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Wani's Warrior | Kaichuu Kuroko

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Dim 28 Aoû - 20:44

Kaichuu Kuroko

Age : 28 ans
Nationalité : Japonaise
Organisation : Freelancer ( a des liens avec Big Ben )
Fonction : Chasseuse Généralisée



Esdeath Akame Ga Kill

CARACTÉRISTIQUES

Type : Humanoïde
Classe : Magus

Statistiques :
STR : C
END : C
AGI : A
MAG : B
LCK : C



CAPACITÉ(S) DE CLASSE

Capacité de classe : : Element mastery : Eau

Description et effet L'élément aqueux a depuis toujours été le seul et unique élément que s'est entiché a utilisé la guerrière des O Watatsumi. Dans un premier temps utilisée à des fins médicinales par sa personne, elle a rapidement tourné cet élément du bienfaiteur au létale.
En outre, après tant d'années de pratique, elle est surtout parvenue  à pleinement mettre à profit son élément favori, car est maintenant capable d'utilisée sa forme... supérieure, si l'on puis dire, a savoir la glace.
Capacité :: Puppet master

Description et effetIl lui fallut un certain temps pour maitriser les rouages de cet art particulièrement spécial, mais elle y est parvenue entre deux chasses et traques. Le familier qui maintenant l'accompagne est une créature qui... à bien des égards correspond d'une manière particulière à son vice le plus absolu.
Particularité :: Magic Crest

Le Magic Crest des Kaichuu représente la tête d’un dragon, l’on ne sait que trop à effigie de qui il a été fait : Wani, le serviteur des O-Wata-Tsu-Mi, les grands dieux des mers du japon. Ce Tatouage en forme de dragon est étendu sur toute la surface du dos de Kuroko. Cette marque, ce lien cette marque faisant le pont entre ses circuits magiques, les connaissances de sa famille, mais aussi son rapprochement présentement indéniable avec Wani lui même représente pour notre protagoniste un de ses biens les plus précieux.
EQUIPEMENT

Objet : Mystic code  Accel Controler Rang : A

Description et effet Ce Mystic Code déguisé en montre de gousset n’est autre que l'objet conceptuel de la jeune fille, seul le fils de Mitsuki en avait fait usage jusqu'à présent ; étant donné qu’il était le seul à véritablement avoir fait montre d’assez de férocité pour désirer se battre. Il en comprit les rudiments et l’utilisât malgré les refus catégoriques de Mitsuki et Toshie quand elle était encore vivante. Effectivement la plus part de ses précédents utilisateurs déployaient une vitesse ci peux commune que ça en était risible, cependant, ils le payaient tous très cher... de leur vie. Leur corps se dégénérait petit à petit du faite de ces brusques Accélérations et finissaient par se transformer en bouillie de l’intérieur.
Il a pris plusieurs années de la vie de Kuroko pour qu’elle finisse par en saisir le fonctionnement et apprenne à manier son mana de sorte à l’utiliser correctement. De simples pointes d’accélération, la jeune fille arriva au bout de Deux/Trois ans au niveau de son ancêtre qui pouvait l’utiliser plusieurs minutes d'affilée. Le médaillon permet en outre à Kuroko d’accélérer les mouvements de son corps à un niveau tel que l’œil humain n’arrive pas à la suivre, ( pour les servent c’est une autre histoire ).

Maintenant forte de plus d'une quinzaine d'années d'utilisation de cet artefact des plus particuliers, la jeune femme a apprit a extraire une belle partie du potentiel de l'objet. Ses accélérations son bien plus précises, le control de sa vitesse et de ses déplacements sous accélération est devenu innée, mais aussi et surtout, la jeune femme ne le tien plus tel un objet X ou Y, mais le porte littéralement en son sein, caché derrière son cœur.
Une lourde opération ayant été exécutée par les doigts de fée d'Emily Ashford, un génie qui avait aussi la qualité d'avoir l'une des plus belle voix qu'il lui eut été donné d'entendre en tant qu'idole.

Effets Positifs

A chaque utilisation de l'accel Controller, Kuroko a droit a trois accélérations dans ledit post. Ces accélérations ne sont pas des obligations, mais au lieu d'un et un seul mouvement rapide, elle peut en effectuer trois pour selon ses besoins mieux perturber sa cible.
Ces accélérations n'influeront que sur le rp, elles ne pourront donc en aucun cas être utilisées pour par exemple porter un coup supplémentaire.

Effets Négatifs

Les accélérations dues à cet objet magique restent contre nature, de ce fait, il n'est pas étonnant que le corps en prenne un coup. Kuroko l'utilise depuis un peu plus d'une quinzaine d'années, son corps a appris à s'adapter aux effets, mais il lui reste encore un certain chemin à parcourir pour ne plus avoir à en souffrir du tout. Chaque nouvelle utilisation rapproche ses chaires d'un état de meurtrissures interne qu'elles seules connaissent bien :

1 utilisation = aucun effet
2 utilisations = aucun effet
3 utilisations = -1 état de santé
4 utilisations = -1 état de santé ( soit -2 états de santé au total )
5 utilisations = -1 état de santé ( soit -3 états de santé au total )

Le compteur d'utilisation allant descendant par heure de repos. Les dégâts éventuels subis par un retour de flamme de l'accel s'en voit donc diminué a chaque heure.
Objet : Katana

Description et effetUn peu plus long que la normale, la lame de ce Katana arbore une couleur particulière. En effet celle-ci est affublée d'une couleur bleue azure. L'arme en elle même n'a à première vu rien d'exceptionnelle sinon qu'elle est d'excellente facture. Faisant parti des nombreux cadeaux offerts aux Kaichuu pour service médicaux rendu, cette lame fait partie des dernières œuvres d'un maitre forgeron. Il à créant se présent spécialement pour en faire dont aux adorateurs des O Watatsumi, d'ou ce bleu pure rappelant l'eau de mer des plages de sable blanc.
Ladite arme s'accorde toue fois a merveille avec sa nouvelle manieuse à savoir Kuroko. Près d'une vingtaine d'années d'expérience au maniement du Katana en font une redoutable bretteuse. Adapte et maitresse du style Iai, il n'existe que peut de chose que ne peuvent trancher les lames qu'elle manie.

Objet : Tenue renforcée

Description et effet Les ensembles quelle porte sont généralement adapté au combat. La jeune femme s'est limité à un habit de ce style pour ne pas avoir à entacher sa vitesse ou son agilité, ses domaines de prédilections.

Objet : Divers

Description et effet un joli petit lot de produits non magiques ... ... spéciaux; sans réelle incidence sur un combat

Spoiler:
 

SORTS

Sort Elément : Workshop - Type : Neutre

Description et effet Sort propre a tout mage ayant suivi une formation a la magie, étant obligé d'apprendre a se protéger des agressions extérieures au moment où ils sont leplus vulnérable, ce sort permet au magus de créer un Atelier. ( Un à la fois )
Sort Elément : Memory Erasure - Type : Neutre

Description et effet Sort propre a tout mage ayant suivi une formation a la magie. Parce que la magie doit restée secrète aux non magiciens, tout mage doit prêter une certaine attention a ne pas être surpris à faire de la magie devant un non initié. Donc, c'est pour ce genre de situation que ce sort permettant d'effacer les dernières minutes de la mémoire du sujet à été créé.
Sort Elément : Safe Zone - Type : Neutre

Description et effet Sort propre a tout mage ayant suivi une formation a la magie, toujours dans l'idée de protéger le monde magique des Non-initiés, ce sort permet d'éloigner toute personne ne pratiquant pas la magie... Si Seulement J.K Rowlling savait a quel point elle était proche de la vérité dans Harry Potter...
Sort Elément : Eau - Type : Soutien - Rang : D : Wata-Tsu-Mi no Māshī

Description et effet Ce sort assez célèbre dans la famille est un sort de soin, utilisé pour tout ce qui est petite blessure ou plaie ouverte en tout genre, il est très utilisé chez les Kaichuu. Se servant des bienfaits de l'eau et du faite que le corps humain en ai en grande partie constituée, utilisé à outrance il peut même refermer les ouvertures béantes et fortes hémorragies.
Sort Elément : Eau - Type : Offensif - Rang E : Uneri


Description et effet Unéri ou Lame de Fond est un sort pour le moins particulier. Il s'agit d'un sort offensif qui permet à Kuroko de créer une sphère aqueuse qui sera lancée telle une balle sur ses cibles. À la seule différence que contrairement aux sorts à utilisation instantanée, celui-ci peut soit, être directement tiré sur sa cible soit simplement léviter au tour de Kuroko en attendant d'être lancé.
Unéru peut être lancé plus d'une fois, tant que lesdites sphères ne sont pas tirées sur leur cible, celles-ci léviteront allègrement autour de Kuroko. Ceci dit, au moment de les lancer sur l'objectif désigné, Kuroko peut les tirer a sa guise vers sa cible. 2 ou 3 en même temps, si les sphères ont été créées.

Effets :


  • - La création d'une sphère demande le nombre d'actions requis fonction du rang du sort
  • - La durée de vie d'une sphère avant d'être tirée est illimitée, mais à contrario, elle perd en puissance à chaque tour durant lequel elle n'est pas tirée. Arrivé a zéro de dégâts potentiel elle se désagrège.
  • - Kuroko décide du nombre de sphères et des sphères attaquant au moment où elle les lance
  • - lorsque Kuroko commande aux sphères d'attaquer, elle doit utiliser une action gratuite
  • - Peuvent être faite d'eau ou de glace a la convenance de Kuroko lorsqu'elle les crée

Sort Elément : Eau - Type : spécial - Rang E : Mu genzai no rengoku


Description et effet Ou le purgatoire immaculé, ne vous fiez pas trop au nom théâtral de ce sort, il n'a rien de si impressionnant. En revanche, il peut se montrer potentiellement dangereux. Il s'agit d'une brume, lorsque Kuroko lance le sort, une brume plus qu'épaisse tombe sur le secteur, Kuroko sera toujours plus ou moins le centre du champ d'action de ce sort ; ladite brume se déplace donc avec elle.
Au sein de cette brume peuvent survenir des mirages de l'utilisatrice, pour perturber les personnes se retrouvant en son sein. La voix de Kuroko y est différée, comme si elle se répercutait sur les particules d'eau flottant au sein de ce piège blanc. Kuroko s'y cache pour avoir une meilleure marge lorsqu'elle place un coup décisif. Surgissant de ces ténèbres immaculés, il est plus difficilepour la ou les victimes de se prémunir contre l'assaut.

Effets :


  • -Le sort a une durée de deux tours.
  • -La visibilité au sein de cette brume est pour des personnes autre s que Kuroko plus que mauvaise.
  • -Des mirages visibles comme sonore peuvent s'y produire.


POUVOIRS

Pouvoir Rang A - actif : Wani no Abata


Description et effet Pouvoir offensif de Kuroko, ce dernier est à effet multiple ; fonction des situations, le pouvoir se modifie et s’adapte aux besoins de Kuroko. Dans sa première forme, il prend l'apparence de tête de dragon d’eau de taille moyenne se créant autour des poings de Kuroko ; elle peut certes contrôler les mâchoires des dragons en les ouvrant et les fermant, mais cette présence à ses mains est surtout un boost pour le combat au corps à corps.

Lorsque Kuroko veut atteindre une cible distance, au prix d'un peu de concentration, notre mage aqueux se voit dans la possibilité de faire des attaques à distance. Les têtes de dragons quittent alors ses bras pour prendre en longueur et en taille ; La tête se voit affublée d’un corps serpentiforme de dragon, sous cette apparence Kuroko peut frapper son adversaire à une distance  XXX ( je sais pas comment l’évaluer là). Les dragons d’eau sont manipulables par Kuroko, et lui permettent de nombreuses possibilités, mais elle s’en sert généralement pour l’attaque ; Celles ci "s'additionnent aux objets que tien kuroko pour appliquer leur buff sur ce dernier lorsqu'elle en utilise un plutôt que ses simples membres pour se battre. Leurs mouvements sont souples et fluides, tout leur est dicté par la psyché de la jeune fille.

Il y a peu, Hunta a découvert que ces dragons n'étaient pas de simples familiers, mais de véritables Avatars amoindris de Wani le dragon protecteur des O Watatsumi. Cette " découverte " lui a permis de renforcer ses liens avec ses partenaires les plus proches, levant certaines de leur scéllées et accroissant ainsi leur potentiel originel.

Effets ( Actifs ) :


  • - possibilité d'allonger les dragons
  • - possibilité de se servir d'eux comme grappin / corde / ou entrave
  • - Possibilité de les transformer en dragons de glace
  • - Possibilité de leur faire prendre une taille bien plus imposante
  • - Possibilité de joindre les deux dragons en un pour avoir un impact plus violent.
    ( Consomme plus de mana qu'une activation normale en plus d'une action gratuite dans le tour durant lequel cette spécificité serait utilisée )



FAMILIER

Nom Rang - - actif : Izaria


Description et effetLe familier de Kuroko est... assez loin des créatures conventionnelles, en effet il s'agit d'une succube, une créature particulièrement belle l'accompagnant partout où sa maitresse se rend, tout du moins lorsque celle-ci l'y autorise. Leur histoire est un peu plus compliquée qu'il n'y parait, mais c'est l'une des rares créatures auxquelles elle pourrait confier sa vie.
De relation charnelle elle a besoin et une maitresse particulièrement attentionnée à ce sujet elle a hérité, leur relation par le passé purement orientée sur les bénéfices qu'elles tiraient de leur accord, a fini par muté en quelque chose dicté par des sentiments plus profonds qu'un simple partenariat. Ceci explique déjà pourquoi elle serait prête à échanger sa vie contre celle de Kuroko et pourquoi la dame des eaux serait prête à moult sacrifices pour elle.

Pouvoir :

Contrairement aux autres familiers, les réserves de mana d'Izaria sont supérieures à la moyenne. Non pas qu'elle en utilise une quantité faramineuse, mais plus qu'elle le donne aux personnes avec qui elle a tissé un lien. Une fois ce lien entre elle et sa destinatrice en place, il lui suffit d'entrer en contact physique avec ladite personne pour lui transférer directement du mana. Hormis ceci, elle se comporte comme une aide plus physique qu'autre chose sur un champ de bataille.

Effets :


  • Le rang du familier est le plus haut possible fonction de la MAG de Kuroko
  • - Permet de transférer du mana aux personnes avec qui elle est en lien par simple touché
  • - A la capacité de partir recharger ses réserves de mana en se servant sur des civils ( pas besoin de rp )
  • - A la capacité de recharger ses réserves de mana auprès d'un autre mage ou autre créature magique ( elle gagne plus qu'elle n'en prend, car son corps lui permet de mieux amplifier le mana. ) Besoin d'un RP et d'un PJ Magus ( elle lui prendra un peu de mana ) ou un PJ MB - DA ( elle lui prendra un peu de PV et le convertira en Mana )

  • - Le lien s'effectue par relation charnelle avec la succube
  • - Ne peut entretenir que 3 liens à la fois
  • - Les personnes en lien avec elle bénéficient d'un pseudo mystic face. Autrement dit, elles paraissent bien plus belles et désirables que la normale sans que le genre de la cible n'en soit affecté. ( Incidence purement rp, aucun réel effet défensif en combat )
  • - Peut modifier ses mensurations et sa taille de sorte a s'approcher le plus possible de l'idéal féminin de son, sa ou ses partenaires
  • - A la possibilité de se transformer en renard d'apparence... particulière.


Statistiques :

HP : 500
MP : 600
ATT : 110
ATT.M : 100
DEF : 140
DEF M : 150
ESC : 100


PHYSIQUE


S’il est une chose que le temps a parfait sur cette jeune dame c'est bel et bien son apparence, son physique a grandement été influencé par un appui extérieur. Quelques modifications ont été apportées à son enveloppe charnelle, dans un élan de confiance elle a confié à Emily Ashford il y a cinq années de cela, la tache de dissimulé un élément bien spécifique en son sein. Lors de ladite opération, notre scientifique, magus a jugé bon d'apporter quelque ... modifications aux chaires de sa nouvelle amie, d'où des changements plus ou moins radicaux sur la manière dont aurait du évoluer son être.
N'allez rien imaginer de péjoratif, une fois la surprise passée, le jour même Kuroko n'y vit que du bon. Plus athlétique, ferme et surtout arborant plus de matière à muscler pour ses différentes obligations, la femme des eaux jouit d'un corps qui lui sied à merveille.

Une musculature ferme sans pour autant être proéminente, Kuroko gère toujours aussi bien les différentes spécificités physiques de son corps en dosant correctement ses exercices pour faire de celui-ci sa première arme. Des muscles forts, mais, fins, son être a plus été taillé pour les exercices mettant en valeur sa souplesse comme son agilité, plutôt que déployer une considérable force physique. Toutefois, de la vitesse résultant la gravité, de la gravité résultant la force des impacts, n'allez pas sous-estimer ses aptitudes au corps à corps.
Avoisinant présentement le mètre soixante-treize, ses tours de taille et de hanche ont... significativement évolué, à telle enseigne que de nos jours, Kuroko ne saurait nullement se plaindre d'un quelconque manque d'atouts féminins. Leurs proportions ne sont point démesurées, mais quand même de plusieurs degrés au dessus de la moyenne. Son plus grand regret vis-à-vis de ces derniers étant probablement qu'elle attire peut-être un peu trop le regard.

Un visage doux, pour des traits toujours aussi fins, la dame des eaux a fini par libérer ses cheveux des entraves que leur imposaient ses couettes à l'époque. Même si képi coiffe maintenant sa tête, sa longue chevelure ne peut que mieux s'exprimer. Ses cheveux arborant maintenant une teinte bleu ciel descendent presque au niveau de ses mollets, finissant pour la plupart en pointes. Des yeux encore et toujours aussi absorbants que par le passé s'imposent maintenant à ceux qui s'y perdraient avec un bleu envoutant, rappelant la pureté et le calme d'un ciel bleu, ou les dangers d'un glacier que vous auriez eu la folie de gravir.
Des lèvres toujours aussi fines, arborant toujours ce rose pâle qui jadis les caractérisaient. Des sourcils fins, mais des cils un peu plus épais, partageant étrangement leur pigmentation avec les cheveux de leur porteuse ; ainsi se clôt la description globale de son être.

De cas particulier la concernant, l'on pourrait parler de ses cicatrices. Elles ne sont pas, ou plus légions, seules certaines paraissent encore sur la peau sensiblement pale de la Kaichuu. Pour la majorité d'entre elles, c’étaient le résultat de blessures du a des sorts ne permettant point un soin complet, des malédictions plus ou moins bénignes en somme. Seule une paire de ces stigmates subsiste parce qu'elle en a décidé ainsi. Ce sont celles qui marquent la naissance de chacun de ses bras. Tous deux portent, quelque centimètres après l'épaule le souvenir d'une blessure violente. Kuroko les gardes, car aussi ignoble qu'ai été ce passage de son existence, il a été la clé de voute qui lui permit de correctement se lancer sur sa destinée.
Second cas spécial, la présence dans son mystic code dans ses chaires, elle l'a fait implanté en son sein pour raison personnelle, mais surtout pour ne pas que cet artefact tombe en d'autres mains que les siennes. Dicté par un pur égoïsme, cet acte l'a lié avec ledit objet magique, qui prend présentement place quelque centimètre derrière son cœur, un endroit qu'elle est sure de préserver coute que coute.

Pour ce qui est de la nouvelle garde-robe de notre très chère amie, elle et devenue plus aguicheuse, fin, son corps lui permet de mieux exploiter les vêtements qu'elle revêt... ( Narrateur : chasse le souvenir d'un certain bikini en fil sur un corps dénué de toute rondeur, quelle qu'elle soit. ). Optant plus généralement pour des tenues entre le blanc et le noir, celle-ci ne se pare de couleur vive qu'en de rares occasions, préfèrent les froides, lui rappelant ses capacités, et par conséquent son rôle.
CARACTÈRE


Il est souvent dit que le temps est un excellent maitre, il apprend, désapprend, fait murir, fait mourir,  forme et informe ses différents élèves, faisant d'eux des êtres plus ou moins prêts à s'attaquer au monde et ses différents rebondissements. Dans le cas de Kuroko, ce maitre a une fois de plus répondu présent ; si jadis vous la connaissiez bien, aujourd'hui il devrait y avoir pas mal de choses à revoir. En ce sens, il vous faut réapprendre à la connaitre et constater jusqu'à quels points ont évolué et régressés les différentes particularités qui faisaient de l'envoyée de Wani, la Kuroko que vous connaissiez.
La patience est une vertu, hors combat, son style si particulier lui imposant de base un rythme loin d'être lent, la jeune femme à appris à dompter cette maladie qu'était l'empressement, mais aussi à savourer les délices de celle-ci. Nulle ne sert de courir, nul ne sert de précipiter les choses, avec du temps, de la minutie et un zeste de passion, absolument rien en ce monde ne pouvait se montrer complètement inaccessible.

Comme vous pouvez le deviner, les changements les plus radicaux observés chez elle, viennent surtout de la maturité dont elle fait maintenant preuve. Les temps et des expériences principalement négatives ont fini par venir à bout de la petite fille aussi surexcitée que puce qu'elle était jadis, sa vision des choses est globalement restée la même, mais son procédé d'approche face à X Y ou Z situation à principalement muté ; passant de l'empressement qu'elle avait à sauter à de hâtives conclusions, à une analyse plus poussée desdits évènements. N'ayez crainte, elle n'en est pas devenue longue à la détente pour autant.

Bien plus lente à la colère, du moins de visu, c'est souvent un faible sourire que vous percevrez dessiné sur ses lèvres. Elle n'a rien perdu de sa tenue en société, mieux encore elle a apprit à attirer le regard, détourner l'attention, plus ou moins contrôler le flux d'une conversation ou simplement rapidement dissiper des querelles naissantes. Toujours aussi aimable et sociale, n'aura changé sur ce plan que sa prestance en rapport aux différentes occurrences au sein desquelles elle aura un rôle à jouer.
Les maitres mots qui jadis la caractérisaient étaient : bornés, acharnés, persévérants, assiduité et bien entendue, la luxure. Rassurez-vous... ou maudissez là, rien ici n'a changé. Ou plutôt aucune de ces qualifications ne ses vues disparaitre de sa personnalité, pour certaines, elles en sont même ressorties exacerbées avec l'influence du temps. Il est toujours aussi difficile de lui arracher une idée de la tête. Il est toujours aussi compliqué d'espérer la détourner d'un de ses projets, et il est devenu presque impossible de la faire lâcher prise lorsqu'elle s'entiche de quelque chose... Et bien entendue, notre très chère dame est devenue plus ... gourmande sur des besoins moins ... catholiques.
L'utilisation de substances interdites et toujours dans ses cordes, elle les applique d'ailleurs bien plus aisément avec ses futurs vict... partenaires ; partenaire qui maintenant, en de rares occasions pourrait être de genre varié.

