Votez sur les tops !






Wanted


Derniers Sujets

OST



Black Out

Fate Stay Night RPG
Forum RPG 16+ - Fate Zero - Fate/stay night - Tsukihime - Nasuverse
Fantasy - Fantastique - SF - Magie - Mangas

Sam 16 Juil - 16:25

Bazett Fraga McRemitz

Age : 32 ans
Nationalité : Irlandaise
Organisation : Clock Tower
Fonction : Enforcer



Bazett Fraga McRemitz

CARACTÉRISTIQUES

Type : Humanoïd
Classe : Human Magus
Alignement : Loyal neutre

Statistiques :
STR : A
END : A
AGI : A
MAG : B
LCK : E



CAPACITÉ(S) DE CLASSE

Capacité : Elément mastery
Maîtrise de l’élément Vent et de l'élément Feu.
Confère les sorts Workshop, Memory Erasure et Safe Zone


EQUIPEMENT

Objet : Rune of Armoring [Mystic code rang A]
Série de runes inscrites aux gants de Bazett, puissant enchantement de la famille Fraga qui permet aux coups donnés d'avoir la puissance et la résistance de l'acier.
- Utilisable une fois par tour.
- Augmente l'attaque ou la résistance de Bazett.


Objet : Rune of Resurrection [Mystic code rang A]
Cercle de Rune protégeant le coeur de Bazett, ce rituel à été effectué dès la naissance de l'héritière. Ce puissant sortilège ne se déclenche qu'à la mort de Bazett, lorsque son coeur cesse de battre. A ce moment les runes s'activent et redonnent à Bazett de la vie. Pour fonctionner une nouvelle fois, ce cercle de rune nécessite un temps de reconstitution.

Objet : Vêtement renforcé

Objet : Fragarach - Gouging dagger of the War god [NP rang E]


L'ultime forme de la contre-attaque. Épée courte ayant appartenu au dieu celtique de la guerre Lugh.  Il s'agit de l'une des dernières reliques de l'âge des dieux encore de ce monde et non attachée à l'âme d'un héros. A ce titre Fragarach pourrait prétendre à l'appellation de Noble Phantasm. L'arme fatale frappait l'ennemi avant même que celui-ci ne dégaine l'épée. Fragarach vise au coeur fatalement mais dispose de conditions pour être lancée en riposte. Il suffit que l'adversaire use de sa plus destructrice attaque, cette dernière doit viser le possesseur. Ainsi Fragarach peut être lancée, la lame soumet alors le temps. L'attaque de l'adversaire semble annulée, un retour temporel s'effectue et l'ennemi se retrouve alors dans la position dans laquelle il s’apprêtait à lancer son offensive. Mais à ce moment, Fragarach à déjà frappé au coeur ainsi le destin est modifié, réécrit.

A noter que Bazett ne possède pas une quantité illimitée d'utilisation de Fragarach. L'artefact est construit au prix du sang de Bazett et d'un long rituel. Au maximum Bazett ne peut créer qu'une dizaine de possible Fragarach par année. Ce sont des sphères noires contenues en un sac que Bazett ne quitte jamais ou presque. A l'activation de Fragarach la lame apparaît.


- conceptual weapon
- 500 mana (pas besoin de les accumuler)
- utilisable seulement contre la meilleure attaque de l'adversaire
- 3 possédés au départ

POUVOIRS

God's Holder [rang A - passif] :
Héritage de sang de la lignée Fraga, pour leur dévotion aux anciens dieux cette famille a pu conserver et utiliser Fragarach. Ce sang permet aussi aux membres de la famille Fraga d'avoir une parfaite connaissance des runes.

- Permet l'utilisation de Fragarach
- Représente le magic crest de la famille Fraga, apporte une connaissance parfaite des runes (-2 en temps d'incantation des runes)


Runes


f : Fehu [Rang A], Rune de la richesse et du feu primordial, qui permet de créer un feu destructeur et purificateur.
- Permet de déclencher un feu.

u : Uruz [Rang C], Rune de la force et de la puissance physique, qui permet d'augmenter considérablement la puissance d'attaque.
- Bonus de dégâts.

r : Raidho [Rang C], Rune du voyage, qui permet d'acquérir une vitesse surhumaine.
- Accroît les esquives et la course.

k : Kenaz [Rang C], Rune de la vision et de l'inspiration, qui permet d'améliorer considérablement la vision.
- Permet de voir quatre fois plus loin que la normale.

th : Thurisaz [Rang C], Rune du géant et de l'épine, qui permet d'augmenter la résistance aux attaques physique.
- Procure une protection contre les attaques physiques.

n : Nauthiz [Rang A], Rune de la restriction et du courage face a une mort certaine.
- Augmente les dégâts et les esquives quand le personnage devient gravement blessé

j : Jeran [Rang A], Rune du changement, qui permet d’éviter une immobilisation.
- Dissipe un sort de restriction ou d'immobilisation du rang de la rune ou moins.

b : Berkana [Rang A], Rune de la dissimulation et de la fertilité, qui permet de suivre et de traquer une cible.
- Permet de retrouver une cible dans un rayon de MAGx2 mètres, où qu'elle se trouve tant que celle-ci ne se dissimule pas sous un Boundary Field de rang supérieur à la rune ou sous une capacité du style Presence Concealement. Cesse de fonctionner au bout de 1 heures.

l : Laguz [Rang B], Rune de la croissance et de l'eau, qui permet de purifier et de guérir les blessures.
- Soigne une cible comme un sort et dissipe les poisons, maladies magiques (ou naturelles) du rang de la rune ou moins.

s : Sowilo [Rang A], Rune du soleil, de la volonté, de la confiance et de la victoire, qui permet d'augmenter les résistances mentales.
- Procure un bonus pour résister aux assauts mentaux.



