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Elisabeth Braddock [100%]

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Mer 24 Aoû - 18:44

Elisabeth Braddock

Surnom : Betsy / Lisy / Lise / Beth / Elise / Eli
Age : 33 ans ( 23 avril 1982)
Nationalité : Britannique
Organisation : Freelance depuis la chute de l'Alliance
Fonction : Mercenaire



Crédit avatar

CARACTÉRISTIQUES

Type : Humanoïde
Classe : Human Magus

Statistiques :
STR : C
END : C
AGI : A
MAG : C
LCK : C



CAPACITÉ(S) DE CLASSE

Capacité [Rang] : Element mastery
Description et effet  maîtrise de l'Ether. Confère les sorts Workshop, Memory Erasure et Safe Zone

EQUIPEMENT ET OBJETS IMPORTANTS


  • Objet : Château familial des Highlands

    Héritage de sa famille, ce château est le lieu de vie privilégié de Betsy, il se trouve à la pointe nord de l'Ecosse et est totalement isolé du reste du monde. Elle a réussit à le garder et à l'entretenir grâce à ses placements financiers et aux contrats qu'elle a accepté à travers le monde.

  • Objet : Maison de ville Londonienne

    Autre héritage de ses parents, cette maison de ville est le comble du luxe londonien, cependant Elisabeth n'y habite presque jamais et pense sérieusement à la vendre, pour le moment elle la garde comme solution de repli. Elle l'entretien grâce aux même fonds que son château mais n'y a pas remit les pieds depuis la mort de son frère excepté dans la chambre de ce dernier.

  • Objet : Voiture de frimeuse pour se vider la tête

    Elle a acheté cette voiture à la mort de ses parents, seul extra qu'elle a fait d'ailleurs depuis qu'elle a hérité des biens familiaux, cette voiture lui permet de rouler vite pour tout oublier, elle l’emmène partout, même quand elle part à l'étranger.

  • Objet : Voiture pour survivre dans les Highlands

    Une voiture qu'elle a toujours connue, acheté par son père, elle est indispensable pour se déplacer dans le domaine Écossais, elle lui permet d'aller partout et de faire presque n'importe quoi.

  • Objet : Troupeau de chevaux des higlands

    Ce troupeau parcourt librement les terres du domaine familial, Betsy ne s'en occupe que très peu car ils savent survivre par eux même, elle fait juste attention à ce qui ne leur arrive rien.


  • Objet : Katana (Mystic Code - non temporaire - Rang A)

    Ce katana est en possession de Betsy et son pouvoir permet d'entraver les esquives adverses.


SORTS


Workshop
Permet de créer un Atelier (1 seul à la fois)

Memory Erasure
Efface les souvenirs des dernières minutes, d’un personnage non-magus.

Safe Zone
Dresse un Boundary Field qui éloigne les non-magus

Fairy Law [Ether - Type - D]
Betsy matérialise tout autour d'elle des papillons multicolores, qui forment un mur défensif, mais ce n'est pas là leur utilité, elle concentre leurs pouvoirs entre ses mains et envoie une myriade de ces créatures emporter ses ennemis comme une lame de fond. Elle a pour but de briser l'adversaires et plus précisément ses mouvements.

Shield of Hope [Ether - Type - E]
Betsy s'entoure ou entoure quelqu'un d'un bouclier qui la protégera des dégâts physique ou magique.

Blades Punishment [Ether - Type - A]
Betsy concentre tout son pouvoir dans sa psychée, elle est alors capable de matérialiser une pluie d'épées psychiques sur l'ensemble des personnes présentent dans la zone.

POUVOIRS

Scan Psychique [actif - Rang A]
Elisabeth a toujours eut depuis son plus jeune âge des prédisposition en matière de pouvoirs psychiques. Ainsi elle est désormais capable de « scanner » de vastes distance afin d'analyser son environnement et de de lire dans les pensées. Elle lui permet deviner les intentions, les actions d'autrui mais également les événements marquant qui ont changés le cours de leur existence. Elle peut également influencer ses cibles et leur insuffler des idées.

Ouverture d'esprit (permet de lire dans les pensées) (effet 1 actif rang A) :
- nécessite une action pour lire dans les pensées
- permet à Elisabeth de devancer les actions (au choix de Betsy) de l'adversaire et donc agir via une action normale ou gratuite (selon celles restant à sa disposition et sa volonté). Dans le cas d'une action normale, sa prochaine action sera optimisée en réponse de celle perçue par le pouvoir.
- peut être utilisé hors combat.

Contrôle d'esprit (influencer ses cibles et leur insuffler des idées) (effet 2 Actif rang A) :
-insuffler un idée à des humains et magus ayant MAG < C et donne accès au pensées principales du moment de la personne.
L'idée doit être simple et ne pas avoir d'effet néfaste ou dangereux pour la personne cibler, de même l'idée ne peut pas aller à l'encontre des principes de la personne ciblé.
Cependant il est possible de mieux implanter l'idée, ou une idée acceptable pour la personne ou ayant un faible coût pour celle ci en passant plus de temps avec sa cible pour y faire germer l'idée en question.

Divination (effet rp) :
Ce pouvoir doit être activé par Betsy qui se concentre pour percevoir les choses grâce à son pouvoir.
- permet ainsi deviner les intentions, les actions d'autrui, un peu comme un sixième sens.
- permet de voir les événements marquant qui ont changés le cours de leur existence. Nécessite de passer un certain temps avec la personne.
Evènement mineur => 30-60min
Evènement marquant => 15-30min (sauf si refoulé)


PHYSIQUE


Betsy est une magnifique femme de 33 ans, même si elle fait plus jeune que son âge, elle a été durant son adolescence mannequin pour une grande marque de vêtements. Ses long cheveux étaient brun à l'origine, mais elle les teint continuellement en mauve, sa couleur préférée. Ses yeux oscillent entre le gris et le bleu et déconcertent la plupart des gens qui croisent son regard. Assez grande pour une femme, elle mesure 1m80 avec un corps élancé aux formes bien proportionnées, son visage se termine sur des lèvres auxquelles elle applique également un rouge à lèvres violet.
Elle porte le plus souvent un jean avec une paire de grosses chaussures de style Dr Martins, son buste est recouvert d'un débardeur, souvent violet parfois noir et elle porte une paire de gants long (environ jusqu'à la moitié des biceps) de la même couleur que son top. Ces vêtements assez minimalistes sont souvent surmonté d'un long manteau, encore une fois soit noir soit violet, qui lui arrive jusqu'aux chevilles et qui lui donne un air un peu gothique et parfois steampunk. Elle aime également porter des corset en toute occasion, s'y sentant plus à l'aise et ils lui permettent de facilement se mouvoir en combat.
Aussi Elisabeth reste une femme et sa garde robe est aussi grande que fournie, aussi elle porte de nombreux types de vêtements mais vous l'aurez compris, elle n'a que deux couleurs de prédilection.

Betsy ne s'accorde qu'un seul signe distinctif que ses ennemis ne peuvent pas connaître car il est rare de survivre une nuit avec la belle lorsque l'on est un de ses contrats, pour le reste du monde c'est juste un jolie tatouage d'une fille hors norme. En effet Elisabeth possède un très gros tatouage démarrant au milieu de ses omoplates et finissant dans sa cambrure. Il s'agit d'un magnifique papillon monarque aux reflets violets mais dont la couleur prédominante est le bleu, la couleur préférée de son frère. Il est gracieusement posé, ailes ouvertes sur le dos de la jeune femme.
Elle ne porte que deux objets distinctifs sur elle et qui lui sont très personnels, le premier est lié à son frère, il s'agit d'un simple petit dés qu'elle porte en pendentif à sa cheville et qui est le dés avec lequel son frère et elle s'amusaient lorsqu'ils jouaient aux jeux de société, il lui rappel également que sa vie n'a été qu'un jeu de hasard jusqu'à ce qu'elle devienne la maîtresse de ce jeu.
Le second objet la lie à Laura, bien que personne ne peut deviner qu'il appartienne à la jeune femme, il s'agit d'un simple yoyo, l'objet peut paraître enfantin mais quoi de plus normal quand on connaît la personne qui l'a offert à Elisabeth, la master, puisqu'il faut désormais l'appeler ainsi même si elle déteste ce nom, le garde toujours avec elle, dans un revers de sa veste qu'elle a cousue pour qu'il ne tombe pas.


CARACTÈRE


Très longtemps adepte du Graal et de sa guerre, Elisabeth a radicalement changé sa façon de penser à la mort de son frère et même un peu avant. C'est une jeune femme altruiste qui s'oppose fermement à la guerre du Graal et à tout ce qu'elle entraîne. Certes mercenaire elle ne remplit cependant que les contrats qui lui conviennent et n'accepte jamais de tuer des innocent, aussi chacune de ses missions est toujours lié au Graal ou à l'une des organisations qui l'entoure. Ouverte au dialogue, Betsy n'est pas quelqu'un de renfermer sur elle-même, elle parle assez facilement d'elle ou des tragédies qui ont touchées sa famille en faisant des leçons pour l'avenir.
Elle ne se voit pas avoir une vie de famille bien rangé, ses pouvoirs tout comme son mode de vie ne lui permettent pas cela, cependant cela ne l'empêche pas de s'amuser et de savoir faire la fête comme il convient lors de ses rares moments de détente. Elle n'envisage pas non plus de relation sérieuse, que cela soit avec un homme ou avec une femme, elle profite simplement des rencontres sur son chemin bien que cela fasse maintenant longtemps que cela ne s'est pas produit. D'une certaine manière égoïste, elle agit pour elle même et pour se venger de tout ce qu'elle a vécue par le passé, même si cela peut entraîner des conflits avec son côté altruiste, elle pense qu'il est heureux que ses actes aide d'autres personnes mais ne le fait pas en ce sens.
Charmeuse, elle possède des atouts non négligeable dont elle sait se servir dans son métier et pour obtenir ce qu'elle désir bien qu'elle ne laisse pour ainsi dire jamais accéder à cette intimité excepté lorsqu'il s'agit d'exécuter un contrat.
Lorsqu'elle travaille elle montre son côté froid et calculateur, elle ne rechigne pas à prendre des vies pour gagner de l'argent ou pour atteindre son but, elle n'a jamais pourtant tué ceux qu'elle nomme les innocents, soit peu de monde au final puisque son code n'exclue pas de tuer des femmes, elle laisse cependant une chance aux enfants de grandir.
Captivée par le Graal, elle a longtemps cherché par tout les moyens à le détruire et à mettre fin à la guerre même si cela signifiait sacrifier sa propre vie pour cela. Mais elle a du se rendre à l'évidence, le Graal ne peut être détruit.
Enfin elle ne considère que deux personnes comme ses amis, son informateur et Laura Kinney, une jeune fille avec qui elle a noué des liens très fort, elle a de profond sentiments pour elle, même si elle ne veut pas choquer Laura. Elle l'a emmené loin de la guerre à la fin de la dernière et espérait vivre en paix.
Mais la marque est apparue sur son corps faisant d'elle une Master, elle a fuit Laura pour ne pas l'embarquer dans une nouvelle guerre et pour ne pas amener la guerre sur le sol sacré de sa demeure. Par conséquent elle compte bien participer à la guerre afin de manipuler le Graal à défaut de pouvoir le détruire.


