleine lune montrait le bout de son nez. Par chance, aucune autre sorcière n'avait été arrêtée. Sarah était toujours en vie. Mais pour combien de temps encore ? Ça personne ne le savait. Et Dorothy n'en dormait plus la nuit.
A genoux sur la pelouse, la jeune fille attendait ses consœurs dans la clairière à rituel. Posant délicatement les mains au sol, elle remarqua que l'herbe avait repoussé. Elle se souvenait de ce jour où elle avait découvert la magie. Mais ce jour là, elle ne pensait pas qu'elle en arriverait à de telles extrémités. Tacher de sang l'herbe qu'elle avait jadis tuée. C'était cruel mais logique. Serrant les doigts, elle en arracha quelques brins qui se mêlèrent aux larmes s'échouant sur le sol.

"Dorothy ?"

Se retournant, l'enfant vit Rivera qui se tenait fièrement là. Capuchon sur la tête, elle venait d'arriver.

"Pense à ta mère, reprit-elle. Pense à tes sœurs. Et ça ira."

Bien des choses pesaient sur ses petites épaules : Rivera en était consciente. Mais il n'y avait pas d'autres choix. La famille Good était à la tête de la caste depuis des siècles. Et personne d'autre que leur maîtresse ne pouvait lancer un sort de cette ampleur : c'était la coutume. Qui plus est, le lien particulier entre l'enfant et les spectres la rendait on ne peut plus apte à prendre ces risques. Après tout si quelqu'un pouvait s'en sortir, c'était bien elle.
Se relevant fébrilement, Dorothy s'approcha de Rivera. Et elle la serra finalement dans ses bras, en larmes.

"Je suis désolée, brailla-t-elle entre deux sanglots, désolé !"

Surprise, Rivera marqua d'abord un temps d'arrêt. Puis elle posa ses bras autour de la petite. Inutile de la calmer: elle n'y parviendrait pas. Mais elle pouvait toujours attendre qu'elle se reprenne d'elle même.

*

Et après quelques minutes de silence coupé par les sanglots de la jeune fille, cela fini par arriver. Les pleurs de Dorothy se calmèrent lentement, jusqu'à s'étouffer dans les hululements des hiboux de la forêt.
C'est alors que leurs consœurs arrivèrent une à une. Dorothy lâcha alors Rivera. Et sans un mot, tout le monde se mit en position. Rivera s'allongea au sol, tandis que les autres formèrent un cercle autour d'elle. Dorothy prit le poignard que la vieille femme avait posé juste à coté d'elle, et se mit à genoux à côté. Le manche de l'arme était superbe. Orné de multiples pierres précieuses, il était totalement fait d'or. Et la lame, brillante à la lumière de la pleine lune, était composée argent.
Tremblante, Dorothy la portait haut dans le ciel et juste au dessus de Rivera. Parallèlement, les sorcières en cercle se mirent à psalmodier d'étranges paroles qui entrèrent dans une sorte de résonance mystique. Lentement, une lueur bleuâtre apparut tout au long du cercle formée par les mains jointes des sorcières. Dorothy, commença fébrilement à incanter elle aussi. Là, un éclair violacé partit de chaque main jointes, et vinrent frapper la lame du poignard. Les paroles de Dorothy, elles, appelèrent un éclair du ciel qui vint s'écraser sur le manche. Et à cette seconde précise, l'enfant abaissa l'arme qui se planta alors dans le cœur de Rivera.
Au moment de l'impact, la jeune fille comme les autres sorcières cessèrent d'incanter, laissant le silence reprendre le pouvoir. Là après un bref instant d'arrêt, Rivera posa un regard satisfait sur Dorothy. Un sourire d'où s'échappait un peu de sang illuminait son visage. Mais ses rayons décrurent lentement alors même que son regard se perdait dans l'infinité de la nuit. Sur son torse, quelques larmes virent se mêler au sang qui coulait inévitablement. Les sorcières tout autour, elles, manquèrent toutes de chuter, affublées d'une fatigue immense. Mais Dorothy, retenant avec fougue et force ses larmes, s'approcha de chacune d'entre elles une à une. Et rapidement, elle leur entailla légèrement le bout d'un doigt avec le poignard. Il fallait lier les protégées au sort par le sang.


Mais trêve de temps perdu : la jeune enfant était mal, atrocement mal. Et c'étaient à cause d'elles -de ses sœurs- qu'elle était dans cet état. Alors elle voulait être seule un peu. Aussi les renvoya-t-elle au village, pour rester dans la petite maison abandonnée où l'avait emmenée sa mère la première fois. Là, elle se posa sur ce fameux lit, poignard en main. Et elle se mit à l'observer longuement. Elle était mal, mais elle devait le faire. Elle devait protéger ces mêmes femmes qui l'avaient poussée à de telles extrémités. Elle le savait. Après tout, elles avaient eu raison de lui forcer la main. Pour la caste. Tout pour la caste. Elle le devait.
Alors, elle précipita le poignard dans son propre cœur. Une entaille nette et profonde dans sa chair. La lame était totalement enfoncée. Pas de doute : elle avait bien visé. Son souffle se stoppa net, et ses yeux s'ouvrirent en grand. Ça faisait mal, tellement mal qu'elle n'en sentait même plus son corps. Elle n'était plus qu'une plaie, une douleur, un malheur. Elle n'était que souffrance en cet instant. D'un coup, elle sentit le sang s'échapper de son cœur, et ce dernier cesser de battre. Sa vue se brouilla, et ses oreilles bourdonnèrent. Un désagréable goût de sang envahit sa bouche. Et elle tomba inexorablement sur le petit matelas de fortune.
Seulement, au moment même où sa tête heurta l'oreiller, elle reprit une profonde et bruyante inspiration. Palpant d'un mouvement gauche son torse, elle remarqua qu'elle n'était plus blessée. Le poignard, lui, glissa gentiment à coté d'elle des suites de ses gesticulations.
Ça avait marché. Oui ! Le sort s'était déversé en elle sans la tuer. Il fallait avouer que ce n'était pas gagné. Il fallait une force magique élevée pour survivre à ce genre d'expérience. Mais elle l'avait fait, et pouvait s'en réjouir.
Pour autant, l'affaire n'était pas encore gagnée. Il lui fallait maintenant lancer le sort... Pour Rivera, elle s'interdisait d'échouer.

****

Et pour cela, il lui fallait être au plus près de tous leurs opposants. Ou du moins, elle devait le lancer sur une large majorité, les quelques dissidents finiraient bien par se taire face au surnombre. Un sort de défense ultime, qui ne leur demandait même pas de tuer. Alors il fallait bien que cela présentes des désavantages. Cela aurait été trop facile sinon. Le lancer depuis la forêt, à couvert, aurait été trop demandé. Dorothy ne savait pas vraiment comment faire - pas sans y passer elle même du moins.
Mais alors qu'elle rentrait chez elle, une révélation lui vint. Son père, buvant à n'en plus finir, était avachi dans la seule pièce à vivre qu'ils avaient. Il fallait aussi dire que depuis l'emprisonnement de Sarah, ce dernier n'était plus qu'une épave. On le refusait même pour travailler. Aussi leur situation était plus que critique. Mais il trouvait toujours de l'argent pour boire. Ou il volait sa vinasse, peut-être bien...
Seulement voilà que ce jour là il eut une très bonne idée, et ce sans même le savoir, puisqu'elle était noyée dans une montagne d’inepties...

" Tin... Dorothy... brailla-t-il d'une voix imbibée d'alcool dès que sa fille entra. Prête à voir mAAAman pendue au bout d'une... d'une corde ? Cette chienne m'a menti, ELLE M'A TROMPE ! Foutu sorcière... fallait bien que je face quelque chose... Dorothy, ma fille, si un jour tu te retrouvais face à une sorcière, ou si jamais tu étais TOI MÊME ! Une sorcière, BRÛLE ! Crève, crève, crève, crève, crève ! Ces choses sont des démons ! Mauvais, très mauvais. Pas bien... Soit tu es différente de ta mère, et tout ira bien. Soit tu es pareille et tu pendras à coté de son corps sans vie. COMPRIS ?!"

Décomposée, l’enfant se contenta de balancer fébrilement et légèrement la tête de haut en bas (un procès ? Occasion parfaite pour regrouper du monde. Mais c'était cruellement passé au second plan au vu du choc qu'elle venait de subir...). Son père... faire quelque chose ? Qu'est ce que cela voulait dire ? Il...il pensait vraiment cela des sorcières? Même lui !? L'enfant était sonnée : s'en était trop. Mais elle devait tenir, donner le change. Aussi elle ne broncha pas d'un pouce lorsque son père se leva, et alla frapper de toutes ses forces contre la couche de la mère posée dans un coin de la pièce. Il avait frappé tellement fort qu'il en avait traversé le faux sol que les deux femmes s'étaient efforcées de faire. En dessous se trouvait un simple petit serpent, une créature que Sarah avait envoûté il y avait de cela un moment maintenant pour qu'il parle et guide la petite dans son initiation magique. Mais à présent il était mort. Meurtri par les multiples et énormes échardes qui déchiraient son corps, la pauvre bête agonisait, se vidant lentement de son sang. L'animal n'avait même pas répliqué : les deux femmes lui avaient apprit à ne pas attaquer l'humain, et ce quoi qu'il arrive. Aussi il se contenta de mourir, tandis que le père de Dorothy se redressa et retourna s’asseoir. Il n'avait même pas vu la créature... Alors elle mourut en silence, dans une indifférence toute relative. Tandis que William reprit une rasade de sa vinasse infecte sans broncher une seule seconde, l'enfant était à deux doigts d'imploser. Le serpent... Papa... Trop d'un coup. Tremblante de peur et de doute, elle resta là un moment juste avant de se poser dans sa couche pour ne plus en ressortir avant le lendemain.
Une grande assemblée exceptionnelle avait été organisée pour le procès. Ils voulaient faire un exemple, certainement. Mais quoi qu'il en soit, c'était l'occasion parfaite. Et Dorothy s’efforçait de ne penser plus qu'à ça. Le sort allait rester en l'enfant pendant environ 24 heures. C'était juste, mais ça allait passer. Ça le devait. Elle allait le lancer, coûte que coûte, quitte à en crever. Les premiers sangs avaient déjà été versés après tout...

Cette nuit là, Dorothy ne dormit pas, pas un seul instant. Après tout depuis l'arrestation de sa mère, elle en avait prit l'habitude. Mais là, elle ne quitta pas son père des yeux, de peur que ce dernier ne se lève pour l'égorger...peut être...

****

Le lendemain, Dorothy était partie tôt pour assister au procès de sa mère. Oui. l'enfant espérait de tout son cœur qu'elle s'en sorte. Mais elle ne pouvait pas y penser. Elle ne pouvait pas se le permettre. Une immense force était logée dans son corps : le sort. Et elle se devait de le maîtriser autant que possible. Sarah, Tituba, Rivera. C'était bien peu comparé à l'effectif de la caste, mais c'était tellement en même temps. Trop c'était trop. Il fallait en finir avec cette histoire infondée, et maintenant.
Marchant d'un pas décidé vers le centre du village, Dorothy se répétait cela sans cesse. Il le fallait, il le fallait, il le fallait, il le fallait ! Elle était tellement perdue dans ses pensées répétitives qu'elle n'en vit même pas qu'un groupe d'enfants s'approchait d'elle comme des prédateurs. L'un d'entre eux, s'immisçant nonchalamment sur la trajectoire de la petite sorcière, la laissa le percuter de plein fouet. Et au vu de l'état de Dorothy, le choc fut inévitable. Tout comme les reproches qui suivirent.

"Non mais tu regardes où tu mets les pieds petite souillon ! brailla la fausse victime."

Il accompagna ses paroles d'une bousculade non méritée, ce qui déstabilisa beaucoup l'enfant.

"La petite Dorothy en vadrouille, reprit une camarade d'un air hautain. Encore ? Pour quoi cette fois ? Tu t'en va enlever le pain de la bouche des gens ? Avec ou sans leur autorisation cette fois ?
-Petite voleuse ! enchaîna un troisième allié qui s'empressa de la pousser violemment."


Face à la violence du choc, Dorothy tomba à la renverse. A terre, elle sentit les larmes qui commençaient à lui monter aux yeux.

"Ma mère est tombée malade après avoir nourri la tienne ! cracha le quatrième. Qu'est ce qu'elle lui a fait ! C'est quoi qu'elle murmurait tout le temps quand on l'aidait !"

Que répondre ? Dorothy ne pouvait pas leur répondre sincèrement. Assise au sol et ne s'étant toujours pas relevée, la jeune fille avait le regard bas. Collés au sol, ses yeux tremblaient légèrement tant de doute que de crainte.

"S'il vous plait, répliqua alors la jeune sorcière, laissez-moi passer. Je vais être en retard.
-Où ça ? répliqua la dernière. Ah oui ! Bien sûr ! Ta chienne de mère a droit à son procès c'est ça ? Une honte qu'on lui accorde tant de politesse. Il n'en tiendrait qu'à moi, elle aurait été pendue sans plus de formes."


Décomposée, la jeune enfant se recroquevillait en boule par terre. Elle pleurait, et quelques sanglots commençaient à se faire entendre.

"De là à imaginer ta mère courtisée par le Diable, reprit la démone, il n'y a qu'un pas. Ne serait-il pas ton père finalement ? Ou William est-il aussi à exécuter ?"

A ces mots, les muscles de la jeune sorcière se tendirent à leur maximum, et ce sans que Dorothy n'y puisse quoi que ce soit.

"Je dois y aller, murmura-t-elle avec une tension palpable. Laissez-moi...laissez-moi...je dois y aller... Laissez-moi !!!"

Sur ce dernier cri, la jeune enfant n'avait pu retenir une vague de mana qui se répandit tout autour d'elle. La surcharge énergétique ainsi provoquée rendit visibles aux yeux de tous, les spectres qui la suivaient. Par la même, la colère de l'enfant poussa ses amis à attaquer... Alors d'un coup, les êtres fantomatiques se jetèrent sur les victimes, devenues alors authentiques. Dorothy, se rendant compte de ce qu'il se passait, voulut retenir ses spectres. Mais il était trop tard...


Les créatures avaient déjà commencé leur œuvre, ce qui revenait à priver les enfants d'une bonne partie de leur énergie vitale. Inconscients, ils gisaient tous les cinq au sol. Paniquée, la sorcière se jeta sur eux. Par chance ils respiraient. Jetant un coup d’œil à droite à gauche, elle remarqua avec joie que personne n'avait vu ça. Pas de témoins mais ils respiraient, ce qui représentait une réussite comme un problème. Ils allaient s'en sortir - Dorothy refusait de croire le contraire. Mais ils allaient donc l'accuser.
La jeune enfant était piégée. Mais pouvait-elle se permettre de reculer ? Non. Le sort avait été jeté, et ce n'était pas pour rien. Dorothy se refusait d'avoir tué Rivera en vain.

Ainsi elle continua son chemin comme si rien n'était, tremblante et fébrile.

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Dim 16 Oct - 18:03

HISTOIRE (SUITE)



Et après quelques minutes elle arriva sur place, dans le grand tribunal monté à la hâte pour l'occasion. Avec cette histoire, elle était arrivée en retard. Le procès avait déjà débuté. Et cela s'annonçait mal... très mal... A peine Dorothy fut elle rentrée que sa mère fut mise à terre par une puissante claque de la part d'un geôlier. Peut-être avait-elle tentée de se défendre...

"Assez madame Good ! répliqua le juge. Les preuves sont assez accablante comme ça. Témoin suivant s'il vous plaît."

S'en suivit un défilé de témoins tous plus fabulateurs les uns que les autres... Comment pouvait-on dire autant de bêtises en si peu de temps ? Dorothy, blottie dans un coin de la pièce, se le demandait. Elle devait libérer le sort, mais trouver le bon moment pour ce faire. Il lui fallait un moment de doute, une ouverture, un seul petite instant où la culpabilité de sa mère était remise en question. Mais il n'y en avait pas. Rien. Et alors que Sarah sombrait peu à peu dans les trente-sixièmes dessous, Dorothy observait sa mère tomber lentement et inexorablement. Impuissante. Elle ne pouvait rien faire, absolument rien. Elle avait le sort, mais ne pouvait pas le lancer au maximum de son potentiel dans ces conditions. Tout n'était pas regroupé pour exploiter le sortilège à son maximum.

"La sorcière !"

Le hurlement venant de l'entrée, avait attiré tous les regards sur lui. C'était un des gamins de tout à l'heure : le plus éloigné lorsque les spectres étaient hors de contrôle. Tournant la tête, Dorothy remarqua avec effroi qu'il la pointait du doigt.

"Elle nous a attaqué tout à l'heure ! expliqua-t-il. Les, les autres ne se sont pas encore réveillés. Elle, elle, elle a jeté un fantôme sur nous et, et..."

Il manquait de mots pour décrire ce qu'il venait de vivre. Et pour cause. A ce niveau là, Dorothy ne lui en voulait pas et s'en voulait déjà assez d'avoir perdu le contrôle. Mais le sang de l'enfant ne fit qu'un tour. Le regard de sa mère posé sur la jeune fille, était empli d'une inquiétude violente.

"Attrapez-là ! hurla soudainement un membre de la garde."

Pas le temps de tergiverser. Après tout, les accusations portées sur elle avait reléguées celles qui pesaient sur sa mère au second plan. Alors pas un instant à perdre. Relâchant le sort d'un coup, Dorothy secoua le bâtiment d'une déflagration de magique invisible qui bloqua une seconde toute personne présente. Là, une silhouette spectrale apparut dans le centre du tribunal, pour finalement se dissoudre dans l'air. Rivera. Une âme protectrice. Un ange gardien.

"Dépêchez-vous ! reprit le garde."

Mais il était trop tard pour Dorothy... Si le sort protégeait en cet instant les autres, les accusations qui pesaient sur elle étaient antérieures au sort. Alors elle était perdue. Certes : elle pouvait s'enfuir en tuant tout ce qui se mettait en travers de son chemin. Mais ce genre d'esclandre pouvait sans mal briser le sort. Alors, elle se laissa arrêter sans résister.
C'est ainsi que l'enfant fut menée chez un médecin, et diagnostiquée comme sorcière. Si pour le coup, il n'avait pas tout à fait tord. Mais il fallait tout de même préciser qu'il désignait coupable toute les femmes accusées... Ce qui valut à Dorothy d'être emprisonnée sous le nom accidentel de Dorcas.


Là, elle retrouva sa mère. Mais le moment n'était pas aux retrouvailles. Elles étaient enfermées dans une geôle froide et humide. Les murs de pierres étaient envahis par le lierre, et les rats rampaient au sol. Elles étaient chacune dans une cellule séparée, et accrochées au mur par des chaînes de métal tant au niveau des poignées que du cou. Dorcas était là. A sa droite, la cellule de sa mère. Et à sa gauche, celle de Tituba. Les chaînes quoi que gênantes, étaient assez lâches pour qu'elles puissent se coller tant bien que mal aux barreaux afin de parler. Aussi le firent-elle sans tarder.

"Ma puce, murmura faiblement Sarah, pourquoi ?"

Elle était faible et fatiguée : c'était tellement évident que cela affubla Dorcas d'une douleur certaine. Sa mère était dans un bien piteux état...et elle se souciait plus de sa fille que d'elle même encore en cet instant ? Non, l'enfant allait bien. Du moins : pour le moment. Mais on ne pouvait pas en dire autant de sa mère.

"Je, balbutia-t-elle alors à voix basse, j'ai, je, j'ai essayé, et..."

Mais elle perdit son latin face au léger sourire que lui adressa sa mère. Elle n'avait certainement pas assez de force pour le marquer plus que cela... Mais il véhiculait déjà bien des choses.

"Le voile de givre écarlate, reprit-elle. Tu as réussit à le lancer. Bien, bien..."

A ces mots, Sarah s'écroula à demi sur les barreaux, se rattrapant au dernier moment. Paniquée, Dorcas voulut la rattraper. Mais ce réflexe instinctif fut bien inutile : elles étaient séparées.

*

C'est alors que la mère releva les yeux, posant son regard un peu plus loin. Se retournant, Dorcas vit Tituba collée aux barreaux de l'autre coté de la cellule. Les fixant d'un regard froid, elle semblait vouloir quelque chose.

"Il semblerait que certaines d'entre nous ne soient plus en clin au pacifisme... chuchota Sarah, non sans regret."

Que voulait-elle dire ? Elle...considérait-elle vraiment l'option violente ? Non : son regard empli de tristesse disait le contraire. Mais celui de Tituba était froid, direct, presque inquisiteur. A quoi pensait-elle ? Ses pupilles, bien plus braquées sur Dorcas que sur Sarah, semblaient attendre quelques chose de la jeune fille. Non... elle ne voulait quand même pas...

"Maman, balbutia Dorcas confuse, je, je peux pas... je..."

Ses dernières paroles se perdirent dans des sanglots naissants. Tituba voulait que l'enfant tue tout le monde pour s'enfuir. Après tout, ses amis l'avaient suivie jusque dans les geôles. Alors la jeune fille pouvait très bien pomper toute l'énergie vitale des gardiens, voir même briser ses barreaux avec une décharge d'énergie pure... Mais... non ! Elle qui avait encore en tête cet instant où elle avait blessé les enfants, elle ne pouvait se résoudre à cela. Elle ne voulait pas faire de mal, et était déjà assez choquée d'en avoir fait malgré elle.
Alors, secouant légèrement la tête de droite à gauche, elle commençait à paniquer. Devait-elle s'y résoudre malgré tout ? Tout comme le sort et l'assassinat de Rivera ? Non...non, non ! Elle ne pouvait pas : c'était plus fort qu'elle. Et à présent, la maîtrise de ses spectres était tellement grande qu'elle ne pouvait plus le faire accidentellement. L'équilibre énergétique était revenu chez elle à un tel point que c'était impossible.

"Chuuuuuut, répliqua sa mère d'une voix calme et apaisante, je comprends et aurais fais le même choix. Alors reprend toi ma fille. Et quoi qu'il arrive, assume jusqu'au bout.
-Non mais c'est pas bientôt finit !"


Un garde rappliquant sans attendre, ne semblait pas apprécier cette petite discussion... A ces mots, Sarah s'éloigna rapidement des barreaux, jetant un coup d’œil à sa fille pour l'encourager à en faire de même. Alors l'enfant le fit, remarquant que Tituba avait elle aussi rejoint le centre de sa cellule. Mais le garde n'en avait pas assez eut. Entrant dans celle de Sarah, il se mit à frapper la femme violemment, à coup de poings et de pieds tout en la traitant de tous les noms.
Mais Dorcas voyait tout, tout... Et chaque coup porté la secouait d'un spasme brutal et épidermique. Puis à chaque impulsions, quelques larmes tombaient de ses joues pour s'écraser au sol, tandis que ses sanglots se perdaient dans les cris de sa mère...

Douleur, souffrance, violence. Cela dura pendant des jours et des nuits. Elles étaient battues, mal nourries, et même assoiffées parfois. Le jeune age de Dorcas ne l'épargna pas un seul instant. Elle était traitée comme les autres : comme des chiens. Des démons peut-être, ou des suppôts sûrement. L'enfant pleurait toute les larmes de son corps, et ce constamment. Elle finissait même par ne plus avoir assez d'eau dans son corps pour se faire. Elle n'était que douleur, plus que souffrance, plus que malheur. Lentement, elle finit même par ne plus rien ressentir, si ce n'était le mana qui brûlait en elle. Il devait rester, rester là, là enfouit au fond d'elle. Elle ne pensais plus qu'à cela, tombant lentement dans une torpeur de plus en plus chronique.

"C'est pas moi, c'est le serpent. C'est pas moi, c'est le serpent. Maman me l'a donné. Mais c'est lui, c'est sa faute. C'est pas nous, c'est le serpent. C'est pas nous, c'est le serpent."

Voilà tout ce qu'elle disait. Ce temps à autre, elle se mettait à marmonner cela. Un semblant de stratégie d'enfant de 4 ans... Après tout, l'animal était déjà mort, et la jeune fille espérait que toutes les charges retombent sur la bête pour les libérer un peu...
Seulement lorsqu'elle disait cela, les gardes voulaient en savoir plus. Mais Dorcas ne savait pas quoi rajouter, elle n'entendait même pas leurs questions. Et elle ne sentait même pas les coups de pieds qui suivaient bien trop souvent... Elle ne sentait plus rien. Elle se résumait à présent à une boule de chair qui répétait toujours la même chose. Un morceau de viande meurtrit et douloureux, bloqué, choqué, tombé dans la démence la plus cruelle et morbide.



Mais, de la même façon avec laquelle un marcheur inconscient découvrit la nuit noire après la nuit, Dorcas découvrit l'Enfer après l'horreur. Après deux mois d'enfermement où les trois sorcières n'avouèrent rien, elle, sa mère, Tituba, et quelques autres humaines furent sorties de leur cellule. D'abord heureuses de quitter cet endroit, puisqu'elles pensaient ne pas pouvoir tomber sur pire, elles déchantèrent vite. Les escaliers dans lesquels on les avaient poussés donnaient sur une pièce fermée et sans une seule fenêtre. Elles étaient sous terre certainement. Mais ce qui les frappèrent le plus étaient bien l'attirail qui reposait dans cette immense salle. Des tables équipées de solides sangles, des murs recouverts d'instruments pointues, des parties du sol faits d'étranges rouleaux, et d'autres étranges dispositifs adossés aux murs. Le lieu sentait mauvais le renfermé, et des restes de sang séchés étaient visibles un peu partout... Une salle de torture...
Voyant cela certaines cherchèrent à s'enfuir, mais sans grand succès. Dorcas, elle, n'avait pas bougée d'un pouce. Elle était là, figée, presque ailleurs, et en même temps bien là. Ses yeux tremblant de peur, tout comme le reste de son corps, témoignaient de l'effroi qui l'avait prit. Mais elle ne cherchait pas à se défendre. Pas le moins du monde. Elle avait comme accepté son sort, comme remit son corps entre les mains de ses bourreaux sans restriction. Après tout, si elle usait de ses pouvoirs, elle risquait de briser le sort si fragile qui protégeait sa caste. Elle pouvait faire des choses invisible et intraçables. Mais tout ce qui provoquait une énergie visible risquait de mettre en danger ses consœurs. Et elle ne pouvait assurément pas s'enfuir sans y avoir recours.

Aussi elle resta impassible, alors que les fuyardes étaient traînées jusqu'au instruments de musique sombres et sinistres. Une fut placée dans une sorte de cercueil de fer percé, dont les bras et les jambes étaient séparées. Une autre fut attachée à une table, à plat ventre, et ses vêtements furent déchirés. Une troisième fut placée debout sur un dispositif, mains et pieds à plats reposant sur une sorte de planche surmontée par des clous. Et la quatrième fut attachée sur le sol de rouleaux avec des sangles bloquées entre certains d'entre eux.

"Mes dames, annonça alors le chef de l'escorte. Il est grand temps. Avouer, ou subissez.
-C'est pas moi, c'est le serpent... répliqua Dorcas.
-La ferme ! hurla le chef juste avant de baffer l'enfant. Tu nous en dira peut-être plus, maintenant...


Plus ? Mais que voulaient-ils en fait ?

Mais c'est alors que la mélodie macabre put commencer. Des piques larges furent lentement insérées dans les trous du cercueil. Le fouet claqua fort au dessus de la table en bois. Les clous furent abaissés sur les planches. Et les sangles, entraînées par les rouleaux, tirèrent... Aux premiers cris, Sarah posa une main sur les yeux de Dorcas, comme pour épargner ce qu'il restait de sa fille. Mais cette dernière retira la main de devant ses yeux sans un mot. Ses pupilles tremblaient de stupeur, mais pas un son ne sortait de sa bouche. Elle voulait tout voir. Tout. Ce que ces gens réservaient à certaines femmes mal nées. Ce que son sang impliquait comme fatalité. Celui des fuyardes coulait d'ailleurs en cet instant... Se répandant au sol sous les cris de désespoir et les pleurs de leur propriétaires, il brillait d'un lueur singulière. Il rayonnait de vie, dans une obscurité sans faille ni limite. Une lueur d'espoir dans la mort. Mais elles avaient mal. Mal. Si mal.

Que faire ? Les libérer ? Non. Dorcas ne pouvait pas le faire sans rendre le sacrifice de Rivera inutile. Aussi ne trouva-t-elle aucun autre moyen que celui là. Rapidement des spectres invisibles s'approchèrent des quatre pauvres femmes, et les tuèrent sans autre forme de procès. C'était mieux comme ça. Elles qui n'avaient rien faits, ne méritaient pas ça. La mort était presque plus douce pour elles. Les amis de Dorcas le lui avait assurer : ce n'était pas si horrible que cela de succomber.

*

Face à cela, les gardes se retournèrent sur les survivantes, au nombre de trois, d'un air courroucé.

"Qui ?! hurla l'un d'entre eux ? Qui a fait ça !"

A sa question, aucune réponse. Tituba Sarah et Dorcas restèrent là, tête basse.

"Très bien, répliqua-t-il non sans colère."

*

Et d'un claquement de doigt, il ordonna à ses hommes de passer à la suite. Ces derniers se saisirent donc des trois femmes, et les placèrent sur les instruments juste après avoir poussé rapidement les cadavres. Tituba fut accrochée sur un hôtel en pierre, surmonté d'une masse recouverte de pics rouillées. Sarah fut placée dans le cercueil de métal. Et Dorcas fut allongée, plat dos, sur la table. Là, Tituba fut compressées et lacérées. Sarah fut transpercée de part en part. Et Dorcas sentit lentement des crochets de métal froid s'enfoncer dans ses bras.