PHYSIQUE


Bazett Frage Mc Remitz, ma petite fille, c’est avant tout la rigueur, la discipline. Dans sa tête évidemment, mais aussi en sa manière de choisir ses vêtements. Elle doit avoir une penderie bien uniforme, tous ces costumes sombres, tous ces tissus sans couleurs, sans motifs. C’est ainsi, nous ne pouvons guère changer cela. Elle est le fruit d’une éducation stricte, d’un apprentissage rude. Même si beaucoup le pense, elle n’est certainement pas une femme d’affaire. Son look de garçonne, ce n’est pas pour revendiquer une position sociale. Bazett choisit le sombre, car c’est ce qui convient à son existence, elle choisit le sérieux parce qu’elle vit pour son travail. Costume noir taillé toujours à sa mesure, forme assez ample pour ne pas gêner les mouvements de notre combattante. Chemise blanche classique, cravate rose sombre pour la touche d'espoir. Puis vient ses merveilles, gants de cuir noirs d’apparence classiques, ceux-ci sont gravés par des symboles mystiques, des runes. Même constat à ses pieds, ou l’on voit cette fois apparaitre ses glyphes à même la peau. A ses avants bras également toujours les mêmes dessins tatoués. Esthétiquement, la vision de ces symboles est assez charmante, cela tranche radicalement avec le coté bourreau de travail. Mais finalement ces runes sont essentielles à son travail et ce n'est pas le fruit d'une mode passagère. Ce n’est pas vraiment son genre de toute façon.

Bazett est une jolie fille, c’est un déchirement de la voir entourée de cette aura glacée. Pour les généralités, c’est 1m72 il me semble pour la taille, pour le poids disons qu’elle a un régime strict. Sous le costume impossible de déterminer véritablement les formes de son corps. Notre Bazett est musclée, avec une soixantaine de kg elle a la carrure d’une athlète. Elle compte évidemment sur cet effet de surprise, à voir cette femme s’approcher, qui pourrait se douter de la puissance dont elle est capable ? Néanmoins la ou sa condition est visible c’est dans ses réflexes. Ils sont aiguisés à l’extrême, cela frise la paranoïa parfois. Bazett n’a jamais aimée être approchée, elle aime garder certaines distances pour ces relations avec autrui. Point d’aura de froid, juste le sérieux qui est de mise. Je vous parlais donc des réflexes, faite le jeu pour tester. Balancez lui un objet quelconque (il faut avoir une bonne excuse hein !) et automatiquement elle saisira normalement l’objet. Sauf si elle est à moitié endormie, j’ai déjà testé à son réveil ça ne marche pas toujours.

Estimez vous chanceux si un jour vous apercevez son sourire, il vaut de l’or. Bazett est trop engluée dans sa discipline de fer pour penser à rire, elle est d’ailleurs trop têtue pour reconsidérer la question. La plupart du temps, nous sommes les spectateurs d’un visage neutre, sans expression, mis à part la rigueur. Encore une fois, il n’y a pas de froideur, ni de misanthropie, c’est simplement une posture d’acier. Les cheveux également, je les ai connus longs et brillants. Mais tout est sacrifié désormais, de ce qu’on lui a appris elle n’a retenue qu’une chose, l’efficacité. Se couper les cheveux, c’était enlever une gêne potentielle à ses fonctions. Ses beaux cheveux, d’une teinte si peu naturelle d’ailleurs. Un élément que tous les membres de notre famille partage. A vous conter ce qui me touche encore, ce sont ces yeux. Son regard qu’elle me réservait quand elle était encore véritablement jeune, celui-ci il me manque, ouvert, sans peur, sans rigueur. Maintenant il me parait cruel, déterminé, si monotone.

Deux perles de feu, un regard qui est sans passion.  Toujours son élégant grain de beauté en dessous de son œil gauche et aussi ses boucles d’oreille portées fièrement, un trésor de la famille Fraga.

Dans sa démarche, Bazett est déterminée, sure et extrêmement prudente. Tous ces gestes semblent être calculés minutieusement, avec une grande précaution. Mais pour moi elle restera la petite fille maladroite qui ne sait pas manger une mousse au chocolat sans s'en mettre partout. Avec un peu de confiance, sans doute pourrait-elle revenir à cet état. On m'a dit que la guerre l'avait changée quelque peu... J'aimerais voir cela.


CARACTÈRE


Je suis loin du modèle de perfection que je me suis destinée. J’éprouve mes faiblesses chaque jour et à chaque pas je ressens l’envie d’abandonner, de changer mon destin. Mais je ne connais malheureusement qu’un chemin, trop entêtée, trop fière à avouer mon erreur. Je suis aussi trop ignorante de ce que je laisse aux autres, de ce qui se passe autour de moi. Enfermée en cette cruelle logique du succès, je ne réussis au final que peu de choses. A comprendre mon esprit, il faut d’abord saisir ma mentalité, mes envies, mes mécanismes. Je suis une personne prudente, extrêmement prudente, en chaque mot prononcé, en chaque geste effectué, tout se calcule. J’ai un esprit mécanique, qui répète les gestes me permettant de survivre, qui répète les erreurs d’un destin tout tracé. Qui ne sait comment  s’arrêter, qui ne sait voir autre chose que ce chemin obligé. Un objectif fixé il y-a longtemps. Je n’ai guère d’envies, je n’ai guère de passions, tout se résume à une monotonie insupportable, comme une horloge bruyante et éternelle. Évidemment le vide ne caractérise pas tout. Il m’arrive de m’exercer, de me cultiver, voir de m’intéresser. Pour tromper un ennui que je ne connais que trop bien. Cela peut paraitre étrange étant donné mon jeune âge, mais je suis une experte en mot croisé. Plus ils sont difficiles, mieux je les aime, des jeux de calculs, des jeux de lettres peu importe, je me contente simplement des niveaux les plus difficiles. On me dit intelligente et perspicace, pourtant sur de nombreux domaines ma culture s’avère limitée. Je n’ai jamais véritablement pris le temps de m’intéresser aux richesses de l’humanité. Ni à ses représentants.