HISTOIRE


Quand l'un de nos ennemis meurt, on ne ressent ni remord ni tristesse, il meurt tout simplement. Son âme quitte son corps nous donnant le droit de disposer comme bon nous semble de ce dernier. Quand un être à qui l'on tient meurt, on pleure et on souhaite que jamais il ne soit mort, je suppose que ceux qui sont au courant souhaitent qu'il soit accepté parmi les héros. Moi tout ce que je souhaite, c'est la fin de tout ça, moi mon âme est en dehors de mon corps et l'on m'a arraché la dernière partie de ce qui me définissait réellement. Le Graal m'a tout prit, alors la dernière chose que je me demande, c'est ce que l'on ressent, lorsque l'on doit haïr ceux que l'on aime et aimer ceux que l'on hait.

Je ne suis qu'une simple fille qui aime se teindre les cheveux en violet, j'aurais aimé que ce soit la seule extravagance de ma vie, que tout le reste ne soit qu'une immense banalité, mon frère, mes amis, les problèmes d'une jeune fille normale dans un monde normal. Sauf que voilà, ce monde n'est pas normal, il est remplit de mystères et de magie, c'est alléchant, sur le papier. Je ne sais pas exactement comment tout cela a commencé, ma mère me l'a certainement raconté un jour, elle et son brillant héritage. Tout ce que je sais, c'est que la personne qui créée tout ça est certainement le même que celui qui a fait de la vanité, le péché responsable de tous les maux des êtres humains.

Les gens disent que lorsque l'on vient d'une famille riche on a pas de problème, c'est faux, on a juste des problèmes différents des autres, ni plus ni moins grave, après tout, aucune pièce d'or n'est capable d'éponger des larmes et aucun billet ne peut remplacer le sang versé. C'est pareil dans l'aristocratie, c'est là d'où je viens, ce milieu anglais très guindé dans lequel je faisais tâche. Oh je n'étais pas de ces enfants de riches incapables de se satisfaire de leur bonheur, le problème était, que je n'avais jamais été heureuse, jamais en la présence de mes parents en tout cas. Mais il y avait quelqu'un qui était capable de me redonner le sourire en toute circonstance, mon frère jumeau, Brian. Ensemble nous formions un binôme que rien n'aurait su arrêter, si ce n'est peut être notre imagination. C'est ainsi que nous passions des heures étant enfant en parcourant le château principal de notre famille dans les Highlands, bien que nos parents préféraient passer du temps dans l'imposante maison de ville de Londres. Mais dans les Highlands, nous étions libre, aussi libre que ce troupeau de chevaux sauvages que je voyais passer sur nos terres, libre de nous évader dans les récits fantastiques qui entouraient cette région, perdant nos esprits à mi chemin entre Robin des Bois et le Roi Arthur.

Il y a une chose dont je n'ai pas encore parlé : ma famille souhaite participer à la guerre du Graal, depuis des générations maintenant. Nous avons une longue lignée qui a renforcé nos circuits magiques, ce genre de connexion où circulent nos pouvoirs, c'est peut-être là, que notre malheur a commencé. Je n'ai jamais pourtant haïs nos aïeux, il n'y a pas grand chose à haïr chez un squelette. Depuis notre plus jeune âge on nous a inculqué l'art de la magie, à mon frère et à moi, nul besoin d'école lorsque l'on est héritière d'une famille comme la nôtre, nos parents s'en sont toujours chargés, bien cachés au sein de leur précieux château, privés de toute communication avec le monde extérieur, c'est peut-être cela qui les a fait sombrer dans la folie, ou peut-être qu'ils ont toujours été un peu fou, une descendance magique, aussi pure soit elle, l'était certainement un peu trop par moment. Je me suis toujours dis que si je n'étais pas devenue folle, c'était certainement grâce à mes pouvoirs, je suis ce que le commun des mortels nomme, une télépathe. Oui, c'est certainement mon pouvoir qui m'a empêché de devenir comme eux.

J'étais l'ombre, mon frère était le soldat, formé pour devenir l'un des héros de la guerre du Graal. Très tôt nous en apprîmes l'existence, on nous berçait le soir avec l'idée que le Graal pouvait guérir tous les maux de ce monde, qu'il fallait se battre pour lui, même si on devait y laisser sa vie. J'étais d'accord, comme tout à chacun, après tout, sur le papier c'est plutôt accrocheur comme phrase, mais comme tous le monde lorsque l'on perd quelqu'un qui nous est cher ça remet en cause notre vision de la Justice et de sacrifices que l'on est prêt à faire pour elle.

Au début je voulais être comme toutes les petites filles de mon âge, infirmière ou top-model, je parvins à la deuxième solution assez jeune, lors d'un voyage à Londres, j'avais 15 ans et je fus repérée par une agence qui me proposait de faire le tour du monde et de défiler. Étrangement mes parents ne s'y opposèrent pas, à la condition de pouvoir m'accompagner avec mon frère partout où nous irions. Je compris très vite mais trop tard, que ce n'était pas pour moi, voir le monde, découvrir culture et traditions nous permettait de renforcer nos circuits magiques en étudiant auprès d'autres maîtres. Mais ce dont je me souviens le plus de cet âge, c'est lorsque mon frère me rapporta mon premier comics, lors d'un voyage à New York, c'était une histoire avec des mutants, des êtres extraordinaires dotés de pouvoirs remarquables et qui faisaient régner la Justice dans le monde et la galaxie toute entière...


« Tu vois, ils sont comme nous. Moi aussi un jour je serai assez fort pour défendre le monde et je capturerai le Graal, alors tu n'aura plus à avoir peur de qui que se soit Betsy »

Il avait l'air si convaincu que je me mis à rire, j'avais déjà teint mes cheveux en mauve à cette époque et mon frère était le seul à m'appeler Betsy, une marque d'affection que je lui rendais avec grand plaisir. Oh nous n'étions pas la fratrie parfaite, et nous passions certainement autant de temps à nous battre qu'à nous amuser, mais aujourd'hui, je préfère me souvenir de ses rires que de nos larmes.

« Tu n'es qu'un nigaud ! Tu veux porter des collants toi aussi ? Fais gaffe je crains que le slip au dessus du pantalon ne soit passé de mode d'ici quelques temps ! »

Ah je me souviens maintenant, après cette réplique nous nous étions battu. Étrangement nos parents n'intervenaient que rarement lors de nos disputes, maintenant je pense que c'était pour que nous aiguisions nos pouvoirs, même si cela devait-être l'un contre l'autre. Ma magie dépassait celle de mon frère la plupart du temps, au grand damne de mes parents qui ne cherchaient qu'à faire de mon jumeau une arme mortelle pour tous les ennemis du Graal. Eux et leur précieuse Eglise ne pensaient qu'à livrer une guerre sans fin pour un prix dérisoire. Enfin ce n'est pas ce que je pensais à l'époque, je voyais le Graal comme salvateur, je pensais qu'entre les mains d'hommes de bien sachant faire le bon souhait, il n'y aurait plus jamais de malheur en ce monde. Je n'étais qu'une adolescente idéaliste, je n'étais qu'une mannequin bonne à défiler sur un podium.

Quand je regardais les gens autour de moi alors que je portais des vêtements qui pour la plupart prêtaient à rire plutôt qu'à ouvrir son porte monnaie, je me demandais combien d'entre eux étaient au courant pour la magie, pour le Graal. Même si mon pouvoir me permettait de voir qui ils étaient, de lier leurs esprits aux miens, c'était un exercice que je n'effectuais pas la plupart du temps, parfois cela venait sans même que je m'en rende compte, j'entendais une femme penser à son amant alors qu'elle était aux côtés de son mari, j'entendais les pensées lubriques des hommes de l'assistance sur moi. Je plaignais cette humanité, cette marée humaine incapable de se rendre compte de la véritable valeur des choses. Oui j'étais orgueilleuse, certainement trop pour me rendre compte à l'époque de la véritable valeur d'un être humain, j'étais une jeune fille aux parents riches, qui ne se souciait que peu de la plèbe.

Je me souviens quand les choses commencèrent à changer, c'était en 2005, deux ans avant la précédente guerre, j'avais énormément progressé en terme de magie et de sorts, je contrôlais parfaitement mon pouvoir et je ne faisais presque plus d'erreurs quand il s'agissait de lancer un sort. Mais ce n'était pas suffisant, je devais en faire toujours plus aux yeux de mes parents. Dans les yeux de mon frère je ne lisais aucune envie, lui même avait grandement développé son potentiel et avec lui je n'avais pas besoin de lire dans ses pensées. On dit que les jumeaux ont un sixième sens, leur propre langage, leur propre code, qu'ils n'ont pas besoin de se parler pour se comprendre, c'est vrai. Du moins ça l'était avec mon frère, il me regardait et je savais si il était triste ou heureux, s'il avait froid ou chaud, faim ou soif, si nos parents l'exaspéraient autant que moi à vouloir faire de lui un modèle pour la prochaine guerre. Ils avaient subit comme un affront de ne pas être choisi lors de la précédente, alors ils espéraient qu'en augmentant nos magies, qu'en transformant mon frère et en l'ouvrant au maximum à ce monde, ils avaient plus de chance d'être choisit, comme si le Graal appréciait les sacrifices. Enfin à ce moment là, j'imaginais que le Graal n'aimait pas les sacrifices, ce qui allait venir par la suite me prouverai le contraire.

Donc en 2005 nous nous rendîmes dans une réserve indienne du centre des états unis. Certaines personnes disent que la misère et la pauvreté se trouvent sous les ponts de nos grandes villes, c'est certainement vrai, mais ce que je vis ce jour là dans cette réserve, est bien au delà de tout cela. Comment pouvait on priver à ce point des hommes de liberté ? D'extérieur, ils ne semblaient pas malheureux, mais il y avait quelque chose en eux, comme si on empêchait les âmes de ces êtres de chanter leurs aïeux. On avait tout prit à ces hommes, leur passé, leur liberté, leurs traditions, on avait saccagé leurs cimetières et détruit leurs dieux, tout cela pour installer nos cultures et nos traditions sur un sol qui ne nous appartenait pas. Heureusement que les états unis ont gagnés la seconde guerre mondiale, heureusement que leurs sourires effacent tout, dans le cas contraire, les aurions nous traité différemment que les nazis, les hutus ou les khmer rouge ? L'histoire des hommes est écrite par les vainqueurs, c'est la même chose pour le Graal. C'est ce jour là plus qu'un autre, que j'ai commencé à comprendre que le pouvoir du Graal n'était certainement pas aussi fabuleux que ce que l'on prétendait.

Nos parents nous conduisirent auprès de ce qu'autrefois on aurait appelé, un sorcier, aujourd'hui il n'était qu'un homme fatigué vêtu d'un jean et d'une veste de cowboy. Il était là pour mon frère, pour l'aider à communier avec les esprits des ancêtres, pour stimuler ses circuits magiques. Mais à moi, ils me réservaient bien pire, je crois que c'est cette nuit là que j'ai définitivement haïs mes parents. Avant que cela ne se passe, je me retrouvais avec cet homme dans sa maison faite de bois autour d'une tasse de thé.


« Je ne comprend pas » dis je au bout d'un moment de but en blanc en le regardant dans les yeux.