"C'est pas moi, c'est les serpents !!! braillait en ricanant le bourreau qui plantait les petits bouts de métal dans les bras de l'enfant.

Elle avait mal, très mal. Tellement mal qu'elle n'en voyait même plus ce sang si vivant. Elle ne voyait que le plafond sale et humide, recouvert de crasse et poisseux. Elle avait mal, et sa petite voix de crécelle finit par se mêler à celles des deux femmes. Elles n'avaient rien fait, rien. Mais alors, Pourquoi ?
Hurlant, Dorcas se posait la question. elle ne savait pas, et cela la gênait beaucoup. Trop peut-être. Si bien que crier finit par ne plus lui sembler nécessaire. Elle avait mal, et ? La vie lui avait fait mal, alors inutile d'en rajouter. Elle ne sentait plus rien. Plus la douleur, plus la torpeur. Le mal, c'était elle, elle, elle, elle. Elle qui finit par se voir, elle même juste en dessous d'elle. L'enfant flottait dans les airs, à quelques centimètres de son corps impassible et silencieux. Elle semblait presque morte, mais respirait encore. Tout autour d'elle se trouvaient ses amis, toujours là pour elle. Qu'ils y aillent. qu'ils y aillent, elle n'en avait cure. Elle ne sentait rien, et ne pensais qu'à une chose : protéger ses consœurs.

Et elle ne pipa mot pendant toute la séance, tout comme Tituba et sa mère, qui y parvinrent, elles, avec plus d'effort. Mais ce manège dura tout un mois. Un mois entier de torture régulière et continue. Les trois sorcières se soignaient tant bien que mal avec leur magie, se contentant du minimum pour ne pas attirer l'attention. Principalement, elles comblaient le manque de sang qui se faisait sentir. Mais les autres n'avaient pas leur chance, ou leur malédiction : tout dépendait de comment on voyait cela. Les humaines accusées à tord mourraient les une après les autres, et ce sans cesse. Quand à celles qui survivaient, elles étaient pendues.

Une épreuve leur était imposée : les trois sorcières l'acceptèrent. Dorcas finit même par comprendre que sa stratégie ne servait à rien, malheureusement. Mais d'ailleurs leur procès commun, à toute les trois, allait bientôt avoir lieu...



Quelques jours plus tard les trois marchaient, poussées par quelques gardes, vers le tribunal. Déambulant dans les couloirs sombres et humides qui s'étiraient sous terre, les trois sorcières allaient revoir la lumière du jour. Enfin. Cela faisait un long, long moment qu'elle ne l'avaient pas vu. Et le pire était que l'enfant s'était presque habituée aux ténèbres des cachots. Elle était comme une boule de douleur et de souffrance dans l'ombre de l'Eglise. Mais elle s'y était fait. Seulement, elle était bien moins prête à endurer ce qui l'attendait là haut...

*

"Démones !
-Sorcières !
-Suppôts !
-Monstres !"


Les insultes fusèrent dès qu'elles entrèrent dans le tribunal. A chacune d'entre elles, Dorcas était éprise par un petit et imperceptible sursaut de violence. Ça la frappait et lui causait une souffrance bien plus grande que toutes les tortures physiques qu'on pouvaient lui affliger. Pourquoi ? Pourquoi ! L'enfant, tremblante avançait à pas de fourmis entrecoupés de bousculades provoquées par les gardes. Au bout de l'allée le juge attendait, impassible et terrifiant. Son regard droit brisait celui de la petite sorcière. La tête basse, elle avançait en fixant ses pieds, terrifiée. Pourquoi ? Pourquoi ! Tant de violence, de haine, le tout baigné à la lumière du Soleil. Si c'était ça l'extérieur, l'enfant aurait préféré rester à l'ombre des ténèbres. Au moins, là, elle était dans son élément.
Voulant voir ce Soleil qu'elle avait abandonné depuis si longtemps, l'enfant jeta alors un coup d’œil par la fenêtre. Mais, bien plus que l'immense astre qui trônait dans le ciel, un grand échafaud installé dans la cours la surprit... Qu...quoi ? Posant frénétiquement son regard sur le juge, puis sur la corde, puis sur le juge, puis sur la corde et ainsi de suite, l'enfant paniquait. Ils allaient...les,..les... tuer ? Non...non...non ! Terrifiée, Dorcas se mit d'un coup à se débattre. Reculant le plus possible, elle se secouait dans tous les sens sans s'arrêter, espérant créer une ouverture. Seulement, elle déchanta rapidement lorsque son regard passa sur Tituba et sa mère. Elles ne bougeaient pas, pas d'un pouce. Leur posture était froide, glaciale même. De dos, on les auraient presque prit pour des statues...

"Ma fille, craqua alors Sarah d'un ton sec et direct. Cesse dont de faire l'enfant."

Ces mots frappèrent Dorcas avec une violence sans pareil. Aucun miel dans sa bouche, nulle douceur dans ses mots. Elle avait parlé comme une tornade vagabondant dans un dessert, comme les prédateurs des mers abyssales. L'enfant était amers, mais aussi décomposée. Relâchant d'un coup tout ses muscles, elle ne résista pas à la nuée de coups qui s'abattit sur elle, et reprit la marche forcée. La faisant passer devant, les gardes prirent même le soin de lui faire dépasser Tituba, et sa mère. La tête basse, l’enfant semblait presque morte. Et c'était totalement le cas, de l'extérieur du moins. De l'intérieur : presque... Marchant lentement en traînant des pieds, c'était à peine si elle se rattrapait lorsqu'on la poussait. La tête basse et ballante, elle laissait ses cheveux pendre au grès du vent devant son front. Cela plongeait ses yeux dans des ténèbres tellement obscures, que les plus paranos jurèrent avoir vu ses yeux rouge sang y briller. Morte, ou presque. Dorcas n'avait plus rien d'une enfant : c'était un zombie.

****

Après quelques pas, elles étaient arrivées à la barre des accusées. Là elles furent attachées, et leurs gardes restèrent postées derrières elles : juste au cas où. Comme si de simples femmes enchaînées et non armées pouvaient faire quelque chose... Décomposée, la petite sorcière était là, tremblante, n'osant plus bouger. Et ce fut sous ses petits yeux tressaillant qu'un défilé de témoins passa à la barre. D'histoire en histoire, l'enfant se décomposait un peu plus. Elle était mal, tellement mal que son corps se courbait sous le poids des mots. Lentement, elle se retrouva avachie sur la barre des accusées reliées à ses chaînes. Son regard longeait le sol, et vibrait de peur avec une violence peu commune. Ils mentaient, ils mentaient, ils mentaient ! Il ne pouvait en être autrement. Après tout, Dorcas savait bien que sa caste n'était pas coupable des charges qui pesaient contre elle. Mais les accusations s'étaient déformées avec l'hystérie générale, les rendant indéniablement coupable... Seulement, être habitée par un don pour la magie était-ce une tare ? L'enfant commençait à se poser la question, interrogation brisée par celle du juge.

"C'est bien ta maman qui t'a donné ce fameux serpent petite ?"
L'enfant secoua fébrilement la tête de haut en bas : quitte à répondre, autant tenter le coup une dernière fois.
"C'est pas nous, c'est lui..."

Elle était détruite, tombées dans une fébrilité à deux doigts de la crise. Mais suite à cet ultime témoignage, c'était le premier jugement, celui de sa mère, qui tomba.


A MORT ! "


Ces mots, violents, frappèrent la jeune sorcière avec une puissance inouï. Sur le coup, son souffle se coupa, comme si un puissant uppercut s'était abattu sur son abdomen. Ses yeux s'ouvrirent un peu plus sur l'effet du choc. Sa bouche laissa échapper un léger cri presque imperceptible. Mort. A mort. A mort ! Ces mots se répétaient dans sa tête comme une lancinante mélodie macabre. Sa mère allait mourir. Comment en étaient-elles arrivées là ? Commençant à se rouler en boule de nerf, l'enfant se posait la question. Une erreur ? Un manque de prudence ? Non ! Elles avaient été bien trop prudentes pour ça. La malchance ? C'était cruel, mais c'était ça. Dorcas n'en revenait pas. Elles avaient vu leur vie fauchées, à cause d'un simple manque de chance. Un concours de circonstances funestes, qui les condamnaient au travers d'une culpabilité toute relative.

C'était impossible, impossible ! Dorcas était paniquée, et ce à un tel point que seulement cette phrase tournait en boucle dans sa tête. Pourquoi...pourquoi, pourquoi ! Sa mère allait mourir. Mais c'était injuste ! Rien que cette annonce contractait son corps, provoquant une sorte de crise de terreur. Impossible... non ! La panique semblait agiter l'énergie autour d'elle sans contrôle. Ses spectres... non... non ! Devait-elle vraiment les contenir ? Ou s'en servir ? Dorcas finissait par en douter. On lui avait apprit à se maîtriser, mais une crise pouvait-elle sauver sa mère ? Peut-être... Mais que faire ? Sauver sa mère et mettre en danger les autres ? Ou non ? Puisque, assurément, ce genre d'intervention briserait le sort du poignard. Mais, cela voudrait-il dire que Rivera était morte pour rien ? Non !
L'enfant ne savait plus, mais sa seule torpeur suffit à choisir pour elle. D'un coup elle sentit la force des créatures se libérer, fermant rapidement les yeux à cet instant, craintive... Mais, mais, lorsqu'elle les rouvrit, rien ne s'était passé... Quoi ? Quoi ?! Quoi !!! Rien n'était arrivé, comme si le pouvoir de la jeune sorcière s'était évaporé... Mais elle sentait un regard posé sur elle, ce qui la poussa à relever le sien, incrédule. Là, sa mère la fixait d'un œil complaisant et calme, comme si mourir lui faisait plaisir... Non ! Elle ne pouvait pas. Elle ne devait pas...

La femme la fixait, mais son regard descendait légèrement vers le bas. Quoi ? Baissant les yeux à son tour, Dorcas vit un symbole sur son bras. Un sceau magique invisible aux yeux humains... Non ! C'était donc ça mais... non ! Il bloquait la magie dans l'être ciblé. La jeune fille ne pouvait donc rien faire. Horreur. Interdite, elle tomba donc à terre sous le coup de la surprise et du désespoir.

Avachie sur le sol, presque pendue par ses chaînes, elle n'osait plus bouger. Elle était morte, encore un peu plus.
Mais, ne s'en souciant guerre, les gardes la prirent par les bras pour la traîner dehors avec Tituba et Sarah. Se laissant totalement faire, l’enfant avait les jambes qui pendaient négligemment pour aller gratter le sol. Sa tête basse était ballante. Ses yeux grands ouverts étaient perdus dans un vide bien peu consolateur. Non ! Non, non...

****

Ainsi, elle arriva devant l'échafaud qu'elle avait vu. C'était donc cela... Les gardes la lâchèrent en première loges avec Tituba, et elle s'effondra au sol sans retenu. Tout autour d'elle, le reste de la foule se massait en acclamant hargneusement la sentence. A genoux, l'enfant observait sans grande attention les jeunes pousses d'herbe : la vie naissante, pour une mort à venir. Décomposée, elle leva les yeux lorsque sa mère monta sur l'édifice de bois. Elle était là, impassible et calme. Elle manquait tellement de peur que s'en était terrifiant. Pourquoi ? Qu'elle court, qu'elle vol ! Quelque parte loin d'ici ! Non ! Non, non... L'enfant ne pouvait plus lâcher sa mère des yeux: elle allait mourir.

"Ne regarde pas, lui susurra Tituba avec fermeté."

Mais rien à faire. Elle vit la corde qu'on lui passa au coup dans les moindres détailles. Elle vit les pieds de Sarah décoller du sol. Elle vit ses jambes battre l'air. Elle vit ses yeux s'ouvrir en grand. Elle vit sa bouche s'écarteler pour chercher de l'air. Elle vit la corde presser et écraser sa gorge. Elle la vit se débattre corps et à âme. Et elle la vit mourir.

Pourquoi ? Pourquoi ! Interdite et pétrifiée, l'enfant observait le cadavre de sa mère pendre négligemment. Écroulée à terre, elle repeignait le sol de ses larmes qui coulaient en torrent. Rien à faire. Elle ne voyait plus rien, n'entendait plus rien. Mais peu importait. Les gardes la ramassèrent en l'état pour la ramener dans le tribunal. Et le jugement reprit. Des témoins, des témoins, encore des témoins. Mais Dorcas n'entendait rien. Absolument rien ! Elle était plongée dans un étrange sentiment de vide, de vide sidéral et viscéral. Mais un vide quand même. Et c'était toujours plus reposant que le vacarme horrifique qui l'entourait. A croire qu'il y avait toujours pire, et ce quoi qu'il arrivait.


Coupable, coupable, coupable ! Petit à petit, l'enfant entendait de nouveau. Mais elle ne percevait que ça. A mort, à mort, à mort ! Quoi ? Ils y pensaient vraiment ! Pendre une si petite fille : ils étaient vraiment prêt à ça. L'enfant n'en revenait pas. Devait-elle se laisser faire, ou, ou... Non ! Elle sentait comme une pulsion, une volonté fugace, l'envahir. V...vivre ? Elle refusait donc de mourir ? C'était ça. Ça. Mais pourquoi ? Elle ne comprenait pas. Son corps réagissait sans qu'elle ne le veille vraiment. Si, elle, ne le voulait pas, son corps, lui, voulait vivre. C'était comme... une sorte d'instinct. Une sorte de violence primaire qui s'empara de son corps. Son mana, d'ailleurs, s'écoulait lentement par tous les pores de sa peau... Quoi ? Sur son bras, le symbole brillait avec puissance, commençant à craqueler. Toujours visible uniquement par les sorciers, il attira l'attention de Tituba. Il cédait... Non ! Non, non...Non...non, non !

"Arrêtez... arrêtez. Assez, arrêtez. Assez ! arrêtez !!!"

La voix de l'enfant était tellement puissante qu'elle se tordait dans des cris suraigus. Ils étaient forts, dérangeants, terrifiants... Mais, sans perdre un instant, Tituba intervint.

"Sarah Bassett, Ann Dolliver, Edward Bishop, Sarah Bishop, Sarah Cole, Abigail Hobbs, Delivrance Hoobs, et Mary Ireson, énuméra-t-elle rapidement et clairement."

Que des noms de membres de Salem, mais aucun sorcier... Incrédule, Dorcas leva les yeux vers la vieille sorcière. Mais que faisait-elle ?

"Silence ! répliqua le juge avec une fermeté inquisitrice.
-Ne tenez-vous pas à connaître les noms de nos complices ? répliqua Tituba assez vite pour que les gardes ne puissent pas la frapper avant."


A ces mots, ces derniers s'approchèrent tout de même, visiblement près à en découdre. Mais le juge leur fit signe de s'arrêter.

"Vous cherchez donc à sauver votre vie finalement, constata avec satisfaction le juge. Mais pensez vous vraiment échapper à la corde avec seulement 8 noms ?
-Pour commencer contentez vous en, répliqua Tituba avec une audace qui cloua tout le monde au sol. Vous en aurez dix de plus si vous épargnez l'enfant.
-Pourquoi tenir à ce point à la protéger ? répliqua le juge.
-Regardez là, rétorqua l'esclave. C'est une enfant ! Sorcière ou pas, si je peux la sauver en dénonçant ses suppôts qui nous on corrompu, je n'hésiterais pas.
-Bien, fort bien ! conclut le juge. Gardes ! Ramenez rapidement la gamine dans sa cellule. Et ramenez moi tout les habitants ici même..."


Dorcas n'en revenait pas. Sa consoeur venait d'accuser à tord des humains normaux, dépourvu de toute magie. Pour leur sauver la vie à elles ? Elle ne savait pas quoi en penser, mais vraiment pas. Dans un sens, tuer ne serait-ce qu'une personne pour d'autres là gênait. Mais dans un autre, Tituba usait de ce ressort parce que le destin avait été cruel avec elles. Alors que dire ? C'est mal, certes -puisque un bon nombre de ces accusés allaient assurément mourir exécutés. Mais était-ce mal de vouloir vivre ? Oui enfin non ! Enfin... La petite fille repensait à sa mère. A son air détendu en montant sur l'échafaud. A son visage paniqué lorsque la corde serrait tout le tour de son cou. A son corps mort ballottant dans le vide pour toute conclusion à la vie d'une maîtresse de caste magique. C'était indigne et affreux. Mais pouvait-elle pour autant rendre l'amabilité aux humains ? Elle ne savait pas. Elle refusait de se considérer comme égale à ses brutes, mais s'interdisait le luxe de les juger comme inférieur aux sorcières.

****

C'était plus...compliqué. Bien trop pour elle peut être. D'ailleurs, c'est ce qui la poussa à ne rien dire. Et elle fut ramenée dans sa cellule, collant son regard sur le corps sans vie de sa mère par la fenêtre au passage. Tituba, elle, resta avec le juge, sous le regard de la foule paniqué, pour condamner quelques innocents de plus...
L'esclave la rejoint d'ailleurs quelques temps plus tard, visiblement accablée mais aussi satisfaite. Elle n'avait donc aucun remord à donner la mort...

S'en suivit quelques jours vide, totalement vide. Les deux restèrent dans leur cellule, privées de séance de torture pour un temps. Tout autour, les autres cages se remplissaient de personnes, hommes et femmes, qui crachait tout leur venin sur le vieille sorcière. Mais cette dernière ne réagissait pas : à aucun moment.
Quelques jours plus tard, Tituba fut emmenée quelque part, et ce plusieurs fois. A chaque coup, elle revenait après un petit moment et sans blessure apparente. Mais elle refusait de dire à Dorcas se qui lui était arrivé...

*

Cela dura trois bons mois au terme desquels Dorcas fut libérée. Son père avait réunit toute la fortune qui lui restait pour payer sa libération. Tituba, elle, resta en prison, puisque son ancien propriétaire refusa de payer. Dorcas rentra donc chez elle, dans la petite maison qui ne ressemblait plus à rien. Une simple pièce, qui au demeurant ne payait pas de mine. Mais avant, au moins, elle était en relativement bon état. Là elle était complètement délabrée, tout comme son père tombé dans l'alcool et la déchéance la plus totale suite à leurs malheureuses expériences familiales. Aussi Dorcas préférait passer la plus part de son temps dans la maison abandonnée où elle avait découvert la magie. Elle se préservait, elle, pour changer. Son père cherchait bien à l'en dissuader, tout comme à la faire rester au village et à découvrir ou elle allait, mais rien à faire : elle n'était bien que chez les sorcières de Salem, sa véritable maison.
Seulement : horreur. Plus une trace de ses consœurs. L'enfant les chercha partout, dans les moindres recoins de la forêt qu'elle connaissait plutôt bien. Mais rien à faire : elles avaient disparues. Aucune trace de lutte, ni même d'une quelconque magie récente. Elles n'avaient donc pas été tuées. Mais elles étaient parties depuis longtemps. Quelque part...mais où ? Impossible à dire. Elles n'avaient pas laissé de trace, certainement parce qu'elles avaient peu d'espoirs qu'une seule de leurs consœurs ne sorte des geôles de Salem en vie...

Ainsi, Dorcas passa plusieurs mois seule, le plus souvent dans la maison abandonnée. Elle s'entraînait sans grande concentration. Elle cherchait des indices sans grand succès. Mais surtout, elle se morfondait. Parfois, elle faisait sécher des herbes épaisses et coupait des petits bouts de bois, pour en faire des poupées aux effigies des ses amies perdues et de sa mère morte. Le soir, elle rentrait chez elle mais vraiment pour s'assurer que son père allait bien, aussi bien que possible du moins... Mais le reste du temps elle était dans la forêt, et ça ne plaisait pas à tout le monde...



Mais un soir, Dorcas fut brutalement réveillée par une odeur étouffante de souffre. Blottie dans un coin recouvert de paille de la petite maisonnette en bord de la ville, l'enfant ouvrit les yeux sur une lumière rougeâtre puissante et éblouissante. Paniquée, elle se leva d'un bond. Du feu, partout ! Terrifiée, elle sortit de sa couche juste avant qu'elle ne s'enflamme. Que se passait-il ? Qui avait fait ça ? Interdite, piégée au beau milieu de ce brasier ardent, l'enfant resta là un instant pour voir sa maison brûler. Pourquoi ? Comment ? Elle était encerclée et ne pouvait plus sortir. Son père ? Où était-il ?! Observant un moment tout autour, elle ne le vit pas : ni calciné qui agonisant... Mais encerclant sa modeste baptise, des cris haineux raisonnaient.
Qui ? Quoi ? Où ? Comment ? Paniquée, Dorcas ne savait pas quoi faire. Qui était tout ces gens qui hurlaient autour ? Était-ce eux qui avaient fait ça ? Pourquoi ? Son père était-il avec eux ? Et dans quel état ?! Hésitante, l'enfant tourna quelques instants en rond. Où devait-elle aller ? Devait-elle courir à leur rencontre ? Où fuir directement ? Son père était peut-être en danger ! Mais comment le sauver sans magie ? Elle n'en avait aucune idée... Elle qui allait déjà peiner à sortir de là vivante...

Toussant sans discontinuer à cause de la fumée, l'enfant sentait la chaleur lui attaquer la chair. Ça faisait mal... tellement mal. Rien qu'à voir les flammes danser insidieusement tout autour d'elle, la petite sorcière les sentait déjà dévorer sa chair goulûment. Non... Que pouvait-elle faire ? Quitter son corps ? Comme lors de toutes ces séances de torture ? Non... cela signerait sa mort... Une mort sans douleur, sans cris, ni larmes... C'était tentant tout compte fait... Que pouvait-elle faire d'autre ? Le destin s'acharnait contre elle... Alors autant céder. On ne gagne pas contre lui. Jamais.
Glissant alors lentement de son corps, l'enfant laissa son enveloppe charnelle tomber négligemment à terre.

"Tant pis, répétait-elle sans cesse dans sa tête tandis qu'elle se rapprochait encore un peu plus du ciel. Tant pis."

Elle volait librement et sans attaches. Elle était bien, là, légère et délivrée de toute entrave. La chaleur ne la touchait plus. La douleur ne lui faisait plus peur : elle ne pouvait plus l'atteindre. Elle n'entendait même plus les cris qui fusaient en dessous tellement elle se sentait bien.

Lentement, elle traversa le plafond. Le ciel noir de la nuit s'étendit alors au dessus de sa tête. Une infinité d'étoiles brillaient avec force, pour briser l'obscurité sans failles des heures les plus sombres du jour. Après le procès, Tituba lui avait souvent raconté que sa mère était l'une d'entre elle, et qu'elle scintillait pour que l'enfant ne se perde jamais où qu'elle soit. D'après la vieille sorcière, c'était même la première qui s'allumait le soir, soucieuse que la petite fille retrouve son chemin au plus tôt. Touchante attention : mais Dorcas avait bien vu que la dite étoile s'allumait depuis longtemps, très longtemps, depuis bien avant le procès...
Éprise d'une soudaine tristesse, l'enfant baissa légèrement la tête. Elle était morte. On l'avait tué. Et elle allait mourir. Tuée par des pyromanes. La chaîne s'allongeait, continuait encore et encore. De mort en mort, la petite fille laissait perler de plus en plus de larmes sur ses joues. Songeuse, la tête basse et les yeux presque clos, elle doutait. Si elle mourrait elle aussi, qui survivrait pour pleurer les morts ? Sa mort était-elle vraiment profitable au monde ?
Hésitante, elle en ouvrit légèrement les yeux, assez pour voir ce qu'il se passait en dessous. Tout autour de sa maison, des gens armés de torches et de fourches hurlaient. Haine. Violence. Cris. Larmes. Dorcas en avait assez...assez !
Mais... mais... quoi ? Incrédule, elle n'y crut d'abord pas. Quelqu'un semblait se faire exécuter par les autres. Brûlé... Son père ? Son père ! Non...non, non ! Terrifiée, l'enfant resta un instant là, sans bouger. Malgré son état, elle sentit d'un coup un étaux se resserrer sur elle. Prisonnière : encore. Là encore elle ne pouvait se défaire de ses chaînes qui la ligotaient... Son père, lui, hurlait à s'en briser les cordes vocales, tandis que les flammes qui le dévoraient s'efforçaient de les consumer entièrement... Les paupières fermés, ils semblait avoir les yeux percés. Une torture perverse certainement... Mais il criait à la mort, se débattait, persuadé que sa fille était encore à l'intérieur de la petite maison... Il gigotait, hurlait, ne pensant qu'à une chose : la sauver. Comment ? Pourquoi !
Prise aux tripes, l'enfant se pétrifia éprise par un froid glacial plus puissant encore que la fraîcheur spectrale. Il voulait qu'elle... vive ? C'était ça mais, pourquoi ! Dorcas, elle, se moquait bien de sa propre vie tant qu'elle pouvait éviter aux autres de mourir... Mais le destin dans on infinie cruauté, avait décidé de lui offrir l'extrême inverse. Elle s'en rendait compte, tombant encore et toujours sur pire là même où elle était persuadée que ce n'était pas possible. Ceci dit, elle pouvait toujours refuser de réintégrer son corps, et laisser ce dernier mourir sans autres formes de procès. Elle en avait assez. Mais en même temps, son regard posé sur son père agonisant la faisait cruellement hésiter. Avait-elle le droit de mourir ? Ou devait-elle se battre ? Pour Rivera, sa mère, son père !

Non, non ! L'enfant plongea d’un coup vers la terre. Et en une seconde à peine, elle était de retour dans son corps. La fumée était encore plus épaisse qu'à sa sortie, brouillant la vue de la petite fille avec une telle intensité qu'elle peinait à voir juste devant elle. Elle s'étouffait, pleurait, se débattait à son tour. La chaleur, bouillante, faisait presque fondre sa chair avec une insistance douloureuse. Sa faisait mal, mal, mal ! Terrifiée, l'enfant voulut pendant encore un instant abandonner. Mais non... non, non ! Se relevant avec peine, Dorcas avança avec difficulté et douleur, trébuchant finalement sur une corde recouvertes de lourdes moisissures. Son père était rentré avec un moment plus tôt. Il devait s'occuper de ranger les récoltes d'un riche paysan deux jours plus tard... Et la corde devait servir à pendre les sacs de blé en l'air pour éviter que les rats ne les mangent. Seulement, cela rappela bien plus à Dorcas la mort de sa mère... Si la dernière chose qu'elle aurait aimé garder en mémoire vis-à-vis d'elle était son sourire étincelant et apaisant, l'enfant ne pouvait oublier son visage au cou pendu et tordu par la douleur.

Mort... mort, mort ! Elle devait vivre ! En cet instant c'était évident pour elle : c'était ce que sa mère voulait. Relevant la tête, Dorcas vit que les murs déjà fins étaient à deux doigts de lâcher. Mais elle devait tenter. Insuffler du mana dans de la matière assez dense, comme un cordage, pour le déplacer. Et la masse présente à ses pieds, bien que commençant à brûler, était assez épaisse pour briser la fine couche de bois entamée par les flammes. Aussi l'enfant commença à psalmodier quelques mots dans une étrange langue, libérant rapidement assez d'énergie pour soulever le cordage. Et elle le balança sur la fragilisation.
D'un coup, elle céda. Parfait ! Se précipitant vers elle, l'enfant fut néanmoins stoppée par une poutre -au demeurant la seule de la maison- qui tomba juste devant elle. La seule de... A peine eut-elle le temps de psalmodier quelques mots, que l'édifice entier s'effondra sur elle. Le linceul spectral. Un sort, bien entendu liés aux créatures qui la suivaient, qui protégeaient une cible grâce à de la matière spectrale. Elle était crée avec une énergie fantomatique et l'énergie magique du jeteur du sort. Une bien maigre protection face à la déferlant qui heurta l'enfant. C'était lourd, c'était chaud, c'était étouffant. C'était affreux. Le linceul de Dorcas lui permit juste de ne pas se faire écraser sous les décombres. Mais la chaleur l'étouffait à petit feu. Ça faisait mal, mal, mal ! A chaque seconde, l'enfant crus qu'elle allait lâcher. Son corps subissait une telle pression qu'elle crut exploser. Elle était soumise à une telle chaleur qu'elle crut suffoquer. Mais patience. Elle entendait toujours les gens crier autour. Elle entendait toujours son...son père mourir à côté... Elle ne pouvait user de magie pour se libérer devant eux, de peur de briser le sort du poignard...

Aussi elle attendit de longues minutes, heures, jours peut-être. Elle avait mal, mal, mal ! Mais elle tint bon, tant bien que mal. Mal...mal... A la première occasion, l'enfant chercha à se libérer. Mais comment ? Paniquée, elle se mit à gesticuler dans tout les sens, jusqu'à sortir de son propre corps. Là, les gravas se soulevèrent d'un coup, sous le regard surprit de la jeune fille. Comment ? Elle ne savait pas. Mais pour l'heure, elle s'enfuit dans la forêt aussi vite que possible. Elle devait quitter cet endroit maudit.


Et elle y resta pendant longtemps, très longtemps. Pendant plusieurs mois elle disparut, réfugiée dans la petite maison abandonnée qui fut jadis occupée par sa caste. Seule, seule, seule ! A 5 ans. Plusieurs mois de solitude lui furent imposés. Elle mangeait les quelques herbes comestibles qu'elle avait apprit à reconnaître. Elle s'entraînait, réfléchissait. Que s'était-il passé ce jour là ? Quoi ? Quoi ?! Elle ne comprenait pas. Un linceul de matière spectrale l'entourait. Et, et...quoi ? Une simple libération de spectre lui suffit à dégager les décombres. Ça tournait, tournait encore et toujours dans sa tête. Comment ?! Et elle resta bloquée sur ce problème pendant un bon moment, pendant plusieurs semaines.
Ainsi, elle se plia à une multitude d'exercices magique en tout genre pour comprendre. Le linceul était une matière spectrale résultant de la combinaison entre une énergie spectrale et une énergie magique. Mais... mais... elle ne comprenait pas ! Elle bloquait. Si bien que jour après jour, elle s'efforçait de trouver la réponse. Elle ne mangeait presque plus, maigrissant à vue d’œil, ne dormait presque plus, fatiguant à vu d’œil. Elle ne faisait plus que ça, plus que ça ! Ainsi, on ne la vit plus au village, et tout le monde finit par la considérer comme morte dans un "malheureux incendie".