Mais à force d'en éviter le sujet, l'on ne fait qu'attiser la curiosité. Si socialement parlant, elle ne semble pas véritablement avoir changée, la créature à laquelle vous ferez face sur un champ de bataille n'à pratiquement plus rien à voir avec ce qu'elle était il y à de cela quelques années. Notre blitzeusse, a perdu cette franchise presque infantile avec laquelle elle se jetait généralement dans la gueule du loup. Devenue plus cynique, si elle constat ne pas être en mesure d'écraser son opposant, c'est lentement, mais surement qu'elle s'attèlera à le diminuer. Patiemment, méticuleusement, telle une fourmi ouvrière, elle le grignotera telle une maladie, le harcèlera tel un félin joueur, l'étouffera dans progressivement dans ses son impuissance avant de venir... l'achever, ou continuer de s'amuser avec lorsqu'enfin sa victime atteindra ses derniers retranchements.
Moins encline à accepter une reddition, sur les terrains où se croisent les fers, Kuroko a finalement clôturé tout accès à son cœur. En de rares circonstances, les sorts qu'elle réserve à ses opposants peuvent être mués en des finitions moins ... drastiques ; seulement, victime de la vie, des hommes et des mages, c'est sans véritable honte qu'elle avouera se délecter de cris et gémissements d'agonie. à croire que le dicton sur le temps n'en était pas moins vrai :

" Le temps est un maitre hors pair, apprenant à ses élèves une infinité de choses, mais est ironiquement le pire des professeurs ; car il tue ses étudiants. "

Morte est l'enfant... Née de ses cendres est la froide assassin.
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Dim 28 Aoû - 21:50

Le troisième jour du troisième mois de la troisième année l’année 1979 voyait naître un tout nouvel être en un lieu bien singulier : sur la mer, non loin d’Okinawa, un bateau était doucement bercé par les eaux. En son sein, une femme en travail ; non, contrairement à tous les agents de la gent féminine, elle n’hurlait pas. Ce n’était point là l’œuvre de son courage ou d’une quelconque insensibilité la souffrance physique, toutefois le lieu et l’eau dans laquelle elle était à moitié immergée avait un effet anesthésiant vis-à-vis de cette douleur atroce qu’était censée générer l’enfantement. Allongée dans un grand bain installé sur le bateau spécialement à cet effet, ce dernier avait été rempli de l’eau étrangement pure qui les entourait, là, au sein du berceau des Watatsumi. Les cinq ou six sages femmes qui l’accompagnaient n’étaient pas sans savoir que cette eau n’avait rien de normal, dans le sens où elles étaient elles-mêmes des membres de la famille, membres qui bien évidement pratiquaient la magie au même titre leurs époux. La majorité de ces dernières ayant été choisies en traversant les portes du temple des watatsumi, chacune était dotée de pouvoir magique. En réalité, l’arcade d’entrée était elle-même ensorcelée pour révéler aux membres de la famille la présence de personne faisant usage du mana ou non. Le choix se faisait enfin selon les préférences de l’homme vis-à-vis des femmes qui dégageaient le plus de cette énergie mystique, le mana ; il en était de même pour les femmes lorsqu’elles étaient amenées à choisir un époux, mais ne nous égarons pas.
L’absence de douleur transformait l’expérience du don de la vie en un fait sensiblement différent de tout ce que l’être humain était amené à ressentir dans sa vie. L’eau du bain en question se teinta bientôt de rouge vermeille, couleur annonciatrice de l’arrivée en ce monde gorgé de maints et maints maux, mais du même nombre de magnificences en tout genre d’une nouvelle âme. L’enfant ne pleurait point, il venait certes de sortir de la chaleur du ventre maternel, mais l’eau tiède le ou plutôt rassura la petite fille qui venait sortir, ce n’est que lorsque l’on la sortie de l’eau qu’elle se mit à geindre quelque peut, mais sans plus. L’enfant emballé dans des couvertures de soie spécialement prévues à cet effet fut ensuite confié à Kaichuu Miya, sa mère. Kaichuu Ryuzaki père du nouveau-né entra en trombe dans la chambre où se trouvaient sa femme et son troisième enfant, constatant avec une certaine surprise que les deux magnifiques petites filles qu’il avait déjà allaient avoir une petite sœur. À en juger par la petite touffe de cheveux que l’enfant avait déjà au sommet du crâne, ils pouvaient être sure qu’elle allait avoir des cheveux couleur du soleil couchant, bien plus claire d’ailleurs que ceux de Yui, sa sœur ainée, et les cheveux foncés d’Izumi, la plus âgée des trois n’allaient certainement pas être ceux qui rivaliseraient avec cette clarté. Izumi qui à cette époque avait à peine huit ans, souriait tendrement au nourrisson qui le lui rendait avec rire et joie, alors que Yui, elle de trois années plus jeunes jouait déjà avec sa petite sœur en grimaçant. Attendris par ces jeux innocents, les parents leur laissèrent un peu de temps avant la cérémonie. Peu de temps après, baignaient dans le berceau des dieux avec leur nouvel enfant en mains. Après quelques prières, des sacrifices pour les remercier d’avoir permis la naissance de Mitsuki, la première enfant de leur confection ; mais aussi nombreux furent les dons qui leur furent offerts vis-à-vis de la naissance de ce nouvel enfant qui allait comme ses prédécesseurs devoir porter la croyance et la vénération en vers eux à travers le Japon et plus encore. Puis furent offerts une troisième salve de sacrifice, plus importante encore les deux premiers ; nourriture, or, prière, une partie de l’eau ensanglantée du bain dans lequel était née l’enfant et pour finir le cordon ombilical du nouveau-né. Ce rite n’était pas pratiqué à chaque naissance, mais il célébrait à chaque fois l’avènement du nouveau porteur du Magic Crest de la famille ; ayant pour but de lier l’enfant aux dieux par le lien le plus direct de tout être humain… le cordon natal, il était fait dans l’espoir que les Wata-Tsu-Mi aient un œil attentif sur l’être qui leur était ainsi lié. Tous trois restèrent à baigner dans cette eau tiède plusieurs minutes durant, enchainant prières et proclamations diverses envers les protecteurs de leur famille. Mais déjà, alors que les parents se concentraient à leur tache, la petite de quelque heure barbotait tant bien que mal dans un environnement qui semblait lui convenir à merveille.
Izumi riait devant les expressions blasées des membres de la famille restés sur le bateau pour ne pas interférer avec le rituel, c’est finalement Yui qui sembla bredouiller quelque chose comme « eau… noire… » Chose qui eut pour effet de briser le silence gênant qui s’était installé sur l’embarcation. En effet l’eau dans laquelle évoluait la petite rousse semblait totalement noire et la suivait elle uniquement. Cette situation laissât la plupart des adultes perplexes jusqu'à ce que Miya récupère son enfant et remarque que ce n’était que le linge de soie noire qui avait servi à la protéger qui était resté attaché à sa main, et qu’elle trainait sous l’eau dans son sillage, donnant l’impression que l’eau en dessous était noire.

« heu attendez… c’est un nouveau-né… qui nage… avec un tissu accroché à la main… ! » chuchotât sur le bateau une des sages femmes à son époux venu assisté comme quelques autres hommes Ryuzaki. « …Il flotte plutôt non ? Barbotant en gesticulant un peu n’importe comment… Fin la plus part des enfants désignés comme porteurs du Magic Crest ont toujours été sujets à des phénomènes particuliers… ça n’est donc pas surprenant… mais c’est toujours un bien curieux évènement… » Lui répondit l’un des oncles de la gamine, qui suite à cet exploit peu commun, avait été nommée Kuroko ( l’enfant noir ).

Le ciel, resté bleu toute la matinée, prit un ton grisâtre, voire métallique dans l’après-midi ; alors que les Kaichuu partaient célébrer cette nouvelle naissance sur le domaine d’un de leurs clients les plus éminents. Il s’agissait d’un couple excessivement riche qui pour leur montrer leur gratitude leur avait prêté leur domaine pour que s’y tiennent les festivités propres à chaque naissance d’un nouveau Kaichuu. Cet évènement heureux apportait toujours du baume au cœur des Kaichuu, il leur rappelait à chaque fois que leurs dieux veillaient sur eux, et était un véritable ray de lumière venant effacer les moments de crise de naisse qu’avait connue la famille du temps ou leur nom était encore Wakia ! Izumi et Yui restées auprès de leurs parents pour jouer avec leur petite sœur qui ne demandait que du repos semblaient aussi joyeuses que la plus part des adultes, tant bien même que vu leur âge, elles ne pouvaient comprendre le point auquel leur cadette était importante aux yeux de la famille. Ainsi était né un nouvel être, celui là même qui était sensé dans quelques années reprendre les rênes de la famille. Kaichuu Kuroko avait sur ses épaules l’avenir de cette génération des loyaux serviteurs des Wata-Tsu-Mi… un poids bien lourd pour le nourrisson qui malgré le brouhaha de la fête s’était paisiblement endormi, blotti dans les bras de Miya, sous l’œil attentif de Ryusaki et ses sœurs.



En écoutant les cris et rires joyeux qui sortaient de la maison de ces humbles pêcheurs, qui aurait cru qu’il y avait près de trois cents ans, la famille était sur le point de s’éteindre ? Au sein de la maison, trois petites filles menaient la vie dure à leurs parents sans pour autant que ça ne leur déplaist. Izumi, la représentation même de l’expression sage comme une image, Yui, toujours aussi excitée qu’une pille électrique surchargée et Kuroko, la cadette qui mixait ces deux états comportementaux. Les trois gamines étaient presqu’aussi inséparables que les trois branches d’un Mitsu Tomoe, trois années s’étaient écoulées, et notre petite kuroko gambadait déjà aussi bien qu’elle le pouvait derrière ses sœurs. Son enfance n’avait jusqu'à présent été que jeux, joie et amour, toute foi à ce tableau, il était maintenant temps d’y ajouter la magie ; dès la célébration de son troisième anniversaire, la jeune enfant avait été amenée au berceau des Wata-Tsu-Mi sous une nuit de pleine lune, sans ses sœurs : « Cela ne concerne que la future chef de notre famille », leur avait on répondues lorsqu’elles interrogèrent leurs parents.
Sur le bateau, les Kaichuu lui souriaient, mais elle ne pouvait qu’être anxieuse vis-à-vis de cette situation que sœurs n’avaient point connues ; accrochée au Yukata de sa mère, elle ne dit mot jusqu'à ce qu’ils arrivent à l’endroit voulu. Les parents, seul équipage à bord de l’embarcation descendirent à nouveau en ce lieu saint qu’était le leur avec des présents, et leur enfant mises-en sous-vêtements rituels. La petite retrouva bien vite son calme, sa peur avait disparu, son anxiété aussi… détendue comme si elle avait été soumise à une drogue, Kuroko se laissa flotter alors que Ryuzaki et Miya présentaient leurs dons aux dieux.

« Aujourd’hui est un jour très important Kuroko… aujourd’hui… tu reçois le premier morceau du magic Crest de notre famille… aujourd’hui, tu porteras sur ton corps l’emblème de ce qui fait de toi la future chef de cette famille… » Lui avait dit son père, l’actuel porteur de ce dernier. Pourquoi devait-est-ce être elle malgré ses aînées ? Tout simplement les années… le porteur du Magic Crest était changé tous les trente Ans, trente… tel les trois Wat-Tsu-Mi dont la puissance était multipliée par dix avec O-Wata-Tsu-Mi, celui-là même qui régnait sur eux en maitre incontesté.

L’enfant ne comprenait pas trop ce qui lui arrivait, mais jamais elle n’oubliera le sentiment ressenti lorsque celui-ci posât la main sur son dos nu. Miya n’avait pas été de trop pour empêcher la petite mage en devenir de se débattre, car la douleur qui traversât tout son être en cet instant précis n’était en rien descriptible. Bien vite, cette douleur se transformât en une sensation de surplus dans le corps, comme si elle était repus, mais là le concerné n’était pas son estomac, mais quelque chose qui semblait s’étendre en un réseau aussi élaboré que la totalité de son réseau sanguin. Puis vint enfin une infinie douceur qui s’emparât de tout son être, la calmant sur le coup. Sous le regard inquiet de Miya, une lumière bleutée émana de chaque veine de la gamine, avant de s’estomper.



( imaginez les lignes rouges en bleu )


Seule la marque intrigante ce qui semblait être une paire d’yeux restât illuminée quelque secondes, avant que Kurko ne s’évanouisse. À son réveil, elle était entourée de ses sœurs et parents, qui l’accueillirent avec un grand sourire ; la première implantation du magic crest avait été un succès. Le jour même, pour son plus grand plaisir commença son apprentissage de la magie. Aidée par ses grandes sœurs qu’elle admirait tant, la jeune fille s’était vu recevoir un mystic code de la famille pour s’exercer. C’était une boule de mana qui réagissait en s’illuminant dès que du mana y était inséré, et l’intensité de la lumière se faisait plus intense ou moins fonction des quantités d’énergies qui y étaient infusées ; il devint bien vite l’exercice préféré de la petite qui n’avait qu’à faire quelques efforts pour que s’illumine la boule d’apparence cristalline sous ses yeux émerveillés. Elle se faisait boudeuse lorsqu’elle voyait Yui provoquer des minis inondations, ou Izumi faire danser une marionnette d’eau. Fin, bien sûr elle s’amusait bien à regarder la marionnette, avant de se mettre à bouder sous le regard amusé de ses aînées. Bien entendue, les jeunes filles faisaient de leur mieux pour l’aider à apprendre, kuroko quant à elle faisait de son possible malgré son âge pour aider au temple.



Trois nouvelles années d’apprentissage s’étaient écoulées, petit à petit les traits du visage de kuroko s’affermissaient pour prendre la dernière forme qu’ils auraient. Elle avait toujours d’énormes yeux couleur noisette, signe de son jeune âge, mais elle n’en restait moins une magicienne en voie d’atteindre les sommets… Si elle y mettait un peu plus du sien. Yui jusqu'à présent ne maitrisait toujours pas parfaitement la stabilité de ses sorts, ils étaient certes brillamment exécutés, il n’en restait pas moins qu’ils manquaient de maitrise. Elle avait la possibilité de déplacer de belles quantités d’eau, mais Izumi restait sans aucun doute possible la plus douée de la maison ; son seul défaut était un manque de mana qui malheureusement n’avait aucune solution connue tout du moins. Kuroko quant à elle n’avait pas à se plaindre au niveau mana, mais plutôt au niveau concentration ; non, ce n’était pas son âge le problème, mais son esprit qui vagabondait bien trop à la poursuite du vent. Ses cours l’ennuyaient, et c’était bien souvent qu’elle les séchait ou les bâclait pour rester en compagnie des personnes qui la comprenaient le mieux ; ses sœurs. Elles voulaient son bien, lui rappelant que c’était à elle qu’allait incomber la dure tache de prendre des décisions cruciales, décisions qui allaient jouer directement sur le futur de la famille ; cependant… que dire… habitée d’un esprit de rébellion, plus elle les entendait en parler, moins elle avait envie de le faire. Le Magic Crest incrusté dans son dos avait crû de nouveau de 6 sceaux supplémentaires l’an surpassé, le jour qui suivit la cérémonie qui fut organisée en l’honneur de ses six années d’existence ; cependant, soit elle ne le réalisait pas, soit elle se fichait complètement de l’importance que cela pouvait avoir. Miya la couvrait toujours lorsque Ryuzaki se mettait en colère vis-à-vis de cette situation sans précédent dans la famille. Dans ses crises de colère, il ne cessait de lui répéter que tous les précédents chefs de la famille étaient de véritables génies, pourquoi fallait-il donc que cette médiocrité tombe sur sa fille… il continuait ainsi jusqu’à ce que Kuroko se mette à pleurer ; ce n’était qu’à ce moment-là qu’il finissait par se calmer, lui rappelant une dernière fois à quel point elle lui faisait honte. Mais le lendemain, les choses reprenaient comme si de rien n’était, parfois la jeune fille faisait des efforts, mais ils se soldaient bien trop souvent par des échecs qui ne faisaient que la dissuader d’avantage d’apprendre la magie. Comme cet incident dans la bibliothèque trois années auparavent, Kuroko venait de finir de se faire conter l’histoire des Kaichuu et allez savoir comment elle s’est débrouillée, mais au retour de cette dernière, la bibliothèque était sens dessus dessous… jusqu'à présent, les personnes les plus âgées de la famille tente encore de réécrire les livres les plus importants de leur histoire.
C’est cet agencement de situations malencontreuses qui avait fait de Kuroko, la NEET que l’on avait à présent. S’intéressant plus à des jeux, ou à passer du temps avec ses sœurs plutôt que de perfectionner sa magie. Mais essayons de la comprendre, bien qu’elle ait un certain contrôle sur sa mana qu’elle ne parvenait pas à stabiliser suffisamment pour faire un sort, aucun de ses efforts n’aboutissait ; donc non ce n’était pas la flemme de le faire, ou une quelconque paresse, mais plutôt une résignation, un abandon total de vouloir en faire plus… Si seulement elle pouvait se douter du point auquel cela allait lui couter cher…

7 mai 1986 – Temple familial au sommet de la crique.

Cela faisait maintenant 4 jours que Kuroko était consignée dans sa chambre, son père n’en pouvait plus, il ne pouvait juste plus supporter de voir la future dirigeante se comporter comme une enfant rebelle lambda. La voir était devenu un tel supplice à ses yeux qu’il préférait la savoir dans sa chambre, plutôt qu’à jouer de façon insouciante et gambader dans le temple et la maison comme si elle avait encore trois ans. « Si tu ne veux pas que tes sœurs soient punies par ton incompétence, tu ferais mieux de trouver un prétexte pour leur faire comprendre que tu ne peux pas les voir… » Tels étaient les derniers mots prononcés par un Ryuzaki furieux ; mais il avait su toucher la corde sensible. « Yui… et Izumi n’ont pas à souffrir à cause de moi… laisse-les tranquille s’il te plait… » S’était-elle résignée à supplier pour sauver ses sœurs d’une punition gratuite qu’elles ne méritaient en rien ; non, ce n’était pas la première fois, mais à chaque fois, Kuroko trouvait une excuse pour justifier ses absences de plusieurs jours qui n’étaient en fait que le résultat d’énièmes échecs.
Elle fut libérée le 8 mai et sortie avec une tête de déterrée, cela n’en avait peut-être pas l’air, mais pour une enfant de son âge, la présence humaine avait une importance particulière ; auquel cas, l’enfermer avec cahiers, livres et formules pour tout compagnon était plus qu’un supplice, une véritable torture. Aussi, elle vit presque Yui comme une envoyée des Wata-tsu-mi lorsque celle-ci vint la chercher pour qu’elles partent en douce voir Izumi assignée au temple de la crique.
Aussi, lorsque les jeunes filles sortirent du temple pour voir un Ciel noir de colère et une mer démontée tel un animal furieux, elles hésitèrent quelques instants à prendre la petite barque qui était ballotée dans tous les sens par la mer rageuse pour aller jusqu'à temple. Mais pour Kuroko, après ces nombreuses heures, ces nombreuses minutes qu’elle s’était hasardée à compter pour rendre le temps moins long, le câlin d’Izumi était probablement son seul salut… peu de temps après, les sœurs débarquaient dans la crique où était leur aînée : « Je suis chargée de la grande mission de protéger l'héritage familial » avait-elle dit en les accueillant avec sourire, les en lassant avec amour et chaleur alors que le monde externe paraissait ci glacial. Même la mer donnait l’impression de bouillonner de rage, rage que Kuroko croyait dirigée contre elle, car on l’avait sorti de sa cellule et qu’elle n’avait encore rien fait pour apprendre quoi que ce soit. Pour elle, seuls ces moments heureux avec Yui et Izumi représentaient le bonheur auquel elle pouvait s’agripper en ce bas monde.

Les jeunes filles ne restèrent pas seules bien longtemps, bientôt une petite embarcation vint aussi échouer sur la berge de la crique. Quatre hommes en étaient descendus, sur leur habit, un katakana dessiné représentait « Hi » le Feu, écrit en rouge sur des habits noirs. Kuroko l’avait déjà vu, elle était sure de l’avoir déjà aperçut quelque part, sa Grand-mère lui en avait parlée, mais la veille de ce même jour, elle sortait d’une énième punition, ce qui ne la rendait pas très réceptive à un quelconque enseignement… regardant la mer, puis Yui qui ne semblait pas tranquilles du tout, Kuroko commença elle aussi à paniquer, se cachant derrière Izumi qui inconsciente du danger avait accueillit les quatre personnes qu’elle prenait pour des pèlerins.
Kuroko ne fut donc pas surprise de voir l’un d’entre eux afficher un sourire cynique et agripper les cheveux d’Izumi avant de la traîner dans le fond du temple avec ses confrères, Kuroko-chan était littéralement tétanisée et se détestait à la fois. Il y avait quelque part dans ce temple un système de protection qui pouvait annihiler tout non Kaichuu, mais… n’ayant pas étudiée comme le lui avait ordonné son père les plans du temple, elle ne savait pas ou c’était… il s’agissait juste d’une boule dans laquelle il fallait insérer une infime quantité de mana… ou était cette boule ? Ou était-elle ?
Jetée face contre terre lorsqu’ils arrivèrent devant la porte cachant le trésor sacré des Kaichuu, Izumi adressa à ses sœurs un regard plein de détresse, elle voulait probablement leur dire que faire, mais voir ces mages briser la plus part des sceaux du portique sans trop de mal l’en avait dissuadée, ça aurait mis les fillettes en danger, et ce elle ne pouvait se le permettre. Quelques minutes après, l’homme revint avec une pierre luisante d’un bleu singulier ; ça au moins, Kuroko le reconnu, c’était le Mystic Code de la famille qui donnait à l’onsen familial les caractéristiques régénératrices qui avaient fait de leur famille ce qu’elle était présentement. * vous avez ce que vous voulez, maintenant partez ! Partez ! Partez ! * ne cessait-elle de se répéter intérieurement en les fixant d’un air mauvais.
Bientôt, une sensation tiède et un poil humide recouvrit tout son corps, c’était un sort d’Izumi qui avait clairement tendu la main vers elle pour le lancer. L’eau recouvrit entièrement le corps de Kuroko avant de la faire disparaître aux yeux de tous, fermant le poing, sa grande sœur acheva le sort en immobilisant chacun de ses muscles, de peur que cette dernière ne fasse une bêtise en profitant de l’invisibilité précaire dont elle disposait présentement. La réaction adverse fut quasi imminente, une baffe monumentale lui fit flanquer, si bien que sa tête heurta le sol avec une violence telle qu’elle en saignait. « hé les gars, je ne sais pas où l’autre a été envoyée, mais, nous sommes seuls avec les descendantes de l’enfoiré qui à humilié notre famille à ce putain de tournois de mage… Il serait peut-être temps de leur renvoyer l’appareil non … ?» Fit l’un d’entre eux alors qu’une bosse se formait à un endroit de son anatomie que Kuroko ne connaissait que trop bien pour avoir un jour surpris ses parents. Le sang de la jeune Kaichuu ne fit qu’un tour lorsqu’elle comprit là où il voulait en venir, et c’est finalement impuissante que se déroula sous ses yeux le spectacle le plus horrible de sa vie. Elle vit de beaucoup trop près à son gout, et avec des acteurs qui ne lui plaisaient guère, le procédé qui l’avait créé. Des cris, des larmes, du sang, de la souffrance, les êtres qu’elle chérissait tant avaient en ce moment besoin de son aide, ces hurlements de détresse qui allaient jusqu'à s’incruster dans ses os, ces expressions de terreur qu’elle ne pouvait que contempler ; toute foi elle avait beau forcer, faire tout son possible pour bouger, rien y faisait, elle était commandée, à être spectatrice...


