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Fantasy - Fantastique - SF - Magie - Mangas

Dim 7 Aoû - 14:38

YIM WING CHUN

Âge : Une quinzaine d’années
Nationalité : Chinoise (Sichuan)
Organisation : Dynastie Ming
Fonction : Artiste martiale



Original Character

CARACTÉRISTIQUES

Type : Servant
Classe : Assassin

Statistiques :
STR : C
END : D
AGI : A
MAG : E
LCK : B



CAPACITÉ DE CLASSE

Presence Concealment [Rang A] :
Yim Wing Chun n’est pas une tueuse de métier, mais une martialiste, une combattante. Si les circonstances qui l’ont amenée à devoir adopter des approches furtives avaient été différentes, elle n’aurait jamais pris autant de vies d’une manière aussi sournoise. Mais nécessité faisant loi, elle mit toutes ses capacités au service de sa cause. Grâce à la parfaite maîtrise de son corps et de son esprit et à ses connaissances martiales, elle développa ses talents afin de pouvoir s’infiltrer chez l’ennemi et supprimer ceux qui devaient l’être sans la moindre inquiétude.

=> Permet d’être indétectable tant que le combat n’est pas engagé.
=> Exécute une attaque critique à l’engagement du combat.
ÉQUIPEMENT

Armure des Ming :
Lors des opérations, Yim Wing Chun préfère porter une tenue plus adaptée que sa tenue traditionnelle de pratiquante d’arts martiaux. Taillée pour laisser à son porteur une liberté de mouvement totale et lui permettre d'être le plus discret possible, cet ensemble de tissu sombre couvre la majorité du corps de la combattante. L’armure est agrémentée de protections en cuir parfois renforcées par des plaques de métal dans les cas où son porteur devrait engager un combat contre des adversaires armés.


Outils des Bateliers :
Yim Wing Chun a vécu des années durant en parcourant le delta de la rivière des Perles, navigant sur les jonques Hakkas accompagnée par ses disciples. À force d’être pratiqué dans ce milieu particulier, le style wing chun s'est enrichi en intégrant le maniement de deux outils typiques des bateliers pouvant également servir d'arme.

  • Baat Jaam Do : les Couteaux Papillons
    Les premiers de ces outils sont les couteaux papillons, ou Baat Jaam Do (八斬刀), "Couteaux à couper en huit", de larges et courtes lames portées par paire servant à couper le cordage sur les bateaux. Les couteaux de Yim Wing Chun sont de larges lames à double tranchant dont la fusée couverte de tissu sombre est protégée par une garde couvrant la main et une partie du dos de la lame.

    Spoiler:
     


  • Luk Dim Boon Gwun : la Perche à la Fleur de Prunier
    Le second outil est bien plus étonnant. Il s'agit la perche servant à pousser les embarcations en s'appuyant sur le fond des cours d'eau, un bâton mesurant de deux à quatre mètres de long. Elle est appelée Luk Dim Boon Gwun (六點半棍), ou "Barre de six points et demi". Yim Wing Chun possède en possède deux : une de deux mètres en bois blanc, et une de quatre mètres de bois noir laqué. Chaque Perche est décorée d'une corde rouge tressée.

    Spoiler:
     

Bien que ces armes ne soient pas fondamentales au wing chun, elles ajoutent au style une panoplie de possibilités et l'avantage de la surprise lorsqu'un combattant en fait usage. En règle général les mains nues suffisent amplement à Yim Wing Chun, mais il peut arriver qu'il lui faille gagner en tranchant ou en allonge. Ces outils sont alors parfaitement adaptés.

Apparat d'Artiste :
Nul besoin de plus de protection que nécessaire pour une combattante du style wing chun, et Yim Wing Chun ne s'embarrasse pas de beaucoup plus que le strict minimum. Elle revêt un vêtement léger, se contentant de bandages pour maintenir sa poitrine et d'un tissu large attaché aux hanches pour couvrir ses jambes lors des représentations ou lors de voyages sur les jonques. Ses jambes et ses bras sont également bandés, et on notera tout de même l'effort d'utiliser une corde de bateau pour attacher ses cheveux.
POUVOIRS

Chinese Martial Arts [Rang A - Passif]
Yim Wing Chun n'est ni plus ni moins que la première élève de Ng Mui Si Tai, la créatrice du style wing chun. Un style qui aura été tellement marqué par l'empreinte de la jeune disciple qu'après sa mort, son mari Leung Bok Chau donna au style le nom de son épouse, marquant ainsi l'histoire des arts martiaux pour toujours. Car si la légendaire nonne shaolin Ng Mui est bien celle qui a élaboré le wing chun, c'est à Yim Wing Chun que l'on doit le perfectionnement, la diffusion et les plus hauts faits d'arme de l’art martial, elle qui fut la première à parcourir la Chine en usant de cet héritage pour combattre et enseigner.
Il s'agit comme son nom l'indique de l'aptitude à maîtriser les arts martiaux chinois. Le détenteur de cette capacité pourra en tirer un avantage au combat à mains nues.


Sphere Boundary / Vitrification [Rang A - Passif]
La maîtrise du corps et de l’esprit et la connaissance de l’harmonie entre chaque chose sont des objectifs auxquels chaque artiste martial peut aspirer. Yim Wing Chun n’a pas ignoré cette part de l’apprentissage : à force d’exercice, elle s’est rendue maîtresse de chaque parcelle de son corps, lui permettant de s’inscrire naturellement dans son environnement. Cette assimilation lui a notamment permis de développer plus aisément ses capacités furtives, lui permettant de se fondre dans le décor et de s’y mouvoir si naturellement que personne ne le remarque.
C'est une capacité acquise à travers une très grande maîtrise des arts martiaux qui permet à son possesseur comprendre la nature de l'environnement dans lequel il se trouve et de s'y fondre. De part sa nature martiale cette forme d'art n'est donc pas détectable par la magie, et permet à son utilisateur de lancer des attaques surprises puisqu'en l'utilisant il devient d'une certaine manière invisible dans l'environnement.
=>Confère Presence Concealment de rang A.


Knowledge of Respect and Harmony [Rang A - Passif]
La voie des arts martiaux demande non seulement un entraînement intense et quotidien, mais aussi l'apprentissage de valeurs et d'une philosophie guidée par l'observation de la nature et le respect d'autrui. En s'inspirant de son environnement et en restant harmonieux dans son style, le combattant devient capable de réaliser des mouvements parfaits et de porter des coups sans failles. Yim Wing Chun a atteint cette perfection dans son style à force de pratique et de perfectionnement.
Grâce à cette capacité, l'adversaire ne pourra réduire l'efficacité d'une attaque ou technique en l'anticipant et exploiter des failles.
=> Annule chez les adversaires les capacités de rang égal ou inférieur perceptives.
NOBLE PHANTASMS

Wing Chun : Fist of Eternal Spring

  • Type : Anti-unité personnel [Passif - Actif]
  • Forme : Soutien
  • Rang : B


Plus qu'un simple style de combat. Le wing chun, littéralement "Printemps chantant", est le symbole de l'existence de Yim Wing Chun. Il représente ce qui l'a libérée, ce qui a forgé sa destinée et ce à quoi elle a consacré sa vie. Bien que les bases lui aient été apportées par l'enseignement de Ng Mui, la jeune femme a eu le temps d'une vie et l'expérience de nombreux entraînements, enseignements et affrontements pour le perfectionner afin d'en faire le style redoutable qu'elle a laissé en héritage à des dizaines de disciples qui l'ont fait perdurer jusqu'à nos jours.

Le style a été créé par Ng Mui à une époque où il lui fallut trouver une alternative au style enseigné par les temples Shaolin du Sud, le nanshaolin quan. Ce style était enseigné à tous les disciples shaolin, et convenait très bien pour des hommes grands et puissants. Mais Ng Mui, qui était une vieille dame frêle et de petite taille, n'était pas à l'aise avec ce style. Elle chercha donc la solution en observant les animaux combattre. Elle s'inspira de la grue, puis plus tard du serpent, pour développer un style reposant sur l'économie de mouvement, les angles d'attaque, la fluidité et le relâchement plutôt que la force brute. À ce moment-là, le style ne portait pas encore de nom.

Le fondement de l'art martial est dans l'économie de mouvement, et donc d'énergie. Les mouvements sont donc très courts, et à partir d'une position constamment stable. Avec un centre de gravité toujours protégé et maintenu, il permet des réactions rapides dans toutes les directions. Les esquives sont souples, la défense basée sur la déviation, tandis que l'attaque est directe, fulgurante, et le plus souvent en rafale.

Le wing chun applique plusieurs techniques de combat permettant de prendre l'avantage sur l'adversaire et de développer une puissance de frappe qui ne repose pas sur la puissance brute. Le principe étant de rester agile et économe, le style permet également de retourner la force d'un adversaire contre lui. En utilisant la déviation pour la défense et la ligne droite pour l'attaque, un combattant économise beaucoup de mouvements superflus. Une fois au corps en corps, le style est très collant, de sorte que la réactivité se fait par le contact et non par la vue, ce qui offre une réactivité largement supérieure. En restant dans les mouvements de l'adversaire, le combattant met une pression permanente et le fait reculer en le suivant pour l'empêcher de réfléchir au combat et de construire une stratégie. La réactivité du contact permet de restructurer sa posture et ses mouvements très rapidement si l'adversaire cherche à forcer. Ces techniques concernent aussi bien les poings que les jambes, dont la position similaire permet de prévenir les éventuels balayages.

Le wing chun ne se repose pas uniquement sur ses techniques de prévention et de dissuasion, mais aussi sur la gestion de la puissance de frappe. Comme les mouvements sont courts, il est impossible de réaliser des frappes accélérées par la pratique interne du Qi Gong comme c'est le cas pour d'autres arts martiaux. Pour cela, le wing chun a recours au fājìn, consistant à donner une explosion de force interne concentrée après avoir touché la cible à faible vitesse, utilisant l'inertie du mouvement, et la masse du corps pour produire une onde de choc. En additionnant la détente, agissant comme un fouet avec la force de toutes les articulations, cela permet de porter des frappes dévastatrices et ciblées à une distance très réduite, permettant de conserver une courte distance et donc une réactivité optimale pour profiter de la moindre faille dans la garde de l'adversaire.

Yim Wing Chun a passé sa vie à parfaire cette défense glissante, entravante et ces frappes massives et fulgurantes. Élevée au rang d'Esprit Héroïque et invoquée en tant que Servant, le prana offert par son Master vient s'associer à ces années de pratique et de perfectionnement, offrant une dimension nouvelle à ses techniques, lui permettant de rivaliser avec nombre de combattants aux styles et aux capacités très variés.

    Engagée dans un combat au corps à corps, Yim Wing Chun entrave son adversaire en collant de près ses mouvements, en déviant les attaques et en lui mettant une pression constante, le forçant à reculer pour garder l'avantage. Ce faisant, elle est capable de réagir aux mouvement de l’adversaire au contact, la rendant bien plus difficile à atteindre.
    => Si Wing Chun peut enchaîner deux attaques sur le tour, elle peut effectuer une esquive normale pour le coût d'une Action Gratuite. Cela ne met pas fin à la série de coups.

    Étant en contact permanent, elle est extrêmement réactive au moindre de ses mouvements, prévenant les attaques, et ses frappes à très courte portée sont difficilement esquivables. Elle remet sa structure en place très rapidement et peut exploiter la force de l'adversaire comme un avantage.
    => À partir du moment ou Wing enchaîne au moins trois attaques, son ESC gagne en efficacité et celle de l'adversaire diminue
    => La frappe suivante inflige automatiquement de lourds dégâts. À partir de ce moment, tant que Wing Chun attaque deux fois par tour, ses attaques infligent plus de dégâts.

