21H sonnait au cloché de l'église. Lumière rasante, soleil couchant.
Angelo s'était introdui discètement dans la sacristie de l'église de cette ville, seul lien véritable avec sa propre "éducation". Le lieu est calme, silencieux, les linges et les saintes écritures rangés en ordre parfait.
Angelo se saisit d'une bible et l'ouvrit à une page au hasard. Il tomba sur un texte de Michée, chapitre 7, intitulé "Lamentation du prophète". Il me mit à jenoux, puis lu à voix basse:
"Hélas, je suis comme un homme
qui va cueillir des fruits
au moment de la récolte,
qui va chercher des grappes
après la vendange:
il ne trouve rien à manger,
aucun raisin, aucune figue tendre
dont il avait envie.
Dans le pays, il ne reste plus
de gens fidèles a Dieu,
plus personne n'est honnête.
Tous ne pensent qu'au meurtre,
ils se guettent les uns les autres.
Ils sont maîtres
dans l'art de faire le mal.
Les chefs et les juges
exigent des cadeaux,
les hommes influents
disent bien haut leur désirs,
et tous intriguent ensemble.
On ne trouve pas plus de bonté en eux
que dans un tas d'orties,
pas plus d'honnêteté
que dans un amas de ronces.
Voici qu'arrive le jour de vôtre châtiment,
annoncé par vos sentinelles, les prophètes.
Déjà, vous vivez dans l'angoisse!
Ne croyez pas vos proches,
ne vous fiez pas à vos amis.
Gardez-vous d'ouvrir la bouche,
même devant vôtre propre femme.
Car le fils insulte le père,
la fille s'oppose à la mère,
La belle-fille à sa belle-mère,
chacun a pour ennemis
les membres de sa propre famille.
Mais moi, je me tourne vers le Seigneur,
je compte sur Dieu qui me sauve,
mon Dieu entendra mon appel."
Angelo referma la bible et la replaça. Ce texte avais presque quelque chose de prophétique. Le jour du châtiment était venu, et son bras ferait choir une juste vengeance sur ceux qui s'opposeraient à lui.
Toujours en prenant grand soin de ne pas être vu ou entendu, il se dirrigea l'entement dans l'église jusqu'au baptistère où une vasque d'eau bénite l'attendait.
Une fois encore, il s'agenouilla, et, prenant quelque goutes d'eau bénite entre ses paumes, récita une rapide prière. Il demanda pardon a Dieu. Pardon pour ceux qu'il avait tué, et pour ceux qu'il allait tuer.
Il demanda pardon pour l'inévitable chemin de mort qu'il s'apprétait à emprunter, pour tous ces commandements qu'il avait et allait enfreindre.
Enfin, il demandà a Dieu de lui donner la force dont il aurai besoin pour mener à bien sa mission, pour trouver le graal.
Alngelo se releva et écarta les bras en croix et se mit à dire tout haut:
_"Ô, puissant père, Dieu, guide mes pas en ces temps de tenèbre! Guide mon poing vengeur pour qu'il frappe juste! Et quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort je ne crains aucun mal, car tu es avec moi Seigneur..."Angelo n'eu pas le temps de terminer sa phrase, une vive lueure perça à travers les vitraux et l'ébloui. Angelo porta instinctivement les mains à son visage pour se protéger et à peine eu-t-il le temps de le faire que les éclats des vitraux vollés en éclats envahirent l'espace de la pièce.
Angelo réouvrit lentement les yeux, au millieu des décombres des icones de verre se trouvait une silouhette nimbée de lumière, un être semblant sortir d'un songe.
Angelo ne sut que plus tard que c'était là le passé qui venait au secours de son propre futur...