/!\ ce morceau en spoiler peut contenir des passages choquant pour certains, prière donc éviter de l’ouvrir et le lire si vous estimez d’âme sensible. /!\


Spoiler:
 

Lorsque tout s’arrêtât finalement, deux d’entre eux quittèrent la pièce avec un air satisfait, laissant les jeunes filles à leurs collègues qui se revêtaient… toujours consciente, les yeux écarquillés, Izumi respirait avec difficulté, mais vivait toujours elle tournât la tête vers l’endroit où se trouvait Kuroko, et eut la force incommensurable de sourire en comprenant qu’elle n’avait rien. Ce sourire… qui fut dévoré par les flammes dans la minute qui suivit… ça n’était non pas son bras, mais tout son corps qui s’était enflammé cette fois-ci sous l’expression souriante de l’horrible personnage qui en était la cause. Les hurlements d’Izumi n’avaient plus rien d’humainement percevable, tant ils étaient stridents ! Son corps gigotait dans tous les sens, tournant de gauche à droite, roulant sur le parquet qui bénit de la magie de l’eau ne prit pas feu. Tout… Kuroko faisait tout son possible pour bouger, hurler, déverser son mana pour tenter quelque chose… n'importe quoi, mais rien n’y faisait. Le mage incendiaire se tourna ensuite vers Yui, mais son ami l’arrêtât. « Au moins, une d’entre elles doit vivre avec ça sur la conscience, ce ne serait plus drôle sinon… » ; tous deux échangèrent des rires gutturaux avant d'à leur tour quitter la pièce. Ce n’est qu’un quart d’heure après leur départ que les flammes qui dévoraient le corps d’Izumi s’estompèrent, laissant dans la pièce une odeur abominable et nauséabonde de cadavre brûlé, cinq minutes plus tard, le sort de pétrification prit enfin fin. Laissant la petite fille tomber à genoux, permettant enfin à ses larmes de courir le long de ses joues. Tremblante, elle avança à quatre pattes jusqu’au corps de Yui et après s’être assurée que celle-ci vivait encore, avança jusqu’au corps fumant d’Izumi avant de s’y arrêter un instant. Sanglotant devant le masque de mort noirci et suintant de sang par endroits qu’était devenu son doux visage, Kuroko frissonnant de tout son être prit le corps de sa sœur dans se bras avant de véritablement hurler sa souffrance à qui pouvait l’entendre…
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Dim 28 Aoû - 21:53

Cela faisait déjà plusieurs semaines que l’on avait plus vu la moindre trace d’un quelconque sourire sur le visage de Kuroko, elle était passée de la petite fille gaie à une véritable armoire à glace au niveau sentimental. Hormis les quelques moments qu’elle passait avec Yui pour la consoler, son visage restait fermé à ce monde. Le jour funeste qui avait vu s’éteindre l’existence de Kaichuu Izumi s’était gravé en la mémoire de chaque Kaichuu ; lorsque son père avait appris la nouvelle, il ne lui avait rien dit, pas un mot, pas un sourire, s’étant contenté de la fixer avec une expression qui pouvait être soit de la tristesse pour la mort de sa fille, soit de la déception envers une Kuroko qui aurait pu empêcher ce massacre… bien entendu, c’était la première option, et oui, il était heureux que Kuroko n’aie rien eut, toute fois en ce jour, il ne put le lui dire. En ce jour… la jeune fille considéra ce regard comme : « c’est ainsi qu’un chef protège ses proches …? ».
Il va sans dire que depuis lors, la petite rousse travaillait sans relâche ni répits, manger était devenu secondaire, dormir était aussi passé au second plan, elle ne se reposait que lorsque son corps finissait par craquer et tomber de sommeil (un peu après une heure du matin généralement). Il n’était donc pas étonnant de la voir avec des cernes sous les yeux les matins, comme il était devenu coutume de la voir se déplacer avec le mystic code de régulation du mana en main, à s’exercer encore et encore sur la maitrise de celui-ci. La magie de l’eau, elle consistait à prendre contrôle d’un élément aussi peu stable qu’un fluide pour en faire des usages bien précis. Mais condenser le mana, le convertir pour enfin le transformer en eau et en faire un sort aqueux était encore un concept difficile pour la petite qui sur la route de sa réalité personnelle se rabattait sur l’exercice de contrôle. Chaque soir, elle redessinait sur un brouillon les plans du temple de la crique à main levée, l’autre main tenant la boule lumineuse pour s’en servir comme lumière. Le prana inséré dedans n’était autre que la quantité nécessaire à l’activation des défenses du temple ; non ce n’était pas un exercice comme les autres, loin de là : c’était une véritable punition auto infligée. Lors de leurs rencontres, Yui le lui disait à chaque fois « ce n’était pas ta faute… » À chaque fois, Kuroko acquiesçait d’un signe de tête, mais le soir même prônait dans sa chambre un nouveau dessin, effectué à la lumière oscillante du code d’insertion de prana activant et désactivant la liste des défenses du temple. Ses trente premiers dessins étaient tous trempés de larmes, à telle enseigne que l’on ne les reconnaissait pas toujours ; sur ceux qui suivirent, c’est finalement son père qui les comprit, parvenant à lire au dos de la feuille les innombrables « Désolée » qui noircissaient le papier. Il était sensiblement éprouvant pour elle de faire ces croquis, mais elle le devait à Izumi, c’était… sa punition que de revivre ces moments atroces jour après jour, nuit après nuit, semaine, après semaine. C’était aussi sur la base de ce tragique évènement que travaillait la jeune fille à s’en détruire le corps, apprendre le plus possible et perfectionner son contrôle de la conversion mana /prana en attendant que sa réalité personnelle soit suffisamment développée pour qu’elle puisse faire ses sorts. C’est à peu près en milieux de sa huitième année que la jeune fille réussie enfin à lancer un sort… acceptable dira nous. Entre ses mains, une bulle d’eau de la taille d’un ballon lévitait un peu aléatoirement ; la forme n’était point parfaite, pire, elle oscillait dangereusement, gonflant par endroits avant de reprendre une apparence plus ou moins lisse. L’idée de modeler une forme sphérique était avant tout pour que la similitude géométrique entre sa sphère d’exercice, l’objet qu’elle tenait toujours en mains depuis plusieurs mois et son sort, lui permette de mieux imaginer cette dernière, de sorte à la modeler sans trop de problèmes. Cela devait être à peu près sa dixième tentative qui avait donné un résultat aussi peu stable ; toute fois, pour son âge c’était déjà un exploit en soi. Seule sa grand-mère avait officiellement assisté à ce petit miracle qu’avait engendré la petite, mais son père qui depuis l’incident la surveillait de près vis-à-vis du faite qu’elle agissait enfin comme il désirait, y avait aussi assisté depuis sa chambre en usant de la magie dans laquelle il excellait ; celle de la voyance via l’eau. En effet, dans un certain rayon, il pouvait voir par le biais de l’eau aussi bien que si chacune des surfaces aqueuses avait été pour lui un énième œil. Le jour même, il joua des relations haut placées qu’avait la famille pour réserver à sa fille une place pour une école de magie. Non pas qu’il ne voulait pas superviser son apprentissage en personne, loin de là, mais il n’était pas insensible à la détresse et la souffrance dont l’enfant faisait preuve depuis le décès de sa sœur aînée. Aussi saugrenu que cela pouvait paraitre, l’envoyer à l’étranger avec une lettre stipulant qu’il serait préférable qu’elle partage sa chambre avec une étudiante plus âgée, mais aussi et surtout très affective, était l’une des solutions qui leur permettait de gérer efficacement le problème. Kuroko s’éloignerait un peu de la maison familiale emplie de souvenirs douloureux lui rappelant Izumi, et il serait plus facile que la famille entière tente de traiter le cas de Yui qui devenait de plus en plus préoccupant.
Ryuzaki laissa toute foi deux mois à la jeune magus après l’avoir informée de sa probable affectation à Big Ben, la scolarité avait déjà été soldée, les frais de l’internat également, il ne lui restait plus que l’examen de passage à subir pour y entrer. Ces soixante jours semblèrent s’évanouir tel un rêve alors qu’elle les passait en s’exerçant, mais aussi en tenant compagnie à Yui qui en sa présence était moins turbulente. Deux mois plus tard, cette boule aqueuse affichait enfin une forme plus convaincante, toujours un peu vacillante, mais déjà plus sphérique ; c’est avec une certaine fierté que son père lui sourit enfin après plus d’une dizaine de mois. « je peux maintenant t’envoyer là-bas sans craindre de perdre la face… ». Ces mots pouvaient être durs, très durs, toute fois, c’était les premiers encouragements qu’elle avait reçus de sa part depuis des années ; ils lui allaient droit au cœur.



( Guerrier dragon [ Et pas de référence à Kungfu Panda è_é ] )

Plusieurs mois s’étaient déjà écoulés alors que Kuroko avait intégré Big Ben, il n’y avait pas à dire, être aidée par des professionnels lui permit de faire de véritables prouesses au niveau de la maitrise de ses circuits magiques concernant l’utilisation de l’Od et du prana. Un de leurs professeurs lui répétait souvent qu’un sort parfaitement exécuté ne devait être lancé avec la tête pleine de futilité, il fallait savoir faire le vide pendant une incantation de sorte à réussir le sort parfait à son âge ; la seule incantation que connaissait la jeune fille n’avait pas changée, elle lui permettait encore et toujours de créer une boule aqueuse de la taille d’une balle de football lambda, par contre, celle-ci était devenue parfaitement sphérique depuis le temps, quelques aspérités ça et là sur ladite sphère, mais hormis ça rien de particulier ! Le sort en lui-même n’était pas d’une extrême complexité, mais il poussait son utilisateur à avoir une attention constante sur lui ; plus de trois secondes d’inattention, et la boule se disloquaient en une flaque d’eau non récupérable, du prana perdu et des efforts réduits à néant. Aussi, ayant appris à demander de l’aide et à sourire à nouveau grâce à sa colocataire qui étudiait la psychanalyse, Kuroko s’était hasardée à demander à ce fameux prof un moyen de rester concentrée sur un sort tout en effectuant d’autres actions.
« Un Art Martial ou deux serait dans ton cas ce que l’on pourrait faire de mieux… » Lui avait-il répondu en observant l’enfant. Son âge était quelque peu avancé pour ce qu’il préconisait, mais elle ne perdait pas beaucoup au change, bien au contraire. C’est ainsi qu’à ses cours habituels s’ajouta le Tai Ghi. Non pas la discipline martiale visant à se battre, mais plutôt celle qui était axée sur l’entretien du corps par la gestion de son Ki ; pour une personne jouant avec les flux de mana l’entourant ( un mage, pas Kuroko particulièrement ), il était un peu difficile de faire la différence, mais l’on disait bien « tout vient à point à celui qui sait attendre ! », seulement, elle s'était par la même occasion inscrite pour le kendo, à titre qu'elle clamait personnel.

Le 3 Mars 1988, Kuroko avait écopé d’une permission particulière pour son neuvième anniversaire, trois jours lui avaient été accordés pour qu’elle puisse revoir sa famille, et passer du temps avec cette dernière. Yui et elles n’avaient été séparées que quelques mois, mais la revoir avait tant irradié son cœur de joie qu’elle pleurait de pouvoir ressentir cette chaleur-ci particulière que seule sa sœur pouvait lui prodiguer, qu’elle pleurait de voir à nouveau ce sourire, qu’elle pleurait en accompagnant les larmes de joie de cette dernière... Izumi manquait bien sûr à cet émouvant tableau, mais Kuroko avait décidée d’honorer sa mémoire, elle ne rendrait pas son sacrifice vint en ne faisant pas tout son possible pour rentrer parmi les chefs les plus remarquables de cette famille, en l’honneur de son nom, Kuroko avait décidée de rentrer dans le livre familial non pas en temps que dirigeante alpha comme nombre de ses prédécesseurs , mais comme une personne de marque ; c’était prétentieux, mais tel était le point auquel elle les dernières actions d’Izumi la galvanisaient.
Tsukuyomi ( la Lune ) était cette fois-ci encore le témoin de la dernière incrustation du magic chrest des Kaichuu, en la personne désignée comme leur futur régent ; encore une fois, le couple qui avait donné naissance aux jeunes protagonistes de notre histoire était dans le bassin des watatsumi, avec leur enfant. Comme il était coutume de le faire, Ryuzaki qui enfin avait confiance en son enfant lui demanda :

« Kaichuu Kuroko accepte tu en ce jour la dernière imposition du Magic Chrest de notre famille, faisant ainsi de toi notre représentante directe dans le monde extérieur, mais aussi la personne qui dirigera cette famille dans un futur prochain ? » hochant la tête de bas en haut en guise d’acquiescement, son père lui sourit avant de reprendre. « Si tel est ton désir… je te demande maintenant quelle voie veux-tu suivre en tant que mage des Kaichuu… ? »

- Celle d’Ashura, le dieu de la guerre… je veux devenir la seconde Doragonkuesuto de la famillefit la jeune enfant avec résolution.

« … Tu sais ce que cela implique Kuroko ? » interrogea Ryuzaki au même moment où son épouse poussait un petit cri en regardant sa fille.

- Peut importe ce que je devrais faire, jamais je ne pourrais oublier le jour où Izumi nee sama est morte, le jour ou Yui à tant hurlé et pleuré… jamais…. Et je veux les venger ! Tu l’as dis toi-même papa, un chef se doit de protéger ceux qu’il aime. J’aimais Izumi, je l’aime toujours et c’est pour cette raison que je ne veux pas que ses agresseurs restent impunis… elle ne pourra jamais reposer en paix sinon … Père ! Mère ! laisser moi essayer de suivre cette voie, s’il vous plait !

Le maître de cérémonie resta interdit plusieurs secondes, voir minutes, cependant le choix de toute personne endossant le rôle de régent était irrévocable, même pas par la personne qui avait prononcé le vœu en question une fois le rite passé ; auquel cas il ne pouvait contester le choix de sa fille. Le soir même une tête de dragon tribale avait entièrement pris forme sur toute la surface du dos de Kuroko.
Le lendemain furent célébrés son anniversaire, et son statut maintenant légitime de chef en devenir. Après la fête, la veille de son retour à Londres, Kuroko eut pour cadeau de la part de la famille toute entière un coffret d’apparence ancienne, flanqué du sceau des Kaichuu. En son sein, les artefacts utilisés par le dernier Doragonkuesuto, mais aussi le premier ; second chef des Kaichuu, seule personne dont la voie n’avait jamais été suivie par un des neuf chefs qu’avait connus la famille : son Accel Contrôler, l’objet qui avait sur lui plus de sang qu’un assassin ne pourrait en avoir sur les mains. Le Collier offert par Mitsuki et qui avait l’étonnant pouvoir de contrer les effets néfastes de l’Accel contrôler, un carnet de notes qui devait certainement recueillir des astuces pour utiliser ces deux mystic code, et un rouleau de sorts aussi épais que le bras de notre amie ; si ce n’est plus.

Prend garde à ce que tes propres sorts ne se retournent pas contre toi Kuroko chan … tel fut le dernier avertissement de son père lorsqu’il lui tendait la boite ; le lendemain, elle était repartie.

Le mois, que dis-je la semaine qui suivit son retour à big ben, la jeune fille changea de discipline sans pour autant changer d’art. Elle abandonna bien vite le Tai Ghi médicinal pour le Tai Ghi martial qui allait lui permettre de se battre au corps à corps contre des adversaires qui, même s’il était plus puissant qu’elle, la jeune dragonne n’aurait pas trop de mal à faire voler lorsqu’elle se sera faite maitresse de cet art. Ce changement brusque ne s’était point fait sans une intervention extérieur, enfin intervention, c’était beaucoup dire. Le Carnet de la personne dont elle suivait la voie disait clairement, que sa force ne résidait point en des sorts lancés à distance, mais bien au corps à corps, auquel cas il fallait se forger un corps puissant pour pouvoir suivre ses méthodes : sans compter qu’une excellente maitrise de transfert du prana était de rigueur pour savoir utiliser ses Mystic codes au plus au niveau de leurs capacités. Le sparadrap sur le nez de Kuroko, son arrêt momentané des cours et les nombreux bandages qui entouraient son corps en disait long sur l’Accel Controleur. Oui elle avait tenté de l’utiliser, mais un flagrant déficit de maitrise de l’objet, de son propre corps et de sa maîtrise du prana, l’avait amenée à se manger les murs du gymnase à des vitesses plutôt élevées ; n’eût été sa colocataire qui se demandait pourquoi à 21h elle n’était pas dans sa chambre et avait retrouvé l’enfant baignant dans son sang, Kuroko serait fort probablement morte à l’heure qu’il est. Jusqu'à l’âge de 11 printemps, la jeune fille continuait de travailler dur, toujours avec le même objectif en tête, mais à celui-ci s’était ajoutée une requête plus personnelle. Elle s’était éprise d’admiration pour une jeune sempai blonde, voulant l’impressionner, car elle-même faisait des prouesses, notre petite Kaichuu redoublait toujours plus d’efforts pour que cette dernière la remarque, mais à ses 11 ans, la fille aux yeux verts dénommée Sélène Van Hellsing quitta la tour de Big Ben pour, selon les rumeurs des affaires familiales. Bien qu’elle n’eut pas le loisir de la connaitre aussi bien qu’elle le désirait, l’enfant des eaux fut bien triste de la voir partie ; cependant, d’un autre côté, le nombre de mages étudiants talentueux diminuaient, non pas qu’elle en profitait, mais ça lui permettrait au moins de monter au haut de l’échelle aux yeux des profs pour qu’ils lui en apprennent plus.

Cinq longues années s’écoulèrent et Kuroko maintenant âgée de seize années et des poussières était déjà devenue une mage presque accomplie. Bonne combattante dans l’art du Tai Ghi et pratiquante encore en exercice de l'iaido, elle perfectionnait encore le sort du « Wani no Sabanto » qui était l’arme principale de son ancêtre, il fallait préciser que la jeune fille avait passée un temps fou à travailler son contrôle du mana de sorte à bien maitriser l’Accel controler. Elle fut la victime de nombreux ratés, qui bien souvent la jetait contre un mur de plein fouet, hormis la douleur que cela lui infligeait, il est fort probable que ce soit aussi la raison pour laquelle son corps ne put jamais développer de rondeurs. Kuroko mangeait peu, pour selon elle ne pas trop empoisonner son corps, le Tai Ghi, l’Art de la méditation, celui de l’incantation, et de la concentration faisait maintenant partie non pas de sa vie, mais de son être tout entier. Toute fois, ces nombreuses privations n’étaient point veine, loin de là. Elle pouvait la jeune fille pouvait vérifier son évolution à chaque fois qu’un duel de mage lui était proposé. Elle ne comptait plus ses défaites, mais ne disait-on pas que l’homme apprend mieux de ses erreurs que de ses réussites ? Les premières années passées dans le système des duels lui avait valu un nombre affolant de défaites, mais aussi quelque victoire maigrelette. Ceci changea du tout au tout durant les trois années qui avaient suivi ses deux ans de médiocrité. Le problème était le sort qu’elle utilisait et ne maitrisait point. La tendance s’inversa bien vite lorsqu’elle fut enfin sur la voie de la maitrise du sort qui causait enfin de véritables dommages au lieu de simplement mouiller ses adversaires qui ironiquement avaient un mal fou à l’atteindre de leurs sorts ; ceux-ci s’écrasaient tout bonnement sur une bulle aqueuse qui l’entourait constamment. Résultât il leur fallait toujours des sorts plus puissants pour parvenir a la toucher ; la situation ne s’arrangea pas pour eux lorsque le corps de kuroko semblait gagner une puissance bien au dessus de ce que son corps était capable de déployer ; il fallait croire que ce sort de renforcement lui était d’un grand secours.

Avec l’aide de ses professeurs, et des quelques personnes qui voulaient bien s’entraîner avec elle, généralement des filles ; Kuroko parvint à maitriser deux des sorts du fils de Mitsuki, l’un lui permettant de renforcer son corps de sorte à faire plus de dégâts, et l’autre lui érigeant un bouclier aqueux sous l’allure d’une seconde peau. Ce dernier lui fut d’ailleurs bien utile lors de ses très… non trop nombreux essais infructueux avec l’objet conceptuel dont notre magus ne maitrisait présentement que l’une des nombreuses facettes. Elle avait de nouveau appris à sourire, quatre longues années de thérapie avec sa camarade de chambre devint thérapeute de l’établissement, avait réussis à défaire de son visage cet air triste qui s’y était gravé depuis un certain incident. Il y avait certes encore de l’obscurité enfouie dans les abimes de son cœur, des ténèbres qui s’agitaient toujours en présence d’un agent de la gent masculine, mais elle était déjà moins portée sur l’auto-destruction du corps qu’Izumi avait préservée au péril de sa vie.
Suite à un concours organisé par l’école elle-même, notre Doragonkuesuto en devenir put décrocher une bourse pour Standfort-High Young Girl spécial school ( un nom à coucher dehors ? ) un établissement privilégié pour aider les mages compétents à perfectionner leur magie de sorte à en faire de véritables prodiges. Les épreuves du dit concours étaient rudes, et Kuroko n’était pas mécontente d’être parvenue à utiliser ses Mystic Code, même partiellement, et en partie l’un des sorts offensifs du Kaichuu Guerrier ayant inscrit son nom dans l’histoire il y avait de plus de deux siècles. Wani no Sabanto… un sort spécialement créé pour le combat au corps à corps, à son niveau actuel la jeune fille engendrait plus de dégâts certes, mais restait toujours loin des véritables compétences de ce sort. Elle réussit quand même à se hisser au rang de troisième, lors de ce tournoi de Battle de mage, ce qui lui valu le faite d’être parmi les dix sélectionnées qui purent s’envoler pour l’Australie. Quelle ne fut pas sa surprise d’y retrouver son idole adorée Sélène Van Hellsing…!