    Les coups portés déchargent une puissante onde de choc interne due à la détente du corps dans l'action, renforcée par le prana, formant un fajin très efficace. En concentrant son énergie, Yim Wing Chun peut également porter une frapper lourde et massive de son fajin, Kai Hua (開花), qui résonne dans tout le corps de la cible, perturbant le fonctionnement de ses organes et sa circulation sanguine pour une certaine durée.
    => Tant que Wing Chun attaque deux fois par tour consécutifs, à partir du cinquième coup les attaques ont un coût en MP de Rang D (200 Mana) et un bonus de +1 rang STR.
    => À partir du cinquième coup, Wing Chun peut à tout moment déclencher la frappe ultime de son Noble Phantasm, le Kai Hua. Cette attaque prend 2 Actions et met automatiquement fin à l'enchaînement. Kai Hua a la puissance d'un NP de rang E. De plus lors de la régénération à venir, les états de santé sont récupérés avec le double d'heures.


Mei Hua, Seven Forms : Dynasty of the Plum Flower

  • Type : Anti-unité personnel [Passif - Actif]
  • Forme : Soutien
  • Rang : B


Le wing chun compte sept formes, sept enchaînements démonstratifs regroupant l'ensemble des techniques du style. Ces formes sont variables d'une lignée à une autre, permettant d'inclure une grande variété de techniques. On retrouve au moins une forme pour chaque aspect martial du wing chun :

  • Quatre formes à mains nues :
    Siu lim tao (小練頭), ou "petite pratique", se concentre sur les mouvements de base et d'enracinement.
    Chum kiu (尋橋), ou "chercher le pont", se concentre sur les techniques de déplacement du corps total, la synchronisation, les techniques d'entrée et la contre-attaque immédiate, ainsi que les attaques de courte distance avec les coudes et les genoux.
    Biu gee (鏢指), ou "les doigts jaillissent", se concentre sur les techniques ultra courtes et ultra longues, coups de pieds bas pour contre-attaquer afin de renverser le combat plus rapidement et directement tout en restant hors de danger. Cela passe également par la marque d'un point précis du corps de l'adversaire pour l'éliminer.
    Siu nim tao (小念頭), ou "petite idée", se concentre sur la circulation du Qi dans le corps. Elle ressemble beaucoup à la première forme en apparence, mais son but est très différent. C'est la forme la plus importante du wing chun.

  • Une forme à mannequin de bois :
    Mù rén zhuāng (木人樁) est un mannequin de bois utilisé lors des entraînements. Composé de plusieurs bras et d'une jambe, il permet d'améliorer les déplacements, la vitesse et la précision des techniques. Il aide aussi à endurcir les membres, mais surtout à développer ses réflexes.

  • Une forme au bâton long :
    Lliùdiǎnbàn gùn (六點半棍) est l'entraînement à l'utilisation de la Perche à la Fleur de Prunier.

  • Une forme aux couteaux papillons :
    Húdié shuāng dāo (蝴蝶雙刀) est l'entraînement à l'utilisation des couteaux papillons du wing chun. Cet apprentissage est réservé aux pratiquants avancés du style.

Ces formes s'incarnent parfaitement en Yim Wing Chun. Elles sont le symbole des techniques de son style, mais pas seulement. À travers ces sept formes, c'est aussi une dynastie entière de maîtres et de disciples formant de nombreuses lignées qui s'illustre. Chaque élève a pratiqué ces formes une par une, gravissant les échelons, avant de les enseigner à son tour à ses disciples. Ces formes sont les maillons de la chaîne de l'héritage laissé par Yim Wing Chun. Les sept enchaînements sont son lien avec ceux à travers qui elle vit encore, ceux qui continuent à porter son art pour qu'il traverse les générations.

En tant que première disciple et premier vrai maître wing chun, Yim Wing Chun chérit ce lien précieux qui traverse les siècles. En élevant le symbole de la fleur de prunier, ou Mei Hua (梅花), l'emblème du style, elle appelle la quintessence des formes du Poing du Printemps Chantant, chacune d'entre elle s'incarnant pour elle et en elle afin de l'épauler dans ses combats : la garde et les mouvements ; les frappes et l'équilibre ; la vitesse et la précision ; l'onde d'impact et le Qi ; l'endurcissement et les réflexes ; le maniement de la longue Perche ; le maniement des Couteaux tranchants.

Comme autant de bras, de jambes et de corps prêtant main forte à leur maître, ces entités éveillent les sens de combat de Yim Wing Chun à un niveau inouï, démultipliant ses capacités et la rendant impossible à prendre au dépourvu. Ses mouvements et ses frappes ne laissent aucun angle mort. Grâce à ce Noble Phantasm, la première disciple est capable d'user sans retenue de toute la panoplie de techniques mise à sa disposition par son style. Les formes restent confondues dans le corps de Yim Wing Chun, se mouvant dans son espace immédiat.

    En appelant la quintessence des expériences et de la technique du style à travers les siècles, Yim Wing Chun fait s'incarner ces sept formes parfaites en entités liées qui se confondent avec elle. Ces entités peuvent s'éloigner de quelques mètres dans l'action mais sont toujours très proches, et même la plupart du temps confondues avec le Servant. Chaque forme a son propre éventail de spécialité. Les mouvements des formes suivent le déroulement du combat et s'adaptent, réagissant aux frappes, aux parades et aux déplacements. Yim Wing Chun a conscience dans toutes ces formes, percevant toutes les informations, comme si elle ne faisait qu'une avec elles. Elle peut "sauter" d'une forme à une autre : elle peut se matérialiser instantanément dans une forme, sans délai, pour parer, attaquer, bouger de manière fulgurante, armes comprises lorsqu'il s'agit de formes armées.
    => Wing Chun peut sauter d'une forme à une autre pour une Action Gratuite + 280 Mana.
    => La forme qu'elle possède bénéficie des caractéristiques martiales qui lui sont associées, ainsi que de ses statistiques.

    • Petite pratique - Mains nues
      Garde, mouvements et enracinement.

      > Résistance et esquive accrues

    • Chercher le pont - Mains nues
      Synchronisation, frappes et équilibre.

      > Esquive accrue
      > Suite à toute esquive d'attaque, Wing Chun gagne une attaque rapide gratuite, infligeant des dégâts réduits.

    • Les doigts jaillissent - Mains nues
      Vitesse, réactivité et précision.

      > Marquage : Tant que les attaques ciblent la même personne et qu'elle est attaquée deux fois par tour, chaque frappe augmente les dégâts de la suivante.

    • Petite idée - Mains nues
      Onde d'impact et circulation du Qi.

      > En combat : Régénération d'1 état de santé par tour
      > Réduit les défenses physiques et magiques.

    • Mannequin de bois - Mains nues
      Endurcissement et réflexes.

      > Protection naturelle
      > Instinct rang D

    • Long bâton - Perche à Fleur de Prunier
      > Courte : Fauchage :  Interruption d'une action nécessitant plusieurs actions ou une préparation. Fauche l’ennemi au corps-à-corps, brisant son équilibre, infligeant des dégâts. (Ne fonctionne pas sur les NP).
      > Longue : Maintient la distance : À la suite d’une attaque, peut utiliser Disengage de Rang B pour une action gratuite, avec portée maximum divisée par deux.

    • Couteaux papillons - Couteaux Papillons
      > Saignement : Les coupures infligent des dégâts bruts qui ne peuvent être soignés sur la durée pendant 4 tours, entrainant une perte d'1 état de santé à la fin. Saignement diminue chaque tour et l'état de santé perdu ne peut être soigné qu'à la fin.

    Une autre particularité de Mei Hua réside dans la concrétisation du symbole qu’il représente dans la transmission du savoir et des valeurs du style. Yim Wing Chun peut former un lien avec un disciple consentant à apprendre du maître afin de lui transférer une part de son héritage. En partageant une forme avec un ou plusieurs disciples, ces derniers se voient bénéficier de centaines d’années de pratique du style et de l’expérience de milliers d’autres disciples. Ce faisant, ils obtiennent des capacités martiales supérieures leur permettant de pratiquer le wing chun aux côtés de leur maître comme le firent les disciples de Yim Wing Chun du temps de la guerre entre les Ming et les Mandchou.=> Les disciples bénéficient d’une maîtrise avancée du style et sont capables de combattre à mains nues. Le nombre de disciples maximal est équivalent au nombre de formes, soit 7.=> Les disciples gagnent Chinese Martial Art d’un rang diminué.=> Wing Chun peut choisir de faire incarner n'importe laquelle de ses formes dans l'un de ses disciples. Celui-ci recevra alors les bonus liés à cette forme, mais Wing Chun y perdra accès. Cette action est irréversible.=> Si Wing Chun vient à mourir, elle peut choisir un seul de ses disciples qui pourra garder en lui l'incarnation d'une forme même après la disparition du servant. Il deviendra alors le successeur spirituel de Wing Chun.


PHYSIQUE


Yim Wing Chun est une jeune femme d'une quinzaine d'années, originaire des montagnes du Sichuan, au Nord de la Chine. Bien qu'elle ait vécu bien plus longtemps, c'est à cette époque qu'elle entra dans la légende, et c'est donc cette apparence que l'on retient. C'est donc sous ces traits qu'elle apparaît devant son Master.

Yim Wing Chun est de petite taille, même pour son âge. Elle dépasse à peine le mètre cinquante, pour un poids de quarante-cinq modestes kilos. Sa carrure est très fine, et paraît presque frêle. Mais cet aspect est trompeur, car c'est de cette fragilité apparente et de sa petite taille qu'elle tire toute sa force. Sa peau claire et ses cheveux sombres renforcent cette image de fragilité, et son visage jeune et candide ne laisse pas deviner les nombreuses épreuves qu'elle a traversé des années après son premier fait d’arme. Ses yeux d'acier et son regard dur témoignent en revanche des événements auxquels elle a pu assister et des combats qu'elle a pu observer.

Ce visage calme et sérieux est empreint de l'esprit Shaolin, à la fois serein et fort. On retrouve cette assurance et cette sérénité dans sa façon de se mouvoir, toute en souplesse et en légèreté, un corps fin taillé par des années de pratique et de maîtrise. Une démarche presque animale, tantôt dressée comme une grue, tantôt lovante comme un serpent. Même lorsqu'elle se tient immobile, Yim Wing Chun semble exister au rythme de ce qui l'entoure, devenant une partie naturelle de son environnement.

En combat, elle se montre inflexible, tour à tour féroce et impassible. Sûre d'elle, appliquée et concentrée, elle l'est tout autant lorsqu'elle enseigne à un disciple ou qu'elle s'entraîne. Son air sérieux et inflexible s'efface lorsqu'elle participe aux représentations d'opéra cantonnais de la Jonque Rouge. Bien qu'elle soit plus à l'aise avec le combat, c'est une autre forme d'art, une autre utilisation de son corps et de son énergie qu'elle aime à pratiquer. Comme pour le wing chun, cela lui demande adaptation et application. C'est dans ces moments que sa férocité cède place à une grâce qui trouve un écho apaisant dans l'harmonie de ses mouvements.

En tant que combattante, Yim Wing Chun porte une tenue légère : des bandages pour retenir sa poitrine, avec parfois une veste en tissu rouge, et un pantalon large recouvrant ses jambes, sous lequel se cachent d'autres bandages protégeant ses pieds et ses jambes jusqu'aux genoux. Elle porte également ses épais brassards de combat à chaque bras, sous lesquels de nouveaux bandages sont enroulés autour de ses mains jusqu'à ses coudes. Ceux-ci sont recouverts par de longs gants de tissu noir, retenus par des liens. Elle attache ses cheveux en une queue de cheval maintenue par une corde de jonque rouge. C'est une tenue qu'elle aime également porter sur les jonques et, évidemment, en entraînement.

Yim Wing Chun porte également des tenues plus conventionnelles de son époque, comme l'habit cantonnais classique : une veste à manches longues blanche, rouge et noire, un pantalon dans les mêmes tons et des chaussures de toile noires. Lors des représentations d'opéra, les tenues sont variées et parfois extravagantes. Yim Wing Chun ne les porte plus, mais elle en garde un souvenir assez précieux. Elle n'est pas très au fait des tendances de l'époque actuelle, néanmoins elle peut accepter de porter un costume strict et élégant, même si elle ne supporte pas vraiment la mobilité limitée que le vêtement offre.
CARACTÈRE


À l'origine, Yim Wing Chun est une fille très gentille, douce et aimante. Bienveillante et de bonne volonté, elle s'est occupée de son père et de sa boutique après que sa mère soit décédée lorsqu'elle était encore jeune. Elle s'occupait du ménage, du magasin et d'une partie de la gestion des affaires. À cette époque elle était encore une jeune fille qu'on pourrait qualifier de fragile et vulnérable.