« Quoi de plus normal que de ne pas comprendre, c'est en posant des questions que l'on sort des ténèbres »

« Ce n'est pas ce que je veux dire. »

« Et pourtant, c'est ce que tu penses, je ressens beaucoup de colère en toi, mais pas te concernant, tu as plus d'empathie que beaucoup veulent le croire. »

Jamais je n'avais rencontré quelqu'un comme lui, jamais je n'avais vu mes pouvoirs se retourner contre moi ou peut-être était-ce les siens, je ne l'ai jamais vraiment compris, cet homme semblait ne faire qu'un, avoir une harmonie parfaite avec toute chose.

« Pourquoi les avoir accepter ? Pourquoi avec vos pouvoirs ne pas chercher le Graal ? Pourquoi ne pas essayer d'inverser les choses ? »

« Parce que tu penses qu'en inversant les choses tout serait différent ? Qui suis-je pour prétendre que le destin de l'humanité tout entière peut-être pervertie pour mon seul intérêt ou celui d'un seul peuple ? Le Graal n'est pas le calice que tu penses être Elisabeth. »

« Alors pourquoi aider mes parents ? Pourquoi aider mon frère ? Le Graal... n'est-ce pas la liberté pour tous ? »

Il se mit alors à rire, du rire que les anciens peuvent avoir parfois avec les jeunes beaucoup trop naïfs, comment lui en vouloir ? Les traits de son visage trahissaient son âge et ses mots sous-entendaient qu'il avait vécu de nombreuses choses. Il parlait des ancêtres comme s'il était capable de communiquer avec eux. Cet homme avait certainement beaucoup plus de pouvoir que je n'en aurais jamais, il allait également être, l'une des seule personne à s'opposer à la plus grande trahison de mon existence.

« Le Graal est une utopie, une chimère suffisamment puissante pour faire croire aux hommes qu'il est leur salut mais un artéfact pour lequel on se bat et on meurt depuis des centaines d'années vaut-il vraiment la peine d'être appelé l'espoir de l'homme ? Tes parents sont des gens vaniteux qui ne recherchent que leur satisfaction personnelle à travers ton frère et le Graal. Tu sais Betsy... »

« Ne m'appelez pas comme ça ! Seul mon frère possède ce droit ! De quel droit jugez vous ma famille alors que vous n'avez même pas été capable de défendre votre peuple, préférant vous laisser vendre comme du bétail ?! »

« Nous savons au moins ceci : la terre n’appartient pas à l’homme ; l’homme appartient à la terre. Cela, nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses se tiennent. »

Ses mots restèrent gravés en moi et ma colère disparue, avant que je n'ai dis quoique se soit, il me répondit...

« Ce sont les mots du Chef Seattle à Washington, lorsque ce dernier lui demanda d'acheter la terre. Tu veux savoir pourquoi nous laissons faire ce genre de choses ? Pourquoi nous avons regardé les blancs nous tuer et détruire les troupeaux, s'installer sur nos terres comme si elles étaient leurs ? Parce que nous ne pensons pas de la même manière, ce monde est celui de nos ancêtres comme celui de nos enfants, nous n'y passons qu'une fraction de seconde à l'échelle de l'univers et pourtant, durant ce laps de temps, l'homme est capable du pire comme du meilleur. Je ne hais pas les blancs, car ils ne sont pas tous mauvais, tout comme les miens ne sont pas tous bon. Toi aussi Elisabeth, tu es une partie de l'univers, pour ton frère, tu es un univers tout entier. Ce n'est pas moi que sont venus voir tes parents, mais un autre Chaman qui croit aux pouvoirs du Graal. Ne le laisse pas t'approcher, à ton frère il ne fera rien, à toi, j'ai un mauvais pressentiment. »

Il se leva alors de sa chaise sans autre explication et me tendit un rouleau de parchemin sur lequel était imprimé un discours avec la photo d'un chef indien au dessus...

« C'est... ? »

« Seattle, oui, conserves son discours, il saura te rappeler où tu dois te situer si un jour tu devais t'égarer. C'est dans la mémoire de nos ancêtres que nous devons trouver ce qui rendra l'avenir radieux. Souviens toi de vivre, Elisabeth, vis pour te souvenir. Retourne auprès de tes parents maintenant, il se fait tard. »

« Mais... j'ai encore, tellement de questions. »

« Désormais, tu sera seule capable de trouver les réponses. »

Il posa sa main sur ma joue et me souris, même mon père n'avait jamais eut de geste aussi affectueux envers moi. Cet homme était bon et moi, je commençais à comprendre que le monde que l'on m'avait dépeint, n'était peut-être pas vraiment réel.

Je m'étais endormis cette nuit là avec le discours du Chef Seattle en tête, il était posé là, au milieu des comics que j'avais collectionné tout au long de mes voyages et de mes défilés. Je ne pense pas que cela était un affront, c'était une autre manière de mêler le passé et le présent. Mais à peine étais-je endormis qu'on vint me prendre dans mon sommeil, je ne sentis rien, un puissant sédatif m'avait été administré pour ne pas que mes pouvoirs les blessent. Je me réveillais au fond de la forêt. Là se trouvaient mes parents et trois autres personnes, des amérindiens à n'en pas douter, dont l'un portait des habits traditionnels de chaman. Moi je ne portais que ma tenue de soie mauve et j'étais terrifié, mais ma mère vint vers moi et me demanda...


« Aimes tu ton frère ? »

« Plus que tout au monde » lui répondant sans hésitation.

« Alors ne bouge pas de là. »

Il n'y avait aucun amour dans ces propos, seulement de la condescendance, comme si on ne pouvait pas faire de moi autre chose qu'un objet utile à mon frère. Je ne comprenais pas pourquoi mes parents me détestaient autant et même encore maintenant, je ne sais pas ce qui leur a prit ce jour là. Ils firent circuler de la magie dans un symbole alchimique complexe. Vu d'en haut, on avait l'impression qu'il s'agissait de la représentation de circuits magiques tracés à même le sol. Je me trouvais au milieu, concentré dans une bulle m'empêchant d'user de mes pouvoirs. Mais lorsque la magie m'atteint, j’eus comme la sensation que mon corps tout entier était arraché à la terre, comme si mon âme allait en être séparée, tout ce qui déferlait en moi n'était que puissance incontrôlable, de la pointe de mes orteils à l'extrémité de mes cheveux. C'était comme une gigantesque décharge électrique qui faisait s'emballer mon cœur, l'emmenant plus d'une fois vers les portes de la mort dont je cru apercevoir le gardien tellement la douleur était grande.

J'entendis néanmoins une voix, lointaine mais qui en réalité était dans l'assemblée, ayant rejoint mes tortionnaires et qui tentait de s'opposer à eux. Pendant ce laps de temps, la douleur fut moins grande et je sentis deux grandes magie s'affronter puis une phrase...


« Ce vieillard insensé ne nous ennuiera plus maintenant, lui et sa bonne parole sont retournés à sa terre qu'il vénérait plus que l'être humain. »

Puis cela reprit, mais moi aussi j'avais repris conscience, une conscience qui avait plus ou moins comprit ce qui venait de se passer. Cet homme, se pourrait-il qu'il fut l'homme de l'après midi même? Et il serait... mort, en voulant me défendre ? Cette pensée fut intolérable à mes yeux et la magie dépassa tout ce dont j'avais été capable jusqu'à présent, balayant d'une puissante onde mentale les 5 mages, mes yeux n'étaient plus que fumerolles de magie et au bout de mes mains se trouvaient deux puissantes lames psychiques. Mais je n'avais aucunement conscience de tout cela, je tuais les trois amérindiens sans m'en rendre compte, sombrant alors dans l'inconscience la plus totale. Certainement à cause d'un sort lancé par mes parents, mais je n'en su jamais plus et jamais, la mémoire ne me revint plus que ce que je viens de raconter en cet instant, sur cette nuit.

En me réveillant le lendemain, bien que mes souvenirs soient flou, je me souvenais du rôle qu'avaient joué mes parents dans ce rituel et je ne comptais pas leur pardonner. C'est alors que je me glissais dans la chambre de mon frère avant que toute la maison ne se réveille. Regardant mon jumeau dormir comme si rien ne s'était passé, je l'enviais certainement plus que je ne pouvais me l'avouer, il n'avait pas à subir cela lui, mais surtout, pourquoi mes parents m'avaient ils demandé si j'aimais mon frère ? Cette phrase tournait encore et encore dans mon esprit alors que le soleil commençait à percer la lumière du jour. Alors que j'allais réveiller mon frère, j'entendis des pas dans le couloir, me cachant rapidement dans l'armoire afin que mes parents ne me trouvent pas ici, mon père débarqua sans délicatesse dans la chambre de mon frère, le réveillant en sursaut...

« Brian, occupes toi de ta sœur, je dois conduire ta mère à l'hôpital, elle... elle ne va pas bien. »
Il claqua la porte alors que sa phrase avait eu l'effet d'un poignard dans mon estomac, des images de la veille me revenaient, la vague d'énergie qui avait déferlé de mon corps, elle avait été suffisante pour envoyer au tapis cinq mages. Ma mère aurait-elle eut des séquelles plus importantes que les autres ? Je ne la vis plus jamais à partir de ce moment là, elle fut enterrée une semaine plus tard alors que nous rentrions en Écosse, dans notre demeure familiale. Notre père ne nous parla jamais de sa maladie et nous avait interdit d'aller la voir alors qu'elle était à l’hôpital ou ce que nous supposions être un hôpital.
Pour la première fois de ma vie, la tristesse touchait quelqu'un d'autre que moi dans cette famille, même si ce n'est pas très glorieux, je ressentais comme un soulagement, je n'étais pas folle.

Notre père se rapprocha de nous, il devint plus humain, du moins en apparence, il passa même beaucoup de temps avec moi, m'instruisant calmement désormais et cherchant à m'aider à maîtriser mes nouveaux pouvoirs. Mais je ne lui pardonnais pas, je n'avais pas oublié et sur ma table de chevet, désormais encadré, se trouvait le discours du chef Seattle que l'homme m'avait offert cette nuit là. J'ai pleuré pendant des semaines, les gens pensaient que c'était à cause de ma mère, mais c'était pour cet homme que je ne connaissais que de quelques heures, il était le héros qui m'avait fait ouvrir les yeux sur ce monde et sur le Graal, il avait été tué en essayant de me sauver, il avait donné sa vie pour une étrangère.
Chaque soir je relisais ce parchemin avant de m'endormir avec les quelques pages de comics que je connaissais désormais par cœur. Ces héros possédant de grands pouvoirs et de grandes responsabilités contre des super vilains qui faisaient de leurs pouvoirs une source pour servir leurs propres intérêts et asservir le monde. Plus je réfléchissais plus je me demandais si le Graal n'était pas l'un d'eux.