Je suis voyez vous, extrêmement asocial.  Il ne s’agit pas de défiance manifeste, je sais me montrer affable, bienveillante, à la limite chaleureuse. Mais les politesses évoquées, je me rends compte du manque en mon esprit. Le constat est simple, malheureusement aucun sujet de conversation ne me vient en tête, je n’ai absolument rien à partager. Et puis, me côtoyer s’avère être une épreuve périlleuse.  Exigeante avec moi-même, je deviens vite exigeante envers les autres. Cela se ressens par quelques troubles, je deviens colérique, aucunement tolérante et ma patience alors s’efface.  Au bout de quelques jours la personne décide dans la majorité des cas de m’oublier, depuis les quelques tentatives d’approche de certains mages, je travaille désormais en solitaire. Je vous répondrai que cela me convient, j’évoquerais en fait un mensonge.

Je suis un bourreau de travail, c’est l’élément qui me permet d’avancer, une drogue éternelle. La paresse est un mot qui n’existe pas. Oublier, effacer par les taches qui s’accumulent, sans aucune plainte de ma part. Ma règle c’est d’accepter toutes missions qui me sont alors proposées. Sauf si bien sur celles-ci se heurtent à mes convictions. J’ai été éduquée pour respecter une moralité. Je demeure une personne attachée à des idéaux moraux forts. Cela inclus évidemment l’honneur en un combat, faire preuve de courage. Trahison et assassinat sont également deux mots qui n’existent pas pour moi. Loyale, je le suis assurément, honorable, cela va de soi. J’exécute chaque élément de mes missions avec perfectionnisme, une véritable obsession. Néanmoins même si je me révèle extrêmement disciplinée dans la façon ou j’accomplis ces missions, jamais je ne m’abaisserais au déshonneur de salir le nom des Fraga McRemitz. L’association est évidemment au courant de ce détail. Leurs méthodes étant bien obscures, d’autres s’occupent du reste.  Cela ne m’empêche pas à me montrer impitoyable envers un ennemi. Je saisis parfaitement les limites de ce code moral, parfois il est vital de se montrer inflexible, c’est un détail que je ne me refuse point. Je ne suis pas un chevalier véritablement sans tache. Déterminée au succès de chaque mission, je peux me montrer plus qu’efficace aux fins de la réussite. Tout dépend du prix à payer et de la cause à défendre.

Je suis une personne qui agit pour ce que je crois être la justice. Dans l’ombre j’évolue pour toutes ces personnes ignorantes. Je protège, je couvre un secret millénaire pour l’équilibre. Il me faut me raccrocher à cet idéal,  car changer le destin ? A quoi bon, il y-a tant de destins à changer…


HISTOIRE


C’était une brillante journée d’été qui se mourrait en Irlande. Il y-avait au village de Kinsale, une naissance et un triste événement à déplorer. Si la jeune enfant criait, goutait aux premiers instants de cette vie. Les autres personnes présentes demeuraient dans un silence cruel. Pas de joie, pas de soulagement, car la mère était morte en donnant vie. Ce silence demeure encore aujourd’hui à la vision de la jeune fille, comment pour certains ne pas se rappeler l’événement. Un premier enfant, une seule pousse avait suffi à terrasser l’amour d’une vie. Qu’avait-il fait aux dieux pour mériter tel châtiment, lui le dévot, lui qui rendait hommages aux divinités d’un âge oublié. Avait-il offensé Freyja d’une éventuelle arrogance, impureté. Devait-il aimer le fruit qui avait détruit l’arbre, l’homme avait besoin d’une âme à haïr. On lui conseillait la sagesse, la modération, mais son esprit semblait déjà vaincu par les souvenirs heureux de son aimée, l’idée que tout cela était finie l’avait terrassé.

Dès ma naissance j’aurais aimée changer ce destin.

Voila l’histoire qui me fut contée, je n’avais pas besoin de ces mots pour pardonner à père une absence juste. J’étais le visage qui lui rappelait un amour, j’étais l’être qui lui rappelait une absence. J’ai évoluée à l’aube de mon existence en souffrant d’un manque d’amour, de deux êtres qui manquaient. Recueillie par mon grand père, je redoutais particulièrement les moments ou je devais faire face à l’homme que je devais appeler père. Ses yeux étaient froids, son corps était présent mais son esprit était ailleurs. Il noyait le poids de cette souffrance en des taches pénibles et répétitives. On ne m’épargnait rien, sur la vérité, sur mon éducation. Car si tout avait mal commencé, je demeurais une Fraga, je me devais de poursuivre la tradition de notre lignée, de devenir le successeur de cette famille. Mon père forgeron, nous n’étions pas des grands seigneurs d’Irlande. Aucun manoir, aucun domaine, pas de richesses. Pourtant notre lignée est de sang pur et remonte à l’âge des dieux, mais jamais notre nom ne devait être lié aux ordres qui gouvernent le monde. La neutralité était ici absolue. Quelques fois je me posais la question de cette réclusion. On me répondait alors bien souvent que tel était le cas depuis des siècles, donc tel devait être le cas aujourd’hui, la tradition était reine. La lignée des Fraga était réticente à toute idée de changement, toute idée de remise en cause. Le monde pouvait basculer, la magie pouvait être révélée, cela ne remettais pas en cause leur sentiment de quiétude. J’osais poser les questions que l’on ne devait poser. Il n’y-avait que l’indifférence ou la méfiance en retour. Seul grand-père semblait avoir la sagesse de l’écoute, même si mes mots pouvaient parfois s’apparenter au blasphème. Notre famille rend hommage aux dieux depuis le premier des mariages. Nous croyons en cette ferveur, nous croyons à la protection de notre lignée par les dieux. Mon enfance fut bercée par les mythes et légendes de ce passé grandiose. L’histoire de Cuchulain laissa une marque plus importante que les autres. C’était la plus célèbre, mais c’était l’histoire qui trouvait le plus de résonnance en mon cœur. Le héros parfait irlandais, vaincu par la destinée, une tragique mauvaise fortune. Il y-avait le récit de sa chute, tout cela fut la cause des règles qui conditionnaient son statut de divinité, les geis. Il fut piégé ouvertement sans que le héros ne puisse s’en échapper. Condamner par ces règles à tomber consciemment dans les griffes de ses ennemis. Puis il sera battu au champ de bataille, victime d’un affaiblissement, de la perte de sa force. Je m’imaginais alors enfant sauvant le héros, modifiant le destin de ce guerrier. Changer sa destinée… A travers ces rêves, je pensais à ma destinée.