Yim Wing Chun est de ceux dont on abusa parce qu'ils étaient plus faibles, plus pauvres et plus bas dans la hiérarchie. Elle en garde un souvenir douloureux, ainsi qu'un désir de revanche teinté de vengeance, et de justice. Même si elle n'est pas une justicière dans l'âme, loin s'en faut, elle ne supporte pas ceux qui profitent du rapport de force supérieur qu'ils ont avec ceux qui n'ont pas de quoi lutter.

Après l'épisode qui a marqué le tournant de sa vie, Yim Wing Chun s'affirma en tant que femme et combattante, courageuse, déterminée et sûre d'elle. Une fois le wing chun acquis, elle put en tirer une grande confiance en elle. Sentant qu'elle pouvait faire un usage bénéfique du cadeau qui lui avait été fait, elle partit parcourir la Chine et s'engagea dans un combat dont elle ne vit au final jamais l'issue.

À la fois droite, sûre et fière, mais sans vanité, douce, de bonne volonté sans pour autant jouer la femme fragile, Yim Wing Chun sait montrer aussi bien sous son jour de maître en arts martiaux que sous celui de femme mariée et d'artiste d'opéra. Ces différentes facettes sont pour elle une seule et même façon de vivre, à travers différentes manières d'apprécier l'existence et de s'harmoniser avec ce qui l'entoure. Toujours dans la recherche de perfectionnement, elle met un point d'honneur à donner son maximum dans ce qu'elle entreprend, motivée par de puissants sentiments et par ses inébranlables convictions.

Sa facette d'enseignante est aussi importante. Celle qui fut la première élève du style de Ng Mui a souhaité à son tour transmettre son savoir, son expérience et la pratique de son art à ceux qui le souhaitaient. En partageant les enseignements et les progrès entre chacun, en apprenant de son environnement, elle fut la mère attentionnée du style wing chun qui lui avait été légué par son propre maître. En plus du style, elle transmit aussi les histoires et les enseignements Shaolin qui lui avaient été apportés, qui furent à leur tour transmis aux générations suivantes, perpétuant l'héritage.

Conformément aux enseignements philosophiques qu'elle reçut avec le wing chun, Yim Wing Chun place le respect et l'harmonie comme des valeurs vitales à l'équilibre de l'être. En suivant cette voie, elle s'applique à vivre et à combattre en suivant le rythme de son environnement, afin de le comprendre au mieux. Le respect tient pour elle une place essentielle dans son rapport avec le monde et les hommes. C'est dans ce respect qu'elle évolue et qu'elle fait grandir les siens, car elle le considère propice à la compréhension et à l'harmonie.

Yim Wing Chun est personne très loyale, pour qui la confiance a une valeur presque sacrée, un lien pur qui unit les êtres Si jamais ce lien venait à être détérioré, elle perdrait toute considération pour celui ou celle qui en serait responsable. Inversement, une confiance limpide et respectueuse fait d'elle un compagnon indéfectible qui sera toujours prêt à venir en aide aux siens s'ils sont dans le besoin.

Le portrait de la jeune femme, bien qu'il montre une certaine force morale, semblerait plutôt naïf si l'on s'arrêtait là. Mais malgré le respect et l'harmonie qu'elle prône, son cœur reste humain. Elle n'est pas exempte de rancœur, de violence ou de colère quand elle se sent insultée ou blessée. Ses yeux et ses poings ont connu de nombreuses confrontations, et toutes ne se sont pas déroulées dans la douceur de l'harmonie, ou dans la droiture du respect. Elle a dû se battre, vaincre, et au-delà de vaincre elle a dû tuer un nombre incalculable de fois. Tuer pour survivre, pour sauver, tuer pour rendre une justice en laquelle elle croyait. Elle fut peut-être la disciple d'une nonne bouddhiste, mais la réalité est très loin de l'image de jeune fille naïve que laissent paraître les préceptes qu'elle défend. Lorsqu'elle danse au milieu des combats, lorsqu'elle brandit son corps comme une arme, elle sait qu'elle distribue la mort, et que sa marche est celle du massacre.
Petite marchande de prunes
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The beautiful spring
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Dim 7 Aoû - 14:48
HISTOIRE


Partie première
Wing Chun et le Seigneur de Guerre



L'histoire de Yim Wing Chun commence quelques années avant sa naissance. En 1644, après presque dix ans de guerre contre le peuple Mandchou venu du Nord-Est, la dynastie Ming prend fin avec la prise par les armées de la dynastie Qing de la capitale de l'empire de Chine, Pékin. Si la chute progressive de la dernière dynastie des Han s'étalera sur encore plusieurs décennies, la perte de la capitale, et donc du trône d'empereur, a des conséquences d'ampleurs variables dans l'empire. Pour les petites gens ces enjeux sont plutôt lointains. Leurs terres changent d'administrateur, et bien que l'information se propage plutôt vite, elle n'a pas grand impact sur le quotidien. Certains sont mobilisés pour prêter main forte sur le champ de bataille, d'un côté ou de l'autre. Sur le plan politique, tout s'effondre. Les armées mandchous progressent rapidement sur le Nord du territoire, et finissent par en annexer une bonne partie. Le front se déplace au Sud, où les derniers héritiers de la dynastie Ming se battent encore pour tenter de reprendre la capitale.

Parmi les opposants à la conquête de la Chine par la dynastie Qing, on compte également des monastères et temples Shaolin. Les moines vivant paisiblement représentent, aux yeux du nouvel empereur, une potentielle force de résistance qu'il lui faut ou abattre, ou rallier à sa cause. Le Temple Shaolin du Sud, dans la province de Fujian, était un de ces temples où se rassemblaient les moines qui se battaient encore pour la dynastie Ming. Parmi eux, on en distinguait cinq dont les noms ont aujourd'hui rejoint les légendes. On les surnommait les Cinq Anciens, et Ng Mui Si Tai étaient de ceux-là.

C'était une nonne bouddhiste, une femme âgée de petite taille et de constitution frêle. Pourtant, elle fut l'une des combattantes les plus marquantes de son époque, et de l'histoire Shaolin en général. Elle participa à l'élaboration de nombreux styles, travaillant avec des artistes martiaux dans toute la Chine et même au-delà. Ng Mui était une fervente partisane des Ming, ayant eu l'occasion de travailler à Pékin pendant plusieurs années. Longtemps elle soutint la rébellion dans le monastère shaolin de Henan, assiégé par les Mandchous, jusqu'à ce que l'un des moines les trahisse. Le Temple du Sud fut brûlé, les moines et leurs disciples massacrés, et seuls les Cinq Anciens parvinrent à prendre la fuite. Ng Mui s'enfuit loin de la province de Fujian et des combats, trouvant refuge dans un temple des montagnes du Sichuan perché sur le mont Emei : le temple Bak Hok Jee, ou Temple de la Grue Blanche. Nous sommes alors en 1661, et l'empereur Kangxi, quatrième empereur de la dynastie Qing, vient de monter sur le trône à l'âge de sept ans.

C'est dans cette région reculée du massif de Dailiang qu'est née au sein de la famille Yim, une quinzaine d'années plus tôt, une petite fille prénommée Wing Chun. Son père et sa mère tenaient une boutique dans un petit village, préparant des produits locaux et vendant quelques denrées. La jeune fille passa une enfance simple et heureuse, fille unique, au sein d'une famille très modeste et aimante. Elle écoula tranquillement les dix premières années de sa vie, jusqu'à la mort de sa mère qui survint peu après ses dix ans. À cette époque son père commença à être malade sans doute à cause du chagrin qui s'était abattu sur la famille après cette perte. L'ensemble du village et leurs amis les soutinrent, et Wing Chun ne baissa pas les bras. Elle commença à aider son père du mieux qu'elle le pouvait pour tenir la boutique. C'est à cette époque qu'elle fit la rencontre de Leung Bok Chau, un garçon de son âge. Très vite, les deux jeunes devinrent très complices, et ils tombèrent rapidement amoureux, se jurant de se marier dès qu'ils en auraient l'âge.

Quatre ans plus tard, l'écho de la guerre entre les Mandchous et les partisans de la dynastie Ming rattrape le village. Rapidement, plusieurs hommes furent mobilisés afin de rejoindre les combats au Sud de l'empire, et combattre l'envahisseur au nom du véritable empereur Ming. Bok Chau en faisait partie. Avant de partir, il vint trouver Wing Chun. Les deux jeunes amants se jurèrent alors de se marier dès le retour de Bok Chau. Celui-ci était missionné pour une année, à compter du jour de son départ. La route jusqu'au Sud était longue, mais nul doute que tôt ou tard le jeune homme devrait affronter l'ennemi. Ils passèrent la nuit à s'échanger des promesses, des conseils, des craintes. Ils se quittèrent à l'aube, l'air confiants. Mais au fond, tout deux savaient qu'ils avaient peur que cette nuit ait été la dernière. Après le départ de Bok Chau, Wing Chun retourna à la boutique de son père. Elle essaya de ne pas trop penser à lui, et se concentra sur ses tâches. Plusieurs jours passèrent.

Un matin, alors que Wing Chun était occupée à préparer du tofu dans l'arrière boutique, elle entendit son père parler avec un client dont elle ne connaissait pas la voix. L'homme s'exprimait très poliment, et tenait avec son père une conversation plutôt soutenue. De ce qu'elle entendait, ils parlaient de la boutique et de la situation du village. Sa préparation finie, la jeune femme la porta dans le magasin, et découvrit son père et son interlocuteur debout devant la porte. L'homme en question était habillé comme un serviteur, et à côté de lui étaient posés plusieurs paquets. À son arrivée, les deux tournèrent la tête vers elle.

— C'est votre fille monsieur ?

— Oui. Voici Yim Wing Chun, ma fille.

— Les rumeurs circulant à son sujet sont plus que fondées. La beauté de votre fille est saisissante.

— Vous m'en voyez flatté.

— Cela me fait penser que mon seigneur cherche une épouse. Je pense que votre fille aurait tous les atouts pour le combler. Qu'en pensez-vous ?

En entendant ces mots, Wing Chun s'immobilisa, soudain pétrifiée de stupeur. Le souffle coupé, elle attendit la réponse de son père, qui semblait mettre une éternité à arriver.

— Hélas, je crains que cela ne soit pas possible. Voyez-vous, ma fille est déjà engagée auprès d'un autre homme. Celui-ci a dû partir à la guerre, mais il sera de retour dans moins d'un an. Et lorsqu'il reviendra, ma fille et lui se marieront.

Wing Chun se détendit. Son père n'était pas homme à oublier un engagement. Elle n'avait pas de raison de s'en faire. Le serviteur, visiblement un peu déçu, se baissa pour ramasser ses paquets.

— Quel dommage monsieur. Je suis certain que mon seigneur aurait été comblé de prendre votre fille pour épouse. Mais nous n'y pouvons rien, un engagement est sacré.

Puis, ses affaires rassemblées, il s'inclina poliment devant Wing Chun et son père.

— Je vous souhaite le meilleur monsieur, et à votre fille aussi. Puisse son fiancé rentrer sauf de sa campagne.

Et le serviteur partit. Wing Chun retourna à ses affaires et oublia rapidement ce qui s'était passé.

Le lendemain, un homme monté sur un cheval se présenta devant la boutique. Le père de Wing Chun était absent, ce fut donc elle qui l'accueillit. Accourant pour répondre à ses appels insistants, elle découvrit une large silhouette, haute de presque deux mètres, montée sur un cheval. L'homme la regardait d'un air impérieux, ses yeux assassins braqués sur elle. Il portait un riche surcot, et à son côté Wing Chun pouvait voir dépasser la garde d'une épée. L'homme était seul, elle supposa donc qu'il s'agissait d'un guerrier de passage, peut-être un notable venu vérifier qu'aucun des hommes du village n'avait manqué à son devoir. Avant qu'elle n'ait pu prendre la parole, il s'adressa à elle d'une voix forte et autoritaire.