Mais notre vie bascula au cours de l'année 2007, alors que mon frère se réveilla avec trois marques distinctes qui commençaient sur sa main et courraient jusque sur son coude. C'est moi qu'il réveilla en premier pour m'annoncer la nouvelle. Loin d'être effrayé au contraire, il voulait participer à la guerre, devenir l'un des combattants du Graal comme du temps d'Arthur et des chevaliers de la table ronde, quand bien même le Graal qu'il souhaitait obtenir de notre temps n'était en rien le même que celui des légendes, encore une belle supercherie. Nos parents lui avaient tellement racontés d'histoires sur l'honneur de la famille à défendre le Graal, sur certains de nos ancêtres qui avaient fait partit de l’Église, qu'il n'y avait pas moyen de lui faire entendre raison. Même si alors qu'il était venu me réveiller je le priais de se taire, je le suppliais de ne rien dire à notre père, de le faire enlever par l'Eglise, de continuer de vivre avec moi dans la paix. Mais il continuait de se vanter, de faire son coq, de dire que j'étais jalouse et que je ne le méritais pas. C'est à ce moment là que ma main partie toute seule dans sa figure, les larmes commençaient à couler le long de mes joues, cet imbécile ne comprenait pas, il n'était plus dans un de ses livres ou de ses comics, il pouvait mourir.
Sa fierté le poussa à ne pas me répondre, il détourna les talons en clamant haut et fort ma jalousie avant d'en aller voir notre père. Ce dernier était si fier, il félicita son fils même si il n'y était pour rien, étais-je la seule à regretter cette marque ? Ce jour là, je ne le passais pas avec eux, je restais prostrée dans ma chambre jusqu'au couché du soleil quand mon père me fit appeler.
Il était là, dans son immense bureau alors que dehors il pleuvait des cordes, les éclairs déchiraient le ciel comme si les dieux savaient que la guerre allait commencer.


« Ton frère a invoqué son servant, je lui ai donné la plume de Sitting Bull, c'est un homme sage et avisé, il saura élaborer des tactiques capable de mettre en déroute les adversaires de ton frère mais... »

Et c'est alors que tout s’éclaircit, ce voyage dans cette réserve indienne, mon entraînement intensif, je tombais à genoux en comprenant ce qui allait m'arriver.

« Mais vous avez besoin de moi pour veiller sur lui. »

« Tu donnera ta vie pour le sauver, tu as été créée pour ça, tu n'étais pas celle que nous désirions, autant que tu serves à quelque chose. Et cela remboursera le meurtre de ta mère. Des questions ? »

« Je vous hais du plus profond de mon être. »

« Ce n'était pas une question, retires toi, nous partons demain j'ai fais affréter le jet »

« Je le protégerai, mais pas pour vous, pas pour votre pouvoir. Je vais le protéger parce que je l'aime et que vous l'entraîner vers la mort. »

« Peu m'importe tes raisons »

Puis il ne dit plus rien, il continua de regarder sa fenêtre, espérant certainement que notre avion puisse décoller demain si les conditions climatiques venaient à rester inchangées. Je n'avais rien à emporter là bas, dans cette ville, Misaki. Pourtant je fis la paix avec mon frère durant les 12 heures que durèrent notre vol. Nous arrivâmes à Misaki en début d'après midi, la ville semblait calme, bien entendu, l’Église interdisait que les moindres civils soient au courant de leur guerre. Notre père prit ses appartements dans un hôtel de la ville voisine et moi... moi j'allais faire de mon mieux pour que mon frère ne soit pas tué.
Les premiers temps se passèrent plutôt bien, j'évitais à mon frère de rencontrer d'autres master, ressentant leur présence sur un large périmètre. J'ignorais ce que l'Eglise pouvait penser d'une sœur aidant son frère dans la guerre du Graal et à vrai dire, je m'en fichais totalement, du moment que mon frère était en vie. Néanmoins je restais dans son ombre, discrète et furtive comme les ombres qui entouraient les combats la nuit, loin des regards et de l'innocence des hommes dont le destin du monde se jouaient entre les mains d'enfants. Car bien que des participants étaient plus âgés que moi, je ne voyais en ces combats et en cette guerre, que le simple caprice d'un enfant, le Graal, ayant entraîné avec lui toute une cours de récréation pour les emmener à leur perte.
Je ne savais plus ce que je désirais, au bout de deux jours, j'espérais que cette guerre se termine rapidement, mais si je faisais tout mon possible pour que mon frère l'emporte alors je n'aurai fais que servir les intérêts de notre père, mais si je voulais m'opposer à notre père et mettre fin à cette guerre... qu'arriverait-il à mon frère ? Je ne pouvais pas laisser ma haine pour notre père emporter le seul membre de ma famille que j'aimais encore profondément. Ha l'amour... j'avais déjà aimé, lors de mes défilés ou au détour d'une salle de classe, des petits copains, des hommes ou des femmes sans lendemain, jamais je n'avais envisagé ma vie avec quelqu'un, tout simplement parce que ma famille se refusait à ce qu'ils nommaient « le commun des mortels ».

Je réfléchissais de tout cela autour d'un verre d'alcool fort, les japonais et les asiatiques en règle général, ont ça pour eux, il est plus facile de se bourrer la gueule dans un bar en Asie qu'en Europe. Certainement parce que les asiatiques extériorisent moins leurs émotions, alors au lieu de pleurer des larmes, ils boivent pour oublier de les verser. Étrangement, bien que l'alcool tienne une place prépondérante dans la culture asiatique autant que dans celle d’Europe du nord, les résultats et les causes ne sont absolument pas les mêmes, certainement une question de karma... ou de degrés, autant à l'extérieur qu'à l'intérieur des bouteilles. Bref finissant mon savant mélange de Whisky Écossais d'importation et de saké de fabrication artisanale, mon frère m'ayant promit de ne pas se battre ce soir, de se faire discret, Sitting Bull ayant besoin lui aussi de repos après leur dernier combat, j'avais décidé d'oublier, d'oublier cette guerre, cet endroit, mon père dans ce qui était très certainement le dernier trou à rat sur terre dans lequel quelqu'un viendrait me chercher. Faisant ami-ami avec des gens dont je parlais à peine la langue et surtout avec un jeu de fléchette qui visiblement devait être un culte universel dans tous les tripots du monde, j'allais enfin me sentir en dehors de cette réalité quand je sentis une puissance psychique que je ne connais que trop bien.
Mon frère... quel imbécile, où était il ? L'alcool troublait ma vision et m'empêchait de le contacter comme j'en avais l'habitude, il se passait quelque chose, je le sentais. Sortant en trombes et en titubant, de ce qui aurait pu devenir mon établissement préféré de Misaki, je couru à la recherche de mon frère, il n'était pas loin, il ne devait pas être loin et il se battait, j'en étais presque certaine. Ma psyché embrumée, je parvenais néanmoins à faire apparaître mon katana afin d'être prête au cas où.


Je grimpais à l'échelle d'un immeuble pour prendre de la hauteur, remarquant au loin une émanation magique, je me dirigeais vers elle et ce que je vis me pétrifia, je crois que jamais de ma vie, je n'étais redevenue sobre aussi rapidement. Mon frère était là, étendu sur le sol, ses marques avait disparues de son bras et pourtant il ne portait pas d'attaque de la part de Sitting Bull, ce dernier aussi avait déjà disparu, tout comme leurs assaillants.

« Non... non, non, non, non, non ! » répétais-je de plus en plus fort comme pour me sortir d'un mauvais rêve.
J'arrivais en quatrième vitesse auprès de mon frère, il portait l'un de ces masques de super héros qu'il aimait tant, le masque était fissuré et le long de ses lèvres coulait un filet de sang...

« Je vais te soigner... ne bouge pas... je... je vais faire quelque chose... »

Je l'avais dans mes bras, regardant autour de nous pour appeler à l'aide, mais il n'y avait personne, alors il prit ma main dans la sienne et dans un effort fit correspondre son regard avec le miens.

« Chut... Betsy... personne ne viendra tu le sais, c'est trop tard... tu avais raison, sur la guerre, sur tout... »

« Pardon, pardon, pardon de ne pas avoir été là ! Pourquoi ? Pourquoi es-tu partis tout seul ?! Qu'est-ce que tu avais dans le crâne ?! A quoi servent mes pouvoirs si je ne peux même pas sauver mon propre frère.»

Il me sourit et se mit à cracher du sang, le liquide carmin finissant sa course sur mon corset, mais je n'en avais que faire, je voulais mon frère, je voulais pouvoir remonter le temps, juste de quelques heures... maudit Graal tu t'abreuves du sang de tes enfants en leur faisant miroiter le paradis.

« Je voulais que tu sois fière de moi, je voulais le Graal, pour toi, pour que tu sois heureuse et que je ne sois plus ton fardeau. »

« Tu n'es qu'un idiot ! »

« Tu sais ce que j'aurai demandé au Graal, je lui aurais dis de simplement te faire sourire, comme quand nous lisions nos comics le soir en cachette. Tu étais mon héroïne Betsy, ma super héros, tout ce que je voulais être en retour, c'était être ton héros... »

Et ses yeux se figèrent dans le vide, l'instant d'avant il était avec moi et désormais son corps lourd sans âme me regardait comme si j'étais transparente, je restais plusieurs secondes ainsi avant de comprendre ce qui était réellement arrivé.

« Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ?
L’idée nous paraît étrange. Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l’air et le miroitement de l’eau, comment est-ce que vous pouvez les acheter ?
Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple... »


Et je continuais de réciter le message du Chef Indien Seatlle, pour que l'âme de mon frère trouve le repos... .
Mon frère était mort, il était mort dans mes bras, à cause de moi, de mon retard, d'une stupide guerre, d'un calice magique bon à jeter aux ordures, il était mort à cause de mon père... à cause de la folie de mes parents de vouloir vivre dans le passé, de vouloir acquérir des pouvoirs, toujours plus de pouvoir. Ma seule et unique raison de vivre et d'être heureuse venait de s'éteindre dans mes bras. Mon corps bougeait tout seul, comme pour bercer un enfant que l'on endors... je restais ainsi plusieurs minutes avant de pousser un hurlement qui déchira le silence de la nuit de Misaki.


Je suis rentré chez moi, enfin à l'hôtel, ce soir là où résidait mon père, portant mon frère dans mes bras à travers les rues endormies de la ville, le regard vide, simplement dirigé vers une seule personne, cette personne qui n'avait fait que murmurer des mots doux à l'oreille de mon frère, des mots pour lui donner le cœur léger et lui-même se donner bonne conscience. Je pénétrais dans l'hôtel par la petite porte, il était inutile que quelqu'un me voit ou voit mon frère dans cet état. Je pris l’ascenseur de service, désert à ce moment de la nuit. Je me souviens que j'embrassais parfois mon frère sur le front, je n'avais plus que ça pour me consoler, peu à peu je comprenais qu'il ne serait plus là pour calmer mes angoisses et mes cauchemars, qu'il ne serait plus jamais là, que je ne le verrai jamais plus sourire et même si il m'avait énervé ce jour là, j'avais aimé ce jour là, son air enfantin sur son visage. J'arrivais dans la suite de notre père, ce dernier ne daigna même pas nous regarder, je déposais délicatement mon frère sur le divan, me moquant que le sang salisse les précieux meubles de l'établissement, mon jumeau était mort et mon père leva à peine les yeux de son journal.
Il se leva sans dire un mot, me regardant avec une haine que je ne lui avais jusqu'alors jamais connu et il me gifla tellement fort que je tombais en arrière sur le corps de mon frère.