Et finalement, elle trouva. La matière spectrale crée dans le linceul interférait avec le spectre qui sortait de son corps. C'était tout bonnement surprenant. Mais alors, elle se mit à en maîtriser les interférences, finissant même par parvenir à sortir des bras spectraux et totalement tangibles de son corps. C'était éprouvant, et elle n'y parvenait pas plus de quelques secondes. Mais c'était déjà ça. Ça...ça...ça... Mais quoi ?
Elle avait trouvé. Mais à présent, que devait-elle faire ? Elle ne savait pas. Aussi elle hésita un instant. Le vide fut alors le témoin du retour de ses vieux démons. La nuit elle cauchemardait constamment, voyant soit sa mère pendue, soit son père brûlé. Le jour, elle pleurait, ne parvenant même plus à se réconforter avec ses poupées qu'elle détruisit sans tarder. Et finalement, elle s'évanouit dans la maison, seule. Elle mangeait mal, ne se reposait pas, et malmenait son mana. Autant de choses qui auraient bien put lui coûter la vie...
Mais c'était à croire que le destin avait décidé de la faire survivre, seule, ou presque...



L'enfant rouvrit finalement les yeux. Le plafond au dessus d'elle semblait vieux, abîmé et en mauvais état. Dorcas le connaissait bien. C'était celui de la maison abandonnée : sa nouvelle demeure. Elle était allongée sur le vieux lit qu'elle connaissait depuis longtemps maintenant. Depuis sa découverte de la caste, il n'avait pas bougé d'un pouce, tout comme la chaise à bascule en face d'ailleurs. Laissant quelques secondes passer, l'enfant savoura cet instant. Malgré la mort qui avait pris bien trop de gens, malgré le malheur et la fatalité qui s'était abattus sur Salem, il était bon de voir que certaines choses n'avaient pas changées. C'était resté pareil, comme aux premiers jours, comme aux jours où l'innocence de la jeune sorcière étaient encore intact. A ceci prêt que plusieurs tas de cordes étaient à présent posés au sol... Oui, à cet époque déjà, Dorcas était du genre à dire "quand j'étais petite", tout bonnement parce que la cruauté du monde l'avait fait grandir trop vite...
Rien n'avait changé, ou presque... Allongée sur le lit, le regard collé sur le plafond, Dorcas sentait une présence sur la chaise. Éprise d'une soudaine fébrilité, elle ne put s'empêcher de penser à sa mère. Elle ne pouvait être ici, pas physiquement du moins. Et si l'enfant n'était pas à l’abri de tomber sur son spectre errant sans fin parmi les vivants, il lui était impossible de tomber sur ce corps qui l'avait porté et qui lui avait donné la vie. Non ! Elle devait être passé dans l'au delà. Rien que l'idée que sa mère puisse errer dans la douleur jusqu'à la fin des temps lui était insupportable.

Aussi se redressa-t-elle d'un bond, et son regard tomba d'un coup sur une vieille femme. Sa peau mâte apaisa Dorcas comme une douce boisson chaude bue sous la fraîcheur cinglante de l'hiver. Tituba. Laissant un sourire illuminer son visage, l'enfant chercha à se relever. Mais elle déchanta bien vite. Son corps était faible, si bien qu'elle se laissa lentement retomber sur le lit après une brève souffrance. Mais cela faisait bien longtemps qu'un sourire ne s'était pas collé sur son visage. Et rien que cela la réchauffa d'une étrange chaleur.

"On m'a tout dit pour l'incendie, déclara la vieille femme d'un voix douce et se voulant rassurante."

A ces mots, elle se leva fébrilement, peinant un peu avec son vieux corps. Et elle vint s'asseoir à côté de l'enfant, dès lors que cette dernière commença à paniquer en entendant le mot "incendie". Son souffle se saccadait un peu plus de seconde en seconde. Ses muscles se tendirent d'un coup, et ses doigts agrippèrent le vieux matelas moisi. Tout autour, une sorte de légère brume fantomatique commençait à s'épaissir...

"Du calme, répliqua d'un coup la sorcière d'une voix posée et douce. Du calme. On te croit morte à Salem, et tant que ça restera comme ça tu n'aura plus rien à craindre."

Rien, rien, rien... Terrifiée, l’enfant se répétait ce mot encore et encore dans sa tête. Ça la calmait un peu. Mais, en même temps ça la pétrifiait. Rien : le vide tant dans le danger qui la menaçait que dans la chaleur qui entourait son cœur. Elle avait perdu les siennes. Elle était seule, ou presque. La vieille dame qui était assise à côté d'elle était sa seule et unique attache. Sans elle, Dorcas n'avait plus rien.

"Comment...bredouilla-t-elle avec hésitation, comment es-tu sortit de prison ?
-Un nouveau propriétaire a payé pour m'acheter, expliqua Tituba. Un notable peu influent de Pennsylvanie. Ce n'est pas génial, et le bougre peine à loger convenablement ses quelques esclaves. Mais je suis mal placée pour faire la difficile. La seule chose qui me bloquait été d'avoir à abandonner la caste, mais je vois que tout ne s'est pas passé comme prévu...
-Je ne sais pas où elle sont, répliqua Dorcas d'une voix paniquée et presque frénétique. Je ne sais pas, je ne sais pas ! Je ne sais pas, je ne sais PAS !"


Sur ce dernier mot, elle se redressa brutalement.

"Elles étaient pas là, pas là, pas là ! enchaîna-t-elle d'une voix terrifiée et presque hystérique."

Elle avait tellement poussé sur sa voix qu'elle en déraillait. Ses yeux étaient tellement ouverts qu'ils en étaient presque exorbités. Et sans tarder, quelques larmes en coulèrent. L'enfant tomba en sanglots dans les bras de la vieille femme. Elle était tremblante, tressaillant de peur. Elle vivait dans la douleur, dans la terreur, et avait finit par ne plus supporter ça. Et si elle vivait recluse dans la maison abandonnée depuis des mois à présent, elle avait toujours peur qu'on vienne la chercher. Elle avait toujours peur qu'on la pende, qu'on la brûle, ou pire. Elle vivait dans la peur, et ne vivait plus que pour ça. Voilà pourquoi elle dormait peu, se réveillant en sursaut après une mort rêvée dès que la fatigue la faisait tomber dans le sommeil. Voilà pourquoi elle mangeait peu : parce qu'elle n'osait pas s'aventurer trop loin de la maison pour trouver plus de nourriture. Elle n'était plus qu'un chien apeuré, gémissant dans un coin sombre et humide des rues. Elle ne savait même plus ce que c'était que vivre : elle ne faisait que se cacher. Elle qui pourtant, de par toutes ses expériences obsessionnelles et bizarres, savait si bien se défendre...

"Mon maître est bon, conclut Tituba. Et il cherche une autre servante. Tu pourrais bien l'intéresser."

A ces mots, l'enfant tressaillit. Des étrangers ? Danger... danger... danger !

"Il ne croit pas un seul instant à ces histoires de sorcellerie, répliqua rapidement la vieille dame avant que Dorcas ne se mette à paniquer. Il nous prend pour les victimes de l'affaire et veut me venir en aide. Quand il saura que l'enfant accusée à tord qui aurait soit disant périt dans les flammes est en vie, il t'adoptera sans mal : j'en suis sûre... j'en suis sûre...
-Il faut retrouver les autres, les autres, les autres, se mit à répéter frénétiquement l'enfant d'une voix basse, plate, et cassée."


Ce fut tout ce que la vieille sorcière obtint de sa jeune maîtresse de caste ce jour là. L'enfant était brisée, tombée dans les affres d'une folie terrifiante. Elle n'était plus elle même, tordue par la douleur, remodelée par la peur.
Alors, Tituba se décida à rentrer chez son nouveau maître, d'où elle était partie en catimini. Et elle lui parla de l'enfant la journée suivante. L'homme, complaisant et très empathique, crut sa nouvelle domestique sur parole. Et c'est ainsi que les deux, accompagnés par quelques autres esclaves du dit maître, se rendirent en forêt la nuit suivante...


****


Seulement, la vieille sorcière tomba dans un piège sonore que Dorcas avait posé entre temps. Et le groupe finit par trouver après de longues heures de recherche, une enfant terrifiée, roulée en boule dans un coin sombre d'une pièce en ruine de la maison abandonnée.
Elle était terrifiée, terrorisée, et ce à un tel point qu'elle n'entendait plus rien, ci ce n'était sa petite voix intérieur qui la maintenait dans sa cruelle torpeur. Mais par chance, elle contrôlait sa magie. Alors elle fut récupérée, portée même puisque rien ne la fit sortir de son étrange transe, et ramenée dans la demeure provisoire du propriétaire en question. Retournés à Salem aux heures les plus sombres de la nuit, ils ne furent repérés par aucun villageois. Une chance vu l'invité qu'ils portaient dans leurs bras...

L'enfant fut alors installée dans une chambre la plus éloignée possible. Non que son sauveur ait eut peur d'elle : non. Mais elle même avait peur du moindre bruit, de la moindre alerte qui aurait put être un danger. Aussi elle bénéficia de la chambre la plus calme, la plus à l'écart. Elle refusa d'ailleurs d'en sortir, se blottissant dans un coin sombre de la pièce dès qu'on le lui proposait. Elle mangeait peu, ce qui inquiétait tout le monde. Elle ne parlait pas, si ce n'était à Tituba. Et encore, les discussions avec la vieille sorcière n'étaient pas folles. Aussi l'homme interdit l'accès de la chambre à tous le monde, sauf à la vieille femme. Lui aussi s'y rendait parfois, espérant parvenir à apprivoiser l'enfant. Mais il peinait, ne lui arrachant même pas un mot.
La seule fois où elle sortit, ce fut pour rentrer en Pennsylvanie, non sans mal et pleurs. Il fallut littéralement la tirer de force hors de sa chambre pour ce faire, et la tenir assise pendant tout le voyage. Elle ne se calma que lorsque Tituba lui présenta sa nouvelle chambre. Mais elle ne fut pas ravie pour autant : elle détruisit le mobilier en quelques jours à peine. Cette fois, son sauveur refusa de le changer, précisant qu'il le ferrait lorsqu'elle irait mieux. Après tout, cet homme était bon, mais pas au point de jeter l'argent par les fenêtres.

Cela dura six longs, longs mois. L'enfant était tombé dans un état traumatique profond, et prit longtemps pour en ressortir. Au bout de quatre mois, l'enfant parvenait à parler plus ou moins calmement avec Tituba, et son sauveur parvint à obtenir quelques mots d'elle. Après six mois, elle sortit dehors, et reprit lentement contact avec la réalité. Au début pressée de retrouver sa chambre fermée et sombre à chaque instant, elle finit par préférer passer son temps avec les esclaves du domaine. Elle alla même jusqu'à les aider dans leurs tâches quotidiennes. Bien souvent la jeune fille allait même jusqu'à se cacher dans les dortoirs des esclaves pour dormir avec elles. Mais le propriétaire passait chaque soir pour s'assurer qu'elle dorme dans sa chambre. Il ne fallait pas mélanger l'esclave et l'homme blanc après tout.
Dorcas avait totalement coupé les ponts avec la magie, vivant normalement : enfin. Bien entendu elle était toujours suivie par ses spectres, mais elle arrivait à garder le contrôle dessus. C'était même devenu une seconde nature avec le temps. Et le reste ? Elle l'avait laissé de coté. C'était presque comme si elle reniait ses origines. Sans : elle vivait. Là où avec : elle se passait elle-même la corde au cou.

*

Cela dura six autres mois. Une demi année où elle vécu tranquillement, sans peine ni pleurs. Elle s'était refait une vie sans la magie. Ce qu'elle apprit à partager en revanche, c'était les étranges croyances des esclaves du domaine : le vaudou. Si au premier abord, les poupées utilisées dans cette croyance rappelèrent à l'enfant les moments passés à en faire à l'effigie de ses consœurs de caste perdues, elle finit par faire de cette mélancolie une force. Elles ne savait pas où elles étaient, ni même si elles étaient en vie, mais pouvait les protéger au travers de poupée à leur effigie. Elle en fit une pour chacune, et n'oublia ni sa mère, ni son père... Elle avait trouvé un nouveau moyen pour faire son devoir : celui de maîtresse de caste, tout comme celui de petite fille en deuil...
Mais ce qui l'inquiétait bien plus était la santé de Tituba qui semblait faiblir...



Dorcas allait bien. Elle avait prit ses sept ans depuis peu, et aidait Tituba dans littéralement toutes ses tâches à présent. L'enfant la suivait du matin au soir, du soir au matin, et ainsi de suite. Les deux allaient de paire, et s'il leur arrivait de se séparer -toujours à de très rares occasions- les gens du domaine s'inquiétaient de voir l'une sans l'autre. La vieille et l'enfant. Ça sonnait d'une innocence et d'une simplicité toute nouvelle pour la jeune fille.

Mais un jour, elles se séparèrent un brin contre leur gré. La jeune fille, paniquée, revint du jardin en courant. Montant les marches de pierre quatre à quatre pour rejoindre la porte d'entrée, la petite manqua de tomber. Le souffle court, elle ne prit même pas un moment pour se remettre de cette frayeur. Pas le temps. Filant aussi vite que possible, elle emprunta un long couloir et déboula finalement dans la salle à vivre. Là le propriétaire, accompagné par un esclave, se retourna d'un coup.

"Ciel que t'arrive-t-il ? répliqua-t-il d'une traite, secoué par la surprise.
-Tituba vas pas bien ! hurla alors l'enfant d'un air paniqué."


A ces mots, le propriétaire sortit d'un pas hâtif de la salle, faisant signe à la jeune fille et à l'esclave de le suivre. Sur le chemin, ils tombèrent sur un autre employer, que le chef des lieux cibla. Il lui demanda alors rapidement de les suivre, abandonnant ce qu'il était en train de faire. Ce dernier s'exécuta, et les quatre se rendirent sans attendre au jardin.

****

Là, ils retrouvèrent Tituba. La pauvre femme, assise contre le mur d'une maisonnette de jardin, tremblait. Elle était à la limite de la convulsion. Elle cherchait à se contrôler, mais n'y parvenait plus. On la sentait gênée, mal, mais surtout malade. Dorcas, interdite face à ce triste spectacle qu'elle avait pourtant déjà vu, posa un regard paniqué sur sa consœur.
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Dim 16 Oct - 18:05

HISTOIRE (suite de la suite)


"Elle, elle se sentait pas bien depuis se matin, balbutia l'enfant. Elle, elle, elle peinait depuis plusieurs jours déjà. Mais elle m'a fait promettre de ne rien dire. Et...et... elle m'a demandé d'aller étendre le linge il y a un petit moment de cela, précisa-t-elle en pointant du doigt des draps dansant au gré de la légère brise qui trônait en cette matinée de printemps. Mais à mon retour je l'ai trouvé comme ça... je..."

Et ses derniers mots se perdirent dans des sanglots naissants dans sa gorge. La petite, laissant des larmes perler sur ses joues, baissa lentement la tête. Elle se sentait bête, plantée la comme un arbuste frêle et isolé. Elle était malade, et elle n'avait rien dit. Une mort de plus que l'enfant risquait fort d'avoir sur la conscience...

*

"Transportez là dans la chambre du fond, ordonna rapidement le propriétaire."

A ces mots, les deux esclaves portèrent Tituba jusqu'au dortoir leur étant réservé. Et ils la déposèrent dans la chambre la plus au fond, afin d'éviter toute contagion de ce dont elle souffrait.
Sur ce, le propriétaire s'approcha de Dorcas, et la serra dans ses bras. Pas un mot ne suivit, pas même un son. Pas un "Ça va aller" ou "Elle va guérir". Aucune fausse promesse. Juste un câlin qui aidait déjà bien l'enfant à sécher, tant bien que mal, ses larmes...

****

Quelques heures plus tard, l'enfant était assise sur un petit tabouret à coté du lit de la mourante. Le médecin était passé quelques heures auparavant, et avait donné son verdict. Une tuberculose. Non...non, non ! Personne n'était repassé depuis, et aucun soin n'avait été prodigué à la vieille femme entre temps. Ils abandonnaient : c'était évident. Pourquoi ! Comment pouvaient-ils la laisser à la mort aussi vite, sans rien de plus ? C'était injuste...et cruel !
La jeune fille, assise la tête basse, ne pensait plus qu'à ça. Que faire, que faire, que faire ! Elle ne savait pas. Mais elle savait, elle, qu'elle se refusait à laisser sa consœur mourir. Elle en avait déjà perdu bien trop, morte ou disparues...

"Qu'est ce qui te mine autant ? demanda soudainement, quoi que faiblement, Tituba."

A ces mots, Dorcas releva la tête d'un coup, sortant en sursaut de ses songes.

"Je...balbutia-t-elle ensuite... c'est que...tu... tu vas mourir ?
-Oui, répondit sans détour la vieille femme, et cela je le savais depuis bien longtemps mon enfant."


Face à cela, les larmes de la dite enfant se mirent à couler sur ses joues.

"Chacun fait son temps, enchaîna la mourante. Et le mien se termine.
-NON !!! hurla soudainement la petite"


A ces mots elle s'était relevée d'un bond, tressaillant de colère. Elle avait la rage, une soudaine rage qui lui était monté à la tête d'un coup. Elle ne se courrouçait pas vraiment face à consœur, mais plutôt face au destin. Elle passait de pleurs à fureur.

*

Mais ce qui inquiétait la vieille dame était tout autre... Fixant une plante posée dans le coin de la pièce, elle fit passer son regard de douceur à fermeté.

"Maîtrise toi, cracha-t-elle avec froideur."

Les propos de l'enfant ne la gênait pas -elle savait qu'elle ne pourrait lui ôter cette idée de la tête. Mais elle ne voulait vraiment pas qu'elle soit percée à jour pour si peu.
Et la petite comprit très vite de quoi parlait sa mentor en magie. Suivant son regard, elle tomba sur une feuille végétale plus aussi verte qu'elle ne l'avait été. Elle séchait à vu d’œil, millimètre par millimètre. Respirant alors profondément, Dorcas reprit le contrôle d'elle même. L'infection cessa alors d'un coup. C'était ça...

"Je te pensais plus réf...
-C'est ça, la coupa d'un coup l'enfant en fixant encore et toujours la feuille."


Et d'un coup, elle tourna son regard vers Tituba.

"Si tu n'est pas disposée à faire le nécessaire, annonça-t-elle avec une détermination inquiétante, je le ferais pour toi."

Et elle s'approcha de la porte, visiblement bien décidée à agir.

*

"Tu ne comprend dont pas, reprit Tituba pour l'arrêter."

Et elle reprit dès que l'enfant se retourna, intriguée.

"Tout est de ma faute Dorothy, dévoila la vieille femme, tout ! Mon ancien maître, Samuel Parris, avait une fille et une nièce toute deux très jeunes. Et parfois il me demandait de m'occuper d'elles. Et, et pour les divertir j'ai joué les médiums."

A ces mots, on pouvait sentir la panique s'emparer de la vieille dame, et l'incrédulité de la petite. Au sein de la caste, il leur était strictement interdit de parler de magie aux humains, et ce de quelques façon que ce soit, principalement pour éviter ce genre de drame...

"Je pensais le faire qu'une fois, répliqua Tituba aussitôt, qu'une seule, innocente, et petite fois. Je n'avais pas d'autres idées ! Mais attention : je n'ai utilisé aucune magie de la caste à ce moment là. Juste de l'esbroufe. Ça suffit avec les enfants humains de cet âge. Mais elle y ont trop crus, et m'ont redemandé ce tour encore et encore ! Alors quand le mal les a prit -intoxication ou véritable Diable, qui sait- elles s'en souvenaient bien. Elle ont prononcé mon nom pendant l'une de leurs transes, accompagné de quelques prénoms que j'utilisais pendants mes tours. Dorothy, celui de ta mère en faisait partie."

Cette dernière phrase frappa l'enfant dans son cœur comme un glas. Comment ? Pourquoi !

"Un prénom parmi tant d'autres ! enchaîna la mourante. Mais ça ne les a pas empêché de s'en prendre à de nombreuses Sarah. Ô Dorothy j'aurais tant aimé que ta mère n'en face pas partie."

Un court silence s'installa, silence durant lequel la jeune fille n'osa pas dire un mot. Elle hésitait, peut être bien.

*

Tituba, elle, cherchait dans le regard de sa maîtresse de caste quelque chose. Tout aurait été mieux que la passivité dont elle faisait preuve. Ce silence était insoutenable pour la vieille dame. Alors qu'elle parle !

"Tout est bien de ma faute mon enfant, reprit la mourante. Et tu sais quelle sort on réservait aux consœurs qui trahissaient notre confiance... Alors, même si cela ne pourra suffire pour payer toutes ces vies brisées, laissez-moi mourir Maîtresse.
-NON ! hurla soudainement Dorcas, brisant d'un coup le silence qui s'était emparé d'elle depuis un moment déjà. Plus de maîtresse qui tienne : la caste n'est plus, et ses lois sont mortes avec elle. Mais tu... tu n'y ai pour rien. Sans ton... ton "tour de magie", les deux gamines auraient été prises du même mal.
-Mais...
-Mais rien ! la coupa nettement l'enfant. Je me moque de savoir qui aurait été mort à la place de mes parents, si tu n'avais pas guidé leur choix pour leurs meurtres infâmes ! Je refuse de faire l'autruche, et de pester contre le sort qui a fait mien ce malheur là où il aurait put être à d'autres. Je le ressens et l'aurais ressentit. Bien bas tombe celui qui ferme les yeux face aux larmes des autres."


Elle foudroya du regard Tituba avec une puissance incomparable. Là, on aurait vraiment put la dire habitée par un démon.

"Mais il ne me reste plus que toi à présent, conclut-elle. Et tu me survivras, je te le garantit. TU ME SURVIVRAS DE GRÈS OU DE FORCE !!!"

Deux ans, sa longue et lente agonie dura deux ans. Sa longue et lente obsession la tint prisonnière pendant deux ans. Tituba souffrait, et Dorcas travaillait d'arrache pied jour et nuit et nuit et jour pour la garder en vie. La soigner ? Si possible. Sinon ? Elle trouverait bien.
La nuit dans la forêt, ou le jour barricadée dans sa chambre, l'enfant travaillait sans relâche. En vie...en vie, EN VIE ! Elle ne pensait plus qu'à cela. Elle ne sortait plus -plus lorsque les gens du domaine étaient au courant du moins- et ne s'amusait plus innocemment comme avant. Cela inquiétait les employés comme le propriétaire des lieux, forcément. Mais il émanait de cette fille une aura qui les dissuadait de la détourner de sa mystérieuse tâche. A se demander si les accusations qui avait été portées contre elle n'étaient pas vraies...


*


Dorcas, elle, n'en avait cure d'être découverte. Elle n'en avait cure de mourir, ou même de souffrir. Elle avait perdu bien trop de monde pour laisser Tituba partir à son tour. Aussi elle reprit rapidement -et au combien violemment- contact avec la magie. Et pendant deux ans, elle chercha sans relâche trêves ni repos.
Après environ neuf mois, elle se rendit à l'évidence : elle ne pouvait la soigner. Elle avait beau être plutôt douée en magie, et avoir conservé de beaux restes de sa vie à Salem, ses connaissances en médecines étaient médiocres. Alors, elle se mit en chasse d'un autre moyen. Et elle le trouva...

Les spectres... Avec eux, les maladies c'étaient du passé ! Bien oubliés ! Et peut-être bien parce qu'ils y étaient passé, eux, par la mort... Mais elle ne se découragea pas pour autant ! Si elle était parvenu à donner un caractère matériel à ses spectres par croisement de flux d'énergie, il existait bien un moyen pour donner un peu de "spectral" à la matière sans passer par la mort.
Ce fut la piste qu'elle suivit pendant l'année qui arriva. Altérer la matière pour la rendre spectral. Du moins l'altérer assez pour qu'elle en prenne quelques propriétés. Sur le papier c'était simple. Mais l'enfant rencontra un bon nombre de problèmes. Trop d'énergie, et la matière implosait. Pas assez, et elle se décomposait. Trop centralisée, et elle se distordait. Trop ci, trop ça, et ça n'allait tout bonnement pas. Trop violent ? La matière mourrait. Trop lent ? Elle mourrait aussi en fait... Trop rapide ? Elle se spectrifiait entièrement. Pas assez ? Et ça faisait juste rien... En fait, le plus compliqué était de maintenir la forme initial de la matière, tout en la mêlant à l'énergie spectrale. Impossible... ça ne marchait pas.
Aussi l'enfant finit par user de catalyseurs confectionnés par ses soins. Une religion qui ne l'avait pas persécuté. Une religion qui l'avait accueillit et écouté. Une religion qui prenait soin de ses adeptes et des leurs. Après tout, c'était plutôt logique quand on y pense. Une poupée imprégnée de sa cible, et faite pour la protéger. Quoi de mieux pour maintenir une intégrité physique ? Une poupée vaudou...



Ainsi, l'enfant retenta l'expérience sur les quelques chats errants qu'elle arrivait à capturer dans la forêt. Mais cette fois, avant de les altérer à grands coups d'énergie spectrale, elle leur fit une poupée avec quelques poils arrachés. Dès lors elle put tenter en prenant la poupée dans les mains, avant de les bombarder d'énergie.
Résultat ? Ça marchait. Ça marchait ! Ça marchait... ça marchait ... ça marchait ... Se répétant cela sans discontinuer, l'enfant retourna donc au domaine cette nuit là. Dans sa main, elle tenait une petite bille mauve. En y regardant de plus prêt, on pouvait voir que quelque chose était gravé dessus... un œil ? Oui c'était ça. Un œil, et ça marchait ! Mais Dieu seul savait combien d'autres billes semblables roulaient librement dans cette forêt...

**********

Quelques semaines plus tard, le moment tant attendu arriva enfin. L'enfant, s'étant remit à veiller sur la vieille mourante depuis quelques jours, entendit une respiration rauque et grave sortir de sa bouche. Le souffle des morts. C'était la fin pour elle. Et justement pas ! Non ! Dorcas s'en assurerait. Tout était fin prêt...
Dans la journée, quelques esclaves du domaine passèrent. Les deux sorcières les connaissaient tous. C'étaient tous de bons amis. Tituba recueillît, plongée dans l'ignorance, leurs paroles en guise d'adieu. Et la petite fille, elle, pleurait toute les larmes de son corps dans une symphonie artificielle savamment jouée. Dans sa tête ? Oh ! Il n'en était rien, vraiment rien. Elle jubilait rien qu'à l'idée de vaincre la mort ainsi. Elle avait bravé ce qui l'avait terrifiée pendant le procès de Salem. Elle ne perdrait plus jamais qui que ce soit !

****

En fin de soirée, la voie était libre. Tout le monde avait fait ses adieux à la pauvre femme, et les employés s'activaient dans la maison tandis que le propriétaire lisait au coin du feu. Personne dans le dortoir des esclaves. Dorcas, pleurant toujours de fausses larmes la tête basse, s'apprêtait à passer à l'action...

"Dorothy, murmura Tituba d'une voix faible. Cesse dont de pleurer et passe à autres choses. Tu aurais dut te douter qu'on ne repousse pas l'échéance fatale aussi facilement."

Mais face à cela, aucune réponse ou presque. La jeune fille ne bougea pas d'un pouce, et se contenta de faire stopper ses sanglots. Ce silence s'installa alors pour quelques secondes, quelques longues secondes, juste avant de se briser d'un coup sous le regard de Dorcas. Cette dernière relevant soudainement la tête, le posa sur Tituba. Et elle bondit de sa chaise, relâchant légèrement une main qu'elle avait gardée serrée toute la journée. Elle en sortit une bille, une petite bille mauve qu'elle finit par faire rouler entre ses doigts. Dans les yeux de l'enfant se lisait bien des choses, bien trop de choses peut-être. Elle n'était pas normal, non : c'était évident.

"Et toi tu aurait mieux fait de ne pas me sous-estimer... répliqua l'enfant d'une voix ténébreusement sombre."

Elle semblait habitée par un souffle d'un air nouveau. Un air mauvais, puant, et saturé de vices. Frappés par cette différence, Tituba recula d'un bond. Du moins elle essaya. Mais rien à faire : elle était piégée, trop faible pour fuir ou se défendre. Rapidement, l'enfant posa une main sur sa bouche : juste le temps de sortir un bâillon de sa poche pour le lui mettre. De l'autre, elle en sortit une poupée. Au premier coup d’œil, on pouvait voir qu'elle était vaudou, et la vieille femme reconnut un de ses cheveux noué au coup du jouet...

"Je peux te sauver ! reprit Dorcas d'une voix calme et psychotique. J'ai trouvé !"

Et pour finir, elle sortit même un petit couteau d'une poche. Juste au cas où elle ait besoin de pentacle pour stabiliser le sort. Elle s'était entraîné avant, bien sûr !