— Es-tu Yim Wing Chun ?

Oui monseigneur.

— Bien. Mes serviteurs ne m'avaient pas menti, ta beauté vaut les louanges qui lui sont faites.

Soudain, Wing Chun blêmit. Les événements de la veille lui revinrent en mémoire, et elle comprit alors qui était cet homme qui se dressait devant elle. Sans lui laisser le temps de réagir, le Seigneur de Guerre reprit.

— Très bien j'ai pris ma décision. Nous nous marierons demain. Fais en sorte d'être prête, et préviens ta famille que tu vas avoir la chance d'épouser un seigneur.

La jeune femme était complètement abattue. Tremblante, elle tenta de balbutier une réponse pour protester contre la décision du Seigneur de Guerre.

— Que se passe-t-il ? Tu as perdu ta langue ?

Seigneur, je suis honorée par votre requête. Malheureusement je ne peux vous épouser. Voyez-vous, je suis déjà fiancée à Leung Bok Chau, qui est parti à la guerre. Nous nous marierons à son retour.

— Peu m'importe ! Je vis comme je guerroie. Quand je veux quelque chose, je le prends. Et si jamais quelqu'un se met en travers de mon chemin...

Le Seigneur de Guerre posa sa main sur la garde de son épée en lançant un regard haineux à Wing Chun. Celle-ci, terrifiée, semblait avoir perdu l'usage de sa voix.

— ... je lui marche dessus pour obtenir ce que je convoite. C'est ainsi que le monde est fait. Personne n'a le droit de m'empêcher de m'emparer de ce que je veux. Et tu ne fais pas exception, Yim Wing Chun. Maintenant va ! Va prévenir ton père que nous puissions arranger ce mariage rapidement.

Wing Chun fit volte-face et s'enfuit en courant. Retenant ses larmes et les sanglots qui remontaient dans sa gorge et qui secouaient tout son corps pendant qu'elle courait, elle traversa le village sans s'arrêter. Elle fit des tours et des détours, cherchant à repousser le plus possible le moment où elle devrait revenir vers le Seigneur de Guerre avec son père. Elle arriva au marché, qui grouillait d'activité. Continuant de courir, elle finit par renverser une vieille dame en trébuchant. Cette dernière s'étala sur le sol au milieu de ses paquets. Wing Chun, paniquée, lui prêta secours, s'excusant tant qu'elle pouvait de l'avoir bousculée. La vieille dame la rassura.

— Allons mon enfant. De nous deux, tu es celle qui a l'air d'avoir le plus besoin d'aide ici. Regarde ton visage, il est couvert de larmes. Où allais-tu en courant à perdre ton souffle comme ça ?

Wing Chun leva les yeux vers la vieille femme. Elle découvrit un visage serein, accueillant, souriant. Elle essaya de lui répondre, mais les mots restèrent bloqués dans sa gorge. À la place, ce furent ses sanglots qui s'échappèrent. En pleurs, écroulée au milieu de la rue, Wing Chun raconta toute l'histoire à la vieille dame. Celle-ci l'écouta silencieusement en la serrant tendrement contre elle pour l'apaiser. Une fois le récit achevé et les larmes séchées, la vieille femme s'adressa à la Wing Chun avec une voix à la fois ferme et rassurante.

— Va prévenir ton père ma petite, et dis lui de venir me voir. Nous irons trouver ce Seigneur de Guerre ensemble.

Mais, Grand-Mère ! Nous ne pouvons rien faire face à un homme de cette stature !

— Ne t'inquiètes pas, et fais-moi confiance. Je vais tout arranger. Va trouver ton père, je lui dirai quoi faire.

Wing Chun, toujours perdue, fit comme la vieille dame le lui indiqua. Elle alla trouver son père pour lui raconter les événements, et ensemble ils revinrent au marché pour retrouver la vieille dame. Les trois se dirigèrent vers la boutique des Yim. Une fois sur place, le père accueillit le Seigneur de Guerre comme il se devait. Ils s'installèrent dans le salon de la maison attenante à la boutique. Le père et son invité avaient pris place à une table, tandis qu'en retrait Wing Chun regardait la scène avec appréhension, la vieille dame lui tenant la main. Après que le seigneur eut reformulé ses exigences, le père lui répondit comme le lui avait indiqué la vieille femme.

— J'ai besoin de temps pour préparer la fête. Un grand homme comme vous doit être convenablement honoré le jour de son mariage. Et je dois envoyer une missive à Bok Chau afin de rompre les fiançailles. Avec toute cette agitation dans le pays, il faudra facilement un an pour le trouver. Oui, je pense qu'un an suffira.

— Un an ?!

— Dans un an à compter d'aujourd'hui vous épouserez ma fille et tout le monde parlera encore de votre mariage dans les années à venir.

Le Seigneur de Guerre, d'abord furieux, s'apaisa un peu. Il fit mine de réfléchir. Il regarda en direction de Wing Chun sans remarquer la femme à ses côtés, et après quelques secondes de silence il rétorqua.

— Une année. Il faudra qu'elle prenne la peine d'attendre !

— Oh elle attendra.

— Un an, alors.

Le Seigneur de Guerre se releva, et sans dire un mot de plus, tourna les talons et partit. Une fois sûre qu'il avait quitté la demeure, la vieille dame prit la parole.

— Cela nous laisse un an pour tout préparer. Monsieur Yee, s'il vous plaît, envoyez un message à Bok Chau.

Puis elle se tourna vers sa protégée.

— Mon nom est Ng Mui. Je suis une nonne du temple de la Grue Blanche. Viens me voir demain dès l'aube, devant les portes du monastère. Une année, ce n'est pas long. Nous devons travailler dur.

Le lendemain, Wing Chun prit la route pour aller au monastère. C'était un endroit un peu éloigné de son village, accroché à la montagne. Il n'était pas très grand, et peu de moines y séjournaient. Elle s'étonnait d'ailleurs qu'une nonne de ce monastère soit descendue jusque dans la vallée. Elle trouva Ng Mui dans un petit jardin, juste devant les portes. La vieille nonne se tenait immobile, les jambes écartées au niveau des épaules, les genoux pliés, son poing droit tiré vers l'arrière au niveau de sa taille, sa main gauche ouverte devant sa poitrine. L'expression de son visage montrait à quel point elle était concentrée. Tandis qu'elle l'observait, Wing Chun remarqua qu'en réalité, la religieuse ne se tenait pas immobile. Lentement, trop lentement pour qu'on puisse le remarquer, sa main gauche avançait progressivement. Fascinée, elle s'assit sur un banc et la regarda.

Ng Mui finit son exercice. Le visage trempé de sueur, elle fit signe à Wing Chun de la rejoindre.

— C'est à ton tour de t'entraîner. Je sais maintenant pourquoi mes pas m'ont guidée jusqu'ici. Je pensais qu'il s'agissait seulement de malchance quand la guerre contre les Mandchous m'a chassée de chez moi. Mais je sais maintenant que j'ai été envoyée ici pour enseigner.

Wing Chun, qui se tenait debout devant elle, l'écoutait attentivement. Ng Mui la regarda alors droit dans les yeux. Un regard dur, sur un visage à l'expression soucieuse. D'une voix plus douce, elle poursuivit.

— Tu as une année pour apprendre comment retourner la violence, la puissance et la force brutale contre elles-mêmes. Viens là. Tiens-toi comme ceci !

Et ainsi débuta l'entraînement de Yim Wing Chun. Le printemps fit place à l'été. Chaque matin, Wing Chun gravissait la montagne jusqu'au jardin du monastère. L'été s'acheva. Ses coups de poings comme ses coups de pieds progressèrent en vitesse et en puissance. L'hiver recouvrit le jardin de neige et de glace, et Wing Chun apprit à garder ses pieds sous son centre de gravité tout en se déplaçant rapidement et sans effort. L'hiver céda au printemps. Le jour du mariage approchait. Lorsque vint le moment de la dernière leçon, Ng Mui s'adressa à son élève.

— Il est temps. Écris au Seigneur de Guerre que nous avons besoin de le voir au sujet de détails de dernière minute.

Le Seigneur de Guerre arriva en ville, monté une fois encore sur son puissant cheval. Wing Chun leva les yeux vers lui. Vers la lourde armure couvrant ses énormes muscles, vers l'épaisseur de son cou et la taille de ses mains. Il descendit de sa monture et s'approcha de Wing Chun, encadrée par son père Yee et Ng Mui. Le Seigneur de Guerre paraissait encore plus répugnant quand dans ses souvenirs.

— Que signifie "détails de dernière minute" ? Qu'y a-t-il de si important qui ne pouvait attendre le lendemain du mariage ?

Ng Mui s'avança vers la brute, qui la toisa avec arrogance.

— C'est une question d'honneur. Vous voyez, Yim Wing Chun est membre d'une société secrète d'artistes martiaux.

Le seigneur haussa un sourcil, étonné. Il jeta un rapide regard à Wing Chun qui attendait à côté, intrigué, avant de revenir à Ng Mui.

— Lorsqu'elle a prêté serment, elle a promis de ne jamais se marier à un homme qui ne serait pas capable de la vaincre dans un combat sans armes.

— Quoi ! C'est ridicule. Je n'ai jamais entendu parler d'une telle chose de ma vie !

— Ce n'est pas surprenant. Peu de personnes en ont entendu parler. La société est secrète, après tout.

— Vous dites que je dois la combattre, me battre contre cette... faible petite chose ?

— Oui. Elle est, comme vous le dites, plutôt petite. Cela ne devrait pas poser de problème à un homme aussi puissant que vous. Une simple formalité, vraiment.

Méprisant, le Seigneur de Guerre s'adressa à Wing Chun.

— Êtes-vous d'accord avec cela ?

Je le dois, Seigneur. Je serais humiliée d'épouser quelqu'un qui n'est pas mon égal.

— Pas votre égal ? Pas votre égal ?! Quelle sottise !

Le seigneur se tourna vers elle, menaçant. Il se sentait insulté, et cela se voyait.

— Je serai heureux de vous écraser afin de vous apprendre le respect envers votre futur époux !

Il fit un signe à son serviteur, retira son épée et son armure, et les empila dans les bras de ce dernier. Il fit rouler sa tête sur ses épaules, secouant ses muscles et sautillant sur place pour s'échauffer.

— Finissons-en rapidement avec ces absurdités. Ce serait dommage d'abîmer un si joli visage juste avant le mariage.

Wing Chun se tenait debout au milieu de la rue. Elle faisait face au Seigneur de Guerre avec calme. Inclinant la tête, elle avança légèrement vers lui, puis leva ses mains devant elle. La foule commença à se rassembler. Le seigneur réduisit la distance d'un pas assuré. Il leva les mains et attaqua, visant la taille de la jeune femme. Wing Chun pivota, esquivant l'attaque, et à la dernière seconde lança un coup de sa jambe arrière. Le Seigneur de Guerre s'étala les bras en croix dans la poussière. Il se releva en grognant, retira la poussière de ses genoux et lança un regard furieux à Wing Chun. Elle croisa son regard sans sourciller, répliquant par le calme et la concentration. Il s'approcha à nouveau, prudemment cette fois. Abaissant la garde de la jeune femme, il lui lança un coup violent à la tête. Wing Chun utilisa le geste de la baisse de sa garde, passa sous le direct et frappa d'un violent coup de poing les côtes de son adversaire. Celui-ci poussa un grognement de douleur et recula. En se frottant les côtes, il glissa la main jusqu'à sa botte et en retira une dague. Lorsqu'il releva la tête, son visage était tordu de rage, et ses yeux assassins dardaient la jeune femme avec haine.

— Je vais te tuer avant que tu ne me battes !

Il chargea en poussant un rugissement, dirigeant la pointe de la dague vers le ventre de Wing Chun. Comme une porte qui s'ouvre, la jeune femme pivota sur ses talons, esquiva l'attaque avec aise, et le frappa violemment à la gorge. La force avec laquelle le Seigneur de Guerre avait attaqué augmenta la puissance de l'impact. Ses pieds décolèrent du sol.