Mon futur était tout tracé, devenir successeur de la famille Fraga se conformer à la tradition millénaire, vivre et mourir sur ces terres. J’ai toujours aimée ma terre natale, le problème a toujours été le mur de silence entre moi et mon géniteur. Le silence qui régnait à chaque regard posé sur moi, sans les mots il me semblait ressentir chaque pensée comme une lame au cœur. Sans doute je me trompais la plupart du temps. Mais il m’apparut très vite le besoin de courir, de s’évader, de briser la tradition Fraga, partir en d’autres lieux.

Mais avant cela, il me fallut affronter 16 années d’entrainement, de perfectionnement. L’héritière des Fraga devait faire honneur à la famille. A l’image du héros Cuchulain, je me devais d’être forte physiquement, mais aussi d’être forte mentalement. C’est avec mon grand-père que j’appris l’art de combattre. Affectueux naturellement, celui-ci ne me réservait aucun privilège au perfectionnement de ma maitrise martiale. Impitoyable et exigeant, il semblait se transformer dès que le temps de l’entrainement avait sonné. Naturellement mon sang était apte à résister à la rude discipline imposée. Ma vie était alors chronométrée, régulée, tout cela pour atteindre la perfection. J’étais coupée d’un monde si ouvert, je ne me souciais aucunement de l’extérieur, mon existence se résumait à un domaine bien restreint, éloigné de tout. Au fil des ans, je devins véritablement efficace, chaque année ma progression était fulgurante. Que ce soit ma force ou mon esprit. On m’apprenait les stratégies de guerre, comme si je pouvais devenir chef d’une armée. On m’apprit les runes et leur utilisation. Les mages de l’association n’aiment généralement pas à avoir recoure à ce type de magie ancestrale.  J’ai été instruite aux rites religieux, aux nombreuses légendes de mes terres. Des connaissances techniques, mon apprentissage fut faible. Nous étions comme je l’ai déjà évoquée, coupés de tout. Pas de télévision, pas de médias, pas de nouvelles, pas d’extérieurs.

Je pouvais être fière de ressembler à Cuchulain, je me pensais forte et aguerrie spirituellement. Je demeurais néanmoins encore une grande et parfaite ignorante. Il semblait être temps, ma conviction ne s’était pas émoussée avec l’âge, je devais partir. Car mes sentiments n’avaient pas bougés et le mur de silence n’était pas mort. Si beaucoup de personnes avaient souffert d’une absence, d’une mort, je souffrais encore plus de voir une personne, ma mère seulement en image. Souffrir de ne pas avoir pu connaître cet être rayonnant. Je n’avais guère de liens ici en ces terres, mon grand-père était le seul qui semblait pouvoir faire basculer ma volonté. Mais devinant mes desseins il semblait ne vouloir guère interférer dans ce choix.  

Mon dernier apprentissage fut celui d’apprendre à manier Fragarach, l’épée du dieu de la guerre Lugh. Un trésor des temps ancien, une possession de notre famille en remerciement par les dieux de notre dévotion immuable. Je remerciais Lugh de sa confiance accordée, j’espérais ne pas le décevoir en quittant ces terres. En ce temps je ne saisissais pas totalement l’importance de Fragarach, l’arme qui pouvait être considéré comme un noble phantasm. Evidemment j’ignorais beaucoup de chose sur la guerre du Graal. Ma famille n’avait jamais participée à cette guerre, beaucoup de mes ancêtres semblaient considérer l’événement comme un caprice inutile de mages.

Il était désormais temps du départ, une idée déchirante, j’emportais avec moi l’idée folle de changer le destin de Cuchulain, d’emporter Fragarach et de faire de mon mieux. Je ne partais pas en aveugle, mon but était de rejoindre l’association de Big Ben et faire honneur aux Fraga en leur sein. Mon choix ne fut point compris par tous, sans évoquer le mot trahison certains semblaient soulever l’idée. Père était silencieux comme à son habitude, seul grand-père me donna sa bénédiction. Il appartenait au successeur de la famille Fraga de choisir comment représenter ce nom. C’était ainsi mon choix que de partir en conquête, apporter aux mages si lointain de Londres la sagesse des Fraga. Ne pas oublier la ferveur aux anciens dieux, ne pas oublier ses racines, tels étaient la bénédiction et les conseils de mon grand-père. Il m’indiqua également un nom, une personne qui pourrait certainement m’aider à m’introduire au sein de l’association, le seigneur El-Melloi II.  