« Cela ne te suffisais pas n'est-ce pas ? Ta mère... maintenant ton frère, qu'ais je donc raté avec toi? Cet imbécile ne pouvait pas s'en sortir seul et même avec toi, il se fait tuer... je n'ai donc enfanté qu'un idiot et une incompétente »

Mon visage devint froid, dur, ne devenant qu'une boule de haine, je crachais au visage de mon père et lui lançais ensuite...

« Taisez-vous... insultez moi autant que vous voulez, frappez moi si vous le voulez mais ne salissez pas la mémoire de mon frère qui est mort pour satisfaire votre caprice de cinquantenaire gâteux ! Votre orgueil est la cause de tout ce carnage, et notre mère n'était pas mieux. Vous avez tué un homme pour faire de votre fille une expérience magique ! Vous avez tué votre fils pour une coupe qui n'a pas plus de valeur qu'un gobelet en plastique! »

Il arma de nouveau sa main mais cette fois ci, son bras vint se loger dans le creux de ma main. Bien qu'encore à genoux j'avais stoppé son coup et d'une impulsion je l'envoyais valser à travers la pièce...

« Alors tu te rebelles... tu es donc la honte de notre famille jusqu'au bout, enlèves donc ce stupide masque du visage de ton frère, tu lui a bourré le crâne avec toutes tes... »

« Silence ! » la queue de billard accrochée au mur vint se ficher dans l'épaule de mon père qui retint un cri de douleur. Il était un mage puissant et tenta de se défendre, mais sa colère emportait sur sa maîtrise, alors que moi, je n'étais pas en colère, j'étais simplement triste, triste au point de vouloir en mourir...

« Vous n'avez jamais compris, père, ce que signifiait vraiment toute cette guerre, toute cette folie. Tout ça pour quoi ? Tout ce sang pour un seul vœu ? Pour une coupe ? Autant de vies sacrifiées pour l'égoïsme d'un seul ! »

« Tu ne comprend rien... tu vis dans ton monde de bulles et de super héros, mais ce qui se joue dehors c'est l'avenir et si pour cela il faut sacrifier toute ma dynastie, alors je le ferai sans hésiter, si je dois nous faire sombrer dans les flammes ! »

Il avait perdu la raison, il insultait la mémoire de son fils, de notre famille, tout ça pour quoi ? Pour ce vase. Mais à l'époque, je n'ai pas eu cette pitié, menant à moi une boite de stylos qui se trouvaient non loin, je les envoyais sur lui, au départ pour le blesser, mais mon geste fut tellement fort, que mon père ne revint jamais à lui, j'étais la dernière représentante de cette famille détruite par le Graal.
J'allais devoir expliquer tout cela, j'allais devoir trouver des excuses, de ces excuses ne vinrent pas de moi, mais d'hommes et de femmes qui avaient entendu parler de moi ou de mes pouvoirs et qui connaissaient mon aversion pour le Graal, j'ignorais qui ils étaient, du moins, durant les cinq premières minutes. L'Alliance, mon père m'en avait parlé, les dépeignant comme des monstres voulant détruire le monde... pathétique. Croyait-il vraiment que ce genre d'extrapolation fonctionnerait sur nous ? Les seuls monstres de ce monde étaient ceux qui avaient créé le Graal.

L'Alliance sauva mon existence, elle me permit de rentrer chez moi, en Ecosse et d'y enterrer dignement mon frère. Ce qu'il advint du cadavre de mon père, absolument rien, la police retrouva le corps et en conclu à une passe avec une prostituée qui s'était mal terminée.

Quoiqu'il en soit, durant les mois qui suivirent, je me mis au service de l'Alliance, utilisant ma colère contre le Graal pour attaquer tout ce qui pouvait le représenter, l’Église était devenue ma principale ennemie, même si je savais pertinemment que je ne pourrais rien faire contre elle, pas seule en tout cas, pas comme ça. J'avais hérité des biens de ma famille, dernière représentante du nom des Braddock, même si j'avais pris possession du château des Highlands et de l'immense demeure de ville de Londres, la fortune elle, n'était presque qu'un souvenir et je du vendre le jet pour espérer pouvoir garder l'ensemble des autres biens et bien que les placement financiers me permettraient de garder les demeures et de voyager en première classe, cela ne suffirait certainement pas à soudoyer des gens, mais peu m'importait.
Je pris simplement sur ces économies pour m'acheter une voiture, une de celles que l'on achète pour rouler plus que vite, pour oublier, pour tout oublier.


Je travaillais pour l'Alliance par intermittence, me faisant des connaissances, des relations dans les différents milieux et surtout j'étais douée, très douée, devenant une espionne aussi bien qu'une meurtrière, je voulais mettre fin à cette guerre, au Graal et à tout ce qui m'avait arraché ma famille. Mais tout ceci ne dura qu'un temps, quelques mois plus tard, l'organisation s'effondra, m'obligeant à chercher d'autres contrats, parfois moins lucratif, mais jamais je ne pris la vie d'un innocent, jamais je ne cherchais à m'enrichir pour mon propre compte. C'était l'avantage de ne pas avoir de Loi, je pouvais écrire les miennes, décider d'accepter ou non un contrat, tout ce qui était intéressant, le reste je le laissais volontiers à d'autres. On dit que les assassins n'ont aucune morale, mais moi si, enfin peut-être que je ne suis pas un assassin, je ne sais pas vraiment, je fais simplement ce qui me paraît juste, j'essaie de faire en sorte que le sort de mon frère n'arrive pas à d'autres. Peut-être que ça mort m'a rendue plus altruiste, c'est certainement vrai, là où je ne voyais que mon frère, je vois désormais ces milliers d'innocents prit entre les feux des masters. Les master ? Je ne leur en veux même pas, ils sont pour la plupart, de mon point de vue, aussi inconscients que l'était mon frère.

Alors que l'Alliance n'était désormais qu'un tas de cendres, l'un de mes contacts, acquit au cours de mes différentes missions, à vrai dire mon réseau s'était considérablement étendu durant l'ensemble de ma carrière, m'apporta un colis, pas chez moi, je n'ai jamais voulu que quelqu'un d'autre que moi n'entre dans la demeure familiale. L'homme me dit que cela pourrait m’intéresser, que cette quête m’amènerai à voir une vérité que je ne soupçonnais pas dans ce monde. La boite ressemblait à l'un de ces coffres de banque que l'on ne sort qu'en de très rares occasions, lorsqu'il y a un scandale à faire éclater ou ce genre de chose, mais là cet homme connaissait mon côté altruiste, il savait ce que cela provoquerai chez moi.
Une sale odeur de brûlé se dégagea de l'objet lorsque je l'ouvris, à l'intérieur des clichés d'un bâtiment en ruine, visiblement une installation moderne mais qui avait été entièrement ravagée par je ne sais quoi et qui avait été fini à l'essence pour faire disparaître toute autre trace. Il y avait également des restes de documents, pour la plupart presque entièrement carbonisés mais certains mots restaient lisible, Nyx, des dates, des lieux, un prénom : Laura, les pièces n'appartenaient pas toutes au même puzzle. Il y avait des clichés qui avaient souffert des flammes, on y voyait que vaguement des instruments, des tables comme dans les blocs opératoires, et c'est là que je la vit pour la première fois, enfin une partie d'elle. Sur l'une des photos on pouvait voir un bras, celui d'une jeune fille, très jeune à n'en pas douter vu la circonférence du bras et la taille de sa main. J'y trouvais également des sortes de factures ou des comptes rendus avec pour entête l'emblème de l'Alliance... qu'est-ce que tout cela pouvait bien signifier ?


« Depuis combien de temps me caches tu ça ? »

« Depuis le temps nécessaire où je jugerai bon de te l'apporter. »

« Quand on été prise ces photos ? »

« Les miennes, elles datent de 2007, juste avant la guerre. Quand le bâtiment à brûlé, dans la presse on a parlé de ça comme d'une conduite de gaz, t'as jamais remarqué, elles ont bon dos les conduites de gaz, non ? Après depuis combien de temps tout ça c'est là... y'a des papiers qui datent de la fin des années 90. »

« Alors pourquoi moi ? Pourquoi maintenant ? »

« Parce que tu veux la même chose que moi, la Justice. Si elle doit commencer quelque part, c'est peut-être par là, là où tes copains de l'Alliance ont trafiqués des trucs pas vraiment clair. Personne n'est net dans cette guerre Lisy, l'Alliance, l’Église et tout les autres, tu sais que j'ai raison. Alors ? »

« Alors je vais chercher ma veste, on y va. »

« J'ai déjà le billet. »

« Voilà pourquoi on peut compter sur toi. Dis moi, tu continus de surveiller... »

« Tu sera la première avertie. »

Le vol qui nous emmena en Amérique me paru interminable, la dernière fois que j'avais pris l'avion pour ce continent, ma vie avait radicalement changée et pas en bien. Continuant de fouiller les documents et les photos, de rassembler certains morceaux qui allaient avec d'autres, je compris plus en détail de quoi il s'agissait et de l'importance de mon implication dans ce dossier. La photo d'une chambre de stase me fit prendre conscience de l'importance de ce qui était mené dans ce laboratoire, on y avait fait des expérience sur un être humain, mais les notes parlaient d'arme, de manipulation des circuits, de défaillance et de sauvagerie. Que s'était il passé dans ce laboratoire ? Décidément, tout ce qui touchait au Graal ne valait pas mieux que les massacres et les atrocités que l'on dénonce au cours de l'histoire.

Pour retrouver ce qui semblait être une arme, mon contact nous emmena dans un endroit bien connu des gangs et autres salopards notoire du coin. Faire parler des gars de ce genre n'était pas vraiment difficile. Oh je vois, parce que je suis une fille c'est ça ? J'aurai pu effectivement faire boire ces abrutis comme des trous, mais j'avais déjà un an de retard sur mon enquête et je n'avais pas vraiment le temps de faire dans la finesse, parfois un pied bien placé vaut mieux qu'une bouteille vidée, c'est un dicton comme un autre. Au bout de quelques bars je parvins avoir une description de ce que certain des gars appelaient « la tornade rouge », là où elle passait, il ne restait que des cadavres et du sang, beaucoup de sang. Mais ce qui me surpris le plus, c'est la descriptions que ces hommes firent d'elle, c'était une jeune femme, assez svelte mais dont le corps n'était qu'un immense muscle. A les entendre je cherchais une sorte de catcheuse gothique aux yeux verts en mal de sang... mais au moins j'avais une description. Quelques jours plus tard je rencontrais un autre gang dont l'un des membres avait visiblement subie de la chirurgie esthétique assez récente et assez poussée, enfin pas assez pour qu'on ne se rende pas compte qu'un 38 tonnes lui était passé dessus, mais avec un peu de persuasion, à vrai dire cette fois, j'ai utilisé de l'alcool, c'est jamais bon sur des cicatrices récentes, j'obtenais enfin une photo de celle que je recherchais et bien que son attitude était celle d'une tueuse je ne vis dans ce regard qu'une jeune fille totalement perdue. A partir de là allait commencer l'une des plus incroyable enquête que j'avais mené jusqu'à présent.
Pendant plus d'un an je parcourais seule les états-unis de long en large, mon contact ayant dû m'abandonner pour d'autres affaires en cours de route. Parfois il me semblait que Laura était passée la veille, d'autre fois que cela faisait des mois, elle savait camoufler ses traces mais les meurtres qu'elle perpétrait étaient tels qu'il était facile d'en reconnaître la marque.
Cette année fut pour moi riche en émotions, mais surtout, je m'étais lancée à la poursuite d'une fille que je connaissais absolument pas et qui avait très certainement les capacités physique de me tuer, pourtant je n'abandonnais pas et enfin alors que je pensais que tout était perdu, c'est en Angleterre que nos routes allaient enfin se croiser.