Il s'écroula, suffoquant, le corps secoué de soubresauts. Ses domestiques se précipitèrent à son aide. Ng Mui les écarta et s'agenouilla à côté de lui. Elle retira les mains de sa gorge et l'examina. Après quelques secondes, elle se releva, toisant le corps étalé dans la poussière avec une expression mêlée de dédain de tristesse.

— Il vivra. Emportez-le. Il n'est pas digne de mon élève.

Les serviteurs s'empressèrent de ramasser leur maître et s'en allèrent. Ng Mui se tourna vers sa disciple, qui regardait son père avec un grand sourire. En s'avançant vers eux, elle se dit que le seigneur aurait pu perdre bien plus que sa fierté dans cette affaire. Si Wing Chun s'était entraînée ne serait-ce qu'un mois ou deux de peu plus, elle aurait sûrement pulvérisé sa gorge. Une petite année encore et les cervicales n'auraient sans doute pas tenu. Elle s'approcha d'eux, souriante.

— Voilà qui règle notre problème.

Grand-Mère, je ne sais pas comment vous remercier !

— Ce n'est pas la peine jeune fille. Je te suis reconnaissante d'avoir accepté l'enseignement que je t'ai offert. Tu es libre de venir me rendre visite autant que tu le souhaites au monastère. Tu es une élève talentueuse, Wing Chun. Je serai heureuse de t'aider à t'épanouir.

Après cet événement, Ng Mui se retira au temple, et Wing Chun et son père rentrèrent chez eux. Chacun retrouva son quotidien, et plusieurs semaines passèrent. Wing Chun continuait de se rendre au temple tous les matins à l'aube, et s'entraînait aux côtés de la vieille nonne jusqu'au zénith. Elle rentrait ensuite pour s'occuper de la boutique de son père. Et vint enfin le jour où Bok Chau rentra au village. Il se précipita à la boutique de la famille Yim, mais Wing Chun s'entraînait au monastère. Lorsqu'il arriva au temple en courant, Wing Chun fut tellement surprise de le voir qu'elle resta suspendue dans son enchaînement, sans voix. Bok Chau, qui peinait à retrouver son souffle tant il avait couru vite, remarqua à peine la vieille femme qui se tenait en retrait. Encore haletant, il s'écria.

— Wing Chun ! Dis-moi que je n'arrive pas trop tard !

La jeune femme baissa sa garde et se redressa. Elle regardait Bok Chau, toujours sans voix, stupéfaite.

— J'ai reçu la lettre de ton père, et je suis rentré le plus vite possible. S'il te plaît, dis moi qu'il n'est pas trop tard !

Wing Chun sentit l'émotion la submerger. Les larmes lui montèrent rapidement aux yeux alors qu'elle courait vers le jeune homme. La boule dans sa gorge disparut lorsqu'elle s'élança dans les bras de Bok Chau qui, surpris, la rattrapa au dernier moment. Les deux amants tombèrent dans l'herbe du jardin, Wing Chun serrant Bok Chau de toutes ses forces, pleurant à chaudes larmes, lui parlant avec peine, la voix cassée, secouée de sanglots.

Il ne sera jamais trop tard, Bok Chau. Que tu arrives un jour, une semaine, un mois, même un an après, il ne sera jamais trop tard. Je pourrais attendre une vie ne serait-ce que pour passer quelques secondes à tes côtés...

D'abord surpris, Bok Chau se détendit, un léger sourire attendri se dessinant sur son visage. Sans dire un mot, il enlaça la frêle jeune femme qui sanglotait contre son torse, agrippée à lui. Les deux jeunes restèrent ainsi un moment, sous le regard bienveillant de Ng Mui. Quelques minutes après, les amants se relevèrent, embarrassés. Bok Chau interrogea alors Wing Chun sur le déroulement des événements. Les deux femmes lui racontèrent toute l'histoire : le serviteur, l'irruption du Seigneur de Guerre, la rencontre de Ng Mui, puis l'initiation et l'entraînement intensif de Wing Chun. Quand cette dernière raconta sa confrontation avec le Seigneur de Guerre, Bok Chau la regarda, médusé. Une fois qu'elles eurent fini, il se tourna vers la vieille nonne.

— Mais... Le Seigneur de Guerre ne risque-t-il pas de revenir pour se venger ?

— Je pense qu'il a compris la leçon. Et quand bien même ce ne serait pas le cas, il sait ce qui l'attend. En à peine quelques semaines, Wing Chun est déjà bien meilleure que ce qu'elle était quand il l'a affrontée.

— Je ne sais comment vous remercier...

— Nul besoin de me remercier. Vous voir ensemble suffit à réchauffer mon vieux cœur. Et puis j'ai gagné une excellente disciple.

Ng Mui glissa un regard entendu à la disciple en question, qui y répondit par un sourire éclatant. Wing Chun se tourna alors vers Bok Chau et lui demanda s'il voulait lui aussi apprendre. D'abord hésitant, il finit par accepter avec joie. Wing Chun entreprit donc de lui transmettre tout ce qu'elle avait appris, en y ajoutant quelques petites touches personnelles tirées du peu d'expérience qu'elle avait. Son fiancé devint ainsi son premier disciple, le premier d'une longue série.

Plusieurs mois s'écoulèrent. Bok Chau assimilait les techniques que lui enseignait Wing Chun, tandis qu'elle-même continuait d'apprendre auprès de Ng Mui. La vieille nonne lui avait expliqué que l'art qu'elle lui avait transmis n'était connu de personne d'autre, car c'était elle qui l'avait créé. Un art martial sans nom, inspiré de la grue et du serpent, destiné à donner aux personnes sans grande puissance physique les moyens de rivaliser avec les plus forts. Wing Chun était donc la première disciple de ce style et en tant que telle, elle se devait de l'affûter et de le perfectionner. Ng Mui lui apprit à observer son environnement avec plus de profondeur, à s'accorder avec lui, à respecter tout ce qui l'entourait et à s'en inspirer pour parfaire son art. Wing Chun était une élève très douée, et sa maîtrise des arts martiaux s'améliorait rapidement.

Enfin, quelques mois encore après le retour de Bok Chau, on annonça le mariage des deux jeunes amants. L'histoire s'étant répandue comme une traînée de poudre dans les environs, le jeune couple était devenu très populaire dans le village et ses alentours. Ng Mui prit également part aux préparatifs, monsieur Yim Yee étant débordé par la préparation des liesses. C'était sans doute la première fois qu'autant de monde se mobilisait pour célébrer un mariage dans le village, et certains moines du temple de la Grue Blanche descendirent même rendre visite aux villageois pour l'occasion. La fête arriva bien vite et fut célébrée en grande pompe. Selon la tradition, Wing Chun, vêtue d'une longue robe rouge, se rendit chez la famille de Bok Chau. Arrivée sur place, ils prièrent tous les deux avant de se couper les cheveux. Ces mèches étaient destinées à être précieusement conservées, en guise de gage d'amour. Après ces cérémonies d'usage, la place fut laissée au banquet. Les festivités se poursuivirent tard dans la nuit, et la liesse qui s'était emparée du village ne fit qu'en repousser les limites.

Au matin, tout le monde fut réveillé par un monstrueux fracas venu du flanc de la montagne. Des clameurs s'élevaient depuis le monastère. Les villageois se rassemblèrent pour essayer de voir de quoi il s'agissait, mais dans l'ombre du mont Emei personne ne pouvait distinguer clairement la troupe d'hommes en armes qui s'étaient massée devant les portes du temple. Alors que Bok Chau et Wing Chun commençaient à s'avancer pour aller vérifier sur place, une nouvelle détonation se fit entendre, suivie de clameurs plus fortes encore. Un nuage de fumée s'éleva depuis le temple, éclairé par les quelques rayons de soleil matinaux qui perçaient entre les cimes. Les deux jeunes mariés remarquèrent alors que Ng Mui n'était plus avec eux. Paniqués, ils se précipitèrent vers le monastère, se débarrassant comme ils pouvaient des vêtements d'apparats qu'ils portaient encore, déchirant le tissu qui gênait leur course. Ils furent suivi par quelques hommes du village, dont le père de Wing Chun.

En arrivant sur place, ils identifièrent rapidement ce qui avait causé un tel vacarme. Devant la porte du monastère, piétinant le jardin du temple, une cinquantaine d'hommes en armure se tenaient prêts, l'arme au clair. On pouvait voir qu'une partie du mur qui composait l'enceinte du temple avait été explosée. Le parfum de la poudre avait envahi les lieux. Le mur n'était pas percé, mais de nombreuses pierres avaient volé en éclat suite à l'explosion. Face à la porte du temple se tenait un grand homme, monté sur un cheval. Wing Chun reconnut immédiatement le Seigneur de Guerre. Face à lui, une petite dame le fixait avec une sévérité à faire transpirer les pierres.

— Sur ordre de l'empereur Kangxi, ce temple doit être rasé ! Écarte toi, où je te passe dessus !

— Vous ne raserez rien du tout, pas plus que vous ne me tuerez.

— Garde ta salive vieille. C'est à l'empereur que tu t'opposes.

— Je ne vois aucun empereur ici. Seulement un homme dont la fierté blessée le pousse à des extrémités déshonorantes.

Un murmure parcourut la troupe armée qui s'était tue pour écouter l'échange. Derrière, cachés en contrebas, Wing Chun, Bok Chau et les autres villageois observaient la scène, silencieux. Il fallait qu'ils interviennent, mais impossible de se frayer un passage au milieu des hommes en arme. Wing Chun se tourna vers Bok Chau.

Nous pouvons contourner le temple, nous connaissons l'endroit.

— Mais personne ne peut nous suivre par là, y aller à deux c'est de la folie !

Ng Mui s'oppose à ce rustre toute seule, alors qu'ils sont plus de cinquante et armés jusqu'aux dents ! Et tu voudrais que je reste comme ça à regarder ?! Nous devons au moins la rejoindre. Les autres attendront ici.

— Et qu'est-ce que tu comptes faire une fois sur place ?

Wing Chun ne répondit pas. Une autre détonation se fit soudainement entendre, plus violente que la précédente. Tout se mit à trembler, et par-dessus le vacarme on entendait le Seigneur de Guerre hurler, suivi par une nouvelle clameur.

— Tu m'as déjà défié une fois, femme ! Tu recommences, tu n'en sortiras pas vivante !


Partie seconde
La Guerre des Ming



Les seuls bruits qui résonnaient sur la rivière des Perles étaient le clapotis des vagues et le grincement des planches de bois. Dans l'aube brumeuse, les jonques aux voiles rouges du peuple Hakka sillonnaient tranquillement le cour d'eau sans que rien ne vienne perturber leur progression. Sur l'un de ces bateaux, Wing Chun se réveillait doucement. À ses côtés, Bok Chau dormait encore profondément. Elle se leva silencieusement et se dirigea sur le pont de la petite embarcation.

Cela faisait deux ans qu'ils avaient quitté leur village perdu dans le Sichuan. Ils avaient tout laissé derrière eux sans se retourner, partant vers le Sud pour rejoindre les combats contre l'envahisseur Mandchou.

Wing Chun s'installa à un endroit assez spacieux du bateau, légèrement surélevé. Profitant de l'espace laissé par les voiles rabattues, elle se mit en position et commença ses exercices quotidiens. Comme chaque matin, elle avait besoin de faire le vide en elle en exécutant les enchaînements qui lui avaient été transmis par Ng Mui. Ceux-là mêmes qu'elle l'avait vue pratiquer la première fois qu'elle s'était rendue au temple Bak Hok Jee afin d'y recevoir son entraînement. Lentement, elle laissa son esprit se libérer tandis que son corps commençait sa lente, très lente danse.