Après six mois passés dans cet établissement réservé aux jeunes demoiselles, Kuroko comprit rapidement que ce qu’elle ressentait pour cette blondinette n’était plus au stade de la simple admiration, le sentiment avait muté au fil des années, et elle avait suffisamment gagnée en maturité pour déterminer ce déluge de sensations diverses comme étant un amour, non pas fraternel, ni familiale, mais le type d’amour qu’aucune magie ne pouvait forcer. Au vu des relations que nombre des jeunes filles de son internat entretenaient entre elles, Kuroko était soulagée de voir que deux filles, ou plus d’ailleurs pouvaient aller ensemble, même si cela restait quelque peu contre nature. La plus part de ses petites manies refirent surface, stalkant la jeune Van Hellsing comme un animal traquant sa proie, Kuroko restait toujours à bonne distance n’osant pas l’approcher, de peur de prendre un râteau peut être… ou alors était-ce juste un sentiment indéterminable. À ça elle était d’autant plus comblée de voir que le professeur de Tai Ghi de l’établissement semblait avoir un niveau bien plus élevé que la personne qui les enseignait à Big Ben ; Sofia Velmat, ancienne Soldate ayant maintenant quitté le corps de l’armée pour apprendre l’art des armes à feu et du combat aux étudiantes de l’établissement de sa dernière famille en cette terre, sa tante ; la dame qui tenait la bâtisse. Elle n’était pas japonaise, et ses yeux avaient beaux êtres bridés, elle n’en restait pas moins loin de l’apparence des Chinois, ce devait donc être une Taïwanaise. Une longue chevelure ébène, un cache Œil sous-entendant la perte de son œil droit, et une attirance un peu trop poussée vers les demoiselles atteignant la maturité… telle était la manière dont Kuroko la décrivait, mais ce n’était pour lui déplaire. Cette femme pouvait afficher un visage aussi dingue et diabolique qu’un véritable démon, mais pouvait changer du tout au tout en un visage d’ange désirable par un peu n’importe qui. Inscrite au Tai Ghi ainsi qua maniement des armes blanches, plus précisément les katana et avec cette grande fifille au maniement des armes à feu, l’enfant des eaux attendait beaucoup de sa formation.


Six mois plus tard, elle se pensait maudite, Sélène s’était encore envolée pour une destination encore et toujours inconnue, et jusqu’alors jamais la jeune fille n’avait pu l’approcher, à contrario son départ avait du bon quand même. Encore une fois Kuroko allait pouvoir mieux se concentrer sur son apprentissage. Ses bases dans le Tai Ghi, comme ses connaissances de nombres des mouvements de cet art lui permirent de rapidement monter dans l’estime de Sofia qui maintenant gardait un œil sur elle à chacun de ses cours ( son unique œil en faite ) ; le calme de la mer était reposant, le bruit des vagues de la plage sur laquelle donnait l’interna avait sur la jeune fille un tel pouvoir que ses méditations et les entraînements au Tai Ghi étaient devenus les meilleurs moments de ses journées, surtout depuis qu’elle était entrée dans les bonnes grâces de son professeur. Le Wani no Sabanto fut achevé dans la trentaine de jours qui suivit son dix-septième anniversaire ; elle se hasarda même à ajouter une structure d’attaque à distance sur le sort en question. La maitrise de l’Accel Controler restait toujours aussi ardue, mais le professeur enseignant la magie via la musique lui fut d’un grand secours pour l’aider à perfectionner sa maitrise de transfert du prana vers un objet. Avec la permission de la jeune fille, elle avait modifié le magic Chrest qui lui servait de boule luminescente d’exercice. Lorsqu’elle le lui rendu une semaine après l’avoir emprunté, ce n’était plus une simple boule, mais un Assortiment d’une dizaine de bracelets bleus. L'exercice avait changé, maintenant il ne consistait plus seulement à faire passer du prana de sa main à une sphère, mais de ses bras aux bracelets, de sorte a ce qu’ils s’allument sur son bras gauche, sans pur autant le faire sur le droit. Et inversement à vitesse régulière. Corsant l’exercice au fil du temps qui passait, elle finit par pousser la jeune fille à jouer des clignotants avec ses bracelets a chaque bras tout en suivant le rythme parfois endiablé des solo de musique classique et autre dans le même genre. Il était presque impossible d’allumer les bracelets d’un bras les uns après les autres, mais le faire avec ceux d’un bras puis ceux de l’autre devint un exercice sensiblement éprouvant. L’utilisant souvent de nuit en se baladant dans les couloirs, elle fit naitre à son insu dans l’établissement des histoires de fantôme, comme quoi il y aurait des êtres lumineux qui enlevaient les jeunes et jolies jeunes filles une fois le couvre feu passé avant de les ramenée le lendemain après leur avait lavé le cerveau… dire que ce n’était qu’une Kuroko s’entraînant en se rendant à un rendez-vous avec telle ou telle demoiselle n’aurait pas été correct, les concernées gardèrent donc le silence.

Sa palette de sort avait gonflé en en accueillant un dernier, c’était une pluie passablement forte qu’elle avait mise au point à l’origine pour avoir un certain contrôle sur les jeux de pistes et différentes activités de chasse aux trésors organisés par l’école ; le sort en question agissant un peu comme un radar personnel, c’est finalement un peu plus tard qu’elle lui trouva une autre application bien utile. Notre Kaichuu passa en tout et pour tout trois années dans cet établissement, et elle s’était fait des amies, avait connu le monde adulte d’un œil typiquement féminin, s’était vu remettre des présents de Sofia pour son travail accompli au Tai Ghi, au kenjutsu et … de faits plus personnels ; âgée de dix-neuf ans, munie d’une mentalité toujours aussi fermée vis-à-vis de certaines choses, Kuroko avait évolué, peut être sur le mauvais chemin en ayant un comportement beaucoup trop gai et entreprenant vis-à-vis des demoiselles qui rentraient dans ses critères… des années emplies d’un bonheur sans taches.
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Dim 28 Aoû - 21:54


Finalement, Kuroko avait enfin achevé sa formation, bien entendu elle pouvait reprendre l’année en prenant d’autres options, et oui elle aurait bel et bien pu faire cela vu son désir d’apprendre, mais il y avait des choses qui devaient être faites ; et sa famille lui manquait terriblement. Toutes ces années passées à échanger de simples contacts téléphoniques ou encore des lettres dans lesquelles elle décrivait sa progression vis-à-vis de son apprentissage magique, commençaient à lui peser. Très peu de personnes la croyaient d’ailleurs lorsqu’elle affirmait avoir trouvé comment faire fonctionner l’Accel Controler, ou qu’elle utilisait sans trop de mal le sort de son ancêtre ; sort qui à une certaine époque s’était tant gravé dans la mémoire des gens sous l’égide d’une peine de mort que son existence en était presque devenue mythique.
Les séparations d’avec ses proches de Standfort furent elles aussi assez douloureuses, les jeunes filles là-bas étaient pratiquement devenues sa seconde famille, nombreuses étaient celles qui l’appelaient « sempai » ; Kuroko ne s’en était même pas rendu compte, mais pour beaucoup d’entre elles, elle avait la même prestance que Sélène avait à son égard, au moins la moitié d’entre elles la voyait comme probable future compagne, mais comme Sélène pour elle-même à l’époque, elle ne les voyait guère. Notre petite Kaichuu était toujours aussi dénuée de formes ( bon on va dires qu’elles étaient enfin naissantes, maintenant qu’elle n’embrassait plus les murs à coup d’accélérations trop abruptes.) Mais elle n’en restait pas moins très féminine. Suivant les conseils de sa thérapeute de Big Beng, elle affichait ses sentiments sans crainte, mais en gardait quelques-uns secrets, cachés derrière un sourire ou une poker face. Après une soirée festive où toutes profitèrent élèves comme certaines enseignantes pour s’amuser au possible et bien plus encore, elles s’échangèrent leurs contacts, l’avènement du téléphone portable avait vite fait de devenir tendance dans l’établissement, mais aussi, et surtout, un moyen de garder le contact entre elles pour ne jamais le perdre.
Ce n’est qu’une fois dans l’avion, après s‘être séparé du détachement de filles qui l’accompagnait qu’elle ne put plus retenir ses larmes en les voyant faire de grands gestes à travers le hublot. Ayant passé tout le vol à se remémorer leurs moments inoubliables en fixant le portable qui était le cadeau de l’une d’entre elles, Kuroko quitta l’appareil au japon avec les yeux quelques que peu bouffis. Une personne l’accueillit à son arrivée, c’était un Kaichuu qui lui était déjà dévoué et la considérait comme actuelle chef de la famille si ce qu’elle disait dans ses lettres était vrai. L’homme en question avait comme Izumi choisit l’enseignement du troisième chef de la famille Kaichuu Shizuki cette jeune fille qui avait créé dans son amour des histoires de shinobi, un sort lui permettant de se servir de l’eau sur son corps comme de miroir à reflet multiple pour la faire disparaitre aux yeux des gens était devenu célèbre au sein de leur grande famille pour ce sort d’invisibilité. L’homme en question lui avait pris une chambre d’hôtel pour une semaine, comme elle le lui avait demandé dans sa dernière lettre, tandis que celle adressée au reste de la famille lui donnait justement une semaine de retard ; même Yui avait été écartée, elle ne voulait pas la mêler à cette histoire, sa sœur qui avait vécue des évènements indicibles se les remémorerait justement si elle apprenait que Kuroko avait décidé de partir à leur rencontre. Fenris, le Kaichuu en question lui apporta après qu’elle se soit installée, ce qu’il avait trouvé, en un peu plus de 11 ans, ce clan utilisant le feu pour toute arme ne s’était point encore dissout, cela lui laissait une chance de faire parler les armes, celle de faire couler le sang de ce qui ont teinté de rouge vermeil leur temple, rouge vermeil lui-même arraché à une personne qui était à proprement dit un parent, une amie, une sœur et presqu’une seconde mère, le pilier sur lequel reposait notre jeune rousse à l’époque. Leurs habitudes avaient quelques peux changées raison pour laquelle il était devenu ci difficile de les trouver, toute fois, devenir invisible avait son lot d’apport bénéfique ; auquel cas, Fenris étalait sous les yeux du futur chef des Kaichuu leurs photos, les plans de l’entrepôt qu’ils utilisaient, entrepôt sensiblement éloigné de la ville d’ailleurs ; de quoi faire un bon endroit d’entrainement à la magie, comme il était parfait pour perpétrer un massacre…

Deux jours après son arrivée, Kuroko se présentait à l’entrepôt en fin d’après-midi, à ses cuisses, l’on pouvait à peine percevoir lors de coup de vent, caché derrière sa jupe d’une part la crosse, et de l’autre le canon d’un fusil ; à ses mains luisait d’un éclat inquiétant des lames directement liées à des coups de poings Américains. Les Cadeaux de Sofiat l’accompagnaient, tout comme avec eux son esprit le faisait, au sens second du terme. Toujours dans l’uniforme de Standfort, Kuroko resta quelques instants immobile… méditant quelque peu pour essayer de rester calme. L’entrepôt était animé, très animé, de l’extérieur l’on pouvait entendre les rumeurs des bavardages, des détonations et bien d’autres bruits inquiétants ; la jeune fille vérifiât une dernière fois la présence de sa sacoche remplie de balles pour ledit fusil, accrochée à la droite de ses hanches puis, se décida à avancer, le visage aussi fermé qu’une semaine après l’enterrement d’Izumu, la période à laquelle elle pensait déjà à un seul mot, un seul acte… vengeance !
De violents coups résonnèrent dans tout le hangar jusqu’à ce que la porte d’entrée censée être scellée par magie s’ouvre à la volée, un pied tendu dépassant de l’encadrement de cette dernière, suivant de près cette jambe, un corps passait ledit encadrement, aux yeux d’une bonne dizaine de personnes se présenta une jeune fille au visage de marbre, la tête légèrement baissée, ses cheveux couvraient les billes perdues entre le bordeaux et la couleur noisette qu’étaient ses yeux ; avançant dans la surprise générale jusqu’au milieu de la pièce, elle jeta un regard dédaigneux à l’ensemble des personnes qui avaient fini par l’encercler alors que les rumeurs des conversations qui s’étaient précédemment tues ne s’élèvent de nouveau.

- Je me nomme Kuroko… Kaichuu Kuroko… nombre d’entre vous ne me connaissent que de nom, certain… de visage ; même s’il est fort probable qu’après onze ans ils puissent feindre l’ignorance. Tous ceux qui font partie de cette association depuis moins de ces onze années, sortez… je ne vous veux aucun mal, seule mes cib…

- Kaichuu… Comme ces idiots à qui nos actuels chefs ont volé l’un de leurs artefacts les plus précieux ? Et qu’est ce que tu crois pouvoir faire ici petite ? Nous pleurer au visage ? Vous avez toujours été connus comme des mages médiocres et de secondes zones, des toubibs sans aucune force de combat ; le mieux que tu pourrais faire serait quoi ? Nous asperger d’un peu de flotte… ? Tiens ! Moi aussi je sais jeter un sort d’eau ! L’avait interrompu un type avec une allure de malfrat, en lui jetant une bouteille d’eau minérale dans les rires de la foule.

Trempée, mais gardant exactement la même expression, à la différence qu’elle avait quelque peu relevé la tête, elle reprit avec une voix qui avait un fond d’hystérie. Dois-je donc conclure que personne ne saisira la chance que je vous offre de sauver vos vies ? demanda-t-elle, attisant le fou rire général comme l’on attiserait un feu de joie. … So…as you wish… Accel Controler… Atsudou [ Activation ] Double Accel… Finit-elle alors qu’un sourire s’était dessiné sur son visage.

Le temps que la majorité des personnes qui l’entourait ne se rend compte, l’homme qui lui avait adressé la parole gisait face contre terre, Kuroko assise sur ce dernier trancha sans l’ombre d’une hésitation la nuque de son adversaire, ou plutôt de sa victime ; un sourire dément s’étirant de l’oreille gauche à la droite, les coups de poing américains faisant ici office de lames avaient une fois de plus gouté au sang frais. Les filles se mirent à hurler avant de pleurer la mort de leur ami, les garçons quant à eux se ruaient sur Kuroko hurlant vengeance, évitant de lancer des sorts, craignant que leur ami encore vivant ne soit blessé. Oui, le corps était toujours secoué de spasmes, mais avec les vertèbres endommagées, il était plus qu’étonnant qu’il respire encore. Probablement était-ce là l’œuvre d’un renforcement, mais à l'heure actuelle, au vu de son état, la mort était une porte de sortie des plus enviable ; mieux valait mourir que finir son existence en légume…lorsque l’un d’entre eux fut à moins de deux mètres d’elle, Kuroko activa de nouveau son mystic code pour cette fois-ci monter son fusil et mettre l’importun en joue. Elle le voyait encore freiner au possible, alors que son arme le tenait déjà en joue. Cette scène se déroulant au ralenti à ses yeux lui offrait un spectacle pitoyable, mais tellement plaisant à son égard qu’elle ne put retenir le petit gloussement qui précéda le fait qu'elle presse sur la détente. Le fusil bien singulier qu’elle tenait entre ses mains cracha de ses trois canons un jet de flammes d’où s’échappa la triple décharge qui eut raison de la tête de son agresseur, se révélant n’être qu’un couard… un Couard sans tête. Cependant, l’on ne pouvait pas lui en vouloir, si telle était sa vraie nature…
En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, un véritable torrent de flammes s’abattit sur Kuroko, un éclair d’inquiétude traversa son cerveau, tandis qu’elle observait les flammes lécher les alentours de la protection que lui offraient les Wata-Tsu-Mi ; son sourire d’âme perdue reprit rapidement la place qu’il venait de quitter lorsqu’elle se rendit compte que leurs attaques étaient trop faibles pour l’atteindre ; cependant, cumuler ainsi les sorts allait finir par faire céder cette bulle. Sortant des flammes, elle fonça droit devant elle au pas de course, puis frappa à l’abdomen une jeune fille si fort qu’elle en fut projetée à plusieurs mètres en arrière ; à la main droite de Kuroko, auteur de cet impact, prônait fièrement la tête d’un dragon entièrement faite d’eau. Juste après l’impact, elle tendit le bras gauche, arquant au possible ses doigts tandis qu'une nouvelle tête faisait son apparition, à peine formée, cette dernière quitta le bras de Kuroko à une vitesse indicible la gueule ouverte, son corps serpentiforme fouettant au passage quelques uns des disciples qui tentait de la suivre avec leurs sorts. La jeune Kaichuu referma brusquement ses doigts en tirant son bras gauche vers l’arrière. Un peu plus loin retentit un cri sur aigu, l’animal aqueux lui ramenait à vitesse grande V le corps de la jeune fille mordue à la jambe par ses soins ; jambe gauche d’où s’échappait un long filet de sang. Sa course endiablée vers Kuroko s’arrêta brusquement lorsqu’elle-même qui lui fonçait dessus frappa avec l’autre tête en plein dans les hanches de la jeune fille, visant l’endroit ou se raccordait ladite jambe. Celle-ci ne tint pas ; s’arrachant au vu de la puissance, la divergence, la vitesse énorme et des directions opposées de cette rencontre. Toute fois, ce fut là une erreur de la part de la jeune Dragonkuesuto. Un hurlement strident déchira les tympans des personnes présentes dans le hangar alors qu’aux oreilles de Kuroko, c’était une véritable symphonie, une ode à la vengeance ; un chef-d'œuvre dont trop peu de personnes à son goût n’était capable de reproduire ici bas. C’était ces mêmes hurlements qu’avaient poussés ses sœurs, hurlements qu’elle avait réussis à scellés dans son cerveau pour ne pas être indéfiniment hantée par ces horribles souvenirs, c’était ce son qui étrangement lui procurait une sensation de bien-être bien trop malsaine à son propre goût, mais elle pouvait enfin libérer la rage qu’elle avait soigneusement cultivée pendant près de onze années, haine refoulée, sentiment de culpabilité l’oppressant continuellement, TOUS… allaient être récompensés pour leur patience. Ladite jambe tacha d’hémoglobine ses vêtements et en partie son visage en la heurtant à l’épaule suite à une erreur de manipulation du corps de ses dragon d’eau, qui derrière la jeune fille en avait fouetté plus d’un.

- Who’s next ? fit la jeune fille alors que les gens comprenaient qu’il était possible de l’avoir au corps à corps.

Bien consciente de cela, elle incarna silencieusement son sort de protection lorsqu’une langue de feu vint faire voler en éclats la protection que lui accordaient ses dieux ; c’était certes provisoire, mais ce faible laps de temps pouvait lui couter très cher. Kuroko avait heureusement pour elle fait une série de bonds sur le côté en voyant arriver le sort ; c’est la combinaison de ses mouvements et du bouclier qu’était le sien qui lui sauva cette fois la vie. Levant le regard vers les hauteurs d’où venait le sort, elle reconnut un visage, celui d’un des monstres qui avait fait de sa vie un enfer… l’une de ses cibles avait enfin paru. Chargeant de nouveau à corps perdu dans la petite foule, la jeune fille tint bon parmi ces nombreux adversaires grâce au Tai Ghi qui entrait dans les quelques rares arts qu’elle maitrisait. L’affrontement dura ainsi plusieurs minutes… contrant les assauts adverses, répliquant avec toute la violence dont elle était capable,Kuroko qui était bien décidée à les annihiler utilisait ses souvenirs refoulés comme carburant pour pousser son corps à agir.

Essoufflée, notre petite Kaichuu avait la respiration lourde, à dire vrai, elle ne s’attendait pas à tomber sur un aussi grand nombre de personnes, une bonne quinzaine de minutes avait dû s’écouler, armée de ses coups de poing américains à lames, cela faisait plus de dix secondes que son sort de renforcement l’avait lâchée. Bien entendue elle recraftait un sort pour reprendre l’avantage, mais attaquée de toute part, son art du Tai Ghi était mit a trop rude épreuve ; à plusieurs reprises, elle avait fait usage de l’Accel controler pour esquiver un coup, ou en porter d’autre. Un garçon suivi de sa compagne s’était alors échappé depuis un petit bout de temps, mais il restait toujours cinq personnes autour de sa personne. Son fusil trainait quelque part devant elle, chargé, mais pour le moment hors de portée… c’étaient finalement les coups de poing lames qui faisait maintenant leurs lois. Son sourire était encore présent, même si elle savait que dans la situation où elle se trouvait, ses chances de sortir vivante de cette cage d’acier étaient plutôt maigres ; cependant, ses lèvres restaient étirées en cette expression démente... Proche de la folie. Sur une dizaine de mouvements, six généraient de nouveaux effluves de sang dans le secteur, il ne restait plus que sept personnes, dans le hangar ; sept personnes, dont un perché sur une poutrelle d’acier, observaient le combat. Un homme assis à regarder la scène quelque part plus loin entre ces quatre murs d’acier, c’était selon lui un bon test pour voir le niveau de ses étudiants.
Encerclée par maintenant cinq personnes après deux dizaines de minutes d’un long affrontement, la jeune fille n’en démordait pas, tant de temps s’était écoulé depuis qu’elle avait ouvert les hostilités ; sur le dernier coup qu’elle eut beaucoup de mal à dévier, ce fut son tour de se retrouver face contre terre ; son sortilège de protection l’avait lâché, ci bien que le coup de pied qui s’encastra dans son ventre manqua de peut de lui faire rendre son quatre heures. Une ruée de coups s’en suivit avec un quolibet d’injures, elle entendit ensuite une lame sortir de son fourreau, et dans le sang sur le sol, ses yeux virent avec horreur l’épée qui allait s’abattre sur elle.