Et sans tarder, elle prit la poupée dans les deux mains. Et, arborant un grand sourire totalement déphasé avec la réalité, elle se mit à incanter aussi doucement que possible. Ses paroles étaient comme une nappe d'obscurité vorace, jetée sans retenu sur une pauvre mourante sans défense. La proie fut happée en un instant : forcément. Elle hurlait à la mort, à la vie ou aux remords. Mais le bâillon posé sur sa bouche faisait remarquablement bien son travail : dommage pour elle. Frappée de toute part par l'énergie projetée des mains de l'enfant, Tituba se tordait de douleur tandis que son corps se distordait selon les moindres désirs de la jeune sorcière. Cette dernière ne cessait d'incanter, encore et toujours, toujours plus fort à chaque seconde. Lentement, ses paroles se déformaient de plus en plus, se rapprochant inexorablement des cris d'un fou allié. Le visage de l'enfant était tordu par la fureur, la où celui de sa victime l'était par la douleur. D'ailleurs il perdait de son humanité, et commençait déjà à ne plus ressembler à grand chose...
Une masse, informe, flasque et gluante. Mauve sombre, elle avait fait sienne presque toute la poupée que l'enfant tenait dans les mains. Lentement, la chose commençait à prendre forme tendit que l'enfant s'égosillait à hurler comme elle le faisait. En vie... en vie, en vie ! Elle le devait : et elle n'avait que ça en tête. La garder en vie, en vie, POURQUOI !

Quoi ? Sortant d'un coup de son état second presque d'un état de transe, l'enfant posa d'un coup son regard sur le lit. Dessus il n’y avait plus de femme, mais une sorte de sphère faite de matière mauve. En son cœur, un œil écarquillé de terreur prenait place. Et de là partait un paquet de tentacules assez longues et fines.

"Pourquoi ! Pourquoi ! Pourquoi !!!!"

Une voix répétait cela dans la tête de l'enfant continuellement. C'était à la rendre folle. Que cela cesse ! Assez... assez !

Mais c'était loin d'être fini. Ameutés par le bruit, de nombreux esclaves arrivèrent. Le propriétaire ne tarda pas non plus. Et fatalement, tous crièrent à la sorcellerie. Pourquoi ! Pourquoi cela devait-il être toujours aussi compliqué ! Amers, l'enfant s'empara du couteau, mais ce fut contre elle qu'elle le tourna. Des pentacles, c'était toujours plus rapides pour se sortir d'une situation de crise. Aussi en dessina-t-elle rapidement un sur le mur qui était derrière elle.

"Lâchez-moi !!!!!!!!!! beugla-t-elle comme une folle."

Et sur ces mots le sort prit effet, repoussant puissamment ses assaillants. C'est alors que Dorcas récupéra la créature nouvellement formée.

"Mais tais-toi !!! brailla-t-elle d'un air courroucé et tordu par bien des choses."

*

Sur ce elle s'enfuit la bête dans les bras, profitant du répit laissé par le sort du pentacle pour ce faire. Elle s'enfonça dans la forêt. Et plus personne, pas même un propriétaire au trop grand cœur, n'entendit parler d'elle…


La forêt. Sombre, humide, lugubre. Mais elle n'avait plus que ça comme refuge. Elle s'y terra pendant longtemps, très longtemps. Tituba était toujours avec elle, mais c'était bien parce qu'elle n'avait nulle part d'autre où aller. Pourquoi ? Pourquoi ! Pourquoi !!! Pourquoi... Elle ne cessait de demander cela à la pauvre fille, à présent un brin habitée. Elle la sermonnait, sans cesse trêve ni repos. Elle lui donnait des leçons sur le sens de la vie, sur la nécessité de la mort. Non... non, non ! Dorcas s'efforçait de rester hermétique à toutes ces belles paroles. Facile à dire mais moins à faire. Qui laisserait mourir un être aimé ? Qui s'abandonnerait à la solitude froide et silencieuse du deuil ? Pas elle, plus elle.
Elle pouvait voir les spectres, et devait se limiter en magie pour ne pas briser le sort. Mais beaucoup de morts passaient de l'autre coté, si bien qu'elle ne les revoyait jamais. Quand au sort, il avait été lancé loin de là, loin de la Pennsylvanie : à Salem. Et puis ses consœurs avaient disparus. Alors advienne ce que pourra : elle protégeaient celle qui restait.  
Mais jour après jour, Tituba insistait. Elle parlait jour et nuit, et l'enfant n'arrivait plus à l'ignorer. La voix de la vieille femme résonnait dans la tête de l'enfant tout le temps. Lorsqu'elle partait à la cueillette, qu'elle chassait -même si elle n'était pas très douée pour ça-, lorsqu'elle dormait même. S'en était devenu insupportable ! Assez, assez, presque une année à entendre cette vieille mégère se plaindre. Et elle à ce rythme, elle pouvait en hurler des complaintes ! Assez, la pauvre enfant -devenue alors l'ombre de la sorcière qu'elle avait été jadis- était prête à tout pour la faire taire, tout... TOUT !!! Mais la bête ne pouvait mourir d'un coup de poignard ou de quelque blessure que ce soit. C'était un sort qui tiendrait tant que la sorcière qui l'avait jeté vivrait. C'était ça de trop bien faire son travail... Soit...


*

"Dorothy, braillait encore et toujours Tituba depuis un petit heure maintenant, achève moi.
-Tais-toi, répliqua l'enfant d'une voix soufflée et tendue."


On sentait qu'elle aurait voulut hurler en cet instant. Mais elle n'en avait plus la force semblait-il.

"Je dois mourir, insista la vieille chose.
-Tais toi ! répliqua la jeune fille avec les dernières forces qui lui restaient."


A ces mots, son poing s'abattit sur le sol découvert de feuilles mortes sur lequel elle était assise. Adossée à un arbre sous une construction hasardeusement faite en bois qui, semblerait-il, devait la protéger de la pluie, elle pleurait encore. Sa peau de satin était salit par la rude vie d'enfant des bois. Ses traits étaient creusés par la fatigue. Elle faisait peur à voir...

"Tais-toi j'ai dis, bredouilla-t-elle pour conclure."

Aucune réponse. La créature, accrochée à une branche base avec ses tentacules, observait l'enfant.
Cette dernière finit par se lever. S'approchant lentement et d'un pas hasardeux d'un arbre voisin, elle posa sa main dessus. En un mot, elle en fit disparaître le tronc sur un cube d'une vingtaine de centimètre. Le creux était environ à sa hauteur, et renfermait une petite poupée vaudou.

"Rivera, annonça d'une voix vide et plate Dorcas."

Puis elle reposa la poupée, et fit réapparaître le tronc. Ensuite, elle recommença avec un autre arbre.

"Maman, bredouilla-t-elle"

Et ainsi de suite.


Ainsi, elle fit apparaître de nombreuses poupées, mais uniquement pour les faire disparaître juste après. Toute la caste et ses parents. Ils étaient tous là quelque part dans la forêt. Dorcas les sortit tous un par un, prononça leur nom sans une seule erreur ni une hésitation, et les cacha de nouveau. Ainsi figés dans la sève ils étaient en sécurité. Elle faisait ça souvent, tous les trois jours, si toute fois elle n'avait pas perdu la notion du temps. Elle délirait, hallucinait même parfois. C'était devenu monnaie courante. Elle était seule, perdue avec ses songes et ses remords.
Aussi, dès qu'elle eut finit son petit rituel, elle hurla à s'en rompre les cordes vocales. Sous son cri quelques oiseaux s'envolèrent, apeurés par le bruit.

"Tu aurais dut me laisser mourir, reprit Tituba qui s'étaient rapproché en faisant du branche à branche. Ta chambre t'attendrait toujours au domaine. Tout aurait été mieux ainsi.
-Non, non, non ! hurla Dorcas."


Et ce fut sa seule et unique réponse. On sentait qu'elle cherchait à ajouter quelque chose, mais rien ne venait. Non qu'elle n'avait plus rien à dire, mais elle ne trouvait pas les mots. Plus rien ne venait. Tout était trop confus, brisé par leurs instruments de torture, brûlé par l'incendie, étripé par la vie. L'enfant n'était presque plus qu'une coquille vide...

"Peux pas, balbutia-t-elle dans la foulée. Dois pas. Sorcière. Unité. Caste, unique, tout. Peux pas, dois pas, mal, mal, mal !"

Sur ces derniers mots, elle s'écroula à terre en larmes. Elle était entre tristesse et rage. Mais contre quoi rageait-elle ? Rien ? Tout ? Elle ? Peut-être bien.


Une enfant brisée, déchirée. Son âme n'était plus rien, passé au rouleau compresseur de la vie. Détruite par son existence, là où celle de ses proches avait été détruite. Embourbée dans les méandres les plus sombres de la vie, elle avait pourtant la solution...

Quelques temps plus tard, juste assez pour qu'elle tombe vraiment au fond du fond, elle avait récupéré une corde épaisse au abord d'un village. Repoussant Tituba de toutes ses forces magiques, elle finit par passer la corde par dessus une branche avec ses pouvoirs.

"Lâche-moi ! Tu, me, survivras..."

Elle l'avait tiré haut, très haut, mais elle était accrochée à l'autre bout...
Et c'est ainsi que l'enfant mourut, et son corps pendu se décomposa rapidement. Tituba, elle, privée de la sorcière qui lui donnait cette forme, disparut quelques jours plus tard sans laisser de trace comme une énergie qui s'en irait dans les airs.

Elle était morte, finie, passée. Mais peut-être était-ce mieux ainsi. Pour elle, et pour tout les autres, il fallait mieux arrêter là. La vie de l'enfant des morts s'est clôturée, ou peut-être pas. Tout le problème était bien là. Si je reflet de la vie était la mort, quel était celui de la morte-vie de l'enfant ?

A PROPOS DE VOUS


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Expérience RP : du rp sur table depuis une an et demi, du rp sur forum depuis environ 3 ans.
Les animes/jeux Fate que vous connaissez : ate stay night et le début de fate 0 (promis un jour je m'y met et je le finis ><)
Comment avez-vous connu le forum ? Des amis m'en ont parlé à l'époque de la V3
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Lun 24 Oct - 19:09
Bonjour bonjour ! Alors pour ta fiche me voici.

D’avance, excuse-moi pour le retard. Je suis inexcusable pour celui-ci.

Voici mes commentaires :

  • Tout d’abord, pour tout ce qui est valeur, sort, pouvoirs et Noble Phantasm, je vais laisser au rouge le soin de juger ce qu’il trouve juste.

  • Néanmoins, l’explication de ton familier me semble … désordonnée. Si tu pouvais faire un effort de synthèse ou de structure pour celui-ci, ce serait pas mal.

  • Niveau général, l’orthographe ne pose pas de trop gros soucis, surtout au vu de la longueur de la fiche. Mais je pense qu’elle est passée sous word, ou sous un autre correcteur orthographique. J’ai repéré des « quelle que » pour « quelques », des « vie » pour des « vit », « pris » pour « prie », enfin tu vois ce que je veux te dire.

  • Pour ce qui est de ta description physique, c’est assez clair, quoi qu’un peu courte (surtout en comparaison). Cependant, sur la fin tu places un passage en gras, mais sans qu’il ne soit utile. En effet, aucune caractéristique n’est réellement mise en évidence, ou de façon très peu claire. Je pense qu’une modification peut être ici intéressante.



Au niveau de l’histoire.

  • Tout d’abord, la structure. Ton choix se porte sur un aller-retour sur les scènes « marquantes ». Mais les liens entre ces scènes sont durs à percevoir. On a l’impression de sauter d’un lieu à l’autre sans avoir le temps de digérer une information. De plus, tu ne prends pas vraiment le temps de poser un cadre, une ambiance. C’est vraiment dur à expliquer, mais tu manques de cohérence dans la structure de ton récit, entrant directement dans la deuxième phase de descriptions, en donnant tellement d’informations sur l’action en cours, que tu perds ton lecteur qui ignore où il en est dans la lecture. Ce n’est pas le cas tout le temps cela dit, mais ces sauts gênent à la lecture.

  • De plus, toujours au niveau de la structure, tu as parfois des tournures de phrase dérangeante. Par exemple : « Et après quelques minutes de silence coupé par les sanglots de la jeune fille. » Tu ne coupes pas le silence, tu peux l’entrecouper, mais la structure encore une fois me parait étrange.

  • Tu as le même problème un peu plus loin : « la jeune enfant était mal ». Mal quoi ? Formée ? Si elle ne se sentait pas bien, la structure ne convient pas. Si elle était dans une mauvaise situation, tu n’es pas clair, une fois encore.

  • Un exemple typique de ce qui me pose problème sur tes formulations, tu places une séparation composée de ****** entre différents paragraphes pour créer une structure au récit. Et tu commences la nouvelle partie par « Et pour cela ». Non, tu fais ici référence à un élément noté plus tôt, hors tu ne peux pas faire référence à quelque chose noté avant ta séparation, il n’y a pas de logique grammaticale.

  • Même plus loin dans ton récit, lorsque tu veux induire du suspens en précisant qu’une révélation vint à Dorothy, sans l’expliquer, tu donnes la tirade du père. Mais révélation de quoi ? De quel problème ?

  • Le sort « en Dorothy », on n’a aucune idée de ce que c’est … Suivre le personnage permettrait d’avoir une idée de ce qu’elle prépare, mais le lecteur est là complètement perdu. Dans ce type de récit, le lecteur a la possibilité de comprendre la situation grâce à de multiples digressions qui lui permettent de comparer et de construire sa propre version. Hors ici, tu nous trimballes entre plusieurs faits importants de sa vie, sans créer de liens, sans expliquer ce qu’il se passe. En agissant ainsi, la première conséquence est de créer un fossé entre tes personnages et le lecteur qui se retrouve incapable de s’identifier à qui que ce soit. Le récit devient alors particulièrement ardu à suivre et à comprendre.

  • Plus loin, tu as une phrase que Dorothy répète dans la prison : « C’est pas moi, c’est le serpent. » Mais pourquoi ? Cette phrase sort de nulle part sans explication.

  • Après la torture : « Dorcas était éprise par un petit et imperceptible sursaut de violence », elle peut être prise de sursaut, mais éprise signifie tomber amoureuse. Tu as la même erreur plus loin : « Éprise d'une soudaine tristesse ».

  • Le choix d’écrire certains passage en plus petit peut être intéressant, comme au début, pour appuyer un passage, ou le formuler différemment, comme par les yeux de l’enfant ou d’un narrateur extérieur. Mais plus loin, tu commences à écrire des paragraphes entier dans une police plus petite, ce qui déforce ton premier choix, parce que c’est en opposition complète avec lui. Ces annotations ne complètent plus le récit, mais en font intégralement partie. Donc, elles devraient avoir la même taille de police.

  • Je t’avoue ne pas trop adhérer au choix qu’elle puisse sortir de son corps pour mourir, puis revenir en modo « yol as much as you want » … Mais c’est un choix scénaristique intéressant qui change. Rafraichissant !

  • A l’inverse, toujours dans le style, mais c’est un détail, tu as tendance parfois à utiliser le langage oral alors que tu fais l’effort de te tenir à une utilisation plus proche du langage écrit, notamment par ton vocabulaire. Alors que tu fais un effort sur ton vocabulaire, arrive une phrase comme « C'était resté pareil, comme aux premiers jours », qui choque un peu au vu du contexte global.

  • Même commentaire pour plus tard : « Alors advienne ce que pourra : elle protégeaient celle qui restait. », le « ce » n’est pas utile dans cette tournure de phrase. L’expression « Advienne que pourra » se suffit à elle-même.

  • Ta toute dernière phrase : « Si je reflet de la vie était la mort, quel était celui de la morte-vie de l'enfant ? », il y a une coquille : « si le reflet » au lieu de « je reflet ». Rien de grave ;-)


De façon très générale, j’ai un peu de mal sur un détail :
Je ne vois aucune trace d’esprit héroïque dans ton histoire.

Cela me pose un sérieux soucis, parce que le Graal ne permet pas d’invoquer des personnages corrompus, et le personnage de Dorothy Good, historiquement, n’a aucune valeur héroïque. En l’état actuel, je suis bien embêté.

Bon, comme porteuse de la légende des sorcières de Salem, soit. Même si Dorcas n'est pas vraiment le choix le plus judicieux pour cela.
Surtout, d'après moi, que rien dans l'histoire que tu as écrit ne le met en valeur. Tu n'écris pas l'histoire d'une martyr, d'une représentante même d'un mythe d'un enfant maudit ou quoi que ce soit.

Bon, ton personnage a été validé en V3 et semble porteur de débats. Je n'ai pas l'intention de les relancer.
Cependant, je te demanderais de choisir dans quelle optique tu comptes te lancer pour justifier un tel personnage. Si tu choisis la martyr, le personnage héroïque ou la légende, essaie de montrer cela dans ton histoire. Si tu pouvais justifier par ton histoire ton choix pour lequel le Graal aurait choisir Dorcas Good comme servant, je serais alors satisfaite.


Bon travail à toi, et encore désolé pour le retard. Dsl
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Je parle en #ff0099 !
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Mer 26 Oct - 14:23
Aucun souci pour le retard :). Je répond moi même tôt pour te tenir au courant mais les choses que j'aurais à revoir je risque de les faire attendre la fin de mon stage :/ (voir topic absences).

Histoire qu'on s'y retrouve je répondrais sur le même schémas que toi avec les même points ^^.

Réponses au points commentaire :

-Yep, un rouge verra ça ^^.

-Sur l'explication j'ai préféré privilégié le "poétique" (même si le mots est un peu fort) en donnant le ton et l'ambiance du truc (d'autant plus que le texte n'a posé aucun souci en v3 à l'époque). Mais si tu veut un truc plus clair et/ou revu je te ferrais ça (et je calmerais mes ardeurs poétiques).

-Oui au vu de la longueur j'ai pus laisser passer quelques trucs comme ça x). Et oui elle est passé sur word, mais sur aucun autre correcteur ^^. Mais dans le doute je relierais voir si je peux en chopper quelques ça sera toujours ça.

-Une nouvelle fantaisie poétique x). Oui pour le coup c'était un pur "style" la pour faire bien. Mais le revoir n'est pas dénué de sens. Je m'en occuperais donc.

Réponses points histoire :

-Pour le coup je suis un peu gênée. Cette structure en question à été pensée pour gêner justement. Le coté seconde phase de description passée en première est un pur choix personnel que j'applique dans tous mes récits parce que je DETESTE les phases longues et lentes où il ne se passe rien (alors je suis en phase d'essayer de me forger une nouvelle façon de décrire qui n'est certainement pas finit je le concède). Quand aux phases détaillées et non détaillées alternées, la sensation de ne pas digérer la précédente informations qu'on a déjà la suivante, c'est là pour donner une sensation de mal aise, de rapidité pas assumée qui dans un certain sens rapproche le lecteur de Dorcas. Maintenant ça peut ne pas avoir été fait dans les règles de l'art. C'est pour ça que nous sommes sur un forum d'écriture amateur.

-Structure peut être peu conventionnel pour cet exemple mais là encore c'est voulus x). Le silence coupé fait simplement référence à ces moment où tu "entend" le silence comme un bourdonnement dans les oreilles mais que se bourdonnement vient être "coupé" par un bruit répétitif (une sonnerie, un bruit de mécanisme, des sanglots). C'est peut être pas très scolaire mais c'est, pour cet exemple, quelque chose que je vois comme étant imagé, certes, mais clair en fait. Donc jet'avoue que je suis un peu gênée et que je ne sais pas quoi te dire sur ce point :/ .

-Pour le coup je pense que ça doit être une problème de région. J'ai très souvent entendu cet genre de tournure comme un équivalent à "l'enfant se sentait mal". Mais je pense que ça vient d'un langage régional quelconque que j'ai et que tu n'a pas (ou inversement). D’où l'incompréhension. Mais c'est dans mon vocabulaire j'avoue XD.

-De mémoire il me semble que je vois le moment auquel tu fait référence. Et pour être honnête je me suis posé la même réflexion. Seulement, si je ne m'abuse, ce moment ressemble autrement à un gros pavé pas beau et pas très attractif. Aussi j'ai choisit de mettre ces ******* pour privilégier le fait de faire respirer le récit à la logique grammaticale pure et dure. Même si, d'un point de vu purement sémantique, le fait de mettre des ****** avant un "Et pour cela" peut être discutée d'un point de vu justesse grammaticale. Pour exemple je ne donnerais qu'un simple axe de réflexion : est ce que délimiter le récit implique que les nouvelles partie ne prennent pas appui sur le précédente ? Personnellement je dirais clairement que si, parce qu'une histoire doit avoir une cohérence complète et que chaque action passé influe sur la suivante. Mais encore une fois peut être parle tu d'un impact différent et auquel cas je m'excuse si j'ai mal comprit.

-Sur ce coup la je vois pas ce qui pose problème... Dorothy cherche un moment ou la majorité du village sera regroupé. elle cherche, elle cherche. Et son père ivre lui parle du jugement exemplaire de sa mère qui attirera certainement masse monde. Il lui donne donc une solution sens le savoir rien de plus. Le passage me semblait claire pourtant...

-Alors là peut être suis-je allé un peu loin. Mais le "fossé" que tu décrit me semble pas exister. Je m'explique. Dorothy elle même lors d'une grande partie de sa vie ne sait elle même pas comment se poser dans son environnement, d'identifier elle même ou juger ce qu'elle voit. Elle est trimbaler dans des faits qui la dépasse et pourtant elle doit agir (je pense qu'on sait assez clairement ce qu'elle pense de la mort de Rivera, de sa mère, des fausses accusations et de ce genre de choses). Pour faire simple le récit est en quelques sortes coupé en deux parties (même si le passage de l'un à l'autre et en fait plus lent et progressif). Au début de son histoire elle ne comprend pas ce qu'il lui arrive, elle cherche cependant à agir sans vraiment savoir si ce qu'elle fait est bien (même si elle cherche à s'en convaincre), et surtout elle doute. Alors que le lecteur ne sache pas se positionner, quoi penser, comment voir ce qui est bien ou mal, c'est super ! Ca veut dire qu'il s'est parfaitement identifié à Dorothy. Pendant la fin du récit par contre, l'enjeu devient différent. Dorcas glisse dans la folie. De ce fait mon but à été de poser plus encore le mal aise en instaurant une "logique" chez Dorcas qui n'est pas celle d'une personne "saine d'esprit" mais qui est, avec un brin d'empathie (et une identification qui semblerait-il a peu marché avec toi au début) proche et qui peut être comprise. En fait le but était de pousser le lecteur à comprendre un fou (pour résumer). Et le tout avait pour but de plonger le lecteur dans un mal aise constant. Alors oui parfois j'ai volontairement éloigner le lecteur des actions de Dorcas (pour préserver son empathie par exemple, ou pour exploiter le principe de peur qui réside dans l'imaginaire du lecteur), parfois j'ai biaisé la vision du lecteur par le prisme de l'enfance (mais là c'était clairement pour le rapprocher de Dorcas x) ), j'ai pris des choix qui peuvent paraître "non conventionels" mais je les assume x). Et peut être a défaut de réussir, je pense que tu ne pourra pas nier que j'ai essayé x).

-La phrase du serpent vient tout simplement du serpent que sa mère lui a offert (ce qui est mentionné). Le même serpent tué par son père, utilisé dans un sort et un np, et qui est tiré des rapport de procès de l'époque. Les éléments du serpent Orphée à l'époque ma même demandé de les rajouté en V3.

-Remplacer prise par éprise était volontaire. Je sais pas si ça a un nom comme figure mais le remplacement a pour but de montrer le lien étroit, vicieux et mauvais que Dorcas entretient avec la douleur, la souffrance et les affres de la vie.

-Les passages plus petits ont simplement pour vocation de faire le liant entre les phases de récits plus détaillées. C'est un peu mes élypses qui me permettent de faire ma fiche en 2 mois et non 8 x) . Le choix me semble donc suivit en partant de cette optique (après peut être ai-je plus élipsé à la fin qu'au début mais je pense que c'est pour le bonheur de tout le monde que je face un peu plus court x)). Et le coté "yeux d'enfants" est pas voulus J'ai juste trouvé que ça ressortait mieux et que ça permettait de mieux visualiser les différentes scène et leur délimitations.

-Pour le coup une pure différence de gout oui. Même si, pour ma décharge, cet élément scénaristique était un peu là aussi pour exploiter le fait historique qu'on a sur son accusation qu'elle aurait "attaqué des enfants avec son spectre". Même si dans le récit j'ai remplacé l'élément de la scène par d'autres fantôme, j'ai pensé que le fait de faire apparaître son propre spectre collait plus aux infos historiques qu'on avait.

-J'ai juste pas faire gaffe pour le coup. J'avoue pas me souvenir si c'était volontaire ou pas XD.

-Same x)

-Oups ! je corrigerais ça !

Réponses aux points finaux :

Aucune trace d'esprit héroïque Oo ? Personnage corrompu Oo ? AUCUNE VALEUR HISTORIQUE Oo ?
Pour le valeur historique je ne donne qu'un lien (principalement parce que j t'épargne les liens en anglais que je me suis tapé ^^) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dorothy_Good

Ensuite, pour l'histoire du personnage corrompu, je ne vois pas ce qu'elle vient faire là. Dorothy n'est pas corrompu. Est c'est bien pour ça que j'ai tourné l'histoire exactement comme ça : une caste de Salem INNOCENTE de ce dont on l'accuse. Pour faire plus simple dans l'histoire que j'écris, il y a bien une caste de Salem (dont Sarah puis Dorothy Good sont les dirigeantes). Mais l'affaire des sorcières de Salem tient une origine "scientifique" grandement répandue : le seiglisme.
De ce fait je ne comprend pas pourquoi tu rapproche Dorcas d'un personnage corrompu étant donné qu'elle n'a rien de malfaisant ou de mauvais. Il faut là séparer l'imagerie d'une magie et son réel alignement à mon sens.

Et enfin, je t’avouais que c'est dur de voir que pour toi il n'y a rien d’héroïque dans cette histoire. Elle a sauvé une caste entière (moins 2 d'accord) en se sacrifiant. A l'age de 4 ans et demi Oo ! Alors outre le fait que question acte héroïque ça se pose plutôt bien, ce qu'elle a enduré ensuite pour ce faire la rapproche assez bien d'une martyr (elle a vu sa mère pendu, son père brûlé, sa caste disparue, elle a dut tuer de ses mains, elle a perdu tous es proches etc).

Et oui mon but avec ce personnage n'a pas été de reprendre le mythe de l'enfant maudit derrière les couleurs de Salem. Mais plus précisément, mon but a été de mêler des faits historique (on a à peut prêt tout ce qu'on sait de Dorothy dedans là x) ) sur l'affaire de la petite fille avec les mythes courants de sorcières. Et question mythe de sorcière là je pense que qu'il me manque que le chaudron XD (et encore je les visualisais avec j'ai juste pas eux l'occasion de le mettre x) ). Tu as quand même des pentacles, des sorts de sangs, de maisons abandonnées, des certes de femmes en capuchonnées, des éclairs, des sacrifices, une forêt et une maison brûlées (personnellement une vison que je préfère à celle avec le chaudron soit dit en passant).

Aussi, tu me voit assez confuse de voir que tu ne voit pas ce que j'y ai mit :
-tu dit qu'elle n'est pas martyr alors qu'elle a bien bouffé
-tu dit qu'elle n'a pas d'acte héroïque alors qu'elle en a un à 4 ans et demi
-tu dit qu'elle n'est pas historique alors que son nom apparaît dans les rapports des procès
-tu dit que le lecteur ne s'identifie pas à Dorcas alors que je me suis trituré la tête pour faire des choix compliqué de narration pour que ça soit le cas.

Pour te donner une idée, mon seul regret vis à vis de e perso n'est pas pouvoir en faire une caster/berzerk (parce qu'elle finit quand même folle et ça me semble important dans sa vie). Mais la capacité de classe "classique" des zerks ne lui correspondent pas. Et c'est bien pour ça que mon pouvoir de blood fury est là pour donner une impression de "zerk magique".

Aucun je ne vois pas, au vu de ce que tu m' dit, quoi changer d'autre que le description du familier (même si je l'aimais bien o-o) et corriger des coquilles.





J'ai la cruelle impression qu'on ne se comprend pas pour le coup o-o et ça me gêne. Au pire, si tu veut qu'on parle de choix/de points techniques/de choix de narrations/ de pleins d'autres trucs, ça te dirait de le faire par skype directement et/ou en vocal ? Ca sera plus facile à mon sens ^^ :).
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Mer 26 Oct - 14:42
Bien entendu, nous pouvons en discuter plus facilement/longuement oralement via Skype, d'autant qu'à lire ta réponse, il semblerait que je n'ai pas été clair non plus dans ma propre réponse.

N'hésites pas à me contacter via Skype, mes coordonnées sont sur mon profil.






[EDIT]

Contact Skype effectué.

Validation sans modifications sur la fiche.
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Compteur Graal = 0,5
Je parle en #ff0099 !
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Jeu 27 Oct - 18:13
Je prend donc le relais sur cette fiche.
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Ven 28 Oct - 23:22
Bien, ça va être a la fois, court et long.

Court sur ce que j'ai a dire sur la fiche. Long avec ce que j'ai a dire sur la validation.

((1ère partie, bien qu'apparaissant sur cette fiche au vue de la situation, elle est valable pour tout le monde. c'est pourquoi je parlerais du cas spécifique mais ce n'est pas uniquement pour Dorcas mais bien pour toutes les fiches à venir))

Commençons sur ce que j'ai à dire sur la validation en générale.

Qu'une personne ait un style particulier, c'est une chose que dans le fond on ne peut pas discuter sans vraiment entré dans le côté tyrannique. Si il lui prend le malin plaisir de commencer toutes ses phrases par la forme adverbiale du dernier mot de la précédente parce que cette personne trouve cela cool/drôle. C'est un choix personnel sans aucun doute.

Je rappel cependant humblement que sur le forum les joueurs jouent avec d'autres joueurs. Si vous décidez d'envoyer chiez tous retour des autres quand votre style ne leur plait pas, vous risquez à un moment de vous retrouver avec plus personne pour rp avec vous.