Lorsqu'ils étaient partis, Ng Mui les avait laissés l'accompagner. À trois ils étaient descendus jusque dans la région du Guangxi, à l'extrême Sud de la Chine. Là, ils étaient entrés en contact avec plusieurs opposants à la dynastie Qing. Ng Mui put d'ailleurs revoir de vieilles connaissances, des moines qui, comme elle, avaient dû fuir les temples sous la pression de la conquête mandchoue. De là, avec l'aide apportée par leurs nouveaux alliés, ils partirent à l'Est vers le Guangdong, à la frontière de la région de Fujian. À proximité du delta de la rivière des Perles, les affrontements pour le contrôle du Sud de la Chine et l'éradication des dernières poches de résistance étaient intenses. En arrivant sur place, ils eurent la mauvaise surprise d'apprendre que le dernier héritier direct de la dynastie Ming du Sud, Zhu Youlang, avait été capturé et exécuté par les Mandchous quelques mois auparavant. Nous étions alors au tout début de l'année 1663, et l'empereur Kangxi, malgré son jeune âge, se révélait déjà être un ennemi redoutable.

Bien que l'empereur lui-même ne fut sans doute lui-même pas à l'origine de ces décisions, le pouvoir des Quing était de plus en plus important. Ils avaient commencé à fédérer les Mongols à l'Ouest, leur permettant ainsi de sécuriser une partie des terres déjà conquises pour se concentrer sur la guerre contre le Sud, ce qui n'arrangeait en rien les affaires des partisans des Ming. Ces derniers, à présent sans héritier à porter au trône, se battaient désormais uniquement pour faire chuter les Quing et récupérer Pékin. Ou au moins pour retarder la domination mandchoue qui arriverait inévitablement sur leurs terres.

Pour remédier à cela, Wing Chun et Ng Mui décidèrent de mettre en place une nouvelle stratégie : elles fondèrent, avec Bok Chau, une société secrète visant à aider les partisans des Ming dans leur lutte depuis les ombres. En repensant à l'épisode avec le Seigneur de Guerre, le clin d'oeil ne manqua pas de les faire sourire. Ils décidèrent de donner au groupe le nom de la jeune femme, Yim Wing Chun, afin de brouiller les pistes. Avec ce nom, quelqu'un de l'extérieur pouvait comprendre que le groupe faisait référence aux Ming, en utilisant les symboles de la renaissance et de l'éternité. Mais cela permettait aussi de laisser un flou quant à la forme véritable de Yim Wing Chun, qui était un nom pouvant être attribué à une personne. Il était ainsi difficile pour les ennemis de deviner la nature de ce à quoi pourrait référer Yim Wing Chun si jamais ils devaient découvrir ce nom.

La société secrète naissante s'installa sur la rivière des Perles, parmi le peuple Hakka, qui vivait le long du cours d'eau et naviguait sur de grandes jonques aux voiles rouges. Ici, Wing Chun commença à dispenser un entraînement à ceux qui le désiraient, de la même manière qu'elle l'avait reçu de Ng Mui. Sans le savoir, c'est à ce moment-là qu'elle planta les graines de ce qui deviendrait, après sa mort, le style qui porterait son nom : le wing chun.

Avec la proximité de la guerre, les nombre de disciples grossit rapidement parmi les Hakkas. Wing Chun et Bok Chau s'intégrèrent très vite au peuple des rivières, et ils furent rapidement considérés comme faisant partie des leurs. Les enseignements de Wing Chun étaient dispensés à tous, afin d'apprendre aux habitants à se défendre. Mais cela permettait aussi à Ng Mui de repérer les meilleurs élèves, ceux qui intégreraient la société secrète pour prendre par à la guérilla menée contre les Qing. Ils avaient d'ailleurs trouvé la couverture parfaite pour se déplacer facilement dans la région tout en restant à l'abri des soupçons. Ce furent les Hakkas qui la leur présentèrent : la Jonque Rouge était une troupe d'opéra cantonnais qui jouait des représentations dans toute la région. Le hasard faisant bien les choses, cette troupe était d'origine Hakka, et ils furent heureux d'accueillir Wing Chun et son mari dans leur petit groupe d'artistes itinérants.

Ils jonglèrent ainsi entre les deux facettes de la société secrète pendant quelques années, acteurs d'opéra itinérants le jour, combattants de l'ombre la nuit. Ils menèrent de nombreuses opérations contre les troupes ennemies, sous la couverture de la Jonque Rouge ou en taillant directement dans les rangs de l'armée mandchoue. De raid en raid, d'assassinat en assassinat, ils réussirent à maintenir un statu quo entre les forces des deux dynasties pendant un certain temps, évitant ainsi la chute des forces Ming qui ne tenaient plus que par miracle.

De son côté, Wing Chun continua de travailler son art martial. Elle poursuivait son enseignement, toujours enthousiaste à l'idée de partager son savoir. Les nombreux échanges qu'elle eut avec les habitants et la vie quotidienne sur les jonques auprès des Hakkas eurent une influence certaine sur l'évolution et l'enrichissement de son style. Certains outils des bateliers se révélèrent être des armes éventuelles dont ils apprirent à se servir pour le combat. Ce fut le cas pour les couteaux papillons ou, plus étonnant, pour la perche. Wing Chun perfectionnait son style en se basant sur les enseignements de Ng Mui, observant son environnement, travaillant ses mouvements afin de les aiguiser, s'inspirant de ce qui l'entourait et apprenant à chaque occasion. L'art martial sans nom se complexifiait et gagna encore en efficacité et en technique.

Pour atteindre l'empereur, qui ne sortait jamais de la Cité Interdite, il fallait que Yim Wing Chun et la troupe de la Jonque Rouge rejoignent Pékin. Pour ce faire, Ng Mui avait pris contact avec des moines d'un monastère de la capitale dans lequel elle avait eu l'occasion de pratiquer plusieurs années lorsque les Mings étaient encore au pouvoir. Ils s'étaient arrangés pour leur donner un accès à la ville et, surtout, un endroit qui pouvait leur servir de base. Pour la suite, ils avaient d'abord envisagé d'utiliser leur couverture habituelle d'artistes d'opéra, mais ils réalisèrent rapidement que ce ne serait pas possible. Une troupe si modeste, et originaire d'un territoire considéré comme ennemi, ne pourrait jamais pénétrer l'enceinte du palais, et encore moins faire une représentation pour l'empereur. De plus, compte tenu du nombre de gardes sur place, et de l'immensité de la Cité Interdite, il leur serait très difficile de s'en prendre à Kangxi de cette manière. Non, ils allaient devoir faire autrement.

Ng Mui était partie à Pékin avec quelques semaines d'avance pour préparer le terrain. C'était maintenant au tour de Wing Chun et des siens de prendre la route pour la capitale impériale. À cette fin, elle avait sélectionné quelques-uns des combattants les plus prometteurs de leur petite troupe. Puisque la finesse et le déguisement ne passeraient pas, il fallait miser sur l'efficacité et la stratégie. C'est donc accompagnée de son mari Bok Chau, quelques vétérans et les artistes de la Jonque Rouge qu'elle partit pour Pékin.

Le soleil s'élevait doucement dans le ciel, ses rayons éclatants arpentant lentement les toits de la cité. Dans la cour du monastère, Wing Chun finissait son entraînement, concentrée. L'air frais qui soufflait au-dessus du temple portait avec lui les odeurs et les premiers bruits de la ville qui agitaient une matinée qui s'annonçait tranquille. La jeune femme se crispa, interrompant son mouvement. Elle mit quelques secondes à reprendre sa concentration avant de débloquer son souffle, laissant l'air s'échapper lentement entre ses lèvres. Cela faisait une petite semaine qu'elle était arrivée à Pékin avec la Jonque Rouge, et bien qu'elle ait déjà eu l'occasion de traverser quelques villes, le vacarme permanent de la capitale lui portait étrangement sur les nerfs. Plus que la cité elle-même, elle regrettait de ne pas avoir le calme naturel auquel elle était habituée pour pratiquer ses exercices.

Elle finit son enchaînement puis rejoignit les quartiers. Elle parcourait les couloirs vides, pour ne pas dire déserts, du monastère. Cela l'avait étonnée les premiers jours. Elle s'attendait à croiser d'autres moines, même à cette heure. Seulement, pas un bruit de pas, ni même une prière ne venait perturber le calme pesant qui planait sur le monastère. L'endroit semblait presque abandonné. Après s'être rafraîchie, elle prit un peu de temps pour aller méditer au calme dans le temple. Elle croisa quelques personnes qui s'y étaient rassemblées et s'installa sans dire un mot. Wing Chun avait besoin de faire le vide dans son esprit pour se préparer.

La mission devait avoir lieu le soir même. N'ayant presque aucune ouverture, ils avaient planifié de frapper rapidement, peu de temps après leur arrivée, pour profiter au maximum de l'effet de surprise avant que leur présence ne soit découverte. Ils n'étaient pas parvenus à trouver d'occasion propice, il leur fallait donc s'infiltrer sans que la situation leur soit favorable d'une quelconque manière. Toutefois, les gardes de l'empereur Kangxi ne devait pas s'attendre à ce que des guerriers Ming se trouvent dans leurs murs. Le front était maintenant plutôt éloigné de Pékin, et cela faisait plusieurs années que le mouvement s'essoufflait. Le dernier héritier de l'ancienne dynastie disparu, ses partisans avaient de moins en moins la force de se battre.

Entrer dans la Cité Interdite ne fut pas une partie de plaisir. Bien que la zone que la garde devait couvrir soit immense, le palais à l'origine bâti pour les Mings était une véritable forteresse. Yim Wing Chun parvint à néanmoins à s'introduire dans l'enceinte impériale sans se faire repérer. La petite équipe se sépara en trois groupes afin de couvrir rapidement la distance qui les séparait du coeur du palais. Wing Chun, Ng Mui et Bok Chau prirent chacun la tête d'un trio, et chacun partit vers le pavillon impérial en empruntant un itinéraire différent. En divisant les effectifs ils étaient moins repérables, et ils espéraient qu'en faisant ainsi au moins un des groupes parviendrait à atteindre le palais avant que l'alerte ne soit donnée.

Wing Chun et ses deux compagnons réussirent à atteindre le pavillon impérial. Il était encore tôt dans la soirée, et les rondes de nuit se mettaient doucement en place. La Cité Interdite toute entière était plongée dans le silence, et rien ne venait perturber le calme qui planait. On n'entendait que quelques voix lointaines et le bruissement du vent qui caressait les toits du palais. Les premières exclamations de surprise furent rapidement étouffées à l'aide de méthodes qui avaient fait leurs preuves. Enfoncer la gorge d'un homme avec un coup rapide est un moyen efficace d'éviter les ennuis lors d'une mission qui exige d'être discret. Rapidement, la petite équipe fit le tour du bâtiment afin de trouver une entrée par laquelle se glisser. Il leur fallait agir vite, ou les corps des sentinelles seraient vite découverts. Mais le pavillon n'offrait presque aucun moyen d'accéder à l'intérieur à l'exception bien sûr de la grande porte.

C'est à ce moment-là qu'ils entendirent des éclats de voix venant de l'entrée du pavillon. Ils se précipitèrent sur place tout en essayant de rester le plus discrets possible. Devant le palais, ils découvrirent un groupe d'hommes armés qui semblaient être aux aguets. L'arme tirée, ils étaient rassemblés autour d'un homme qui ressemblait à un notable richement vêtu. L'homme se tenait droit, fier, une main posée sur la garde de l'épée qu'il portait au côté, comme s'il attendait quelque chose. De ce que pouvait deviner Wing Chun, il semblait assez âgé, sans doute une cinquantaine d'années, voire plus. Ce n'était donc sûrement pas l'empereur. Mais que faisait cet homme ici à cette heure, et pourquoi était-il accompagné d'une telle escorte si près des quartiers de l'empereur ?