Fermant les yeux en attendant le moment fatal ou sa tête et son corps ne seraient plus liés, ses oreilles ne perçurent finalement que le son étouffé d’un homme essayant d’empêcher sa vie de le quitter. Les quatre personnes autour d’elle s’éloignèrent rapidement tandis que courbaturée comme pas permit, Kuroko se redressait. Quelle ne fut pas sa surprise de voir le visage de Yui lui adresser un sourire avant de poser un regard féroce, voir bestiale sur les quatre survivants. Les deux jeunes filles ne dirent mots, pour le moment la situation ne s’y prêtait pas ; plongeant d’un bond sur l’ami du jeune homme égorgé par sa sœur arrivée telle une héroïne, Kuroko toujours armée de ses lames s’acharna à frapper encore et encore le jeune homme au sol jusqu'à ce que son visage soit totalement méconnaissable. Ce bref moment de répit lui avait permis de relancer son sortilège de renforcement lui promettant un avantage certain sur le pauvre homme qui finit par mourir sous l'assaut de la jeune fille. Continuant sa course, elle usa durant une fraction de seconde de son accélérateur et se retrouva non loin des jambes de l’un dont elle tranchât les tendons d’Achille. Ayant récupérée par la même occasion son arme à feu, une nouvelle détonation détruit littéralement le genou de l’autre qui lui aussi courrait vers la sortie maintenant qu’il sentait que l’avantage les avait quittés ; tout comme un morceau de sa jambe droite qui ne l’accompagnât pas dans la longue glissade qu’il fit. Tranchant la gorge de celui qui hurlait la perde de sa mobilité au niveau des chevilles, Kuroko restât accroupit, ramassât sur son passage le katana que sortait son précédent probable exécuteur et fonçât vers l’autre qui la vit arriver tel le messager de la mort. Hurlant à la fois de peur et de douleur, il tendit le bras vers la jeune sorcière qui se rapprochait dangereusement avec un sourire damné. Une série de petites boules de feu qu’elle n’esquivât pas. Protégeant son visage avec ses bras, ce ne sont que de petites flammèches qui vinrent lui lécher le corps, la panique comme la douleur empêchait à l’homme de se concentrer, aussi ne pouvait-il lancer de sorts efficaces. Le pauvre perdit un autre morceau de son anatomie, tandis que la jeune fille le dépassait après avoir placé la lame du katana de sorte à couper le bras le plus facilement possible, en passant par les articulations. Dérapant dans le sang de ses victimes, lorsqu’elle revint sur la dernière ce fut pour se débarrasser du katana en l’enfonçant dans la cage thoracique de son opposant ; encastrant celui-ci dans le sol.
Lorsque celle-ci se redressa, les deux autres étaient décédés, leurs corps gisaient ça et là, un morceau à gauche, un autre à droite… intriguée la jeune fille posa un regard interrogateur sur sa sœur, à ses mains une épée d’un noir inquiétant avait prit forme… il fallait croire qu’elle n’était pas la seule à avoir évoluée durant ces onze années. Des applaudissements retenir bientôt, devant, comme derrière elles, puis des voix familières retentirent, l’une disant qu’elles étaient devenues des guerrières remarquables, l’autre lâchant une flopée de pensées aussi obscènes l’une que l’autre. Selon ce dernier Izumi n’avait pas été « un plat satisfaisant… » Leurs disciples ne les intéressaient guère finalement. Ces pauvres jeunes gens en formation n’étaient que des pions à leurs yeux, comme si le fait qu’ils se soient faits éliminés par des mages plus expérimentés justifiait le fait de ne pas agir tandis qu’ils s’écroulaient les uns après les autres. C’était cette manière de pensée qui insupportait Kuroko, elle qui avait été plusieurs fois à la tête d’un groupe, ce concept de lois du plus fort même au sein de cette seconde famille l’écœurait. Elle préféra laisser le porc à Yui, elle-même le savait, face à un adversaire pareil, sa santé mentale déjà vacillante finirait certainement par décliner vers les abysses, et ce, elle ne le désirait pour rien au monde ; se séparant à nouveau, les deux Kaichuu prirent leurs adversaires respectifs, celui qui se présenta à Kuroko n’était ni trop grand ni trop massif, mais était visiblement un pratiquant d’arts martiaux au même titre qu’elle. S’assurant que son sort de renforcement était encore actif, elle se jeta sur son adversaire qui l’accueillit avec un formidable coup de pied en pleine face. La petite rousse vola dans le hangar sur plusieurs mètres, comme s’il lui avait poussé des ailes, avant de s’écraser lourdement contre un des murs de ce dernier. Une gerbe de sang s’échappa de sa bouche, sa vision s’était troublée sous l’impact ; mais elle n’avait pas sombré dans l’inconscience. Kuroko l’avait tellement utilisé à ce jour qu’elle se demandait si le faire tourner une vingtième fois était prudent… cependant… son état déplorable, son cerveau n’arrivant plus à traiter correctement les données, et la plupart de ses membres, sinon l’ensemble de son corps endolori… combien de temps allait-elle tenir comme ça ? Il n’y avait plus de choix… le double était pour le moment celui qu’elle s’était limitée à utiliser, mais si tout cet entraînement avait été fait pour s’arrêter maintenant que la raison principale de ce dernier se tenait devant elle… à quoi aurait servi son existence ? La chef des Kaichuu serra les dents une fois de plus, faisant fi de la fatigue, de la douleur, des coups reçus, de la tension que son corps avait de plus en plus de mal à supporter après avoir doublé son régime une vingtaine de fois. Mais… il était hors de question d’abandonner maintenant. Non… ce n’était pas une option, loin de là…

- Accel Controler Atsudou… first limiter kaishi… TRIPLE ACCEL !!!

Apparaissant au niveau de son adversaire, son poing fendit l’air armé de ses fidèles wani no Sabanto. A sa grande, très grande surprise, son coup fut contré… attaquant de nouveau, elle fut de nouveau contrée, mais cette fois son adversaire répliqua. S’engagea ainsi un nouvel affrontement de leurs styles de combat a une vitesse que peut de personne parvenait a suivre. L’imitant, l’homme avait recouvert ses propres bras de flammes, et attaquait la petite sans prendre considération de la différence physique visible qui les différenciaient, Kuroko cherchait toujours comment un corps humain pouvait bouger aussi vite sans aide d’un quelconque artefact, et bien assez tôt une réponse lui fut donnée. L’un de ses coups avec ses têtes de dragon ayant été mal dévié avait réussi à écorcher son opposant pratiquant du kung fu. Une gerbe d’électricité sembla s’échapper de sous sa peau à cet instant précis ; le déclic se fit assez rapidement ; il utilisait donc un sort électrique pour stimuler ses muscles de sorte qu’ils puissent suivirent les mouvements accélérés de kuroko…mais au vu de la sueur qui perlait déjà à son front, il devait certainement payer un lourd tribut, qui plus ait, ce n’était pas son élément principal, donc la maitrise du sort ne devait pas être parfaite toute fois... cet affrontement était donc une course d’endurance, et vu le désavantage de Kuroko exténuée, cela allait vite tourner à son avantage…

*Si ça doit me tuer ainsi soit-il… cependant, tu m’accompagneras dans la tombe… Protégez-moi O mère de la magie de notre famille, Kaichuu Mitsukie Dono… Pria la jeune fille en injectant une bonne quantité de mana dans son pendentif ; son cœur battait la chamade, et elle se voyait déjà rejoindre Izumi là ou elle était pour jouer avec elle, encore et encore, jusqu'à la nuit des temps. Accel controler Third limiter Kaishi… Murmura-t-elle en jetant un dernier regard à l’endroit ou se battait Yui avec un sourire et pour seule pensée * j’ai au moins pu la revoir une dernière fois…* Quintuple… Accel… Tout lui semblait être tel un film passé au ralenti, hormis l’homme en face d’elle qui bougeait… encore assez vite pour les conditions ; maintenant elle comprenait ce qu’avait ressenti les gens utilisant cette montre de gousset jusqu'à son niveau maximum, Bien sur elle était encore bien loin de l’Hexa Accel de son ancêtre. Cela restait toute foi une expérience sans nom… son propre corps bougeait presque trop vite pour son cerveau, ses bras se mouvaient en laissant dans leur sillage plusieurs réminiscences de leur passage à un endroit précis. Le gout ferreux du sang vint bientôt envahir sa bouche, mais ce, elle s’y attendait ; le chrono tournait, Kuroko avait très exactement dix secondes, après quoi sa maitrise du médaillon et de cette montre maudite ne suffirait plus à assurer sa sécurité. Mais dix secondes… dans son état actuel c’était plus que suffisant. C’était son dernier combat… donc autant en profiter. Portant la pression des têtes de dragon d’eau à leur maximum, la peau de ses bras finit par rougir, mais une fois sous cette forme, ces têtes allaient faire passer un sale quart d’heure à tout ce qui allait entrer en contact avec elles ; c’était une phase qu’elle avait mise à plus tard dans son entrainement pour la maitrise de ce sort, mais actuellement, elle n’avait plus à craindre d’effet secondaire. Vu qu’elle ne pensait pas survivre.
Ses poings s’écrasèrent à une vitesse folle dans les cotes de son adversaire, frappant à plusieurs reprises leur cible, arrachant des morceaux de peaux et de chair à chacun de leur passage, teintant d’écarlate l’eau formant les dragons. Bientôt, sa peau céda, s’arrachant sous la pression de son propre sort, un filet de sang s’échappant de ses narines lui indiqua qu’il ne lui restait plus que quatre secondes alors que son adversaire approchait dangereusement de la mort. Ce n’est que lorsque son sang mêlé au dragon les rendit entièrement vermeille que celle-ci tourna sur elle-même, joignant ses deux mains en formant une mâchoire sur l’abdomen de son opposant qu’elle s’écria.

- AKAI RYUU NO BAKUHATSU ! les deux dragons ne formèrent qu’une et une seule tête avant que celle-ci projetée à la vitesse d’un boulet de canon, sinon plus, s’expulse des mains de Kuroko ! Ci bien que l’homme lui-même ne bougea pas, il fut juste éviscéré ; le boulet de canon rouge rubis explosa l’un des murs de l’entrepôt pour en sortir avant de se disloquer bien plus loin avec les viscères de notre ami. …. Hé hé… j’ai… réu..ssi… Izumi ne…e… sama ! Parvint-elle à bredouiller en tombant à genoux le regard éteint. L’Accel contrôler s’était brusquement désactivé, et son cœur courrait si vite qu’elle sentait venir l’arrêt cardiaque à grands pas. Face à elle s’écrasa le corps sans vie de feu nakeda, son ‘’vaillant’’ adversaire. Des larmes de sang coururent le long de ses joues rougies par l’effort, teintant de rouge sa perception du monde, son cœur n’arrivait plus à trouver le rythme adapté ; les bruits du combat de Yui parvinrent jusqu'à elle, tournant vers eux une tête entre le souriant et l’inexpressif, Kuroko se laissa choir, voyant venir vers elle une énorme boule de feu. Chaque micro mètre de son organisme hurlait leur souffrance à son cerveau, sa poitrine était douloureuse suite aux coups de tambours que jouait son coeur, tout son corps était lourd…. Très lourd… elle avait froid et surtout sommeil… tellement sommeil…
La boule de feu s’écrasa sur le sol non loin de sa personne, fort heureusement pour elle, sa bulle protectrice venait à l’ instant même de se recréer ; mais ce fut pour être détruite à nouveau, soufflée par explosion, la seule chose dont elle se rappelle encore c’est d’avoir volé jusqu'à son fusil, et qu’un de ses bras presqu’entièrement dénués de peau y posa la main avant que ce ne soit le black out.




Une semaine après ce génocide ( ou presque ), les paupières de Kuroko s’ouvrirent enfin elle était allongée sur son lit dans la demeure des Kaichuu. A son chevet, une tonne de fleures et de chocolats, ses parents aussi à son chevet, Yui sur le lit s’était endormie à côté d’elle. Ses bras écorchés par ses propres soins avaient été bandés, comme une bonne partie de son corps d’ailleurs, mais comment avait-elle survécu ? Lorsque la jeune mage se redressa, elle provoqua un sursaut chez sa mère qui pleurait à chaudes larmes dans les bras de son époux. Elle plongea littéralement sur Kuroko pour l’embrasser puis se redressa, tendant la main en arrière dans le but de lui coller une claque, mais le simple fait de revoir ses yeux couleur noisette foncée avait suffi à l’en dissuader. La fillette jeta un regard interrogatif à son père, qui dans un geste du coup désigna Yui : C’était visiblement elle qui l’avait aidée, faisant usage de leurs deux pendentifs à la fois, elle était parvenue à la maintenir en vie jusqu'à la maison des Kaichuu où elle reçut les soins appropriés. Miya sa mère était inconsolable, son père la regardait avec un sourire béat et fier. Encore une fois elle en devait une à sa sœur, voir plus, mais cet amour qui les unissait était à lui seul le meilleurs des présents. Selon le médecin traitant de la famille, un oncle de Kuroko lui-même faisant quelquefois usage de la magie pour sauver les gens à leur insu dans son cabinet, Kuroko n’avait plus rien à craindre et était hors de danger. Bien sûr elle allait devoir profiter de l’onsen familial plusieurs jours durant, mais elle ne gardait miraculeusement pas de séquelles de sa dernière folie.

Une semaine plus tard, ses bandages étaient enfin retirés une bonne fois pour toutes ; sa peau au niveau de ses bras avait regagné son éclat et sa douceur habituelle ; la douleur interne de son corps s’était évanouie lentement mais surement, l’on la remit une fois de plus en garde contre l’utilisation de la montre qui avait failli engloutir une nouvelle vie : n’eût été Yui qui était arrivée comme une furie il y avait plus d’une semaine de cela, claquant sa mana à alimenter leurs médaillons pour lui sauver la vie, elle ne serait à l’heure qu’il est plus de ce monde. Se faisant sermonner sur une chose qu’elle savait que trop bien, elle jeta un regard admiratif et plein de gratitude à sa sœur tandis que l’on finissait de la débander. C’est alors qu’une marque rougeâtre n’ayant rien à voir avec une quelconque cicatrice avait fait son apparition sur le dos de sa main droite, elle était une sorte d’agencement de trois dessins tribaux dont elle n’arrivait pas à en déterminer le sens. Au début l’on l’avait pris pour une cicatrice, une cicatrice bien étrange, mais ce n’était pas possible, pas avec les experts en soin de la famille ; qui plus ait, la situation fut rapidement tranchée lorsque Yui arriva elle aussi avec une marque tribale différente, mais placée au même endroit. La panique s’installait petit à petit chez les Kaichuu, lorsque finalement leur grand-mère les mit sur la voie ; cette marque était une sorte de carte d’invitation à participer à une guerre au sein de la ville de Misaki sur l’ile de la principale péninsule du Japon. Une guerre visant à obtenir le Graal, un artefact pouvant exaucer n’importe quel souhait … N’importe quel souhait ; détenant ces informations d’un ami mage qui avait pu assister à l’un des combats de cette guerre, la vieille femme pensait que ce n’était que des racontars… toute fois, elle ne pouvait plus le nier maintenant que ses petites filles avaient été choisies. Lorsqu’elle entendit cela, Kuroko se demandait si sa mère grande ne devenait pas sénile… était-ce seulement possible que cette histoire du Graal… du roi Arthur courant après cet artefact faiseur de miracles… ce n’était donc point des légendes ? Après tout vu sous un certain angle, Kuroko était une sorcière… alors pourquoi les contes de fées devraient-ils être faux ? La petite Kaichuu avait un souhait, un et un seul souhait ; celui de revoir sa sœur Izumi, si la ramener à la vie était possible, c’était sans l’ombre d’un doute qu’elle se jetterait dans cette guerre ; des gens allaient certes mourir, mais elle se devait d’y arriver. La jeune fille demanda à sa sœur ce qu’elle désirait le plus au monde, chose qui se couplât parfaitement avec son propre vœu ; puis toutes deux se promirent d’y arriver, ensemble.
C’est deux jours après la cérémonie d’offrande se déroulant le 20 décembre 2007 au bain des Wata-Tsu-Mi, soit à peu près un mois après son Raid suicidaire sur le QG d’une association de mage que Kuroko prit l’avion qui allait l’amener sur le champ de bataille qui s’étendait sur tout le pays. Yui et elle ne pouvaient malheureusement pas partir ensemble, mais elles n’allaient être séparées que quelques jours… serrant le coffre que lui avait offert sa grand-mère pour la cérémonie d’invocation du servant, Kuroko regardait par le hublot de l’appareil les lumières du Japon se rapprocher.

- Attend encore un peu, j’arrive… Izumi Nee san…

La guerre du Graal, de toutes les choses qu'avait pu traverser Kuroko en son existence, jamais rien ne lui avait paru aussi révélateur. C'est durant cette dernière qu'elle apprit ses limites et surtout découvrit le faussé qui la séparait des mages qui depuis toujours combattait pour leur vie. La magie qu'elle voyait jusqu'alors comme quelque chose d'utile, voire pratique, avait pris à ses yeux une tout autre forme, celle de l'une des armes les plus destructrices de ce monde.
Encore une fois, elle regretta amèrement son entrainement plus qu'insignifiant pour se lancer en pareille rixe, tant de mages vétérans y participaient et pourtant ci peux avaient survécus à cette dernière. Certains emportés par leur propre puissance, d'autres simplement balayés comme un fétu de paille par des forces qui leur étaient supérieures.Kuroko faisait partie de ces quelque exceptionàa la règle dans le monde de la magie, aussi bien dotés de pouvoirs magique que d'un pouvoir don't elle ne saurait clarifié la nature, mais s'était peut être cela qui faisait que malgré ce dernier, elle se sentait faible...voir plu utilitères sur un champ de battail qu'utile en tant que le fer de lance qu'elle rêvait d'être pour se tenir sur les lignes de front et avoir une infime chance de réclamer le graal.

Colère, frustration et auto rabaissement, tels furent ses émotions lorsqu'elle constata avec un soupir soulagé que son servent avait été rappelé par le saint objet. Ce soupir qu'elle poussa inconsciemment lui fit comprendre l'entendu du stress pesant sur ses épaules et par la même occasion le manque de confiance en soi qu'elle pouvait avoir.
Abattre le satellite d'une organisation magique ? Qu’est ce que cela lui avait véritablement apporté ? Hormis gonfler un orgueil qui n'en avait pas besoin ? Ce n'est qu'après cette guerre riche en émotion qu'elle le comprit, le niveau des campagnards faisant mumuse avec leur prana ne pouvait être comparé à ceux d'ancien combattant, côtoyant la mort depuis des années et des années à la recherche du perfectionnement de leur aptitude ou dans le simple but de survivre à ce monde de fou.

Combien de civiles, servent, mage s'en étaient allés pour l'autre monde? Combien s'étaient abandonnés à un funeste destin ? Où combien s'étaient finalement résolus à subir ce qui leur arrivait ? Acceptant le baiser de la shinigami les enlaçant avec sadisme et passion ? Sous entrainé et elle le savait, Kuroko avait sauté à pieds joints dans un système encore trop cruel pour la petite tueuse en séries qu'elle était. Le poids de son crime lui parut bien léger lorsqu'elle rencontra son servent ou le couple que formait une magus du nom de Sofia Vancrafsthzen... celle-ci s'était tant investie dans la magie que son corps en avait été en partie transformer et s'était sans compter sur un certain Hadrien de Saint-Germain qui lui avait fait comprendre que le sang d'une personne vivante pouvait être assez infecté pour devenir un redoutable poison... C’était ce genre de créature qui lui avait ouvert les yeux, ce monde n'était pas encore fait pour elle...
Hormis toutes ces désillusions, il n'y eut qu'un seul véritable rayon de soleil en ce monde de ténèbres, comme libéré d'une sombre prison de ténèbres, le coeur de notre petite héroïne fut littéralement libéré de toutes ces préoccupations lorsqu'elle rencontra par le plus grand des hasards la personne pour laquelle s'étaient emballés ses sentiments les plus profonds. Sélène Van Hellsing, son seul véritable amour malgré housses batifolages et autres actes moins... catholiques.

Là fin de toute cette folie finit par offrir à Kuroko un nouveau choix, se complaire en sa médiocrité et retourner jouer les prêtresses sur son île au fin fond du japon, ou répondre à l'invitation que lui avait envoyé David Mervan, le seul et unique homme avec qui la kaichuu eut tissé des liens d'amitié.Comme elle, la guerre l'avait libéré de l'illusion qu'il se faisait d'un pouvoir supérieur.
L'année qui suivit, la petite Kuroko étaient déjà à un tout autre level, il fallait admettre qu'apprendre l'art du combat avec un vampire âgé et expérimenté avait été d'une aide précieuse. Tout en son style de combat avait changé, elle délaissa un peu les arts martiaux à mains nues pour se focaliser sur l'art plus meurtrier de l'iaido ; ses sorts en avait été affecté pour rendre ces derniers plus utiles et l'utilisation de son mystic code favori était devenu un tout nouvel art... Combien de larmes avise-t-elle versée, combien s'était-elle saignée combien avait-elle souffert pour parvenir à la fin de ladite année à se battre avec le serviteur vampire des Mervan ? Les matins ils étaient réveillés aux aurores, dès lors commençait exercice de musculature, endurance et pratique qui allaient duré jusqu'au au soir où notre aquamancienne et notre sabreur s'écroulaient de fatigue sur leur lit respectif. Mais le résultat final de toute cette souffrance en valait largement la chandelle. Le grand âge, donc l'expérience dont disposait celui que j'avais fini par nommé sensei en faisait une véritable bibliothèque vivante, mais aussi l'un des professeurs les plus accomplis qu'il nous ai été donné de trouver.

Passage à la première personne
( je laisse Kuroko s'exprimer pour plus facilement faire montre de ses sentiments et ressentis )

David qui m'avait invitée à ces séances de torture finit par m'abandonner sous ordre de sa famille pour aller comme sélène nee sama à la chasse aux créatures surnaturelles. Quelle ne fut d'ailleurs pas ma surprise pendant un de mes jours de repos mensuel, cette dernière appel au manoir des Mervan pour vérifier une information. Visiblement elle travaillait sur une affaire en paire avec celui qui lui avait offert l'hospitalité, les retrouver grâce aux bons soins de la famille ne fut pas bien difficile. J'abandonnai donc David à mon tour pour rejoindre celle que j'avais réussi à approcher lors de cette guerre.
Mon coeur faillit fondre lorsque je la trouvai lové dans son coin, le visage paisible, je ne sais trop combien de temps je passai à regarder sa poitrine monter et redescendre au gré de ses inspi et expiration, mais savait qu'elle avait changée de position de manière infime pendant son sommeil moins de 5 fois et quelle avait marmonné quelque chose sur des crackers, mais sans plus. Ce n'est qu'avec plus d'entrain que je vis ses yeux verts s'ouvrirent sur le monde et se poser sur moi. Comme d'habitude, une véritable merveille, se discernant des autres de par sa simplicité, mais aussi sa complexité. De par sa nature unique et bien d'autres... oui, cette blonde était tout à mes yeux...