C’est en prenant mon envol qu’il me semblait pouvoir changer mon destin. J’étais alors en terre inconnue et Londres m’apparut comme un territoire gigantesque, une ville tentaculaire. Sans doute perdue devant l’immensité de cette cité, je n’oubliais pas l’association des mages. Si je pensais rencontrer un vieil aristocrate, ma surprise fut grande d’apercevoir un jeune homme se présentant comme Lord El-Melloi II. Très peu familier par cette appellation, il me pria dès lors de l’appeler Waver. Mon premier contact de l’Association, un allié sur et fidèle. Si tout avais pu se passer aussi bien que ce commencement… A ma grande surprise, il ne suffisait pas d’un sang millénaire et d’une maitrise runique quasi unique pour recevoir l’approbation du Conseil de l’association. La famille Fraga était véritablement désolidarisée de l’univers de l’Association. Certains haut mages voyaient en cette réclusion une forme de mépris inacceptable, un affront fait à toute l’Association. Moi l’héritière arrivant pour intégrer l’Association, voila certainement l’occasion politique rêvée de rendre le coup porté à la Clock Tower par les Fraga. Il est vrai je ne possédais aucune connaissance pratique ou théorique sur la thaumaturgie, son utilisation, ses règles. Nous possédions une approche quasi divine de la magie. Loin d’être une science, il s’agissait de croyances, de légendes, de traditions millénaires.

Ces mots ne plaisaient pas aux aristocrates, pourtant ils me concédèrent le fait de m’employer pour certaines taches, également de m’instruire si tel était mon désir. A vouloir changer mon destin, je me jetais en une erreur. Mais aux antipodes d’avoir avouée celle-ci je me mis en quête de devenir celle qui pouvait intégrer l’Association. Comme si je pouvais vaincre le destin, malgré tout les obstacles. J’étudiais alors, je rattrapais un retard considérable. A 18 ans j’assistais à un cour de thaumaturgie pour grand débutant avec des jeunes mages de 8 à 10 ans, Waver était mon professeur et je lui était reconnaissant de ne pas trop se moquer de ma présence. Ces sales marmots le faisaient bien suffisamment à sa place. Je rattrapais dès lors un retard technologique monstrueux, la télévision je ne connaissais cela que de loin. Internet, la communication, il me fallait ingérer une quantité d’information folle. Chaque jour, je me sentais dépassée, découvrant ainsi un nouvel élément inconnu. Mais il y-avait les quelques missions mineures que l’on daignait m’accorder. Un bon moyen de prouver sa valeur et aussi de faire quelques rencontres.

L’Eglise et l’Association cherchaient conjointement à éliminer un Dead Apostle fort gênant, Lacrime Wayland. Ancien magus, ces expériences nuisaient considérablement au secret de la thaumaturgie. L’Eglise voulait éliminer l’hérétique, l’Association voulait éliminer le manque de discrétion. Il m’apparut assez rapidement et clairement que l’Association ne dispensait d’aucune éthique concernant l’utilisation des arcanes. Il n’y avait aucune morale aux fins d’acquérir ces connaissances. La seule règle consistait à se faire discret et les expériences de Wayland tournaient au désastre. Des morts qui se relèvent, voila une chose qui ne devait pas s’ébruiter. C’est à cette occasion que je rencontrais Kirei Kotomine, Exécuteur de l’Eglise. Malgré le froid persistant des relations de l’Association et de l’Eglise, la coopération fut parfaite. Kirei m’apparut très vite comme une personne digne d’intérêt, intelligent et efficace. La mission fut achevée rapidement et Wayland fut détruit par Kirei. Il s’agissait pour ma part ensuite d’effacer toute trace de ces expériences, grimoires et données informatiques. J’étais devenu une personne réellement douée pour la recherche, l’informatique en générale. En seulement deux années, loin encore d’égaler les experts en ce domaine, j’assurais disons un service minimum. Kirei et moi n’étions pas amenées à nous recroiser, pourtant celui-ci me proposa une entrevue, hors des cadres de l’Eglise ou de l’Association. Ce n’était pas vraiment professionnel, mais la curiosité avait vaincue ce petit obstacle. Enfin à y réfléchir, je n’étais qu’une auxiliaire de l’Association non un véritable membre.

Kirei me donnait rendez-vous en divers endroits, à chaque fois des places ouvertes et accessibles à quantité de personnes. Il était clair qu’il essayait de gagner ainsi ma confiance, les lieux étaient neutres à chaque fois. Etrangement la conversation empruntait toujours un virage vers ce qu’il m’apprit être la guerre du Graal. Il était personnellement touché par cet événement, ayant participé à la précédente et désormais ayant été choisi en tant que médiateur de celle qui allait se mettre en place. Il me racontait des bribes de son expérience, il me contait certains malheurs. Il me savait honorable, quelqu’un de droit. Je pense qu’il essayait de se présenter sous un beau jour envers moi.

Kirei Kotomine : « Ce que je regrette Bazett, c’est le détournement de cette précédente  guerre. Les Einzbern avaient engagés un assassin sans scrupule pour faire le travail à leur place, un fou avait failli révéler la thaumaturgie à toute une ville, l’Association à eu beaucoup de  mal à taire cette affaire. Il n’y avait guère d’âmes honorables en cette guerre. Le seigneur El-Melloi loyal jusqu’au bout fut assassiné par l’envoyé des Einzbern, son servant exécuté de la pire des façons. Et mon mentor de l’époque, Tokiomi Toshaka, lui aussi assassiné en traitre sans que je ne puisse rien faire pour l’aider. Je venais alors d’être mis hors course, j’étais déjà loin. Mon père le médiateur également, assassiné de quelques coups de feu alors qu’il était dos retourné. Si seulement Bazett je pouvais compter sur votre participation pour cette guerre qui s’annonce, j’aurais dès lors le soulagement qu’au moins il y-ait un combattant honorable et de haute naissance en cette bataille. N’avez-vous pas de souhait Bazett ? »