Revenue sur les terres de mes ancêtres et de la nourriture qui est aussi mauvaise à regarder qu'à goûter (heureusement la bière nous sauvait), j'entendis parler d'un entrepôt, ce genre d'entrepôt dont on entend pas parler logiquement, ou alors que l'on camoufle sous le nom d'une association humanitaire bidon, mais disons qu'on a de plus en plus de mal à faire passer de l'uranium pour du sirop bio ces derniers temps. Enfin bref, pas forcément de l'uranium, mais de ces produits chimiques verdâtres que l'on a déjà tous vu dans l'un des épisodes de Batman dans les années 90 et que le Joker se faisait un malin plaisir à faire exploser. C'est une autre histoire, quoiqu'il en soit ce n'est pas vraiment Laura que je cherchais ce jour là, j'espérais simplement avoir suffisamment d'avance pour stopper le transport des marchandises.
Mais alors que j'arrivais sur place, le souffle d'une gigantesque explosion me projeta en arrière, seul mon bouclier me permit d'éviter de graves séquelles, regardant tout autour de moi, les flammes me léchant déjà le visage. Je vis plusieurs hommes s'enfuirent, ne leur en laissant pas le temps mon katana vint à la rencontre de leur nuque, leur sang m'éclaboussant le visage. Que diable s'était-il passé ici ? Et alors que la chaleur devenait insupportable même à plusieurs mètres d'écart je vis une jeune fille, recroquevillé sur elle-même, la tête dans les genoux et le corps recouvert de sang et de cendres. Il ne me fallut pas dix secondes pour la reconnaître, désarmant mon katana psychique je m'avançais vers elle, peut-être follement, mais sans aucune méfiance, mon visage et mon corps encore couvert du sang de ce qui était finalement, nos ennemis.
La pluie commença à tomber, restant pendant plusieurs seconde silencieuse droite devant elle, je lui tendais la main, la pluie commençait à s'infiltrer dans ma chevelure mauve et faisait glisser le liquide carmin de nos corps sur la terre comme pour l'abreuver d'un sang qui semblait ne jamais lui suffire.


« Tu n'as plus à avoir peur maintenant » lui avais-je simplement dit en esquissant un sourire avec que ses yeux vert rencontrèrent les miens oscillant entre le gris et le mauve.

« On peut regretter nos actes, mais pour le moment cet endroit ne va pas tarder à être envahit de policiers, viens avec moi, je vais te protéger, je m'appelle Elisab... Betsy, simplement Betsy ».

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Mer 24 Aoû - 18:46

HISTOIRE (SUITE)


Pour la première fois depuis la mort de mon frère je prononçais ce surnom et autorisais quelqu'un à me le donner.  Je ne sais pas ce qui se passa ce jour là, mais en Laura je retrouvais une raison de vivre.
Les mois de juillet passé nous fîmes un peu plus connaissance, enfin du peu de ce que je pu apprendre sur elle. Je lui avais proposé de venir vivre là haut, au château en Écosse, là bas nous n'étions que nous deux, isolées de tout, le premier village n'était qu'à 1h en voiture et ne comportait que quelques paysans, autour de nous il n'y avait que les étendues vertes de Highlands et les falaises qui donnaient sur la mer. Jamais personne ne venait ici, sur ce bout de terre coupé du reste du monde et qui semblait s'être figé dans le temps. Certes se réapprovisionner n'était pas une chose facile, mais je préférais encore ça à la maison londonienne et avec Laura, ça n'aurait pas été le mieux.


Pendant plusieurs mois le monde n'existait plus, j'abandonnais les contrats pour simplement essayer de connaître mon invitée, à vrai dire, elle n'avait rien d'une invitée, elle avait besoin d'un endroit pour se reconstruire, d'une personne pour l'écouter, j'avais été cette personne. Je lui avais raconté les grandes lignes de ma vie, la mort de mon frère, ma haine pour le Graal, c'était peut-être pour ça que j'étais aussi calme, je ne me renfermais pas sur mon frère, je n'avais pas fais de lui ou de sa mort un tabou, c'était au contraire un exemple et j'en parlais avec le plus grand respect et la plus grande admiration. J'avais raconté un jour à Laura le texte du Chef Seatlle, sur la nature, l'eau et les esprits, je lui avais expliqué que c'est ainsi que je concevais la vie et que le Graal n'était qu'une sorte de dictateur, je crois qu'elle était plutôt d'accord avec moi.
Le temps passa et nous devînmes proche, non amante mais je la considérais comme ma sœur et nous nous entraînions très souvent dans l'immense domaine, ses pouvoirs étaient indubitablement plus physique, au moins autant que les miens étaient psychique, aussi je lui apprenais comment s'en défendre autant qu'elle m'apprenait à me défendre des mauvais coups. Mais le plus clair de notre temps nous le passions en haut des falaise, assises à simplement méditer en n'écoutant que les vagues et en sentant l'air marin emplir nos poumons, c'est ici que j'avais trouvé la paix intérieur, j'espérais que Laura la trouve à son tour.
Un jour à la fin d'une méditation, elle remarqua une devise que j'avais moi-même fais graver à la place du blason de ma famille, une phrase qui était restée dans mon esprit durant toutes ces années « Remember to live, live to remember », les souvenirs ne s’effaçaient jamais, les bons comme les mauvais, c'était à nous de prendre notre vie en main pour que l'avenir ne soit fait que de bon souvenirs.

Mais un jour au petit matin, elle avait disparue, je me doutais que ce jour arriverait, mais je ne pensais pas si tôt, pas si vite. Elle avait certainement eut peur de me blesser, elle était ainsi, une jeune fille trop craintive pour avouer ses sentiments et dont la peur et la colère avait motivé l'essentiel de son existence. On avait privé cet enfant de ses repères, on avait tenté de la briser et même si aujourd'hui elle s'était enfuie, je pense qu'elle avait toujours au fond d'elle le souvenir de cette chambre de stase, là où son humanité lui avait été volé. Je savais qu'un jour ou l'autre nos routes se recroiseraient, je savais qu'elle et moi étions liées à présent, elle était cette sœur, cette jeune femme qui avait redonné un sens à ma vie.

Quelques semaines plus tard je reçue une lettre avec simplement le dessin de la marque de mon frère à l'intérieur, qui? pourquoi? comment? Je n'en n'avais pas la moindre idée, mais je compris à ce moment là. Ainsi tout allait recommencer, mais cette fois ci je devais tout faire pour que ça s'arrête, je ne savais pas si j'avais le pouvoir de détruire l’artefact, mais au moins j'aurai la volonté de vouloir le faire. Je ne savais pas où en était l'Alliance après sa débâcle, simplement, leurs fichiers devaient être assez performant pour me retrouver au besoin, mais ce n'était pas mon but, tout ce que je voulais c'était Misaki et venger la mort de mon frère.

La guerre avait fini par avoir lieu, j'y avais pris part à ma manière, mais elle m'avait plus appris à me rapprocher des gens et les écouter plutôt que de les tuer, du moins au départ. Ma haine était réapparue, j'avais été désabusée, j'avais eu mon lot de désillusions et de morts, l'artefact ne pouvait être détruit, par conséquent, à défaut j'avais décidé de vivre, je partis de cette ville emportant avec moi Laura que j'avais enfin retrouvée, le seul trésor que j'avais encore avec moi, la seule personne qui avait de la valeur à mes yeux. Les gens que j'avais côtoyé, ceux qui m'avaient fait rire, tout cela n'avait pas vraiment d'importance à présent. Tout au long de cette guerre je n'avais été qu'un pion de l'Alliance, incapable de tirer mon épingle du jeu, aux ordres de cette confrérie j'avais obéis, tué et espionné. Mais la seule chose qui mérite d'être mentionnée c'est lorsque j'ai rencontré Hikiiru, je n'avais qu'une envie, qu'une impulsion à ce moment là, protéger Laura, j'avais usé de tout mon savoir, tout mes stratagèmes, j'avais convaincu l'Alliance, à un certain degré qui m'avait permis de la contacter et de la retrouver pour pouvoir quitter cet enfer. Je voulais vivre en paix, je pouvais pour la première fois penser à un avenir depuis la mort de mon frère.
Mais cette destinée en a voulu autrement, ce matin là je m'étais réveillée par une puissante douleur, elle était là, marquée à l'intérieur de mon avant bras, ce symbole qui allait faire de moi l'esclave de leur jeu morbide, moi qui allait devoir tout abandonné, je l'avais compris à la seconde où je l'avais vu, mais je ne voulais pas, je ne pouvais pas m'y résoudre, je voulais continuer de vivre. Et j'ai continué, tentant de lui épargné la vision de cette marque, mais plus je lui mentais plus je me sentais mal de devoir ainsi vivre… je devais partir, la quitter pour la protéger. Cette haine que j'avais de moi même allait finir par entacher notre relation. Ainsi j'étais résolu et le lendemain je laissais sur la table ma lettre d'adieu, laissant Laura dormir, elle la trouverait à son réveil, je devais lui avouer.

Laura,
 
Quand tu trouvera cette lettre je serai déjà partie, ne m’en veux pas, ne me déteste pas et surtout, ne me quitte pas, tout ce que je vais faire, je vais le faire pour nous.
 
Cette guerre m’a changée, non pas dans mon travail ou ma manière de l’exécuter, mais les raisons pour lesquelles je le faisais. J’ai combattu avec ardeur, dans l’ombre, mais je manquais de puissance, de pouvoir face à ces monstres quasi divins, ils ne sont rien de plus que des morts et pourtant ils semblent décider de l’avenir des vivants. Non, bien pire que cela ils entraînent les vivants dans la morts, comme ils l’avaient fait pour mon frère, j’ai pris autant de vies à cause d’eux, parce qu’ils existent, eux et leur Graal. J’ai vécu à Misaki le temps de la dernière guerre, j’ai forgé des alliances, j’ai manipulé des gens et tués d’autres, j’ai vu l’Eglise devenir plus forte et s’affaiblir en l’espace de quelques jours, car oui leur guerre ne rime à rien, le sort des participants, leur vie se joue sur un lancé de dés, leur capacité à maintenir ou non leur créature dans la paume de leur main. J’ai même rencontré certaines de ces créatures, elles me paraissaient humaines, à bien des égards et pourtant il s’agissait là de machines à tuer, tout était faux en elles, à commencer par leurs propres vies, des fantômes entraînant dans la mort des vivants en quête de gloire ou d’une simple survie.
 