Mais au delà du style il y a des fautes vis-à-vis de la langue Française en elle même. Personnellement je m'en tamponne royalement tant qu'on en arrive pas à un niveau de langage sms ou le même mot orthographié 3 fois différemment sur deux lignes. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai repris cette validation était parfaitement capable de passer outre les fautes qui sur la taille de texte ne sont pas suffisante que pour justifié un refus de ma part a moi.

Cependant des situations comme :

Personne ne put déterminer ce qu'elles avaient, à l'exception d'un médecin qui cria à la possession démoniaque... Suite à cela, d'autres femmes furent éprises d'un mal identique. Parmi elles Mary Warren, Mercy Lewis et Ann Putnam, notamment. Et bien vite, on finit par leur demander des coupables..

La phrase en gras ici. Alors qu'une interjection d'un seul mot soit suivis d'un point d'exclamation ça me semble tout a fait correcte. Mais une structure aussi longue sans verbe je suis pas expert mais ça me parait vraiment étrange.

Pour rester dans ce passage qui me permet seul d'exposer mon propos.

d'autres femmes furent éprises d'un mal identique

De nouveau, pour moi il y a style et faute. Hors employer un mot proche du mot correcte parce qu'il sonne mieux, c'est pas du style de mon point de vue, mais une faute parce qu'on a pas le bon mot.



Donc pour moi, l'argument du style personnel me semble tout a fait valable sur certains points, ensuite il ne l'est pas sur d'autres.


Mais comme je l'ai déjà dit, moi ça à ce niveau la je m'en fiche. Donc je peux continuer ma validation.



Ah non il me reste mon second point, le plus important dont je devais parler avant de valider.


Alors je peux parfaitement comprendre qu'un joueur soit extrêmement attaché à certains points de sa fiche. J'ai déjà renoncé à une fiche sur un forum, juste parce que l'admin trouvais que le fait que le prénom de mon personnage soit le même que le prénom du personnage de l'avatar n'était pas acceptable et qu'il suffise que je change ça pour avoir ma validation. J'ai poliment décliné son offre et changer d'orientation, m'étant déjà fait toutes la vie de mon personnage dans ma tête et l'ayant toujours appeler de la même façon, j'aurai eu l'impression que quelque chose n'était pas correcte en changeant son nom.

Alors je peux parfaitement comprendre qu'on défende son bout de gras, que lorsqu'on a réaliser un travail de 30 pages words on a pas envie de relire pour modifier ce qui pour nous fait partie de l'essence du personnage. (Bien que je ne serais pas personnellement d'accord de dire que le style d'écriture soit partie intégrante de l'essence du personnage, mais j'imagine que pour d'autre le style est plus important donc je reste ouvert d'esprit)

CEPENDANT

Bien sur on est sur un forum. On est la pour s'amuser, on est pas à l'école, on fait NOTRE fiche, on joue NOTRE personnage, c'est juste un passe temps.

Mais faut pas oublier que c'est la même chose pour les autres joueurs. Et que pour certains d'entre eux c'est même plus que cela, je parle ici des membres du staff, qui sacrifient de leur temps libre et de façon totalement bénévole pour permettre aux forums de tourner. Alors oui c'est un choix personnel qu'ils font mais sans eux pas de forum et du coup pour vous pas d'amusement. Alors oui on écrit pas forcément sa fiche pour plaire au modo et a l'admin qui vont la lire, mais ce serait bien d'y penser un minimum. Parce que quand on passe 4-5h sur une fiche pour tout lire, revérifié si et là si tout est ok avec le systeme et l'univers et qu'on prend la peine de vous répondre c'est POUR VOUS et POUR LE FORUM. Et cela implique un minimum de respect en retour.

Je ne parle pas ici d'un respect d'ordre hierarchique, comme on peut en avoir avec son patron dans l'esprit admin>modo>membres. Non un simple respect humains vis-à-vis d'une personne qui passe de son temps libre pour vous sans rien demander en compensation.

Une fiche à une validation par un modo suivit par une validation admin. Il peut arriver que sur l'aspect technique l'admin et le modo ne soit pas tout a fait d'accord et c'est pour cela que sur un point purement technique on peut laisser la décision finale a l'admin valideur.

MAIS c'est pas un droit universelle à dire "toute façon l'avis du modo j'm'en fou" ABSOLUMENT PAS! Il est nécessaire d'obtenir, la validation modo ET la validation admin. Et dire à quelqu'un qui s'est investit d'abord sur le forum puis sur votre fiche que comme vous êtes pas d'accord vous le snober et vous passer de suite à l'étape suivante NON ça ne se fait pas.


Personnellement je suis admin sur le forum et comme vous le savez ou pouvez le lire en ce moment mon orthographe est très loin d'être irréprochable. ça ma poursuivit à l'école pendant des années, ça a vraiment été ma bête noir qui m'a pourrit bien comme il faut et maintenant que je suis sortis des études sincèrement j'en ai plus rien a cirer.

Pourtant les modos sur fate ont une sale manie, ça les amuse, de tout me tapper en premier commentaire de fiche "trop de faute d'orthographe faut relire". Au moment ou je le vois ce post du modo, j'ai une envie folle de lui encastrer la tête dans un mur. Puis je relis ma fiche et je corrige mes fautes. Parce que comme tout membre du forum devrait le faire, je respecte les autres membres et le staff et le travail des gens qui y sont et si le modo qui me valide estime que mon orthographe doit être revue je la revois.

Ici je ne dis pas qu'on doit tout accepté directement parce que c'est demandé, on peut discuter, on peut défendre son point de vue et voir comment la situation évolue. Mais en aucun cas on ne peut faire sauter l'avis d'un modo sans qu'il n'y ait un véritable abus irréfutable de ce dernier.



Voila j'en ai fini avec mon petit pavé d'introduction désolé.


((2ème point pour la fiche de Dorcas spécifiquement))


Alors pour les aspects techniques

Les effets en eux mêmes me vont mais certaines valeurs seront a revoir car trop forte.

je pense notamment a :
sentence de Salem ou théorie des cordes dans les sorts
Blood rage dans les pouvoirs
Titubas faudra qu'on vois bien tous les effets ensembles

Le boost du poignard sur le sort de soins par contre est tellement beau j'aime beaucoup ou alors tu as oublier des parenthèses quelques part?


Pour les sorts qui passent les défense ou les protection magique, c'est de loin trop fort je le signale de base (dans certains cas c'est des bonus de 1000) donc pour ça il faudrait au moins un NP qui donne à tes sorts cet effet de passer les protections. Juste retirer un rang ce n'est clairement pas suffisant comme contre points les servants avec la plus basse Def M étant au moins a 200.


Pour les NP ils sont l'un comme l'autre acceptable, mais encore une fois bien trop sur boosté niveau effet. Mais ça c'est du détail numérique.




Pour le physique et le caractère je dirais donc un bon OK.



Voila tu as un premier tour d'horizons de ma part pour voir on ça en est pour les aspects techniques principalement. Nous reprendrons donc ta validation finale là une fois que la première validation aura été obtenue en bonne et due forme, parce que je ne reviendrais pas la dessus.


Bon courage pour allez la chercher et bon jeu une fois que tout cela sera régler.


Dream Hunter
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Sam 29 Oct - 15:22
Alors juste pour précision y a un truc que j'ai pas comprit : première validation de qui ? Je vois avec Sakura donc ? Avec un autre modos ?
Parce que tu as fait ton looooonnng pavé sur le "respect des modos" (chose sur laquelle je reviendrais plus tard), sans préciser qui allait passer sur la première (vous voyez en interne ? je cours après un modos ?).

J'avoue que je suis perplexe sur ton exemple Oo . La phrases mise en relief est simplement une phrases non verbales. Et si dans le conscient collectif ça peut paraître étrange, des phrases sans verbe on en dit souvent (peut être pas tous les jours mais pas loin). Et cela ne date pas d'hier comme le montre cette citation :

Dommage qu'elle soit une putain, John Ford (1961), acte 1 scène 2 a écrit:
Sur une assiette de bouillon chaud pour vous calmer l'appétit... Oui, créature inoffensive, mais oui !

(A noter ici que le verbe calmer est utilisé comme complément et non comme verbe ^^ . Et oui Selsel j'ai vu t'a remarque sur les phrases à points d'exclamation, mais elle était à la suite alors je l'ai mise en free ^^)

Plus généralement, on peut ne trouver les règles ici : http://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-16169.php

Donc peut être est-ce la forme de cette phrase non verbale en particulier qui te choc, mais j'avoue ne pas comprendre en fait o-o . Elle me semble avoir une structure basique et pas compliqué pour une phrase non verbale o-o .

Sur le mélange "pris"/"épris", j'ai déjà débattus dessus avec Sakura donc je vais éviter de rererererere et redire ce que j'ai dis (d'autant plus qu'un vu de ta remarque sel tu semble avoir été au fait de ce que j'ai dis ^^). Et vais simplement citer Ghérasim Luca qui est un auteur que j'aime beaucoup, juste pour te montrer Selsel que j'en ai teeeeeellement fait des efforts pour éviter de repousser les gens du forum :

Héros-Limite, Ghérasim Luca (1953) a écrit:
mais en tirant des coups de feu
(les coups de l'ex "tout à coup")
sur tout
et surtout sur soi-même



et sur l'Impossible-façon-d'ouvrir-
tout-à-coup-
une(fenêtre-sur-la-pure-violence


qui
fourrée au centre des cibles
entre par l'être de la fenêtre
et jette à la face du monde


le gant


le grand rire
(...)

Donc voilà, à ce rythme imaginer remplacer pris par épris pour montrer le lien masain entre Dorcas et la douleur... c'est presque banal XD .



Venons en à ton second point, qui pour le coup met en relief un truc un peu oublié XD.
Je suis pour le respect des modos, et j'ai taché d'être le plus calme et zen possible lorsque j'ai discuté avec Sakura. Elle a donné du temps, j'en suis consciente, et semblait vide de toute mauvaise intention, au contraire. Aussi j'ai taché de la traiter avec le maximum de respect.

Seulement, j'ai l'impression que ce n'est pas réciproque. Je m'explique : tu le voit ou l'amusement dans le fait d'être inscrite dans un forum depuis plus d'un an sans pouvoir rp ? Tu le voit ou l'amusement dans le fait de devoir subir 2 validation de fiche avant de pouvoir poster un rp ? C'est bien entendu quelque chose qui arrive, d'où ma présence encore aujourd'hui.
Mais à un moment pas patience à juste des limites. Pourquoi ? Parce que, pour synthétiser voici ce que Sakura me demande :
-revoir la vitesse du texte qui, à son sens, est trop rapide. Elle voudrait donc que je m'attarde sur les élipses/passages en petit/pont/appellez les comme vous voulez pour les détailler. Voir elle voudrait que je détaille plus les passages en gros si je ne m'abuse.
=>alors déjà ça me pose un gros problème : j'ai kiffer la faire cette fiche à l'époque je dis pas hein. Mais là tu a vu la taille de ma fiche ? Et ça suffit pas ? Faut faire ENCORE plus long ?!  bon ben cool les gens au bout de 2 ans ici je pourrais rp (je troll là hein mais dans l'idée ce qu'elle me demande là ça demande un bon mois, et au vu de mes activités ce mois si je pense plus que ça m'en prendra un et demi).
-mieux justifier la place de Dorcas au trône des héros. Plus appuyer sur le coté martyr, enfant maudit, ou représentante du mythe de Salem à elle seule (excuse moi Saku si j'oublie une proposition mais il me semble qu'on avait parlé que de ça).
=>alors là excusez moi par avance pour la grossièreté que je vais sortir : mais un nouveau débats d'éligibilité ça m'emmerde clairement. Je m'explique : là on parle pas de revoir la forme du texte/le style/ la mise en page. On parle de revoir en profondeur le perso pour en faire quelque chose de différent (encore plus martyr etc). Alors, outre le fait que perso, je vois pas ce que vous voulez qu'elle bouffe en plus XD, et bien ça ça demande un gros boulot de revoir un texte de cette taille avec ces visées là (outre le fait que baaa je déteste l'idée). A vu de nez, en faisant ça bien avec de nouvelles recherches (y comprit en bibliothèque) et en refondant le tout j'en ai pour 2 mois en étant rapide (3 si je traîne).

==> vous avez bien calculé, le forum dans lequel j'ai déjà attendu 1 an et 3 mois sans un rp me demande entre 3 mois et 4 mois et demi avant de rp : oui oui. Et ça, c'est juste tout sauf l'éclate... (et pour ceux qui se pose la question, oui le temps est aussi long comparé à la vitesse à laquelle j'ai fais ma fiche parce que entre temps je me suis trouver une vie o-o mais genre littéralement donc je préfère la privilégier, comme tout le monde sur ce forum).
Et je sais Sakura ce que tu m'a dit "En une ou deux soirées c'est fait". Mais soit un peu plus réaliste que ça s'il te plait... juste s'il te plait...


Don voilà, Sakura, Selsel, je suis pour trouver une solution. Et je précise que je ne suis pas contre les menues modifications (j'en ai bien faites en v3 pour ajouter le serpent notamment). Mais vraiment, genre vraiment : on est dans un forum rp et pas un forum écriture. Donc les refonde en profondeur de ce genre je peux juste pas là, rien que d'y penser ça me met la nausées. Je pense qu'en qualité de membres du staff, vous savez aussi tenir compte de la variable de temps depuis lequel j'attend pour trouver une solution viable et courte. Outre le fait qu'après Selsel on va parler système (et là c'est un point sur lequel je ne reviendrais pas et que je comprend quand même ^^). Mais ça aussi ça prend du temps. Et si ça continue je pourrais rp pour aout... l''anniversaire des 2 sans sur le forum... Youpi...

(et oui en soit Selsel, "abus irréfutable" c'est compliqué à qualifier quand tu as ce genre de variables qui sont à prendre en compte ^^. Et Sakura : je te l'ai dis que d'autres modifications courte que tu m'a demandé j'étais prête à les faire, et j'en ai d'ailleurs fait certaines (celle ou j'ai eux le temps ) )
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Sam 29 Oct - 15:59
1)Pour les remarques et exemples je l'ai dit, je suis pas un expert et cela me parait étrange une phrase longue sans verbe.

Ensuite comme le montre bien ton lien certes c'est une construction correcte dans certains cas, mais les cas cité ne sont pas le "plein milieu d'un texte narratif" ce sont des phrases "isolées".


2) Pour ce qui est de l'auteur que tu site, on pourrait cité de la poésie du seizième ou dix septième siècle et trouver des emploies de vocabulaire ou de tournure de phrase toute a fait étrange de nos jours.

De plus ce n'est pas parce que tu as seulement commis un vol avec violence, alors que d'autres sont des serial killer que tu n'es pas un criminel. Montrer que des auteurs pousse plus loin que toi n'est pas a mon sens un argument.

==> MAIS de nouveau, c'est pas avec moi qu'il faut en débattre puisque personnellement je ne base pas ma validation la dessus. (je pense jamais avoir aborder le sujet en V3 par exemple)

C'est avec le modo de la première validation et donc oui toujours Sakura, on va pas relancer quelqu'un d'autre et reprendre la travail à zéro.


3) Oui un an sur un forum sans avoir Rp je vois pas ou est le plaisir, personnellement je serais parti sans aucun doute possible.

Aussi si 1 ans d'empêchement avait été causer par le Staff, tu aurais mes plus plates excuses avant mon Seppuku.

Cependant je pense qu'en V3 on a beaucoup discuter de ta, fiche tous les deux puisqu'elle était vraiment particulière sur le plan technique, ce qui a entrainer 2 mois pour la validation et si je suis d'accord que c'est déjà beaucoup. Je dois quand même signaler qu'en juin 2016 le forum était encore en V3 et donc que tu étais validée depuis 8 mois. A titre personnel j'aurai probablement eu quelque chose comme 50 rp d'effectués.

4) Il n'y a pas d'amusement pour le joueur à passer par 2 validations.

Cependant les validations ne sont pas la pour que vous les subissiez mais pour être sur de ne pas avoir de soucis.

Hier en arbitrant le combat Caster VS caster un truc m'a semblé bizarre, j'ai relu un post trois fois sans trouver le petit élément que je cherchais, j'ai conclus qu'il n'y était pas. Pourtant un peu après le joueur me MP pour me dire "bas si je l'ai fait", j'ai relu et PAF je l'ai vu. Je me suis senti super con.

Voila l'erreur est humaine, parfois on fatigue. Du coup pour éviter tout soucis et avoir des problèmes lors des validations et de devoir par la suite demander aux joueurs de modifier leur fiches alors qu'ils ont été validés, on passe par 2 validations ça permet d'avoir 2 personnes différentes qui lisent et évite beaucoup plus qu'une même erreur passe 2 fois entre les mailles du filet.

Ce n'est pas pour casser les pieds mais juste s'assurer que tout tourne bien par la suite.


5) Pour ce qui est de demande de Sakura. De nouveau, comme je l'ai bien posé dans mon premier post:

-les remarques sur le style sont personnelle et doivent être débattue pas forcément appliqué en rigueur allemande

-Si il y a une demande de correction de faute la par contre ça doit être fait


6) Pour ce qui est de l'éligibilité de Dorcas c'est un aspect Technique, Sakura est venu m'en parler puisque intriguée par cela. J'ai expliqué les différents éléments de l'univers qui permette à Dorcas d'apparaitre comme servant et cela même sans avoir besoin de Grand Order. Donc son éligibilité en soit est acquise.


7) Pour l'aspect technique, si tu es sur skype ça peut se régler en 2-3h grand max easy peacy.




Voila pour les différents points que tu énonce. Donc je pense que maintenant le mieux c'est de retourner vers Sakura et de voir si vous savez trouver une solution. Parce que la ce n'est pas entre mes mains, car je ne dérogerais pas de mon principe personnel, que je ne passerais pas au dessus d'un modo parce qu'un joueur n'est pas d'accord avec lui, sauf si je vois un abus irréfutables aux vus de mon opinions personnelle.


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Mer 2 Nov - 13:47
Bien, me revoilà donc pour un second round.

Nous ne parlerons pas ici d'éligibilité, considérons cela comme acquis.

Cependant, au niveau orthographique et grammatical, il y a de nombreuses choses qui me posent soucis. Je vais te faire ici une liste non-exhaustive des changements que je vais te demander de réaliser.

Je précise également d'avance que l'ensemble de ce qui va être cité ici sera dans l'ordre d'apparition de la fiche, et classé selon les parties disponibles dans la fiche.
Un commentaire plus général terminera ce passage.




Capacité de classe

Item construction :

  • "cette ancienne caste à dut" : "a" sans accent, "dut" sans t et avec un accent circonflexe....(cet accent n'est pas obligatoire mais le bienvenu pour une bonne lecture)
  • "à se défendre" : "a" sans accent.

Territory creation :

  • "dans cette maison que la caste avait prit" : pris

Element mastery :

  • Dorcas a reçu ses enseignement(s) avec s (il y en a plusieurs)
  • ...des évènement(s): avec s
  • ... plusieurs élément(s) aisément : s
  • nombre maximal de sort(s): s




Equipement

Poignard sacrificiel :

  • "au manche d'or recouverts" : PAS de s (Le poignard - ! il n'y en a qu'un)

Corde de pendu :

  • "c'est celle qui a eut raison" : PASSE COMPOSE - pas de t à eu

Insigne de Salem :

  • Il faut revoir la phrase ... Qu'est ce qui est dirigée vers le bas (la pierre je suppose) alors le -et- est en trop.
  • "crachant du sans sur demande depuis le bout" : le bout de quoi ?




Sorts

Le mal des ardents :

  • "Qui a parler" : parlé - passé composé...
  • "Et ce sort et tout destiné pour" : Pourquoi "et" ? Je suppose que tu voulais dire "est", et le même problème se répète juste après.
  • "laissant se déverser au loisir" : Au loisir de quoi ? Dans cette tournure de phrase, c'est "à loisir".
  • "défense magic" : L'utilisation de l'anglais dans certains noms propres, pourquoi pas. Mais pas dans le texte. En français, c'est "magique".
  • "dégâts par tour tant que la cible n'est pas soigné" : soignée - c'est une cible
  • "nécessite que la cible ait subie" : subjonctif passé : subi (invariable avec avoir)
  • "dégâts dans les rang" : rangs avec s car il y en a plusieurs (enfin je crois, vu que tu utilises "les" ...)

Clou vaudou :

  • "elle apprécie de pouvoir lancer des clous plus ou moins grand..." : avec s car des clous
  • "en les faisant apparaître" : Avec -ent, car je suppose qu'il y a plusieurs clous.

Démembrement spectral :

  • "Dorcas peut arracher les membres spirituels à leurs membres matériels" : Je suppose que chaque membre n'a pas sa propre âme et ses propres membres spirituels. Ta phrase n'ayant aucun sens en français, je te propose de la reformuler.
  • "si les siens peuvent bloquer l'adversaires" : Si c'est l'adversaire, il n'y a pas de "s". Si tu voulais dire "les adversaires", ton "s" est correct mais pas ton déterminant.

Linceul spectral :

  • "Dorcas à déjà eut à tuer" : "a eu à tuer" : a pour avoir et conjugué au passé composé
  • "Mais  jamais elle n'a attaquée" : - attaqué - conjuguer avec avoir - invariable-
  • "Pour la caste." : Une phrase sans verbe, soit. Mais elle doit alors avoir un intérêt dans le contexte, ou dans le récit. Ici, c'est aussi utile que beau. Soit ni l'un ni l'autre.
  • "Et quelle ironie ..." : Dans le langage littéraire, on ne commence pas de phrase par "Et". Vu que tu essayes d'écrire autrement qu'en utilisant le langage oral.

Poignard ensanglanté :

  • "Dorcas a dut plonger" : "a dû plonger" (pas de t) passé composé

Ecailleux  :

  • "aujorud'hui" : faute de frappe :-)

Sentence de Salem  :

  • "asphixier" : asphyxier
  • "le sentence donnée à bien trop d'innocente" : LA sentence : le mot "sentence" est féminin
  • "le sentence donnée à bien trop d'innocente" : "a" c'est le verbe avoir conjugué, donc sans accent.
  • "le sentence donnée à bien trop d'innocente" : "d'innocente", masculin ou féminin ? Au pluriel de toute façon, donc avec le "s".
  • "le sentence donnée à bien trop d'innocente" : En fait, elle veut dire quoi, cette phrase ? On ne donne pas de sentence à un innocent, ta phrase n'a aucun sens.

Abandon ancestral :

  • "Et si elle puise" : Déjà, c'est une redite et tu te répètes. Ensuite, on ne commence pas de phrase avec "Et".
  • "Aussi elle a apprit à couper ce soutient" : "Appris" avec "s".
  • "Aussi elle a apprit à couper ce soutient" : "Soutien" sans le "t", car c'est le nom commun.
  • "laissant sa cible seul" : "Seule", car c'est une cible.

Le feu de la furie :

  • "Dorcas s'est sentit brûler" : s'est sentie (passé composé)
  • "mais elle a eut mal" : elle a eu (passé composé)




Pouvoirs

Never alone :

  • "la plus jeune enfant ayant subie" : "ayant subi" (conjugué avec avoir : invariable)

Blood rage :

  • "Dorcas a vu la mort, et de très prêt même" : "près", car c'est lié à "proche".
  • "Et si elle a abandonnée" : "abandonné" (conjugué avec avoir - invariable)
  • "Le graal pourrait mettre fait à cette intolérance qui l'a tué" : "fin", car je suppose que c'était pour dire que c'est pour mettre fin à une situation.
  • "Le graal pourrait mettre fait à cette intolérance qui l'a tué" : "tué" si tu veux parler du Graal, "tuée" si tu veux parler de Dorcas. De plus, la phrase manque de clarté.
  • "ainsi elle ne voit que ça et sa magie aussi" : La magie ne voit rien - la magie n'est qu'un outil ou un instrument dans les mains du magicien.
  • "Sa puissance augment, empiétant lentement sur la raison de la pauvre fille" : La puissance ne remplace pas la raison, l'esprit perd de sa faculté de raisonnement au profit d'une augmentation de la puissance. ce qui est totalement différent.
  • "Ainsi si elle et son master sont en mauvaises postures" : Une seule mauvaise posture à la fois. Donc pas de "s".
  • "Elle a apprit à user du sang" : "appris", passé composé
  • "et son insigne ne la quitte jamais" : Ok. Mais quel est le lien avec tout ce que tu as raconté au dessus ? Précise-le ou tu peux enlever cette phrase.

Tituba  :

  • "ayant réfléchit" : "réfléchi" (gérondif passé) désolé si ici encore je suis trop "scolaire"
  • "Et pour cela, les poupées utilisées pour les rituels lui donna de l'espoir :" : Les poupées donnèrent, car elles sont plusieurs.
  • "Faite de matière spectrale très stable, stabilisé au travers d'un matière organique" : "stabilisée" ( Mais qu'est ce qui est stabilisé ? la matière ou la poupée ? Dans les 2 cas c'est féminin donc stabilisée. )
  • "Faite de matière spectrale très stable, stabilisé au travers d'un matière organique" : D'une matière et pas d'un matière.
  • "une douleur que l'enfant se retrouve parfois forcée de lui affliger" : Ici je pense que c'est INfliger. Infliger c'est appliquer une peine - Affliger c'est quelqu'un qui cause du chagrin à quelqu'un ou c'est le destin qui est la cause d'un malheur. Mais dans ce cas je te laisse seule juge dans la tournure de ta phrase.
  • "Si le plus souvent, Dorcas évite d'avoir recourt" : "recours"
  • Un point un peu à part, mais très important : Il va te falloir classer et arranger les pouvoirs de ce familier de façon adéquate. Ici, c'est le fouillis complet.




Nobles Phantasms

Spectrum  :

  • "Ainsi les spectres qui la suivait" : les spectres suivaient donc ent à suivait
  • "Ainsi Dorcas peut transporter ses cibles" : Il y a dans tout le texte un mélange de temps passé et présent qui ne permet pas de faire un texte continu et compréhensible. Il faut choisir un temps pour les situations et s'y tenir. C'est une musique qui fait mal aux oreilles, car les sonorités deviennent discordantes. Si la phrase n'avait pas commencé avec le mot "Ainsi", cela pourrait etre la formulation d'une situation et donc être correct. Mais le terme "ainsi" apporte une précision qui doit rester dans le temps utilisé précédemment.
  • "Le ciel, violet sombre et parcourut" : soit "ciel d'un violet sombre parcouru", soit "ciel violet et sombre parcouru" mais pas "ciel, violet sombre et parcourut"
  • "Le ciel, violet sombre et parcourut" : Parce que oui, il n'y a pas de "t" à "parcouru".
  • "Si au tout débuts" : Pas de "s" à "début".

Snake Venom :

  • "Mais Sarah et la jeune enfant avait tenu" : "avaient tenu" (elles sont 2)
  • "Non, il aurait dut mordre" : il aurait dû mordre (conditionnel passé) (valable pour son camarade qui suit juste après également)




Physique


  • "A première vu" : "vue" => tu fais deux fois la même faute.
  • "Mais en y regardant de plus prêt" : "près" (proche)
  • "Sa silhouette, fine voir même" : "voire" même (signifie "et même")
  • "D'un point de vu" : "vue", à nouveau
  • "Elle ressort la garde robe que son sauveur lui avait acheté" : "achetée" (COD avant le verbe donc il s'accorde avec "une garde robe")
  • "Et sans pour autant être très chers" : "chères" (à cause de "robes")
  • "lorsqu'elle pleurs" : "pleure"
  • "un petit nez tellement minuscule qu'on croiraient" : que l'on (ou qu'on) croirait qu'elle n'en a pas - qu'elle n'en n'a pas (négation)




Caractère


  • "Dorcas n'a jamais eut" : "n'a jamais eu"
  • "c'est lorsqu'on" : "lorsque l'on"
  • "elle a moins de chances importuner" : "d'importuner", il te manque le petit "d"
  • "Et elle a même finit" : "fini" sans "t"
  • "Elle a apprit" : "appris" (les choses qu'elle a apprises ...)
  • "c'est une seconde nature que d'aider ce qui lui sont chères" : "ceux qui lui sont chers" (ce sont "ceux" soit "les gens")
  • "Elle ne cautionne pas la violence, elle la vie déjà" : "vit" car c'est le verbe et pas le nom commun
  • "Et elle ne l'a plus jamais revu" : Quid ? La caste je suppose, mais dans ce cas c'est "revue" avec l'accord.
  • "Pourquoi courir à la mort..." : Tu fais ici une citation, car tu n'es pas l'auteure de ce passage. Il te faut alors citer tes sources.




Histoire


  • "Pour autant, les craintes les visant n'étaient pas tout à fait infondés" : "infondées"
  • "sous sols" : "sous-sols"
  • "Huis mois plus tard" : "Huit" On parle de "huis clos", mais le chiffre c'est huit.