Plus je le regardais, plus je croyais à ces mots, même si parfois des questions étaient à soulevées. Mais comment paraitre inquisiteur quand l’homme devant moi semblait si abattu. Evoquer les morts de son père de son mentor, cela avait naturellement affecté sa voix, son comportement. Il me demandait de participer à cette guerre, de porter les valeurs de l’honneur, du courage.  J’étais sensible à ces mots, j’étais même conquise de me parler ainsi. J’acceptais mais je ne pouvais pas ne pas penser aux incohérences de la situation. Tout ceci paraissait trop scénarisé, trop parfait, pourquoi m’avait-il choisie ? Je fis alors le test de parler de certaines boucle d’oreilles, invoquer le grand héros irlandais Cuchulain, ce serait certainement mon choix. J’avais misé juste, son regard avait brillé, simplement ce détail me confortait dans le doute. Impossible de me renseigner au près de Waver ce dernier ne s’était que très peu impliqué dans les événements que je lui contais. Même s’il  m’invitait à la méfiance, le récit qu’il me fit de l’attitude du servant assassin de Kotomine jouait en sa faveur. Avoir décidé de mener une charge contre tout un groupe de servant réunis paraissait invraisemblable, ce n’était pas ainsi qu’un servant de cette classe devait être utilisé.

Il y-avait beaucoup trop de zones d’ombre, et Kirei m’avait finalement convaincue. Je devais me rendre en Irlande, prendre le catalyseur me permettant d’invoquer Cuchulain. C’était lui que je voulais invoquer, un rêve d’enfant allait pouvoir se réaliser, changer le destin de ce héros. Et changer mon destin également. Le voyage en Irlande fut long, j’accusais d’un problème d’argent. La famille Fraga étant loin d’être fortuné, je vivais des primes de l’Association et de quelques emplois temporaires.  La j’étais désargentée, revenir à Londres fut un casse tête. Mais il y-avait aussi le problème du retour. Devais-je m’annoncer, moi celle qui était partie pour une tour qui ne voulait pas de moi. Devais-je avouer mon erreur, moi qui depuis 2 ans essayait de prouver ma valeur. Une idée que je ne supportais pas. Si j’étais partie pour changer le cour des choses, je m’étais davantage emmurée dans cette idée de réussir l’évasion. J’étais bien trop fière à retourner auprès des miens. Il me fallut quelques jours supplémentaires afin de me décider, finalement je pris le catalyseur sans un regard pour les miens. J’avais simplement laissée un mot expliquant mon geste.

Le Japon m’attendait, mais pas la guerre. J’avais finalement pris trop de temps à prendre le catalyseur. Je trouvais une ville dévastée, et Kirei me laissait ainsi sans nouvelle. Pour moi la guerre, c’était fini avant d’avoir commencé. La suite est assez simple, je devins véritablement un Enforcer de l’Association. Malgré les quelques résistances au Conseil, le constat de mon efficacité ne pouvait plus être à minoré. J’étais un monstre de travail, la terreur des mages qui outrepassaient les règles de la discrétion. Parfois il me fallait détruire froidement, c’est ce que je faisais. Toujours en laissant une chance au combat. On reconnaissait mes talents d’enquêtrice, de chasseur. Ces dernières années on me confiait un dossier lourd, une masse de travail conséquente. Il me fallait regagner le Japon pour un temps indéterminé.

La guerre du Graal revenait sur le devant de la scène. Celle-ci inquiétait les hautes sphères de l’Association. Le Graal devenait incontrôlable et une quantité folle de nouveaux masters semblait ainsi être capable d’invoquer un servant. La situation paraissait intenable, beaucoup d’Enforcer et d’autres agents étaient déjà sur place pour étouffer toute affaire gênante. L’Association pouvait compter également sur de puissants alliés dans les gouvernements occidentaux. Mais même avec ces verrouillages, la situation était préoccupante. J’étais donc envoyée pour aider à cette considérable tache, faire en sorte que le secret du Graal demeure intact.

Malgré le nombre d’Enforcer au Japon je travaillais seule, ma réputation était déjà construite. Aussi même si j’avais enfin reçu la reconnaissance de la hiérarchie, je n’étais pas épanouie pour autant. Je devenais une mécanique solitaire que l’on ne pouvait plus stopper. Incapable de revenir auprès des siens, incapable de s’arrêter.

Au Japon je rassemblais des données sur les précédentes guerres, les conséquences pouvaient être terribles. A chaque fois, aucun gagnant, des destructions matérielles conséquentes, des morts civiles à déplorer. La guerre en elle-même me dégoutait, toutes ces personnes s’improvisant master, sans aucune considération pour leur environnement. N’y avait-il que l’appât du gain qui comptait ? Et dire qu’une nouvelle guerre allait commencer. Et on me recommandait vivement à y participer, cette fois cela ne venait pas de Kirei, mais bien du Conseil. Il s’agissait alors de contrôler la guerre de l’intérieur, je devenais un master à la solde de l’Association. La mission ne me gênait pas personnellement, cela m’ennuyait seulement pour le servant qui allait m’être donné. Si lui était la pour son souhait, moi j’agissais selon des ordres. Véritablement comme Kirei me l’avait avoué, je ne sais pas si je possède un souhait. Parois je parais si vide. L’idée d’invoquer Cuchulain en ces conditions paraissait insupportable. Le grand héros n’avait pas à subir un master aux ordres de l’Association, il méritait un master qui se battrait entièrement pour la victoire. J’hésite encore à user les catalyseurs, les boucles d’oreille.