C'est alors que Wing Chun aperçut, à l'opposé de leur position, un corps étendu sur le sol. L'un des leurs s'était fait repérer et l'avait payé cher. Cela expliquait pourquoi l'escorte et le notable étaient autant sur leur garde. Elle pesta intérieurement. L'infiltration était un échec, et même s'il était impossible pour les gardes de savoir combien de personnes avaient pénétré dans l'enceinte du palais, ils s'attendaient sûrement à en voir d'autre. Néanmoins, pour une raison qu'elle ignorait, l'alerte n'avait pas été donnée et cela la troublait la troubler. La mission était déjà assez désespérée comme ça, et maintenant ils devaient composer avec une variable des plus inattendues. Qui plus est, le notable l'inquiétait réellement. Malgré ses habits riches, il avait la stature d'un chef militaire, et sans doute aussi l'âge qui allait avec. Elle essaya de fouiller dans sa mémoire en espérant y trouver une quelconque information, mais de toute évidence elle ne savait rien de lui. Tout ce qui ne concernait pas le front de la guerre contre les Mandchous lui était presque inconnu à vrai dire. Elle fit discrètement signe à ses coéquipiers de se disperser pour trouver leurs autres compagnons. Le groupe auquel appartenait leur camarade attrapé ne devait pas être bien loin.

Alors qu'elle cherchait un moyen d'esquiver le groupe de gardes, un mouvement dans l'embrasure lumineuse de l'entrée du pavillon attira son attention. Elle ne fut pas la seule à s'en rendre compte, car le notable fit volte face, l'épée à moitié tirée. Mais il ne vit rien. Apparemment, un ou plusieurs intrus avaient réussi à se faufiler à l'intérieur du palais en se glissant dans leur dos. Le notable donna un ordre sec, et ils se précipitèrent à l'intérieur du bâtiment pour poursuivre les intrus. Wing Chun leur emboîta le pas de loin en longeant les murs, se déplaçant le plus silencieusement possible. Une fois à l'intérieur, elle suivit les bruits de pas lourds des hommes et la voix autoritaire du notable qui était à leur tête. Malgré le fait qu'elle continuait d'être inquiétée par la présence et l'identité de ces gens dans le pavillon personnel de l'empereur, ils lui offraient une bonne ouverture, même si de fait leur présence avait été révélée. Raison de plus pour agir vite.

Elle suivit ainsi de loin le groupe pendant quelques minutes, ne croisant âme qui vive, jusqu'à arriver dans une salle plutôt large. À peine entré dans la salle, le groupe poussa un cri de surprise et Wing Chun entendit plusieurs armes sortir de leur fourreau. Elle se précipita, anticipant la confrontation, et découvrit en pénétrant dans la salle que deux de ses compagnons, dont Bok Chau, avaient lancé l'attaque. Wing Chun ne savait pas ce qui les avait poussés à s'attaquer à ces hommes, mais visiblement la situation exigeait qu'elle intervienne. Elle se jeta dans la mêlée, prenant les hommes par surprise pour rejoindre son mari. Il était trop tard pour espérer profiter de la surprise. Mais alors qu'elle venait de les rejoindre, une voix fluette mais forte se fit soudain entendre.

— Oboi ! Que signifie ceci ?!

Instinctivement, Wing Chun se décala sur le côté et se remit en garde, observant le groupe qui était apparu derrière les gardes. Elle réalisa rapidement pourquoi ces derniers s'étaient immobilisés et se contentaient à présent de tenir les intrus en respect en pointant leurs armes vers eux. L'empereur et sa garde personnelle venaient de faire irruption dans l'endroit. Le notable fit volte face et s'aplatit devant l'adolescent qui le regardait avec un air supérieur.

— Mon empereur ! Ces intrus ont pénétré le palais, sans doute pour s'en prendre à vous.

— Je me doute bien qu'ils ne sont pas venus par hasard Oboi. Mais comment ont-ils pu si facilement parvenir jusqu'à ce pavillon ? Et que faisais-tu ici ?

— Je vous assure que je ne...

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase D'un geste, l'empereur fit signe à sa garde personnelle d'encercler le notable, les gardes qui l'accompagnaient ainsi que Wing Chun et ses compagnons. Mais au moment où ceux-ci s'avancèrent vers eux, Wing Chun vit une silhouette surgir des ombres et se jeter sur le jeune homme. Oboi, qui l'avait également vu, se jeta également en avant, fauchant Ng Mui dans son saut. Ils chutèrent sur le sol. La vieille combattante se releva immédiatement sautant de nouveau vers l'empereur, que sa garde étaient revenue protéger. Ng Mui se mit à virevolter dans tous les sens, distribuant des coups et utilisant des mouvements que Wing Chun n'avait jamais vus auparavant. Elle mit rapidement la plupart des hommes hors combat, et la jeune femme rejoignit rapidement son maître avec ses compagnons. Peu de temps après, il ne restait plus qu'Oboi et quelques hommes pour les séparer de leur cible.

Le notable se jeta avec son épée sur Ng Mui, qui était un peu en avant. Cette dernière l'accueillit comme il se devait, usant à nouveau des mouvements étranges et fluides que Wing Chun l'avait vue utiliser juste avant. Mais le vieil homme, bien qu'en difficulté face à la nonne, semblait tenir le coup. Il devait avoir une certaine expérience du combat, sans doute un général Mandchou à voir la façon dont l'empereur s'était adressé à lui. Ce dernier se tenait d'ailleurs en retrait, protégé de près par ses hommes. Wing Chun regarda autour d'elle, mais l'endroit n'offrait pas assez d'ouvertures pour qu'elle puisse contourner le duel pour l'attaquer directement. Elle reporta donc son attention sur le combat.

Ng Mui commençait à fatiguer. Elle avait beau être une combattante d'exception, elle n'était plus aussi endurante qu'elle avait pu l'être dans sa prime jeunesse. Mais en face, Oboi semblait encore plus mal en point. Il semblait se refuser à bouger, comme pour rester entre la nonne et son empereur. Sans doute voulait-il faire bonne figure devant lui. Mais tenir la même position face aux assauts de Ng Mui semblait l'épuiser, et il ne tarda pas à faire une erreur. La combattante en profita, fonçant dans l'ouverture, et lui asséna un coup furieux dans l'épaule. On entendit un craquement significatif, et l'homme lâcha son arme en s'effondrant au sol dans un cri de douleur. Ng Mui sauta immédiatement vers l'empereur en criant.

— C'est à ton tour maintenant, imposteur !

Ils virent trop tard l'éclat métallique du tube pointé vers elle. La détonation résonna dans le pavillon. Ng Mui fut stoppée net dans son élan. Sa disciple hurla et s'élança en avant pour attraper le corps de son vieux maître avant qu'il ne heurte le sol. Elle s'écroula lourdement dans ses bras, respirant difficilement, toussotant et crachant du sang. Les yeux de Wing Chun commençait à se remplir de larmes alors qu'elle redressait le corps de la vieille nonne. Le sang qui s'écoulait de son ventre était en train de s'imprégner sur son vêtement noir, gouttant sur le sol. Les mains de sa disciple en furent vite recouvertes alors qu'elle inspectait la blessure, confuse et paniquée. Bok Chau restait en retrait, ses yeux enragés rivés sur l'empereur et ses gardes. L'un d'entre eux tenait à la main l'arme qui avait servi à blesser Ng Mui. Elle fumait encore. L'odeur de la poudre planait sur la scène, se mêlant à celle du sang et de la peur. L'endroit ressemblait beaucoup trop à un champ de bataille.

L'empereur lança un ordre sec de sa voix encore juvénile. Ses hommes se déployèrent à nouveau en arc de cercle, pointant leurs armes vers les intrus et vers le notable au sol. Wing Chun, qui avait du mal à retenir ses pleurs, essayait vainement d'arrêter l'hémorragie qui vidait la vieille femme de ce qui lui restait de vie. Cette dernière serrait les mains de sa disciple et murmurait à son oreille. Elle respirait à avec peine.

— Il semblerait... que ce soit l'heure... de ta dernière... leçon...

Maître ne parlez pas ! Gardez vos forces…

— Il est trop tard ma petite... Je pense que j'aurai tout... le temps de me reposer... après ça...

Ng Mui faisait peine à voir. Elle perdait des couleurs à mesure que sa vie lui échappait. Dans le pavillon, un silence pesant régnait. L'empereur lui-même regardait la scène sans mot dire, protégé par deux gardes tandis que les autres pointaient toujours leurs armes vers le groupe d'intrus. Wing Chun serrait les mains de la vieille femme, comme pour essayer de la maintenir près d'elle, le visage larmoyant, tandis que cette dernière peinait à trouver son souffle. La voix du jeune empereur s'éleva alors.

— Partez, guerriers de Ming. Je vous laisse la vie sauve pour cette fois, en retour du service que vous m'avez rendu.

Bok Chau, incrédule, tourna les yeux vers l'empereur. Celui-ci regardait fixement les deux femmes effondrées devant lui, au centre du cercle formé par ses hommes.

— Cette nuit, vous m'avez, sans le savoir, aidé à évincer un félon. Un homme qui, pendant des années, profitant de mon manque d'expérience, m'a manipulé afin d'avoir la main sur le pouvoir qui me revenait.

Il leva la tête et regarda Bok Chau, qui croisa son regard. Un regard étonnamment dur pour un aussi jeune homme, dur mais dénué d'agressivité.

— En remerciement pour ce service, je serai magnanime et vous permets de rentrer chez vous sans vous punir pour ce que vous vous apprétiez à faire. Emportez vos morts et vos blessés, et profitez du répit qui vous est donné.

Sa tirade achevée, il tourna les talons et repartit d'où il venait. Deux de ses hommes attrapèrent le corps inanimé d'Oboi et lui emboîtèrent le pas. Les autres restèrent immobiles, toujours menaçants. Bok Chau s'approcha prudemment de sa femme qui tenait toujours la vieille dame serrée contre elle. Il toucha son épaule pour l'en écarter, mais elle se dégagea sèchement. Wing Chun se releva silencieusement, tenant le corps frêle de son maître contre elle. Sans dire un mot, elle se retourna et, portant la vieille femme agonisante, se dirigea vers la sortie sans jeter un regard en arrière. Ses compagnons la suivirent sans rien dire. Le groupe s'échappa silencieusement par la grande porte, escortés par une vingtaine d'hommes armés jusqu'aux dents.

Le retour se fit au pas de course, dans un silence pesant. Ils ne savaient pas combien étaient restés là-bas, et combien avaient pu s'échapper. Lorsqu'ils arrivèrent au temple, Ng Mui fut immédiatement prise en charge par les moines. Wing Chun resta à son chevet tout le reste de la nuit, dissuadant quiconque tentait de lui demander de partir, serrant la main de la vieille dame comme si sa propre vie en dépendait. Les moines et le médecin finirent par partir eux aussi, les laissant seules dans la pièce sombre. Pendant les dernières heures de sa vie, la vieille dame ne cessa de murmurer ses sages paroles à sa disciple, ne s'arrêtant que lorsqu'elle commençait à perdre conscience, revenant à elle au bout de longues minutes de silence durant lesquelles Wing Chun priait en silence pour que le faible pouls qu'elle sentait encore pulser sous ses doigts ne s'arrête pas.

Au petit matin, la porte de la chambre finit par s'ouvrir. Bok Chau, qui avait attendu toute la nuit sur le seuil, se releva lentement. Sa femme passa la porte, le visage dévasté, les mains et les vêtements couverts de sang. Lentement, elle se dirigea vers la petite cours du monastère. Bok Chau la suivit sans rien dire, tandis que les moines entraient dans la pièce pour s'occuper du corps de la défunte. Une fois arrivée dans le jardin du temple, Wing Chun s'avança jusqu'à un endroit spacieux et se mit en position. Immobile, les jambes écartées au niveau des épaules, les genoux pliés, son poing droit tiré vers l'arrière au niveau de sa taille, sa main gauche ouverte devant sa poitrine. Tête baissée, son visage masqué par l'ombre de ses cheveux en bataille, Bok Chau, en retrait, l'entendit prendre une respiration profonde entrecoupée de hoquets. Tremblante, elle amorça son exercice en essayant de contrôler ses mouvements. Elle lutta un moment, retenant ses larmes, ses poings crispés, son corps tendu. En vain.

Elle s'effondra dans un hurlement de douleur et de triste, tombant à genoux, frappant la terre de ses poings. Bok Chau attendit que son cri s'estompe pour devenir un long sanglot de douleur pour s'approcher. Délicatement, il prit sa femme dans ses bras. Celle-ci se débattit, mais il la tenait fermement. Elle finit par céder et s'accrocha tant bien que mal à son étreinte, pleurant à chaudes larmes contre lui.