  • "D'ailleurs, Sarah finit par surprendre sa fille parler dans le vent" : C'est à l'école que les gens "parlent dans le vent". C'est une expression d'argo qui n'est pas utilisée dans le langage écrit.
  • "il fallait éviter que les mauvaises personnes la voit ainsi" : "voient" (les mauvaises personnes)
  • "Et à la fin , Et cette dernière" : Tu fais énormément de redites. Ton texte est lourd à cause de ces nombreuses répétitions qui ne font pas avancer le récit. Cela ne donne pas d'ambiance malsaine, cela donne juste envie d'arrêter de lire.
  • "Et là, les quelques larmes (...) furent rapidement rejoints" : "rejointes " A cause "des larmes".
  • "à chaque secondes" : "chaque seconde" une par une, donc au singulier
  • "c'est promit" : "promis"

  • "Toutes en cercle elle récitaient d'étranges versés" : "elles récitaient", tu accordes le verbe au pluriel, mais tu laisse le "elle" au singulier. Le contexte donne néanmoins raison au pluriel.
  • "Toutes en cercle elle récitaient d'étranges versés" : "versets", c'est un nom commun, pas un verbe
  • "des capacités magique" : "magiques" car il y a plusieurs capacités
  • "et bien des choses se passait" : "passaient" pluriel toujours
  • "ces femmes tout autour n'étaient pas ses amis" : "amies" car ce sont les femmes, je suppose. Ou alors ses amis imaginaires ...
  • "que lui voulaient-on ?" : "que lui voulait-on ?" pas de pluriel ici par contre

  • "qu'est ce que j'ai fais" : "qu'est-ce que j'ai fait" (x2)
  • "tu sait faire quelque chose" : "tu sais" parce que "savoir" se conjugue ainsi à l'indicatif présent.
  • "Bien sûre" : "sûr" juste un "e" en balade
  • "Toutes les sorcières présentes ne pouvait voir" : "pouvaient" Accord au pluriel
  • "Aucune d'entre elle ne revenait" : "d'entre elles"
  • "Bien sur" : "Bien sûr"
  • "Mais il ne faisait plus rien" : si ce sont les spectres alors : "ils ne faisaient plus rien"
  • "L'une d'entre elle" : "l'une d'entre elles"
  • "lui passa une chaîne de cuivre autour du coup" : "cou" la partie du corps n'a pas de "p", sinon c'est un coup qui fait bien mal
  • "Elle les a tué (...) vidé de leur énergie vitale" : "tués et vidés" (les spectres)

  • "Mais un  jour, il fallait (...) Et les deux personnes à avoir (...)" : Il n'y a aucun sens à ce passage. Il faut penser à le reformuler complètement. Même après plusieurs lectures, impossible pour moi de déterminer ce qu'il se passe.
  • "Suite à cela, d'autres femmes furent éprises d'un mal identique" : Soit elles furent prises, soit elles aimaient vraiment cela.

  • "Sorcières suppôt de satan" : "sorcières suppôts de Satan" ou "sorcière suppôt de Satan", au choix
  • "mais n'avaient rien fait à ses pauvres victimes" : "à ces pauvres victimes" je suppose ... Il n'y a pas de possession à déterminer.
  • "Dorothy pleurait.....Mais soutenues par ses autres consoeurs" : "soutenue" parce que c'est Dorothy seule.
  • "Seulement l'étau se resserrait indéniablement sur elles" : "elle" ? Dorothy ou Dorothy et les conseillères, soit "elle" ou "elles". Mais ce n'est pas très clair.
  • "entourée de ses plus proches conseillères Dorothy réfléchissaient" : "réfléchissait" si c'est Dorothy qui réfléchit

  • "J'ai eux une belle vie" : "j'ai eu"

  • "Rivera arrêtes de dire" : "arrête"

  • "Tout autour, les autres sorcières avait déjà baissé la tête" : "avaient" attention à tes accords au pluriel

  • "Mais il n'y avait pas d'autres choix" : je dirais ici d'autre choix (il n'y a pas le choix), il n'y a même pas un seul choix possible.

  • "Et personne d'autres" : "autre"

  • "Après tout ci quelqu'un" : "si quelqu'un" le "si" du conditionnel

  • "Je suis désolé" : "désolée" si c'est Dorothy qui parle / Et cela arrive à deux reprises.

  • "Et après quelques minutes (...) cela finit par arriver" : "fini"
  • "les hululements des hiboux de la forêts" : "forêt" car il n'y en a qu'une seule ici.
  • "Rivera s'allongea sur le sol, tendit que les autres" : "tandis" !
  • "tout au long du cercle formées par les mains jointes" : "formé" car c'est le cercle qui est formé
  • "Dorothy commenca fébrilement à incanter" : du latin incatare, faire des incantations, je peux me tromper mais le verbe n'existe pas.
  • "Là, un éclair violacé partit de chaque main jointes, et vinrent frapper la lame du poignard" : "l'éclair vint frapper"
  • "les autres sorcières cessèrent d'incanter" : redite avec "incanter", comme expliqué plus tôt
  • "Les sorcières tout autour, elles, manquèrent toute de chuter, affublée d'une fatigue immense" : elles ou d'elle
  • "Les sorcières tout autour, elles, manquèrent toute de chuter, affublée d'une fatigue immense" : "manquèrent toutes" avec S toutes
  • "Les sorcières tout autour, elles, manquèrent toute de chuter, affublée d'une fatigue immense" : "affublée - affublées" je crois aussi que le terme affublées n'est pas vraiment approprié car synonyme de "ridicule, fantaisiste ou méprisant"
  • "Mais trêves" : "trêve"
  • "Et c'étaient à causes d'elles" : "et c'était à cause d'elles"
  • "Alors elle voulait être seul un peu" : "seule"
  • "ces mêmes femmes qui l'avaient poussé" : "poussée"
  • "elles avaient eut" : "eu" plus-que-parfait
  • "était avachi dans la seul pièce à vivre qu'ils avaient" : "la seule"
  • "Cette chienne m'a mentit" : "menti"
  • "si jamais tu était" : "étais" indicatif présent
  • "Soit tu es pareil et tu pendras à coté de son corps sans vie. COMPRIT ?!" : "pareille" car il s'agit d'une femme
  • "Soit tu es pareil et tu pendras à coté de son corps sans vie. COMPRIT ?!" : "compris" simple accord de conjugaison
  • "L'enfant était sonné" : "sonnée" car c'est Dorothy
  • "elle ne broncha pas d'un pousse" : "pouce" le nom commun et pas le verbe
  • "contre la couche de la mère posé" : "posée" car c'est la couche
  • "que les deux femmes s'étaient efforcés de faire" : "efforcées" car ce sont les deux femmes
  • "Meurtrit par les multiples et énormes échardes qui déchirait son corps" : "meurtri"
  • "Meurtrit par les multiples et énormes échardes qui déchirait son corps" : "qui déchiraient" (les échardes)
  • "Mais à présent il était mort. la pauvre bête agonisait, se vidant lentement de son sang." : Si il est mort, il n'agise pas. Il agonise puis il meurt. C'est comme si tu mangeais un steack puis tu tuais la vache.
  • "Aussi il se contenta de mourir, tandis que le père de Dorothy se redressa et retourna s’asseoir." : Il y a des erreurs de concordance des temps.
  • "Mais quoi qu'ils en soit" : "quoi qu'il" au singulier
  • "d'une bousculade non mérité" : "méritée" car c'est la bousculade
  • "Ma mère est tombée malade après avoir nourrit la tienne" : "nourri"
  • "Il n'en tiendrais" : "tiendrait"
  • "la jeune enfant n'avait put retenir" : "pu"
  • "Les créatures avaient déjà commencées" : "commencé", avec le verbe avoir, et le COD est derrière le verbe, donc il n'y a pas d'accord.
  • "Inconscients, il gisaient tout les cinq au sol." : "ils"
  • "Inconscients, il gisaient tout les cinq au sol." : "tous les cinq"
  • "Peut-être avait-elle tentée de se défendre" : "tenté"
  • "Les preuves sont assez accablante" : "accablantes"
  • "S'en suivit" : "s'ensuivit" en un seul mot
  • "un seul petite instant" : "petit"
  • "les accusations portées sur elle avait reléguées celles qui pesaient sur sa mère" : "avaient relégué celles"
  • "Dorothy secoua le bâtiment d'une déflagration de magique invisible" : d'une déflagration magique ou déflagration de magie
  • "Si pour le coup, il n'avait pas tout à fait tord" : "tort"
  • "Si pour le coup, il n'avait pas tout à fait tord" : Avec "si pour le coup", la suite de la phrase n'est pas correcte.
  • "qu'il désignait coupable toute les femmes accusées" : "toutes"
  • "accrochées au mur par des chaînes de métal tant au niveau des poignées que du cou" : poignets ou poignées
  • "c'était tellement évident que cela affubla Dorcas d'une douleur certaine" : "affubler" comme parlé plus haut, c'est lié à une signification satirique. Je ne pense pas que ce soit l'objectif dans ce texte.
  • "Le voile de givre écarlate, reprit-elle. Tu as réussit à le lancer" : "tu as réussi"
  • "Il semblerait que certaines d'entre nous ne soient plus en clin au pacifisme:" : "enclines"
  • "Non mais c'est pas bientôt finit" : "fini"
  • "Mais le garde n'en avait pas assez eut" : "eu assez"
  • "Puis à chaque impulsions" : "impulsion" sans le "s"
  • "Mais, de la même façon avec laquelle un marcheur inconscient découvrit la nuit noire après la nuit, Dorcas découvrit l'Enfer après l'horreur" : ici je pense que "un marcheur découvre" serait mieux ...
  • "quelques autres humaines furent sorties de leur cellule" : "leurs cellules"
  • "Les escaliers dans lesquels on les avaient poussés" : "poussées"
  • "étaient bien l'attirail qui reposait dans cette immense salle" : "était" (l'attirail)
  • "recouverts d'instruments pointues" : "pointus"
  • "des restes de sang séchés" : "séché" (le sang)
  • "Dorcas, elle, n'avait pas bougée d'un pouce" : "bougé" invariable avec avoir
  • "témoignaient de l'effroi qui l'avait prit" : "pris"
  • "comme remit son corps entre les mains" : "remis"
  • "fuyardes étaient traînées jusqu'au instruments de musique sombres" : "aux"
  • "dont les bras et les jambes étaient séparées" : "séparés"
  • "il brillait d'un lueur singulière. Il rayonnait de vie, dans une obscurité sans faille ni limite. Une lueur d'espoir dans la mort" : "une lueur"
  • "il brillait d'un lueur singulière. Il rayonnait de vie, dans une obscurité sans faille ni limite. Une lueur d'espoir dans la mort" : c'est donc le sang qui brille et rayonne, d'après ton texte.
  • "Elles qui n'avaient rien faits" : "fait"
  • "Les amis de Dorcas le lui avait assurer" : "assuré"
  • "t d'un claquement de doigt" : "doigts" car il t'en faut au moins deux pour arriver à les claquer, sauf avis contraire.
  • "masse recouverte de pics rouillées" : "rouillés" car ce sont les pics qui sont rouillés
  • "Là, Tituba fut compressées et lacérées" : "compressée et lacérée"
  • "Les humaines accusées à tord" : "tort"
  • "A chacune d'entre elles, Dorcas était éprise par un petit et imperceptible sursaut de violence" : "prise" ou sinon elle doit être maso et aimer avoir mal.
  • "qu'on pouvaient lui affliger" : "infliger" différence entre infliger et affliger. On en a déjà parlé.
  • "De dos, on les auraient presque prit pour des statues" : "pris"
  • "Ces mots frappèrent Dorcas avec une violence sans pareil" : "pareille"
  • "une tornade vagabondant dans un dessert" : "désert" parce qu'une tornade dans un gateau ...
  • "L'enfant était amers" : "amère" Surtout que l'enfant c'est Dorothy
  • "Relâchant d'un coup tout ses muscles" : "tous"
  • "elle ne résista pas à la nuée de coups qui s'abattit sur elle" : "s'abattirent" (les coups)
  • "elle laissait ses cheveux pendre au grès du vent" : "au gré"
  • "et leurs gardes restèrent postées derrières elles" : "postés" car c'est "un" garde, et ici ils sont plusieurs.
  • "les rendant indéniablement coupable" : "coupables" avec "s"
  • "Elle était détruite, tombées dans une fébrilité à deux doigts de la crise" : "tombée"
  • "avec une puissance inoui" : "inouie" avec "e"
  • "Ses yeux s'ouvrirent un peu plus sur l'effet du choc" : "sous l'effet"
  • "Commençant à se rouler en boule de nerf" : "se rouler en boule", "avoir les nerfs en pelote", ce sont pourtant deux expressions différentes. Les mixer en une seule n'a aucune signification en français. Il va falloir reformuler toute la phrase.
  • "Elles avaient vu leur vie fauchées" : "leurs vies"
  • "Mais, ne s'en souciant guerre" : "guère" ici c'est pour dire "peu", et rien d'aussi guerrier
  • "Les gardes la lâchèrent en première loges" : "loge" ou "en première loge", mais mélanger les accords n'aide pas.
  • "elle s'effondra au sol sans retenu" : "sans retenue"
  • "Qu'elle court, qu'elle vol" : "qu'elle courre, qu'elle vole"
  • "Quelque parte loin d'ici" : "qu'elle parte loin d'ici" ou "quelque part loin d'ici"
  • "Elle vit la corde qu'on lui passa au coup dans les moindres détailles" : "au cou" une fois encore
  • "Elle vit la corde qu'on lui passa au coup dans les moindres détailles" : "moindres détails" car détaille c'est le verbe.
  • "Elle la vit se débattre corps et à âme" : "corps et âme" est une expression précise
  • "Son corps réagissait sans qu'elle ne le veille vraiment" : "veuille" car tu parle du verbe vouloir et non d'une veille tardive à surveiller un je-ne-sais-quoi.
  • "ses suppôts qui nous on corrompu" : "ces suppôts qui nous ont corrompus ? ues ?" Clarifie de qui tu parles également.
  • "Et ramenez moi tout les habitants ici même..." : "tous"
  • "d'accuser à tord" : "tort"
  • "dépourvu de toute magie" : "dépourvus" (car ce sont les humains)
  • "La petite fille repensait à sa mère" : "repenssait"
  • "s'interdisait le luxe de les juger comme inférieur aux sorcières" : "inférieurs"
  • "sous le regard de la foule paniqué" : "paniquée" car c'est la foule
  • "S'en suivit quelques jours vide, totalement vide" : "vides"
  • "Les deux restèrent dans leur cellule" : "leurs cellules"
  • "hommes et femmes, qui crachait tout leur venin" : "qui crachaient"
  • "Aussi Dorcas préférait passer la plus part de son temps dans la maison" : "la plupart"
  • "Mais encerclant sa modeste baptise, des cris haineux raisonnaient" : "batisse"
  • "Qui était tout ces gens qui hurlaient" : "étaient tous ces gens"
  • "Elle volait librement et sans attaches" : "attache" vu qu'il n'y en a pas, même pas une seule
  • "pour briser l'obscurité sans failles" : "faille" même explication
  • "Éprise d'une soudaine tristesse" : "prise" ou elle aime être triste
  • "Elle était morte. On l'avait tué" : "tuée"
  • "elle sentit d'un coup un étaux se resserrer sur elle" : "un étau"
  • "Les paupières fermés" : "fermées" les paupières
  • "ils semblait avoir les yeux percés" : "il semblait"
  • "l'enfant se pétrifia éprise par un froid glacial plus puissant encore" : "prise" ou "envahie"
  • "Mais le destin dans on infinie cruauté" : "son infinie"
  • "Sa faisait mal" : "ça" ou mieux encore : "cela"
  • "une corde recouvertes de lourdes moisissures" : "une corde recouverte"
  • "Son père était rentré avec un moment plus tôt" : avec quoi ?
  • "Un sort, bien entendu liés" : "lié"
  • "Une bien maigre protection face à la déferlant qui heurta l'enfant" : "déferlante"
  • "l'enfant crus qu'elle allait lâcher" : "crut"
  • "fatiguant à vu d’œil" : "à vue"
  • "La matière spectrale crée dans le linceul interférait" : "créée"
  • "malgré le malheur et la fatalité qui s'était abattus sur Salem" : "s'étaient"
  • "comme aux jours où l'innocence de la jeune sorcière étaient encore intact" : l'nnocence était encore intacte
  • "A ceci prêt" : "près"
  • "il lui était impossible de tomber sur ce corps qui l'avait porté" : "portée"
  • "Non ! Elle devait être passé dans l'au delà" : "passée"
  • "et tant que ça restera comme ça tu n'aura plus rien à craindre" : "tu n'auras"
  • "Comment...bredouilla-t-elle avec hésitation, comment es-tu sortit de prison" : "sortie"
  • "La seule chose qui me bloquait été d'avoir à abandonner la caste" : "était"
  • "Je ne sais pas où elle sont" : "elles"
  • "l'homme interdit l'accès de la chambre à tous le monde" : "tout" le monde
  • "L'enfant était tombé dans un état traumatique profond" : "tombée"
  • "mais elle arrivait à garder le contrôle dessus" : "à en garder le contrôle"
  • "c'était les étranges croyances des esclaves du domaine" : "c'étaient" les croyances
  • "Les deux allaient de paire" : "pair"
  • "Tituba vas pas bien" : "va"
  • "ils tombèrent sur un autre employer" : "employé"
  • "Elle se sentait bête, plantée la comme un arbuste" : "là" ce n'est pas le déterminant
  • "Elle ne se courrouçait pas vraiment face à consœur, mais plutôt face au destin" : courroucer n'est pas le terme adéquat dans cette phrase. Il s'agit de la colère d'autrui.
  • "Les propos de l'enfant ne la gênait pas" : "gênaient"
  • "Elle séchait à vu d’œil" : "à vue" encore
  • "Si tu n'est pas disposée à faire le nécessaire" : "si tu n'es" accord à la deuxième personne du singulier
  • "je le ferais pour toi" : "ferai" sans le "s", accord au futur
  • "Tu ne comprend dont pas" : "tu ne comprends donc pas" accord à "comprendre" et "donc"
  • "Samuel Parris, avait une fille et une nièce toute deux très jeunes" : "toutes deux"
  • "Mais elle y ont trop crus" : "elles y ont trop cru"
  • "Et tu sais quelle sort on réservait aux consœurs" : "quel sort" ou "quels sorts"
  • "tu n'y ai pour rien" : "tu n'y es pour rien"
  • "je te le garantit" : "garantis"
  • "TU ME SURVIVRAS DE GRÈS OU DE FORCE !!!" : "de gré"
  • "ses connaissances en médecines étaient médiocres" : "en médecine"
  • "Avec eux, les maladies c'étaient du passé" : "c'était du passé"
  • "Et peut-être bien parce qu'ils y étaient passé, eux, par la mort" : "ils y étaient passés"
  • "Si elle était parvenu à donner" : "parvenue"
  • "maintenir la forme initial de la matière" : "forme initiale"
  • "Une religion qui ne l'avait pas persécuté" : "persécutée"
  • "Une religion qui l'avait accueillit et écouté" : "accueillie et écoutée"
  • "Dès lors elle put tenter en prenant la poupée dans les mains" : tenter quoi ? Ce n'est pas clair.
  • "En y regardant de plus prêt" : "près"
  • "Cesse dont de pleurer" : "cesse donc"
  • "Tu aurais dut" : "tu aurais dû"
  • "Et toi tu aurait mieux fait" : "tu aurais"
  • "Frappés par cette différence, Tituba recula d'un bond" : "frappée"
  • "Elle s'était entraîné avant, bien sûr" : "elle s'était entraînée"
  • "des cris d'un fou allié" : "un fou à lier"
  • "la chose commençait à prendre forme tendit que l'enfant s'égosillait à hurler" : "tandis"
  • "la chose commençait à prendre forme tendit que l'enfant s'égosillait à hurler" : s'égosillait à hurler ... C'est un pléonasme, s'égosiller, c'est hurler.
  • "Amers, l'enfant s'empara du couteau" : "amère"
  • "Et puis ses consœurs avaient disparus" : "disparues" pour aller où au fait ?
  • "Alors advienne ce que pourra" : "advienne que pourra" le "ce" ne veut rien dire
  • "Adossée à un arbre sous une construction hasardeusement faite en bois qui, semblerait-il, devait la protéger de la pluie, elle pleurait encore." : Ta phrase perd tout son sens dans la multiplication des P2 relatives (phrases enchâssées)
  • "Sa peau de satin était salit par la rude vie d'enfant des bois" : "sa peau était salie"
  • "accrochée à une branche base avec ses tentacules" : "une branche basse"
  • "S'approchant lentement et d'un pas hasardeux d'un arbre voisin" : ton "et" est de trop et inutile
  • "Ainsi, elle fit apparaître de nombreuses poupées, mais uniquement pour les faire disparaître juste après. Toute la caste et ses parents. Ils étaient tous là quelque part dans la forêt. Dorcas les sortit tous un par un" : tu as déjà dit que faisait apparaître et disparaitre les poupées, tu te répète encore une fois, sans faire avancer le récit
  • "Tu aurais dut me laisser mourir" : "tu aurais dû"
  • "reprit Tituba qui s'étaient rapproché" : "qui s'était rapprochée"
  • "Son âme n'était plus rien, passé au rouleau compresseur de la vie" : "passée"
  • "Elle l'avait tiré haut, très haut, mais elle était accrochée à l'autre bout" : Dis-moi ce qu'elle avait tiré très haut et au bout de quoi elle était accrochée ? Même avec plusieurs relecture, impossible de visualiser quoi que ce soit.
  • "Pour elle, et pour tout les autres, il fallait mieux arrêter là" : "tous les autres"
  • "Pour elle, et pour tout les autres, il fallait mieux arrêter là" : "il vallait mieux"
  • "La vie de l'enfant des morts s'est clôturée, ou peut-être pas. Tout le problème était bien là. Si je reflet de la vie était la mort, quel était celui de la morte-vie de l'enfant ?" : Il va falloir reformuler toute la phrase ... La phrase est incompréhensible, à part peut-être pour son auteur.




De manière plus générale

    Précisons d'abord qu'il ne s'agit que des premières corrections. Je n'ai fait que répertorier ici l'ensemble des fautes qui me sautaient aux yeux et qui génèrent ma lecture, sans faire de recherche particulière.Tu as par exemple un problème que je n'ai que (fort) peur cité ici, avec :
  • les traits d'union
  • les accents circonflexes
  • les ça au lieu de cela
  • les Et qui commencent les phrases qui donc sont incompréhensibles prises entre deux points.
  • Toujours les ET qui devraient suivrent une , ou un : ou encore tout simplement continuer la phrase.
  • Les Mais qui commencent les phrases et se répètent à profusion.
  • Les phrases copiées/collées qui ne correspondent pas à l'ensemble littéraire du texte
  • les phrases isolées, certes compréhensibles pour celui qui les a pondues, mais qui ne sont claires que dans sa tête.
  • les qu'on au lieu de que l'on




Voici un exemple de répétition qui revient régulièrement à travers l'ensemble du texte, avec la situation du "d'un coup" :

Citation :
Sortant d'un coup de son état second presque d'un état de transe, l'enfant posa d'un coup son regard sur le lit.


Quand je parle de situation qui manque de clarté, je vais prendre cet exemple :

Citation :
S'approchant lentement et d'un pas hasardeux d'un arbre voisin, elle posa sa main dessus. En un mot, elle en fit disparaître le tronc sur un cube d'une vingtaine de centimètre. Le creux était environ à sa hauteur, et renfermait une petite poupée vaudou.

Donc Dorcas s'approche de l'arbre, pose sa main dessus, fait disparaître le tronc pour le mettre dans un cube de 20cm qui se retrouve à sa hauteur avec dedans (le cube) une poupée vaudou, donc Dorcas fait 20 cm de hauteur. Et le creux il est où puisqu'il n'y a plus de tronc.
Puis elle reposa la poupée, et fit réapparaître le tronc. Ensuite, elle recommença avec un autre arbre. : comment peut-elle reprendre la poupée si elle est toujours dans le cube ou le tronc ? Ou alors, elle a fait disparaître une partie du tronc alors qu'elle a déjà mis la poupée dans le trou ?
Bref, c'est un exemple mais tout le texte regorge de situation comme celle-ci.




Un autre point à aborder est le plagiat, ou simplement la citation. Ce qui différence l'un de l'autre est le fait de citer ses sources.
A plusieurs reprises tu utilises des tournures de phrases, des phrases, voire plusieurs lignes intégralement reprises d'autres auteurs.
Tu veux nous faire partager tes auteurs favoris, c'est une excellente idée. Mais tout le monde ne les connait pas, je t'encourage (pardon, te demande purement et simplement) à citer tes sources, sans quoi la situation prête à confusion.




Pour être clair dans mes "demandes" :

Comme tu as pu le voir lors de notre première discussion sur Skype, j'ai laissé passer beaucoup de points, pour ne finalement accepter de passer que sur deux-trois paragraphes.
Ton choix de finalement passer outre la parole du modo est la tienne, je ne la discute pas. Sans chercher d'ailleurs à faire pencher l'opinion de Sel d'un côté ou de l'autre, je me suis tenu à un discours neutre sans émettre d'opinion.

Pour ta validation, je ne te parle pas (plus) d'éligibilité. Je m'en tiens donc à ton texte.

Tu m'as affirmé vouloir affirmer ton propre style d'écriture. Je t'ai parlé d'utiliser le même référentiel que l'ensemble des autres membres du forum, tu m'as affirmé que je n'avais pas à m'isoler dans un seul référentiel, et que je me devais de respecter ton référentiel.
Lors d'une discussion entre nous deux, tu as raison.
Sur un forum, du fait de ma position de modérateur, je me dois de faire respecter le même référentiel à l'ensemble de ses membres, parce que sinon nous courrons à l'incompréhension totale, et à l'irrespect entre les membres.
Tu souhaites affirmer ton style, et vouloir créer ton propre mode d'expression.
Tu nous cites des auteurs comme John Ford ou Ghérasim Luca, et tu sembles sous-entendre que tu te bases sur leurs écrits pour construire ton propre univers littéraire.
Il n'y a qu'une seule différence de taille entre toi et des auteurs essayistes et poètes de cet acabit : avant d'être essayistes, ils savaient écrire correctement.
Tout d'abord, je t'encourage (très fortement) à écrire dans un français plus que correct pour te lancer dans un projet de l'envergure de créer ton propre modèle d'expression. Picasso a d'abord été un peintre réaliste d'une saisissante précision avant de se lancer dans sa propre expression, et de lancer le cubisme.
Ensuite, si tu souhaites te lancer comme essayiste et poète, je te conseille un forum d'essais et de poésie. Pas de RP.




Sélène s'occupera uniquement de la partie chiffrée. Je n'y touche donc pas.
Concernant la partie littéraire, je vais être ... plus tatillon qu'au tout premier passage.
Je vais être franc avec toi, je fait cela autant pour toi que pour n'importe qui d'autre : dire "merde" au modo et passer au dessus est un choix qui peut être assumé, si on sait pertinemment que la fiche ne peut être critiquée en quoi que ce soit. Ce qui est loin d'être le cas de la tienne.


Sélène le dit lui-même :

Sélène a écrit:
les remarques sur le style sont personnelle et doivent être débattue pas forcément appliqué en rigueur allemande

D'abord, je n'ai relevé dans la liste ci-dessus que les fautes de langues, pas de style. Les "fautes de style", sont toutes ici des erreurs qui nuisent à la bonne compréhension du texte. Jamais une question de goût, ou alors je l'ai directement noté dans la liste, juste à côté de ma remarque.
Par ailleurs, comme tu peux le voir dans cette courte citation de Sélène, lui-même fait beaucoup de fautes d'orthographe et de grammaire dans ses écrits. Alors pourquoi suis-je plus dur avec toi qu'avec lui ? La question mérite d'être posée. Mais je pense que tu as déjà la réponse : parce que Sélène ne cherche pas d'excuses sur un style qui lui est propre, et qu'il accepte chaque remarque qu'on lui fait sur le sujet. D'ailleurs, si tu retrouves ses textes à ses débuts sur ce forum, et ses textes maintenant, je suis certain que Sélène ne fournit pas plus d'effort aujourd'hui, mais la qualité de son écriture a augmenté. Parce qu'il est à l'écoute des remarques, et qu'il n'hésites pas à lire les textes des autres.




La lecture et correction de ta fiche m'a demandé 6 à 8 heures au premier passage. J'ai passé presque 10 heures sur la deuxième lecture (parce que je ne voulais pas te dire de bêtises, et que j'ai souvent vérifié mes propres impressions par des recherches). La rédaction au propre de ma réponse ici m'a également pris de 3 à 4 heures, pour ne pas être agressif, ni distant, pour ne pas exagérer dans mes propos, ni minimiser ce que je voulais te dire. En fait, au total, j'ai pris plus de temps pour m'occuper de ta fiche que d'écrire la mienne.




Pour ma validation, donc, je te demande de répondre à l'ensemble des points soulevés ci-dessus.
Sur ce point, je ne souhaite pas négocier.

Cela dit, si tu as des remarques/questions/demandes, je suis à ta disposition. Soit sur Skype lorsque j'y suis connecté (en ligne), soit par MP ici, soit en s'arrangeant un rendez-vous sur Skype en trouvant du temps chacun de notre côté.
Je suis prêt à t'aider, sinon je n'aurais pas passé près de 20h sur ta fiche.
Mais j'ai aussi des points non-négociables, et ils sont tous listés ci-dessus.


Bon travail.
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Ven 4 Nov - 12:30
Dorcas Good a écrit:

Dorcas Good

Age : 12 ans
Nationalité : Américaine.
Organisation : Aucune
Fonction : Servant



Zerochan

CARACTÉRISTIQUES

Type : Servant
Classe : Caster

Stats de base
STR : 6
CON : 6 ou 5
AGI : 4
INT : 2
MAG : 1 ou 2
WIL : 1 ou 2
LCK : 6 (tout étant des propositions ^^)
Stats effectives
HP :
MP :
ATT :
ATT M :
DEF :
DEF M :
ESC :
CRT D :
CRT R :



CAPACITÉ(S) DE CLASSE

Item construction [Rang X] :
Dorcas est une sorcière de Salem. Seulement, danger oblige, cette ancienne caste a dû apprendre a se défendre...
confère les capacités Crafteur et Puppet master, + MAGx20 MP, + rang/2 ATT M, + rang/2 DEF M, incantation -5 actions.