Il y-a beaucoup de travail à Misaki, les médias sont en effervescence, la guerre tombe en plein combat électoral. Pour cette raison j’ai décidée de travailler en tant que journaliste sous couverture. Je me nomme ainsi, Vesper Drake, journaliste de la BBC, parlant couramment le japonais envoyée comme correspondante.  J’ai accès ainsi à tout le traitement d’information de la première chaine de télévision, la quasi seule source médiatique problématique de cette ville. Il m’est donc simple de filtrer, et contrôler à la source le traitement de l’information. Ma discrétion semblait acquise jusqu'à ce qu’un problème vienne me frapper sans prévenir. Je travaillais alors à la lecture des différents articles, quand tout d’un coup le directeur des programmes vient me trouver apparemment très anxieux.

« On a un problème Vesper, je crois que tu es la seule qui puisse le régler ! »

Sans véritablement m’expliquer il me tira par le bras pour m’emmener je ne sais ou. Devant suivre le rôle de la journaliste de terrain curieuse et plutôt faible je me devais de jouer cette partie jusqu’au bout. Puis c’est ainsi que je me retrouvai à présenter le journal à 20H, en hebdomadaire.

« Tu as simplement à lire le prompteur, notre journaliste vedette est malade et comme tu as l’expérience de la BBC on a pensé que tu serais parfaite. C’est bon ça tourne… »

Je n’ai pas eu vraiment le temps de protester que déjà le prompteur tournait. Il fallait être professionnelle… « Le journal de 20H, Vesper Drake »

« Bonsoir, bienvenue à tous à la une de l’actualité c’est bien sur la terrible explosion au centre même de Misaki. Selon les autorités il s’agirait d’une fuite de gaz. L’équipe des secours est en ce moment même encore à agir pour le sauvetage de victimes sous les gravats, nous présageons pour l’instant le pire compte tenu du nombre de résident et de l’ampleur de l’explosion. Reportage, Gaoru Yoshi. »

Voila que je ratais certainement les prémisses de la guerre. Une fuite de gaz, mon œil ! A la vue du reportage il était évident que nous avions à faire à une source magique. Une explosion ne causait pas une rupture aussi nette… Qu’est ce que je foutais la à continuer ce journal ? Et le directeur des programmes tout sourire qui m’indiquait que j’étais parfaite. Évidemment… Dans cinq secondes j’allais donc devoir poursuivre le fil de l’actualité. C’était donc décidé, moi Bazett Fraga McRemitz je me préparais à devenir master de cette guerre. Et également présentatrice vedette du journal TV local, sous le nom de Vesper Drake. Cela ne s’annonçait pas de tout repos.

.....

Le rapport rendu sur cette guerre n'était guère à mon avantage. Pourtant cela avait commencé normalement, mon invocation m'ayant permis de m'associer au légendaire chevalier Gawain. Un Saber qui convenait parfaitement à mes méthodes, mes façons de penser. Je ne demandais rien d'autre à cet illustre personnage que de m'épauler, mais en aucune façon l'épée de Gawain ne rencontra l'ennemi. Ce dernier était caché, plutôt réfractaire à un combat frontal. Les masters n'ont guère été motivés par l'appât du gain et peu finalement se livrèrent à une guerre meurtrière. Au final seulement une bataille près de l'Eglise avec pour seule victime un nuisible lycanthrope. Le véritable problème se cachait en des organisations humaines, des éléments dont l'Association ignoraient tout. C'était trop pour continuer ainsi, Londres à décidé d'agir et l'Eglise venait d'être humiliée par l'une de ces organisations... J'avais misé sur la mauvaise catastrophe, moi qui pensait que le danger viendrait des servants. Les organisations ont été démantelées, le secret est toujours protégé. Cette guerre s'est ensuite conclu rapidement, le Grâal fut détruit par un humain aux capacités étonnantes... Humain qui était ciblé par l'Association, pour moi cela voulait dire le prendre et l'emmener à Londres. Mais je n'ai finalement pas eu le cœur à arrêté sa marche.

Ma volonté aurait-elle faibli ? Le voyage au Japon m'a fait connaitre de nombreuses personnes, jamais je n'aurais cru me lier autant à tout ces visages. J'ai rencontré des personnages si uniques... Mais finalement impossible de m'attacher, après que Gawain m'ait quitté j'ai pris congé du Japon. J'allais encore donné tant d'année à l'Association, regagner l'Angleterre pour éliminer les nuisibles et protéger le secret. Je pouvais compter les jours à œuvrer mission après mission. Finalement la bouffée d'air frais de Misaki n'avait guère eu d'impact sur mon existence. Je pensais parfois à Gawain, ce chevalier qui m'avait transmis ses mémoires, un trésor pour moi. Je pensais encore à Sélène et son ton si libre, sa fougue... J'aurais aimé être comme elle. Pourquoi n'étais-je point capable d'orienter ma propre destinée ?

Alors que le temps s'éternisait je reçu enfin un message, des mots qui firent vibrer mon coeur. J'avais pensé à des nouvelles, peut-être Sélène. Mais le sceau venait de l’Église, je pouvais reconnaître sans difficulté l'écriture soignée qui parcourait le papier. Mon vieil ami Kotomine Kirei, lui qui était le seul homme dont j'appréciais la présence, la compagnie. Il m'écrivait pour m'annoncer une nouvelle guerre et sans information de l'Association il me demandait de l'aider, de l'appuyer dans sa tache de superviseur. J'étais soulagée de le savoir en activité, aux dernières nouvelles il semblait avoir eu quelques problèmes. Avec lui en superviseur les choses ne pouvaient pas déraper, pas comme à Misaki. J'étais ravi de cette demande, ravi de proposer ma force à ce vieux partenaire. J'avais hâte de lui conter mon expérience de la dernière guerre, mais aussi ma rencontre avec Gilgamesh. J'osais espérer qu'il serait là, lui aussi.