Les funérailles pour Ng Mui Si Tai furent sobre. Wing Chun s'occupa de veiller l'âme de son maître pendant les trois jours qu'exigeait la tradition. Les cérémonies eurent lieu sur place, car il n'était pas possible de transporter son corps pour le ramener dans une région amie. Une fois cela fait, Wing Chun et les siens se mirent en route pour retourner à la rivière des Perles. Quand Bok Chau, quand la Jonque Rouge et quand les partisans de Ming lui demandèrent ce qu'ils allaient faire à présent, Wing Chun leur répondit à tous la même chose.

Lorsque nous avons pris la route avec Ng Mui Si Tai, nous avons juré de combattre les Mandchous. Je tiendrai cette promesse de continuer de les combattre avant comme après sa mort. Je continuerai de leur arracher ce qu'ils nous ont pris, et de les faire payer pour ceux qu'ils nous ont arrachés.

Après ces événements, la trace de Yim Wing Chun s'effaça. On raconte qu'elle continua de combattre sans relâche les Mandchous, jusqu'à trouver la mort elle-même dans son combat. Pour l'honorer, son mari Leung Bok Chau baptisa le style qu'elle avait légué à des dizaines de disciples en lui donnant le nom de wing chun quan, le poing du printemps chantant. Cet héritage passa de génération en génération, se répandant dans le Sud de la Chine et en Taïwan.

Le mouvement des Mings du Sud s'éteignit lui quelques années plus tard, vers 1680, et l'empereur Kangxi ne trouva dès lors plus d'opposant à son règne. Oboi avait été condamné à la prison à perpétuité, et était mort en cellule quelques mois après son arrestation. L'empereur se révéla être un homme très respectueux de ce qu'avaient apporté les Ming à la Chine, et commanda d'ailleurs à ses érudits un épais volume intitulé La Grande Histoire des Ming, retraçant les siècles de règne de la dernière dynastie des Hans. Il fut également à l'origine de projets de taille, et on lui doit notamment le dictionnaire de caractères chinois le plus complet jamais créé à cette époque. Il mourut en 1722, au terme de 61 ans de règne, soit le plus long de toute l'histoire de Chine.

Ng Mui Si Tai rejoignit les légendes des arts martiaux, de l'histoire de la Chine mais aussi de beaucoup de pays frontaliers. Son histoire fut contée sous bien des noms, et lui furent attribués bien des haut-faits. Elle ressurgit suivant les époques et les peuples, et celle qui fut à l'origine de la création de pas moins de cinq arts martiaux devint "la Nonne des Cinq Pruniers".

Le wing chun se propagea, donnant naissance à plusieurs lignées qui transmirent leur savoir et leur technique jusqu'à nous. L'histoire du style fut illustré par de grands noms des arts martiaux, notamment par les deux qui en ont popularisé la pratique : le grand maître Yip Man, et son très célèbre disciple, Bruce Lee, qui utilisa le wing chun comme base pour développer son jeet kune do, la voie du poing qui intercepte. Le style continue de se transmettre à des disciples de plus en plus nombreux, véhiculant la philosophie et l'héritage de la vie de Yim Wing Chun, premier maître et premier disciple.


A PROPOS DE VOUS


ge : 23 étés
Expérience RP : 10 ans, à peu de choses près, avec quelques pauses.
Les animes/jeux Fate que vous connaissez : Stay Night, les deux UBW, Zero, Kaleid Liner, Extra et CCC, GO, Prototype, Aprocrypha, KnK, Tsukihime, Mahoutsukai… et une autre paire de trucs çà et là (j’ai pu rattraper mon retard avec le potassage intense quand je suis arrivé en V3).
Comment avez-vous connu le forum ? Bah V3. Et en V3 me semble que c’était par l’intermédiaire de quelqu’un qui s’est inscrit moult fois mais n’a jamais fait de fiche.
Quelque chose à ajouter ? : Ma Master c’est la plus mieux bien.
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The beautiful spring
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Dim 7 Aoû - 23:19
Doooonc, des choses à préciser. Avant de passer dans la phase finale de validation qui nécessitera, cher staff, ta participation.

Mais d'abord, je ressentais le besoin de m'exprimer sur un ou deux aspects de la fiche sur lesquels je n'ai pas eu le loisir de m'étendre plus que ça sans que cela ne l'alourdisse grandement (remarquez que le contenu est déjà assez... enfin, voilà quoi).



Les petites stats
Puisqu'il nous est donné la possibilité de stater de nous-mêmes les caractéristiques, je ne m'en suis pas privé. Mais les donner comme ça de but en blanc me semblait un peu pauvre, alors si questions doivent se poser, autant commencer à donner des pistes dès maintenant. Pour toutes ces statistiques, j'ai essayé de me baser sur les caractéristiques du personnage lors de la version précédente et pour celles qui n'étaient pas présentes à l'époque, sur l'idée que j'ai du personnage, bien évidemment.

  • FOR : 2/3
    Première stat et première question. Yim Wing Chun n'est pas une montagne, loin de là, mais elle est tout de même martialiste. Sa force se base sur ses muscles, mais surtout sur l'utilisation qu'elle fait de son corps et de la détente de ses frappes. Malgré un corps de petite taille, elle possédait en V3 une Force de 15.

  • CON : 3/4
    Là encore, une constitution rendue robuste par les années de pratique, mais loin de la muraille humaine. Je l'ai estimée en fonction de la FOR, d'un rang inférieure. Lors de la V3, Wing Chun avait une Constitution de 13.

  • AGI : 1
    Sans surprise ici, l'Agilité de Wing Chun était son gros point fort en V3, avec un score de base de 21 majoré de 5 points la grande majorité du temps. Le Rang 1 me semblait tout indiqué.

  • INT : 2
    Une statistique difficile à estimer. S'il faut s'en remettre à l'intelligence pure, la vivacité d'esprit et l'astuce, Yim Wing Chun a mené une vie de combats et de tactiques, formé nombre de disciples, appris et construit une vie de philosophie et de développement. Je la juge capable d'un grand discernement, envers les personnes comme envers les situations, ainsi que d'une vivacité d'esprit rare et d'une capacité à comprendre son environnement. Sur le plan du savoir, elle n'a que sa sagesse acquise par l'enseignement donné ou reçu durant sa vie, l'expérience gagnée de centaines d'affrontements.

  • MAG : 3/4
    Là aussi, difficile à estimer. Considérant que Yim Wing Chun n'est pas une thaumaturge, je ne peux pas me baser sur ses compétences magiques pour me faire une idée. Toutefois, Yim Wing Chun est une maître martialiste : des années durant elle a travaillé à la circulation de l'énergie dans son corps, sa concentration et son extériorisation, au point de développer des techniques de dégâts internes comme le Kai Hua et de régénération. Une utilisation toute orientale en somme. Sans plus d'indices, j'ai décidé de donner un niveau médian.

  • WIL : 1
    Celle-ci est un peu plus simple : Yim Wing Chun est inflexible. Déjà jeune elle était déterminée, défiant un Seigneur de Guerre sans sourciller, s'engageant dans un conflit d'une grande ampleur qui aura duré des années. Pour les valeurs qu'elle défendait, elle a rejoint les rangs de combattants et dédié sa vie à son art et sa cause, sans faillir. Sa dévotion est également sans faille. Ces aspects s'illustraient par le pouvoir Bravery lors de la version précédente, mais avec l'apparition de cette caractéristique je peux transférer l'image.

  • LCK : 2
    Et pour finir une question très simple : à combien estimez-vous la chance requise pour tomber par hasard sur une maître légendaire des arts martiaux le jour où un seigneur local vous désigne comme épouse forcée ? Combien encore pour que cette dernière intervienne en votre faveur et décide de vous apprendre son art, de vous prendre son son aile et de vous laisser une place à ses côtés une fois votre problème de seigneur réglé ?

Voilà pour ce qui est des caractéristiques.



Les Noble Phantasms
Ça ne sera pas très long ici : le cœur des capacités de Yim Wing Chun se basaient en V3 sur sa capacité à gérer les actions, notamment grâce à une haute agilité qui lui offrait de la défense afin d'assurer ses frappes. Avec le nouveau système, c'est désormais irréalisable, l'AGI ayant un impact majoritairement RP (les liens secondaires au système de combat n'existent plus). Remplacer cette facette est ardu, aussi aurai-je besoin de votre concours pour m'aider à voir plus clair, vous qui devriez maîtriser ce nouveau système.

Autre aspect difficile à remettre en place : les effets des 7 Formes du second NP. Là encore, par souci de compréhension de la portée de chaque facette des stats et leur utilisation. Étant donné le nombre de postures à définir, je vais également m'en remettre à vous comme je l'ai fait lors de la version précédente avec Sélène, qui m'a gentiment accompagné pendant la conception de la première Wing Chun officielle.



Voilà, je n'alourdirai pas plus mon laïus. Pour ce qui est des Pouvoirs je vous laisse juges, je me suis basé sur les compétences martiales hors normes et comme toujours la part très importante de spiritualité. Je suis ouvert à toutes les suggestions, n'hésitez pas à en discuter avec moi par MP si vous jugez cela nécessaire : je serai ravi de participer au bouclage de mon personnage. Si si, j'vous jure.

Victory
Peace !
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The beautiful spring
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Jeu 25 Aoû - 14:41
Hop hop ! Hello World !

Fiche mise à jour suite aux échanges avec Jattilack et Brynhild autour des NP, ceux-ci étant maintenant tout neuf. Le second peut encore bouger, mais la mise à jour est présente. Les NP ont été statés avec Bryn' donc de ce côté c'est OK. Du coup je reprends l'étude de la fiche avec Jatillack !

Victory
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Jeu 25 Aoû - 17:05
Puisqu'on est dedans je finis la validation de la partie technique (comme ça c'est bouclé ^^), je reviendrai après le modo pour la seconde valid ^^

Stats (en prenant compte de ton estimation très complète ^^)
STR : 3
CON : 4
AGI : 1
INT : 2
MAG : 6 (en soit Wing n'est pas mage et comme tu le dis ses techniques ne sont pas véritablement de la magie, d'où stat mini)
WIL : 1
LCK : 2

Presence Concealment => rang 3 (oui t'es pas une tueuse comme un Hassan, mais ton style te permettant de surprendre et tu es sur la moyenne haute selon moi du coup).

Equipement, pouvoirs et NP => ok

Edit : j'ai oublié de regarder les rangs de tes pouvoirs, rien à redire si ce n'est que Sphere il n'y a pas de rang ;)
Valkyrie hjärta
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Ven 26 Aoû - 13:19
Comme la partie technique a été étudiée et validée en "interne", il ne me reste plus que le non technique.

Dans l'ensemble, tout est bon. Un perso intéressant, aussi bien techniquement que rp parlant. L'histoire est belle et très bien narrée par tes soins. Par contre je n'ai pas compris ce qu'il s'est passé lors de l'assaut du monastère de Ng Mui par les troupes du noble quin. Tu as fait exprès de laisser ce passage dans l'ombre?
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Ven 26 Aoû - 13:28
C'est volontaire oui. Il n'y a pas grand intérêt à le narrer à part pour rallonger encore un peu plus l'histoire, ce qui ne m'a pas paru nécessaire au vu de la longueur totale... Le lien se fait aisément avec la seconde partie et fondamentalement le développement détaillé de ce passage n'apporterait pas grand chose de plus que ce que la première partie n'aurait déjà dit. Sans doute. Le passage est laissé obscur pour donner un peu d'espace à la liberté d'interprétation aussi après tout.
Petite marchande de prunes
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The beautiful spring
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Ven 26 Aoû - 15:41
Très bien, ça passe!
Première valid, gg wp
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Ven 26 Aoû - 18:47
Bon et bien le technique étant réglé et n'ayant pas plus à dire que Attila sur le reste étant très bon et intéressant à lire, tu as ta seconde validation.

Tu peux aller te faire invoquer Lalala
Valkyrie hjärta
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