Territory creation[Rang X] :
Après l'affaire de Salem, Dorcas n'avait plus de foyer, plus de maison. Elle avait froid, faim, soif. Elle avait peur. Elle doutait, pleurait. Mais elle était chez elle. Dans cette maison que la caste avait pris pour refuge, au cœur de la forêt. Cette maison où elle a découvert la magie, cette forêt où elle a vécu et où elle se sentait en sécurité. Alors quoi de mieux comme territoire que celui de Salem ?
permet de créer une zone non-détectable, dans laquelle le Caster est capable de ressentir toute présence (sauf si sous Presence Concealment de rang égal ou supérieur). De plus confère au Caster des bonus.

rang 6  =>  zone de 50m, -1 action pour incanter, + rang/2 aux sorts
rang 5 =>  zone de 100m, -1 action pour incanter, + rang/2 aux sorts
rang 4 =>   zone de 150m, -2 action pour incanter, + rang/2 aux sorts
rang 3 =>  zone de 200m, -2 actions pour incanter, + rang  aux sorts
rang 2 =>  zone de 250m, -3 actions pour incanter, + rang aux sorts
rang 1 =>  zone de 300m, -4 actions pour incanter, + rang aux sorts


Element mastery [Rang X] :
Dorcas a reçu ses enseignements magiques très tôt, et demeure en dépit des événements une sorcière très douée. De ce fait elle maîtrise plusieurs éléments aisément.
maîtrise plusieurs éléments (feu, terre (métal), vent, démoniaque). Confère les sorts Workshop, Memory Erasure et Safe Zone (non-inclus dans le nombre maximal de sorts du personnage) si le mage a eu une instruction minimale en magie.

EQUIPEMENT

Poignard sacrificiel :
Un poignard superbe, au manche d'or recouvert de pierres précieuses et à la lame d'argent. Il est tranchant comme une lame de rasoir, et sert parfaitement d'arme.

Corde de pendu :
Une corde épaisse entourant son cou. Certains pensent que c'est celle avec laquelle elle s'est suicidée, d'autres que c'est celle qui a eu raison de sa mère... Allant juste frôler le sol, elle peut être retirée sans mal pour servir d'arme. Et Dorcas ne s'en prive pas...

Perle :
Une perle d'un violet profond, sur laquelle est gravée un œil grand ouvert. Un condensé d'énergie spectrale, nichée dans une matière organique animale. C'est la première création stable de l'enfant. Dorcas joue souvent avec en la faisant rouler entre ses doigts, lorsque Tituba ne la bloque pas dans ses tentacules.

Insigne de Salem :
Ceci est un collier de chaîne en cuivre souple, relié à un pendentif, fait d'une pierre rouge taillée en pointe et dirigée vers le bas. Crachant du sang sur demande depuis le bout, ce collier sert principalement à dessiner des pentacles magiques.
SORTS

Le mal des ardents [Démoniaque, offensif, rang 2] :
Qui a parlé de remuer le couteau dans la plaie ? Personne. Le faire en revanche c'est une autre affaire. Et ce sort est tout destiné pour. Il rouvre les blessures subies, laissant le sang se déverser à loisir. Cruel ? peut-être? Nécessaire ? Oui.
- inflige (ATT mag + rang du sort) dégâts sur l’instant.
- inflige rang du sort - défense magic (cible) dégâts par tour tant que la cible n’est pas soignée d’un montant de pv équivalent au rang du sort.
-Nécessite que la cible ait subi au moins magic résistance (cible) dégâts dans les rang du sort/10 dernières heures.


Clou vaudou [Terre (métal), offensif, rang 4] :
Dorcas est assez intimement liée au vaudou. Et qu'est ce qui vient en tête quand on parle de cela ? Des clous plantés dans des poupées. Et si l'enfant déteste ce préjugé -au demeurant diabolisant pour le vaudou- elle apprécie de pouvoir lancer des clous plus ou moins grands juste en les faisant apparaître devant elle.
-inflige (ATT mag + rang du sort) dégâts.

Démembrement spectral [Démoniaque, malédiction, rang 4]:
Dorcas peut arracher les membres spirituels à leurs membres matériels. Si les siens peuvent bloquer l'adversaire en s'étirant, appliquer par le même temps ce sort sur l'adversaire peut considérablement fatiguer ses muscles.
-Malédiction en esquive de (ATT mag + rang du sort-1)/2 par tour pendant 2 tours.
-Ce sort ignore les résistances magiques.


Linceul spectral [Démoniaque, défensif, rang 4]
Dorcas a déjà eut à tuer pour sauver ses amis. Mais jamais elle n'a attaqué ses ennemis. Elle a sacrifié une consœur pour sauver les autres. Rivera, une bonne âme gardienne qui veille sur les sorcières de Salem. Encore aujourd'hui, Dorcas peut l’appeler pour protéger quelqu'un, ou se protéger elle même.
-protège la cible des ATT mag + rang du sort prochains dégâts subis pour le tour.

Poignard ensanglanté [Démoniaque/Métal, soin, rang 2]:
A une époque, Dorcas a dû plonger un poignard dans son cœur pour sauver ses consœurs. Pour la caste. Mais, elle y a survécu. Et qu'elle ironie qu'elle puisse actuellement guérir en faisant apparaître une image de cette arme.
-Soigne ATT mag + rang du sort pv à la cible
-Soigne ATT mag + rang du sort+1 pv à la cible si le poignard est en contact avec la blessure ouverte soignée.


Théorie des cordes [Démoniaque/vent, malédiction/offensif, rang 4]:
Dorcas possède une corde autour du cou, et cela n'est pas un hasard. Elle peut manipuler toutes cordes et autres cordages, sans le moindre mouvement. Elle peut les faire bouger, les allonger, les raccourcir, et ce à très grande vitesse.
-Immobilise une cible pendant 3 tours s’il a moins de rang du sort esquive, lui infligeant (ATT mag +rang du sort)/3 dégâts par tour bloqué.
-Les dégâts subis ignorent la défense magique.
-Un desengage permet de se libérer de l’immobilisation.


Écailleux [Démoniaque, défensif, rang 2]:
Un guide, une voie, une parole. dorcas a reçu la sienne de la caste, mais aussi de son animal de compagnie. Un serpent. Repoussant me diriez vous ? Amical dirait Dorcas. Et ce dernier savait la protéger comme il le fallait. Et il le fait encore aujourd'hui.
-Protège la cible des ((ATT mag + rang du sort-1)/3)+will (cible) prochains dégâts subis pendant les 3 prochains tours

Sentence de Salem [Vent, offensif, rang 1]:
Une corde, une douleur. Dorcas l'a vu bien trop de fois agir et maintenant c'est elle qui agit. Avec ce sort elle peut asphyxier une cible en l'empêchant de respirer : la sentence donnée à bien trop d'innocentes.
-Inflige ((ATT mag + rang du sort-1)/4 dégâts sur 4 tours
-Ignore les défenses.
-La cible ne peut plus respirer.


Abandon ancestral [Terre, malédiction, rang 4]:
Dorcas est assise sur les épaules d'un géant : ses ancêtres. Et si elle puise sa force de celle des femmes qui l'ont précédées, elle sait qu'il en est de même pour tous. Aussi, elle a appris à couper ce soutien qui aide tout un chacun à chaque instant, laissant la cible seule, délaissée par le passée, et faible.
-Diminue les dégâts infligés par la cible de (ATT mag + rang du sort)/3 pendant 3 tours.

Le feu de la furie [Feu, malédiction, rang 4]:
Dorcas s'est sentie brûler, avoir mal, souffrir. Le feu a manqué de consumer ses chairs, mais elle a eu mal. Aussi sait elle aujourd'hui brûler celle de ses cibles. Un prêté pour un rendu.
-Augmente les dégâts reçus par la cible de (ATT mag + rang du sort)/3 pendant 3 tours.

Workshop [Démoniaque/feu/vent/terre (métal), utilitaire, rang X] :
Permet de créer un Atelier (1 seul à la fois).

Memory Erasure [Démoniaque/feu/vent/terre (métal), utilitaire, rang X] :
efface les souvenirs des dernières ATT M minutes, d’un personnage non-magus.

Safe Zone [Démoniaque/feu/vent/terre (métal), utilitaire, rang X]
dresse un Boundary Field de ATT M x5 mètres qui éloigne les non-magus.
POUVOIRS

Never Alone [Rang X - passif] :
Dorcas est la plus jeune enfant ayant subi l'influence de la magie de Salem. Ainsi, la structure primaire de son âme s'est vue altérée, la rapprochant alors des spectres des défunts. Cela lui permet plusieurs choses, comme de toucher, entendre, et voir le spectral comme si c'était matériel. Elle est aussi et surtout entourée d'une multitude de Wraith. Attirées par la mélancolie de l'enfant, ces bêtes se massent tout autour d'elle. Et ainsi, Dorcas bénéficie de leur énergie, ce qui soigne les blessures et les maux du corps, laissant son esprit comme il est...
-Permet d’interagir avec le spectral comme s’il était matériel en toute circonstance.
-En combat gagne 75 % rang du pouvoir pv par tour.
-Hors combat gagne rang du pouvoir pv par heure (en plus de la régénération classique).
-Attire les fantôme autour de Dorcas (effet rp).


Blood rage [Rang X - passif] :
Dorcas a vu la mort, et de très près même. Et si elle a abandonné de son vivant, elle se refuse à faire cette erreur une seconde fois. Le Graal pourrait mettre fin à cette intolérance qui l'a tuée. Aussi elle ne voit que ça, et sa magie aussi. Sa puissance augmente, empiétant lentement sur la raison de la pauvre fille, comme un véritable cancer qui lui polluerait l'esprit. Ainsi, si elle et son master sont en mauvaise posture, elle saura réagir de la façon la plus offensive possible. Elle a appris a user du sang pour lancer des sorts, et son insigne de Salem ne la quitte jamais.
S’active lorsque il reste à Dorcas moins de rang du pouvoir X4 pv ou moins de rang du pouvoirX2 a son master.
Dorcas devient folle. Elle ne peut lancer plus que des sorts offensifs, des malédictions ou ses NP. Il devient très compliqué de communiquer avec elle et il est impossible de la faire fuir (hors mi en dépensant un CS pour son master). Elle cherchera alors par tous les moyens à éliminer le danger qui les menace.
Dans cet état, ses incantations changent : elle utilise son pendentif pour tracer dans les airs des pentacles en tous genre avec le sang qui en sort en plus de ses incantations classiques. Elle peut par ailleurs le faire avec n'importe quel sang mais moins vite, et peutrecréer son pendentif hors combat s'il est détruit.
-Si Dorcas a son pendentif : peut incanter un second sort à la fois qui lui prend 2 fois moins de temps à incanter mais dont l’efficacité et réduite de rang du pouvoir et dont le coup est amoindrit de rang du pouvoir mana.
-Si Dorcas n’a pas son pendentif : ses sorts font rang du pouvoir de plus en efficacité, et coûte rang du pouvoir mana supplémentaire. Dorcas ne peut plus lancer 2 sorts à la fois, mais elle peut utiliser ses actions gratuites comme des actions d’incantations normales.


Tituba [Rang X - passif] :
Dorcas est l'une des nombreuses magus ayant réfléchi sur la magie liée au vaudou. Notamment, elle chercha à garder Tituba, la dernière membre non disparue de sa caste à Salem, en vie. Et pour cela, les poupée utilisées pour les rituels lui donnèrent de l'espoir. Ainsi, elle créa une poupée qui, liée à sa magie et au corps d'origine de Tituba, devint assez spéciale. Faite de matière spectrale très stable, stabilisée au travers d'une matière organique réceptacle, elle prend la forme d'une boule renfermant un œil d'où sort un bon paquet de tentacules. Enfin cela, c'est le plus souvent. En effet : la créature peut changer de forme, et ce pour coller au mieux à l'allure de sa cible. Ainsi, là où les autres poupées vaudou ne peuvent cibler qu'une seule personne, elle peut cibler n'importe qui. Mais elle ne peut le faire pour plusieurs personnes en même temps. Ainsi, Dorcas peut se servir de cet être pour user de magie vaudou.
Mais où est passé Tituba ? Et bien, l'être qui habite ce corps n'est autre que son âme, piégée éternellement dans une douleur que l'enfant se retrouve parfois forcée de lui affliger. Si le plus souvent, Dorcas évite d'avoir recours à de tels procédés, cela reste parfois nécessaire...
La mort était-elle préférable à cela ? Certainement...
- Tituba est un Familier de Rang X manifestée à l'invocation de Dorcas
- Statistiques d'un Familier de Rang X avec un pouvoir de rang X
- Pouvoir du familier : tentaculaire
-Permet de diminuer l’esquive d’une cible de rang du pouvoir.
-La cible est immobilisée si elle a rang du pouvoir esquive ou moins.
-L’immobilisation disparaît si la cible prend des dégâts.
- Si Tituba est détruite pendant un affrontement, elle retourne dans le Territoire. Elle réapparaît aux côtés de Dorcas chaque fois que celle-ci entre dans son Territoire.
- Lorsqu'elle réapparaît auprès de Dorcas, ses statistiques bonus sont alors redistribuées à la guise de la Caster.
- Lien télépathique avec Dorcas.
- Surveille le Territoire de Dorcas.
- Surveille les alentours.
- Tituba peut devenir une Poupée Vaudoo ciblant une personne en vue ou dont des éléments organiques (cheveux, sang, peau...) de la cible lui sont confiés.
-Tituba change d'apparence et devient passive et inerte.
-Tituba perd toutes statistiques effectives à l'exception de ses MP.
-Tituba gagne [MP Dorcas] MP max, ses MP reviennent au maximum. Si Tituba est sortie de sa forme Vaudoo, elle revient à sa valeur de MP précédent la transformation.
-Chaque tour, Tituba perd Rang MP. (pratique sur les cibles avec peu de RES MAG)
-Chaque blessure subie par Tituba de la part de Dorcas occasionne une perte de MP.
-Chaque blessure subie par Tituba de la part d'autres personnes occasionne une perte de MP d'un montant de dégâts/2.
-Toute perte de MP est répercutée en perte de HP sur la cible. Cette perte est d'une valeur de MP perdus - RES MAG Cible.
-Tituba meurt si elle atteint 0 MP.
-Le processus s’arrête (et Tituba reprend sa forme originelle) si elle meurt, si la cible meurt, ou si Dorcas décide d’arrêter le processus.


NOBLE PHANTASMS

Spectrum [RM - Rang X - Actif] :
Dorcas est intimement liée aux spectres, et ce depuis sa naissance. Fille des morts, enfants des défunts, elle et les spectres errants ont toujours été très proches, profondément unis. Mais voilà, il y avait aussi les vivants. Parmi eux, des enfants qui l'importunèrent avec insistance, alors que la jeune fille n'avait que 4 ans. Les inconscients ! La jeune enfant ne put se maîtriser, malgré sa connaissance en magie. Ainsi, les spectres qui la suivaient constamment les attaquèrent. C'est alors qu'elle fut accusée de sorcellerie, et enfermée...
Ainsi, Drocas peut transporter ses cibles sur une terre aride, sèche et même craquelée. Mais l'enfant apparaît au centre d'une construction circulaire, certainement un autel sacrificiel, en ruine. Le ciel, violet sombre et parcouru d'aurores boréales noires, fait froid dans le dos. Mais pas autant que le peuple qui habite ici : ses amis imaginaires. Des spectres par centaines. Si, au tout début, ces derniers ne sont pas agressifs, ils le deviennent vite lorsque Dorcas décolle du sol, les yeux complètements noirs rougeoyants. Dès lors, les amis de l'enfant sont protégés, tandis que ses ennemis sont châtiés.
-Dorcas dispose d’une DEF mag et d’une DEF phys de rang du npx2 qu’elle peut répartir comme elle le souhaite sur ses alliés et elle (modificable à volonté).
-Pour chaque allié (ou elle) bénéficiant de cet effet, un spectre apparaît. Ces spectres attaquent les ennemis à hauteur de rang du npx2 dégâts une fois par tour, ignorant toutes les résistances. Ces dégâts sont absorbés en pv par Dorcas.


Snake Venom [Anti-unité - Rang X - Actif] :
Dorcas a reçu en cadeau, un beau serpent vert pâle et reluisant, lorsqu'elle a découvert la magie. Sa mère, soucieuse de voir sa fille guidée en tout instant, avait envoûté l'animal pour le rendre doué de parole et d'une certaine sagesse. Aussi il aida grandement Dorcas, et les deux devinrent même amis. Mais Sarah et la jeune enfant avaient tenu à quelque chose : à ce que le serpent n'attaque jamais l'humain, et ce quoi qu'il en coûte.
Seulement la bête mourut de la main d'un homme ivre de colère. Et cet homme c'était William, le père de Dorcas lui même...
Alors oui, Dorcas aurait aimé qu'il attaque. Mais... en même temps c'était son p... NON ! Peu lui importait sur le coup. Sauver ce père meurtrier au détriment de son plus fidèle ami et confident. Non, il aurait dû mordre. Il aurait dû se défendre, riposter, attaquer, tuer...
=>Fait apparaître un serpent crocs plantés dans la cible (en cas de cible avec armure, le serpent apparaît sur un point faible ou sous l'armure). Le serpent libère alors un poison particulièrement létal et agressif.
-Inflige (ATT mag + rang du np)x2 dégâts.
-Inflige le statue empoisonné à la cible jusqu’à ce qu’il ait été soigné (par un soin de niveau strictement supérieur à celui du np). Ce statue rallonge toute actions de la cible d’une action gratuite (équivalente à la difficulté du corps à suivre), et diminue toutes les statistiques effectives du rang du np.



PHYSIQUE


A première vue, Dorcas ne paye pas de mine. Jeune enfant de 12 ans environ, elle n'est pas vraiment piteuse, mais elle est quelconque. Une jeune enfant parmi tant d'autres.
Sa peau pâle et très légèrement rose est d'une douceur toute relative pour son age. A première vue, on pourrait croire qu'elle est parfaite. Mais en y regardant de plus près, on peut voir quelques cicatrices. Sur les jambes : des ronces et autres branchages certainement. Sur les bras : des crochets et autres instruments de tortures... Mais elles sont peu visibles, et demandent un regard attentif pour être vues. Sur le visage : rien. C'est comme si la vie avait épargné sa petite tête d'enfant, mais rien d'autre. Elle n'est pas très grande, ne mesurant pas plus d'un mètre trente. Sa silhouette, fine voire même longiligne, est loin de faire peur ou d'imposer un quelconque respect.
Une gamine en somme, dans toute sa beauté et sa fragilité.

D'un point de vue vestimentaire, l'enfant est déjà plus remarquable. Disons simplement qu'elle sort des sentiers battus de l'époque contemporaine. Elle apparaît ainsi en robe, en belle robe de son temps. Presque tout le temps dans les mauves/roses, elle ressort la garde robe que son sauveur lui avait achetée après le procès de Salem. Ce sont des robes plutôt belles. Et sans pour autant être très chères, elles sont plutôt coûteuses. Du satin allié à de la dentelle le plus souvent. Des manches courtes et bouffantes aux bras, un col long et remontant sur le cou, une longue jupe retombant sous les genoux, c'est que ce n'était pas vraiment le style de l'époque d’aguicher avec des gros décolletés et des mini jupes laissant voir la culotte. En plus, Dorcas porte toujours d'épais collants dans les tons de ses robes.

L'enfant porte aussi des cheveux mi-long et raides d'un violet pâle. Dedans se cache souvent un petit serre-tête, dépassé par des mèches rebelles. Ces dernières retombent sur un visage fin, gracieux et délicat. Aucun trait n'y est marqué, du moins lorsque la petite n'est pas tordue par ses émotions... Ses yeux, d'une violine douce et apaisante, virent au noir rougeoyant lorsqu'elle use de sa magie. Fuyants, ils trahissent souvent sa peur chronique, et suintent de sa tristesse lorsqu'elle pleure. Mais, les rares fois ou elle a le regard droit, il témoigne de toute sa force de conviction, de sa volonté et de son courage. Au dessus ? Un front fin et caché par sa frange. En dessous ? Un petit nez tellement minuscule qu'on croiraient qu'elle n'en n'a pas au premier coup d’œil. Encore en dessous ? Une petite bouche aux lèvres tellement fines, qu'on ne les verraient pas si elle n'étaient pas d'un rouge aussi puissant. A coté ? De petites joues roses et délicates, rebondies juste ce qu'il faut.

En fait, ce qui frappe le plus chez l'enfant reste bel et bien ses yeux. Une perfection calme, paraissant presque éternelle, brisée par des projecteurs d'émotions aussi puissants. Voilà ce qu'est l'enfant. Après tout, le regard est un bien meilleur langage que la parole non ?


CARACTÈRE


Dorcas est une enfant. Mais elle n'en reste pas moins une personne brimée par la vie. De perte en perte, de douleur en malheur, le temps lui a ôté à chaque seconde un peu plus d'innocence. C'est une fille qui, en dépit de sa tendresse et de son pacifisme, a souffert, beaucoup souffert. Aussi elle s'effondre vite, brimée ou oppressée. Mais parfois, il lui arrive de résister.

Dorcas n'a jamais eu une très grande estime d'elle même. Partant de là, il est bien évident qu'elle n'en demande pas plus aux autres. C'est une enfant qui aime à rester dans l'ombre, à ne pas trop se montrer. Après tout, c'est lorsqu'on se montre que nos moindres faits et gestes prennent de l'ampleur. Et la petite est certaine de ne pas le mériter. Et puis, cachée, elle a moins de chances d'importuner les autres non ? Elle doit se débrouiller seule : elle en est persuadée. Aussi elle préfère ne pas s'accrocher aux autres, mais s'en sortir par ses propres moyens, comme elle peut. Stupide ? Peut-être. Mais la jeune fille ne veut pas gêner : elle s'en fait un point d'honneur.
Seulement, elle n'en reste pas moins très empathique. Elle ne supporte pas de voir souffrir autrui. Et c'est bien la seule chose qui peut lui faire prendre les devants : protéger, quitte à servir de bouclier humain. Elle se moque des conséquences pour elle. Si sa cible à défendre va bien, tout va bien. Après tout, elle a vécu presque toute sa vie sous la coupe de sa caste. Et elle a même fini par s'y accrocher lorsque cette dernière n'était plus. Elle a appris à vivre pour un groupe, et non à demeurer seule dedans. Un pour tous et tous pour un ? Peut-être, même si la jeune fille ne se permettrait pas d'employer des maximes aussi nobles pour se justifier. Elle le fait parce qu'il faut le faire. Il n'y à pas plus à dire. Pour elle, c'est comme marcher ou respirer. C'est une seconde nature que d'aider ce qui lui sont chers.

Elle ne cautionne pas la violence. Non, elle n'a pas peur de la mort : elle la vit déjà, et l'a vécu bien avant de mourir. Mais, après tout, c'est la violence qui a tué sa caste. Et elle, l'enfant ne l'a plus jamais revue. Elle aimerait bien que la nature humaine ne tende pas vers l'autodestruction pour le pouvoir. Mais elle s'est faite à cette idée. Elle préfère toujours trouver un moyen pacifique plutôt que de se battre. Mais elle est bien consciente que cela devient nécessaire parfois. Aussi se rassure-t-elle en se disant qu'elle se bat pour la paix. Mais cela n'est il pas une preuve qu'elle a déjà perdu ?

"Pourquoi courir à la mort par orgueil ? Elle viendra bien assez tôt, et se moque de vos conquêtes. Elle fait table rase de la vie, et se moque du passé. Alors pourquoi ne pas vivre paisiblement en l'attendant ? Sécher nos larmes et attendre que notre temps passe ? Relativiser ? Respirer ? Elle nous prendra tous finalement."


HISTOIRE



Dorothy Good est née au Massachusetts, en 1688, de William Good et de Sarah Solart. Le premier n'est qu'un pauvre paysan, et la seconde est mendiante. Étrange, cette dernière murmure des choses lorsqu'on lui donne à manger... Une famille aux apparences banales, et qui pourtant met mal à l'aise. Ils paraissent dérangeants et bizarres aux yeux des autres, eux qui n'ont rien demandé.
Pour autant, les craintes les visant n'étaient pas tout à fait infondés. La nuit, dans les sous sols des maisons isolées ou dans la forêt, bien des choses se tramaient. Un savoir, une culture, un passé.


**********


Et c'est dans cette ambiance que Dorothy grandit, les secrets sur la magie secrètement gardés par sa mère. Pour l'heure du moins : il était de coutume d’initier chaque nouvelle sorcière à l'age 6 ans. Mais pour le moment, l'enfant avait à peine 2 mois. Alors patience.
Pour ne rien arranger, la très jeune enfant souffrait d'une maladie rare, et très grave. Aussi sa mère, maîtresse de l'ordre, décida de la soumettre à un traitement drastique et magique. Ainsi, au prix de quelques sacrifices animaux et de beaucoup d'énergie magique, l'enfant fut soignée.


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Ainsi elle vieillit, ignorant ce qui se cachait derrière sa mère dans tout Salem. Elle souffrait un peu du rejet des gens, mais s'y faisait. Après tout elle ne connaissait rien d'autre.
Elle apprit lentement à marcher, y parvenant parfaitement à l'age d'à peine onze mois. D'ailleurs ses parents peinaient un peu à la surveiller, la jeune enfant s'en allant tout le temps, sans pour autant suivre qui que ce soit... Deux mois plus tard, elle dit son premier mot : mourir. Tétanisant ses parents, Dorothy avait en réalité entendu les crachas immondes de certains enfants qui ne savaient pas se tenir. Disons simplement que, là ou les parents savaient se maîtriser un minimum, les enfants souhaitaient sincèrement et ouvertement la mort à la jeune fille. Et c'était pour ainsi dire le cas de tous les jeunes que Dorothy croisait, lorsqu'elle suivait ses amis imaginaires. Huis mois plus tard, elle savait parler convenablement. Elle n'avait presque plus de petits tics de langage propres aux enfants, et présentait une diction surprenante ! Une fierté pour sa mère. La petite semblait faite pour incanter la magie...



D'ailleurs, Sarah finit par surprendre sa fille parler dans le vent. Étrange... Et, surtout, il fallait éviter que les mauvaises personnes la voit ainsi. Après tout, il serait dommage qu'une gamine à amis imaginaires mette en péril toute la caste de sa mère. Mais autant éviter de l'alarmer : pas pour le moment du moins. Aussi se contenta-t-elle de la surveiller. Et cela dura presque neuf mois.
Mais, à l'age de deux ans et demi, Dorothy s'éloigna de sa mère alors que cette dernière mendiait. C'est alors qu'elle s'engouffra dans une ruelle sombre. Le soleil se couchait, et les rues se vidaient lentement. L'enfant, en dépit du fait qu'elle était seule, semblait tenir une main. C'était comme si elle était accompagnée... Et elle levait souvent la tête pour glisser quelques mots dans le vide...
Perdue par sa mère, elle arriva donc dans cette ruelle. Mais elle n'était apparemment pas seule...

La suite personne ne la connait vraiment. Dorothy n'a jamais rien dit, pas un mot.

Une fois la nuit tombée, Sarah se rendit compte de l'absence de sa fille et se mit à la chercher. Et elle la trouva, dans cette ruelle étonnamment cachée par un étrange sort... Une brume qui semblait convaincre tout humain normal qu'il n'y avait rien ici. Mais Sarah parvint à briser le maléfice, et découvrit sa fille. Elle était au fond de la ruelle, encerclée par les murs de l'église du village d'une part, et par une petite maison de l'autre. Dorothy lévitait à un ou deux mètres du sol et d'étranges silhouettes, à peine perceptibles par la jeune mère, l'entouraient. L'enfant ne disait pas un mot, et avait les yeux d'un blanc éclatant. Elle semblait ne pas se rendre compte de ce qu'il lui arrivait. Mais au travers d'une fenêtre, il était possible de voir une famille agoniser. Leur énergie vitale leur était arrachée...
Il fallait faire vite. Sarah ne pouvait pas se permettre de la laisser faire. Brandissant un pendentif à bout de bras et le faisant tourner dans tous les sens, elle commença alors à marmonner d'étranges paroles. Voyant cela, les silhouettes se jetèrent sur elle. Mais elles furent instantanément repoussées par une étrange barrière d'énergie sur laquelle reposait un dessin rouge fait par le pendentif. Et à la fin de son étrange psaume, un éclair rouge jaillit du cristal de Sarah pour venir frapper sa fille. Et cette dernière tomba, apparemment endormie.


A son réveil, elle était allongée sur un lit dans une pièce aux murs délavés. Au dessus d'elle, un tableau représentant un étrange dessin circulaire était accroché. Sur le mur d'en face, une immense cheminée éteinte prenait place. En face du lit, Sarah était assise sur un fauteuil à bascule. Elle était en dépit de ses vêtements se résumant à quelques guenilles, recouverte d'une grande cape noire. Sa capuche reposait sur son dos.

"Mon cœur, murmura-t-elle, comment te sens-tu ?"

La jeune enfant observa la pièce d'un air hagard. Tournant la tête dans tous les sens, elle semblait ne pas comprendre ce qu'il lui était arrivé.

"Je, je, balbutia-t-elle de sa petite voix limpide et enfantine, je sais pas trop. Je, maman, je..."

Et là, les quelques larmes qui coulaient déjà sur ses joues depuis son réveil furent rapidement rejoints par un torrent. Les sanglots fusant entre ses lèvres se démultipliaient à chaque secondes que Dieu faisait. Elle ne comprenait pas. Elle...elle ne se sentait pas bien. Non pas mal, mais juste pas bien. Elle ne savait pas ce qui lui était arrivé, et paniquait. Alors, comme tout enfant de son age, elle pleurait. Mais pouvait-on vraiment lui en vouloir ?
Voyant cela, Sarah se rapprocha sur sa fille pour l'enlacer. Et, laissant échapper un très léger "chuuuuuuuut", elle rassura la pauvre enfant.