J'aurais préféré le revoir en d'autres circonstances, j'imaginais le Grâal définitivement détruit. Le lieux avait encore changé, Kyoto était ainsi ma destination. Etais-ce le même Grâal ou une copie ? J'avais tant de question à soumettre à Kirei, aussi je trépignais d'impatience de le revoir. Le Grâal ne cessait de croiser ma route, combien de fois allait-il devoir réapparaitre ? Je venais encore d'être choisie, une chance pour Kirei j'imaginais. M'avoir pour alliée avec un servant, c'était l'aubaine pour lui. Ces marques signifiaient que le Grâal savait pour mon souhait, une chose qui me parait si lointaine. J'ignorais tout de cela, j'étais incapable encore d'écouter mon coeur. Un souhait ? Pour l'heure, tout ce que je voulais, c'était assez d'argent pour me payer le voyage jusqu'au Japon.

La-bas une guerre et une ville conquise à l'Association. J'étais techniquement en vacance pour une fois l'Association n'avait point jugée utile d'utiliser mes compétences. Je savais que Kyoto était sous l'emprise d'une fraction de l'Association, on les appelait Yggdmillennia, pas vraiment une famille mais une alliance de lignées en déclin ou sur le point de chuter. Yggdmillennia c'est un peu la risée à Londres, mais je ne souhaitais point rire car pour l'instant j'ignorais leur motivation et leurs desseins en cette ville, surtout avec un Grâal à proximité. J'escomptais bien revoir des visages ou non connus, le Grâal attirait toujours son lot de dynastie et autre nom prestigieux à la recherche du frisson de la guerre. Encore cette épine à gérer...

Pas question de jouer les journalistes la-bas, inutile de desservir Kirei. Encore une fois je devais l'aider.


A PROPOS DE VOUS


Âge : 26 ans
Expérience RP : Presque une dizaine d'année
Les animes/jeux Fate que vous connaissez :  Fate, Zero, UBW, Tsukihime, Kaleid...
Comment avez-vous connu le forum ? Troisième version pour moi.^^
Quelque chose à ajouter ? : Nope
Berserker woman
avatar
Nombre de messages : 545
Date d'inscription : 21/04/2014
Voir le profil de l'utilisateur


Revenir en haut Aller en bas
Jeu 28 Juil - 3:59
Double post pour annoncer la fin de la fiche, paré pour les corrections.^^
Berserker woman
avatar
Nombre de messages : 545
Date d'inscription : 21/04/2014
Voir le profil de l'utilisateur


Revenir en haut Aller en bas
Sam 30 Juil - 15:58
Bonne présentation, qui colle bien avec ce que l'on sait de Bazett. Malheureusement j'ai repéré plusieurs fautes d'orthographes gênantes, dans la description principalement (c'est-s'est ou encore aux accords genre-pluriel par exemple). Après ça se sera bon.
Blondin cosmique
avatar
Nombre de messages : 278
Date d'inscription : 20/06/2015
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
Dim 31 Juil - 3:09
Coucou Orion,

J'ai relu les descriptions et corrigé les quelques coquilles/fautes, j'espère que c'est mieux ainsi.
Berserker woman
avatar
Nombre de messages : 545
Date d'inscription : 21/04/2014
Voir le profil de l'utilisateur


Revenir en haut Aller en bas
Dim 31 Juil - 18:59
Il reste toujours quelques fautes dans l'apparence, mais c'est mieux ainsi. Je laisse donc la place aux admins pour la partie technique.
Blondin cosmique
avatar
Nombre de messages : 278
Date d'inscription : 20/06/2015
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
Mer 3 Aoû - 13:02
Bon bon, l'heure est venue d'examiner le monstre.

Rune of Armoring > pour le chiffrage, théoriquement cela serait une augmentation de l'ATT et la DEF de 60. Perso je trouve ça un peu faiblard donc je te proposerai ceci :
- utilisable une fois par tour, augmente de 120 l'ATT ou la DEF.

Rune of Resurrection > pour commencer commençons par combien de HP elle redonne à la résurrection (ça peut servir). Donc ça c'est simple : ATT M + rang HP.
Pour le renforcement je te laisse choisir :
- 120 sur 1 tour
- 60 sur 2 tours
- etc,...

Fragarach > *prend un peu de Nasu un peu de système mais tout dans un mixer. Vrrrrrrrrrrrrrrrrr. déverse le contenu dans un saladier* :
- NP rang 5
- 880 MP
- 3 possédés

Pour les descriptions te l'histoire rien à redire. Je te laisse compléter pour les techniques et choisir pour ta rune et ça sera bon Index





Valkyrie hjärta
avatar
Nombre de messages : 4203
Date d'inscription : 27/11/2008
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ervael.com



| Fiche
| Journal
| Brynhild's Theme | Brynhild's Battle Theme |
Revenir en haut Aller en bas
Mer 3 Aoû - 13:17
Tout est modifié, merci pour le passage.^^
Berserker woman
avatar
Nombre de messages : 545
Date d'inscription : 21/04/2014
Voir le profil de l'utilisateur


Revenir en haut Aller en bas
Mer 3 Aoû - 13:19
De rien et donc comme tout est ok, personnage validé. Enjoy Yeah
Valkyrie hjärta
avatar
Nombre de messages : 4203
Date d'inscription : 27/11/2008
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ervael.com



| Fiche
| Journal
| Brynhild's Theme | Brynhild's Battle Theme |
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Sauter vers :
Fate Stay Night RPG :: Avant de débuter :: Présentations :: Masters validés