Au prix de quelques jeux de coude, je parvins à me faire une place à ses côtés, aidé par l'appui de sa famille que je trouvai d'ailleurs très accueillante. Elle m'avait permis de rencontrer ses géniteurs, il était alors normal que je fasse de même, surtout qu'approchait mon anniversaire, mais plus important encore la pose de la dernière marque dui finalement allait activer le magic crest incomplet que je portai jusqu'alors. Un incident survint, me conduisant aux portiques de la mort, ceci dit, l'appel de nee sama sue arracher le pied que j'avais dans la tombe, c'est à ce moment-là que je sus, que jamais je ne pourrais me défaire d'elle...
Après les évènements, elle reprit son travail de chasseuse où je me décidai cette fois-ci, forte de nouvelles bases de l'accompagner où qu'elle allait. Sur les débuts, mon manque d'expérience me relégua au niveau d'un véritable boulet à trainer, mais ce n'est point pour autant qu'elle m'abandonna, au contraire. Avançant main dans la main nous persévérions au jour le jour finir par parfaire le duo que nous formions. Ses missions passèrent comme lettre à La Poste et moi ne pouvaient qu'apprécier ces instants passés dans le même espace vital qu'elle, inspirant le même air... suivant la même voie... et bien d'autres encore.

C'est l'apparition des marques de commande sur le dos de ma main qui sonna le glas de notre duo anti yokai, Sélènenee sama nourrissait encore le désir de mettre fin à la guerre du Graal où moi voyait l'unique occasion de ramener ma sœur ainée du royaume des mots ou mon incompétence passée l'avait propulsée. C'est à contrecœur que nous nous séparâmes. Je continuai mes prospections pour un temps, jaugeant encore mes limites et finit par rentrer après une dernière rixe ui de peu manqua de me faire perdre la vie. Encore une fois, de chez moi, je quittais l'ile des kaichuu pour m'engouffrer en cette guerre que j'arborerais maintenant avec des bases plus solides.
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Dim 28 Aoû - 22:21
Une nouvelle guerre prenait fin, un nouveau futur se traçait devant la jeune Kaichuu et de nouveaux sentiments naissaient de cette brusque interruption. C'est sans grande surprise que Kuroko sentit sa main se délester des différentes Command Spell qui l'ornaient. La précédente guerre avait su s'étaler sur plus de jours, mais il fallait croire que le Graal et ses différentes formes de corruption avaient été cette fois-ci altérés à un point qui ne lui permettait guère de rester actif plus longtemps.
C'est avec un certain regret qu'elle vit encore une fois son servant disparaitre dans des émanations de mana, cette séparation fut à ses yeux plus déchirante qu'il y avait quelque année. Le sourire compatissant de Jean D'arc était infiniment plus marquant pour son être que le regard de Charlemagne quelques années auparavant. In fine, elle n'a jamais été capable de bien se rapprocher de la pucelle d'Orléans, de chercher à la comprendre et lui demander ses véritables ambitions, celles qui bouillonnaient derrière son désir de voir et suivre les œuvres de son divin. Un pincement au cœur, la jeune Kaichuu s'inclina par respect devant le départ de celle qu'elle voulait considérer comme son amie.

Globalement parlant, la guerre n'avait pas été si dangereuse que ça pour la Miko des Watatsumi, elle avait croisé le fer et ce, plus d'une fois. Ceci dit, forte des évènements de la précédente guerre, Kuro s'en était sortie sans trop de mal, elle avait même réussi à plus ou moins impressionner l'élue de son cœur, que dis-je de son âme. Sélène Van Helsing. Après tant d'années à lui courir après, même si l'exécutrice de renom dissimulait ses propres désirs et ressentis derrière le fait que leur échange n'était que dû au besoin de recharger ses batteries ; l'élue de Watatsumi, savait ce qu'elle avait vu, entendu et ressenti de la part de sa compagne ; une nuit qu'elle n'oublierait certainement pas de si tôt... Tout comme il lui était impossible d'oublier la colère noire dans laquelle elle avait sombré lorsqu'Élisabeth Van Helsing, nouvelle matriarche de la famille de son amour banni Sélène de la ville sans réelle raison valable ; préférant dorloter l'animal féroce qu'était sa meilleure chasseuse, plutôt que de lui permettre de se déchainer autant que possible, entrainant dans son carnage le sauvetage de nombreuses vies humaines.
Aujourd'hui la Miko voyait bien entendu les choses sous un autre angle, ou plutôt les appréhendait différemment. Il n'empêche que c'est cette haine et cette colère refoulée qui plus tard l'a probablement menée à sa perte...

Dans le courant de cette guerre, la jeune fille avait su se faire un nombre considérable d'alliers. Des personnes sur lesquelles elle était sure de pouvoir compter ; des gens qui partageaient ses idées et probablement même certains de ses désirs. Henry de Molay, un homme des plus singuliers vivant selon des principes épousant une logique qui parfois lui échappait, Bazett Fraga Mcremitz une femme qui maintenant qu'elle la connaissait ne faisait que grimper dans son estime comme dans ses désirs et une petite dernière. Emily Ashford, un petit génie, aussi doué pour la mécanique que pour le chant.
Rencontrer cette petite brune et sa création, Yui au sein de cette guerre avait marqué pour Kuroko un tournant important dans son existence. C'est notre jeune idole qui est à l'origine des modifications corporelles majeures de Kuroko, mais aussi et surtout de la dissimulation de son Mystic Code le plus précieux : L'Accel contrôler. Piégé derrière son cœur, la montre de gousset faisait maintenant partie à part entière de son être, s'était d'ailleurs suite à cette opération que la mage d'Atlas s'était amusée à porter quelques modifications dans sa physionomie. Elle les avait présentées comme ... un petit bonus du à son enthousiasme quant à ce que la Kaichuu lui avait promis : une place aux premières loges lors de la très prochaine cérémonie concernant les Watatsumi.


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Lorsque la guerre pris fin, une nouvelle fois de manière prématurée, il ne lui restait pas grand-chose à faire. Notre chasseuse en herbe aurait certainement pu repartir sur la piste de ses proies ; tâcher de trouver les hommes qui faisaient l'objet de sa haine, seulement ce nouveau départ ne lui garantissait en rien un retour rapide. De ce fait, il y avait de grandes chances qu'elle la Miko principale se retrouve fort loin de ses terres et de son temple, alors que l'une de leurs cérémonies les plus importantes s'approchait à pas de géant.
Se voyant donc dans l'obligation de prendre son mal en patience, la Miko retourna auprès des siens, emmenant avec elle celle à qui elle avait promis d'assister à cette cérémonie. Surprenant, aussi surprenant que dure fut son arrivée dans leur domaine. Complètement méconnaissable, bien que ça très proche famille avait su la reconnaitre, le reste prit un certain temps à voir derrière ce nouveau visage, la gamine qui était chargée du lourd poids qu'était d'être la porte-parole de leurs dieux. Nombreux furent ceux qui eurent du mal à accepter le changement, sa mère restait surprise, et avait toujours ce sursaut amusé quand son enfant venait lui parler sous ces nouvelles courbes. Son père quant à lui ne lui avait répondu qu'une seule chose. " Ce corps est tient, tant qu'il n'entrave point ton devoir de Miko tu en fais ce que bon te semble. Sache qu'importe ton apparence tu es et restera la chaire de ma chaire. " Encore aujourd'hui elle avait du mal à choisir, était-il en colère ? Était-il heureux ...? Un mystère qui fort probablement resterait entier.
Puis, après quelque jour passé à se refaire connaitre, à officier dans ses apparats de Miko, arriva la date tant attendue. En réalité, elle aurait voulu qu'Emily puisse faire partie du rituel, qu'elle-même puisse se présenter devant leur pseudo autel et faire par de ses présents aux Watatsumis ; mais il y avait trop de choses à voir et à purifier chez cette dernière pour ne serait ce qu'espérer pouvoir la mettre dans les conditions nécessaires à pareille opération.

Ladite cérémonie fut probablement l'une des plus marquantes de la famille ; aussi bien pour les parents, que pour la Miko elle-même. Préparée comme à l'accoutume, purifiée dans les eaux pures du lac souterrain de leur domaine, le corps et l'esprit débarrassé de pensée impure grâce à moult rites, encens et essence, Kuroko dans son Yukata de cérémonie couleur ciel se lança dans l'accomplissement de sa tâche.
Après avoir quitté le domaine des Kaichuu, un archipel non loin des cotes japonaises, il fallut un certain temps à l'embarcation de l'excursion avant qu'ils n'atteignent le lieu rituel, celui là même où étaient offert les différents sacrifices pour leurs dieux. Le lieu n'avait pas changé, une formation d'un nombre considérable de rochers encerclait une certaine zone en un lieu bien précis de l'océan. Vu de leur bateau, quiconque comprendrait que ces rochers formaient l'équivalant d'une mâchoire grande ouverte, les pierres, presque taillées par les vents et marrées représentaient les crocs. L'eau y avait une teinte totalement différente de la mer alentour, elle affichait une teinte bleu ciel, presque aussi pure que la mer sur une plage de sable blanc. Le navire avait slalomé entre les " crocs, ' comme guidé par une tierce présence. Comme à l'accoutumée, c'est sa mère qui se chargeait d'user de sa bénédiction de la magie des glaces. Établissant une passerelle gelée pour sa fille au-dessus de l'eau dénuée de toute impureté, globalement parlant, le rituel se déroula sans réelle anicroche. Ceci dit, ce sont des mots habilement glissés dans les incantations de la Miko, qui engendrèrent ledit phénomène. Ils étaient dissimulés dans un chant rituel, chant de remerciement et de requête à leur déité ; mais si l'on fait abstraction de la mélopée du dit poème ainsi que de certaines danses et chants coutumiers, tels seraient retranscrit ses mots :



O Watatsumi o !

Vous qui veillez sur les mers,
Vous qui représentez par les flots enragés votre colère

Vous qui représentez par les flots votre apaisement
Puissiez-vous accepter ces modestes présents

Puissiez-vous nous bénir d'une prospérité sans égale
Puissiez-vous nous promettre domination sur le mal

Je vous en supplie écoutez les paroles de votre humble messagère
Puissiez-vous exaucer sa prière

Aujourd'hui en tant que votre porte-parole mes jours s'achèves
Aujourd'hui en tant que porteuse de votre courroux mon âme s'élève

Puissiez-vous me bénir de la force nécessaire à ma tache
Puissiez-vous faire de moi une guerrière qui jamais ne salira votre image



En ces mots la jeune fille se tue, gardant quelque instant sa position de prière avant de se redresser dans le calme. C'est à ce moment-là qu'elle s'en rendit compte, le ciel. Même en pleine nuit, jamais il ne lui avait paru aussi sombre. Haut dans le ciel elle pouvait encore distinguer le soleil, cependant 'astre du jour lui donnait l'impression d'une torche sur le point de s'éteindre. La mer s'était déchaînée dans une rage et une férocité qu'elle ne lui connaissait pas, seulement ... l'eau au-dessus de laquelle elle se trouvait restait calme et paisible. L'on aurait dit que ce bassin était détaché du reste de l'océan furieux, fait tout aussi déconcertant, ce silence. Ils étaient au centre d'un orage, sertes visiblement hors d'atteinte de la fureur des vagues, mais pas un son de cette hargne ne parvenait à leur oreille. En cet instant, au sein de ce typhon, le bassin des O Watatsumi était un endroit de paix et de calme, comme coupé du monde et de son chaos.
La panique se lisait dans les regards des personnes restées sur le bateau. Tous cherchaient à comprendre, jamais de leurs vécus, ils n'avaient assistés à pareil fait ; troublés ils étaient à la recherche d'explications... Mais personne ne disait mot. Le visage chargé d'interrogation de Kuroko se tourna vers ses parents, ceci dit, devant leur crainte de l'inconnu, l'assurance de leur fille s'effondra. Silencieuse, trop perplexe pour oser briser le calme régnant en ces lieux, elle se contenta de tourner son regard perturbé vers les profondeurs des flots calmes au sein des quel se tenait la délégation ; qu'elle ne fut pas sa surprise de voir une colossale paire d'yeux couleur saphir lui rendre son regard...

Alors même que son esprit cherchait la logique dans ce que discernait son regard, des flots s'extirpa lentement un corps filiforme. Grand, épais, imposant la définition même du mot colossale. C’était un dragon, non pas composé de chaire et de sang, mais comme une représentation de cette créature mythique il n'était composé que d'eau. Oserait-elle faire la comparaison avec les dragons sommeillant en ses bras ... non. Trop terrorisée pour bouger le moindre cil, elle le savait déjà. Devant l'impérieuse présence de cette créature, ses dragonneaux ne faisaient même pas office de fil dentaire.
En plein milieu de son champ de vision, les deux énormes orbes saphir fixaient non pas l'embarcation, mais bien la jeune importune qui devant son museau cachait aux mieux ses tremblements. Ce moment lui parut une éternité, dans ce silence oppressant, ponctué des clapotis d'eau tombant du dragon, la fille des eaux déglutit difficilement le regard du monstre était si intenable qu'il ne semblait point fixer ses chaires, mais son âme...

Le monstre d'un autre âge recula quelque peu, avant de subitement ouvrir la gueule dans un rugissement si violent, que même les plus puissants des coups de tonner avait des airs d'un simple claquement de porte. Un hurlement si tonitruant qu'elle ressentait presque chaque fibre de son corps vibrer sous pareille intensité. Pourquoi le souffle ne l'emportait-il point ? Pourquoi l'embarcation ne s'était-elle pas envolée, chassée tel un fétu de paille ? Pourquoi leurs tympans n'avaient-ils pas explosé devant ce hurlement capable de rappeler des corps passé de vie à trépas... ? Tout ceci devait très certainement être l'œuvre des forces en présence.
Ni une, ni deux, alors que l'être tout entier de la miko était tétanisé par la peur, la mâchoire de la créature aqueuse se referma sur elle. Elle eut à peine le temps d'entendre les gens céder face à la panique et pousser des hurlements effrayés avant de sentir son être s'élever vers les cieux. Son corps lui faisait un mal de chien. Elle sentait les crocs faits d'eau pénétrer son corps, et elle avait froid ; terriblement froid. En état de choc, pas un son de s'échappait de ses lèvres, traumatisée, pas un muscle ne semblait lui répondre, seuls ses yeux impuissants suivaient la scène, voyant avec horreur l'embarcation devenir si petite quelle ne la distinguait plus. Elle allait perdre connaissance... Son cœur battait vite, trop vite, bien trop vite, comme s'il désirait quitter la prison de ses Os pour fuir ce destin immuable lorsqu’arrivé à une hauteur de plusieurs centaines de mètres, le dragon la lâcha.

Le temps semblait s'être arrêté. Le Dragon d'eau l'observait de nouveau, un moment qui lui parut tout aussi interminable. " Je suis morte... " Ne put-elle s'empêcher de penser. Un rictus nerveux sur le visage alors que le temps semblait reprendre son cours. Entrainée par la gravité, l'enveloppe charnelle de la maitresse de cérémonie fut rappelée au sol alors que la distance avec cette créature cauchemardesque ne changeait pas. Il la suivait dans sa chute, la fixant toujours comme un prédateur fixerait une proie blessée, comme s'il se demandait encore, de quelle manière il allait la réduire en charpie. Puis lentement se rouvrit sa mâchoire, suffisamment grande pour engloutir un pâté de maisons, suffisamment grande pour que dans cette situation, sa victime se rende compte... qu'elle n'avait absolument aucune chance.
La grande horloge du temps sembla marquer une pause au moment où elle perçut du coin de l'œil le bateau qu'ils avaient pris pour venir... bateau qui visiblement repartirait sans elle. La dernière chose qui rentra dans son champ de vision fut les crocs de son bourreau. Toute cette peur, cet effroi, cette douleur, ce froid, ce vacarme.... tout ne devint que néant.

Dans les méandres de l'obscurité, un fin trait lumineux se démarqua. Un petit à petit, celui-ci s'élargit, jusqu'à ce qu'elle voit sa main tendue, tentant de se saisir de ce symbole de vie et de liberté. Se redressant en sursaut, Kaichuu Kuroko s'en rendit compte. Elle n'était pas morte. Son regard ahuri fixait le mur devant elle alors qu'à ses côtés s'élevaient des cris de joie. Tout ceci n'avait-il donc été qu'un rêve ? Non, bien sure que non. Si seuls sont esprit avait vécu cette expérience, il n'y avait nulle raison pour que son éveil soit aussi attendu.
Jetant un regard dépassé autour d'elle, l'espace d'un instant, l'espace d'un bref instant elle se demanda si elle n'avait pas en réalité rejoint l'autre monde. Son père lui souriait... cela faisait bientôt une semaine qu'elle était inconsciente, lui expliquait l'une des aides soignantes. Une semaine que de temps à autre elle était secouée de spasmes, une semaine que son corps semblait à la fois lutter et accepter un mal qu'elle ne comprenait pas, une semaine que tous retenaient leur souffle alors que la jeune Kuroko faisait la funambule entre la mort et la vie.

Lorsqu'elle demanda ce qui s'était passé, c'est la voix de sa sœur qui se fit entendre. Alourdie par des larmes de joie celle-ci lui expliqua comment ils avaient assisté impuissant à l'apparition de Wani, comment tous s'égosillaient à n'en plus pouvoir respirer et surtout le silence incroyablement pesant qui s'abattit lorsque le dragon d'eau s'écrasa sur sa victime et la mer.
Plusieurs heures durant, ils étaient restés à chercher à la retrouver, elle ou quoique ce soit pouvant attester de sa présence en ces lieux. Mais rien... ils ne trouvèrent rien. Après sa disparition, le ciel aurait regagné son bleu étincelant et la mer aurait selon eux retrouvé son calme. Mais c'est dans un silence funéraire que l'embarcation avait repris sa route vers le domaine des Kaichuu, ce n'est qu'une fois sur place, alors que son père se démenait pour rassembler des bateaux pour se lancer dans une battue qu'ils eurent la nouvelle. Kuroko était arrivée depuis quelques heures, son corps flottait dans le lac souterrain du temple. Aucune blessure n'avait scarifié sa chaire, aucune séquelle ne semblait subsister, mais depuis ce moment jusqu'à aujourd'hui, elle était restée inconsciente.

Il y avait finalement eu plus de peur que de mal. Beaucoup essayai et de comprendre ce qui s'étaient passé et Kuroko elle-même e cherchait encore le pourquoi. Il lui semblait qu'un souvenir lui manquait. Quelque chose d'une importance capitale, mais en ce moment précis, elle ne savait trop qu'en penser.
La vie reprit lentement son court dans le domaine des Kaichuu, leur invitée du Emily s'en était allée, visiblement plus que satisfaite de son séjour alors que Yui sa sœur ne lâchait plus notre victime des eaux d'une semelle. Il fallut quelque temps à la famille pour se remettre de cette frayeur et encore un peu plus de temps à Kuroko pour complètement se remettre de ses émotions. Pour ce qu'elle avait vécue, la jeune fille comprenait le but de Wani, le dragon qui l'avait terrorisé ; lui passer un message. Ceci dit, bien qu'elle faisait la relation entre sa personne et le dragon, à savoir qu'il était le gardien des O Watatsumi au même titre qu'elle était maintenant la gardienne de la nouvelle Miko des Kaichuu, Kuroko ne comprenait pas avec exactitude ce qu'il avait essayé de lui dire. Quelque chose lui échappait.

Pourquoi un changement si brusque dans la hiérarchie des Kaichuu ? Cette anecdote remonte à quelques années en arrière, le jour de la dernière pose du Magic Crest ornant présentement le dos de Kuroko. Ce jour fatidique était bien plus significatif que vous ne pouviez le croire. Cette dernière pose fut précédée d'une question : sur quelle voie la présente chef de famille décidait de s'élancer ? Sa réponse se devait d'être ferme, sure, murement réfléchie, mais surtout définitive. Il lui avait été laissé plusieurs mois pour y réfléchir à l'époque ; ce choix représentait son véritable premier pas dans le monde de la magie. Et celui-ci fut, celui de l'Ashura : En ce choix, elle jurait de devenir le bras armé des O Watatsumi, en ce choix elle vouait sa vie à la protection de la famille, en la protection du nom des Kaichuu, comme des Watatsumi.
Cette voie la conduirait sur un chemin pavé de sang, un chemin pavé de rage, un chemin pavé de haine. Cette voie lui promettait des combats sans fin, des duels à la pelle et une vie des plus difficile. Cette voie la mettrait constamment à l'épreuve, éprouverait constamment ses compétences, mais aussi, et surtout sa foie en sa force, en ses capacités, mais aussi en ses dieux... Cette voie... était le chemin sur lequel elle avait décidé de marcher.

Cette halée pavée de moult dangers parfois inconsidérés, mais aussi d'une gloire ; gloire qui en parvenant aux bonnes oreilles préserverait la famille de nombre de mésaventure ou rixes sanglantes. Cette fameuse route l'avait définitivement séparée de celle de la Miko. Là où une Miko se devait de veiller sur son peuple avec la douceur de ses bénédictions et l'assurance de ses prières. La guerrière qu'elle avait choisie d'être devait rassurer son peuple de par la force avec laquelle elle les protégerait du monde extérieur et la terreur qu'elle inspirerait aux éventuels ennemis des siens.
Ses motivations ? Aussi simple que claires. Kuroko était convaincue que si à l'époque de la tragédie ayant frappé ses sœurs, la famille Kaichuu comptait dans ses rangs une personne de ce type, ce cauchemar n'aurait jamais eu lieux. Cette vie était presque vue comme une malédiction, à l'époque. Mais la famille n'avait véritablement connu ses âges d'or que lorsqu'une personne se dévouait à cette tâche.

Seulement ! Pendant une certaine période, jeune héroïne du porter les deux casquettes. Aussi bien celle de la Miko, que celle de leur bête féroce. En effet, au jour de sa décision, la place de Miko fut automatiquement reléguée à sa sœur ainée ; la survivante des horreurs du temps souterrain. Toutefois subsistait un problème, celle-ci ne pouvait s'acquitter de ses obligations en tant que messagère, les évènements passés il y avait de cela quelques années étaient encore bien trop présents aussi bien dans ses chaires que dans son esprit pour qu'elle puisse être une messagère de leurs divinités. Elle se devait d'être purifiée, purifiée et rendue suffisamment saine pour pouvoir reprendre la place qui lui revenait. Ces rituels et cérémonies de purifications avaient pris fin il ya peu ; d'où la cérémonie de passation.
Kuroko resta en famille quelque temps, profitant de cette dernière et s'imprégnant de souvenirs qui elle le savait, seraient d'une capitale importance dans ses grands moments de solitudes. Puis, trois semaines plus tard, notre Ashura reprenait la route où elle l'avait laissée, à la poursuite d'expérience, à la poursuite de combat, à la poursuite d'un nom qui parviendrait à faire trembler les plus grands.