"On va tout t'expliquer mon cœur, ajouta-t-elle avec sollicitude et complaisance. Tu m'entends ? Tout ira bien : c'est promit."

Sur ces derniers mots, elle plongea son regard dans celui de sa fille comme pour la rassurer. Et dans la foulée, elle la prit dans les bras et sortit de la pièce. Non, elle n'était pas sereine : loin de là. Dorothy n'avait que deux ans est demi, ce qui était très tôt pour une initiation. Trop peut-être ? Ça elle ne le savait pas. Mais après ce qui venait de se passer, Sarah ne pouvait se permettre de laisser sa fille dans l'ignorance. Alors il fallait tenter le tout pour le tout : elle n'avait pas le choix.

Aussi se rendirent elles dans une petite clairière juste à coté de la maison dans laquelle elles étaient. Le tout au beau milieu de la forêt, baignait dans une nuit noire et sans lune. Là un bon nombre de femmes, habillées d'une cape noire semblable à celle de Sarah, les y attendaient. Toutes en cercle, elle récitaient d'étranges versés. Dorothy arriva là tétanisée, accrochée à sa mère au point de presque lui tordre le cou. Elle était terrifiée, plongée dans l'inconnu le plus total. Sa mère conciliante, tenta de la poser à terre. Mais rien à faire. La gamine tremblante s'accrochait à Sarah comme une sangsue à sa proie. Ainsi, elle rejoignit le cercle avec sa fille dans les bras.

"Mes chères sœurs, annonça alors Sarah d'un air solennel et fort, navrée de vous avoir mandé si urgemment mais ce n'était pas pour rien. Aujourd'hui, il y a de cela quelques heures, quelque chose est arrivé. Et cela demandait de notre part une réactivité immédiate. Dorothy, ma fille, a présenté des capacités magique inhabituelles. Et vous savez tout aussi bien que moi que ce n'est pas le genre de chose que nous pouvons ignorer."

Magie ? Pas à ignorer ? Que voulait-elle dire ? La jeune fille blottie dans les bras de sa mère, réfléchissait. Qu'est ce que cela signifiait ? Elle était là, et bien des choses se passait. Elle était dans les bras de sa mère... mais...mais qui étaient les autres? Ces femmes tout autour n'étaient pas ses amis. Et ses amis eux n'étaient pas là. Que lui voulaient-on ? Elle n'avait rien fait, rien ! Alors, pourquoi...pourquoi ?

"Qu'est ce que j'ai fais...marmonna-t-elle d'une voix pétrifiée de terreur. Qu'est ce que j'ai fais maman...
-Rien mon cœur, rien, répliqua-t-elle plus bas.
-Dorothy c'est cela ? enchaîna une femme à côté. Nous ne te voulons aucun mal ma puce. Alors à ce qu'il parait, tu sait faire quelque chose ?
-Heu..."


A ces mots la petite baissa les yeux, comme si elle voulait descendre à terre. Là sa mère la reposa au sol. Et l'enfant, fébrile, s'avança à pas de fourmis vers le centre du cercle.

"Baissez la barrière, murmura alors Sarah."

A ces mots, quelques sorcières s'éloignèrent de quelques pas. Et récitant d'étranges incantations, elles libérèrent les lieux d'une pesante et inquiétante atmosphère. Là, une multitude de silhouettes affluèrent sur la plaine. L'inquiétude était un brin palpable, mais s'évapora lorsque tous les êtres sans exception s'agglutinèrent autour de Dorothy. C'était terrifiant...et étrangement innocent à la fois. Même si la texture apparente de ces êtres semblait libérer une froideur incomparable, la jeune enfant semblait entourée d'une chaleur joyeuse et touchante. Elle n'était pas seule. Bien sûre, toutes les sorcières présentes ne pouvait voir ce spectacle uniquement grâce à leur pouvoir, un humain normal ne pouvant rien discerner dans ce cas. Mais... merde ! comment était-ce possible ? Aucune d'entre elle n'en revenait. Lentement, l'herbe autour de l'enfant s'assécha, mourant peu à peu. Les quelques sorcières assez observatrices virent même le petit peu de l'énergie vitale contenue dans chaque brin de végétation entrer en l'enfant. Surprenant. C'était comme si une étrange osmose s'était installée entre la gamine et ces êtres étranges. Visibles ici, mais pas avant... Sarah fit rapidement le lien avec les "amis imaginaires" que sa fille avait. Ceux du début étaient certainement moins puissants que ceux qui la collaient à présent, d'où sont incapacité à les voir plus tôt.
Cette fille dansait avec les morts.

"Maîtresse, répliqua alors une sorcière avec un brin d'inquiétude, comment...comment fait-elle cela ?"

Sarah ne le savait pas. Aussi préféra-t-elle agir plutôt que de bêtement répondre. D'un air serein, elle se tourna vers sa fille. Cette dernière d'ailleurs commençait à décoller du sol. Et ses yeux blanchissaient de seconde en seconde.

"Mon cœur, demanda alors Sarah, tu pourrait demander à tes amis d'arrêter s'il te plaît ?"

Face à cette demande, toutes les sorcières présentes dévisagèrent leur chef d'une moue effarée. Collier en main, elles étaient prêtes à riposter en cas de problème. Dorothy, elle, continua de monter en l'air pendant quelques seconde, suite à quoi elle se stoppa net dans son ascension.

"Ma maman ne va pas être contente, murmura-t-elle d'une voix étrangement vaporeuse et résonnante. Arrêtez, je vous en pris."

Les créatures massées autour d'elle s'éloignèrent alors de quelques pas, et Dorothy finit par retoucher le sol sans encombre.

"Maman, reprit ensuite la jeune enfant, qu'est ce qui se passe ? Je comprends pas..."

Dans ses mots, plus une once de crainte : elle était entourée de ses amis. Et elle savait ce qu'il fallait faire pour ne plus que cette étrange chose lui arrive... Alors c'était parfait ! Ou presque. Il lui manquait encore à poser des noms sur ces choses.


Et c'est ce que sa mère fit sans attendre. Retournant toutes les deux dans la petite maison, elles s'installèrent dans une petite pièce accompagnées par quelques consœurs. Bien sur, les spectres étaient toujours présents : toujours. Mais il ne faisait plus rien. Et la jeune enfant allait bien. Là, elle écouta sa mère et ses camarades pendant un moment. Elle apprit tout ce qu'il fallait savoir sur la caste des sorcières de Salem. Leurs coutumes, leur histoire, leurs spécialités. L'une d'entre elle savait d’ailleurs de repousser les spectres, ce qu'elles avaient fait le temps que l'enfant reprenne ses esprits. Une autre pouvait les voir nettement : pratique pour comprendre ce qu'il se passait. Mais elle découvrit aussi que la magie l'avait sauvée, ce qui la pâma d'une joie certaine. En un instant, elle venait de passer de la froideur vis à vis de ses consœurs à la gratitude amicale. Pour conclure, sa mère lui passa une chaîne de cuivre autour du coup. Dessus reposait un pendentif rouge. On lui expliqua que c'était l'insigne de la caste, et on la pria d'en prendre le plus grand soin.
Elle avait sa place ici. Et surtout un don à développer !

Mais lorsque tout ce beau monde sortit de la pièce, Tituba, une des plus puissantes sorcières de la caste, murmura quelques mots à sa chef.

"Des témoins ?
-Elle les a tué, répondit Sarah en prenant soin que sa fille n'entende rien. Vidé de leur énergie vitale."


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Ainsi, elle apprit à manier son don spectral tout comme la magie de Salem, dont certains sorts reposaient sur le sang qui sortait de leur insigne, pendant un an et demi. Et elle était douée, très douée. Malgré son très jeune age, elle surpassait un bon nombre de nouvelles incitée de six ans, et ce sans mal. Elle était faite pour ça. Elle maniait la magie comme elle respirait. Elle y était douée et elle adorait ça. Elle avait une place, et on l'y estimait, tant vis à vis de ses dons que face à ses facilités. Elle était petite, mais sur les épaules d'un géant.


Mais un jour, il fallait bien que cette pyramide chute. Et les deux personne à avoir amorcé sa déchéance furent Betty Parris et Abigail Williams. Les deux jeunes filles parlaient dans un langage inconnu, traînant des pieds en marchant... Personne ne put déterminer ce qu'elles avaient, à l'exception d'un médecin qui cria à la possession démoniaque... Suite à cela, d'autres femmes furent éprises d'un mal identique. Parmi elles Mary Warren, Mercy Lewis et Ann Putnam, notamment. Et bien vite, on finit par leur demander des coupables... Magiciennes et autres sorcières suppôt de Satan principalement.
Mais la caste des sorcières de Salem n'avait rien fait ! Cela, elles pouvaient le jurer sur toute leurs croyances et leurs coutumes, qui n'avaient d’ailleurs absolument aucun lien avec le diable des humains. Mais comment leur faire croire cela ? Impossible.
C'est ce que les pauvres sorcières de Salem découvrirent lorsque les trois premières accusations tombèrent. Sarah Osborne, Tituba et Sarah Good furent arrêtées. Parmi elles deux sorcières uniquement, la première étant parfaitement innocente. Mais les deux autres n'étaient pas coupables non plus ! Enfin, elles étaient des sorcières, mais n'avaient rien fait à ses pauvres victimes. C'était injuste, et un coup dur pour la caste des sorcières de Salem. Leur chef et une de leurs plus puissantes sorcières venaient de voir leur destin stoppé net.

Et Dorothy de son coté, vit sa mère ainsi que la maîtresse magique qu'elle appréciait le plus disparaître. Elle pleura encore et encore, toutes les larmes de son corps et ce pendant des jours. Elle était inconsolable, tant par son père que par ses consœurs de caste. Sa mère était accusée parce qu'elle marmonnait d'étranges paroles quand on lui donnait à manger. Elle ne faisait que vérifier si rien n'était empoissonné ! Volontairement ou pas d'ailleurs. C'était injuste, injuste !
Dorothy pleurait, et elle peinait à maîtriser ses amis agglutinés encore et toujours autour d'elle. Mais, soutenues par ses autres consœurs elle parvint à se reprendre. Et elle endossa en partie du moins, les responsabilités que sa mère avait laissée. Sa maîtrise magique hors du commun, même sans tenir compte de son age, l'y aida grandement. Elle présidait aux réunions secrètes en pleine forêt et dirigeait d'une main de maître les membres de la caste pour éviter tout drame. Elle bénéficiait des paroles de nombreuses conseillères, les anciennes principalement. Et elle savait les écouter lorsqu'elle ne savait absolument pas quoi faire. Seulement le choix final lui revenait toujours : c'était la coutume.

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Seulement l’étau se resserrait indéniablement sur elles. Que faire ? Entourée de ses plus proches conseillères, Dorothy réfléchissaient. Elles ne pouvaient se permettre d'éliminer tous ceux qui représentaient une menace. Alors, que fallait-il faire ? Protéger les sorcières, sans pour autant tuer qui que ce soit. Un sort ? Une ancienne magie de Salem, confectionnée à la création de la caste et renfermée dans un poignard millénaire, le permettait. Mais à quel prix... Il demandait un sacrifice humain, une quantité astronomique de mana, et d'approcher l'ennemi à un point beaucoup trop dangereux.
Mais elles n'avaient pas le choix. Quelques sacrifices, pour éviter une extinction totale. Le silence pesant écrasait l'assemblé de fortune regroupée à la hâte. Mais d'un coup, une membre se leva. C'était la plus vieille sorcière de la caste, et rien que sa réaction pâma ses consœurs d'une curiosité certaine.

"J'ai eux une belle vie, déclara-t-elle d'une voix calme et étonnamment sereine. Et je ne saurais vivre beaucoup plus longtemps. Mes chères sœurs, prenez ma vie et sauvez les vôtres."

Ces paroles firent tressaillir l'assemblée. Comment pouvait-elle dire cela ? Dorothy ne pouvait l'accepter : il en était hors de question ! Les yeux écarquillés et fixant la femme debout, la jeune enfant ne pouvait s'y résoudre. Non, non, non et non !

"Rivera arrêtes de dire de telles choses, répliqua Dorothy. Je...je..."

Tout autour, les autres sorcières avait déjà baissé la tête d'un air résigné. Leur manque de conviction ébranla celle de la jeune fille. Elle était sans appui : seule. Les épaules de géants qui la soutenaient venaient de se dérober sous elle. Elle chutait, et ce pour sauver la caste. Au fond d'elle, elle savait qu'elle n'avait pas d'autres choix.

"Dorothy, ajouta alors la vielle femme, tu sais ce qu'on attend de toi. Tu dois le faire."

A ces mots, quelques larmes coulèrent de ses yeux. Et dans la foulée elle se releva, cherchant à cacher ses pleurs. Puis elle commença à se rapprocher de la porte.

"Entendu, conclut-elle. Ce sera fait à la prochaine pleine lune. Vous pouvez disposer."


Quelques jours plus tard la nuit tombait, et la pleine lune montrait le bout de son nez. Par chance, aucune autre sorcière n'avait été arrêtée. Sarah était toujours en vie. Mais pour combien de temps encore ? Ça personne ne le savait. Et Dorothy n'en dormait plus la nuit.
A genoux sur la pelouse, la jeune fille attendait ses consœurs dans la clairière à rituel. Posant délicatement les mains au sol, elle remarqua que l'herbe avait repoussé. Elle se souvenait de ce jour où elle avait découvert la magie. Mais ce jour là, elle ne pensait pas qu'elle en arriverait à de telles extrémités. Tacher de sang l'herbe qu'elle avait jadis tuée. C'était cruel mais logique. Serrant les doigts, elle en arracha quelques brins qui se mêlèrent aux larmes s'échouant sur le sol.

"Dorothy ?"

Se retournant, l'enfant vit Rivera qui se tenait fièrement là. Capuchon sur la tête, elle venait d'arriver.

"Pense à ta mère, reprit-elle. Pense à tes sœurs. Et ça ira."

Bien des choses pesaient sur ses petites épaules : Rivera en était consciente. Mais il n'y avait pas d'autres choix. La famille Good était à la tête de la caste depuis des siècles. Et personne d'autres que leur maîtresse ne pouvait lancer un sort de cette ampleur : c'était la coutume. Qui plus est, le lien particulier entre l'enfant et les spectres la rendait on ne peut plus apte à prendre ces risques. Après tout ci quelqu'un pouvait s'en sortir, c'était bien elle.
Se relevant fébrilement, Dorothy s'approcha de Rivera. Et elle la serra finalement dans ses bras, en larmes.

"Je suis désolé, brailla-t-elle entre deux sanglots, désolé !"

Surprise, Rivera marqua d'abord un temps d'arrêt. Puis elle posa ses bras autour de la petite. Inutile de la calmer: elle n'y parviendrait pas. Mais elle pouvait toujours attendre qu'elle se reprenne d'elle même.

*

Et après quelques minutes de silence coupé par les sanglots de la jeune fille, cela finit par arriver. Les pleurs de Dorothy se calmèrent lentement, jusqu'à s'étouffer dans les hululements des hiboux de la forêts.
C'est alors que leurs consœurs arrivèrent une à une. Dorothy lâcha alors Rivera. Et sans un mot, tout le monde se mit en position. Rivera s'allongea au sol, tendit que les autres formèrent un cercle autour d'elle. Dorothy prit le poignard que la vieille femme avait posé juste à coté d'elle, et se mit à genoux à côté. Le manche de l'arme était superbe. Orné de multiples pierres précieuses, il était totalement fait d'or. Et la lame, brillante à la lumière de la pleine lune, était composée argent.
Tremblante, Dorothy la portait haut dans le ciel et juste au dessus de Rivera. Parallèlement, les sorcières en cercle se mirent à psalmodier d'étranges paroles qui entrèrent dans une sorte de résonance mystique. Lentement, une lueur bleuâtre apparut tout au long du cercle formées par les mains jointes des sorcières. Dorothy, commença fébrilement à incanter elle aussi. Là, un éclair violacé partit de chaque main jointes, et vinrent frapper la lame du poignard. Les paroles de Dorothy, elles, appelèrent un éclair du ciel qui vint s'écraser sur le manche. Et à cette seconde précise, l'enfant abaissa l'arme qui se planta alors dans le cœur de Rivera.
Au moment de l'impact, la jeune fille comme les autres sorcières cessèrent d'incanter, laissant le silence reprendre le pouvoir. Là après un bref instant d'arrêt, Rivera posa un regard satisfait sur Dorothy. Un sourire d'où s'échappait un peu de sang illuminait son visage. Mais ses rayons décrurent lentement alors même que son regard se perdait dans l'infinité de la nuit. Sur son torse, quelques larmes virent se mêler au sang qui coulait inévitablement. Les sorcières tout autour, elles, manquèrent toute de chuter, affublée d'une fatigue immense. Mais Dorothy, retenant avec fougue et force ses larmes, s'approcha de chacune d'entre elles une à une. Et rapidement, elle leur entailla légèrement le bout d'un doigt avec le poignard. Il fallait lier les protégées au sort par le sang.


Mais trêves de temps perdu : la jeune enfant était mal, atrocement mal. Et c'étaient à causes d'elles -de ses sœurs- qu'elle était dans cet état. Alors elle voulait être seul un peu. Aussi les renvoya-t-elle au village, pour rester dans la petite maison abandonnée où l'avait emmenée sa mère la première fois. Là, elle se posa sur ce fameux lit, poignard en main. Et elle se mit à l'observer longuement. Elle était mal, mais elle devait le faire. Elle devait protéger ces mêmes femmes qui l'avaient poussé à de telles extrémités. Elle le savait. Après tout, elles avaient eut raison de lui forcer la main. Pour la caste. Tout pour la caste. Elle le devait.
Alors, elle précipita le poignard dans son propre cœur. Une entaille nette et profonde dans sa chair. La lame était totalement enfoncée. Pas de doute : elle avait bien visé. Son souffle se stoppa net, et ses yeux s'ouvrirent en grand. Ça faisait mal, tellement mal qu'elle n'en sentait même plus son corps. Elle n'était plus qu'une plaie, une douleur, un malheur. Elle n'était que souffrance en cet instant. D'un coup, elle sentit le sang s'échapper de son cœur, et ce dernier cesser de battre. Sa vue se brouilla, et ses oreilles bourdonnèrent. Un désagréable goût de sang envahit sa bouche. Et elle tomba inexorablement sur le petit matelas de fortune.
Seulement, au moment même où sa tête heurta l'oreiller, elle reprit une profonde et bruyante inspiration. Palpant d'un mouvement gauche son torse, elle remarqua qu'elle n'était plus blessée. Le poignard, lui, glissa gentiment à coté d'elle des suites de ses gesticulations.
Ça avait marché. Oui ! Le sort s'était déversé en elle sans la tuer. Il fallait avouer que ce n'était pas gagné. Il fallait une force magique élevée pour survivre à ce genre d'expérience. Mais elle l'avait fait, et pouvait s'en réjouir.
Pour autant, l'affaire n'était pas encore gagnée. Il lui fallait maintenant lancer le sort... Pour Rivera, elle s'interdisait d'échouer.

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Et pour cela, il lui fallait être au plus près de tous leurs opposants. Ou du moins, elle devait le lancer sur une large majorité, les quelques dissidents finiraient bien par se taire face au surnombre. Un sort de défense ultime, qui ne leur demandait même pas de tuer. Alors il fallait bien que cela présentes des désavantages. Cela aurait été trop facile sinon. Le lancer depuis la forêt, à couvert, aurait été trop demandé. Dorothy ne savait pas vraiment comment faire - pas sans y passer elle même du moins.
Mais alors qu'elle rentrait chez elle, une révélation lui vint. Son père, buvant à n'en plus finir, était avachi dans la seul pièce à vivre qu'ils avaient. Il fallait aussi dire que depuis l'emprisonnement de Sarah, ce dernier n'était plus qu'une épave. On le refusait même pour travailler. Aussi leur situation était plus que critique. Mais il trouvait toujours de l'argent pour boire. Ou il volait sa vinasse, peut-être bien...
Seulement voilà que ce jour là il eut une très bonne idée, et ce sans même le savoir, puisqu'elle était noyée dans une montagne d’inepties...

" Tin... Dorothy... brailla-t-il d'une voix imbibée d'alcool dès que sa fille entra. Prête à voir mAAAman pendue au bout d'une... d'une corde ? Cette chienne m'a mentit, ELLE M'A TROMPE ! Foutu sorcière... fallait bien que je face quelque chose... Dorothy, ma fille, si un jour tu te retrouvais face à une sorcière, ou si jamais tu était TOI MÊME ! Une sorcière, BRÛLE ! Crève, crève, crève, crève, crève ! Ces choses sont des démons ! Mauvais, très mauvais. Pas bien... Soit tu es différente de ta mère, et tout ira bien. Soit tu es pareil et tu pendras à coté de son corps sans vie. COMPRIT ?!"

Décomposée, l’enfant se contenta de balancer fébrilement et légèrement la tête de haut en bas (un procès ? Occasion parfaite pour regrouper du monde. Mais c'était cruellement passé au second plan au vu du choc qu'elle venait de subir...). Son père... faire quelque chose ? Qu'est ce que cela voulait dire ? Il...il pensait vraiment cela des sorcières? Même lui !? L'enfant était sonné : s'en était trop. Mais elle devait tenir, donner le change. Aussi elle ne broncha pas d'un pousse lorsque son père se leva, et alla frapper de toutes ses forces contre la couche de la mère posé dans un coin de la pièce. Il avait frappé tellement fort qu'il en avait traversé le faux sol que les deux femmes s'étaient efforcés de faire. En dessous se trouvait un simple petit serpent, une créature que Sarah avait envoûté il y avait de cela un moment maintenant pour qu'il parle et guide la petite dans son initiation magique. Mais à présent il était mort. Meurtrit par les multiples et énormes échardes qui déchirait son corps, la pauvre bête agonisait, se vidant lentement de son sang. L'animal n'avait même pas répliqué : les deux femmes lui avaient apprit à ne pas attaquer l'humain, et ce quoi qu'il arrive. Aussi il se contenta de mourir, tandis que le père de Dorothy se redressa et retourna s’asseoir. Il n'avait même pas vu la créature... Alors elle mourut en silence, dans une indifférence toute relative. Tandis que William reprit une rasade de sa vinasse infecte sans broncher une seule seconde, l'enfant était à deux doigts d'imploser. Le serpent... Papa... Trop d'un coup. Tremblante de peur et de doute, elle resta là un moment juste avant de se poser dans sa couche pour ne plus en ressortir avant le lendemain.
Une grande assemblée exceptionnelle avait été organisée pour le procès. Ils voulaient faire un exemple, certainement. Mais quoi qu'ils en soit, c'était l'occasion parfaite. Et Dorothy s’efforçait de ne penser plus qu'à ça. Le sort allait rester en l'enfant pendant environ 24 heures. C'était juste, mais ça allait passer. Ça le devait. Elle allait le lancer, coûte que coûte, quitte à en crever. Les premiers sangs avaient déjà été versés après tout...

Cette nuit là, Dorothy ne dormit pas, pas un seul instant. Après tout depuis l'arrestation de sa mère, elle en avait prit l'habitude. Mais là, elle ne quitta pas son père des yeux, de peur que ce dernier ne se lève pour l'égorger...peut être...

****

Le lendemain, Dorothy était partie tôt pour assister au procès de sa mère. Oui. l'enfant espérait de tout son cœur qu'elle s'en sorte. Mais elle ne pouvait pas y penser. Elle ne pouvait pas se le permettre. Une immense force était logée dans son corps : le sort. Et elle se devait de le maîtriser autant que possible. Sarah, Tituba, Rivera. C'était bien peu comparé à l'effectif de la caste, mais c'était tellement en même temps. Trop c'était trop. Il fallait en finir avec cette histoire infondée, et maintenant.
Marchant d'un pas décidé vers le centre du village, Dorothy se répétait cela sans cesse. Il le fallait, il le fallait, il le fallait, il le fallait ! Elle était tellement perdue dans ses pensées répétitives qu'elle n'en vit même pas qu'un groupe d'enfants s'approchait d'elle comme des prédateurs. L'un d'entre eux, s'immisçant nonchalamment sur la trajectoire de la petite sorcière, la laissa le percuter de plein fouet. Et au vu de l'état de Dorothy, le choc fut inévitable. Tout comme les reproches qui suivirent.

"Non mais tu regardes où tu mets les pieds petite souillon ! brailla la fausse victime."

Il accompagna ses paroles d'une bousculade non mérité, ce qui déstabilisa beaucoup l'enfant.

"La petite Dorothy en vadrouille, reprit une camarade d'un air hautain. Encore ? Pour quoi cette fois ? Tu t'en va enlever le pain de la bouche des gens ? Avec ou sans leur autorisation cette fois ?
-Petite voleuse ! enchaîna un troisième allié qui s'empressa de la pousser violemment."


Face à la violence du choc, Dorothy tomba à la renverse. A terre, elle sentit les larmes qui commençaient à lui monter aux yeux.

"Ma mère est tombée malade après avoir nourrit la tienne ! cracha le quatrième. Qu'est ce qu'elle lui a fait ! C'est quoi qu'elle murmurait tout le temps quand on l'aidait !"

Que répondre ? Dorothy ne pouvait pas leur répondre sincèrement. Assise au sol et ne s'étant toujours pas relevée, la jeune fille avait le regard bas. Collés au sol, ses yeux tremblaient légèrement tant de doute que de crainte.

"S'il vous plait, répliqua alors la jeune sorcière, laissez-moi passer. Je vais être en retard.
-Où ça ? répliqua la dernière. Ah oui ! Bien sûr ! Ta chienne de mère a droit à son procès c'est ça ? Une honte qu'on lui accorde tant de politesse. Il n'en tiendrais qu'à moi, elle aurait été pendue sans plus de formes."


Décomposée, la jeune enfant se recroquevillait en boule par terre. Elle pleurait, et quelques sanglots commençaient à se faire entendre.

"De là à imaginer ta mère courtisée par le Diable, reprit la démone, il n'y a qu'un pas. Ne serait-il pas ton père finalement ? Ou William est-il aussi à exécuter ?"

A ces mots, les muscles de la jeune sorcière se tendirent à leur maximum, et ce sans que Dorothy n'y puisse quoi que ce soit.

"Je dois y aller, murmura-t-elle avec une tension palpable. Laissez-moi...laissez-moi...je dois y aller... Laissez-moi !!!"

Sur ce dernier cri, la jeune enfant n'avait put retenir une vague de mana qui se répandit tout autour d'elle. La surcharge énergétique ainsi provoquée rendit visibles aux yeux de tous, les spectres qui la suivaient. Par la même, la colère de l'enfant poussa ses amis à attaquer... Alors d'un coup, les êtres fantomatiques se jetèrent sur les victimes, devenues alors authentiques. Dorothy, se rendant compte de ce qu'il se passait, voulut retenir ses spectres. Mais il était trop tard...


Les créatures avaient déjà commencées leur œuvre, ce qui revenait à priver les enfants d'une bonne partie de leur énergie vitale. Inconscients, il gisaient tout les cinq au sol. Paniquée, la sorcière se jeta sur eux. Par chance ils respiraient. Jetant un coup d’œil à droite à gauche, elle remarqua avec joie que personne n'avait vu ça. Pas de témoins mais ils respiraient, ce qui représentait une réussite comme un problème. Ils allaient s'en sortir - Dorothy refusait de croire le contraire. Mais ils allaient donc l'accuser.
La jeune enfant était piégée. Mais pouvait-elle se permettre de reculer ? Non. Le sort avait été jeté, et ce n'était pas pour rien. Dorothy se refusait d'avoir tué Rivera en vain.

Ainsi elle continua son chemin comme si rien n'était, tremblante et fébrile.

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Sam 19 Nov - 15:26
fini
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Mar 22 Nov - 13:09
Bonjour,

Avant tout, petit rappel. Si nous demandons un minimum d'effort sur l'écriture c'est pour le plaisir de jeu de tout le monde, car il n'est pas agréable de répondre à un post rp mal rédigé. Au final, ceux qui ne font pas cet effort minimum se pénalisent, car personne veut rp avec eux après.

Beaucoup de remarques t'ont été faites à ce sujet et soyons clair, à juste titre par rapport à cela. Au vue de tes modifications annoncées, je ne peux constater un réel manque d'effort ou de volonté (pour pas dire entêtement) de ta part. Sans même relire les remarques, en lisant une partie de ton histoire, j'ai vu des fautes tout simplement monstrueuses (je ne parle pas d'accord ou de style, mais sur des noms communs qu'un correcteur d'orthographe ou traitement de texte souligne direct).

Une fois les remarques et demandes de modifs relues par la suite, j’ai pu voir que tu n'en as pas tenu compte de la moitié. Après donc plus d'un mois depuis le début de ta fiche, de vives discussions avec Sakura (qui a multiplié les efforts pour s'occuper de ta fiche), puis l'intervention de Sélène, il est assez clair que compte tenu de ton attitude, dans 6 mois on y sera encore.

Nous allons donc en rester là, car si tu as décidé de persister dans cette voie là, nous ne ferons aucun effort supplémentaire avec toi. Ce n'est pas comme si on avait rien à faire d'autres sur le fow, au point de se consacrer à une fiche quand on peut s'en occuper de dix (plus le reste à gérer).

Donc sur ce je te souhaite bonne continuation.
Valkyrie hjärta
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Mer 23 Nov - 16:25
Je te (vous) renvoie ici pour ma réponse.

Sur ce à jamais, en espérant ne jamais te recroiser de ma vie. Et moi oui, je souhaite le pire à ce forum juste pour éviter de vous donner plus de victimes.
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