Tout ce que j’ai vu durant ces jours, les gens que j’ai rencontré, certains m’ont conforté dans mon idée, mais les jours ont passés et je t’ai revu, je t’ai retrouvé toi qui avais quitté mon existence bien trop brutalement, je ne sais pas si tu pourra comprendre les mots que je suis entrain de t’écrire, je l’espère sincèrement car je serai incapable de te les exprimer en face. Ce que je veux dire Laura, c’est qu’au moment où tu as repris une place dans ma vie, ce moment dans cette ruelle où nous avons combattu ces sbires, ce moment où je t’ai ramené chez moi… je n’avais pas réalisé jusqu’à cet instant à quel point tu pouvais compter pour moi, quand je t’ai vu là, en sécurité, j’ai compris que je ferai en sorte que les choses restent ainsi, au final ce que je ressentais pour toi était encore plus fort que tout ce que je pouvais ressentir pour… mon frère, je ne t’ai jamais parlé de lui, ni même de ma famille, je te promets de le faire à mon retour si tu veux en savoir plus, mais crois moi j’aimais mon frère… .
 
Ce que nous sommes devenu après notre retour ne regarde que nous, ce que je t’ai proposé tu l’as accepté, j’ignore encore si c’était pour uniquement me faire plaisir ou si il y avait une part de toi qui comprenait ce que tu acceptais, je t’ai vu progresser et aimer cette vie, nos promenades dans les Highlands, le fait que tu refuses que je vende ma maison à Londres, tu as bien fais elle a encore prit de la valeur, te voir regarder les chevaux du domaine ou encore de plonger depuis le haut de la falaise, sans oublier nos entraînements pour nous maintenir en forme. Crois le ou non mais cette vie me convenait, elle était bien plus belle que tout ce que j’avais connu avec toi j’ai l’impression d’être libre, de ne pas avoir de porter le masque que je porte lors de mes contrats, cette vie, j’aurai aimé qu’elle dure pour une éternité. Je ne sais pas vraiment si je suis quel qu’un qui accepterait de vieillir et de faire en sorte de mourir à un âge avancé, mais peu importe quand viendra cette heure, c’est à toi que je penserai, comme lorsque notre sécurité a été compromise, du moins je le pensais… tu te souviens de ce jour quand je t’ai annoncé Hikiiru avait disparue, elle m’a appelé, je ne sais pas grand-chose si ce n’est que nous ne risquons rien, les fichiers ont été corrompu, il n’y a plus que Laura à présent, plus d’arme, plus rien, ce jour là tu as été plus libre que jamais, l’Alliance en lambeaux.
 
Mais si aujourd’hui je ne suis plus là, si aujourd’hui tu lis ces mots au lieu de me voir c’est parce qu’il s’est passé une chose à laquelle je ne m’attendais pas, je suis devenu l’un des monstres que je chassais, je ne sais même pas si tu y  fait attention mais si je suis moins dénudé ces temps ci c’est parce que je porte dans ma chaire des marques qui j’ai toujours détesté… si tu m’as demandé la dernière fois pourquoi je pleurais c’est parce que mes nerfs avaient craqués je ne veux pas de cette malédiction, je ne veux pas être comme eux… je ne veux plus me battre, mais aujourd’hui je n’ai pas le choix, je dois m’enfuir, pour que tu ne sois pas en danger, pour que tu… ne me juges pas, je ne veux pas te mettre en porte à faux dans cette guerre, tu as assez souffert, Laura, attends moi, attends mon retour et si je ne reviens pas, donne la petite boite métallique dans le coffre dont je t’ai montré la combinaison au notaire à Londres, tu sera ici comme sur toutes mes terres chez toi, tu es comme ces chevaux sauvages, indomptable, belle et forte, tu t’en sortira. Je retourne à la guerre pour y mettre un terme, je ne veux pas d’autres morts.
 
Avec tout mon amour,
Betsy
 
Et les mots étaient là, la nuit glissait doucement pour laisser place au matin, Betsy s’en était allée, non sans un mot pour Laura, au fond d’elle-même elle savait qu’elle ne reviendrait pas, mais son cœur voulait vivre car Laura était en vie et elle préférait mourir de sa main que de mourir sans elle.


A PROPOS DE VOUS


Âge : 28
Expérience RP : + de 10ans
Les animes/jeux Fate que vous connaissez : Vite fait FSN et débuté zéro
Comment avez-vous connu le forum ? by ma servante :p
Quelque chose à ajouter ? :
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Ven 30 Sep - 21:22
Bien il me semble que tout est (enfin) bon :)
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Elisabeth's Theme
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Ven 30 Sep - 23:12
Bonsoir.

Alors non je ne viens pas faire mon premier passage, je ferais en fait le second.

Mais comme en lisant rapidement la partie technique j'ai déjà vu un truc vraiment impossible je préfère passer directement que de te faire attendre.

le sort sword of destiny. La téléportation c'est du niveau de la vrai magie, alors autant le dire, aucun magus ne peut le faire et encore moins avec un sort de rang D donc il faudra le changer.

voila bon jeu
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Sélène perdue entre devoir et passion.
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Dim 2 Oct - 16:08
Fait.
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Dim 2 Oct - 18:19
Salut salut, je m'occuperais de ta première validation Hi



Commençons :


  • Equipement : Quelques fautes de français ou d'orthographe (le château : à travers "le" monde / la maison londonienne : une solution de "repli" / voiture pour survivre : qu'elle a toujours "connu"

  • 120 de diminution d'ESC me semble beaucoup, mais je laisserais le soin à Sélène de jeter un œil là-dessus.

  • Les sorts & pouvoirs : de même, je vais laisser à Sélène le soin de regarder attentivement ces données plus techniques.

  • Physique : Très bien, clair et concis, tout ce que j'aime !

  • Caractère : Je sais, je vais chipoter ... Je n'ai que quelques lignes pour vraiment m'aider, moi qui ne connait pas le personnage. C'est utile pour une personne inconnue, pour qu'elle puisse réagir face à toi en cas de rencontre. Ici, tu expliques très bien tes objectifs, et comment tu comptes y arriver. Mais expliquer un peu des éléments clés de ton personnage, je ne retiens que "Altruiste", "Juste", "Ouverte au dialogue" et c'est tout. Limite, c'est un parangon du bien et de la bonté. Est-ce le personnage que tu souhaites transmettre ?

  • Histoire : Je n'ai pas l'intention de faire le décompte de l'orthographe (qui est très bon cela dit), mais voici quelques coquilles sur lesquelles j'ai buté :
    2e ligne : (...) un être à qui l'on tient meure, (...)
    3e ligne : (...) ceux qui sont au courant souhaitent qu'il (...)
    Je vais m'arrêter là, juste pour te proposer de te relire pour éviter que je ne fasse ici une liste

  • Histoire : Attention à la longueur de tes phrases. Quand tes phrases font 4-5 lignes avec 9-10 virgules, c'est quand même beaucoup ...

  • Histoire : Tu dis que la guerre du Graal est un objectif familial depuis des générations. Hors la guerre du Graal n'est connue hors du Japon que depuis 1860, quand l'Eglise comprends l'objectif de la guerre. Oui, il y a plusieurs générations, mais ce n'est pas si lointain.

  • Histoire : Il n'y avait pas de guerre du Graal à l'époque d'Arthur. Attention à ce quiproquo !

  • Histoire : L'arrivée du colis me semble très ... pratique ? C'est un peu difficile de voir pourquoi tu reçois ces informations, et ce qu'elles signifient vraiment. De plus, la couleur bleue fonçée ne permet pas de lire facilement.

  • Histoire : Sur ton deuxième post, tu commences à écrire au masculin. Je pense pourtant que Betsy, pardon Elisabeth ( Choc ) est une femme !

  • Histoire : Les CS n'apparaissent pas via une lettre et un dessin dedans. Si tu reçois cette lettre, c'est que quelqu'un souhaite te rappeller ton frère. Tes marques tu les as selon la volonté du Graal, qui n'envoie pas de lettre (ni de mail ^^),

  • Histoire : Dans ta lettre à Laura, il y avait une volonté spécifique à "[...]" ? J'ai peut-être simplement loupé quelque chose.

  • A propos de toi : Et comment as-tu connu le forum ? (/me arrête de stalker)




Voilà voilà :)

Très chouette texte et histoire, bien prenante !

Je chicane et je chipote, mais j'ai l'impression que c'est juste pour continuer à te demander le meilleur, parce que le texte est très bon.

D'après moi, il y a quelques éclaircissement à faire dans le texte, mais ce doit être parce que c'était bien clair dans ta tête, et une fois écrit quelques éléments sont passés à la trappe.

Mais très bon boulot !

Yeah
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Mer 5 Oct - 13:44
Ola ^^

Alors je pense qu'il a quelques précisions que je dois t'apporter vu que certains passages te semblent obscurs, la plupart du temps c'est de manière délibérée afin de pouvoir laisser le lecteur se faire sa propre idée, mais nous allons reprendre ça point par point ^^

J'ai essayé de corriger ponctuation et orthographe afin que tu puisses reprendre ton souffle dans la lecture :p Pour les sorts et pouvoirs j'ai mis ce qui me semblait juste après comme lors de mon premier passage où j'avais ajusté le tout avec Gil, je pense que ça se fera également cette fois ci ^^



Sakura Matou a écrit:


Histoire : Tu dis que la guerre du Graal est un objectif familial depuis des générations. Hors la guerre du Graal n'est connue hors du Japon que depuis 1860, quand l'Eglise comprends l'objectif de la guerre. Oui, il y a plusieurs générations, mais ce n'est pas si lointain.


Oui oui j'avais bien assimilé cela mais comme tu le dis ça peut représenter plusieurs génération, je ne sais pas pour toi mais 1860 représente pour moi IRL mes arrières arrières grand parents soit 5 générations si je me compte ^^

Sakura Matou a écrit:


Histoire : Il n'y avait pas de guerre du Graal à l'époque d'Arthur. Attention à ce quiproquo !


Je ne parle pas d'une guerre du Graal tel que nous la connaissons mais du Graal que l'on connaît dans le mythe arthurien, les chevaliers Perceval et les autres, bref le VRAI Graal si j'ose dire ^^

Sakura Matou a écrit:


Histoire : L'arrivée du colis me semble très ... pratique ? C'est un peu difficile de voir pourquoi tu reçois ces informations, et ce qu'elles signifient vraiment. De plus, la couleur bleue fonçée ne permet pas de lire facilement.


J'ai apporté une légère modification mais le côté pratique ça l'est tout autant qu'un héros de Shonen qui rencontre comme par hasard le vieux sage machin ou qui tombe pile poil à l'endroit où il y a eu une guerre machin qu'il cherchait etc etc. Pour le bleue foncé il date de ma précédente présentation, je vais essayer de trouver quelque chose de mieux.

Sakura Matou a écrit:


[*]Histoire : Les CS n'apparaissent pas via une lettre et un dessin dedans. Si tu reçois cette lettre, c'est que quelqu'un souhaite te rappeller ton frère. Tes marques tu les as selon la volonté du Graal, qui n'envoie pas de lettre (ni de mail ^^),


Heu alors là je pense qu'on ne s'est pas compris, j'ai relu le passage et il ne me semble pas avoir dis que le Graal a envoyé cette lettre avec la marque de mon frère ou alors je me suis drôlement gouré et il faut me dire où exactement oO Bien entendu la lettre est envoyé par un humain, pourquoi? comment? ça c'est le mystère ^^

Voilà voilà si tu as d'autres questions, n'hésitent pas ^^
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Mer 5 Oct - 22:42
Alors petite relecture !