Il lui avait fallu un certain temps pour s'acclimater, un certain temps pour reprendre ses repères, mais un an et demi de chasse solitaire après la fin de la guerre du Graal, Kuroko arrachait sa lame du cœur de son dix-neuvième mage.
Son corps alourdit par la fatigue et le stresse, ses chairs meurtries laissant s'échapper le liquide carmin nécessaire au bon fonctionnement de son être. Son esprit encore embrumé du surdosage d'adrénaline dont l'avaient chargé ses différentes émotions au court de ce nouvel affrontement s'éclaircissait petit à petit. Son souffle était lourd, quelque cotes cassées étant responsable de ces difficultés respiratoires sans compte la fatigue qu'avait accumulé ses muscles à cause des différentes accélérations dues à son mystic code.

Elle avait commencé l'œuvre pour laquelle elle avait quitté sa famille ? S’était mise à défier des mages de renoms pour se faire un nom ? Allait de meurtre en massacre pour propager la rumeur de son existence et lentement parvenir à créer sa légende au sein de ce monde particulièrement cruel ? Bien sure que non, qu'alliez-vous penser. La haine et le désir de Revanche l'avaient bien trop rongé pour qu'après qu'on lui ai laissé carte blanche, elle ait abandonné cette idée de réclamer justice pour ses sœurs.
Ça faisait déjà plus d'un an qu'elle mettait en exécution cette vendetta personnelle. Plus d'un cycle autour de la lune qu'elle se battait envers et contre toute chose pouvant la rapprocher de son objectif. Assise sur le corps encore tiède d'un des partisans d'Akai Ryuu no Kiba " Les crocs du dragon rouge ", la jeune fille reprenait son souffle tandis que celui qu'elle prenait pour siège le perdait. L'homme agonisait encore, ou plutôt laissait s'échapper ses derniers soubresauts de vie alors que son assassin examinait ses propres blessures. Un œil aveuglé par son sang, une jambe méchamment lacérée par un des familiers qu'elle avait affrontés en ces lieux et diverses lacérations, brulures et hématomes par-ci par-là ; il n'y avait pas à dire : Elle était mal en point.

- Tu lèches tes plaies tel un animal blessé ? Avait lancée une voix grave dans son dos. Le choc avait été suffisamment violent pour qu'elle interrompe l'incantation de son sort de soin. Après t'être donnée tant de mal pour attirer notre attention, il est dommage qu'au final tu ne seras même pas en mesure de te défendre. Ce n'était pas tant l'embuscade qui l'avait frappée, mais plutôt cette voix, voix qui avec deux autres elle reconnaitrait entre mille, voire dix mille.

La jeune fille quitta son siège maintenant décédé, fit un pas en avant de lentement se retourner vers son interlocuteur, main sur la garde de sa lame. Non, sa mémoire ne lui jouait point de tour, non, elle ne rêvait ou ne délirait point. Il s'agissait bel et bien de l'une des personnes qu’elle avait chassées avec tant de hargne jusqu'à présent. Non pas un sous-fifre de l'organisation, ni même un éventuel haut placé quelconque ; c’était bien l'un des trois scélérats qui avait agressé ses sœurs.
L'homme avait vieilli, ses traits s'étaient affermis, bien qu'étant un mage son corps était loin de celui d'un rat de bibliothèque. Bien battit, athlétique, grignoté par les années, mais compensé par une expérience certaine qu'elle pouvait très aisément lire sur son visage. Un visage carré pour une pilosité taillée en couronne, des yeux sévères sous des sourcils broussailleux, des cheveux noirs de jais coupé court, pour une paire de lunettes arborant une teinte orangée. Le seul élément qui jurait véritablement avec sa personne était les gants immaculés qui accompagnaient son ensemble noir.

L'homme accueillit le regard de la chasseuse avec un sourire cynique, sourire, qu'elle lui rendait sans véritablement s'en rendre compte. Tous ses sentiments, toute son attention, toutes les fibres de son corps n'étaient présentement dirigées que vers une et une seule personne : l'abomination qui avait transformé sa vie et celle de son ainée en un cauchemar piégé dans le passé. Son sourire s'étira davantage, allant du cynique au sadique, du sadique au carnassier.
En l'espace d'un battement de cil, la jeune fille apparaissait sur le côté gauche du magus des flammes. Tant d'années de regret et de colère s'achevaient enfin ! La lame fendait l'air en direction de ce bourreau, lorsque le sol se mit à trembler suite à une assourdissante détonation... Non, c’était son corps qui venait de subir une violente secousse. Elle tenta malgré tout de trancher cette erreur de mère Nature, mais perçu son bras retombe mollement, sans la moindre vigueur et surtout sans son arme.
Un peu plus loin devant elle, un son métallique se fit entendre. Sa vue, floutée par la rage prit quelque temps avant de percevoir son katana ; puis, vint les difficultés respiratoires, suivit d'une terrassant douleur sur tout le haut de son être. Dans une quinte de toux, Kuroko cracha une longue gerbe de sang avant de se rendre compte qu'elle ne parvenait plus à respirer. Depuis quand un peu de fatigue parvenait à ce genre de résultat... ? C'est lorsqu'elle baissa le regard sur sa poitrine que la jeune fille comprit qu'une nouvelle fois, elle faisait fausse route. Son regard n'était pas embrumé par la colère, mais bien parce que son corps la lâchait : ce qu'elle y vit fut ses cotes. Le poing de sa cible s'était enfiché avec une telle violence dans son corps que son sternum n'avait pas tenu le choc, sa cage thoracique s'était en grande partie brisée, une bonne partie des os brisés avaient déchiré ses chairs pour jaillir à l'extérieur de son être. Certains semblaient eux s'enfoncer plus profondément dans son corps, perforant certainement ses poumons, raison pour laquelle respirer lui était présentement impossible.

L'homme qui finalement consentit à retirer son poing pour la laisser toucher le plancher des vaches n'avait pas bougé d'un millimètre. Toujours droit, toujours insolemment fière, et toujours aussi imperméable à la détresse actuelle de son agresseur, la regarda tituber, chercher ses repères, essayer désespérément de rester debout alors que tout le haut de son corps pissait le sang. La jeune Kaichuu était perdue... dans tous les sens du terme. Toutes ces années n'avaient finalement servi à rien, tout se temps passé à travailler comme une forcenée pour finalement finir abattue en un coup...
Pour la mémoire de l'ainée des filles Kaichuu, elle se devait de faire quelque chose, elle ne pouvait pas tomber maintenant... levant fébrilement la main à la recherche de son assassin, ou à la recherche d'aide, quand une main prit la sienne. Déjà presque aveugle, elle se servit de cette main pour aider ses jambes en train de flancher.
Bien vite, une nouvelle douleur naquit, à la suite d'un nouveau choc, c’était l'abdomen cette fois-ci. Pour ainsi dire, presque aucun être humain n'a réellement conscience d'eux ; tous les connaissent, tous peuvent affirmer leur présence, mais aucun n'avait réellement une conscience bien déterminée de ceux-ci. Elle qui sentait des doigts se refermer sur elle pouvait dire à quel point ce sentiment était atroce, mais surtout à quel point il était douloureux qu'un tiers manipule vos entrailles. L'homme responsable des souffrances de la jeune fille continuait d'observer, penchant lentement la tête sur le coté, pour mieux la voir essayer de hurler sa douleur, mais ne parvenir à rien, car privée de son appareil respiratoire.

- Je suppose que tu dois te demander comment ? Finis par dire le magus. Comment a-t-il su que j'allais attaquer à cet endroit ? Continua t-il en tenant haut la main de celle-ci, alors que son autre main s'étaient faite un chemin sanglant vers les tripes de la chasseuse devenue victime. Les différents cadavres que tu as laissés derrière toi ont été plus évocateurs qu'un vulgaire interrogatoire... Poursuivit-il toujours aussi calmement. Tu n'attaques jamais dans le dos... crois-tu que la vie est si facile qu'il faut en plus faire preuve de cette stupidité appelée " noblesse " ? Continua-t-il dans un rictus. étant droitière et n'attaquant jamais de dos, les lacérations les plus profondes de tes victimes sont généralement sur leur gauche... Fit-il d'un ton perdu entre taciturne et amusement. rapide comme le vent, mais aussi prévisible qu'une enfant... Non... aussi prévisible que ta sœur. Elle aurait pu se sauver elle-même à l'époque, mais il fallut qu'elle essaie d'en protéger au moins une... toi plutôt que te sauver... poursuivit-il alors que la douleur d'une chaleur trop intense rendait le sens de l'audition à la jeune mourante. Tu as préféré attaquer une personne dont tu ne savais rien en étant blessée et amoindrie... les Kaichuu... le pathétisme personnifié.

L'avait-elle entendue ? Oui, pouvait-elle y répondre ? Pas vraiment. Le manque d'air rendait tout difficile, l'anémie allant avec ses blessures n'arrangeait rien. Ses yeux ne voyaient présentement plus, ses oreilles entendaient à peine, son odorat quant à lui percevait une odeur familière. Une odeur atrocement familière et sensiblement vieille, mais toujours aussi présente dans son esprit ; celle de la chair brulée. Kuroko ne le voyait point, mais son corps tout entier le ressentait. En son abdomen, la main gantelée était littéralement devenue incandescente, consument de l'intérieur son nouveau jouet. Visiblement il était en colère, en colère contre elle et son orgueil, en colère contre celle qui lui avait fait perdre tant d'hommes, en colère contre une enfant qui ne savait pas ce qu'elle faisait.
Les derniers mots qui parvinrent aux oreilles de Kuroko furent ceux-ci : Soignez la... elle ne doit pas mourir ; ils l'attendent...Pensiez-vous qu'un ponte d'une organisation se serait déplacé seul ? Kuroko maintenant inconsciente n'avait pas eu torts sur toute la ligne. À un moment donné, la colère l'avait bel et bien aveuglé. Son regard n'ayant eu pour seule cible que l'homme en qui elle vouait une haine sévère, elle n'avait pas perçu ceux qui le suivaient, tapis dans l'ombre...



Quelque jours plus tard, lorsqu'elle reprit conscience, alors que trottait encore la question de " qui l'attendait " dans sa tête, elle n'eut pas à attendre bien longtemps pour en avoir la réponse. La jeune fille s'était réveillée dans une pièce, les quatre membres enchainés à une structure métallique, l'endroit était assez vaste, en tout cas suffisamment pour recueillir en son sein, ceux qui l'attendaient. En fonction de leurs dires et de leurs actes, il lui fut assez aisé de déterminer qu'il s'agissait des familles de ses victimes. Ils l'observaient avec un dédain loin d'être dissimulé, de la rage, de la haine, une hostilité si pesante qu'elle en devenait palpable...
Quelques minutes après qu'elle ait repris connaissance, après que l'ambiance lui eut miné le moral à tel point qu'elle n'osait plus les regarder en face, la voix du responsable de son état actuel s'éleva dans ladite pièce... pour donner un règlement. Tout acte qu'ils pourraient perpétrer à son encontre leur était pardonné, ils n'étaient en rien limités dans l'étendue des atrocités qu'ils pouvaient lui infliger, mais demeurais une règle bien précise... la mort lui paraissant comme une porte de sortie trop douce, il leur était formellement interdit de la tuer, pu importait l'étendue de leurs sentiments à son égard. Leur vengeance serait bien trop insipide et surtout ils priveraient à d'autre le plaisir de se défouler... Bien entendu, la Kaichuu s'était fait entendre, tachant de hurler en sachant que ses protestations seront ignorées, qu'ils n'avaient pas le droit de décider de son sort ainsi...

Les mois qui suivirent furent ... simplement indescriptibles. Kuroko avait versé assez de larmes pour remplir un lagon, perdu assez de sang pour remplir les réserves en hémoglobine d'un ou deux hôpitaux, avait assez hurlé et crié pour remplacer les coups de foudre lors d'un orage des plus violents... La perversion humaine était une tare de l'humanité qu'elle savait difficilement sondable, mais celles des magus n'en étaient plus à ce niveau là... La souffrance physique pouvait facilement être perçue comme un cauchemar ? Mais qu'en était-il donc de ces quelques mages qui pouvaient aller jusqu'à corrompre les souvenirs les plus heureux de votre existence ?
Son esprit, ses chaires, son être tout entier... ou presque, fit la connaissance de trop grand nombre d'éléments pour qu'elle parvienne à garder l'esprit... sain. Parmi toutes les atrocités qui la frappèrent durant cette période, la pire parvint sans aucun doute durant les premiers jours.

Même attachés, de ses bras s'extirpaient encore les dragons d'eau qui la rendait si spéciale. Quelque temps durant ils ont été une véritable gène pour les désirs de vengeances de ses futures tortionnaires. Mordant, parant, l'aidant à éviter et échapper aux divers supplices qui devaient lui être infligés ; tout du moins, jusqu'à ce que soit prise une décision drastique. Celle de l'en séparer...
C'est un familier qui fut chargé de cette tâche, un monstre sans réelle forme, une créature sur laquelle elle ne parvint jamais vraiment à mettre de nom. La chose devait bien atteindre le mètre soixante-quinze de hauteur, devant danger s'était toute son attention et celle de ce dragon qu'elle concentra sur la bête, jusqu'à ce qu'elle entende la détonation d'un coup de feu, et qu'une nouvelle fois tout son être semble lui hurler sa souffrance. Une de ses attaches avait lâché, du moins c’était la première chose qu'elle crut lorsqu'une partie de son être fut libéré de ses entraves... La réalité était toutefois toute autre. Une partie de son être avait été séparé d'elle. Lorsqu'elle y reporta son attention, ce fut pour y découvrir avec horreur son bras toujours enchainé, dégoulinant de sang et pendant au-dessus d'elle. Le choc avait été assez violent pour que le temps lui-même semble s'arrêter, elle n'entendait plus les cris de joie qui s'était élevés autour de sa personne alors que son esprit tachait de réfuter les informations envoyées par on cerveau.
Quelques instants plus tard, alors qu'elle peinait encore à l'accepter elle entendit, non, ressenti un craquement sonore déchirer tout son être, avant de se retrouver face contre terre. Un son parvenait à ses oreilles, celui d'une mastication, celui d'os brisés... tournant avec difficulté la tête, ce fut pour y voir ledit monstre mâchonner le porteur de son autre dragon. C'était probablement dû à l'état de choc, mais ce jour-là, en cet instant précis, Kuroko ne poussa point le moindre cri.
La seule véritable satisfaction qu'elle put avoir fut de voir ses dragons agir une dernière fois, de leur propre chef. S'enroulant en plusieurs couches autour de leur habitat, ceux-ci gelèrent. La créature qui était en train d'en bouloter un finit par recracher avec dépit un bloc de glace, maintenant piégé en son sein, une entité difficilement regardable... Dire que ce n'était qu'un commencement...

Haine, colère et regrets, tels furent ses premiers sentiments. Seulement au fil du temps, au fil des mois, ceux-ci avaient nettement muté. L'on disait que le temps atténuait les blessures, la concernant, celui-ci n'avait plus lieux d'être. Toujours enfermée, elle en avait perdu la notion, mais son calvaire, ou... sa pénitence s'était étalée sur près de sept longs mois. De guerrière, il ne restait pas grand-chose, sa combativité avait été engloutie dans ses désirs de mettre fin à ses jours. Plus d'une fois, elle avait tenté de pousser le mystic code en son sein, à un tel point que son corps finirait par céder et libérer son âme de ces tourments. Mais il n'en fit rien... était-ce de la peur ? Était-ce de la faiblesse ? Ou était-ce simplement son désir de les voir un jour comme elle supplier pour que l'on l'achève qui l'arrêtait ?
Finalement, après que ses différents tortionnaires aient fini par simplement se lasser de, lui faire connaitre, souffrance, honte et sentiments de profonde souillure vint le moment où ils décidèrent d'en disposer une fois pour toutes. Ce petit débat durait depuis déjà quelque temps, devaient-ils la tuer ? Devaient-ils la laisser dans cet état et attendre qu'elle meure presque naturellement ? Ou alors devaient-ils rendre son calvaire interminable en la vendant comme esclave... C'est alors qu'ils étaient encore en train de délibérer que se firent entendre les sirènes d'un véhicule de police, la plupart ne s'en méfièrent guère, en effet il n'était pas rare que de temps à autre passe un véhicule dans ce trou perdu. Mais le jour en question, les voitures étaient spécialement pour eux.
La jeune fille entendis le grabuge quelque étage au-dessus, mais n'y réagis pas pus que cela. Elle resta d'ailleurs tout aussi impassible lorsque ses jambes furent libérées de leurs entraves, quelqu'un la récupéra dans l'agitation générale alors que les forces de l'ordre débarquaient. La balança sur son épaule, tel un sac de patates avant de quitter cet enfer, l'autre bras chargé d'un paquetage presqu'aussi encombrant.

Le bon samaritain la ramena chez lui, un manoir sensiblement imposant .Manoir dans lequel elle fut traitée, nourrie et logée. Malgré tout, elle restait aussi inactive qu'une coquille vide, son âme n'avait pas encore quitté ce monde, mais c’était tout comme. Passant ses journées assise dans la chambre que l'on lui avait attribuée, son regard vide se perdait vers la fenêtre donnant sur l'extérieure. De temps à autre, une voix se faisait entendre, familière, amicale un poil cynique, mais surtout nostalgique. Elle l'entendait, mais n'écoutait point, se contentant de... contempler les jours qui passaient.
Le premier stimulus qui sut la faire sortir de cet état fut le jour où lui furent présentés ses membres jadis sectionnés ; encore prisonniers de ses dragons changés en glace, ce jour marqua le début de son éveil. Lorsque de nouveau s'éleva ladite voix, elle put finalement mettre un visage dessus. C’était celui d'un homme, une personne qu'elle avait rencontrée au cours de la guerre un peu plus de deux ans au par avant : Henry de Molay.
Assis sur une chaise, un livre à la main il veillait sur sa nouvelle invitée ; sachant de temps à autre lui offrir des moments de solitude comme ceux liés à une présence réconfortante... Si l'on ne tenait pas compte de ses dires toujours aussi souvent déplacés...

Ça prit le temps qu'il fallut, mais quelque temps après sa libération, la jeune femme se pencha sur les blocs de glace renfermant ses membres sectionnés, et hésita encore avant de libérer ses bras. Après une expérience aussi ... destructrice ... pouvait-elle véritablement aspirer à les récupérer ? Après quelque instant d'hésitation, un doute plus que certain dans le regard, la jeune femme se décida à toucher la glace du bout d'un de ses moignons, mais rien. Absolument rien, le dragon ne s'anima point, ses yeux ne luire point, hormis la magie qu'il dégageait déjà en faible quantité due à son état actuel, la statue de glace ne frémit point d'un iota. Si elle remarqua une chose, c’est que contrairement à ceux qui s'y étaient essayés, la partie de son corps entrée en contact avec la relique de son propre être ne s'était point retrouvée couverte d'engelure...
Devant cet échec, cette absence de réponse de la part de ses partenaires les plus fidèles, Kuroko se renferma une fois encore sur elle-même. Ses dieux l'avaient abandonné... devant sa pitoyable performance et ses résultats plus que médiocres, son état indescriptible et ces jours durant lesquels son enveloppe charnelle avait été souillée de bien des manières, comment pouvait elle reprocher aux avatars de Wani de renoncer à se lier à elle une fois de plus ...?

Un certain temps s'écoula, hôte d'une famille particulièrement attentionnée envers l'invitée de leur fils, Kuroko était particulièrement bien traitée, malgré son état ... particulièrement déplorable. Il lui arrivait de passer des journées entières sans même ouvrir la bouche. Pour elle le monde semblait s'être achevé, elle ne pouvait plus remplir la fonction qu'elle avait au sein de sa famille, ne pouvait plus prétendre œuvrer pour les O Watatsumis, ne pouvait même plus prétendre à voir Sélène... aussi bien à cause de son état qu'à cause de l'ordre ridicule de la nouvelle chef de Van Helsing. Finalement... La sauver n'avait fait qu'arrêter la douleur, cette seule chose lui permettant d'oublier que son existence ne valait maintenant pas plus que celle d'un vers.
Un beau jour, Henry lui rendit visite, avec une nouvelle. Un de ses détracteurs avait été retrouvé, le jeune homme venait la soustraire à sa solitude, pour lui permettre de , ne serait-ce que pouvoir se passer les nerfs sur un de ses tortionnaires, mais elle n'en fit rien. Qu'allait-elle faire qui ne lui avait pas été fait au centuple ? Le rouer de coup de pied ? Lui saigner dessus ? C'est d'un non de la tête qu'elle rejeta ladite proposition, les yeux rivés sur les têtes de dragon, toujours inertes. C'est au cours de ses moments d'apitoiement sur son propre sort que remonta depuis ce qui semblait être les sous-sols du domaine l'écho d'un hurlement... Dans un premier temps, elle saisit le côté masculin de cette voix, avant que cet écho ne se modifie en celui de la sienne. Un souvenir remonté à la surface suite à ce son, souvenir de ses propres jérémiades alors qu'une personne s'était amusée à littéralement tenir son cœur entre ses mains par le biais d'une malédiction qu'elle ne saurait expliquer ; se complaisant dans les différentes expressions qu'elles affichaient au fur et à mesure qu'il le compressait ou relâchait la pression ; provocant des similis crise cardiaque, ou des tachycardies aigües, sa vie étant préservée via magie, mais ses sens plus en éveils que jamais.

Son regard se fronça, sa mâchoire se resserra, la colère remontait petit à petit à la surface. Ce n'était pas à un autre de le faire, mais à elle, s'était-elle qui avait subi tout ceci, s'était elle qui avait été la spectatrice de sa déchéance, s'était donc elle qui devait se délecter à son tour de la terreur dans le regard de cet ennemi des Kaichuu : " Dans ce cas, que fais tu as geindre comme la gamine que tu étais il y à une vingtaine d'années ? " C'est une voix grave et tonitruante qui prononça ces paroles. Après avoir cherché dans chaque recoin de cette pièce, la jeune femme en conclue que ces mots ne pouvaient venir de nulle part ailleurs que de son for intérieur. Ils avaient un ton nostalgique et une intonation qu'elle connaissait, mais avait du mal à accepter ; si les avatars de Wani l'avaient quitté, comment celui-ci parvenait-il à s'exprimer depuis son être ?
Après un temps d'hésitation, plus freinée par la peur qu'autre chose, elle ferma les yeux et tenta d'ouvrir la conversation. Après plusieurs heures de méditation, elle parvint enfin à son objectif, une audience avec celui en qui elle était censée avoir remis son existence ; le protecteur des O Watatsumi : du moins selon elle. Ce ne sont point des mots qui furent échangés, mais des sentiments. Des émotions, et surtout lui revint en tête et en boucle, l'incident de la dernière cérémonie, en se concentrant là-dessus... elle put enfin mettre la main sur la dernière pièce du puzzle, ce qui lui manquait pour comprendre l'incident ou plutôt, parfaire ce qu'elle savait de ce qui s'était passé. L'élément manquant, était les mots qu'avait gravé cet esprit ancestral dans sa mémoire, que dis-je, ses gènes :



En tant que porteuse de ma cause, tu dois me rester fidèle
En tant que nouvelle héritière de ma volonté à jamais tu devras demeurer dans le Zèle

Les O Watatsumi sont nos dieux, à jamais tu devras les louer
Les O Watatsumi sont nos dieux, à jamais tu devras les garder

Au jour de ton allégeance, tu seras leur guerrière, tu seras leur arme, tu seras armes
Au jour de ton allégeance, tu seras sous mon aile, tu seras ma parole, tu seras l'extension de mon âme

Dépêche-toi donc gardienne de mon héritage, de parachever notre pacte
Dépêche-toi donc pour qu'où qu'ils soient les O Watatsumi prennent acte.

En ce jour ma représentante sur terre tu seras
En ce jour bourreau de nos ennemis tu deviendras

Tu sèmeras la mort au sein de ceux qui nous sont hostiles
Tu sèmeras la terreur dans les cœurs de ceux qui pour nous auront des intentions viles

Tu récolteras de ces malandrins leurs craintes à ton égard
Tu récolteras de ces âmes en peine leur abdication sous ton regard

Scelle notre entente et détentrice de mes serres sera ton titre
Scelle notre entente et en messagère de mon courroux seront chantées tes épitres.



Rouvrant les yeux en se rendant compte de cette cruciale spécificité, la dernière née des Kaichuu compris, ce qui lui faisait défaut, présentement et ce qui lui a fait défaut par le passé. Tout comme son statut de miko, ces dragons ne lui avaient été attribués que temporairement. Temporairement ils étaient sous sa gouverne, temporairement ils l'aidaient dans son rôle ambigu, temporairement ils suivaient à voie de la miko et de la gardienne. Mais maintenant qu'avait été choisi son rôle, maintenant qu'avait été déterminée sa voie... elle devait maintenant sceller son destin, sceller sa promesse, sceller le sermon qu'elle avait débuté au jour de sa décision ; celle de faire d'elle l'instrument de la colère de ses dieux.
Assez rapidement, elle comprit ce qu'elle avait à faire, elle comprit que le nouveau maitre qu'elle avait choisi attendait depuis près d'une vingtaine d'années que sa messagère se décide à faire de leur alliance un fait et non pas une promesse. Quérissant l'aide de son sauveur via le système qu'ils avaient prévu pour éviter qu'elle n'ait à se déplacer dans le manoir, Kuroko demanda la permission d'utiliser un point d'eau quel qu'il pût être, tant que la substance de vie s'y trouvait en une certaine abondance, mais aussi et surtout au calme.

Le jour même, alors que la future pactisante des eaux avait compris que jamais elle n’avait été abandonnée, que jamais elle n'avait été rejetée par ses divinités, l'héritière des Kaichuu prononça ses vœux et serments devant les médiateurs du dragon protecteur des O Watatsumi. Sa cérémonie se fit en solitaire, seule, recluse de ce monde pour une conversation la plus intime et respectueuse possible avec le nouveau dignitaire de son corps, son âme, et son esprit. Cet dans cet environnement, seule avec les représentations de Wani que la jeune torturée, put faire renaitre et renforcer le lien qui l'unissait à ses divinités. Son serment accepté, le sacrifice qu'était sa vie agréée, les entités de glace qu'étaient ses partenaires, libérèrent enfin des glaces, ses membres depuis lors prisonniers de leurs propres protecteurs.
Malgré l'efficacité des soins que reçurent son être, il lui fallut tout de même quelque temps de rééducation, ne serait-ce que pour parvenir à correctement réutiliser ceux qui lui avait tant manqué depuis près d'une dizaine de mois.

Nombres des cicatrices qui marquaient son être avaient été effacées, mais certaines d'entre elles, dont deux en particulier subsistaient encore et toujours, sous la demande très soutenue de la marquée les deux effroyables scarifications à la naissance de ses bras étaient pour elle non pas une punition, non pas une marque de honte, mais celles de son histoire celle de jadis sa faiblesse, celles qui marquaient le renouveau de son être tout entier comme de sa raison d'être. Kaichuu Kuroko, presque entièrement rétablie aussi bien via cette nouvelle alliance avec ses dieux que via l'aide plus que précieuse que lui apporta la famille de Molay.
Dame de Molay était une femme tout ce qu'il y avait de plus exceptionnelle, c'est en grande partie elle qui tendis le plus la main à la jeune femme en pleine restitution de sin plein potentiel. Elle lui enseigna nombre de choses, notamment une partie de sa vision de la magie et lui donna même certains cours plus qu'apprécier par son élève sur les familiers. C'est aussi elle qui lui appris ou plutôt fortifia ce quelle pensait déjà vis-à-vis de certaines choses.

Sa relation avec Henry se ... compliqua si l'on puis le dire ainsi, petit à petit sa reconnaissance envers celui-ci évolua pour quelque chose de plus spécial, mais restant quand même loin de ce qu'elle prouvait pour la femme qui avait hanté ses esprits mêmes dans ses jours les plus sombres, Sélène Van Helsing. L'hypothèse de la revoir l'avait fortifié, la joie de pouvoir la sentir près d'elle avait su lui donner la force d'ouvrir les yeux le lendemain, le désir d'avoir son corps contre le sien avait su retenir son esprit d'une chute sans fin dans les méandres de la folie.
Toutefois, celui sans qui elle souffrirait encore mille maux avait su se lover une place au sein de ses sentiments. Qui plus était, ce n'était pas pour déplaira à miss de Molay qui en bien des occasions avait assistée sa nouvelle hôte, allant même jusqu'à lui donner des conseils probablement trop avisés pour que notre Kaichuu puisse accomplir son rôle de tortionnaire auprès d'un de ceux qui l'étaient pour elle quelque mois au par avant. Reprendre confiance en elle ne fut pas aussi difficile qu'escompté, ses dragons et surtout l'influence qu'avaient eue les dires de Wani avait été plus que décisifs sur sa manière d'appréhender sa reprise des armes. Dépossédée de sa lame le jour ou elle avait été faite prisonnière et préférant garder sa famille dans l'ignorance, n'étant pas encore prête à se confronter à leurs regards, c'est armée de ses sorts et dragons qu'elle reprit la chasse.

Cette fois-ci, sa course après les mages de ladite organisation n'était pas aléatoire, ayant presque développé une mémoire eidétique durant cette sombre période de son existence, elle chassait via sa mémoire de leur visage et la liste plus ou moins explicite qu'avait réussi à compléter le frère ainé d'Henry, lui aussi chasseur, mais de cibles plus variées du monde magique. C'est d'ailleurs aidé par celui-ci qu’elle parvînt à éliminer ses premières cibles. Quelque temps après, Henry s'était mêlé à eux, initiant parfois une traque en un groupe de trois, ou armée d'une nouvelle lame propre à sa famille, réajustant son képi sur la longue toison bleu mer qu'elle arborait maintenant, la jeune fille quitta ses proches pour cette nouvelle guerre du Graal. Secrètement un dernier projet sommeillait au fin fond de son être, celui d'espérer retrouve son élue, celui d'espérer revoir la femme qui toute son existence avait transformée. Elle était peut être encore retenue par une chasse, ou encore retenue par un monstre, mais Kuroko était sure qu'elle avait un esprit suffisamment fort pour une fois de plus taper dans l'œil du Graal lui-même et le pousser à appeler cette magus hors pair.
Le temps les avait séparées, les obligations de sa moitié l'avaient arrachée à elle, ses malheurs l'avaient éloigné de son regard et de son estime, mais il n'empêchait qu'elle voulait la voir ; encore une fois, ne serait-ce qu'une fois encore avant de se relancer corps et âme dans l'accomplissement de ses promesses, dans l'accomplissement de son but.
Simplement en accompagnant celle dont il avait été la main salvatrice. Ces chez les de Molay que revenait la femme des eaux, c'est encore chez eux qu'elle prenait des pauses entre chaque chasse à l'homme ; mais passé un certain temps, Kuroko finit par décider de se passer de leur hospitalité, non pas par ingratitude, mais bien parce qu'elle ne pouvait d'avantage se permettre de continuer d'imposer sa présence à ceux qui avaient déjà tant fait pour elle. Le monde des magus n'était en soit pas si vaste que ça : Henry comme elles étaient certain de se revoir sous peu...

Des cadavres, des corps et encore et toujours plus de morts. C'est sans relâche qu'elle s'était mise à la poursuite de tous ceux qui l'avaient prise pour un objet, s'attelant par la même occasion à continuer de lentement fragiliser les fondations de l'Akai Ryuuno Kiba. N'avait-elle pas retenu la leçon ? Si ! Bien entendu... seulement, ce n'était probablement pas dans le meilleur sens. Les magus n'étaient maintenant plus les seuls à tomber sous ses coups, mages, non mages, homme, femme, enfant, vieillards... de ses victimes, aucun survivant ne subsistait. Dame de Molay avait en partie influencé cette méthode presque inhumaine d'agir, mais celle-ci venait en grande partie de notre chasseuse. Si rien ne lui survivait, rien ne viendrait par la suite réclamer vengeance...
En près de trois ans, ses eusses et coutumes furent chamboulées, sa personnalité en prit un coup, certaines de ses habitudes s'évanouir, au détriment de nouvelles, d'autre ayant la peau dure ne firent que se renforcer avec le temps et l'expérience qui ne fit que s'accumuler. Si par le passé il lui arrivait d'éprouver des remords à prendre une vie, ses expériences avaient depuis longtemps endigué ses préjugés. Loin, très loin l'avaient poussé ses ambitions, tout aussi loin l'avaient expulsé ses désirs, encore plus loin l'avaient propulsé ses objectifs. Porteuse d'une lame provisoire, la chasseuse avait laissé des séquelles définitives, voire irrémédiables. Les exploits qu'elle comptait comme les plus singuliers étant les quelque quatre Dead Apostle qu'elle avait réussis au bout de titanesques affrontements à une fois pour toutes enfoncer six pieds sous terre. Monstre ? Démon ? Créature de la géhenne ? Nombreux furent ses surnoms et bien qu'elle préfère celui qu'elle s'est donné, à savoir " Hantā " Pour la chasseuse, elle les a acceptés et vis avec le poids de ses appellations sur la route pavée d'embuches que notre guerrière s'est engagée d'emprunter.

Un peu moins de cinq ans après l'avoir quitté, son retour en famille fut probablement l'un des évènements les plus heureux de son existence après le passage obscur qu'elle avait traversé. Parce que même pour le plus aguerri des chefs d'armé la chaleur du foyer était la plus belle des récompenses, pour cette cavalière de la mort descendre de son destrier sombre et retrouvé la douceur de ses proches était l'équivalant d'une panacée à tous ses maux. Bien entendu il lui fut impossible de tout leur expliquer, seule sa sœur fut mise dans la confidence. Mais tous la voyait maintenant différemment, non pas comme une menace, non pas comme une paria, pas encore comme une protectrice, mais bel et bien comme la destructrice des menaces de ce clan qu'était le leur. Quoi qu'il en était, le respect qui jadis lui était voué semblait avoir évolué pour devenir un mixte entre, déférence et crainte.
Ses investigations ne l'avaient pas encore menée à l'individu qui l'avait livrée en pâture à ses chiens, mais elle était absolument sure de recroiser son chemin. Engranger de l'expérience, gagner en pratique, prospérer en technique et grandir en habilité d'ici leurs retrouvailles étaient présentement sa mission. Il y avait encore deux trois petites choses à faire, mais à force de sectionner les différents anneaux du serpent, l'enfonceur jouant aussi le rôle d'exécutrice était sure d'un beau jour arrivé à pourfendre le crâne de cette vile bête.

C'est en l'espace d'un mois et demi après le retour de la fille prodige que des picotements familiers se firent ressentir. Pour la troisième fois en sa courte existence, elle comprit bien vite qu'une fois encore le Graal l'avait sélectionnée pour la rixe dans laquelle il engloutissait un nombre indéterminable de mages désir d'obtenir ses faveurs. Inutile de dire à quel point était profonde l'inquiétude qu'elle pouvait lire sur les visages de ses proches. Chaque guerre l'avait vu revenir un peu plus amochée, blessée physiquement, ou mentalement, qui plus était sans réels résultats ; si ce n'était cet indéniable remords de ne pas avoir pu débusquer le Graal avant que celui-ci ne mette fin aux hostilités.
Sa mère voulait encore profiter de sa fille, son père gardait le silence devant la décision de leur nouvelle protectrice, sa sœur lui souriait de bon cœur, même si elle pouvait aisément ressentir sa peine de la voir lever l'ancre si tôt. Les autres membres et proches de la famille n'osèrent point réellement interférer avec la décision de celle dont ils commençaient à avoir les échos ; mais malgré l'inquiétude globale, derrière cette lourde pression qu'elle ressentait chez ses proches, la jeune femme percevait la fierté de voir l'une des leurs choisie pour cet évènement magique d'une importance plus que capitale.
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Dim 28 Aoû - 22:45
A PROPOS DE VOUS


Âge : 26 ans
Expérience RP : Plus d'une dizaine d'années de Rôle Play derrière moi x)
Les animes/jeux Fate que vous connaissez : J'en connais un pitit paquet quand même ><
Comment avez-vous connu le forumGoogle fut mon ami
Quelque chose à ajouter ? : Chai reparti pour un tour =3

Désolé pour la longueur de la pres, mais bon, je crois qu'à force vous me connaissez, et certains devaient probablement redouter mon retour =D. Mais plus honnêtement sorry ><, désolé si la fin semble être un peu précipité ou bâclée, mais, j'ai décidé de ne pas développer moult chose, car tout ceci le sera en rp.
Bien entendu, j'ai eu l'accord d'Henry de Molay pour l'utilisation partielle de son personnage dans cette pres.

Présentation Terminée, bon courage aux lecteurs.


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Sam 3 Sep - 0:25
Bon commençons par un peu de mauvaise foi...

C'est une jolie fiche mais bon y a encore des fautes qui traine si et là .... Non en fait c'est bon pour moi même si le "mitre forgerons" m'as bien fait rire...


Alors commençons sérieusement.

L'accel control :

déjà j'aime beaucoup ce que tu en as fait et je me demande pourquoi t'arrêter à mi chemin?

Je veux dire, l'accel offensif offre une attaque critique en une action
pourquoi ne pas faire de l'accel défensif une défense critique en une action, quitte à jouer la dessus?


Par contre j'ai pas le mot final à dire la dessus, donc ça n'entravera pas ma validation mais je le précise. Au vu de l'avantage qui est supérieur à un rang A le seul cout en MP me semble faible personnellement surtout au vu des régénération de MP.

personnellement toujours pour garder une bonne vieille philosophie du personnage je mettrais des dégâts physique évolutif en plus dessus.

tu sais le bon vieux

1 utilisation = 0 dégât
2 utilisations = 0 dégât
3 utilisations = 30 dégâts
4 utilisations =  70 dégâts (donc 100 au total)
5 utilisations = 120 dégâts  (donc 220 au total)

Enfin une idée du genre, et le conteur d'utilisation diminuerait de 1 par heure de repos.

Enfiiiiiiiiiiin Brefffffffffff je laisse ça au rouge, mais bon je tenais à le dire.


Pour les sorts :

Uneri : comme on en a parler, les sorts n'ont plus de durée liée au rang donc tu devrais proposer une durée de vie pour tes sphères genre 4 tours quelques choses comme ça.

Ou alors si tu veux les avoir pour une vraiment longue durée au fil du combat peut être partir sur une puissance qui se dégrade. Du style si tu fais feu de suite elle fait ATT M + rang dégâts, si tu attend elle perd 20 dégâts par tour d'attentes.
Du coup les sphères perdraient certes en impact, mais tu pourrais les avoir parfois 8 ou 10 tours.

Breeeeeeeeeeef à toi de voir le style qui te conviens le mieux .

(( sachant que toute façon le dernier mot sera rouge ))


Mu genzai no rengoku :

je suppose que les XXXX sont la pour laisser un rouge tranché ou tu hésite encore?

Sinon il faudrait aussi proposer une durée pour ce sort, s'il dure une seule action il serait un peu inutile non?


Bon pour plus de clarté vis a vis d'autres pouvoir validé il faudrait discerner les effets rp et Stater.

rp pur (pas besoin de mana sinon si à chaque tour pour chaque effet rp tu paye 240 de mana ça va pas le faire)

- possibilité d'allonger les dragons
- possibilité de se servir d'eux comme grappin / corde / ou entrave
- Possibilité de les transformer en dragons de glace
- Possibilité de leur faire prendre une taille bien plus imposante

Staté (activation coute 240 de mana)

- Lorsque activé augmente la puissance des attaques portées =>  ATT + 200
- Possibilité de joindre les deux dragons en un pour avoir un impact plus violent.
( Consomme plus de mana qu'une activation normale en plus d'une action gratuite dans le tour durant lequel cette spécificité serait utilisée ) => ATT + 300  nécessite 120 mana de plus / Limité à une fois par tour.

Je nerf un peu l'effet classique pour permettre d'avoir l'effet booster

Après c'est une proposition que je fais pour que ce soit plus clair avant un passage rouge, mais faut pas le prendre comme argent comptant la décision lui revenant.


Alors le familier

Il lui faudrait un rang, même ne serait ce que de dire que tu veux que ce soit le plus haut possible en fonction de ta MAG comme ça c'est clair.




Physique: je valide mais Sel va te tuer tu le sais hein

Caractère: toujours ok

Histoire : fidèle a toi même je vois pas de soucis.

je te laisse prendre connaissance de mes remarques et apporter les quelques précisions que je demande et tu devrais avoir ta première validation.
Dream Hunter
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Sélène perdue entre devoir et passion.
Spoiler:
 
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Dim 4 Sep - 12:45
Alors je réponds a ton message ^^

  • Concernant l'accel controler, merci du compliment /o/. Je pensais effectivement a quelque chose pour la défense d'où ma première proposition, seulement, j'avais complètement oublié qu'il existait des défenses critiques =_=.
    Du coup j'ai rajouté quelque chose a ce sujet dans la liste des capacités de l'accel, à savoir que utilisé de manière défensive, il m'octroie sur ledit mouvement une défense critique. Comme tu l'as a plus d'une reprise précisé, il s'agit là d'une proposition aux rouges ^^

    Concernant le graphe de dégâts croissant que l'accel m'inflige, honnêtement je voulais fuir cette épée de Damoclès, mais effectivement, cela correspond à l'item et aux conséquences de son utilisation. Bien, je garderais donc cet effet, supposant que les chiffres que tu proposes ne sont qu'approximatifs, j'vais la garder en attendant le passage de la numérologie red.

  • Concernant l'Uneri, je prendrais la seconde option. Comme tu le sais déjà j'oriente Kuroko dans un style de jeu particulier. En ce sens, cette option me parait plus appropriée. Mais les chiffres proposés étant des propositions, si les rouges voulaient bien diminuer un peu la vitesse de dégradation des sphères ce serait super cool <3
    Mais a vous de voir, comme vous le savez chui pas difficile ^^

  • Mu Genzai no Rengoku, effectivement la suite de X est pour que les rouges tranchent sur les chiffres, quant a la durée du sort, oui, j'avais oublié que sur cette version les sorts n'en ont pas de pré établi. Je dirais donc pour une durée de quatre tours. Car comme tu dis si ça durait une action.... ce serait un peu la loose =_=

  • Les drakes, hum plus ou moins ok, en espérant que le résultat soit un peu plus impactant que les propositions. Mais bon allons y donc encore une fois laissons les rouge trancher la poire.

  • Pour le Fam, oui, au plus haut rang possible pour Kuroko, je compte n'en avoir qu'un seul.


Petit plus, je ne parlerais pas de la moto de kuro dans ma fiche, ce n'est pas pertinent, il s'agit juste de son moyen de transport. Je préciserais juste que l'appareil ayant été beaucoup retouché, il déploie une puissance bien supérieure à une moto de compétitions, mais fais bien moins de bruit que ces bêtes de scène. Ce sont les réflexes devenus surhumains de Kuroko à force de vivre dans le monde de l'Accel controler qui lui permet de maitriser l'engin.

Et j'ai aussi rajouté un vêtement renforcé.

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Dim 4 Sep - 17:50
première Validation
Dream Hunter
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Sélène perdue entre devoir et passion.
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Ven 9 Sep - 13:12
A mon tour de passer sur ta fiche ^^

Alors pour commencer, je ne sais pas quand tu auras fais les modifications à suivre. Selon, je laisserai le soin à un autre admin de finaliser ta valid si je suis déjà parti en vacances X)

Stats > ça sera un C en LCK, le reste est validé

Alors je vais commencer par m'attarder sur Mu genzai no rengoku. En l'état il n'est pas faisable tel quel car 1 sort => 1 effet or dans ton cas il y en a deux. Et en plus tu n'y es pas gagnant car ssi cela restait en état le sort aurait pour valeur ton ATT M + rang du sort, chiffre qui serait divisés par 4 pour chaque tour et derrière par 2 pour chaque effet.

Familier > tests stats étant validées tu peux faire celles de ta succube et les ajouter dans sa description.

Physique > "Quelques modifications ont été apportées". C'est pas un euphémisme ça ><
Bons sinon rien à redire c'est complet et détaillé ^^

Caractère > idem ^^

Histoire > complète, bien écrite et intéressante à suivre, on suit bien le parcours du personnage. J'ai pas trouvé la fin si bâclée que ça. Attention à une faute que j'ai vu plusieurs fois, tu écris "magic chrest" au lieu de "magic crest". Tu oublies aussi souvent la majuscule à ton prénom X)

Sinon il restera la question de mise en page dont on avait parlé.

Donc, le sort, les stats de la succube, la mise en page, la correction des petites fautes si tu en as le coeur (c’est optionnel, vu la longue de ton histoire) et ça sera bon ;)
Valkyrie hjärta
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Sam 10 Sep - 1:26
Bien je pense avoir fait les différentes modifs et ajouts demandées, j'ai comme convenu retiré le code, staté le familier, modifié le Mugen sai etc etc etc....

à vous les studios
( oubliez pas de me mettre mes stats effectives svp )

PS : Ajout mineur ( effet RP d'Izaria la succube )

- Peut modifier ses mensurations et sa taille de sorte a s'approcher le plus possible de l'idéal féminin de son, sa ou ses partenaires
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Lun 12 Sep - 19:37
Passage éclair ^^

Ne t'inquiètes pas pour tes stats effectives c'est fait avec la valid.

Le sort étant ok et le reste aussi, tu as ta seconde validation. Mon temps de connexion étant limité je laisse le soin à un autre admin de finir tes stats, locker, grouper etc ;)

Amuse-toi bien ^^
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Ven 10 Fév - 18:13
Aucune activité depuis plusieurs mois ni déclaration d'absence. Personnage dévalidé.
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