  • Point de vue "génération", je comprends ton point de vue. C'est du détail, mais quand j'entends "depuis des générations", inconsciemment je vois plus loin. Mais c'est moi, et tu as tout à fait raison, même à partir de deux tu aurais pu utiliser cette tournure de phrase.

  • La référence au Graal arthurien est un peu floue à mon sens. Surtout au vu de ta tournure de phrase. Mais encore une fois, si c'est un choix assumé je n'ai rien à y redire.

  • Le colis de Shonen. Encore une fois, soit. Choix assumé, je n'ai rien à y redire.

  • La lettre avec les CS : Disons que pour le premier point, tu as raison et je m'incline totalement, autant pour ces trois derniers points, si c'est un parti pris je n'ai rien à y redire. Mais comme lecteur, et non comme modérateur, cela me gêne fortement. Même dans un shonen, il y a une explication donnée, même rocambolesque, même fantastique. Je suppose que tu as une idée de qui ou quoi est derrière ce colis, mais tu n'as rien "teasé", rien sous-entendu de facon subtile pour nous lier à l'élément. Ici, comme lecteur, j'ai l'impression  de me faire imposer un ressort scénaristique.
    Je ne dis pas cela pour être tatillon. Je cherche surtout à te montrer les éléments qui peuvent gêner le lecteur. Finalement, nous écrivons tous pour un lecteur potentiel ;-)

  • Sinon, j'ai bien vu que tu avais fait quelques modifications. Mais attention aux fautes toujours ... Nooooo !
    (par exemple, Caractère > avant dernier paragraphe > Lorsqu'elle "travaille")
    (je n'ai pas cherché les fautes, c'est juste en relisant rapidement pour voir tes retouches que je tombes dessus)




Voilà voilà.

J'espère que cela te conviendra, et après un dernier passage orthographique de ta part (et peut-être une légère adaptation pour subtilement sous-entendre quelques éléments qui se cachent derrière ton BG), je te donnerais ta première validation.

Gratz






Sakura est fière de pouvoir faire les fiches dans les 12h qui suivent les réponses des joueurs ! Mouhaha
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Je parle en #ff0099 !
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Mer 5 Oct - 23:19
Hop nous revoilà ^^

Sakura Matou a écrit:

La lettre avec les CS : Disons que pour le premier point, tu as raison et je m'incline totalement, autant pour ces trois derniers points, si c'est un parti pris je n'ai rien à y redire. Mais comme lecteur, et non comme modérateur, cela me gêne fortement. Même dans un shonen, il y a une explication donnée, même rocambolesque, même fantastique. Je suppose que tu as une idée de qui ou quoi est derrière ce colis, mais tu n'as rien "teasé", rien sous-entendu de facon subtile pour nous lier à l'élément. Ici, comme lecteur, j'ai l'impression  de me faire imposer un ressort scénaristique.
Je ne dis pas cela pour être tatillon. Je cherche surtout à te montrer les éléments qui peuvent gêner le lecteur. Finalement, nous écrivons tous pour un lecteur potentiel ;-)

Alors effectivement j'impose ce ressort scénaristique car on verra bien dans le rp, la présentation pose mes éléments de base, déjà trop à mon goût car j'aime instaurer le mystère mais je sais que beaucoup ont besoin de réponse car ne vont pas forcément lire mon rp par la suite. Mais si tu veux je n'aime pas tout dévoiler ou même "teasé" juste effectivement c'est un élément de l'intrigue qui sera dévoilé dans le rp quand moi même je me serai posé sur le sujet et aurai trouvé un élément qui me fera dire "ok c'est maintenant que ça va se passer". J'ai conscience que cela peut être frustrant, si tu veux je peux rajouter le descriptif de la lettre l'odeur qu'elle dégage etc mais je ne ferai pas plus sans dévoiler ce que je ne veux pas dévoiler maintenant.

Sinon j'ai refais une énième lecture pour l'ortho en espérant que ça convienne XD

Vala vala^^
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Jeu 6 Oct - 9:15
Comme je te l'ai dit, ce ressort scénaristique m'embête comme lecteur, et non comme modérateur.

J'attendrais donc de lire tes RPs pour en savoir plus !




Première validation donc ! Yeah
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Je parle en #ff0099 !
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Ven 7 Oct - 14:30
Alors a mon tour.

Bon les items, la cabane dans l'arbre et les poney pas de soucis.

Le MC, juste préciser qu'il est de rang A mais il rentre totalement dans le système pas de problème.

Les sorts :

La descriptions des 3 sorts offert fait jamais de mal même si tout le monde la connait,

Fairy law : il faut choisir un des deux effets, un sort ne peut pas avoir deux effets distinct. Mais en soit sur le principe pas de soucis.

Shield of hope : juste pour être sur, décrit comme tel il dure seulement sur le tour lancé, pas plus longtemps. C'est bien ton objectif? Si tu veux qu'il ait une durée faut la préciser.

Blades Punishement :

Alors la un truc me "dérange"
Cible tous les adversaires.

Alors soit c'est un sort classique, qui cible un adversaire.

Soit c'est un sort de zone et alors il touche même les alliés dans la zones.

Soit c'est un sort de zone capable d'ignorer les alliés, mais alors les dégâts seront de plusieurs rang inférieur au rang du sort.

A toi de voir



Alors dans l'ensemble jusque la y avait pas vraiment de problème, juste des précisions à apporter, mais par contre pour le pouvoir la on va entrer dans le domaine du problème, parce qu'il y a beaucoup trop d'effet. C'est limité a un ou deux effets la tu en as 4.

De plus le pouvoir mélange de l'actif et du passif, ce qui n'est plus permis par le nouveau systeme.

Par exemple, considérons le pouvoir comme "actif" il a donc un effet de rang X2 (valeur 240)

Ouverture d'esprit (permet de lire dans les pensées) (effet 2) :
nécessite :
Spoiler:
 
==> la on a un petit nerf qui est la limitation

effet :[Spoiler]
- permet à Elisabeth de devancer les actions de l'adversaire et donc agir via une action normale ou gratuite (selon celles restant à sa disposition et sa volonté). Dans le cas d'une action normale, elle bénéficie d'un bonus de rang A sur sa prochaine action en réponse de celle perçue par le pouvoir. [spoiler] donc la on a un effet de rang A 1 fois (valeur 120)

- peut être utilisé hors combat. ((effet rp ça pas de soucis))

+

Réflexion psychique (effet 1) : elle peut apprendre la classe d'un servant, la nature d'un personnage (humain, DA, yokai) et estimer ses forces). Prend 1 tour complet en combat, environ une vingtaine de secondes lors d'une rencontre classique.

Ici on a un équivalent plus faible d'un discernement of the poor (pouvoir de servant) mais qui du coup même s'il prend du temps, ne coute pas d'action, c'est donc du passif, et c'est encore un équivalent au moins de rang C/B. (valeur 90)

+

Divination (effet rp) :
- permet ainsi deviner les intentions, les actions d'autrui, un peu comme un sixième sens.
- permet de voir les événements marquant qui ont changés le cours de leur existence. Nécessite de passer un certain temps avec la personne.
Evènement mineur => 30-60min
Evènement marquant => 15-30min (sauf si refoulé)

Ici ok c'est en rp donc "gratis", mais c'est de nouveau un passif, du coup comme il faut faire un choix entre actif et passif c'est dérangeant.

+

Contrôle d'esprit (influencer ses cibles et leur insuffler des idées) (effet rp) :
-insuffler un idée à des humains et magus ayant WIL < A et donne accès au pensées principales du moment de la personne.
L'idée doit être simple et ne pas avoir d'effet néfaste ou dangereux pour la personne cibler, de même l'idée ne peut pas aller à l'encontre des principes de la personne ciblé.
Cependant il est possible de mieux implanter l'idée, ou une idée acceptable pour la personne ou ayant un faible coût pour celle ci en passant plus de temps avec sa cible pour y faire germer l'idée en question.

en soit tu met rp, mais heu y a quand même un max d'application et surtout en combat et dans le contexte.

D'autant que le contrôle mental est quelque chose logiquement d'affreusement difficile dans l'univers (par exemple même médée peut pas chopper quelqu'un d'autre que Shirou)

et cela se base sur la MAG de la personne pas sa volonté (oui parce que Taiga est une humaine avec une super volonté mais la par contre Médée en fait ce qu'elle veut car pas de magie)

Et si tu te base sur toute personne ayant en dessous du rang A, bas ça fait quand même normalement 85% des magus.

Du coup je le compterai aussi comme un effet de rang A (valeur 120)




Du coup au final on a 3 effets (j'compte pas l'effet rp) au lieu de 2 max
du mélange actif et passif
et une valeur qui arriverait a 330 sur un maximum de 240.

Donc il va falloir apporter des modifications désolé.
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Sélène perdue entre devoir et passion.
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Ven 7 Oct - 20:39
Re,

Alors je ne vais pas reprendre tout point par point vu que cette partie est bien plus compliquée pour moi que le rp, mais logiquement tout doit être bon. Je me doutais bien qu'il y aurait des modif va cpas un grand soucis.
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Sam 8 Oct - 10:42
Alors alors.

Bon donc si je comprend bien du coup

Shield of hope, 1 tour

Blade Punishement, reste décrit comme attaque de zone sur les adversaires seulement dans les effets, mais sur toutes les personnes présentent dans l'explicatif du sort. Donc la va falloir faire un choix.



Le pouvoir.

bon alors la je suis toujours embêter :

1) parce que je déteste le mind control en forum rp et que j'ai vraiment du mal a faire abstraction de ce fait.

2) malgré cela maintenant d'un point de vue purement numérique, la tu es un peu faible .

Donc :

ouverture d'esprit:

deux possibilités de Up possible pour que le pouvoir soit bien de rang A :

Soit tu te permet de le faire sur tout le monde même les servants pour une seule action et alors c'est bon.

Soit tu veux garder ta gradation actuelle et alors la protection sera de rang A + (120 - WILL adverse) pour combler ton désavantage a pas pouvoir l'user sur tout le monde.


ensuite, Divination c'est toujours ok on peut laisser.

enfin contrôle d'esprit.

Alors la je reste sur le fait que du principe de l'univers, la caractéristique de défense sera MAG et non WILL. Et cela ne pourra marcher que sur des personnes ayant une MAG < C. Cela de par le côté OP et la cohérence avec l'univers.


Voila a toi de voir si les choses te vont en l'état.



Pour les description, physique et caractère j'ai rien a redire.

Pour l'histoire je dois encore la lire, tu aura donc un nouveau passage demain pour les derniers petits détails énoncés au dessus et l'histoire.
Dream Hunter
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Sélène perdue entre devoir et passion.
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Lun 10 Oct - 19:52
Alors j'ai fais mes choix, normalement j'ai bien suivis ce que tu m'as dis, en espérant ne pas avoir aggravé les choses, mais je pense qu'on est bon, du moins pour ça j'attends tes commentaires sur l'histoire.
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Mar 11 Oct - 17:41
Bon Alors pour les aspect technique ça me va a présent.

Pour les Stat :

STR : C
CON : C
AGI : A
INT : A
MAG : C
WIL : B
LCK : C


Pour l'histoire:

une soeur de cheveux violet, un mélodrame kurokien, du yuri sur fond de brother complex.

je dit oui deux fois!

Sur ce

validation finale!
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Sélène perdue entre devoir et passion.
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